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La paix, avec ou sans Dieu?

paix-avec-ou-sans-dieuNotre troisième question: Est-ce que la paix entre les peuples, cultures et religions est-elle possible entre les hommes, sans l’aide de Dieu?

Certains prétendent que ce sont les religions qui engendrent les conflits. Qu’en est-il véritablement? Est-ce la religion en elle-même qui pousse à l’extrémisme ou est-ce l’interprétation qu’en font les hommes?

Comment atteindre cette paix? Quelle est le chemin pour réconcilier les humains entre eux?

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Témoignages et commentaires reçus :

Pour moi, c’est simple, l’amour  véritable – c’est-à-dire autre chose qu’un sentiment personnel plus ou moins éphémère – est impossible à notre nature coupée de Dieu… car c’est Lui seul qui aime chacun de nous, en nous et au travers de nous, de cet amour inconditionnel et transfigurateur… et donc porteur de paix.

Michaël

Il me semble qu’à l’extrême, sans Dieu qui nous rassemble au-delà de nos divisions, sans Dieu qui nous invite à un dépassement de nous-mêmes, il n’y a plus que des individus. C’est ultimement du chacun pour soi, chacun selon son point de vue subjectif. Entre le détournement des appartenances religieuses afin de justifier des intentions belliqueuses et le tous contre tous quand il n’y a plus rien de signifiant pour nous réunir, que nous reste-t-il?

La paix ne vient pas de soi, l’histoire des civilisations tend malheureusement à le prouver.

Sortir l’homme de ses tendances à l’exploitation et à l’abus de pouvoir paraît surhumain.

Et si la paix nous est « surhumaine », qui d’autre que le Créateur pourra nous livrer en surabondance cette surhumanité?

Nénuphar

Je ne vois pas comment quelque chose pourrait se faire sans l’aide de Dieu. Si nous sommes croyants nous savons que Dieu est dans tout et partout, en plus ce serait idiot de ne pas lui demander de l’aide, une aide totalement gratuite!!!

Dieu est notre père ou mère et il est amour inconditionnel. Si nous croyons en lui et dans son amour c’est sur qu’il faut lui demander de l’aide.

Je crois en Dieu et je crois qu’il nous aide même si nous ne lui demandons pas. Je crois vraiment qu’il agit pour notre bien et à long terme même si nous ne comprenons pas maintenant le pourquoi dans le moment même.

Je ne crois plus beaucoup dans l’être humain. Malheureusement, je vois que plus que le temps passe, celui-ci devient de plus en plus égoïste et centré sur lui même. Je ne lui crois pas capable de pouvoir négocier en regardant le bénéfice de l’ensemble planétaire. Donc, je ne vois pas comment la paix pourrait se faire sans l’aide de Dieu.

Rosa

La paix! C’est tellement tout! Et pourtant, on la menace, on la piétine même, pour assouvir nos rêves ou nos désirs… pour le pouvoir ou encore pour faire comme le voisin…

Tellement triste que l’humain doive étirer l’élastique jusqu’à ce que tout éclate, avant de réaliser à quel point cette paix est au coeur de tout.

Elle est le terreau favorable à l’émergence de la Vie!

Et c’est d’abord en chacun de nous que ce trésor est été semé.

Aussi, notre Seigneur Jésus est venu nous l’apporter : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. »

Cette grâce qui nous est accordée est bien fragile ! Il faut l’arroser, la nourrir, la protéger et l’entourer de soins pour qu’elle demeure en soi, et aussi et surtout pour pouvoir la partager.

Or les mille et un engagements, rêves, obligations, soucis, défis et souffrances qui nous sont donné de vivre au quotidien sont autant d’occasions de grandir… et sont aussi trop souvent l’occasion de laisser assombrir cette paix si précieuse qui nous habite.

Et alors, plus je m’agite, plus elle s’évapore, laissant place au stress, angoisse, conflit…

Plus j’essaie de reprendre les choses en main, de maîtriser la situation pour retrouver la paix, c’est comme si en fait je ne faisais qu’alimenter l’agitation…

Comme si la paix, si précieuse, ne pouvait être conditionnée ou enfermée dans une boîte. Ou obtenue par la simple volonté, en criant ciseau.

Comme si elle avait besoin d’être désirée, partagée, entretenue… priée aussi. Surtout.

Comme si on doit inviter notre Seigneur, le grand semeur de paix, à venir la ré-insuffler en nous, en notre humanité.

La paix ne peut exister en dehors de Dieu. Non pas cachée dans les nuages ou enfermée dans ses églises, elle est bel et bien incarnée en son temple vivant : au cœur de l’être humain.

Seigneur, donne-nous de veiller, et de faire grandir cette fragile semence de paix que tu as semée en nous. Fais de moi, fais de nous des artisans de Ta paix.

Solane

La paix sans Dieu est impossible. Seul l’amour divin peut la favoriser. Même avec Dieu, la paix n’est pas pour demain. Ceux qui combattent Dieu peuvent-ils vouloir la paix qui viendrait de Dieu?

Je pense que la paix annoncée par Jésus est une paix intérieure. Il ne s’agirait pas d’une paix dans la société ou entre les nations. Les humains préfèrent être les plus forts qu’être les plus paisibles. La force n’est pas seulement physique. Les catholiques d’un même diocèse n’arrivent même pas à faire la paix entre eux, comment penser que les humains y arriveront ?
Je pense que ceux qui engendrent les conflits sont les différences. Les religions ne constituent qu’une des différences à l’origine d’un conflit. Les religions servent surtout à rendre morale une agression. Je pense que le Coran contient des sourates qui favorisent les conflits. Je ne trouve pas d’équivalents dans le judaïsme ou le christianisme. Je ne connais pas les autres religions. Cette simple opinion ne favorise pas la paix avec ceux qui pensent que j’ai tort. Et si je ne l’exprime pas, je ne serai pas en paix avec moi-même.

La paix intérieure peut être atteinte par notre propre conversion (changer ses pensées). Il suffit de se rapprocher du Créateur, pour ceux qui y croient encore, ou de laisser entrer l’Esprit en soi. Pour réconcilier les humains, il suffit de soumettre nos volontés à la volonté de notre Seigneur. C’est plus facile à dire qu’à faire.

Pour arriver à la paix, il faut peut-être mourir.

Gilles Guibord

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Au cours de chaque Messe nous sommes appelés à nous souhaiter les uns aux autres que la paix « du Christ » soit avec nous. Nous sommes appelés à la recevoir et à la donner dans la joie. Or cette possibilité s’accomplit-elle ? Cette Paix, fille de l’Amour qui règne au sein des personnes divines, trouve-t-elle ma porte d’entrée grande ouverte quand elle s’offre à moi et la porte de sortie également ouverte lorsqu’elle s’élance vers mon prochain ? C’est à chacun de répondre à cette question, sachant que la Paix du Christ ne peut que se donner sans rupture et sans compter.

