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« L’Esprit de vérité vous conduira » (Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 15, 26-27 ; 16, 12-15

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quand viendra le Défenseur,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père,
il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage,
car vous êtes avec moi depuis le commencement.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière.
En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :
mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;
et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Lui me glorifiera,
car il recevra ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ;
voilà pourquoi je vous ai dit :
L’Esprit reçoit ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

jean« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire… »   

Le secret d’une vie.  Le secret d’une relation intime où l’amour se découvre et s’approfondit
dans le silence d’un coeur aimant.

Fernande

Oui Seigneur, anime-moi, vivifie-moi, illumine-moi de ton Saint-Esprit! Sans lui je me reconnais aveugle, sujet à tous les égarements de notre monde, totalement démuni et sans « défenseur ».

Nénuphar

main« CAR VOUS ÊTES AVEC MOI DEPUIS LE COMMENCEMENT »

Dès le sein de ma mère T’avais l’œil sur moi.

Tu me préparais à recevoir l’Esprit à toutes les étapes de ma vie, de ma naissance à aujourd’hui. Ai-je bien rendu ou compris ce que l’Esprit m’invitait à célébrer, l’amour, la joie, la foi, la patience, la vie ?  Non, j’ai failli à plusieurs occasions, le rendement donné n’était pas à la hauteur de tes attentes. « J’ai été repêché » plus d’une fois et j’en demande pardon. Esprit Saint, plus que jamais, l’âge me permet d’insister : guide-moi  vers la vérité tout entière et donne-moi la force de la porter en toute sérénité, pour m’accomplir fidèlement dans l’amour du Père , du Fils et de l’Esprit Saint.

Mariette

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Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira « dans » la vérité tout entière.

Pouvons-nous entendre plus bienheureuse  promesse ? Ne nous est-il pas dit que cette vérité est vie, amour sans fin ? Vacance conjuguée à surabondance ?
Quand viendra le Défenseur, qu’il ne nous trouve pas infidèles, préoccupés de vanité, l’oreille sourde à la Vérité, inaptes au témoignage, l’œil tourné vers le fini, stériles statues de sel.

Qu’Il nous trouve « bénissant son nom », « attentifs au son de sa Parole », l’oreille longuement dressée par l’ordre de l’ancienne alliance : « Écoute, Israël » ;  blessés de la bienheureuse blessure, inaptes à l’illusion, au mensonge, aptes à obéir au moindre souffle venant du Seigneur dont « nous connaissons la voix ».

Que s’affermisse et se répande la foi active en cette promesse salvatrice.

Pierrette

jesus« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière. »

Oh Seigneur, j’ai peur d’entendre toutes ces choses que tu as encore à nous dire… et que nous ne pouvons pas  porter pour l’instant.

Cela me fait peur parce que je me dis que si nous ne pouvons pas les porter, cela ne peut qu’être effrayant, souffrant, immensément lourd…

Alors que je pressens que c’est justement cette peur qui nous empêche de les porter…

Cette peur ancestrale née notre première séparation d’avec l’Amour du Père…

Cette peur qui nous enferme sur nous-même en nous coupant de ton amour.

Et lorsque je suis coupé de ton amour, je reconnais que j’ai peur de tout…

J’ai peur de souffrir, j’ai peur de mourir…

J’ai peur de ce que tu demandes parce que j’ai peur de me perdre en me donnant à toi entièrement…

Et plus j’ai peur,  et plus je me referme sur moi-même…

Et plus je me referme sur moi-même et plus je me coupe de ton amour… et plus je me coupe de ton amour, et plus j’ai peur…

Et si ton Esprit de vérité ne vient me libérer, voilà que je reste enfermé dans le mensonge de mes peurs… dont le but est de me garder loin de ton amour.

Oui, viens Esprit Saint, viens… toi qui viens confirmer l’Amour Incarné qui nous guérit, nous transfigure et nous libère du mensonge mortel. Conduis-nous dans la vérité toute entière qui nous rassemble en un seul corps, non séparés et pourtant non confondus…

Car de moi-même, je ne peux rien porter… comme une branche morte tombée de l’arbre ne peut rien porter, pas même un tout petit fruit tout léger.

Michaël

Jésus, ton discours est ferme, il affermit celles et ceux que tu as appelés.

« Je vous enverrai l’Esprit, le Défenseur » et « Il vous fera connaître… »

Comment oserions-nous avancer sans cette assurance d’être accompagnés par l’Esprit?

myriamPour avancer en eau profonde, j’ai besoin du Souffle de l’Esprit. J’attends souvent qu’il vienne pousser la barque par un vent puissant mais il se présente presque toujours comme une brise légère. Esprit Saint, aide-moi à comprendre ce paradoxe : tu demandes d’aller vers le monde entier et, en même temps, c’est au plus intime du cœur que tu accomplis ton œuvre.

En ce moment, le monde vers lequel tu nous envoies est rempli de larmes et de cris de détresse : les demandeurs d’asile, les migrants exposés aux griffes des passeurs et aux dangers de la mer, les enfants captifs des conflits auxquels ils ne peuvent échapper; les pauvres qui se demandent comment nourrir et éduquer leurs enfants; les jeunes gens qui sont emprisonnés parce qu’ils osent prendre la parole publiquement contre des injustices.  Même la nature est blessée par l’exploitation irresponsable des humains.

Esprit de Jésus, donne-nous le courage d’affronter ce monde avec un cœur désarmé.

Inspire-nous les mots qui dégèlent les cœurs et les font sortir de l’indifférence.

Apprends-nous à accompagner les artisanes et artisans de paix sur le chemin périlleux où ils marchent.

Et garde-nous dans l’action de grâce, sachant reconnaître les traces de ton passage, puisque tu es à l’œuvre de jour et de nuit, comme le Père est à l’œuvre par amour pour celles et ceux qu’il a créés et qu’il ne reniera jamais.

Amen

Gisèle

pierreL’Esprit de vérité nous conduit dans la vérité tout entière.  En effet, nous avons reçu la grâce de l’Esprit qui fait de nous une créature nouvelle. L’Esprit de vérité nous ramène à l’intelligence du cœur qui transforme tout notre être et notre agir. Il nous propulse vers nos frères et sœurs pour leur raconter les bienfaits du Seigneur et rendre témoignage de ce que nous avons vu et entendu. L’Esprit de vérité nous fait glorifier le Seigneur parce que nous avons goûté à l’Amour et à la miséricorde de Dieu. Il nous fait crier Abba, Père, parce qu’Il nous a ouvert les oreilles à l’écoute de la Parole et les yeux du cœur aux Écritures. L’Esprit de vérité fait tomber le voile de nos yeux afin que nous voyons le Père tel qu’Il est et nous voir tels que nous sommes malgré nos blessures et nos manquements à l’Amour. Nous sommes des enfants de Dieu, nés de Dieu ayant un même Père. Pardonnés et réconciliés avec le Père en Jésus, Il nous fait voir la gloire de Dieu et la merveille de la création. L’Esprit de vérité nous a fait comprendre que le lien d’amour que le Père a tissé avec nous, depuis bien avant la création du monde, est toujours vivant et ce jusqu’à la fin de nos jours.  L’Esprit de vérité nous met dans la lumière pour que nous devenions des enfants de lumière. Unifiés et renouvelés dans le Père, le Fils et l’Esprit, nous marchons humblement dans la paix, la joie et dans l’action de grâce en présence du Seigneur sur la terre des vivants. L’Esprit du Seigneur nous donne sa joie. Oui, notre joie nous vient du Seigneur parce que nous avons reconnu et goûté l’Amour de notre Dieu. Nous  avons la certitude que Jésus est bien Vivant au milieu de nous et avec la grâce de son Esprit nous pouvons  louer son Nom et témoigner de son Amour et de sa paix. Un amour et une paix que le monde ne peut donner mais que nous ne puisons qu’en Dieu le Père, le Fils et l’Esprit afin de conserver notre humanité, notre divinité et de rassembler nos frères et sœurs dans un royaume de justice et de paix où la beauté et l’harmonie de la création est préservée.

