Au commencement était le Verbe…

Commencement-verbe

 

Au commencement était le Verbe…

Ci-dessous le premier extrait de l’Évangile à écouter et à entendre. Nous avons décidé de commencer par l’Évangile de St-Jean, celui-ci invitant particulièrement à l’écoute intérieure de la parole.

Évangile de Saint-Jean, premier chapitre, de 1 à 18

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement en Dieu.
Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,
Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point saisie.
Il y eut un homme, envoyé de Dieu; son nom était Jean.
Celui-ci vint en témoignage, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.
Il n’était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom.
Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean lui rend témoignage et proclame : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. »
Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce sur grâce.
Car la loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.
Dieu, personne ne l’a jamais vu; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

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VOS COMMENTAIRES

24-parole-de-vie

Au commencement, une Parole est dite : Parole de vie, Parole de lumière.  Elle est donnée pour révéler le grand amour dont nous sommes aimés, la dignité qui est nôtre. Puis, nourrir et éclairer nos vies. Dieu est! Dans chacun de nos commencements, de nos recommencements, sa Parole nourrit et éclaire. Alors, en Lui, le Christ, nous goûtons une plénitude donnée du dedans.

Fernande

24-croire-en-lui

Dieu a créé tout ce qui existe, Il nous a créé …Il Était …Il Est, Le Verbe, provient du verbe Être …Celui qui Est.

Il Est Vie, Il Est lumière. Grâce à Lui tout est, sans Lui rien n’existe.

Croire en Lui, le suivre, c’est suivre la lumière. La lumière nous éclaire, nous guide. Son Esprit en nous, nous transforme, nous éclaire et nous guide si on l’écoute, si on lui ouvre notre cœur, notre oreille, si non, nous sommes dans la noirceur et nous ne le connaissons pas.

Il est le fils de Dieu, Il Est en son sein, en Lui. Par son Esprit, Il EST en nous. Nous sommes le temple du Christ.

C’est ce que cet Évangile me dit, avant la messe de Dimanche…

Dany

24-sans-la-loi

Dans cette magnifique louange au Verbe qui s’est fait chair par charité, je choisis aujourd’hui : « Car la loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ »

Sans la loi, pas de conscience claire, définie. Pas de réceptacle.
Sans la grâce, pas de souplesse, de vie.
Sans la vérité , pas d’amour.
Sans l’amour qui accomplit la loi ?

Tête de linotte

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Ce qui me touche particulièrement de ce texte, à priori, c’est le coté hermétique de ces paroles. Hermétique puisque révélant l’Essence du monde. Ces paroles » mettent en lumière » ce qui est plus grand que le monde, c’est à dire le début et la cause. Impossible sans la ternir, de « mettre en lumière » la cause du monde. Par contre, ce qui semble hermétique et mystérieux se laisse certainement traverser doucement à force d’écouter avec amour.  Ce qui me frappe après plusieurs relectures plus tranquilles, c’est le fait que ce qui est plus petit que cette Lumière puisse en témoigner et La servir. Jean qui a été envoyé par Dieu pour témoigner de la lumière, « afin que tous croient par lui. »  Encore la compassion divine qui permet que le plus petit témoigne du plus grand, qui permet que le verbe se fasse chair, s’incarne et vive parmi nous. Cette lumière qui est à la fois à l’Essence du monde, se fait toute petite pour que nous la contemplions en silence, comme devant une toute petite flamme, devant laquelle nous devons presque nous retenir de respirer tant est subtile et douce sa lumière. Il nous met à genoux, non pas à genoux devant sa force terrible, mais à genoux comme devant un bébé, comme devant le premier souffle du monde, avec tendresse et douceur.

Renée

24-o-dieu-de-la-vie

Le prologue de Saint-Jean est de toute beauté.  L’évangéliste nous fait goûter Dieu dans toute sa splendeur et sa plénitude. « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. » Dans le récit de la genèse on voit un  Dieu qui parle. Tout se transforme, tout se crée par Sa Parole. Du chaos, du Big Bang, la lumière jaillit dans les ténèbres.  La Parole de Dieu donne Vie à la création et à l’humanité. « Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe. » Tout le cosmos est rempli de Dieu. La présence divine nous est révélée à travers la création. «  En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » La vie est imprégnée de la présence divine.  Dieu est Vie et cette énergie divine nous donne la vie. Nous respirons Dieu à travers la vie elle-même. La vie nous alimente et le souffle de vie nous unit au divin. Malheureusement «  la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. » Tant et aussi longtemps que notre conscience ne soit éveillée à une nouvelle naissance spirituelle nous ne pouvons reconnaître ni accueillir cette lumière divine, cette présence divine dans notre monde et dans notre  vie. C’est une grâce à demander parce que nous ne pouvons pas  voir la lumière divine ni ressentir sa présence sans l’aide de l’Esprit-Saint.