Elle n’est pas un gâteau dont chacun pourrait prendre sa part, l’emmener chez soi et lui donner une place pour le repos de « ma » tête. Traiter de la sorte la Paix du Christ, c’est la voir refluer vers l’entrée et passer ailleurs, laissant derrière elle une maison condamnée à n’avoir rien à donner. N’ayons donc pas peur de laisser libre passage à la force tranquille de ce fleuve pacifiant. Prêtons une oreille attentive à la Parole qui annonce sa venue, afin qu’elle nous trouve debout sur le seuil au moment où elle surgira à l’horizon.

Pour les croyants en Dieu il y a donc un premier donateur à invoquer pour que sa volonté soit faite comme Il la promet.

Mais pour les croyants en l’absence de toute création voulue, établie avant eux, pour eux, sur quoi et avec quoi peuvent-ils bâtir une œuvre pacifiante?

Qui sera le premier donateur? …?

En fait il m’est impossible de concevoir la possibilité qu’existe une incroyance telle qu’elle  ne cache et ignore une croyance mystérieuse en une vérité transcendante et absolue bien qu’innommée.

Pierrette

De quelle paix s’agit-il? De quel Dieu parlons-nous?

La paix dans l’abondance, dans la prospérité c’est possible, mais est-elle une paix durable? Il existe dans l’être humain un tel désir de croissance et d’accomplissement que la possibilité de posséder toujours davantage peut conduire un individu, un clan, une nation à vouloir s’approprier le bien du voisin. Commencent les tensions, les rivalités, les divisions à l’intérieur du groupe humain. Les luttes peuvent aller jusqu’au mépris de la vie et de la dignité humaine des autres.

Une instance externe ou une autorité supérieure est alors nécessaire pour rétablir la paix dans la justice, par des échanges d’égal à égal. Mais se reconnaître dans la réciprocité, dans une même filiation humaine, implique au moins implicitement que nous venons d’une même Source à l’origine de la vie, une Source qui peut inspirer des comportements favorables à  la paix.

Les sociétés qui privilégient le partage, le bien-vivre, conçoivent le bien commun comme un don du Créateur : ce qu’il a donné gratuitement à tous doit profiter à tous. C’est une vision qui favorise la paix en établissant que tous appartiennent à  une même humanité.

Deux visions du monde

Si des guerres ont eu lieu au nom de la religion, hélas il y en eut, c’était aussi au nom d’une volonté d’hégémonie politique. Elles relèvent d’une vision du monde dite hiérarchique, symbolisée par une échelle : les uns sont meilleurs que les autres, leur culture est plus raffinée que celle d’un autre peuple, leur économie plus performante est due à leur intelligence supérieure, la vie des animaux est moins importante que celle des humains et on peut en disposer à son gré. Même mon credo a plus de valeur que le tien.

Une autre vision du monde représente un cercle où tous les êtres sont distincts mais interdépendants. Tous ont droit au chapitre, et tous ont la responsabilité de participer au bien commun. Nul n’est supérieur aux autres, nul n’est exclu. Les cercles de guérison, de résolution de conflits contribuent à sortir des impasses au nom de valeurs reconnues par une majorité. En ce sens des biblistes décrivent les disciples de Jésus de Nazareth comme une communauté de disciples égaux réunis autour d’une table ronde, où nul ne peut revendiquer la première place.

Pour le dire brièvement, il me semble que la paix est davantage réalisable lorsque nous nous reconnaissons égaux devant Dieu. Il est alors possible d’établir des règles communes. Autrement, la tentation de s’autoproclamer Dieu et de commander en maître peut resurgir à tout moment dans l’histoire humaine, comme on le voit en ce moment avec des individus qui fomentent des actes de destruction d’autres humains. Comme si, à diverses époques, nous devions redécouvrir l’existence du Mal et du Malin.

En 1963, le bon pape Jean XXIII a publié une encyclique sur la paix alors que le monde divisé en deux blocs vivait la « guerre froide ». Il a misé sur l’aspiration à la paix profondément inscrite dans le cœur humain pour affirmer que la guerre n’est plus un moyen de résoudre des conflits. Il préconisait le dialogue institutionnel en créant des instances de coopération internationale. Plus important encore, il affirmait que « le fondement de toute société bien ordonnée et féconde, c’est le principe que tout être humain est une personne… » (Pacem in terris, no 9).

La personne humaine est sacrée. Jésus de Nazareth nous l’a révélé, lui qui était en relation unique avec le Dieu qu’il appelait Père, père miséricordieux. Il est permis de penser qu’en suivant son exemple, en entrant en relation avec ce Dieu, l’amour l’emportera sur la guerre, et la domination fera place au service mutuel désintéressé.

Gisèle

L’humanité au cœur blessé a beaucoup évolué dans le temps. Dans ma culture, j’ai appris que les premiers habitants vivaient en paix et heureux avec la nature et entre eux. Puis est venue la colonisation avec Christophe Colomb. Dans la Bible, Dieu a toujours exhorté son peuple à faire la paix. Caïn a tué Abel par jalousie et Dieu lui avait demandé : « où est ton frère? » Les dix commandements, les dix paroles de Vie nous sont données comme un guide pour  arriver à faire la paix entre nous. Dans la nouvelle alliance, Jésus nous a montré le chemin le plus efficace pour y arriver. Il disait à Nicodème qu’il fallait naître de nouveau, naître d’eau et d’esprit pour voir le royaume de Dieu. Voir le royaume de Dieu, goûter à l’amour de Dieu, adorer Dieu de tout son cœur et de toute son âme pour aimer son prochain est une grâce à demander. Cette nouvelle naissance, ce réveil spirituel dont parle Jésus est à la portée de tous puisqu’Il nous a promis l’Esprit-Saint pour guider nos vies et Il nous a laissé sa paix. Une paix que le monde ne peut donner. Faire la paix entre nous est un chemin de croissance spirituelle et humaine qui commence par chacun, chacune de nous avec la grâce de notre Seigneur.

La notion de paix est bien plus que l’absence de guerre entre les peuples, les cultures et les religions. Nous pouvons constater beaucoup de violence dans les relations interpersonnelles. La violence de nos jours est banalisée dans les relations familiales, dans les relations socio-économique, culturelle et religieuse. Elle est aussi banalisée dans les gestes d’intimidations à l’école et envers tout ce qui est différent, dans le langage vulgaire,  dans les  dialogues dénigrants, dans les rapports sexuels, dans les films et jeux vidéo très violents, les publicités à la télévision etc.  Pour faire face à cette montée de violence sur cette terre, nous devons interpeller toutes les instances responsables et aussi nous interpeller entre nous. La paix est un chemin, un processus intérieur qui favorisera des lois et des politiques qui entretiennent la paix et l’harmonie sociale entre les peuples, les cultures et les religions. Il nous faut faire la paix avec soi-même, avec Dieu et avec les autres pour que la paix soit bien réelle dans nos sociétés.

