Archives pour la catégorie Évangile selon Saint-Jean

Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic

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Illustration d’après une œuvre du peintre Julius Schnorr von Carolsfeld

 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2,13-22.

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. 
Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. 
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, 
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » 
Ses disciples se rappelèrent cette parole de l’Écriture : L’amour de ta maison fera mon tourment. 
Les Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » 
Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » 
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » 
Mais le Temple dont il parlait, c’était son corps. 
Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

8-inedits-et-surprenants

« L’Amour de ta maison fera mon tourment »

Les tourments changent suivant les époques, mais la Maison du Vivant tient bon…

Tant que dans ses pas, « l’Amour de Sa Maison fait notre tourment », Son Esprit ouvre toute grande la demeure de notre être pour œuvrer sur Ses Chemins: toujours inédits et surprenants!

Marie-Hélène

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La  maison de ton Père, c’était ton corps, ô Jésus. Cette humanité à travers laquelle le Père révélait sa tendresse. Et aujourd’hui, mon corps est aussi celui en qui vous faites votre demeure. Chassez donc ces marchands. Enlevez ce qui détourne de votre amour pour que tous ceux qui m’approchent sentent Ta présence.

Fernande

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Enlevez cela de la maison de mon Père!  Si Jésus compare le temple à son corps, n’en est-il pas de même pour nous ses enfants.  Alors pour nous aussi, qu’est-ce qui fait de nos cœurs, de notre relation à Dieu, des marchands? Qu’est-ce qui nuit à notre rencontre amoureuse avec Lui? Faisons place à la prière en nos cœurs! Aménageons des espaces de quiétude dans sa présence, loin des tumultes et boucans du quotidien, pour que nous soyons vraiment pour Dieu des fils, et que nous trouvions vraiment en Lui, notre Père tout aimant, avec qui il fait bon vivre.

Sylvie

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« Enlevez cela d’ici ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic « Cette phrase me rejoint tout particulièrement. Le trafic à Dieu, j’essaie parfois de le prendre dans le détour de ma transaction, qu’il me donne ce qui pour moi semble indiscutable, mon comptoir est plein de bonne volonté et parfois je suis tout près d’envoyer une colombe faire du maraudage auprès de Dieu pour justifier mon comportement. Jésus prend dans tes bras la fragile brebis que je suis,  je mérite le fouet,  pas comme le monde le ferait mais le fouet de ton amour pour que les marques incrustées sur mon cœur me rapprochent constamment de Toi et qu’on te reconnaisse dans mes gestes quotidiens. Père, tu peux renverser tout ce qui n’est pas de toi pour me préparer à l’accueil du pardon de la patience et d’amour dans ta demeure parmi les hommes….

 Mariette

Quelques mots
Jésus a parlé, il a enseigné, il a nourri des foules, il a guéri des malades, mais cela n’a pas suffi. On lui demande encore des signes. Même quand il aura fait surgir du tombeau son ami Lazare, on ne voudra pas le reconnaître comme l’envoyé de Dieu. Ce jour-là, comme après son action d’éclat au temple, on va d’ailleurs chercher à le faire taire à tout jamais.
Ces gens qui hésitent et qui résistent, qui se bouchent les oreilles ont quelque chose en commun avec moi, avec nous. Nous sommes si lents à croire, comme les disciples qui ont pourtant accompagné Jésus depuis des lunes. À certains jours nous sommes témoins enthousiastes de son pouvoir d’attraction, entre autres quand il est possible de constater l’action de l’Esprit dans un cœur humain. À d’autres moments, nous repliant sur nous-mêmes (nos pièces de monnaie, nos possessions, nos relations, notre réputation), nous passons à l’état de légitime défense et nous oublions de rechercher avant tout la volonté du Père.
En regardant le fouet dans la main de Jésus, je veux me souvenir de sa passion pour faire de nous des êtres  libres, plus disponibles à la louange et à la vraie solidarité avec celles et ceux qui ont le plus besoin d’être libérés par son regard bienveillant.

Gisèle

….

Passage dur. Le claquement du fouet surprend, choque, glace, et réveille… Surtout venant de Jésus.

Peut-être pour nous éveiller… mais à quoi? Je me suis souvent demandé le sens de cette parole.

L’exercice d’écrire sur ce passage semble m’offrir une autre prise de vue: si en fait: « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic »  venait parler non seulement de ce temple de pierres, mais aussi du corps de Jésus… ET aussi éventuellement de notre corps à tous, aussi appelé à être ou devenir Temple de Dieu…

Et si on avait besoin de ce claquement des fouets pour pouvoir entendre vraiment, profondément, tout l’amour dans cet appel de notre Seigneur? Un peu comme l’appel vif d’un parent qui interdit à son enfant de mettre sa main dans le feu. Mais encore plus. Par essence, le parent ne souhaite pas que surveiller et réprimander son enfant, mais veut d’abord profondément son bonheur. Aussi notre Seigneur souhaite-t-il non seulement nous éviter tous les tourments et souffrances et détours, mais aussi et surtout nous inviter à percevoir le sacré de chaque être. Et nous inviter à être Temple, et donc témoin, présence vivante, lumineuse et débordante de l’Amour du Père, pour notre plus grand bonheur !

Solane

En comparant le Temple à Son Corps, non seulement Jésus nous révèle la vérité sur Son Corps…

« Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » 

… mais aussi sur la vocation de temple de Dieu de notre propre corps,  vocation qui se trouve trop souvent perdue, oubliée, déviée, inversée.

Par le regard de Jésus, je reconnais que mon petit temple intérieur est envahi par marchands et changeurs.

Et ce qu’il dit aux marchands de colombes…

« Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » 

…Jésus le dit pour chacun de nos temples en perte de vocation.

Je te le demande, Seigneur, chasse tous les intrus de nos petits temples! Je t’en prie, car si tu ne le fais, qui le fera?

Michaël

….

« Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

Pour moi, Jésus faisait ici un parallèle à notre corps et aussi a ce que nous ingurgitons. Dieu nous a donné un corps pour accueillir notre âme, mais nous n’arrêtons pas de lui donner ce qui nourrit plutôt notre plaisir (sucreries, alcool, drogues, gras) ou qui tait la souffrance (médicaments, drogues, alcool). Le corps nous parle, quand nous sommes malades nous souffrons mais il nous dit que nous devons changer quelque chose dans nos comportements ou habitudes, ne pas le taire avec des substances.

Rosa

« Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

C’est en apprenant, de la bouche même de Jésus, que le Temple de Jérusalem est à l’image de son Corps que nous pouvons concevoir la souffrance dans laquelle a pris naissance la colère qu’Il a manifestée.
Les marchands et comptoirs installés « à l’abri » du Temple ! N’est-ce pas comme si les disciples de Jésus, esclaves de l’esprit comptable, monnayaient pour Lui la guérison des pécheurs qui viennent à Lui ? Qui rétablira le Visage et la Miséricorde du Seigneur? Compte-t-il ses bienfaits en rapport au nombre de nos péchés ?  L’accès à son cœur est-il gardé par des trafiquants ou par l’Amour qui reconnaît de loin les siens lorsqu’ils reviennent à Lui, comme le fils prodigue ?
Aussi, à la question : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? »
La réponse énigmatique pour tous ce jour-là : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » , illuminera et fortifiera les disciples en temps voulu, lors de la Résurrection qui ne sera pas révélée à tous avant la Pentecôte.

Et moi, quel usage fais-je du corps qui m’est donné ? Qui me révèlera l’étendue du drame si ce n’est la sainte virginité de Marie ? Ai-je le désir d’être avertie à fin d’implorer la guérison, avant qu’il ne soit trop tard ? L’âme peut-elle se convertir et demeurer convertie sans la sanctification du corps ?

Pierrette

8-eglise

Cet évangile nous illustre bien la colère de Jésus contre les marchands installés dans le Temple. Jésus est très clair : « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » À la question des juifs qui lui demandait de se justifier, il répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »  En faisant le lien entre le Temple physique, le bâtiment,  et son propre corps, Jésus nous révèle son identité de Fils de Dieu et nous dit que le Temple est sacré. Dans son intervention Il nous fait prendre conscience que ce lieu de rassemblement et de prière est indissociable de son identité comme Fils de Dieu et de ce que nous sommes, des enfants de Dieu, le temple de Dieu. Le Temple est un  lieu saint où Dieu se révèle à son assemblée à travers Sa Parole.  L’Église est plus qu’un bel édifice. Elle est l’âme du peuple de Dieu.  Elle reflète notre être intérieur, notre identité collective. C’est le lieu par excellence où nous vivons la communion des cœurs et de l’esprit.  En allant à l’Église pour prier et louer Dieu en communauté nous acceptons de nous identifier à Jésus-Christ et de nous abreuver à la Source qui nous donne Vie. Nous faisons UN avec l’Église, le peuple de Dieu. Nous sommes les membres d’un seul corps. Nous ne pouvons pas nous dissocier de l’Église de pierre parce qu’elle devient par notre présence des pierres vivantes où nous allons collectivement, communautairement rendre grâce à Dieu et puiser l’amour, la paix et la joie pour vivre la charité fraternelle et universelle.