Ô Esprit de vérité et d’amour,
En nos cœurs descends.
Fais-nous rayonner de l’Amour de notre Dieu et
Aide-nous à garder l’unité de l’Esprit dans nos Églises.

Ô Esprit de vérité et de lumière,
Notre monde a besoin de Toi.
Transperce de lumière les esprits ténébreux
Afin de faire tomber de leurs yeux le voile de ténèbres.
Ô Esprit du Dieu vivant, garde-nous du mauvais.

Ô Esprit de vérité et de paix,
Aide-nous à revêtir la lumière de vérité
Afin que nous puissions discerner les voies de notre Dieu
Qui nous donnent la paix, la joie et l’espérance.

Karine

 

 

« Aimez-vous les uns les autres » (Jn 15, 1-8)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 15, 9-17

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez dans mon amour,
comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,
et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que votre joie soit parfaite.
Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
je vous appelle mes amis,
car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
c’est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous alliez,
que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande :
c’est de vous aimer les uns les autres. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

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Réaliser que c’est Dieu qui m’a choisie…
pour que je porte un fruit qui demeure…
Alors que tout passe et meurt…
Ce n’est pas un « selfie »…

Et encore, réaliser que tout ce que je demande à Dieu au nom de Jésus, Il me le donnera…
Cercle relationnel ouvert:
Prier devient ma vie…

Ma RELATION à Dieu change TOUT: je suis une « choisie », « telle quelle »: c’est ainsi qu’il m’a voulue, point final.
On passe aux  « vraies choses »…

Il me respire, je suis « sa choisie », dans la foi, l’espérance et l’amour… Pour diffuser Sa vie!

Marie-Hélène 

aimez-vous-6C’est vrai, Seigneur, je ne t’ai pas choisi… car comment te choisir, moi qui ne te connaissais pas. Tu m’as appelé par mon nom… et tu m’as rappelé encore et encore… jusqu’à ce que je reconnaisse ta voix, jusqu’à ce que moi aussi je t’appelle par ton nom… et que je te rappelle encore et encore.

C’est maintenant par ton nom que je marche en toi qui es le chemin;
c’est avec ton nom que je touche à la lumière, toi qui es la vérité;
c’est en ton nom que je garde souffle, toi qui es la vie.

Et quand je demande en ton nom, voilà que je te reçois,  toi avec Père et le Saint Esprit;
quand  je cherche avec ton nom, voilà que je te trouve, toi qui es tout en tout;
quand je frappe par ton nom, voilà que tu ouvres mon cœur, toi qui es amour incarné.

Alors seulement je peux obéir à ton commandement de nous aimer les uns les autres, de nous aimer comme tu nous as aimé.

Michaël

« C’est de vous aimer les uns les autres », phrase on ne peut plus claire mais combien difficile à réaliser.

Je crois qu’il faut d’abord s’aimer soi-même pour pouvoir aimer ceux qui m’entourent. De là, la difficulté. Ce n’est pas parce que l’on est une famille que c’est automatique de s’aimer, et que l’amour déborde de toute part, non.

Jésus m’invite dans ce texte à savoir reconnaitre mes faiblesses et mes exigences parce que je ne compte que sur moi pour évaluer le degré d’amour que la personne mérite.  Comme je  le sais : le jugement a la première place devant mon tribunal  de commandements, je ne laisse pas assez de temps aux plaidants. Pourtant ce sont ces occasions qui m’aident à hausser mon taux de tolérance pour ne pas dire mon amour envers ces personnes et, par le fait même, donner le témoignage d’avoir été choisie par mon Père, me dit Jésus…

Mariette

 …

aimez-vous-1« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. »
Que la surabondance d’amour, fruit de cette vie sans cesse donnée, reçue et redonnée, soit le rempart contre le cloisonnement et le « garder pour soi » que fabriquent la peur, l’ignorance et l’avidité.
« Elles écouteront ma  voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner,  j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau. »
Seigneur Jésus, bien que je sache  et croie que ta Parole est vérité, elle s’évanouit avant d’atteindre la porte verrouillée de la charité. Prends pitié de la faiblesse, envoie les gardiens de ta Parole. Qu’au simple son de ta voix toute porte soit déverrouillée et que bondisse vers Toi la multitude de tes brebis, désormais incorruptibles.

Pierrette

aimez-vous-3Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que votre joie soit parfaite.
Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés.

Rien de moins populaire en cette époque !
Et pourtant, je sais qu’au plus profond de chacun brûle cet appel à aimer. À aimer chaque être, sans distinction. Sans peur ni armure. Au-delà des barrières.

Cette soif m’habite au plus profond. De même que cette certitude de ne pas être capable, de ne pas être à la hauteur de cet Everest que représente pour moi l’amour. L’amour de chaque personne et de chaque être qui m’entoure. Cet amour pur, vivifiant, qui mène à Toi Seigneur.

En fait, écrivant ces lignes, je me rappelle que le plus grand obstacle à l’amour des autres est mon regard, qui me croit incapable et indigne de ce don si grand.
Et je sais que je ne suis pas la seule à porter cette blessure.

S’il te plaît seigneur, donne-nous de plonger, d’oser nous aimer les uns les autres, quelle que soit la force ou l’ampleur de nos blessures. D’oser juste plonger, comme un petit enfant maladroit qui offre des pissenlits à sa maman, même s’ils sont pleins de boue, ou couverts de fourmis. Cherchant juste à offrir son cœur. Sans se poser des questions.
Seigneur donne-nous de porter du fruit. Pour que Ta joie soit en nous. Amen.

Solane

aimez-vous-7L’amour ne se commande pas. Pourtant Jésus demande à ses disciples: « Aimez-vous les uns les autres. » Il le dit juste avant son départ, comme pour laisser le meilleur de son expérience à ceux et celles qu’il aime. L’amour reçu du Père l’a tellement nourri, structuré, qu’il insiste: aimez-vous « comme » le Père m’a aimé. Et encore: aimez-vous les uns les autres  « comme » je vous ai aimés.
Un amour qui s’approche tout en laissant à l’autre sa liberté. En laissant à l’autre la chance d’offrir quelque chose à partager. Rien n’est plus difficile à vivre chez les pauvres que de ne pas être en mesure, par exemple, d’inviter quelqu’un à manger parce que le budget est trop restreint.
Cependant, Jésus nous parle d’autre chose: offrir sa personne, rien de moins. Il dit: « Il  n’y a pas de plus grand amour que celui qui se dessaisit de sa vie par amour pour ses amis. » Il fait appel à l’ami, pas au serviteur qui fait son devoir mais n’entre pas en relation vraiment. Heureusement, je peux compter sur l’Esprit pour m’apprendre à aimer comme Jésus nous aime, entre nous et avec lui.

Gisèle

Comment m’as-tu aimé Seigneur?

