Pourquoi me frappes-tu?

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 18, de 13 à 27

Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe qui était grand prêtre cette année-là.
Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : « Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple. »
Cependant Simon-Pierre suivait Jésus avec un autre disciple. Ce disciple, étant connu du grand-prêtre, entra avec Jésus dans la cour du grand-prêtre,
tandis que Pierre se tenait près de la porte, en dehors. L’autre disciple, qui était connu du grand-prêtre sortit donc, parla
à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre.
Cette servante, qui gardait la porte, dit à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme? » Il dit : « Je n’en suis point. »
Les serviteurs et les gardes avaient fait un feu de braise parce qu’il faisait
froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait aussi avec eux, et se chauffait.
Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
Jésus lui répondit : « J’ai parlé ouvertement au monde; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret.
Pourquoi m’interroges-tu? Demande à ceux qui m’ont entendu ce que je leur ai dit; eux, ils savent ce que j’ai enseigné. »
À ces mots, un des gardes qui se trouvait là donna une gifle à Jésus en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand-prêtre? »
Jésus lui répondit : « Si j’ai mal parlé, fais voir ce que j’ai dit de mal; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? »
Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe
Or Simon-Pierre se tenait là et se chauffait.
On lui dit : « N’es-tu pas, toi aussi, de ses disciples? » Pierre le nia et dit : « Je n’en suis point. »
Un des serviteurs du grand-prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, lui dit: « Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin? »
Pierre nia de nouveau, et aussitôt un coq chanta.

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Commentaires

 » N’es-tu pas toi aussi un des disciples de cet homme « …. Aujourd’hui si la question m’était posée par une personne qui se moque de Jésus et de l’Eucharistie, qu’est-ce que je répondrais? Aurais-je le courage  de dire que j’aime Jésus et sa parole ou si la peur me ferait renier ce que je possède de plus précieux. On dit que Pierre se réchauffait près du feu… physiquement son corps avait besoin de chaleur car il venait d’abandonner son Jésus, et souvent un  froid glacial nous envahit lors d’une trahison ….. Mais je suis fière qu’on me reconnaisse en  disant …toi aussi tu es l’amie de Jésus …. ça rallume le feu du cœur. Père, au nom de Jésus je t’offre le pauvre disciple que je suis, que j’aie l’ardeur du partage de ton amour…..

Mariette

 

« N’es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme? »

Cet homme Jésus, Fils de Dieu, notre frère, qui aujourd’hui nous dit: «Soyez en paix! »  Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Ayant dit cela, Jésus souffla vers eux et leur dit : «Recevez l’Esprit Saint. »  Cet Esprit qui, en nous, est paix sereine pour que demeurions Ses disciples et dire avec Lui, humblement, devant des paroles ou des comportements agressifs : «Si j’ai mal parlé, explique moi ce que j’ai dit de mal;  et si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? »   Ainsi l’amour l’emporte sur la violence et le royaume de paix grandit.

Fernande

 

 « Si j’ai mal parlé, fais voir ce que j’ai dit de mal; mais si j’ai bien
parlé, pourquoi me frappes-tu? ».
Combien de fois en étant enfant nous avons reçu des gifles pour avoir répondu à nos parents de la sorte. Je sens encore leurs mains dans mes joues. Et le pire est qu’après la gifle nous ne comprenons pas plus où est l’erreur.

Pierre nia 3 fois, et aussitôt un coq chanta. Pierre le disciple choisi de Jésus sur qui allait se fonder son église, le nie 3 fois de suite. Et nous, combien de fois allons le nier? Est-ce que notre peur est plus forte que notre croyance et la joie de suivre le créateur? J’espère sincèrement que non… mais je suis faible aussi…

Rosa

 15-en-te-reniant-j-oublie

C’est fou comme la fragilité imprègne tout notre être! Combien de fois dans une journée, dans une heure même, le cœur peut vaciller, et faire un virage à 360 degrés pour un oui ou pour un non. Telle une girouette au gré des vents. Comme nous sommes frileux et sensibles aux jugements des autres! Et pourquoi? Pourquoi, Seigneur, cette difficulté à te reconnaître comme notre Seigneur, et même, et surtout, à reconnaître devant nos amis, notre famille, nos collègues, ou nos communautés, que tu es notre Seigneur ?