Dans la maison de mon Père
Je vais  puiser à la Source de la vraie vie.
Seigneur, rassemble en un seul cœur tes enfants dispersés.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps d’écouter la Parole de Dieu.
Seigneur, fais germer Ta Parole de vie en nos cœurs.

Dans la maison de mon  Père
Je prends le temps d’offrir à Dieu mes joies, mes peines et
Les souffrances du monde entier.
Seigneur, pardonne-nous nos offenses et notre aveuglement.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps d’adorer Dieu en communauté.
Seigneur, aide-nous à honorer le divin en chacun, chacune et dans tout l’univers.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps de  communier à l’humanité entière.
Seigneur, garde nous tous petits devant nos frères et sœurs.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps de compter mes bénédictions
Et de dire merci pour tant de merveilles.
Seigneur, renouvelle en nous ton esprit de bonté et d’émerveillement.

Dans la maison de mon Père
Je prie, je chante, je glorifie le Père, le Fils et l’Esprit.
Ô qu’il est bon de goûter ton amour et ta miséricorde, Seigneur,
Fais-nous demeurer dans ton Amour.

Karine

Ce qui me frappe, encore et encore dans ce passage, c’est le fait que Jésus soit toujours d’abord au service de son Père, même quand il agit en plein cœur du monde.

S’il appartenait au monde, comme nous appartenons tous au monde par notre naissance, Jésus prendrait soin du monde selon le jeu du monde.  Peut-être qu’il leur expliquerait pourquoi il est important que la maison du Père doit rester libre de tout ce qui vient la remplir de préoccupations du monde qui nous éloignent de la simple communion avec Lui?  Peut-être qu’il raconterait une autre parabole pour mieux faire comprendre que rien de doit venir s’interposer entre l’époux et l’épouse dans la chambre nuptiale? Peut-être qu’à tout le moins il leur donnerait une piste, comme quoi le marchandage et le monnayage appartient au monde d’ici-bas et qu’il n’a pas sa place dans la relation avec le Père de qui tout provient et vers qui tout retourne?

Rien de tout cela. Pris par une sainte colère de voir la maison du Père, et de voir le cœur de l’homme, tous deux envahis par l’incessante quête de profit, par tout ce qui cherche à protéger son propre gain, ainsi que par les savants calculs mercantiles, Jésus vient signifier que Dieu n’est ni vu, ni entendu, ni aimé.

« Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

Il répète, de façon musclée, que ces transactions, si chères à nos pensées, ne sont que vanité et poussières devant l’amour infini de Dieu, et que ces poussières nous distraient sans cesse de notre véritable appel d’enfants de Dieu.

« Enlevez cela d’ici. »  Il nous invite, chacun d’entre-nous, à en faire ainsi. À s’armer du fouet tressé des cordes de la prière, de la veille et de l’oraison, et à chasser l’esprit mercantile, non seulement de nos paroisses et communautés, mais surtout du véritable temple vivant de Dieu que chacun peut redécouvrir en soi. C’est de là que la véritable adoration du Père s’élance, et c’est de là aussi, malheureusement, que surgissent divisions et égarements lorsque le Saint-Esprit de Dieu n’est plus accueilli en sa légitime demeure, celle-ci étant submergée par les innombrables convoitises mercantiles du monde.

Si Jésus, plutôt que de répondre à l’ordre impératif de son Père de garder sa maison vierge des préoccupations du monde, d’en chasser ce qui vient en altérer la nature et la fonction, s’était tourné vers les marchands et avait pris la parole pour une énième fois afin de leur enseigner la vérité, cette histoire n’aurait pas fait le tour du monde, frappant l’imagination, remuant les cœurs et les consciences.

À noter que Jésus n’a à aucun moment insulté les marchands, ni ne leur a reproché comme tel le fait de se livrer à des activités marchandes. Il se contente de leur, « Enlevez cela d’ici », en d’autres mots, allez faire votre commerce ailleurs, pas dans la maison de mon Père.

Il les « chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs. » Et plus précisément il « jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs ». Oui, Dieu vient sans cesse renverser nos comptoirs d’évaluation, de  calculs et d’échange!  Combien de fois la vie vient nous rappeler qu’elle ne se laissera pas enfermer dans les prévisions et les chiffres. Il jette la monnaie par terre, rappelant qu’elle appartient au monde, qu’elle appartient à tous les Césars de la terre, qu’elle retournera à la poussière quelque soit la valeur que l’humain lui attribue en l’idolâtrant.

Et pour finir, ce n’est certainement pas pour rien que c’est spécifiquement aux marchands de colombes qu’il s’adresse quand il dit : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

Les colombes, qu’elles représentent le Saint-Esprit, ou les messagères de paix, de l’amour ou encore de Dieu, demandent à être libres pour remplis leur fonction. La paix, l’amour et l’Esprit-Saint ne peuvent en aucun cas être mis en cage ni monnayés, ils ne peuvent être qu’offerts, donnés librement, à l’égal de l’amour de Dieu qui nous est offert librement, sans aucune contrainte.

Nénuphar

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Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors

Un nouveau passage des Évangiles à entendre et à commenter

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Illustration inspirée de la statue du Christ à Rio de Janeiro

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,37-40.

Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Pour commencer, un commentaire d’une participante sur cette activité d’écoute des Évangiles,  à « l’école de la Parole » :

J’aime bien cette activité pour l’avoir expérimenté en groupe, de toutes les couches de la société, et vraiment dans ce domaine les plus petits de connaissance sont bien parmi les plus doués. Et des fruits de notre recherche mutuelle, juste de s’être mis à l’école de la Parole, et partagé comme du bon pain, elle se voit multipliée, et encore, elle continue de nous parler encore.

Sylvie

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Voici les commentaires à propos de la parole de la semaine :

7-quelle-promesse

« Que celui qui voit le Fils ait en lui la vie éternelle »
Quelle promesse! Reconnaître et louer dans l’ici/maintenant, le Fils de la Vie accueilli au cœur des jours, c’est vraiment « entrer en vie », vivre de sa Vie: ce mouvement-là me sauve de mes errances, littéralement.

Marie-Hélène

7-plus-fort-que-la-mort

Jésus est plus fort que la mort, Il est vraiment le Maître du temps. Avec lui je suis certain de voir mes frères et sœurs des temps passés et à venir. Merci Mon Doux Jésus pour cette parole de vie.

Awizoba

Seigneur, je te prie pour tous ceux que nous aimons, pour que tu les donne à ton Fils, afin qu’ils puissent aller à Lui.

Seigneur, je voudrais te prier aussi pour tous nos dirigeants, civils et religieux, de même que pour toute personne n’ayant pas encore fait l’expérience de ton Amour. Fais nous aller à ton Fils Seigneur. Papa!  Donnes-nous à Lui!

Sylvie

Dans la réalité déchirante que nous avons vécue et que nous continuons à vivre, je veux entendre avec un cœur tout neuf tes paroles, Jésus : « La volonté du Père est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés. »  Aide-moi, Seigneur, à ne jamais oublier qu’au plus profond de toute personne, il y a ta présence, en quête de notre amour.

Alors, au cœur même de la nuit et de la haine, je peux encore croire au jour et au triomphe de l’amour.

Fernande

7-tu-connais-tout-de-moi

 » Que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés   » C’est une grande mission que le Père a donné à son Fils et à chaque jour cette demande se renouvelle dans ma vie, de m’offrir à aider Jésus à récupérer tous les gens de bonne volonté  avec espoir de ne pas être jetée dehors. La Résurrection que tu me propose est la plus belle promesse que la vie m’ait donné .Seigneur tu connais tout de moi, mes faiblesses, mon manque d’énergie pour aller au delà de mes déceptions. Ouvrir  la porte à l’Esprit, tout en  essayant de m’abandonner à l’espace temps, Père que ta volonté soit faite pour que je puisse aller jusqu’a Lui avec confiance et amour et lui dire : voici le peuple immense de ceux qui t’ont cherché…

Mariette  

7-pas-tres-tendance

Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. 
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. 