Tu m’aimes au-delà de mes plus grandes colères, Tu m’aimes même lorsque je te suis infidèle, Tu m’aimes même lorsque je suis aveugle et sourde à ton Amour, Tu m’aimes même lorsque je t’ai oublié, Tu vois la beauté de mon être, la vérité de mon coeur même lorsque je me crois perdue. C’est ainsi que tu veux que j’aime mon prochain? Comme tu m’aimes, donne-moi d’accueillir mon prochain sans le juger. Comme tu m’aimes, donne-moi d’ouvrir les bras dès que mon prochain s’approche de moi.  Comme tu m’aimes, donne-moi de voir le cadeau de ta présence chez mon prochain. Comme tu m’aimes, donne-moi de reconnaitre mon prochain comme moi-même.

Mariette-Renée

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Comment cela pourra-t-il se faire Seigneur,
puisque nous ne sommes pas aimantes?

Tu ne cesses de nous demander, de nous commander, de nous supplier : « Aimez-vous les uns les autres !»

Tu nous connais, nous sommes tes brebis indisciplinées, fragiles, inconstantes et malheureusement souvent infidèles, nous sommes de celles qui s’égarent souvent et se perdent en chemin, de celles qu’il te faut aller rechercher à répétition.

Nous aimer les uns les autres, comment cela pourra-t-il se faire? Nous sommes promptes au jugement, à la comparaison, à la jalousie, à l’égocentrisme, à la rancune et à la médisance.

Nous sommes tellement impulsives, réactives, colériques, et si peu souvent réellement à l’écoute de l’autre, si peu dans l’empathie et la compassion pour ce que chacune d’entre nous vit.

Alors comment cela pourra-t-il se faire, nous aimer réellement les uns les autres, comme tu nous à aimés, jusqu’à donner notre vie?

Impossible pour nous.

Mais puisque toi tu peux tout, et comme c’est toi qui nous a choisies, tu peux encore nous surprendre, nous guérir, nous transfigurer, nous ressusciter de notre état de pécheur, et nous rendre aimantes, cela, nous le croyons.

Seigneur, qu’il en soit fait ainsi, tel que tu nous le demandes, tu es notre berger et nous sommes tes brebis, rends-nous aimantes!

Nenuphar, au nom de quelques brebis égarées

aimez-vous-2Jésus dit à ses disciples : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. » Saint Jean nous révèle l’essence même du message de Jésus. Ce qui fait la joie du disciple du Christ c’est son amour pour Dieu et son prochain. Le disciple du Christ ne peut pas embrasser la logique du monde qui ne jure que par les pulsions humaines en niant notre divinité. La logique de Dieu c’est la gratuité de l’Amour. Un amour qui se donne dans la tendresse et la miséricorde. Jésus nous invite à aller vers nos frères et sœurs dans la gratuité. La gratuité de l’amour nous garde dans l’humilité et dans l’action de grâce. La logique du « donnant-donnant » par contre nous conduit à la déception, la tristesse, l’amertume, la colère, la vengeance parce que notre frère, notre sœur ne répond pas toujours à notre attente et à l’amour humain, l’amour intéressé et jetable  qu’on veut lui donner.  Jésus nous invite à demeurer dans son amour pour que nous puissions aimer comme Lui nous a aimés. Nous avons besoin de cette grâce divine pour aimer comme Dieu. Nous avons besoin de revêtir le Christ pour aimer et servir comme Lui.  La fraternité, la solidarité ouvrent notre cœur à cet amour divin mais si nous ne sommes pas branchés sur Jésus, notre geste reste superficiel et ne portera pas de fruit.  Si nous sommes déçus après avoir posé un geste d’amitié, de fraternité, de solidarité et de service, nous devons retourner à la Source divine pour nous abreuver afin que notre cœur ne se ferme à tout jamais. Dieu seul peut nous renouveler de l’intérieur parce qu’en Lui nous  trouvons la force de pardonner et de recommencer dans la joie à donner la vie en abondance. Un amour qui ne nous élève pas vers notre Créateur, vers l’Amour divin  et ne nous met pas dans l’action de grâce se perd dans l’ego et nous entraîne à redorer notre image pour notre propre gloire. L’Amour divin se donne une journée à la fois dans l’humilité et dans la joie. Allons chaque jour à la Source et prenons le temps de communier et de demeurer dans l’amour de Jésus afin qu’Il nous abreuve et nous renouvelle de son Amour infini.

Ô Jésus, mon amour,
Merci de nous aimer comme ton Père t’a aimé.
Pétris-nous de ton amour miséricordieux et
Aide-nous à demeurer dans ton amour.

Ô Esprit du Dieu vivant
En nos cœurs descends.
Ouvre nos cœurs à la gratuité de l’amour et
Donne-nous la joie d’aimer comme Jésus nous a aimés.

Karine

« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. » (Jn 15, 1-8)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 15, 1-8

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne,
et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ;
tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant,
pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment
ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus,
si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne,
et vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi
et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père,
c’est que vous portiez beaucoup de fruit
et que vous soyez pour moi des disciples. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

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Le printemps nous rappelle l’unique condition pour que les bourgeons éclatent : demeurer sur la branche.

Cette branche, ô Jésus, c’est toi, le vivant, le Christ au cœur de mon cœur, mystère d’intimité et de communion d’où jaillit le don de ma vie pour les autres.

Fernande

À vrai dire je ne peux rien sans Lui.

Et je ne suis rien sans Lui.

C’est Lui qui me donne vie, qui me ranime, qui me vivifie, qui me nourrit, qui me donne la direction, c’est Lui qui m’insuffle compassion et miséricorde, et surtout c’est par Lui et seulement par Lui que j’aime.

Enfin, c’est uniquement en Lui, avec Lui et pour Lui que le fruit prend forme.

Signé : un tout petit sarment de la Vigne du Seigneur

Nénuphar

Seigneur, je reconnais que je suis comme un sarment qui ne peut vivre s’il n’est solidement branché à ta vigne, à ton corps…

Je reconnais que je ne peux  porter du fruit par moi-même, mais seulement s’il vient de ta vie qui circule en chacun de nous…

Je reconnais pleinement que je me dessèche aussitôt que je me ferme à toi…

Alors je t’en prie, du fond du cœur je te le demande, garde-nous bien branchés à ton corps, ouverts à la circulation de ton sang, et s’il te plait que nous portions ton fruit, fais- nous œuvrer à ton œuvre!

Amen

Michaël

« … tout sarment qui porte du fruit,

il le purifie en le taillant pour qu’il en porte davantage… »

Purifier, c’est enlever tout ce qui n’est pas essentiel…

« Purifier en taillant », c’est séparer l’humain d’avec l’image qu’il a de lui-même, afin qu’en jaillisse une vérité tout autre que celle qu’il pourrait concevoir.

Le Fils de la Vie est un orfèvre, il taille jusqu’à la fine pointe l’âme disponible et ouverte, afin de la rendre semblable à Lui, et qu’elle porte « un fruit qui demeure ».

Les martyrs de tout temps ne vivent-ils pas « en accéléré » ce processus se déroulant au fil des jours et des années dans un cœur qui se laisse transformer?

Marie-Hélène 

sarment-2Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.

Tellement pas facile de demeurer en Toi Seigneur !

Toujours, à chaque instant, un tourbillon nous attend au détour : préoccupations, idées, liste de choses à faire, toutes les plus importantes et les plus pressantes les unes que les autres ! Ce tourbillon balaie tout au passage, même Tes paroles, que j’aimerais bien garder en moi.

