Vivre avec ou « sans » Dieu

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En attendant les prochains extraits des Évangiles à commenter, nous vous invitons à partager votre témoignage de foi sur quelques questions incontournables pour qui s’apprête à cheminer…

Notre première question est : C’est quoi la différence entre vivre avec Dieu et vivre « sans » Dieu?

Partagez ce qui pour vous fait la différence entre vivre en relation avec Dieu, et ce que serait la vie « sans » Dieu, en se considérant comme des accidents de la nature et en faisant semblant que le Créateur n’existe pas.

VOS RÉPONSES

Merci à toutes les personnes qui ont répondu avec sincérité à notre question!

 

Ma réponse, toute simple:
Je suis parce qu’IL EST.

Eve de Lamirande

Sans Dieu vous ne pouvez qu’en arriver au désespoir… Question de temps…

A. Lacroix

Vivre avec Dieu, c’est d’essayer de mettre ma volonté en phase avec la Volonté de Notre Père. Vivre sans Dieu, c’est de refuser de mettre ma volonté en phase avec la Sienne.

Gilles

Quelle tristesse que de ne vivre que pour soi-même, d’être sorti du néant, de ne voir qu’à son propre bien-être et de retourner au néant. Quelle aberration!

Jean


 Impossible pour moi de vivre sans Dieu… il est indispensable à ma vie…!!!

Domenico

Dieu a toujours fait partie de ma vie depuis que je suis toute petite. Je suis incapable de penser vivre sans lui, car à toute heure du jour ou de la nuit, je l’appelle. Il fait partie de ma vie.

Johanne Goulet

Seul Dieu donne de la consistance à notre vie qu’on en ait conscience ou pas.
Nos joies, nos peines en relation avec Dieu qui est notre équilibre. Ce sont les rapports humains qui font l’essence de l’homme. Notre guide de conduite nous l’avons, essayons de l’appliquer au quotidien pour une belle humanité et un bel avenir solidaire où chacun aurait son espace de vie.

Pascale 

Vivre avec Dieu,c’est vivre dans la confiance
qu’un AMOUR me précède, m’accompagne et m’attend.
Vivre sans Dieu, je ne peux me l’imaginer.

Fernande

Vivre avec Dieu quand il n’y a rien de l’extérieur qui vient perturber les projets , donne une relation des plus extraordinaires, ça coule comme sur de l’huile, probablement celle dont on m’a croisé  le front lors de mon baptême et confirmation dans l’espérance de me renforcer dans les moments difficiles, mais aussi dans les moments de grâce. Je sais que parfois je le sens loin et c’est ce qui m’attriste, mais jamais assez pour vivre sans Lui,  ou du moins je l’espère.  C’est ce que je peux témoigner de cette liberté qui m’habite…

Mariette

Pour moi, la vie sans Dieu est de la survie. L’existence n’a pas de sens, comme si la vie était en noir et blanc…

La souffrance, ou tout sentiment peut dans ce cas prendre une telle ampleur, et faire naître colère, incompréhension, peur, désespoir… et je me sens bien seule au coeur d’un monde bien malade.

Alors qu’avec Dieu, la vie reprend ses couleurs.

Il est très rassurant d’avoir la foi. Ce cadeau remplit d’espoir, de chaleur.

Et combien plus grande est cette grâce de vivre avec Dieu au quotidien: la vie est riche et abondante, et colorée!

Comme si s’ouvrait tout un monde d’Amour, de sensibilité, d’empathie, une pluie de grâces: voir à quel point Dieu nous aime et ne nous laisse jamais seul (quelque soit le ressenti)

Mais comment m’abandonner à mon Seigneur en tout temps? Comment ne pas oublier de vivre avec lui?

Seigneur, comment toujours penser que je veux te laisser toute la place pour que tu agisses à travers tout mon être, aussi poqué soit-il?

Stp Seigneur, guide-moi.

Amen

Solane

Ce qui me semble faire la différence entre vivre avec Dieu ou sans Dieu est une question de sens à la vie, à ce qui se passe dans le monde, à la prise en charge que toute personne humaine doit assumer.

Quel est le Dieu qui m’habite, qui m’incite à prendre soin, à m’engager, à célébrer? Quel est le Dieu de ceux et celles que je côtoie, avec qui je travaille au mieux-être des personnes, qui souvent m’impressionnent par leur compassion et leur humanité sans nécessairement être de la même tradition religieuse que moi.

Pour ma part, vivre avec Dieu, le Dieu de Jésus-Christ, est une grâce reçue gratuitement au début de ma vie, une grâce offerte au fil des jours. Elle me permet de donner sens à ma vie, au vivre ensemble, à m’engager,  à vivre les valeurs de l’Évangile avec humilité et réalisme. «Ma grâce te suffit; ma puissance donnera toute sa mesure dans la faiblesse.» 2Cor12,9;

Lorette

Vivre sans Dieu c’est être orphelin, dé-généré, privé de principe directeur, privé d’adhésion absolue, de confiance, privé de la pauvreté selon les Béatitudes. C’est vivre comme un « Je » sans « Tu ».

Vivre avec Dieu c’est être ré-généré, c’est vivre dans une confiance absolue : rien ne peut arriver sans porter avec soi un révélateur de la surabndance divine qui fait face à la faiblesse ou pauvreté humaine. C’est ne plus distinguer vérité et amour, paix, enfants de la vigilance.