Quand même pas tout à fait dans notre culture, de chercher à faire autre chose que sa propre volonté. Surtout pas très tendance de chercher à faire la volonté de Celui qui nous a créé avec tant d’Amour, et dans un dessein d’Amour si grand, qui tient de la pure folie!

Et pourtant! Si nous percevions comme première mission de notre vie, et cherchions d’abord en tout à faire la volonté de notre créateur, nous permettrions à ce plan d’Amour de prendre vie dans notre monde qui en a tant besoin! … et aussi de s’incarner d’abord dans nos propres vies!!

Stp Seigneur, donne-moi de chercher à chaque instant à accomplir Ta volonté!

Solane

 « … et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors ». J’entends dans ces quelques mots une confirmation de l’unité fondamentale entre le Fils et le Père, et que, tel que Jésus l’a lui-même affirmé, le Père est en lui, comme il est lui-même dans le Père, n’ayant ensemble qu’une seule volonté. Au travers de cette parole du Fils, c’est aussi l’amour du Père de l’enfant prodigue qui s’exprime. Et c’est ce que Jésus spécifie clairement dans les lignes suivantes, répétant à trois reprises qu’il est venu accomplir la volonté de Celui qui l’a envoyé, volonté du Père aimant qui ne veut qu’aucun de ceux qu’il remet à son fils ne se perdent et qu’ils soient ressuscités au dernier jour.

Quand le Christ dit « celui qui vient à moi », il parle à la fois en son nom propre et au nom du Père, la volonté propre et l’identité personnelle de Jésus s’estompant pour laisser toute la place à la volonté,  à la « personne » et à l’amour infini du Père. Et miracle des miracles, incompréhensible pour la raison, celui qui voit le Fils (de Dieu) voit Celui qui par sa nature et son incommensurable grandeur reste invisible et insaisissable, le Père.

Nénuphar

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Ô mes frères, nous sommes donc tous appelés par le Père. Appelés un à un et donnés à Jésus Christ lorsque que nous sommes aptes à l’écouter, à croire en sa Parole et à « faire tout ce qu’il dit », comme nous le demande Marie.
C’est donc bien Dieu le Père qui nous appelle le premier, Celui dont Saint Paul dit qu’il est  » un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous et en tous. »

Toutefois, Seigneur, lorsque tu dis : Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour, je vois que j’ignore encore si je te vois et si je crois en Toi alors que je ne fais pas tout ce que tu dis. Comment se peut-il que, croyant fermement que la volonté du Père est telle que tu l’annonces et que tu accomplis Sa volonté,  je demeure faible devant ce qui me tient en esclavage ? Ce que je  crois c’est que Toi seul peut opérer en moi le redressement car Toi seul possède la clé de l’amour et de la mort. C’est pourquoi nous sommes tous donnés à Toi par le Père.

Ta Parole seule me fait espérer l’exubérante fraternité à laquelle j’aspire de tout mon cœur. Pour cette Parole je te rends grâce.

Pierrette

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« Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.  Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or sa volonté c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés… »

Tout au long de sa mission, Jésus a rencontré les petites gens de la société, les exclus, les étrangers, les malades, les pécheurs, ceux et celles qui ne sont pas considérés par les autorités religieuses. Pour Lui, faire la volonté de son Père c’est de révéler son visage de miséricorde et d’amour. Faire la volonté de son Père c’est de ne perdre aucun de ceux qui se laissent toucher par son message libérateur et qui acceptent dans un acte de foi de faire route avec Lui. Nous, témoins du Christ, les disciples du temps moderne, nous sommes appelés à continuer la mission de Jésus. Quel est le visage de notre Dieu? Allons-nous jeter dehors ou fermer la porte à ceux et celles qui veulent venir rencontrer le Christ et communier à sa table? Que voulons-nous révéler dans nos Églises, nos paroisses et nos milieux de vie? À la suite de Jésus, ne perdons pas ceux et celles que le Père nous envoie? Suivons les traces de Jésus. Il est venu non pas pour les justes mais pour les pécheurs, les exclus de la société.  À l’exemple du Petit Prince,  apprivoisons-les et soyons tous responsables de ceux et celles qui ont été apprivoisé par la Parole de Dieu, par notre rencontre et notre témoignage de vie et d’espérance.  Laissons la porte de notre cœur, de nos Églises grande ouverte pour accueillir les marginaux, les tous petits du royaume afin qu’ils puissent goûter l’amour et la miséricorde de notre Seigneur Jésus, le Christ.

Ô Jésus, prends pitié du pécheur que je suis.
Combien de fois je t’ai repoussé, mis à part,
En érigeant la doctrine de la loi de l’Église.
Ne permets pas que je perde ceux et celles qui me sont envoyés.

Ô Jésus, tu es venu pour appeler les pécheurs, les exclus de notre monde.
Aide-moi à faire la volonté de Ton Père, notre Père
Afin que je puisse révéler Ton visage de miséricorde et d’amour.

Ô Jésus, tu as les Paroles de la vie éternelle,
Fais que je proclame Ton évangile, Ta Parole vivante
Qui libère les cœurs et rassemble tous tes enfants dispersés
Sous la bannière de la paix, la justice et l’amour.

Ô Jésus, accompagne les autorités et les pasteurs de nos Églises.
Envoie ton Esprit de lumière sur chacun d’eux
Afin qu’ils puissent marcher dans Tes pas et aider le peuple de Dieu
À découvrir un Dieu miséricordieux et plein d’amour.

Karine

Le Père nous donne Son Fils par Marie… et si nous recevons nous aussi Son Fils en Marie, il nous donne alors à Son Fils afin que par lui, avec lui et en lui nous ayons la Vie qui ne meurt pas.

Jésus nous dit :

Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.

Il est clair qu’il ne nous est pas possible de nous donner de nous-même à Jésus… mais le Père peut-Il nous donner au Fils sans notre oui, Lui qui dans Son Amour nous a voulu libre et conscient?

Jésus nous dit encore :

Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

Autrement dit, c’est la volonté du Père qui nous fait rencontrer Son Fils – directement, intérieurement ou par personne interposée – mais c’est à nous de faire l’acte de foi, de lui offrir notre adhésion en confiance et en vérité.

Si par grâce du Oui libre de Marie en l’Esprit Saint, le Père donne Son Fils à toute l’humanité, c’est par grâce de notre petit oui – en ce même Esprit – que nous sommes donnés librement au Fils pour être à part entière enfants de Son Père. Ainsi s’actualise l’Amour… par grâce du Dieu Trinité.

Michaël

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Appel pour compléter « l’écoute commentée » de l’Évangile de Saint-Jean

Pour lire les commentaires partagés au sujet du dernier extrait des Évangiles : https://alecoutedesevangiles.mobi/2014/07/27/maimes-tu/ Ou en fichier PDF afin de l’imprimer ou de le partager : https://alecoutedesevangiles.files.wordpress.com/2014/07/140803-m-aimes-tu.pdf

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Merci!

Merci, nous avons, toutes et tous ensemble, accomplis cette belle traversée des 21 chapitres de l’Évangile du disciple que Jésus aimait. C’est grâce à votre généreuse participation que nous avons publié des centaines de commentaires agrémentant les quelques soixante extraits de cet Évangile, Le tout a été lu par de nombreux visiteurs en provenance de divers pays francophones (pas loin de 15000 vues enregistrées). Après consultations, nous avons décidé d’adapter légèrement l’approche de façon à élargir la portée du site et à répondre plus adéquatement aux besoins des paroisses. Restez connectés, nous vous tiendrons au courant sous peu. D’ici là, nous vous invitons à répondre à cet appel :

Aidez-nous à compléter « l’écoute commentée » de l’Évangile de Saint-Jean

Vu qu’il y avait moins de participants dans les tout débuts, nous lançons un appel pour enrichir les premiers passages de l’Évangile de Saint-Jean au moyen de nouveaux commentaires.