Ô Dieu de la Vie,
Maître de l’univers visible et invisible,
Renouvelle ton Esprit sur toute la création.

Ô Dieu de la Parole,
Toi qui donne Vie à toutes choses,
Mets en mon cœur Ta parole de vie.

Ô Dieu de la Lumière,
Toi qui luis dans  les ténèbres,
Transperce de lumière mes schèmes de pensées aliénantes.

Ô Dieu du Verbe incarné
Qui est, qui était et qui vient chaque jour dans notre vie,
Que tes œuvres sont belles dans les cieux et sur toute la Terre.
Fais que  ma bouche proclame Ta gloire et Ta parole de vie.

Karine

 

« Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu. »

« Par lui, tout s’est fait, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. »

« Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous,

« Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu. »

« Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. « 

Avec ces cinq affirmations, que j’entends également à l’indicatif présent, je peux vivre, aimer, pleurer, prier.

Je ne peux pas m’évader, m’envoler, me séparer, m’enterrer.

J’aspire à être enfant de Dieu, tenu par sa main, éduqué par le tranchant de son amour.

Pierrette

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« Et le Verbe s’est fait chair »…

Cette toute petite phrase me semble être le pivot du retournement de l’ensemble de la création.

Le verbe s’est fait chair, …Dieu tout puissant s’est revêtu de l’extrême vulnérabilité de l’être humain, L’Éternel a pris la condition de mortel, le tout glorieux s’est prêté à l’humiliation, l’infiniment libre s’est fait cloué sur la croix.

Le Père d’abondance a accepté de se retrouver dans un pays de famine, revêtu des haillons du plus démuni, pour tendre la main aux enfants qu’il avait perdus. Il a entendu leurs cris et leurs souffrances, et, loin de se contenter d’attendre qu’ils reviennent par eux-mêmes comme dans l’histoire du fils prodigue, il a aboli la distance qui le séparait de sa progéniture égarée en se faisant lui-même fils bien aimé en pays de mal amour.

Ce qui était séparé, ce qui éloignait la créature du créateur, Dieu l’a réuni, non pas en rappelant la créature en lui-même et en abolissant la forme distincte de cette dernière, mais plutôt en l’aimant d’un tel amour qu’il s’y est incarné.

Mystère des mystères, miracle des miracles, comment est-ce possible? Comment est-ce que l’incorruptible a-t-il pu conserver sa nature parfaite une fois enfoui au plus profond de la chair infiniment corruptible? Comment est-ce qu’un océan d’amour et de compassion a-t-il pu habiter le fragile coquillage d’une humanité divisée sans provoquer son éclatement.

Il aura fallu que cet infiniment grand accepte de plein gré de se faire le plus petit des petits, accueillant la privation, la médisance, le mépris, les faux jugements, les injures, les gifles, les crachats, le rejet et la mise à mort.

La source de toute vie accepte en ce monde chuté de donner sa vie et de mourir pour les siens.

Plutôt que de balayer du revers de la main une humanité ingrate et imbue d’elle-même, Dieu va jusqu’à subir l’affront de l’arrogance de celle-ci pour mieux lui tendre la main au cœur de sa dureté et de son enfermement.

En appel de conversion de l’être humain, afin que celui-ci se donne enfin à plus grand que sa propre finitude et retrouve sa véritable nature divine, Dieu se retourne lui-même dans son immensité et s’offre à infiniment plus petit que lui-même.

Nénuphar

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Ce début de l’évangile de Saint-Jean à l’air d’être important, comme si il avait été écrit pour présenter une synthèse de l’essentiel. Chaque phrase mériterait sans doute que je m’y attarde plus longtemps.

Tout sonne vrai, et pourtant je trouve ce texte un peu abstrait. Peut-être que je cherche encore la phrase qui va me faire tressaillir de joie?

« Et le Verbe s’est fait chair… »

Pour dire la vérité, je ne sais pas tout à fait ce que ça veut dire. Question : Quel verbe?

Tentative de réponse en mon cœur : le verbe Aimer? Si Dieu est avant tout « Être », est-ce que son Verbe ne serait pas avant tout « Aimer »?

Là, ma joie montre le bout de son nez. J’ai tant de fois été déçue de l’amour humain (tout en ayant tout attendu de lui, je le reconnais). Cet « amour » humain qui désire et agit avant tout en fonction ses propres intérêts, ce « j’aime » qui se détourne et trahit dès que les choses ne tournent plus à son avantage, ce « je t’aime » qui devient si facilement un « je t’en veux, je te méprise ou je te déteste ».