Comment demeurer dans Ta paix, et la rayonner, même au cœur de la tourmente ?

Stp Seigneur, donne-moi, donne-nous de demeurer en toi et de porter beaucoup de fruits !

Et d’être tes disciples.

Solane

 » CE QUI FAIT LA GLOIRE DE MON PÈRE, C’EST QUE VOUS DONNIEZ BEAUCOUP DE FRUITS  »

jesus-mainOn prend une vigne en exemple à cause de son fruit, symbole de ce qui s’en vient en vue du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Pour donner beaucoup de fruits une vigne à besoin de prendre solidement pied pour se tenir debout .Si on jette un regard sur la vie de Jésus, on voit bien que ses pieds sont de toute évidence ce qui l’a conduit d’un village à l’autre;  déjà il laissait la trace d’une vigne à surveiller pour en attendre les fruits. En route parfois Il secouait ses pieds, sûrement pour ne pas transporter inutilement une lourdeur. Il me fait comprendre que les pieds doivent être libres pour travailler à sa  vigne et être branchés à Lui.

On se rappelle le lavement des pieds de ses apôtres, quelle délicatesse pour confirmer leur mission : « Tout sarment qui donne du fruit, Il le nettoie pour qu’il en donne davantage. » Tu me dis que les sarments secs sont jetés dehors et on les brûle. Oui, Seigneur, il y a de la sécheresse dans ma vigne, les feuilles tombent comme  l’aridité de mes prières… J’aimerais tellement te servir mon nouveau vin dans la joie, l’amour et le partage.

MES PIEDS LAISSERONT-ILS UNE TRACE ?…. ME RECONNAITRONT-ILS COMME DISCIPLES DE LA VIGNE DE JÉSUS  …….

Mariette

sarmentsCe passage de l’évangile de Jean nous révèle le degré d’intimité que Jésus veut avoir avec chacun de ses disciples. Jésus invite ses disciples à entrer en communion avec Lui, à demeurer en Lui pour porter beaucoup de fruit.  Il  leur dit: « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments… Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche.» Dans la logique du monde moderne, l’être humain doit être laissé à lui-même pour gérer tout seul sa vie en dehors du plan divin. En atrophiant l’être spirituel, les hommes et les femmes de notre temps se créent un grand vide intérieur et se dessèchent parce qu’ils pensent assouvir leur soif de bonheur que par des besoins terrestres. En dehors du Dieu de la Vie nous sommes comme les sarments qui ne portent pas de fruit parce que nous sommes  coupés de la Source qui donne Vie à toute chose. Sommes-nous branchés à la vraie source de vie? Dans le langage techno, les jeunes se disent branchés 24h/24 parce qu’ils dorment avec leur gadget. En informatique nous  savons que si nous ne sommes pas branchés sur le bon serveur nous ne pouvons pas accéder à aucune information pour bien gérer nos fichiers. Il en est de même pour nous chrétiens dans le domaine spirituel. Si nous embrassons la logique du monde et si nous ne sommes pas branchés 24h/24 sur Jésus qui est la Source de vie, nous devenons comme une terre asséchée et aride. En suivant la logique du monde nous nous enlisons dans nos divisions et nos laideurs qui entrainent la mort sur notre passage. Par contre si nous suivons la logique de Dieu qui est Amour et qui donne le vrai bonheur à ses enfants,  notre aveuglement s’estompe. Si nous restons  branchés sur Jésus qui nous a rachetés de la mort spirituelle et qui nous donne sa paix et sa joie et si nous faisons confiance à l’Esprit-Saint qui éclaire nos chemins ténébreux, notre âme s’élèvera à la grandeur du cœur de Dieu pour donner la vie en abondance.

Seigneur Jésus, Toi la source de vie,
Saisis-nous de Ta lumière.
Ne permets pas que les escadrons de la mort
Nous entrainent dans notre laideur.
Aide-nous à demeurer en ton Amour.

Seigneur Jésus, Toi, notre arbre de vie,
Garde-nous branchés à l’Esprit créateur de l’univers.
Fais que cette énergie d’amour,  de paix et de miséricorde
Nous propulse vers nos frères et sœurs afin de faire advenir
Ton règne de justice et de vie abondante.

Karine

jesus-visageSeigneur, si tu ne demeurais pas déjà en moi, le désir de ta compagnie pourrait-il m’habiter sans cesse tandis que, discrètement, sans dire un mot, tu observes mes allées et venues hors de ta demeure ? Combien de fois encore, irai-je te chercher où tu n’es pas, sans que s’épuise ta patience ni ton respect de la liberté accordée aux hommes ?

« Demeurez en moi, comme moi en vous. » Je te prie, Seigneur de graver en mon cœur ce commandement à fin qu’aucun de mes prétendants au pouvoir ne puisse me convaincre de non-obéissance. Hors de toi toute vertu se pervertit, délivre-moi de toute volonté qui ne soit pas la tienne. Hors de toi, tristesse et stérilité sans fin, mais n’est-ce pas toi qui crée la nostalgie du Royaume céleste dès que le temps est venu pour qu’elle soit bénéfique ?

« Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples », Fait donc de nous tes disciples, ceux qui ne parlent et n’agissent qu’en Ton Nom, ceux qui ne voient rien nulle part sauf Dieu dans tous les états qu’Il Lui plaît de nous montrer. Fait de nous tes messagers du fol Amour, ceux qui ne craignent ni les larmes, ni la joie, ni le silence.

Pierrette

 

 

« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18))

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Illustration inspirée de peintures traditionnelles

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 10, 11-18

En ce temps-là,
Jésus déclara :
« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,
qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,
les brebis ne sont pas à lui :
s’il voit venir le loup,
il abandonne les brebis et s’enfuit ;
le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire,
et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis,
et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît,
et que je connais le Père ;
et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis,
qui ne sont pas de cet enclos :
celles-là aussi, il faut que je les conduise.
Elles écouteront ma voix :
il y aura un seul troupeau
et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime :
parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever :
je la donne de moi-même.
J’ai le pouvoir de la donner,
j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :
voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

______

COMMENTAIRES

« Voici pourquoi le Père m’aime :
parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever :
je la donne de moi-même. »

Quelle liberté infinie sans cesse à l’œuvre chez le Fils de la Vie… Liberté à l’œuvre aussi chez toute personne qui devient brebis du Bon Pasteur… Lui dont nul ne prend la vie puisqu’Il l’a donnée de lui-même: Il nous invite à Le suivre sur ce chemin du Don qui rend libre et que nul ne peut nous enlever.

Marie-Hélène 

Plusieurs choses m’interpellent dans ce passage.

D’abord, c’est si bon de relire qu’aucun loup (donc aucune épreuve, blessure, tempête ou faute) ne pourra faire peur à mon berger !

Ça me touche que mon berger donne sa vie pour moi, sa petite brebis fragile.

Me frappe aussi aujourd’hui : « je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau ».

brebis-2C’est tellement mystérieux, pour nous, à cette époque, comment le don total de soi peut conduire autre part qu’à la mort (à tout le moins celle de l’ego)! Ce que Tu nous enseignes, Seigneur, par le don de Ta vie, est tellement révolutionnaire, et vient complètement chambouler toute logique: c’est en donnant, et même en se donnant qu’on reçoit! Ça me rappelle la prière de saint François d’Assise.