Commencement-verbe

Durant le mois d’août, nous vous suggérerons à chaque semaine un extrait du début de l’Évangile selon Saint-Jean. suivre le lien suivant pour lire le premier extrait :

Au commencement était le Verbe…
https://alecoutedesevangiles.mobi/2013/03/25/au-commencement-tait-le-verbe/

Faites-nous parvenir vos commentaires, soit en les inscrivant directement dans l’espace réservé au bas de l’article ou encore en nous les envoyant par courriel avant le dimanche 10 août 2014  à :

alecoutedesevangiles@gmail.com

M’aimes-tu? 

m-aime-tu

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 21, de 15 à 25

Lorsqu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : «  Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci? » Il lui répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes agneaux. »
Il lui dit une seconde fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? » Pierre lui répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit :
« Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? » Pierre fut peiné de ce qu’il lui eût dit pour la troisième : « M’aimes-tu? », et il lui dit : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis.
En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas. »
Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre devait glorifier Dieu. Et après avoir ainsi parlé, il lui dit : « Suis-moi. »
Pierre, s’étant retourné, vit venir derrière lui le disciple que Jésus aimait, celui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus et avait dit : « Seigneur, qui est celui qui va te livrer? »
Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il? »
Jésus lui répondit : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? Toi, suis-moi. »
Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Pourtant, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? »
C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai.
Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait une à une, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

            ______

COMMENTAIRES

Lorsqu’ils eurent mangé, Jésus  lui dit pour la troisième fois, « Pierre m’aimes-tu ? » Seigneur je ne compte plus les fois que t’aurais pu douter de mon amour et me demander « Mariette m’aimes-tu ? » Tu sais bien Seigneur que j’t’aime ….
« Ah oui ?, alors suis-moi! »… Oups …c’est là que je ne réponds pas toujours à la mission d’amour que tu me proposes, sous divers prétextes je te dis non,  c’est trop Seigneur je ne suis pas capable, je te le dis pas clair de même, mais ça ressemble à un refus. Seigneur pardon pour toutes ces lâchetés, je ne sais pas où tu m’amènes et l’insécurité m’empêche de poser des actes d’abandon, de confiance, et comme Pierre, moi aussi je suis vraiment peinée et j’aimerais bien à nouveau manger à la même tablée que tous ceux et celles qui te suivent avec joie….

Mariette

23-oui-je-t-aime-seigneur

« M’aimes-tu? », et il lui dit : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis

Il est vrai, Seigneur, que tu connais toutes choses. Et moi aussi, à priori je me questionne : mais pourquoi tu demandes par trois fois à Pierre s’il t’aime ? Est-ce pour lui permettre de se l’entendre dire, et peut-être même aussi pour sentir en lui cet appel à un Amour engageant ?

Oui, je t’aime Seigneur! Et stp, permets-moi aussi d’être ton ouvrière. D’être ta messagère, d’être tes mains qui réchauffent, réconfortent et transmettent ton Amour;
Et aussi qui donnent sans compter;
Stp donne-moi un cœur qui se donne entièrement, et qui est le reflet de Ta charité.
Donne-moi d’être ton sourire, qui est aussi accueil et chaleur sans fin;
Donne-moi d’être tes oreilles, qui écoutent sans juger, avec Ton Amour et Ta compassion;
Donne-moi Tes mots qui encouragent, encensent et sont porteurs de Vie.

Oui, merci Seigneur de me donner de Te reconnaître et de T’aimer en chacune et chacun de mes frères et sœurs, et de chercher sans cesse à œuvrer à Ton Royaume, ici et maintenant, sachant très bien que je ne puis absolument rien accomplir seule, et que j’ai tant besoin de Toi !

Solane

 

 

À trois reprises Jésus demande à Simon Pierre s’il l’aime et trois fois ce dernier lui répondit: « OUI, Seigneur, tu sais bien que je t’aime. »

Lors de sa passion, Jésus lui avait prédit qu’avant que le coq chante deux fois, Simon Pierre le renierait trois fois.

D’un côté j’aimerais comprendre ce que le chiffre trois signifie ici.

D’un autre, ceci me fait réaliser que même si nous aimons profondément quelqu’un et même si nous donnons notre vie à une personne ou une œuvre, nous pouvons lui tourner subitement le dos si nous avons peur. La peur nous domine malgré tout l’amour et la dévotion que nous pouvons sentir pour Dieu et son œuvre. Oh, mon Dieu libère-nous de la peur!!!

Rosa

 23-toi-suis-moi

En lisant ce texte, ce qui me frappe particulièrement, ce sont deux choses. La première, c’est la phrase de Jésus lorsqu’il parle à Simon-Pierre, et qu’il lui dit : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? Toi, suis-moi. »  C’est le « Toi, suis-moi » qui m’a touché particulièrement. J’entends là, le lien personnel que Jésus nous offre. Toi, pas l’autre, pas les autres, mais bien toi, toi-même, suis-moi.

Peu importe son lien à l’autre, aux autres, il nous offre à chacun, à moi, une relation personnelle, unique et qui plonge jusqu’au cœur de mon être. C’est pour moi parfois difficile à croire et encore moins à laisser vivre en moi. Pourtant, dans mon cœur, c’est ce à quoi j’aspire le plus, cette relation personnelle, qui me voit, de laquelle je ne peux pas me dérober, devant laquelle je suis nue, vue dans toutes mes imperfections, surtout celles que je ne suis même pas prête à reconnaitre et à voir, Lui il les voit, il m’aime telle que je suis. C’est d’une telle évidence certainement, mais pour moi c’est d’une telle puissance, d’une telle force, que ça m’émeut profondément. Je reconnais là l’Amour. Lui il aime ce que je ne peux pas encore aimer de moi-même….Il est plus grand que moi, Il est mon Père, et mon Seigneur. Dans ce texte c’est l’une des choses qui m’a touchée. J’espère de tout mon cœur, comme Jean, d’avoir la certitude que Jésus m’aime. Une part de moi le sait, mais la part mondaine prend beaucoup de place et le nie constamment. Pourtant, je reconnais que même cette négation, de laquelle j’ai honte, mon Seigneur la voit, la reconnait et m’aime au-delà de ce qui m’empêche de m’ouvrir à son Amour.

L’autre chose qui me frappe, c’est lorsque Jésus dit à Simon-Pierre essentiellement que lorsqu’il était jeune, il se vêtait de lui-même, mais lorsqu’il sera vieux il tendra les bras et on l’amènera là ou il ne veut pas aller. J’entends que pour mourir à soi, Jésus nous demande de nous laisser guider là ou nous n’irions pas de notre plein gré dans notre jeunesse, c’est à dire mu par les habitudes et les automatismes. Il nous demande de nous abandonner à Lui et de nous laisser guider. Je crois que c’est en laissant travailler Sa parole en moi qu’Il saura que j’accepte de me laisser guider par Lui.

Mariette-Renée

 

23-la-question-m-aimes-tu

Seigneur, soit loué pour ces dernières questions et paroles adressées à Simon-Pierre, et que soit loué aussi ton apôtre Jean qui nous les a transmises.

Dorénavant la question « M’aimes-tu ? », posée trois fois de suite, nous est adressée à tous, dans le secret de notre face à face avec Toi.
La magnifique réponse finale de Pierre : «Toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime» est la réponse d’un homme pardonné, guéri du reniement proféré trois fois dans la maison du grand prêtre juif, celui qui voulait ta mort.
J’avoue m’être sentie indigne d’une telle réponse et avoir cherché à y mêler de l’incertitude. Quel orgueil bien caché ! N’est-ce pas justement cette réponse de Pierre qui est pleine de gratitude et d’humilité ? N’est-ce pas Toi, Jésus, qui nous aime le premier ? N’est-ce pas par Toi que nous naissons à la possibilité non seulement d’aimer mais de « dire » « Je t’aime » ?

Trois fois questionné, Pierre est aussi trois fois ordonné : «Pais mes agneaux», «Sois le pasteur de mes brebis», «Pais mes brebis».  Prendre soin de ce qui nous est confié, n’est-ce pas être porté par Ta miséricorde? N’est-ce pas en te suivant que nous allons «là où ne voudrions pas aller seuls ?»  Sans Toi, nous ne pouvons rien faire, rien aimer. Chaque jour nous le montre.

Enfin, tu mets un terme à notre inutile curiosité les uns vis-à-vis des autres lorsqu’à la question de Pierre : «Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il?», tu nous rends à nous-mêmes et devant toi : «Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi».

« Toi, suis-moi » est donc ta dernière parole adressée à nos oreilles, avant ton ascension et la première que tu as prononcée après ton baptême.
Que nos cœurs y soient sensibles à chaque instant.