Si un seul véritable « Je t’aime » sans compromis s’est revêtu d’un corps de chair, je veux le connaître, je désire ardemment le rencontrer et lui dire : « Merci d’être venu en ce monde, je te cherchais partout! Moi aussi je t’aime, et s’il te plaît, apprends-moi à aimer comme toi! »

Jeanne

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Seigneur, ce texte que tu m’invites à lire m’a souvent paru plutôt lugubre parce qu’on y parle du commencement qui dès la première ligne me semble si loin que ça devient inaccessible.

Mais aussi, comme je veux te faire confiance entièrement, je m’accroche dès le début.

J’entends donc que tout était Un et que tu étais en tout, et donc que tu es toujours en tout. Car toi Seigneur, tu ne peux être ailleurs que partout. Par toi, tout à été fait, et rien ne s’est fait sans toi.

Ça me rassure tellement d’entendre ces paroles. Donc, dès le début, j’entends que je ne peux réellement me couper de toi, puisque tu es en tout. Je crois que j’ai si peur de te désobéir, alors que je te désobéis constamment. Je voudrais te servir de tout cœur, avec tout l’amour qui est en moi, j’aimerais le diriger entièrement vers toi.

Mais j’oublie constamment. Et tu me rappelles ici et maintenant que la vie est en toi et que la vie est la lumière des hommes. La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêté. J’entends que même la pire obscurité en moi ne peut t’empêcher de me voir, de me trouver, comme un père qui cherche son enfant perdu.

Il y a un homme venu pour rendre hommage à Dieu, c’est Jean. Ce Jean est en moi aussi donc. Tu as mis un témoin de ta lumière de ta grandeur en moi, et ce témoin c’est Jean, il est le témoin de ta lumière, pour me montrer la vraie lumière que tout homme reçoit en venant au monde.

Mais je ne t’ai pas reconnu, j’ai oublié ta lumière, et c’est pour cette raison que parfois je désespère, j’ai peur de vivre et de mourir.

J’oublie si souvent que tu Es le tissu même de ma vie, de mon être.

Ensuite, une autre chose qui me bouleverse vraiment, c’est le fait que ce verbe s’est fait chair. Comment est-ce possible un tel amour?

Tu acceptes de venir aussi te perdre dans ma condition d’humanité oublieuse, oubliante et même trop souvent ingrate! Des fois je suis tellement bouleversée par le fait que tu te sois fait homme, pour me tendre la main, pour rallumer en tous la lumière de ta présence.

Cet homme, Jésus qui a accepté de porter le manteau lourd de l’humanité, de se mettre bien des gens de sa société à dos, qui a brisé des tabous en accueillant les femmes dans son cercle, qui a accepté de mourir sur la croix, c’est-à-dire de souffrir le martyr pour Te servir. Je sais qu’il n’y a pas une souffrance, une peur qu’il n’a pas sentie ou vécue.

Ça me touche tellement, ça me fait pleurer de savoir que cet amour là est la vérité. C’est si grand que je ne sais pas le voir, mais parfois, je le pressens dans mon cœur. Je suis certaine que si j’entendais vraiment partout en moi combien son amour est grand, combien nous sommes pardonnés, ça lèverait toute lourdeur en moi, je serais légère comme un oiseau et heureuse aussi sans limite.

La Grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Je me sens tellement de gratitude pour ce chemin qu’Il fait en moi, malgré la tiédeur de mes appels.

Mariette Renée

Et pour terminer, voici l’exercice approfondi auquel s’est livré Michaël, en écoutant ce qui résonne en son âme à la lecture de chaque phrase du passage de l’Évangile, l’une après l’autre, et en soulignant ce qui en ressort pour lui, ce qui lui apparaît comme étant sa  « théologie de l’évidence » :

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu.

Le Verbe de Dieu, Son Agir, est au cœur de toute création, de tout mouvement, de toute manifestation de Son Amour. Il est à la fois en Dieu (certaines traductions disent « auprès de Dieu » ou « avec Dieu ») – et bien que non séparé de Dieu, il n’est pas confondu en Dieu, sinon Dieu ne serait pas Amour (puisque l’Amour ne pourrait pas circuler entre Dieu et Son Verbe si Dieu et Son Verbe étaient confondus l’un à l’autre) – et à la fois, il est Dieu. Le Verbe est Dieu, et pourtant, tout en étant véritablement Dieu, il n’est pas confondu à lui… Mystère et merveille du Dieu Trinité en Un.

Il était au commencement en Dieu.

Au commencement il est en (auprès ou avec) Dieu, cela dès son origine; c’est-à-dire qu’il n’est pas venu quelque part dans un après, dans un temps…

Il fait partie de Dieu de toute éternité et ne peut pas en être séparé, cela malgré sa manifestation… son incarnation dans le temps et dans l’espace.

Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe.