De tout cœur, merci Seigneur d’être mon berger! Stp, donne-moi le courage et la force de me donner sans compter, confiante que c’est le chemin vers la Vie en abondance !

Solane

« S’IL VOIT VENIR LE LOUP, IL ABANDONNE LES BREBIS ET S’ENFUIT; LE LOUP S’EN EMPARE ET LES DISPERSE. »

Bien moi, j’ai peur des loups. À ce qu’on dit ce sont des carnivores, ils aiment la chair et abattent leurs proies pour se nourrir.

Mais le loup mentionné dans cette lecture peut être vu différemment et être aussi dangereux. Il y a mes loups intérieurs, ceux qui mangent toutes les connaissances que j’ai acquises sur la vie de Jésus en semant le doute; il y a le loup du jugement qui est nourri par ce que je lui mets sous la dent –  « le petit chaperon rouge »  rougirait de sa galette. Le loup de la culpabilité vient saboter tout ce que j’avais acquis de paix, de joie, dans mon quotidien. Et encore le loup de la comparaison qui m’amène beaucoup de déceptions et me rend envieuse, et alors j’hésite à pousser mes énergies à sauver mes brebis.

Cependant je pense bien que mes brebis ont encore confiance en moi, elles voient ma faiblesse, mais aussi ma grande générosité. Elles aussi se permettent de sortir pour vérifier leur sécurité, elles m’aident à partager la confiance et se voient dignes de  revenir débordantes  de désirs, de projets et de confiance. Seigneur, prends mes brebis sur tes épaules, console-les et fortifie-les par l’assurance que TU ES LE BON PASTEUR ….

Mariette

Seigneur, je t’en prie, toi notre bon pasteur, notre vrai berger…

Conduis-nous toujours toi-même, et ne nous  laisse pas suivre un faux berger.

Fais-toi connaitre et reconnaître malgré notre aveuglement.

Fais-nous entendre et écouter ta voix malgré notre surdité.

Et par la vie que tu donnes pour nous, donne-nous de nous donner entièrement par toi, avec toi et en toi.

Amen

Michaël

….

brebis-jesusJésus est le bon berger, le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Il connait ses brebis et ses brebis Le connaissent comme lui connait le Père et le Père le connait. Ses brebis savent qu’Il est dans le Père et le Père est en Lui et qu’Il est Amour et miséricordieux. Elles reconnaissent sa voix et Le suivent par amour. Les brebis font confiance au bon berger parce qu’elles savent qu’Il part à leur recherche et sera toujours là pour les accueillir après avoir fait fausse route dans les vallées de la mort. De plus, Jésus donne sa vie pour les autres brebis qui sont en dehors de son enclos parce qu’Il veut aussi les sauver de la mort. Il veut les sauver de tout ce qui enferme l’homme et la femme dans un carcan, dans une spirale de mort qui empêche l’être humain de resplendir dans sa dignité de fils et fille de Dieu. Jésus a la certitude que les brebis qui sont en recherche de leur route et qui ont soif d’amour, de justice et de paix écouteront sa voix qui ne rejoint que le cœur. Ce passage de Jean remet l’être humain au centre de la mission de Jésus. Il est envoyé par son Père pour nous faire goûter l’amour incommensurable de Dieu et sa miséricorde. Jésus est inclusif parce qu’Il veut que tous aient la vie en abondance comme l’a voulu son Père, notre Père. Il va jusqu’au bout de l’Amour pour nous rassembler en un seul corps et un seul esprit. Jésus entre dans la logique du Père qui ne veut perdre aucun de ses enfants parce qu’il y a un seul troupeau et un seul pasteur. Tous ceux et celles qui reconnaissent en Jésus le Fils de Dieu et qui écoutent sa voix entrent en communion avec le Père, le Fils et l’Esprit. Ceux et celles qui ont fait une expérience avec le Christ ressuscité connaissent le Père pour sa bonté divine et Le remercient d’avoir envoyé son Fils pour nous délivrer de la mort spirituelle qui n’est autre qu’une rupture du lien d’amour qui nous unit au Père et à  l’Univers visible et invisible.

Jésus, Toi le bon berger,
Tu as donné ta vie pour nous ramener au bercail de l’Amour.
Merci Jésus pour la gratuité de ton amour.
Ne permets pas que les mercenaires de notre monde viennent
Nous détourner de ton regard d’amour et miséricordieux.

Jésus, Toi le bon pasteur,
Ouvre grandes nos oreilles
Pour que nous puissions être à l’écoute de Ta Parole et
Reconnaître ta voix qui nous appelle à te suivre
Dans l’amour, la paix et la joie.

Karine

….

On sait que tout être humain porte en soi la crainte d’être abandonné. Heureusement, l’enfant qui reçoit les soins et l’affection dont il a besoin dès sa naissance peut bâtir assez de confiance en soi et en l’autre et s’affranchir du sentiment d’abandon.

brebis-1Pour nous dire à quel point il nous porte dans son cœur, Jésus se présente comme le bon pasteur qui n’abandonne jamais son troupeau.  À l’encontre du mercenaire prêt à s’enfuir devant le danger, le vrai berger reste au poste de garde, prêt à payer de sa propre vie pour sauver ses bêtes. Nous ne sommes jamais abandonnés. Quelle chance que les premiers disciples nous aient transmis ce visage de Jésus!

Il y a plus dans ce récit de Jean : Jésus « connaît » ses disciples comme le vrai berger connaît chacune de ses brebis. Qui n’aspire à être connu-e, compris-e de celui ou celle qu’on aime? C’est l’une des expériences humaines les plus comblantes d’être ainsi connu-e et reconnu-e pour qui je suis vraiment. Or les premières communautés qui se réunissaient au nom de Jésus attestent de cette parole fondatrice : « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent ».

J’entends aussi cette autre parole de Jésus : « Comme le Père me connaît et que je connais le Père… » Est-ce à dire que cette forme divine d’intimité, liée à la connaissance réciproque, serait aussi accessible entre Jésus et nous? Et accessible même à tous ceux et celles qui ne le connaissent pas encore, dont Jésus dit : « Il faut que les conduise… et elles écouteront ma voix »? Quelle perspective sans limite pour nourrir nos aspirations à l’amour et au don de soi dans la réciprocité!

Au-delà de toutes les voix qui sollicitent notre attention, arrêtons-nous en communauté pour mieux entendre et accueillir la voix du vrai Pasteur afin de mieux nous imprégner de sa connaissance et de son amour. Une écoute qui change la vie, sans doute, et nous rendra plus attentifs à celles et ceux qui, dans la vie ordinaire ou dans la détresse, espèrent être connus et reconnus à la manière du bon Pasteur.

Gisèle

….

Je sais que tu m’aimes. Moi qui était perdue, moi qui m’était complètement égarée sur des sentiers escarpés loin de tes chemins de berger, moi qui avait quitté depuis longtemps le troupeau, moi qui tremblante de peur me cachait dans les anfractuosités rocheuses, moi qui avait oublié jusqu’à ton existence.

Toi, tu t’es souvenu de moi, ou plutôt tu ne m’as jamais oubliée, me gardant sans cesse dans ton cœur. Tu n’as jamais cessé de me nourrir de ton amour, même si je me suis révoltée contre toi et tout le troupeau, voulant agir à ma guise et selon ma propre  boussole. Tu m’as tendrement laissé m’éloigner, respectueux de ma volonté, m’accordant toute la liberté que je réclamais. Plus encore, tu m’as accompagnée fidèlement sur les routes, veillant sur moi, prenant diverses formes pour me prévenir du danger, offrant la source à mon gosier desséché, la touffe d’herbe à mes entrailles affamées, et le répit lorsqu’à bout de force je m’écroulais sur le sol.