Pierrette

 

23-tu-m-as-appele-seigneur

Par trois fois Jésus demanda à Pierre : « M’aimes-tu? » Il fut peiné la troisième fois et répondit : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime. » Le Seigneur connait les talents de Pierre et Il sait qu’il possède les dons spirituels pour devenir le pasteur de ses brebis. Pierre a un charisme bien à lui, c’est pourquoi Jésus lui révèle sa mission. Il s’étonne de ce choix et demande à Jésus  pourquoi ne pas avoir choisi son disciple préféré. Jésus lui répondit ce n’est pas de tes affaires Pierre, « Toi, suis-moi. » Décidément, on est appelé et choisi pour une mission.

Jésus prend le temps de conscientiser Pierre par sa question : «  m’aimes-tu? ». Pour la mission qu’Il lui confie Pierre doit se dessaisir de lui-même. C’est l’Amour de Jésus qui sera sa seule motivation. Il fera tout pour la plus grande gloire de Dieu. Sa mission n’est pas de se glorifier lui-même ni de se mettre à l’avant-scène pour attirer les honneurs du monde  mais  bien pour suivre les traces de Jésus dans le service et l’humilité. Désormais, Pierre ne pourra plus agir de par lui-même mais sera conduit par l’esprit du  Seigneur qui le mènera là où il ne voudra pas aller.

Tu m’as appelé Seigneur : me voici.
Me voici pour faire ta volonté.
Me voici devant toi avec un cœur ouvert et  disponible
Pour t’aimer et te servir à travers mes frères et sœurs.
Donne-moi la  sagesse du cœur pour discerner tes voies.
Dessaisi-moi de mon ego pour que je sois docile à l’Esprit-Saint.
Viens embraser  mon cœur de ton amour
Pour que je sois fidèle à vivre que pour toi et par toi.

Karine

Pierre qui avait affirmé à Jésus qu’il était prêt à le suivre jusqu’à donner sa vie pour lui… le renie trois fois de suite quelques heures plus tard. Et pourtant Pierre était sincère dans son amour pour Jésus. Mais il semble que l’amour don total de soi – agapè en grec, ne peut s’acquérir par soi-même. Il appartient en propre à Dieu seul – Trinité Une – qui le transmet par grâce à tous les membres rassemblés en Son Corps… et à qui bon Lui semble.

Lorsque que Jésus demande à Pierre trois fois de suite : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? », il emploie (dans le texte original grec) le verbe agapè les deux premières fois, mais Pierre répond à chaque fois : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime » avec le verbe philia qui est un amour solidaire et fidèle basé sur l’estime et l’amitié. En cela Pierre répond honnêtement, selon sa nature.

La troisième fois, Jésus semble se mettre à son niveau en posant la question avec le verbe philia sans que Pierre ne semble entendre la différence.

À chaque fois cependant, Jésus convie Pierre à être le berger de son troupeau, comme si cet amour humain philia – malgré ses limites – est  suffisant pour ouvrir cœur à l’Esprit Saint qui transmet l’Amour don inconditionnel de soi, agapè, sans lequel Pierre ne pourrait être Pasteur de l’Église naissante.

Lors de la descente de l’Esprit Saint à la Pentecôte, Pierre s’en retrouve effectivement complètement transformé, affermi, inspiré…

Même sans avoir accès aux lumières du texte original grec, la question trois fois répétée de Jésus, avec ce seul verbe aimer qui en français traduit toutes les formes d’amour, résonne comme un appel à un amour transcendant. Trois fois… peut-être parce que Pierre a renié trois fois Jésus… mais peut-être aussi pour questionner l’amour de Pierre selon différents niveaux d’être… (?) …et lui révéler par le fait même la condition sine qua non pour accomplir sa mission de « pierre » sur laquelle il veut bâtir Son Église : l’amour, l’amour et encore l’amour… sans lequel la foi n’est rien.

Pierre, de lui-même – et malgré son amour fidèle et sincère pour Jésus – ne peut aimer de cet Amour Christique.

Lorsque Jésus est fait prisonnier, Pierre, laissé à lui-même, ne peut résister à la peur… et c’est uniquement cette peur qui lui fait renier Jésus devant ceux qu’il perçoit comme menaçants.

En se séparant de Dieu… qui est Amour, l’homme s’est aussi séparé de cet Amour… qui est Dieu. Dès ce moment-là nait la peur, cette peur que rien, jamais, ne guérit tout à fait, peu importe les formes et les compensations qu’elle prend, si ce n’est la ré-union avec Dieu Tout Amour.

En s’incarnant, Jésus vient pour guérir l’homme, le sauver de cette séparation mortelle.

En mourant sur la croix, Jésus se fait trait d’union entre l’homme et Son Père.

En ressuscitant, Jésus ouvre déjà ici et maintenant nos petites vies éphémères à Sa Vie Éternelle, nos amours limités et divisés à Son Amour Inconditionnel, et nos lumières porteurs d’ombres à Sa Lumière Transfiguratrice.

Lorsque Jésus dit à Pierre…

« En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas »

… il révèle que Pierre donnera effectivement sa vie pour son Seigneur… mais non pas de lui-même, par lui-même… mais par la grâce de l’Esprit Saint qui le fera devenir lui aussi un trait d’union entre la terre et le ciel.

Michaël

Aime!

S’il fallait résumer tout l’Évangile de Saint-Jean en un mot, je choisirais celui-là.

Et s’il fallait résumer l’essentiel du message de Jésus en un mot, ce serait encore celui-là

Le soir de sa passion, il dit à ses disciples :

« Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » (Jean 13,34)

Oui, j’entends le commandement, mais il m’est impossible d’aimer mon prochain si je ne me reconnais pas déjà totalement aimé en partant. Et je ne peux me reconnaître entièrement aimé si je ne me retourne pas vers Celui de qui tout l’amour vient.

Pour moi, croire, aimer et adhérer ne font qu’un. Je suis comme un petit enfant, soit je saute dans ses bras, soit je lui tourne le dos, distrait par mes petits jeux au point d’en oublier sa présence. Jésus demande à Simon-Pierre : « M’aimes-tu? » Ce qui est pour moi aussi une certaine façon de demander : Me reconnais-tu comme seule et unique source d’amour?

Au travers de Jésus, le verbe aimer s’incarne pleinement, dès lors l’être humain peut aussi pleinement aimer. D’où la question « M’aimes-tu (pleinement) ? » M’aimes-tu à la mesure de l’amour avec lequel je t’aime au point de donner ma vie pour toi ?

C’est comme si Jésus me disait : en m’aimant, en recevant mon amour dans la gratitude, tu viens amener ma paix, la paix de celui qui se sent totalement aimé, et tu offres cet amour en pain de réconciliation : « Pais mes brebis »

En revenant sur la question « M’aimes-tu? », elle m’apparaît centrale à toute existence. Chaque être, autant face à Dieu que face à l’autre, ne cesse de demander, d’une façon ou d’une autre : « M’aimes-tu? »

Plus loin l’Évangile de Saint-Jean se termine sur la phrase :

« Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait une à une, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait. »

J’aime cette mention parce qu’elle me semble incontournablement véridique.

L’action du verbe de Dieu, même si elle laisse des traces visibles dans le monde, ne peut être limitée à ces traces et est nécessairement immensément plus « grande » que ce que l’on peut en apercevoir ou que l’idée que l’on peut s’en faire!

Comme Dieu est infini dans son essence et ses manifestations, il en est nécessairement de même pour la nature et les actions de son Fils.

Par amour et miséricorde pour notre condition, Dieu s’est incarné au travers de Jésus Christ dans l’infiniment petit, dans une humble vie humaine, au sein d’un modeste peuple, auprès de quelques brebis égarées.

En symétrie inverse à son absolue royauté, gloire et puissance, Dieu à choisi de prendre forme non comme l’un des grands et forts de ce monde, mais sous la condition d’un tendre agneau soumis, jusqu’à se laisser sacrifier par amour pour les siens.

Jésus, à qui était offert (par le malin) le pouvoir de devenir le souverain de l’ensemble du monde, a choisi l’extrême humilité et modestie d’accomplir en tout point la volonté de son Père, pour l’amour et la gloire de celui-ci. Ce minuscule règne d’à peine trois années terrestres, entouré de quelques fragiles disciples choisis parmi les plus démunis et pêcheurs, cachait nécessairement quelque chose de beaucoup plus grand, grandeur qui s’est effectivement révélée par la suite.

