Vous vous lamenterez

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 16, de 16 à 23

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez. »
Quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux : « Qu’est-ce qu’il nous dit là :
Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez, et puis : “Je m’en vais auprès du Père” ? »
Ils disaient : «  Que signifie cet « encore un peu de temps »? Nous ne savons ce qu’il veut dire. »
Jésus connut qu’ils voulaient l’interroger et leur dit : « Vous vous questionnez entre vous sur ce que j’ai dit :
Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez.
En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira; vous serez affligés, mais votre affliction se changera en joie.
La femme, lorsqu’elle enfante, est dans la souffrance parce que son heure est venue. Mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de ses douleurs, dans la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde.
Vous aussi, vous êtes maintenant dans l’affliction; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie.
En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père, il vous le donnera en mon nom.

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Commentaires

« Encore un peu de temps vous me verrez et encore un peu de temps vous ne me verrez plus« ….  Seigneur c’est comme si tu voulais jouer à la cachette avec moi. Je ressens l’intensité de ta présence et soudain plus rien, une douleur s’empare de moi, tel un accouchement,  je m’inquiète, reviendra-t-il dans la joie d’une naissance qui fait grandir mon âme dans la sérénité et la vérité, avec la promesse que nul ne ravira ta présence Seigneur?….

Mariette 

 

« Tout ce que vous demanderez à mon Père, il vous le donnera en mon nom. » Est-ce que tu crois cela mon âme? Crois-tu cela que cet homme venant de Dieu et entièrement donné à Dieu a réparé par le don de son propre corps, de sa propre vie, ce lien brisé de filiation à notre propre Père? Crois-tu cela que par la grâce de son seul nom, ta propre demande et celle du Père se trouvent à nouveau réunies, en un même amour, en une même volonté?

Nénuphar

 

« Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez. »
Cette annonce,faite par Jésus à ses disciples avant sa mort sur la croix, ne la vivons-nous pas sans cesse au long de nos vies de pécheurs?

Combien de fois l’affamé que je suis n’a-t-il pas préféré libérer Barrabas et laissé crucifier, disparaître Jésus ?
Combien de fois Jésus n’est-il pas revenu vers l’affamé que je suis pour m’offrir l’amour passionné de la croix ?

« Vous serez affligés, mais votre affliction se changera en joie »

Combien de fois, avant d’être affligé, ai-je reculé, fermé les yeux et les oreilles devant la Passion de Jésus ?
Combien de fois pourtant, m’a-t-il fait goûter à sa joie ?

Que le brigandage de Barrabas perde son panache, son attrait, sa séduction.
Que nos yeux s’ouvrent sur la paix qu’offre la croix.

Pierrette

 

« Nul ne ravira votre joie. En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. » En effet, quand le Seigneur se fait Présence en notre cœur et dans notre vie, nous connaissons une paix et une joie profonde. Nul ne peut ravir notre joie parce que nous avons l’assurance qu’Il est toujours avec nous même dans nos moments de sécheresse et de grande tempête. Nous devenons adultes dans la foi. Nous ne posons plus de questions qui suscitent un débat intellectuel parce que nous expérimentons sa Présence de l’intérieur. Notre joie ne dépend plus de gratifications extérieures, de ce que nous possédons ou de notre statut social. Jésus nous dit : «Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne ravira votre joie ».  Cette  promesse est véridique et devient une réalité dans notre vie quand nous faisons la rencontre avec Jésus, le Christ Ressuscité. La grâce de Sa rencontre  transforme toute notre vie. Il nous  fait goûter à l’unification de tout notre être avec l’univers entier. Il nous  rassasie de son Amour et nous fait connaître une nouvelle liberté intérieure. Jésus est vraiment ressuscité et bien vivant en nous et dans notre monde. L’Esprit du Seigneur nous conduit quand nous faisons appel à lui et nous savons intuitivement comment répondre à des situations qui, autrefois, nous engageraient vers des chemins ténébreux. Ressuscité avec le Christ nous devenons des enfants de lumière.

Karine

 

Je suis incontestablement de ceux qui aimeraient que l’enfantement ne se fasse pas nécessairement dans la souffrance… non seulement pour la première naissance, mais aussi pour la deuxième, celle-là où il nous faut renaitre de l’Eau et de l’Esprit.

Cela dit…

Je reconnais cette  « chute »  qui me fait verser – ou plutôt m’inverser – dans le gouffre de l’égocentrisme, trou noir sans fond qui absorbe et consomme sans cesse, à jamais insatisfait.

Je reconnais qu’en cet affaissement en soi-même, il est impossible d’en sortir par soi-même.

Je reconnais que, séparé du Dieu Vivant, il n’y a plus que survie dans la peur de perdre et de se perdre.

Je reconnais que je ne peux être sauvé de mon enfermement sans l’Incarnation – et donc la Croix – de Celui qui prend corps dans notre humanité effondrée.

Je reconnais que notre retournement entre les bras de l’Amour Vivant ne peut s’actualiser sans renoncement au petit moi qui se veut pour lui-même en tant qu’entité séparée… en tant que sarment séparé de la vigne. Et c’est précisément là que les douleurs de l’enfantement se logent. Les contractions sont à la mesure de nos résistances, réticences, attachements…

Comme le dit très bien Joseph Ratzinger dans son livre L’enfance de Jésus :

« Dieu est amour. Mais l’amour peut être haï, quand il exige que l’on sorte de soi-même pour aller au-delà de soi. L’amour n’est pas une sensation romantique de bien-être. La rédemption n’est pas wellness, un bain d’auto-complaisance, mais une libération de l’être compressé dans son propre moi. Cette libération a pour prix la souffrance de la Croix. »

Ô mon Dieu, je t’en prie, libère-nous de l’emprise de la peur de perdre cela même qui nous fait nous perdre! Que Ton Amour qui ouvre et dé-couvre nous libère de cette peur qui ferme et enferme! Que par le mystère de Ta Trinité bénie, chaque personne réalise dans la foi que c’est en se donnant inconditionnellement que, loin de se perdre, chacun se retrouve pleinement en son unicité irremplaçable et éternelle. Amen

Michaël

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