Mieux que quiconque, je sais la grandeur de ton amour. Dès le premier bêlement de détresse tu m’as entendue, tu as arrêté ton pas, tu as levé ton regard et tu as tendu l’oreille. Au second appel, tu t’es mis en marche. Et depuis tu n’as cessé de veiller, épiant le moindre signe de ma part, jusqu’à ce que tu me retrouves.

brebis-3Comment te dire l’immensité de ma reconnaissance ? En mon cœur je n’ai jamais cessé d’être la brebis qui tend de tout son être vers tes lèvres, vers le miel de ta parole, la frêle brebis qui repose sur ton propre cœur, à l’écoute de son battement réconfortant, ainsi que celle qui se repose sur ton épaule entre chaque gambade dans tes prés et pâturages.

Et pourtant je t’ai tenu tête comme un vieux bouc endurci, je t’ai délibérément tourné le dos, je t’ai trahi dans mes pensées et paroles, je me suis éloignée de toi et emprunté les sentiers de mort.

Dans ton océan d’amour, tu m’as déjà pardonné avant que je te le demande. Depuis je n’ose bouger, je garde ma tête dans la poussière à tes pieds, sachant que le loup n’est jamais loin, sachant que le mouton noir en moi n’attend qu’une seule pensée de ma part pour reprendre son bras de fer.

Quoi dire d’autre que je t’aime, …mais cela, c’est encore toi qui me l’as dit le premier!

Signé : ta brebis égarée

tel que rapporté par Nénuphar

 

« Cesse d’être incrédule » (Jn 20, 19-31)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 20, 19-31

C’était après la mort de Jésus.
Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas,
appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d’autres signes
que Jésus a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Nous sommes souvent Cénacle, verrouillé. On a peur. De dire notre foi.

Jésus vient, quand même on lui barre les portes.
Il te donne des preuves de son amour et te demande juste de croire.

Jeannot

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Jésus était là au milieu d’eux.
Jésus est ici au milieu de nous.

Empruntant notre cœur pour aimer, nos yeux pour admirer, nos oreilles pour écouter,  nos lèvres pour bénir, notre voix pour chanter, nos paroles pour consoler, nos mots pour pardonner, nos mains pour aider, nos bras pour embrasser.

Il est au milieu de nous, lui, le Ressuscité, le Vivant, qui désormais a la capacité de vivre en nous.

Fernande

« OR L’UN DES DOUZE, THOMAS, N’ÉTAIT PAS AVEC EUX QUAND JÉSUS ÉTAIT VENU. » 

thomas-3

Je l’aime ce Thomas, il me ressemble. Le doute nous habite et ce n’est pas facile de toujours confirmer sa foi en se portant à la défense de ses convictions dans un monde rempli d’agressivité contre la religion catholique. Si Thomas a pu exprimer son malaise devant ses frères, pourquoi ne pourrais-je pas moi aussi allonger mes réflexions et demander à Jésus : montre-moi tes blessures, fais-moi rencontrer des apôtres ardents qui ont reconnu tes plaies à travers la souffrance vécue dans le monde. Seigneur, si les clous ont pu soutenir ton Corps en Croix, comment ne me serait-il pas possible de te porter au bout de mes bras et de te présenter à tous ceux qui m’entourent et leur dire : « Voici Celui qui vous aime, Il est ressuscité! »  ….Alléluia…Alléluia

Mariette

 

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« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Si je me mets dans la peau de Thomas, qu’est-ce qui se vit dans ma tête?

C’est que je ne veux pas me faire avoir. Je ne veux pas croire à l’impossible avant que cet impossible me soit confirmé. Je veux des preuves avant de croire en toute confiance.

Je veux être certain que les bras de la foi en lesquels je suis à la veille de m’abandonner entièrement ne vont pas se dérober et que je vais retomber, seul, dans le néant.

Oui j’ai peur, oui je doute, oui je maintiens mes réserves, et pourtant dans mon cœur je ne demande qu’à être libéré de la peur, qu’à être délivré du doute.

Je suis celui qui tarde, celui qui tient la main aux sceptiques et à tous les entêtés qui s’accrochent à leurs maigres convictions et poussières de savoir.

Et oui, je l’ai vu, de mes propres yeux vu, Lui le Vivant! J’ai touché son corps de ressuscité, j’ai mis mon doigt dans la marque des clous, et j’ai mis la main dans son côté.

Tout cela je l’ai fait, et je témoigne que c’est la vérité, aussi vrai que je m’appelle Thomas.

Me croirez-vous à votre tour? 

Nénuphar

….

« Cesse d’être incrédule »

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On dirait que Thomas est campé sur ses positions et que personne ne peut l’influencer. Les autres disciples ont commencé à croire que Jésus est vivant en entendant le récit de Pierre et de Jean, qui l’ont eux-mêmes entendu des femmes… Une chaîne de la parole s’est formée, mais elle ne suffit pas à Thomas pour qu’il donne son adhésion. Il suit son propre chemin. Il prend le risque de poser ses propres conditions.

Thomas a résisté, mais devant Jésus en personne, il ne peut plus camper sur ses positions. Une vraie rencontre a lieu entre lui et Jésus, et cela change tout. Sans cette expérience personnelle, il ne peut pas avancer. Et Jésus condescend à respecter Thomas dans son parcours de croyant, tout en lui disant : cesse d’être incrédule. Il le rejoint sur son terrain pour le libérer de cette sorte de foi qui demande des preuves, qui n’ose pas s’aventurer sur le terrain du risque : le risque de croire que le Vivant est là, parmi nous.

J’imagine la joie de Thomas et la ferveur qu’il mettra à proclamer qu’il a vu son Seigneur vivant. Il a renoncé à exiger des preuves, il s’est recentré sur la personne de Jésus, il s’est mis à l’écoute de l’expérience de foi de toute la communauté pour en découvrir la riche diversité. Merci, Thomas, d’avoir reconnu ta difficulté à croire, elle nous indique désormais le chemin à suivre.

Julie

« La paix soit avec vous ! »  Ô mon âme, quand laisseras-tu cette parole opérer en toi ce qu’elle profère !  Ô mon âme, quand tu prononces cette parole, te souviens-tu au nom de qui ?  Et lorsque tu entends « Recevez l’Esprit Saint », laisses-tu descendre cette demande jusqu’au coeur fidèle et fertile ou laisses-tu le vent l’emporter comme un vain bavardage ?

Ô mon âme,  est-ce Thomas qui t’habite, as-tu besoin de voir et toucher pour croire, entendre, réaliser et te soumettre enfin à l’Esprit de Vérité ?
Ou abrites-tu la peur que cet Esprit t’emprisonne au lieu de te rendre libre et envoyée ?
Ou encore, attachée à ton indignité, tu demandes mais ne peut recevoir la Parole qui guérit, la Parole qui pardonne ? As-tu donc barricadé ton coeur ?

Ô mon âme, sais-tu qui te questionne ainsi ? Est-ce le même que celui qui ordonne : « Bénis le Seigneur ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être » ?