La paix avec soi 

La paix commence d’abord par soi. Le chemin pour y arriver c’est faire la paix avec son passé familial, culturel et religieux. Nous portons tous un bagage familial, culturel et religieux qui nous a écorchés et qu’il  faudrait déposer pour continuer sur le chemin de la fraternité avec un cœur léger. Quel héritage voulons-nous laisser à nos générations futures? Il nous faut faire un grand ménage intérieur pour liquider cette violence intérieure qui nous coupe du divin, de la fraternité et de la nature. Apprenons à nos enfants à cultiver la paix et chercher le bien commun. Commençons par un simple désir de vouloir la paix et disons le mantra : joie, paix, amour jusqu’à qu’il devienne une réalité dans nos vies.

La paix avec Dieu

Ne pas reconnaître le divin en soi et dans la nature, c’est vivre sa vie de son propre chef sans accueillir cette force intérieure qui nous pousse à communier à ce qu’il y a de plus grand que nous, l’univers visible et invisible. Reconnaître et accepter que nous faisons partie d’un TOUT est déjà une intégration de cette paix et de cette harmonie qui se déploie dans la nature. Faire la paix avec Dieu, c’est entrer en relation avec le cosmos et reconnaître le divin en chacun, chacune de nous. Faire la paix avec Dieu, c’est être en révérence à la création que Dieu nous appelle à garder dans toute sa splendeur pour les générations futures. Faire la paix avec Dieu c’est vouloir communier à sa paix, sa joie et son amour pour Le voir et l’honorer en chacun, chacune de nous. En disant au Seigneur « que ta volonté soit faite », nous Lui laissons toute la place pour diriger nos vies et nous conduire sur le chemin de la fraternité malgré nos différences.

La paix avec les autres

Faire la paix avec les autres c’est honorer le divin en chacun, chacune. Le chemin de paix intérieur nous conduit vers les autres avec une énergie de paix. L’amour ne fait de tort à personne. Si je suis dans l’amour, il n’y a plus de place pour que mes pulsions de mort prennent le dessus. Le chemin pour arriver à cette paix intérieure n’est autre qu’une grâce à demander. Le réveil spirituel nous entraîne dans l’amour cosmique et une liberté intérieure. L’autre n’est plus une menace à notre existence ou à notre réussite mais il est un frère à aimer. Il est à aimer non parce qu’il le mérite à cause de ses œuvres mais tout simplement poussé par l’esprit du Christ nous l’embrassons comme Lui avec ses qualités et ses limites. Notre nouvelle naissance dans le Christ nous fait voir la vie non pas à partir de notre logique humaine mais avec la logique du Christ qui nous conduit vers la gratuité. La création devient alors l’expression de l’extravagance de l’amour.  Rempli de cet amour incommensurable, rempli de cette abondance de VIE nous sommes propulsés  vers les autres non pas parce qu’ils nous apportent quelque chose qui comble nos besoins égoïstes mais plutôt débordant de paix et d’amour  nous entrons dans une dynamique de rencontre  qui nous fait voir le divin se révéler sous ses multiples facettes. Si nous allons vers les autres que  par intérêt égoïstes il n’y a pas de rencontre vraie mais plutôt un échange de service utilitaire. Soyons conscients de nos motivations intérieures quand nous allons vers les autres. Recherchons  le visage de Dieu en allant vers les autres et laissons Dieu nous rencontrer dans le quotidien de nos vies en toute simplicité. Changeons nos regards et voyons plus loin que notre enveloppe corporel et notre bagage socio-économique, culturel et religieux.  Demandons la grâce du pardon. Là où il y a l’offense disons comme Jésus : « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Sur le plan social et économique, les gouvernements ont un rôle à jouer pour créer l’harmonie entre son peuple et les peuples. La paix sociale, la justice sociale se construisent à travers les actions des gouvernements pour bâtir une société juste et équitable. Quand c’est la loi du plus fort ou la loi de la jungle qui prime alors on s’autodétruit comme société et comme peuple de la terre. Quand les hommes et les femmes appelés à gouverner ne sont pas nés de nouveau, ils embrassent la logique de l’exploitation, de domination qui déshumanise l’être humain.

Sur le plan culturel, quand chaque groupe se voit supérieur ou inférieur à l’autre nous constatons aussi une déshumanisation d’un groupe par un autre puisque l’effet miroir nous montre notre laideur, la bête en nous que nous voulons détruire, rabaisser et humilier. La haine de l’autre nous dit le degré de notre souffrance, de notre déshumanisation.

Sur le plan religieux, notre image de Dieu nous dit si nous adorons un Dieu Amour ou un Dieu vengeur, guerrier. Nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu dans le don de l’Amour. Les blessures de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte nous conduisent à une fausse conception de Dieu. Si nos leaders religieux ne sont pas nés de nouveaux ils nous renvoient l’image d’un faux Dieu qui ne nous ouvre pas à l’Amour mais à la division, à la  peur, à la vengeance et la haine. Nous sommes tous pécheurs et si l’un de nos membres nous entraîne dans une fausse conception de Dieu, notre âme se voit atrophié par la haine. Sous l’emprise de la chair, la communauté ne fait que transmettre de génération en génération l’image d’un Dieu punitif, vengeur et guerrier. La vérité nous rendra libre dit Jésus, d’où l’urgence de nous mettre à son école pour Le laisser nous transformer à son image et à sa ressemblance. La rencontre de notre Seigneur, Jésus, est la porte de sortie d’une spirale de violence intérieure. Si la religion nous divise et est porteur de malheur c’est qu’elle est sous l’emprise de la chair. Sous l’emprise de l’Esprit, la religion nous donne des ailes de liberté, de fraternité, de justice et de paix. Sous l’emprise de l’Esprit nous sommes tous des frères qui cherchons le bien commun, le bien-être de la communauté dans un esprit de compassion et de service.

Voici venir des jours meilleurs où chacun, chacune prend conscience que  la paix commence par soi-même dans nos relations de tous les jours. Si je suis dans un rapport de dominant-dominé la paix n’est pas possible. Quand je m’intéresse à toi en terme marchand i-e du donnant-donnant la paix n’est pas possible. Quand je vais vers l’autre parce qu’il sert mes intérêts, la paix n’est pas possible. Quand l’autre devient une menace à notre survie, la paix n’est pas possible. Tout est dans le regard que je pose sur l’autre. Quand j’accuse toujours l’autre pour mon malheur, la paix n’est pas possible. La paix devient une réalité quand le voile tombe de nos yeux pour ne voir la beauté du monde et la richesse de notre diversité. La paix devient une réalité quand on voit les multiples facettes du visage de Dieu à travers le monde. La vraie paix est synonyme de joie et de liberté intérieure. Qui connaît la paix recherche la communion fraternelle et universelle.

La Paix où es-tu?

Je cherche la paix sur ton visage mon frère.
Je cherche le visage du Seigneur sur cette terre.
Qui me montrera le visage du Seigneur?

Sainte paix, en nos cœurs descend.
Fais-nous entrer dans le silence qui pacifie notre âme.
Enveloppe-nous de ta fragrance de paix.