Comme le Seigneur nous l’a confié, le royaume de Dieu est « semblable à un grain de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »  Marc 4.30-32

Nous avons vécu concrètement cette immensité qui se révèle à partir du plus petit, au fil de la lecture de l’Évangile de Saint-Jean, au cours de la dernière année. Souvent quelques mots se sont révélés d’une richesse de sens inépuisable une fois que ces mots ont été semés dans le terreau de nos cœurs.

Les Évangiles contiennent certainement tout ce qui est nécessaire pour que le fidèle soit atteint par la Parole et que fleurisse sa véritable grandeur d’âme et de cœur. Ceci dit, ce qui est relaté dans le texte ne constitue sans doute que la toute petite partie visible de ce qui s’est passé dans tout l’univers lorsque la mort a été vaincue au travers de l’incarnation, de la vie, de la crucifixion, de l’ensevelissement et de la résurrection de Jésus.

De la même façon que les vagues visibles à la surface de la mer cachent des profondeurs océaniques insoupçonnées,

Ce que confirme le disciple que Jésus aimait quand il nous souffle à l’oreille que Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses, et que si on les écrivait une à une le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

Merci Saint-Jean de me rappeler le fait que je ne vois qu’une infime partie de la vérité, et particulièrement à chaque fois que je suis tenté de me faire une idée réductrice de la vie de Jésus.

Nénuphar

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Venez manger

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 21, de 1 à 14

 

Après cela, Jésus se manifesta de nouveau aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Simon-Pierre, Thomas appelé Didyme, Nathanaël, qui était de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres de ses disciples se trouvaient ensemble.
Simon-Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui dirent : « Nous y allons, nous aussi, avec toi. » Ils sortirent donc et montèrent dans la barque; mais ils ne prirent rien cette nuit-là.
Le matin venu, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger? » Ils lui répondirent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il mit son vêtement, car il était nu, et se jeta dans la mer.
Les autres disciples revinrent avec la barque, en tirant le filet plein de poissons; Ils n’étaient pas bien loin de la rive, à deux cents coudées environ.
Une fois descendus à terre, ils virent un feu de braise sur lequel on avait disposé du poisson et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » 
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se déchira pas.
 Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu? » Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche, il prend le pain et le leur donne; il fit de même du poisson.
Ce fut la troisième fois que Jésus se manifesta à ses disciples depuis qu’il avait ressuscité d’entre morts.

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COMMENTAIRES

22-il-est-la

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Sur nos rivages, où le quotidien nous dépose, le Seigneur nous attend aussi au cœur de nos occupations ordinaires.  Il est là.  Lorsque par l’Esprit, notre regard intérieur s’illumine, nous Le reconnaissons dans ces visages étrangers où se cache sa présence.  Encore faut-il consentir, avec confiance, aux passages vers les autres, vers Dieu, vers soi.  Et, oser l’écoute d’une parole de Dieu au creux de nos déceptions.

Fernande

Les disciples savaient que celui qui était devant eux était Jésus. Plusieurs fois dans ma vie j’ai senti comme une vérité, sans le moindre doute que ce qui se passe est telle ou telle chose. C’est magnifique se mettre à l’écoute d’autres choses que d’être à l’écoute de notre mental ou logique!!!

Rosa

 

 » Ils n’étaient pas bien loin de la rive, à deux coudés à peu près.  »  Jésus se tient sur le rivage de ma vie pour me dire, avance, va à la pêche, tout ce que tu attends de la vie est là . Mais Seigneur tu connais mon impatience et mes peurs, le monde c’est comme la mer dans son immensité, son calme, son agitation, pour ne pas dire ses tsunamis, encore faut- il avoir le courage du premier coup de rame, pour la petite barque que je suis. De m’éloigner de la sécurité de la rive et aller côtoyer de gros bateaux qui semblent naviguer dans le bonheur, puisque la pêche leur à été fructueuse, en serais-je capable?  La vague viendrait  frapper ma frêle embarcation comme pour me pousser en eau profonde et me dire : le Seigneur y pourvoira et tu pourras toi aussi allumer le feu.  Mariette, jette ton vieux filet troué par les combats de la vie, jette le encore à droite de ta barque tu seras surprise, il y a encore de bons poissons pour toi. Dans la bible, le poisson symbolise la nourriture, la vie. Père, à ton tour, jette un regard bienveillant sur la petite barque qui essaie de pêcher en haute mer par amour de ton Fils…

Mariette     

 

Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.

Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase m’a toujours laissée sceptique.. Non pas parce qu’ils ont trouvé du poisson à droite. Ça me surprend plutôt comment les apôtres ont tout de suite accepté l’invitation d’un étranger à lancer leur filet à droite de la barque, après toute une nuit de pêche infructueuse ! Est-ce la fatigue? Est-ce culturel?

Peu importe. J’admire tellement cette foi, tel le petit enfant qui obéit, et ose essayer encore et encore, sans rechigner… Croyant au possible, même au-delà de toute logique. Seigneur, donne-moi de plonger les yeux fermés dans l’inconnu. Croyant que tu es présent à chaque tournant, et que oui, même mes filets vides après de durs labeurs ne peuvent rien révéler de la grandeur et de l’ampleur du mystère de ton Amour ! Et merci de me donner de rapporter des filets débordants, et de venir manger avec toi.

Solane

«C’est le Seigneur !» Ce cri, jaillit en plein centre de la nostalgie qui règne parmi les disciples, est proféré par «le disciple que Jésus aimait», Jean, entièrement contenu par le cœur de Jésus. Jean, sentinelle des pieds à la tête, celui qui adore le Seigneur exclusivement et demeure dans l’amour infiniment.
«C’est le Seigneur!» Aussitôt, Pierre, le champion de la nostalgie, se jette à l’eau sans attendre.  Autour de lui sûrement le dormeur s’éveille, le distrait se retourne, le penseur entend……….

Depuis sa résurrection, Jésus ne se fait reconnaître que par ses disciples mais quand il n’est pas là ils sont désœuvrés. Revenus à leur métier de pêcheurs, leur filet demeure vide tant que Jésus ne les conseille pas et ils ne sont rassasiés que par ce qui leur est servi par Lui. Il va falloir que le Seigneur les quitte pour leur envoyer l’autre Paraclet qui les fera œuvrer.

Cette pauvreté qui a été conférée aux disciples n’est-elle pas celle que nous espérons, nous aussi, offrir à la venue du Seigneur ? Qui peut, de lui-même, ne rien retenir pour soi ?

Pierrette

22-venez-manger

Ce qui m’émerveille, c’est que cette troisième et dernière apparition de Jésus aux apôtres dans l’Évangile de Saint-Jean est toute simple. Elle se fait entièrement autour du thème de la nourriture et de l’amour.

Tellement loin des dernières paroles que l’on pourrait s’attendre d’un maître ou guide spirituel à l’égard de ses disciples. On aurait pu croire qu’il leur donnerait quelques conseils, des paroles inspirantes ou encore un dernier rappel de l’essentiel de son enseignement.

Aucunement, dans son autre dimension il se contente seulement de s’enquérir s’ils ont à manger, il leur indique où tendre leur filet et ensuite il les invite à manger. À l’heure de remonter vers le Père, Jésus agit lui-même comme un père débordant d’amour.

Il les appelle « mes enfants », et il leur dit : « Venez manger ».

Tout est accompli, Jésus est devenu lui-même nourriture, pain et vin, et il donne à manger, se donne à manger.

«  Venez manger », tout le monde est invité à la table du Seigneur.

Nénuphar

 22-oh-jesus

Cette scène de la pêche est surprenante. « Le matin venu, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. » Quand le miracle se produisit, le disciple que Jésus aimait a reconnu le Seigneur. Il les a invité à manger et aucun des disciples n’osait lui demander « Qui es-tu? » parce qu’ils savaient que c’était le Seigneur. Ce texte est de toute beauté parce que la certitude des disciples vient de l’intérieur. Oui, il y a eu un miracle pour reconnaître un signe du Seigneur mais c’est du dedans qu’ils ont reconnu le Seigneur. Jésus était bien présent au milieu d’eux. Il ne s’attendait pas à être servi mais prit du pain et du poisson pour les donner à manger. Je veux bien croire que par ce geste Jésus a comblé leur cœur et leur faim par sa présence.

Aujourd’hui encore, Jésus se manifeste dans notre vie. Il est vraiment ressuscité et présent dans notre vie. Les miracles s’opèrent chaque jour et si nous ne sommes pas attentifs et conscients pour les voir nous passons à côté de Jésus sans Le reconnaître et sans entendre sa voix qui nous parle dans le quotidien de nos vies. En faisant la relecture de notre vie nous pouvons voir les empreintes du Seigneur. Jésus continue de se manifester dans notre vie.  Nous pouvons marquer le temps de sa présence et suivre les pas qu’Il a laissés quand Il nous portait dans nos moments de turbulences.