Le Verbe de Dieu, Sa Parole, est vraiment au cœur de toute action, création, manifestation; il est l’Agir de l’action, le Créateur de la création…

En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,

En lui était la vie; le Verbe – de par sa nature même – ne peut que la contenir puisque la vie est mouvement, circulation, manifestation… et lumière des hommes. En le Verbe est la révélation; en lui est cette vie lumière qui se révèle à l’homme et qui, par le fait même, révèle l’homme à lui-même. Conscience de sa conscience. Intelligence de son cœur. Sa lumière (en dissipant l’ombre) révèle ce qu’Il est – Amour – qui unit et réunit sans confondre.

Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.

Sa lumière ne peut être saisie par les ténèbres, et ce dans les deux sens du terme, d’une part parce que les ténèbres ne peuvent comprendre la lumière (car si les ténèbres s’ouvrent à la lumière, elles ne sont plus ténèbres), et d’autre part parce que les ténèbres (n’étant pas) n’ont pas force de saisie ou d’arrêt sur ce qui Est, comme un gouffre sans fond n’a pas force de retenue sur la pierre qui y tombe, n’a pas prise sur ce qui le traverse.

Il y eut un homme, envoyé de Dieu ; son nom était Jean.

Jean, en son sens étymologique, c’est « Dieu fait grâce ». En Jean, Dieu envoie Sa Miséricorde qui lave de ce qui nous coupe de Sa grâce…

Celui-ci vint en témoignage, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui :

Jean vient témoigner de Celui qui Est, de l’Amour Incarné, l’Amour fait Personne, afin que tous puissent le reconnaître et se reconnaître de Lui.

Non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.

Jean n’est pas lui-même la Lumière Incarnée… mais il lui ouvre le chemin, il l’annonce et il le désigne, il se met en retrait même… pour la mettre de l’avant, lui rendre témoignage, la rendre visible.

La lumière, la vraie, celle qui éclaire tout homme, venait dans le monde.

Le Verbe, Lumière vraie, en s’incarnant dans le monde, éclaire tout homme par l’intérieur.

Il (le Verbe) était dans le monde, et le monde par lui a été fait, et le monde ne l’a pas connu.

Mais la partie « monde » de l’homme, sa partie extérieure, périphérique, superficielle, ne veut pas reconnaître cette lumière qui éclaire de l’intérieur.

Il vint chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.

En l’homme, plus la partie vendue au monde du temps est grosse, et plus la fermeture à la Lumière vraie est dominante.

Mais quant à tous ceux qui l’ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,

Mais à la toute petite partie restante, celle qui est souvent rejetée, vulnérable, brisée, tant dans l’homme que dans l’humanité, il est donné de recevoir en elle le Verbe, le reconnaître et croire en son nom, et ainsi basculer…

Qui non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu sont nés.

L’être humain se retourne de ce Oui Marial (oui dans l’obéissance inconditionnelle en Dieu, dans la foi et l’humilité) qui enfante enfant de Dieu… enfant du Père… .

Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, (et nous avons vu sa gloire, gloire comme celle qu’un fils unique tient de son Père) tout plein de grâce et de vérité.

Le Verbe qui s’Incarne, c’est Son Enfant donné au monde en Son Amour, et Sa Gloire – grâce et vérité – qu’il tient de Son Père… glorifie et révèle le Père.

Jean lui rend témoignage, et s’écrie en ces termes : « Voici celui dont je disais : Celui qui vient après moi, est passé devant moi, parce qu’il était avant moi. »

Jean qui baptise, lave cela qui empêche de reconnaitre la Lumière Incarnée… et pour lui rendre témoignage, il enlève tout ce qui se met dans le chemin :

« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l’a dit le prophète Isaïe. » (Jn 1, 23)

Il se fait lui-même tout petit pour redonner l’espace au Verbe Incarné, Lui qui était là avant… de toute éternité.

Et c’est de sa plénitude, que nous avons tous reçu, et grâce sur grâce ;

Tous sans exception, de par son incarnation, nous bénéficions de sa plénitude et de sa grâce… puisqu’Il s’incarne dans notre chair.

Parce que la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.

Grâce et vérité ne peuvent venir que de ce Verbe de Dieu Incarné en chacun de nous.

Dieu, personne ne le vit jamais : le Fils unique, qui est dans le sein du Père c’est lui qui l’a fait connaître.

Lui seul, le Fils unique – jamais séparé du Père – nous rassemble, non séparés et non confondus, en un seul corps en Son Corps, et nous fait enfants capables de connaître Dieu le Père… Capax Dei!

Michaël

 

Jesus-Christ

Dieu, personne ne le vit jamais :
le Fils unique, qui est dans le sein du Père
c’est lui qui l’a fait connaître.

(Dessin inspiré d’une icône)

 

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