Paix, sainte paix, toi qui donne la vie,
Rassemble-nous dans la diversité.
Désarme-nous de notre suffisance et
Fortifie-nous dans la fraternité.

Sainte paix, fais-nous un clin d’œil de charité.
Vois, mon frère, vois ma sœur,
La paix nous fait signe.
Regarde-moi mon frère, regarde-moi ma sœur
Pour que je puise la paix dans ton regard.

Paix, sainte paix, ouvre nos lèvres
Pour que nous puissions donner Vie à l’univers.
Paix à toi mon frère, paix à toi ma sœur.
Que la paix nous unisse à jamais pour le bien commun.

Sainte paix, ravive la flamme de nos mains
Propulse-nous vers les autres avec un cœur sans frontières.
Aide-nous à partager nos dons et nos ressources
Pour que tu  puisses habiter dans nos cœurs et nos maisons.

Dieu de la Paix, donne-nous ta paix.
Extirpe de nos cœurs toute forme de violence.
Donne-nous le regard qui invite à la paix et
À la communion des cœurs sur la planète entière.

Dieu de l’Amour, transfigure-nous par ton amour.
Saisi-nous de cet amour qui nous rend tous frères.
Fais-nous vibrer au rythme de ton cœur pour que
Nous puissions aimer comme Toi.

Dieu de la joie, transporte-nous dans ton royaume.
Fais tomber le voile qui obstrue ton visage de lumière.
Danse avec nous la valse de la liberté intérieure
Pour que nous puissions entraîner le monde
Dans une symphonie de joie intérieure.

Dieu de la paix, Dieu d’Amour et de joie,
Faites tomber une pluie de bénédictions sur
Notre planète Terre afin que nos pas
Nous conduisent vers le chemin de Ta Paix.

Karine 

 

Cheminer avec ou sans Jésus

avec-ou-sans-jesus..Voici la deuxième question :

« Quelle est la différence entre cheminer avec Jésus et accomplir son parcours de vie sans Jésus? »

Parcourez-vous votre chemin de vie en relation avec Jésus? Est-ce que la présence du Christ joue un rôle important dans vos orientations de vie? Ou au contraire vous-considérez-vous seul sur ce parcours, ne dépendant avant tout que de vous-même? En quoi est-ce que vivre avec ou sans Jésus est différent?

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Témoignages et commentaires

Si cheminer avec Jésus était de mettre un visage humain sur l’AMOUR.
AMOUR rencontré au fond de moi, en chaque personne, en chaque événement.

Accomplir mon parcours de vie sans Jésus…. serait de ne jamais savoir combien j’ai du prix et de quel amour je suis aimée.

Fernande

Je chemine avec Jésus. Apprendre à vivre, c’est comme apprendre un métier. Il est plus facile de le faire en faisant confiance à un maître. Jésus est mon maître (et mon ami). Et ça dure toute la vie.

Gilles Guibord

 

Est-ce que la présence du Christ joue un rôle important dans mes orientations de vie?

Oui: je crois au Ressuscité et cela change ma perspective de vie terrestre à petite comme à grande échelle. Il est vraiment vivant, Il a souffert, Il a traversé la mort et Il est au milieu de « nous » son peuple, tout comme Il est dans mon cœur: il est ma Lumière, Il est mon Guide, Il ouvre mon cœur et mes chemins! Il m’est Sens, Visage, Passage et son Esprit m’accompagne, me « déplace », m’ouvre aux autres, m’accorde discernement et apaisement.

Marie-Hélène

Bravo pour votre site où la Parole est partagée chaque semaine comme d’un bon pain qui fait vivre. Je vous partage le billet de mon blogue d’hier qui renvoie à une entrevue faite en France pour RCF sur mon livre Jésus raconté par ses proches. Je réponds à votre question durant l’émission.

Jacques Gauthier

Je ne me vois pas essayer de vivre sans Jésus, pour moi cet homme a connu toutes les situations possibles que la vie nous offre, donc je peux m’appuyer sur Lui dans mes moments de souffrances. Il écoute mes doléances avec respect, n’a t’il pas dit « demandez et vous recevrez »? J’aimerais être à la hauteur d’un enfant dans mes remerciements, et l’amour qu’Il attend de moi. J’essaie  de découvrir par la lecture de sa Parole des filons de sa grande miséricorde envers ma faiblesse humaine…

Mariette

La différence est grande :
Soit je m’avance vers la Mort,
Soit je m’avance vers la Vie.

La différence est radicale. Sans Jésus, Verbe incarné, je suis un paralytique au milieu d’un ensemble chaotique de peurs qui cherchent à éviter toute confrontation, et de désirs qui demandent satisfaction. « Je », n’a aucune autorité sur ces personnages qui, la plus part du temps, sont immergés dans le brouillard. Sans Jésus c’est donc eux qui mènent la barque au gré de leurs fantaisies.

Aussitôt que Jésus « habite » la maison, le silence s’impose et les oreilles cherchent à entendre. Le peureux se met à faire ce qu’il ne voulait pas faire et  l’affamé  se nourrit à l’auge qu’il croyait vide. La joie et la louange montent sur toutes les lèvres, les bras s’ouvrent, les pieds s’acheminent, les âmes s’animent, les cœurs se découvrent, les fruits sont innombrables. Qui voudrait les compter, les mettre en boite, en faire son trésor, perdrait la Vie.

Au passage du souffle chacun fait le pas qui lui est propre. Les masques tombent comme feuilles d’automne et le nu Visage se révèle.

Tout ceci :
Avec le temps, ou dans un éclair.

Pierrette

Je ne sais trop si j’arrive vraiment à cheminer avec Jésus dans ma vie au quotidien…

Je suis croyante et pratiquante. Je prie beaucoup Marie, certains saints et aussi de mes proches qui sont décédés. J’ai comme toute une communauté de saints que je prie et que je sais à mes côtés, au fil des jours.

Pour moi, il est clair que vivre avec cette communauté de saints (tous issus et intimement liés à Jésus) rythme mon quotidien, donne sens à ma vie !

J’aimerais tant être à tout moment imprégnée de leur présence pour reconnaître en chaque personne que je croise la présence de Dieu, et de Jésus… Et leur demander de m’aider à voir avec leurs lunettes chaque événement qui me fait réagir.

Et, ça me reviens: lors de périodes d’anxiété et d’angoisse ou de détresse, mon ultime recours est la prière du cœur. Ou même simplement invoquer le nom de Jésus, lentement, à répétition. Le laisser résonner en moi. C’est pour moi LE remède assuré qui m’apporte la paix.

Écrire ces lignes me fait réaliser que j’aimerais croire et sentir plus la présence du Christ au cœur des tempêtes, des brouillards, des tunnels et aussi des éclaircies que je traverse.