Oh! Jésus, mon amour, merci.
Merci pour ta présence au milieu de nous.
Merci de te révéler dans le quotidien de nos vies.
Rend-nous attentifs aux petits miracles de la vie.
Ne permet pas que nous passions à côté de Toi sans te voir.
Manifeste-toi dans nos communautés de vie et nos assemblées.
Ouvre bien grand nos cœurs, nos oreilles, nos yeux, nos mains
Pour t’accueillir à notre table, dans nos activités et nos corvées.
Allume-nous de l’intérieur pour que nous criions avec joie :
C’est le Seigneur!

Karine

 

Pourquoi les disciples ne reconnaissent-ils pas de façon évidente Jésus ressuscité?

Et même s’ils finissent par savoir que c’est lui à un certain moment, ils ne le reconnaissent pas nécessairement la fois suivante. Ils affirment pourtant que ce n’est pas un fantôme –  même s’il peut apparaître où bon lui semble sans qu’aucun mur ne lui fasse obstacle – et qu’il a un vrai corps qui lui permet de manger et d’être touché.

Qu’est-ce qui a changé en son corps depuis la résurrection?

Lorsque ses proches le reconnaissent, c’est habituellement avec le regard du cœur plutôt qu’avec les yeux de la tête.

Pourquoi est-ce précisément son corps devenu incorruptible qui est maintenant d’apparence inconstante, variable…? Est-ce justement parce qu’il est sorti du règne des apparences?

Avant, son corps défiait déjà les lois naturelles… ou du moins nos limites habituelles, mais il était reconnaissable en tant que Jésus de Nazareth, le fils de Marie et de Joseph… mais là, maintenant, c’est bien lui, et pourtant….

Je n’ai évidemment pas de réponse… mais il y a cependant une évidence :

Jésus ne peut plus être saisi par un regard tout extérieur qui enferme;

il ne peut être reconnu que par un regard qui ouvre sur la vérité qui est au-dedans de nous, au milieu de nous;

pour le voir tel qu’il est, il nous faut faire cet acte de foi qui implique une adhésion directe et totale à sa personne réelle;

son corps glorieux ne peut être enfermé dans une image qui fait appel à une idée ou à la mémoire;

on ne peut le reconnaitre une fois pour toute. C’est à chaque instant qu’il nous faut ouvrir ce regard du cœur qui seul le reconnait.

C’est seulement en Son Royaume qui n’est pas de ce monde – mais au cœur de notre monde – que nous pouvons rencontrer Jésus… à moins bien sûr qu’il le veuille autrement.

Michaël

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Ne sois plus incrédule  

 

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Un nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 20, de 19 à 31

Le soir de ce même jour, le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant  fermées, parce qu’ils craignaient les Juifs, Jésus vint, et se présentant au milieu d’eux, il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Ayant ainsi parlé, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Il leur dit une seconde fois : « La paix soit avec vous ! Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. »
Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit-Saint. 
Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »
Mais Thomas, l’un des douze, appelé Didyme, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint.
Les autres disciples lui dirent donc : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur dit : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, je ne croirai pas ! »
Huit jours après, les disciples étant encore dans le même lieu, et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes étant fermées, et se tenant au milieu d’eux, il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Mets ici ton doigt, et regarde mes mains; approche aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois plus incrédule, mais croyant. »
Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »
Jésus a fait encore en présence de ses disciples beaucoup d’autres signes qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

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COMMENTAIRES

 » Mets ici ton doigt, et regarde mes mains «  Jésus, tes mains ont supporté la douleur de la croix,  libéré nos péchés et accompli l’ultime de l’amour. C’est toute une mission que le Père t’a confié.  Quand on parle de mains je regarde les miennes difformées par l’arthrite et l’orgueil  de les tendre. Lorsque je te reçois dans ma main à l’Eucharistie,  je te parle de la femme que tu as guéri rien qu’en touchant ton vêtement, je te touche, tu es bien là, Jésus j’aimerais  que tu me guérisses. Mais qu’elle pauvreté m’habite. A la suite de cette lecture, je vois le sublime de la croix et ma lâcheté, je réalise  bien que ta patience n’a pas de limite, tu m’attends. « Jésus vint les portes étant fermées «  Père au nom de Jésus, aide- moi à ouvrir ma porte et à reconnaître Celui qui veut entrer, et protège moi des vents qui pourraient la refermer …amen…

Mariette

 

21-transmettre-cet-amour

Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »

Quel cadeau précieux, mais aussi quel mystère, que la foi !! J’aimerais tant pouvoir la transmettre, la propager, au même rythme que les plus grandes épidémies !

Mais comment ? Comment, Seigneur, transmettre cet Amour qui me transporte, cette Espérance qui dépasse tout entendement et toute logique; et cette Lumière, capable de transpercer et d’illuminer toutes ténèbres, même les plus noires?

Notre monde a si soif de Ta Lumière, de Ton Amour, de Ton Espérance !

Merci Seigneur de toujours me donner de chercher et de cultiver ces trésors, et stp donne-moi d’être contagieuse ! Et de toujours être comblée de cette foi qui me sauve!

 Solane

21-joie-de-la-foi

Dorénavant Jésus vient sans crier gare, « comme un voleur ». Il vient tout entier. Là où il vient, il comble ce qui est à combler, creuse ce qui est à creuser, égalise ce qui est à égaliser, différencie ce qui est à différencier. Il dit : « La paix soit avec vous », je vous la donne, donnez-la, et celui qui entend exécute !
Sous son regard ou sous sa voix, l’ombre même de l’illusion, de toute erreur de vue, s’efface.
À celui qui demande à voir et à toucher pour croire, il se montre et se laisse toucher
Pas un de nous n’est démuni du point de jonction avec le Seigneur et Sauveur de tous les mondes.
Laissons la joie de la foi balayer le Seuil du Royaume des cieux, que rien n’entrave les allées et venues de l’Esprit Saint. Qu’il aille à tous les confins, fût-il méconnaissable!

Pierrette

 

Ce qui me touche et qui me parle en lisant cette parole, c’est le fait que c’est avec amour que Jésus nous invite a croire sans voir. J’entends une invitation a activer la confiance et la foi au dela de toute logique. Dans mon univers, c’est quelque chose qui est assez difficile. Mais cette parole est un réconfort pour nous tous qui aimerions avoir la foi et croire au dela de toute logique mais qui sommes surpris au détour par nos pensées cyniques. J’entends la une réponse personnelle a des questionnements ou parfois je me laisse tentée par le démon de vouloir tout comprendre. C’est un démon qui aime me faire croire que je peux tout contenir entre mes deux oreilles, que l’univers se cantonne a cet espace assez réduit finalement, et que c’est seulement lorsque je peux comprendre ou voir, que je peux m’abandonner dans la confiance.
Dans cette parole, j’entends une invitation a m’abandonner en toute confiance a son Regard qui est plus grand que le mien. Mais là ou je vois aussi l’amour, c’est qu’il accepte que Thomas voit et touche ses blessures. Il ne le rejette pas pour son manque de foi, mais plutôt nous invite a croire en Lui.

Mariette-Renée

 

Thomas dit: « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, je ne croirai pas ! »

Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »

Combien des fois dans nos vies nous disons « Oui, je crois en Dieu Toutpuissant » et dès que nous rentrons en panique par des problèmes réels ou virtuels nous oublions le Père et son amour. Nous devenons tellement obsédés par nos problèmes que nous nous sentons même incapables de prier pour lui demander de l’aide. Quand tout revient à la normale, là finalement nous nous sentons capables de prier et communiquer.

Nous sommes comme Thomas, nous disons « si tu m’aides à m’en sortir j’ai la foi en toi, mais pas avant ».

Rosa

 21-communautés

Il y a heureusement des communautés pour nous accueillir et nous réconforter. Des communautés où se réfugier quand la peur d’être seul nous empêche de bien respirer. Des communautés qui ouvrent les bras à celles et ceux du dehors qui viennent frapper, simplement pour partager, célébrer ou pour obtenir de l’aide.

Les disciples sont réunis derrière des portes verrouillées, soudés par la peur plutôt que par la joie d’être ensemble. L’arrivée de Jésus change leur peur en certitude, leur inquiétude en une foi contagieuse. Je suis émue et ravie de découvrir que c’est à ces mêmes disciples hésitants et craintifs que Jésus confie une stupéfiante mission : il les envoie « remettre les péchés »!