En Te reniant, j’oublie, Seigneur, que je me renie d’abord moi-même. Trop souvent, le regard des autres, et même mon propre regard peut venir instantanément tout chambouler, et prendre les commandes de mon navire, jetant tout par-dessus bord. Et amenant souvent, sans le savoir, une tempête intérieure… Plutôt que d’être le phare qui transmet Ta Lumière au cœur des tempêtes de notre monde!

Seigneur, je te demande pardon pour ce coq qui a chanté tant de fois, sans même que je ne me réveille. Merci Seigneur de me donner ton Esprit. Stp, donne-lui de m’insuffler cette force de toujours, en toutes circonstances, te remettre entièrement le gouvernail de mon navire. Et de reconnaître que oui, je suis ta disciple, et que c’est toi la source de ma joie profonde. Stp donne-moi de Te louer à chaque instant pour Ton Souffle sur mes voiles, sachant que tu me mèneras toujours à bon port. Que tu me mèneras à Toi et à Ton Père.

Solane

 

Le reniement de Pierre… trois fois de suite, alors qu’il en avait été prévenu par celui-là même qu’il renie, par celui-là qu’il avait reconnu comme le Messie… ce reniement de Pierre vient me rappeler douloureusement ma faiblesse et mon inconstance face au regard du monde.

Ce reniement de Pierre vient toucher en moi cette tentation de ne pas vouloir être associé à celui-là qui n’est pas dans les bonnes grâces du monde. Il est tellement plus confortable d’être du côté de la majorité, car prendre part pour ce qui est méprisé et rejeté, c’est déjà être soi-même méprisé et rejeté.

Dans les parties « libres » et « évoluées » de notre monde d’aujourd’hui, on peut se reconnaitre beaucoup de choses, assurément… mais se reconnaitre ouvertement de Jésus n’est définitivement pas dans l’air du temps… et si ce faisant on y perd rarement la vie, on y perd par contre souvent quelques plumes, pour le moins.

Seigneur, je t’en prie, donne-nous de témoigner fidèlement de Toi selon Ton Esprit, de la manière que Toi tu le veux, quand Toi tu le veux, où Toi tu le veux….

Michaël

 

Ce qui s’est passé là, entre quelques personnes, en très peu d’heures et sur un tout petit coin de la planète, est loin d’être un évènement isolé.

Seigneur, pardonnes-nous… Combien de fois par jour, depuis l’aube des temps, nous trahissons d’une manière ou d’une autre le don de ton amour

Avant de t’avoir rencontré, avant que tu te manifestes à nos yeux, nous pouvions encore avoir l’excuse de ne pas savoir ce que nous faisions. Mais maintenant c’est en toute conscience que nous continuons à te renier et à te frapper quotidiennement.

Chaque fois que nous courtisons les princes de ce monde, nous te frappons, chaque fois que nous nous soumettons aux exigences de la vie mondaine, chaque fois que nous te reléguons en arrière-plan,  pour mieux paraître selon les conventions sociales ou par peur d’être rejeté par le monde, nous te renions.

Pardonnes-nous, seul toi peut nous libérer de cette condition de repli et d’enfermement sur nous-mêmes!

Tu as choisi de nous créer libres, nous en avons profité largement, maintenant c’est en toute liberté que nous te prions :

Perce  nos murailles d’indifférence, pénètre dans nos prisons d’autosuffisance, s’il te plait viens nous chercher jusque dans nos derniers retranchements de non-amour!

Nénuphar

 

Si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? dit Jésus. Une introspection nous permettra de prendre conscience que nous sommes des fois comme le grand prêtre qui  gifle ceux et celles qui, tout naturellement font le bien et rendent service à leur prochain. Ces personnes nous dérangent parce que nous ne sommes pas dans la mire de la clientèle qu’on veut séduire. Combien de fois nous nous mettons du côté du grand prêtre quand les gens sont trop zélés pour faire advenir l’avènement du royaume de justice et d’amour? Nous utilisons de grands mots parfois pour les étiqueter et les mettre en quarantaine. Des fois, nous giflons les gens qui se trouvent dans notre cercle d’amis ou dans notre milieu de travail avec des gants de velours soit parce qu’ils ont un charisme qui épate tout le monde, une vision, un talent que nous n’avons pas ou tout simplement parce qu’ils sont différents de nous. Dans le cas de Jésus, Il dérangeait les grands prêtres parce qu’Il se disait Fils de Dieu et faisait des miracles qui libéraient les gens de leur infirmité physique, psychique et spirituelle.