J’ai toujours ressenti un malaise avec le nom Jésus. Comme s’il avait tant été traîné dans la boue qu’il avait une connotation dangereuse, et que tous ceux qui y étaient associés d’une manière ou d’une autre seraient pointés du doigt et/ou exclus, ou jugés…

Un peu comme aujourd’hui, aux lendemains des attentats de Paris: la peur monte et tout de suite, on associe tout ce qui est différent et vient d’ailleurs (surtout de pays non occidentaux) au radicalisme religieux, qui aujourd’hui se réclame de l’Islam…

Seigneur, stp donne-nous de sortir de la peur et d’oser affirmer et offrir ton Amour qui transforme tout ! Amen.

Solane

Pour moi, vivre avec Jésus m’a fait passer d’un Dieu impersonnel, lointain bien que tout puissant, où l’être humain n’a pour ainsi dire pas de libre arbitre – autre que celui d’être en adhérence ou non avec la volonté divine – à un Dieu Trinitaire où l’Amour devient une réalité tangible qui, au travers du corps du Fils, inclut chaque être humain dans une rencontre libre et personnelle.

Sans Jésus, je vivais dans un monde théorique, désincarné, plein de belles philosophies spirituelles qui ne changent pas le monde… ni la personne qui au pire tourne indéfiniment sur elle-même et au meilleur retourne dans le sein du Dieu Unique, réalisant la divinité dans une sorte d’extinction, sans réaliser l’humanité… ni chacun de ses membres.

Grâce à Jésus, je suis sorti d’un état de division mêlée de fusion et de confusion pour entrer dans un Corps dont les membres sont, par Lui avec Lui et en Lui, non séparés bien que non confondus.

Étonnamment, je suis plus libre maintenant en étant intégré par grâce en Son Corps que dans ce temps où j’étais comme un sarment libre de la vigne.

Ce qui veut aussi dire que je reste malheureusement libre de me débrancher sans cesse de Sa Vigne, souvent presque malgré moi lorsque je mets quelque chose ou quelqu’un entre Lui et moi… ou alors parce que j’oublie d’actualiser Son Amour en nous, en pratique et en vérité. Dans ces moments de séparation, je me retrouve comme une âme en peine, blessé en mon corps qui ne circule plus de Sa Vie, qui ne respire plus de Son Souffle.

Pour des yeux extérieurs, ma vie ne semble sans doute pas très différente quand je suis avec Jésus ou sans Lui, car je reste avec mes doutes et mes faiblesses. Je suis la même personne et pourtant…

Michaël

Pour avoir expérimenté les deux, ou plutôt les trois, cheminer sans Dieu, ensuite avec un Dieu impersonnel, et puis avec Jésus, je dirais que oui, il y a une différence substantielle.

Cheminer avec Jésus, c’est en tout premier ne pas être seul dans son parcours de vie, quelque soient les circonstances. C’est comme avoir un père, une mère, un très cher ami qui nous tient la main fidèlement, et ce même si parfois nous sommes nous-mêmes infidèles.

Sauf que cette présence n’est pas visible par les sens extérieurs, puisqu’elle vient nous habiter d’abord et avant tout à l’intérieur de nous-mêmes.

C’est quelque chose de tellement incompréhensible pour qui ne le vit pas, que la personne qui a la conviction de n’avoir que sa raison pour seule compagne de vie, s’imagine que le croyant ne peut qu’être victime de croyances erronées et de son autosuggestion.

L’écart de vison est considérable entre la personne qui s’organise sans Jésus, ou sans Dieu, et celle qui chemine avec.

Sans Jésus, tout est ramené à des perceptions individuelles selon lesquelles ce qui est rencontré sur le chemin nous apparait comme étant favorable ou défavorable à notre propre bien-être. Autrement dit, tout est pris personnellement, puisqu’il n’y a rien d’autre que notre propre personne. Si l’on concède à l’autre une certaine importance dans notre vie, le point central ultime n’en demeure pas moins le moi, dominé par ses peurs et ses désirs, dirigé par ses mécanismes de défense et stratégies d’obtention.

Avec Jésus, la personne qui chemine fait progressivement de la place à une autre raison d’être que la sienne, elle apprend à se désidentifier de sa propre personne pour embrasser quelque chose de plus large, plus donnant et aimant. Ainsi les circonstances de vie sont perçues tout à fait différemment. Ce qui aurait pu apparaître comme un obstacle négatif à celui qui marche sans Jésus, une sorte de malchance dont il est victime, s’avère au contraire pour l’accompagné une occasion de se dépasser, de croître, de renoncer à lui-même et de s’offrir à un amour plus grand que le sien.

Un changement de perspective considérable. Avec Jésus, qui a lui-même pris corps et revêtu notre condition, cet appel à la conversion prend des proportions humaines, aimantes  et miséricordieuses, à l’échelle de nos faiblesses et égarements.

Nénuphar

Je suis née dans une culture de foi catholique. Baignée dans la lumière de mon baptême, j’ai appris à aimer Dieu et chanter ses louanges. Toute ma vie j’ai rencontré des témoins de l’Évangile qui m’ont annoncé ce qu’ils ont vu et entendu de ce Dieu d’amour qui nous aime tant. Comme un enfant, j’ai appris à lire les Écritures et à écouter ce qu’avait à me dire les professeurs de catéchèse sur Jésus de Nazareth. Dieu, nul ne l’a jamais vu. Il s’est révélé en la personne de Jésus. Jésus nous a fait connaître Dieu, son Père, notre père. Encouragé à vivre les sacrements et pratiquer les rituels de l’Église, j’ai pris goût à la prière personnelle et communautaire. Ma première expérience avec Dieu en intimité fut  dans ma prière personnelle et ce dès mon enfance. Je me rappelle encore cette nuit où j’ai prié le Seigneur et avoir eu la certitude qu’Il existait vraiment et qu’Il était Présent avec moi puisque ma prière a porté fruit cette nuit-là. Les années ont passé et ma relation à Dieu n’a jamais cessé de grandir. Pourtant, j’avais toujours un grand désir de rencontrer Jésus, d’être plus intime à Lui.  Ma soif de Le rencontrer  personnellement, intimement a été exaucée. Dieu m’a fait grâce de rencontrer son fils Jésus. Oh quel bonheur! J’ai goûté à son amour infini qui a transformé ma vie. Je suis née de nouveau  et sa présence reste bien réelle dans ma vie.  Il m’a rendu la vue spirituelle. Désormais, le  Dieu Père, Fils et Esprit n’est plus emprisonné dans  mon intellect  mais Il est bien vivant au-dedans de moi et de tous ses enfants. Sa présence se fait sentir dans les personnes qu’Il a mises sur mon chemin, dans la nature, dans les Écritures et dans tout l’univers visible et  invisible. En communion avec sa création, je me sens en relation avec tout le créé qui fait de nous des frères et sœurs. Je remercie les témoins de l’Évangile, des hommes et des femmes de Foi qui m’ont transmis l’héritage de la Foi. Le Seigneur m’a fait grâce de Le rencontrer pour que je devienne à mon tour un témoin de son Évangile de paix, d’amour et de joie.

Cheminer avec Jésus…oh quel bonheur!

 Cheminer avec Jésus, c’est de  s’ouvrir à la vie avec un sourire matinale.