Ô mon âme, appelle sans relâche comme tu es appelée et ouvre ton coeur à l’impression : « La paix soit avec vous ! », « Recevez l’Esprit Saint ».

Pierrette

jesus

Il y a encore beaucoup d’autres signes
que Jésus a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Avoir la vie en son nom… c’est recevoir la vie en son nom à lui, Jésus… qui veut dire « Dieu Sauve », lui à qui a été donné le Nom au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers…

 Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : le Christ Jésus,
ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes.
Reconnu homme à son aspect,
il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers,
et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens » Chapitre 2 (AELF)

Avoir la vie en son nom… c’est communier à Jésus qui est présent en son nom… lui, le Verbe Incarné… comme il est aussi présent dans sa Parole Vivante, dans son Eucharistie, et en en chacun de nous.

Avoir la vie en son nom… c’est avoir la vie grâce à lui, de sa part, comme partie de sa vie, sarment de sa vigne, comme membre à part entière de son corps… en priant et agissant par et en son nom, le gardant sans cesse en soi-même… et le révélant au cœur de tout corps.

Michaël

la pierre a été enlevée du tombeau (Jn 20, 1-9)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 20, 1-9

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre
et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

______

COMMENTAIRES

Elle voit.   Elle court.
Entre les deux, la pierre enlevée.
Quelle est cette pierre enlevée de mon cœur depuis que j’ai commencé mon carême, depuis que j’ai entendu l’invitation de revenir à Dieu?
Quel est ce VIVANT que je rencontre aujourd’hui, celui qui est pour moi, chemin de vie, source de joie?

Fernande

 …

tombeau-vide-2

« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. » (Jean 20, 1-9)

Enlevé de son tombeau,
n’est-il pas vivant ailleurs?
Mais où donc?

Ne le cherchons pas parmi les morts, puisqu’Il est vivant: là où l’on souffre, là où l’on lutte pour plus de justice et d’équité.

Là où l’on marche au lieu de ramper; là où l’on doit quitter maison, terres et tout, en raison de guerres qui affligent ici et là notre monde dérouté;

là aussi dans les prisons, celle d’Asia Bibi et de tant d’humains enfermés en raison de la folie barbare;

oui vivant, Il visite jusqu’à celle de nos cœurs qui aspirent à sa Vie, à Sa Liberté…

Car « selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. »

Marie-Hélène

ILS COURAIENT TOUS LES DEUX, MAIS LE PREMIER ARRIVÉ N’ENTRA PAS

…….parfois il m’arrive de courir pour connaitre davantage ce qui arrive à la vie de Jésus surtout en ces temps forts de la passion.  Mais une fois arrivé, la crainte s’empare de moi parce que je ne suis pas digne d’entrer dans ce grand mystère, et que ma vie doit s’accorder avec ce récit de foi, d’espérance et d’amour. J’ai devant moi toutes les preuves qu’Il est bien ressuscité, les bandes sont là enroulées attendant que je les porte en tant que sauvé et apôtre du Christ. Comme j’aimerais dire d’une façon aussi convaincante que ce disciple   » IL VIT ET IL CRUT « . Seigneur, il faisait encore nuit lorsqu’ils ont constaté que la pierre n’y était plus, accorde moi  cette lumière d’un ressuscité afin que je puisse éclairer à tout jamais ceux qui m’accompagne dans ce même cheminement.

Mariette

Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

tombeau-vide

C’est tellement grand! Ça dépasse tellement TOUT ce qu’il nous est possible d’imaginer ou de comprendre! Comme Jean, Simon-Pierre, et les autres apôtres, il ne me serait JAMAIS venu à l’esprit que notre maître devait traverser tous ces événements, ces ténèbres les plus profondes et des plus noires pour renverser la mort et faire triompher la Vie dans toute sa splendeur, et l’éclatante lumière et chaleur de l’Amour!!!

Cet Amour qui triomphe mais sans jamais s’imposer. Cette certitude si douce et si réconfortante que quelle que soit l’épreuve, la Lumière n’est jamais loin, l’Amour a déjà tout embrassé, il est au bout de tout, vient à bout de tout, et est au cœur de tout.

En ce jour, je suis remplie de gratitude, Seigneur, pour l’immense grâce d’avoir pu recevoir et accueillir cette petite semence de Ta Présence et de Ta Parole et de Ton Amour dans mon cœur. Merci de passer encore et encore chaque jour par ces sœurs et frères de cœur, mère, père, grand-mères et grand-pères, et aussi chacune des personnes que tu mets sur ma route. Pour me révéler Ta Présence et me faire connaître Ton visage.

De tout cœur, je veux m’offrir à toi et te demander de faire de moi aussi une semence qui témoigne de Ta présence, de Ton Amour, de ta compassion. Si non en paroles, par toute ma vie !

Solane

À la lecture de ce récit, une question s’est posée :  Aux côtés de quels personnages suis-je ?

– Du côté de ceux auxquels Jésus fait peur ?  Attachés à l’ordre établi, au pouvoir, aux privilèges qu’il confère, à l’héritage, à la propriété;  la Parole de Jésus leur est insupportable. Ils trouvent en cette Parole une justification pour mettre à mort Celui qui la profère, tout en évitant que le peuple, toujours versatile, se retoune contre eux : Tous les moyens sont bons pour que la loi de l’amour ne prévale pas.

– Aux côtés des indignés, ceux qui jugent de tout d’après leur propre idéal et qui ne voient, dans le geste de la femme qui honore Jésus en versant sur lui le parfum le plus précieux, qu’un flacon de « grand prix » versé en pure perte par une femme écervelée ?

– À côté de la femme fervente, absorbée toute entière par la louange du Seigneur qui ne cesse de jaillir en elle ?

Si, à l’appel du Seigneur, la tête a fait obstacle et a dit Non, je suis à côté des peureux et des indignés.
Si, à l’appel du Seigneur, le cœur a été atteint et a dit Oui, je suis au lieu de l’Amour et de l’offrande, à côté de la femme au parfum.

Pierrette

J’essaye de m’imaginer ce que Marie-Madeleine a pu vivre :

J’avais peur.

J’ai toujours eu peur de l’obscurité et il faisait encore noir.

Et pourtant je me sentais poussée à sortir dans la nuit, et à marcher dans l’obscurité jusqu’à sa tombe. Je ne voulais pas rester seule, je ne voulais pas laisser mon Seigneur seul.

Je ne voyais pas grand-chose, ou du moins autre que la voute étoilée et les pâles lueurs à l’horizon qui annonçaient le retour de la lumière.

Faut croire que même la lune était en deuil, elle s’était retirée sous son voile. Peut-être que comme moi, elle se cachait du regard des hommes, ne voulant pas montrer ses yeux rougis par les larmes.

C’est pleine de crainte que je marchais sur le sentier et mes pas étaient ralentis par les roches auxquelles mes pieds se frappaient.

J’arrivai enfin à l’approche des massifs de pierre dans lesquels la tombe avait été creusée.

La faible lumière du jour naissant éclairait les escarpements humides et en faisait ressortir le relief.

C’est alors que je vis…

… la tombe ouverte!

La pierre avait été enlevée. Il n’apparaissait plus qu’un trou béant qui semblait déboucher sur un immense mystère.

Malgré la pénombre, je sus immédiatement que le tombeau était vide. Le Seigneur n’y était plus.

tombeau-vide-3

J’étouffai un cri.