Il semble bien que le premier à en bénéficier sera leur condisciple Thomas qui vient les rejoindre. Au lieu de lui reprocher son absence, les disciples transformés disent simplement « nous avons vu le Seigneur », témoignant ainsi de leur saisissante expérience. Thomas aura besoin de voir par lui-même. Jésus ressuscité consent à passer par le chemin du doute de Thomas pour l’aider à devenir un homme de foi. Quel accompagnateur ce Jésus, traversant nos limites et nos résistances sur le chemin qui mène à la confiance, de la confiance en soi à la fraternité, de la fraternité à l’engagement avec Lui.

Heureusement, il y a aussi la communauté qui peut m’aider à décoder mes peurs, à traverser mes moments d’incrédulité, à voir comment le Seigneur nous rejoint et nous associe à sa mission. Encore faut-il trouver ces communautés, et croire que c’est aussi grâce à elles – riches ou pauvres, fades ou attrayantes – que nous trouverons plus facilement le visage du Ressuscité. Car c’est dans une première communauté barricadée dans la peur que « Jésus vint » transformer les craintifs en croyants porteurs d’un message de libération (versets 19 et 26).

Gisèle
La rencontre avec Jésus, le Ressuscité, se fait au niveau individuel et collectif. Jésus est apparu tout d’abord à Marie Madeleine et ensuite aux autres disciples qui étaient tous réunis dans un même lieu où les portes étaient fermées. Les disciples furent remplis de joie en Le voyant.  Jésus leur dit : « La paix soit avec vous. Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Il les envoie en mission avec le secours de l’Esprit-Saint. Une rencontre réelle  avec Jésus, le Ressuscité, conduit à la paix et à la joie.  Jésus confirme à Thomas qui était absent à sa première apparition que même ceux qui ne l’ont pas vu mais qui croient seulement en sa résurrection seront heureux. Les nouveaux Thomas de notre monde moderne sont incrédules et ont besoin de preuve tangible pour croire en la résurrection de Jésus. Ils sont sceptiques parce qu’ils n’ont pas fait une expérience avec Jésus, le ressuscité. Ils ne croient ni en sa Parole ni en sa résurrection parce que l’intelligence du cœur est endormie. Ils sont encore dans le domaine de la matière et ont besoin de voir et de toucher physiquement Jésus comme Thomas. Au fait, ils désirent tout simplement faire l’expérience de la Rencontre pour y croire. Les nouveaux Thomas de notre monde sont souvent incompris mais le Seigneur, Lui, pose un regard miséricordieux et plein d’amour sur ceux qui sont comme Thomas. D’après de nombreux témoignages des incrédules, des athées, ils arrivent eux aussi à un moment de leur histoire de vie à saisir ce mystère par une intervention divine. L’assiduité à lire ou à écouter la Parole de Dieu, une révélation soudaine, un événement vient faire basculer leur fausse conception d’une réalité qu’ils n’avaient pas connue avant. Quand on bascule sur le plan spirituel tout se transforme et nos yeux voient différemment la vie. Jésus prend bien soin de nous malgré nos résistances et nos refus de l’accueillir. Il se fait Présent malgré nous des fois parce qu’Il connait le désir sincère de notre cœur.

À toi, l’incrédule, le nouveau Thomas,
Le Seigneur te regarde et te comprends dans ton incrédulité.
Il veut te rencontrer et te combler de joie.
Laisse-toi regarder par le Christ.
Laisse-toi aimer et crois en sa Parole de Vie.
Le Seigneur frappe à la porte de ton cœur.
Il te fait signe et veut habiter chez toi.
Viens à sa rencontre.
Ouvre-Lui ton cœur et accueille Sa paix.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Pose ton regard d’amour et de miséricorde
Sur tous ceux et celles qui sont incrédules.
Ils veulent eux aussi faire l’expérience de la Rencontre.
Ils veulent Te rencontrer Jésus pour y croire.
Vois le désir de leur cœur qui sont lent à croire et
Manifeste-toi dans leur résistance.
Le monde a besoin de Toi.
Nous avons besoin de Toi dans nos vies.
Viens nous rencontrer dans notre fragilité.
Viens nous surprendre dans notre rationalité.
Fais-nous goûter à Ta paix et
Comble nous de la joie de la Rencontre.

Karine


Ce qui me frappe à la première lecture de ce passage, c’est que Jésus est là, au milieu d’eux, alors que les portes sont fermées.

Quand Jésus était sur terre dans sa dimension humaine, il fallait qu’il entre par la porte pour rejoindre les disciples dans la maison, ainsi il semblait venir de l’extérieur. De la même façon qu’il fallait aux juifs se diriger vers un temple extérieur pour rencontrer Dieu.

Mais depuis que Jésus à vaincu la mort, voilà qu’il apparaît du dedans, à l’intérieur de nous, ainsi qu’au beau milieu de nos rassemblements.

Il ne nous est plus demandé de faire un pèlerinage jusqu’à Jérusalem pour invoquer Dieu. Pour peu qu’on y croie sincèrement il se déplace lui-même et vient nous rejoindre à l’intérieur de nous en Esprit et vérité.

Il suffit de croire, nul besoin de chemin à parcourir, d’étapes à franchir, d’énormes sacrifices à accomplir, de preuves de notre fidélité, de points à accumuler ou de performances spirituelles à évaluer pour mériter d’accéder à la présence de Dieu. Même terrorisés et barricadés par les peurs, il suffit de croire pour que la porte Lui soit ouverte du dedans et qu’Il s’invite en nous, amenant sa paix , et ultimement nous offrant son souffle pour offrir à notre tour sa miséricorde rédemptrice.

Thomas a été en ce sens un merveilleux serviteur de Dieu, envoyé pour nous libérer de notre incrédulité. Il a illustré nos doutes de façon incontournable, en refusant de croire s’il ne voyait pas de ses propres yeux, en refusant de croire s’il ne touchait pas de ses propres mains. Ce qui a permit à Jésus de donner une réponse on ne peut plus claire à tous les doutes et questionnements des générations à venir : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »

Nénuphar

 

Pourquoi « heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru? »

Il est évident que la foi ne s’actualise que sur ce qui n’est ni vu ni connu… mais pourquoi cette foi est-elle si importante?

Est-ce qu’elle entraine une ouverture du cœur par un élan de confiance qui libère de nos méfiances et autres défiances?

Est-ce que l’acte de foi implique une adhésion directe à ce qui n’est ni vu ni connu, actualisant Jésus-Christ vivant et agissant dans l’âme et dans le corps?

Est-ce que la foi authentique ouvre à cet esprit d’enfance sans lequel nul ne peut atteindre le Royaume qui se trouve au milieu de nous?

La foi en un Dieu Vivant porte inévitablement en elle un mystère… car par sa nature même elle transcende toutes limites rationnelles. La providence divine qui en appelle à notre foi nous permet ainsi d’actualiser une force autrement insoupçonnée, puisqu’elle nous ouvre directement à l’Amour Incarné, à sa force de guérison et de réunification qui déplace les montagnes infranchissables, comble les gouffres sans fond, transfigure les corps sans vie…

Mais tout de même… pourquoi est-ce que de voir et vérifier que Jésus est vraiment ressuscité est moins heureux que de croire en Lui sans voir?

La seule réponse explicable qui me vient, c’est que ce qui nous sépare le plus de Dieu est notre propre petit esprit limité qui – lorsque qu’il se replie sur lui-même – ferme la porte à l’Esprit divin. Ce qui peut être vu et vérifié est immédiatement saisi par notre esprit-mental qui se pose en intermédiaire entre l’âme et l’Esprit Saint. Croire ce que l’on voit n’engage pas la foi, c’est plutôt une constatation, même si ce que l’on voit défie les limites de la raison. Tandis que croire Sa Parole sans voir, c’est déjà expérimenter ce qui ne peut être encore vu; c’est connaitre par l’intérieur ce qui n’est pas connu de l’extérieur. La foi ouvre directement à l’Esprit Saint qui se révèle à l’âme sans intermédiaire, sans les doutes et autres limites propres à nos petits esprits dualistes.

L’Acte de Foi adhère inconditionnellement au Saint Esprit qui transcende notre petit esprit… sans pour autant le nier ni le réduire, mais le guérissant plutôt de ses replis.

Michaël

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