…C’est recevoir en héritage la Foi de ses apôtres, de ses disciples et de son Église.

…C’est croire qu’Il est vraiment ressuscité, bien vivant au milieu de nous.

…C’est Lui ouvrir son cœur pour qu’Il puisse se révéler et nous révéler à nous-même.

…C’est de se laisser conduire dans nos chemins ténébreux à la lumière de sa Parole.

…C’est de lui faire confiance et d’avoir la foi qu’Il sera toujours présent à nos côtés.

…C’est de  se mettre à son école pour faire l’expérience de l’Amour.

…C’est de Lui faire part de nos doutes, nos incertitudes et nos résistances.

…C’est recevoir la grâce de sa miséricorde pour nos manquements à l’amour.

…C’est prendre un rendez-vous amoureux au quotidien pour s’abreuver d’amour.

…C’est prendre le temps de se renouveler tous les jours dans son amour.

…C’est de dire OUI à la Vie comme elle se déploie malgré nos incompréhensions.

…C’est de se laisser séduire par sa Parole et pétrir par son amour.

…C’est entrer dans le silence de son cœur pour n’en sortir jamais.

…C’est de  se laisser toucher avec amour pour une guérison intérieure.

…C’est rester à  son écoute pour vibrer au rythme de son cœur.

…C’est vivre l’instant présent pour goûter sa présence aimante.

…C’est croiser son regard d’amour et se sentir comblé à jamais.

…C’est prendre le temps de lui dire à tout instant « je t’aime Jésus et merci. »

…C’est poser un regard sur la croix pour lui remettre nos souffrances.

…C’est Le voir à l’horizon dans le visage d’un mal aimé et donner son pardon.

…C’est prendre conscience d’avoir blessé son frère et lui demander son pardon.

…C’est Le reconnaître dans un visage défiguré par la souffrance et lui tendre la main.

…C’est de revêtir l’habit de service en toute humilité.

…C’est de  s’enraciner dans son amour pour mieux servir et aimer.

…C’est habiller le pauvre d’un regard compatissant pour retrouver son frère perdu.

…C’est avoir un regard tout neuf qui s’émerveille par tant de beauté.

…C’est danser de joie et chanter ses merveilles.

…C’est ressusciter avec Lui avec un corps éveillé par son Amour.

…C’est de s’identifier à Lui en renonçant à soi-même pour marcher à sa suite.

…C’est vivre pour  Lui, en Lui et par Lui pour la plus grande de Dieu.

…C’est faire sa volonté pour connaître une plus grande liberté intérieure.

…C’est de demeurer dans son amour pour aimer comme Il nous a aimés.

…C’est l’adorer en Esprit et en Vérité.

 

Ô, Jésus, quel bonheur de marcher avec toi.

Quel bonheur de suivre tes pas lumineux.

Quel bonheur de se sentir comblé et aimé.

Quel bonheur de goûter à ta paix et ta joie.

Ô, mon doux Jésus, tu es Celui que mon cœur aime.

Tu parles à mon cœur pour me rendre semblable à toi.

Ta Parole de Vie me libère et me donne Vie en abondance.

Oh qu’il est bon de se laisser aimer sans mesure et en toute liberté.

Merci Jésus de  révéler ton Amour  à l’humanité.

Merci de te révéler à moi. Merci de pardonner mes manquements à l’amour.

Fais que je sois docile à ta Parole et dirige mes pas.

Fais de moi Seigneur, un témoin de ton Évangile de paix, de joie et d’amour.

Karine

Vivre avec ou « sans » Dieu

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En attendant les prochains extraits des Évangiles à commenter, nous vous invitons à partager votre témoignage de foi sur quelques questions incontournables pour qui s’apprête à cheminer…

Notre première question est : C’est quoi la différence entre vivre avec Dieu et vivre « sans » Dieu?

Partagez ce qui pour vous fait la différence entre vivre en relation avec Dieu, et ce que serait la vie « sans » Dieu, en se considérant comme des accidents de la nature et en faisant semblant que le Créateur n’existe pas.

VOS RÉPONSES

Merci à toutes les personnes qui ont répondu avec sincérité à notre question!

 

Ma réponse, toute simple:
Je suis parce qu’IL EST.

Eve de Lamirande

Sans Dieu vous ne pouvez qu’en arriver au désespoir… Question de temps…

A. Lacroix

Vivre avec Dieu, c’est d’essayer de mettre ma volonté en phase avec la Volonté de Notre Père. Vivre sans Dieu, c’est de refuser de mettre ma volonté en phase avec la Sienne.

Gilles

Quelle tristesse que de ne vivre que pour soi-même, d’être sorti du néant, de ne voir qu’à son propre bien-être et de retourner au néant. Quelle aberration!

Jean


 Impossible pour moi de vivre sans Dieu… il est indispensable à ma vie…!!!

Domenico

Dieu a toujours fait partie de ma vie depuis que je suis toute petite. Je suis incapable de penser vivre sans lui, car à toute heure du jour ou de la nuit, je l’appelle. Il fait partie de ma vie.

Johanne Goulet

Seul Dieu donne de la consistance à notre vie qu’on en ait conscience ou pas.
Nos joies, nos peines en relation avec Dieu qui est notre équilibre. Ce sont les rapports humains qui font l’essence de l’homme. Notre guide de conduite nous l’avons, essayons de l’appliquer au quotidien pour une belle humanité et un bel avenir solidaire où chacun aurait son espace de vie.

Pascale 

Vivre avec Dieu,c’est vivre dans la confiance
qu’un AMOUR me précède, m’accompagne et m’attend.
Vivre sans Dieu, je ne peux me l’imaginer.

Fernande

Vivre avec Dieu quand il n’y a rien de l’extérieur qui vient perturber les projets , donne une relation des plus extraordinaires, ça coule comme sur de l’huile, probablement celle dont on m’a croisé  le front lors de mon baptême et confirmation dans l’espérance de me renforcer dans les moments difficiles, mais aussi dans les moments de grâce. Je sais que parfois je le sens loin et c’est ce qui m’attriste, mais jamais assez pour vivre sans Lui,  ou du moins je l’espère.  C’est ce que je peux témoigner de cette liberté qui m’habite…

Mariette

Pour moi, la vie sans Dieu est de la survie. L’existence n’a pas de sens, comme si la vie était en noir et blanc…

La souffrance, ou tout sentiment peut dans ce cas prendre une telle ampleur, et faire naître colère, incompréhension, peur, désespoir… et je me sens bien seule au coeur d’un monde bien malade.

Alors qu’avec Dieu, la vie reprend ses couleurs.

Il est très rassurant d’avoir la foi. Ce cadeau remplit d’espoir, de chaleur.

Et combien plus grande est cette grâce de vivre avec Dieu au quotidien: la vie est riche et abondante, et colorée!

Comme si s’ouvrait tout un monde d’Amour, de sensibilité, d’empathie, une pluie de grâces: voir à quel point Dieu nous aime et ne nous laisse jamais seul (quelque soit le ressenti)

Mais comment m’abandonner à mon Seigneur en tout temps? Comment ne pas oublier de vivre avec lui?