Au moment de l’adversité, les disciples de Jésus ont eu peur de s’associer à Lui et  d’être reconnu comme un adepte de Sa théologie. Quand ça va mal et le danger est imminent  on se retire pour se protéger. C’est une attitude bien normale surtout quand il s’agit de vie et de mort. Il faut être rusé comme le serpent nous dit Jésus. Lui, Jésus,  était arrivé au bout de sa mission mais pas les disciples parce que c’est à eux de poursuivre Sa mission. Ils devaient rester vivants pour propager la Bonne Nouvelle.  Dans notre monde d’aujourd’hui, marcher à la suite de Jésus demande bien de sacrifice et de courage pour ne pas paraître vieux jeu et pas très intelligent. Combien de gens  restent silencieux  ou nient d’être un disciple du Christ pour ne pas offenser les non-croyant qui sont heureux d’affirmer : « Je suis athée. Dieu n’existe pas pour moi ».

Ô Jésus, Fils du Dieu Vivant
Regarde-moi et prend pitié du pauvre que je suis.
Ne permet pas que je me cache devant mes adversaires.
Délie ma langue pour que j’annonce Ta Parole.
Raffermis ma foi pour que j’ose affirmer de  tout cœur et avec joie que
Je suis la fille / le Fils bien-aimé du Père.
Envoie-moi ton Esprit-Saint pour que je proclame ton nom à tout jamais.
Habille-moi de ton manteau de lumière pour que je sois
Un témoin joyeux de l’Évangile,
Un agent de  paix, d’espérance et d’amour.

Karine

 

Je trouve ce témoignage éblouissant et cet éblouissement refuse, depuis plusieurs jours, de se laisser capter par un commentaire.

Assistons de nouveau à la scène :

Il fait nuit, Jésus, les mains liées et entouré de gardes armés, descend du jardin Gethsémani vers la maison du grand prêtre Hanne. Deux disciples le suivent, toujours les mêmes : Pierre, irréfléchi et fougueux; Jean, réfléchi et discret. Ceux-là ne se sentent pas concernés lorsqu’on leur dit qu’ils peuvent s’éloigner.

Arrivés au lieu dit, Jean, (celui dont le nom n’est pas dévoilé dans ce passage), « étant connu du grand-prêtre, entra avec Jésus dans la cour du grand-prêtre », Jean ne sera donc interrogé par personne, ni soupçonné d’hérésie. Il va et vient où il veut tout comme en lui l’ancienne Alliance engendre sans heurt la nouvelle Alliance, l’une éclairant l’autre. Il est le parfait « témoin ».

Simon-Pierre étant resté dehors, Jean dit à la portière de le faire entrer. Aussitôt, tandis que Jésus est interrogé par Hanne, Pierre est interrogé trois fois par les serviteurs :

« N’es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme? » Il dit : « Je n’en suis point. »

« N’es-tu pas, toi aussi, de ses disciples? » Pierre le nia et dit : « Je n’en suis point. »

« Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin? »

Pierre nia de nouveau, et aussitôt le coq chanta : Aussitôt aussi, Pierre se souvient et se réveille, démuni de toute présomption, accueilli dans l’humilité. Parfait serviteur.

Pendant ce même temps, Jésus, interrogé au sujet de ce qui est déjà connu et giflé par un garde, demande simplement à savoir pourquoi et ne reçoit pas de réponse. L’ignorant qui ne peut répondre est renvoyé à la bienfaisance du silence et Jésus, toujours ligoté, signe apparent du manque de pouvoir, est envoyé à Caïphe, Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : « Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple. »

Décidément, le royaume de Dieu est au dedans de nous, Il échappe complètement aux pouvoirs publics.

Quelle allégresse.

Pierrette

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