Malgré la surprise et l’effroi, je ne pus réprimer un pincement furtif de joie dans mon cœur.  Comme si intuitivement j’étais déjà convaincue que le Seigneur ne pouvait rester enfermé entre quatre murs de pierre.

Des paroles d’espérance entendues auprès du Seigneur me soufflaient : « À Dieu rien n’est impossible, même l’inéluctabilité de la mort peut être vaincue.

Puis immédiatement la raison retrancha cette folie et je m’entendis murmurer pour moi-même : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Puis je courrai rapporter la nouvelles aux hommes.

Nénuphar

Le récit de Saint-Marc, réduit aux faits; me porte à voir que, devant un fait énigmatique qui heurte notre besoin de cause raisonnable, nous passons par plusieurs étapes :

– Sans approche, vu de loin, conclusion rapide et la plus plausible, annoncée comme vérité :
Marie-Madeleine, à la vue de la pierre enlevée, conclut et annonce « On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a déposé » !

– À l’approche
_: naissance de l’interrogation, mort de la conclusion hâtive :
Le disciple que Jésus aimait *s’approche de l’entrée*du tombeau, se « penche »et voit les linges posés à plat, il s’interroge sur le sens possible de ce qu’il voit.

– Chercher
, voir tout ce qui est nécessaire à la mise en lumière espérée :
Pierre entre dans le tombeau, voit ce que Jean (l’autre disciple) n’a pas vu et ne peui rien conclure encore.

– Entrer de nouveau et éclairer
les faits avec les fruits de l’interrogation.
Jean, à la suite de Pierre, entre aussi  et, éclairé par les Écritures et la Parole de Jésus, il voit et il croit _*(que Jésus est ressuscité).

La foi permet à la raison humaine d’être éclairée par la Parole divine et de voir ce que seule elle ne peut voir. Que le Seigneur ne nous permette ni d’oublier ses dons, ni d’oublier d’en rendre grâce.

Pierrette

….          

tombeau-vide-5Ces quelques versets résonnent en moi comme le passage d’un regard à l’autre, comme le retournement en soi, et même un double retournement… en Lui, par Lui et avec Lui.

Il y a d’abord Marie Madeleine qui se rend au tombeau avant que les ténèbres fussent dissipées; elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau et court prévenir Pierre et Jean, croyant que le corps de Jésus a été enlevé.

Les deux apôtres courent ensemble au tombeau et Jean arrive le premier et voit les linges posés à terre mais il n’entre pas…

« Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il voit les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. »

Il n’est pas dit ici que Jean crut d’après le fait qu’il ne vit plus Jésus… mais plutôt d’après ce qu’il vit…

Mais qu’est-ce que Jean vit pour croire ainsi? S’il vit la même chose que Pierre, il vit :

les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.

C’est donc qu’il y avait quelque chose d’inusité dans cette scène… et qui déjà l’avait retenu en arrêt à l’entrée du tombeau? Est-ce que les linges étaient posés comme si Jésus avait disparu sans déranger en rien les linges qui l’entouraient? Le suaire qui avait recouvert sa tête était-il roulé avec un soin particulier en cet autre endroit? Mystère!

Mais il semble en tout cas que le regard de Jean s’ouvre à une lumière nouvelle, puisque juste après il écrit :

« Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. »

Michaël

Les esprits scientifiques cherchent encore une réponse à ce tombeau vide et se demandent où sont passés les ossements de Jésus. C’est bizarre, vraiment bizarre, cette disparition. Avec la grâce qui nous a été donné, nous, les chrétiens de ce monde, nous donnons une réponse du cœur qui est celle de la Foi.  Marie-Madeleine et les disciples de Jésus nous ont légué l’héritage de la foi en Jésus ressuscité. C’est une grâce et une  certitude que nous avons expérimenté dans notre vie. OUI, Jésus est vraiment ressuscité. Les disciples de Jésus ont compris l’Écriture à partir de la résurrection de Jésus. Ils sont les témoins vivants de sa résurrection et deux mille ans plus tard nous confirmons ce que les disciples ont vu et entendu parce que Jésus est bien vivant dans notre vie et notre monde. Nous sommes les témoins du Christ.  Jésus se fait Présent tous les jours de notre vie et Il continue de frapper à nos portes dans nos moments d’égarement. Restons à l’écoute des Écritures pour que l’esprit de lumière et de vérité nous  ouvrent les yeux du cœur. Demandons à Jésus la grâce de la résurrection pour que nous puissions Le Rencontrer en nos cœurs et dans nos prochains et que sa sainte Paix  puisse nous revêtir d’humilité. Célébrons la Vie du Ressuscité et partageons la joie de Pâques.

Jésus, tu es vraiment le Fils du Dieu vivant.
Viens illuminer notre vie et notre monde
En ce matin de Pâques.

Jésus, Toi qui es ressuscité d’entre les morts
Fais rouler la pierre de nos tombeaux qui
Nous empêche de donner la vie en abondance.

Jésus, Toi, la lumière de Pâques
Viens réveiller le cœur du monde et saisir de Ta lumière
Ceux et celles qui sont sous le pouvoir du diable.

Jésus, Toi, l’Amour de notre vie
Donne-nous la Paix que le monde ne peut donner.
Fais de  nous des agents de paix, d’espérance et d’amour.

Le Seigneur est vraiment ressuscité, Alléluia!

tombeau-vide-4

Où vas-tu Marie-Madeleine?
Je vais au tombeau voir celui que mon cœur aime.

Qui te roulera la pierre?
Je ne sais pas. Je veux être proche de mon Seigneur.
Mais… dis donc, la pierre a été enlevée du tombeau!

Qu’as-tu vu Marie-Madeleine?
Simon-Pierre, viens vite, vite,
On a enlevé le Seigneur de son tombeau.
Mais, je vois les linges et le suaire roulé à sa place.
L’autre disciple entra au tombeau :
Il vit et il crut.

Alléluia! Le christ est ressuscité.
Frères et sœurs dans  le Christ,
Croyons-nous à la Bonne Nouvelle de la résurrection?

Oui.  Nous croyons en Jésus de Nazareth. Il est vraiment ressuscité.
Après le baptême de Jean,
Dieu lui a donné l’onction de l’Esprit-Saint.
Là où il passait, il faisait le bien et guérissait
Tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable
Car Dieu était avec lui.

Oui. Notre point d’ancrage c’est le Christ.
Nous sommes ressuscités avec Lui.
Nous sommes les témoins vivant de son amour.
Le Seigneur a été Présent dans notre vie,
Il l’est encore aujourd’hui,
Il le sera jusqu’à la fin de nos jours et
Il nous a chargés d’annoncer
La  Bonne Nouvelle sur la terre des vivants.

Frères et sœurs dans le Christ
Crions de joie pour le Seigneur! Allons, acclamons-Le!
Oui. Le Christ est ressuscité. Alléluia!
Célébrons la Fête pascale, la victoire de l’Amour
Non pas avec de vieux ferments,
Mais avec l’Esprit de Jésus ressuscité d’entre les morts.

Frères et sœurs dans le Christ
Revêtons-nous d’humilité et marchons en présence du Seigneur.
Recherchons les réalités d’en haut, l’Amour divin.
Entrons dans la danse de la liberté et de  la Vie.
Soyons tout accueil et  miséricordieux.
Partageons  notre pain quotidien dans  la justice et la vérité.
Devenons une pâte nouvelle qui enrichie le monde
Avec la joie  et la paix du Ressuscité.

Joyeuses Pâques à chacun, chacune 

Karine