Seigneur, comment toujours penser que je veux te laisser toute la place pour que tu agisses à travers tout mon être, aussi poqué soit-il?

Stp Seigneur, guide-moi.

Amen

Solane

Ce qui me semble faire la différence entre vivre avec Dieu ou sans Dieu est une question de sens à la vie, à ce qui se passe dans le monde, à la prise en charge que toute personne humaine doit assumer.

Quel est le Dieu qui m’habite, qui m’incite à prendre soin, à m’engager, à célébrer? Quel est le Dieu de ceux et celles que je côtoie, avec qui je travaille au mieux-être des personnes, qui souvent m’impressionnent par leur compassion et leur humanité sans nécessairement être de la même tradition religieuse que moi.

Pour ma part, vivre avec Dieu, le Dieu de Jésus-Christ, est une grâce reçue gratuitement au début de ma vie, une grâce offerte au fil des jours. Elle me permet de donner sens à ma vie, au vivre ensemble, à m’engager,  à vivre les valeurs de l’Évangile avec humilité et réalisme. «Ma grâce te suffit; ma puissance donnera toute sa mesure dans la faiblesse.» 2Cor12,9;

Lorette

Vivre sans Dieu c’est être orphelin, dé-généré, privé de principe directeur, privé d’adhésion absolue, de confiance, privé de la pauvreté selon les Béatitudes. C’est vivre comme un « Je » sans « Tu ».

Vivre avec Dieu c’est être ré-généré, c’est vivre dans une confiance absolue : rien ne peut arriver sans porter avec soi un révélateur de la surabndance divine qui fait face à la faiblesse ou pauvreté humaine. C’est ne plus distinguer vérité et amour, paix, enfants de la vigilance.

Pierrette

 …
La différence est énorme pour moi. VIVRE AVEC DIEU c’est m’assurer d’être guidée par son Esprit Saint sur le Chemin de Vérité, de Vie et d’Amour, tel qu’écrit dans l’évangile. Vivre ave Dieu c’est accepter qu’il entre dans mon cœur profond, qu’Il y fasse sa demeure permanente, qu’il commence avec l’Esprit Saint à transformer mon regard sur l’autre et sur moi, qu’il libère et guérisse en moi tout ce qui fait obstacle à son Amour. Vivre avec Dieu, c’est recevoir ses grâces et ses bénédictions en abondance, qui transforment ma vie et font de moi une meilleure personne, une meilleure personne pour mon prochain. Et plus encore…VIVRE AVEC DIEU c’est savoir qu’il y a un trésor en moi : la présence de la Trinité Sainte; le plus beau des cadeaux : la conversion de mon cœur à l’Esprit !

Danielle Brouillette

Quand je pense Dieu je pense Jésus, et pour moi si Jésus n’avait pas été là je ne sais ce que je serais devenue. Il est mon guide dans le noir de la vie, non pas que la vie soit noire en elle-même, mais pour moi elle serait noire sans lui. Il représente pour moi réellement un sauveur. A mon avis si Jésus n’existait pas, ce serait le chaos sur Terre, quelque chose d’inachevé. Comme un trou noir sans même un espoir de lumière. Il apporte la vie, les âmes christiques, qui ne savent pas forcément qu’elles sont christiques mais elles sont un hommage d’amour à Jésus. Jésus c’est la dignité des Hommes. C’est le chemin des vies, il accompagne toute vie du début à la fin. Il est vraiment la lumière des Hommes, parfois il se trouve dans la petite lanterne qui guide, parfois il est plus étroitement lié à soi, parfois on n’a rien compris à ce qu’il est et on croit qu’il distribue les récompenses. Jésus est la sève du monde. On le rencontre où il se trouve, exactement à sa place, il rejoint là où nous en sommes, c’est les endroits de la coïncidence. Il bouge mais reste toujours lui-même. Il aide, guérit les plus faibles, ces âmes qu’il chérit.

Sarah Gastard   

En partage:

1) « Vivre avec Dieu »…

C’est pour ma part une expérience de l’ordre d’un DON REÇU, ACCUEILLI:  « la maison bâtie sur le roc » (Mt 7, 24-27); ensuite, l’expérience d’une DÉMARCHE jamais accomplie, dans l’assurance que » Mon ange marchera devant toi » (Exode 22,23).
Dans les faits globalement, je vis l’expérience d’une RELATION D’INTIMITÉ: « Voici que je frappe à la porte… Si qq ouvre… Moi avec elle/elle avec moi » (Apocalypse 3,20)

Ensuite, il y a les effets de « vivre AVEC Dieu »: accueil et connaissance de ma « terre intérieure », accès à ma vulnérabilité, mes limites; sens, joie, confiance, offrande/abandon et créativité au quotidien, ouverture aux autres, à l’inédit; constance de fond dans l’épreuve et les vents contraires.

Et au fil de ma vie, une découverte sacrée/ « ça crée » et « expérientielle »:
la grâce du baptême est agissante et réelle: elle « saisit », accompagne et réalise concrètement au fil des jours, des mois et des années, le déploiement d’une vie dans son unicité  – la mienne- avec/en/par Dieu.

2) « Vivre sans Dieu »…

me conduirait à vivre « déconnectée de ma boussole intérieure », « à côté de mes souliers », avec les effets qui découleraient de ma dynamique « basique »:
errance, non-sens, absence de compassion, solitude/isolement, repli, compulsions, maladie mentale et spirituelle.

Marie-Hélène 

Merci mon Dieu d’être le Dieu de la Vie, plein de miséricorde et d’amour. Prends pitié du pécheur que je suis. Oh, que serais-je sans toi mon Dieu?  J’ai besoin de toi mon Dieu dans ma vie pour garder ton image et ta ressemblance. J’ai besoin de toi pour aimer comme ton fils, Jésus, nous a aimés. Sans ta présence divine, je me  laisserais dicter par mes pulsions de mort. Sans le sacrifice d’amour de ton fils Jésus sur la croix, je n’aurais pas compris à quel point que tu nous aimes et que nous sommes tes enfants bien-aimés. Sans ta grâce de miséricorde, je me laisserais gagner par la haine et vouloir à mort tous ceux et celles qui m’ont offensé. Sans ta  lumière, je ne saurais voir que la terre et tous ses habitants sont sacrés. Sans la création, je ne saurais m’émerveiller par ta beauté, ta splendeur et pour la merveille que  je suis de par mon unicité. Sans ton Esprit-Saint, je ne saurais vénérer la création et honorer le divin en chacun, chacune de nous. Sans ton amour, je n’aurais pas compris que nous sommes frères et sœurs conçu pour aimer  nos différences et donner la vie en abondance. Sans ta paix, je ne saurais goûter à la paix intérieure pour communier à l’Univers et vivre en frères malgré nos différences.  Sans ta joie, je ne saurais rendre grâce pour les petits clins d’œil d’amour que tu me fais au quotidien. Sans l’humilité de ton fils Jésus, je ne saurais revêtir l’humilité et servir par amour. Sans ta Parole de Vie, je ne saurais embrasser la logique du bien commun,  du don de soi, de la gratuité,  de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Mon Dieu d’amour, que ton Esprit de Vie habite mon cœur et dirige mes pas. Que ta louange soit sans cesse à mes lèvres pour témoigner de ton amour, de ta paix et de ta joie.

Vivre avec Dieu

Vivre avec Dieu, c’est prendre conscience que le Souffle divin nous habite et nous anime.

Vivre avec Dieu, c’est accueillir la vie comme un don de son Amour infini.

Vivre avec Dieu, c’est être comme un enfant dans les bras de son père aimant.

Vivre avec Dieu, c’est croire que Jésus est vraiment le Fils de Dieu et qu’Il est ressuscité.

Vivre avec Dieu, c’est accueillir son identité de filles et fils bien-aimés du Père.

Vivre avec Dieu, c’est vivre en communion avec le Père, Fils et Esprit.

Vivre avec Dieu, c’est l’adorer en Esprit et en Vérité partout et en toutes choses.

Vivre avec Dieu, c’est imiter Marie, notre mère, pour être docile à l’Esprit-Saint.

Vivre avec Dieu, c’est marcher sous la mouvance de l’Esprit en présence du Seigneur.

Vivre avec Dieu, c’est vivre dans un corps éveillé par  l’Amour pour illuminer le monde.

Vivre avec Dieu, c’est goûter à sa miséricorde et  pardonner à ceux qui nous ont offensés.

Vivre avec Dieu, c’est avoir une certitude qu’Il est là et nous porte dans nos malheurs.

Vivre avec Dieu, c’est compter nos bénédictions même à travers  les épreuves.

Vivre avec Dieu, c’est se sentir  aimé tels que nous sommes par un Dieu d’amour.

Vivre avec Dieu, c’est  goûter  la gratuité de  son amour et vouloir aimer comme Lui.

Vivre avec Dieu, c’est recevoir la grâce  de la vue spirituelle.

Vivre avec Dieu, c’est se laisser transformer par la révélation des Écritures.

Vivre avec Dieu, c’est se remplir chaque jour de son amour, de sa paix et de sa joie.

Vivre avec Dieu, c’est de s’imbiber de l’énergie de la création pour aimer sans compter.

Vivre avec Dieu, c’est poser un regard d’amour sur la création et vouloir la sauvegarder.

Vivre avec Dieu, c’est marcher en révérence  sur une terre sainte.

Vivre avec Dieu, c’est honorer le divin en chacun, chacune de nous et dans l’Univers.

Vivre avec Dieu, c’est être la voix des sans voix, le défenseur des plus pauvres.

Vivre avec Dieu, c’est goûter à une liberté intérieure qui fait de la différence un don.

Vivre avec Dieu, c’est regarder son frère  en détresse et être rempli de compassion.

Vivre avec Dieu, c’est se sentir citoyen d’un monde sans frontières.

Vivre avec Dieu, c’est se détacher des biens matériels pour un partage plus équitable.

Vivre avec Dieu, c’est rechercher le bien commun pour un  monde plus juste et fraternel.

Vivre avec Dieu, c’est se revêtir d’humilité pour être au service de l’humanité entière.

Vivre avec Dieu, c’est vivre dans l’action de grâce et être une bénédiction pour ses frères.

Vivre avec Dieu, c’est embrasser l’humanité dans sa diversité et glorifier Dieu.

Vivre avec Dieu, c’est être toujours en prière pour vénérer sa Présence au milieu de nous.

Vivre avec Dieu, c’est de croire  que nous vivrons éternellement dans l’amour de Dieu.

Vivre avec Dieu, c’est renoncer à soi-même pour suivre son Fils Jésus par amour.

Vivre avec Dieu, c’est être en mission pour servir, aimer et donner la vie en abondance.

Vivre avec Dieu, c’est  assouvir notre soif d’amour et de bonheur par l’amour de Dieu.

Vivre avec Dieu, c’est connaître une paix et une joie intérieure que nul ne peut nous ravir.

Vivre avec Dieu, c’est être les gardiens de la Paix et du bien-être de ses frères et sœurs.

Vivre avec Dieu, c’est être un témoin de l’Évangile d’amour, de paix et de joie.

Karine

Vivre avec ou « sans » Dieu, quelle question!

Et pourtant l’être humain a l’audace de se la poser!

Pour moi, c’est comme un rayon de soleil insensé qui se poserait la question : Suis-je lumineux avec ou sans le soleil?

De toute évidence, il nous apparait que le rayon ne peut en aucun cas être porteur de lumière sans le soleil dont il est issu, puisque la totalité de sa présence lumineuse provient directement de l’astre solaire.

Et pourtant, certains rayons lumineux bipèdes, doués de conscience, s’attachent à ce qu’il leur semble être leur propre luminosité au point d’avoir l’impression qu’ils peuvent rayonner par eux-mêmes. C’est du moins ce que manifestent nombre d’êtres humains en quête de leur propre brillance, tout en tentant d’ignorer ce qui véritablement les a doués de vie et d’intelligence.

Vivre avec ou sans Dieu?

C’est comme demander à un ruisseau s’il peut vivre et danser librement sans la source qui le nourrit.

Ou demander à une pomme si elle atteint sa plénitude sans l’arbre qui la porte.

Peut-on dire d’un bébé qu’il s’auto-engendre, sans l’aide de ses parents et de l’ensemble de son arbre généalogique?

L’humanité présente semble passer une crise d’adolescence, dans laquelle elle tente de nier et d’occulter à quel point tout ce qu’elle est et a reçu lui vient du Créateur. À l’extrême, le mental humain se plait à se jouer un scénario selon lequel il est tout seul au monde, qu’il ne dépend que de lui et que jamais personne ne l’aide.

Et de plus, il se construit un drame selon lequel il est victime : victime de ses parents, victime des autres, victime de la société et évidemment victime de Dieu s’il en reste quelque chose.

Selon son point de vue, le mental prétentieux ne doit sa survie qu’à son propre vouloir, et tout ce qui lui fait obstacle vient des autres volontés antagonistes qui se liguent  contre lui. II se plaint, il critique, il blâme, il méprise, il maudit, il insulte.

À aucun moment il ne remettra en question sa pensée auto-mutilante, en se cachant résolument le fait qu’en niant ses racines et la tige qui le nourrissent, il devient avant tout son principal ennemi et agresseur, se coupant irrémédiablement de toute véritable possibilité de floraison.

Vivre sans Dieu?

Seigneur, protège-moi de ces pensées suffisantes et arrogantes qui ne voient et considèrent qu’elles-mêmes, à l’exclusion de tout le reste, en tournant résolument le dos à toute autre forme de présence, qu’il s’agisse de la tienne, de celle de notre Créateur ou des autres!

Nénuphar

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Répondez à notre prochaine question :

avec-ou-sans-jesus