Pierrette

 …
La différence est énorme pour moi. VIVRE AVEC DIEU c’est m’assurer d’être guidée par son Esprit Saint sur le Chemin de Vérité, de Vie et d’Amour, tel qu’écrit dans l’évangile. Vivre ave Dieu c’est accepter qu’il entre dans mon cœur profond, qu’Il y fasse sa demeure permanente, qu’il commence avec l’Esprit Saint à transformer mon regard sur l’autre et sur moi, qu’il libère et guérisse en moi tout ce qui fait obstacle à son Amour. Vivre avec Dieu, c’est recevoir ses grâces et ses bénédictions en abondance, qui transforment ma vie et font de moi une meilleure personne, une meilleure personne pour mon prochain. Et plus encore…VIVRE AVEC DIEU c’est savoir qu’il y a un trésor en moi : la présence de la Trinité Sainte; le plus beau des cadeaux : la conversion de mon cœur à l’Esprit !

Danielle Brouillette

Quand je pense Dieu je pense Jésus, et pour moi si Jésus n’avait pas été là je ne sais ce que je serais devenue. Il est mon guide dans le noir de la vie, non pas que la vie soit noire en elle-même, mais pour moi elle serait noire sans lui. Il représente pour moi réellement un sauveur. A mon avis si Jésus n’existait pas, ce serait le chaos sur Terre, quelque chose d’inachevé. Comme un trou noir sans même un espoir de lumière. Il apporte la vie, les âmes christiques, qui ne savent pas forcément qu’elles sont christiques mais elles sont un hommage d’amour à Jésus. Jésus c’est la dignité des Hommes. C’est le chemin des vies, il accompagne toute vie du début à la fin. Il est vraiment la lumière des Hommes, parfois il se trouve dans la petite lanterne qui guide, parfois il est plus étroitement lié à soi, parfois on n’a rien compris à ce qu’il est et on croit qu’il distribue les récompenses. Jésus est la sève du monde. On le rencontre où il se trouve, exactement à sa place, il rejoint là où nous en sommes, c’est les endroits de la coïncidence. Il bouge mais reste toujours lui-même. Il aide, guérit les plus faibles, ces âmes qu’il chérit.

Sarah Gastard   

En partage:

1) « Vivre avec Dieu »…

C’est pour ma part une expérience de l’ordre d’un DON REÇU, ACCUEILLI:  « la maison bâtie sur le roc » (Mt 7, 24-27); ensuite, l’expérience d’une DÉMARCHE jamais accomplie, dans l’assurance que » Mon ange marchera devant toi » (Exode 22,23).
Dans les faits globalement, je vis l’expérience d’une RELATION D’INTIMITÉ: « Voici que je frappe à la porte… Si qq ouvre… Moi avec elle/elle avec moi » (Apocalypse 3,20)

Ensuite, il y a les effets de « vivre AVEC Dieu »: accueil et connaissance de ma « terre intérieure », accès à ma vulnérabilité, mes limites; sens, joie, confiance, offrande/abandon et créativité au quotidien, ouverture aux autres, à l’inédit; constance de fond dans l’épreuve et les vents contraires.

Et au fil de ma vie, une découverte sacrée/ « ça crée » et « expérientielle »:
la grâce du baptême est agissante et réelle: elle « saisit », accompagne et réalise concrètement au fil des jours, des mois et des années, le déploiement d’une vie dans son unicité  – la mienne- avec/en/par Dieu.

2) « Vivre sans Dieu »…

me conduirait à vivre « déconnectée de ma boussole intérieure », « à côté de mes souliers », avec les effets qui découleraient de ma dynamique « basique »:
errance, non-sens, absence de compassion, solitude/isolement, repli, compulsions, maladie mentale et spirituelle.

Marie-Hélène 

Merci mon Dieu d’être le Dieu de la Vie, plein de miséricorde et d’amour. Prends pitié du pécheur que je suis. Oh, que serais-je sans toi mon Dieu?  J’ai besoin de toi mon Dieu dans ma vie pour garder ton image et ta ressemblance. J’ai besoin de toi pour aimer comme ton fils, Jésus, nous a aimés. Sans ta présence divine, je me  laisserais dicter par mes pulsions de mort. Sans le sacrifice d’amour de ton fils Jésus sur la croix, je n’aurais pas compris à quel point que tu nous aimes et que nous sommes tes enfants bien-aimés. Sans ta grâce de miséricorde, je me laisserais gagner par la haine et vouloir à mort tous ceux et celles qui m’ont offensé. Sans ta  lumière, je ne saurais voir que la terre et tous ses habitants sont sacrés. Sans la création, je ne saurais m’émerveiller par ta beauté, ta splendeur et pour la merveille que  je suis de par mon unicité. Sans ton Esprit-Saint, je ne saurais vénérer la création et honorer le divin en chacun, chacune de nous. Sans ton amour, je n’aurais pas compris que nous sommes frères et sœurs conçu pour aimer  nos différences et donner la vie en abondance. Sans ta paix, je ne saurais goûter à la paix intérieure pour communier à l’Univers et vivre en frères malgré nos différences.  Sans ta joie, je ne saurais rendre grâce pour les petits clins d’œil d’amour que tu me fais au quotidien. Sans l’humilité de ton fils Jésus, je ne saurais revêtir l’humilité et servir par amour. Sans ta Parole de Vie, je ne saurais embrasser la logique du bien commun,  du don de soi, de la gratuité,  de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Mon Dieu d’amour, que ton Esprit de Vie habite mon cœur et dirige mes pas. Que ta louange soit sans cesse à mes lèvres pour témoigner de ton amour, de ta paix et de ta joie.

Vivre avec Dieu

Vivre avec Dieu, c’est prendre conscience que le Souffle divin nous habite et nous anime.

Vivre avec Dieu, c’est accueillir la vie comme un don de son Amour infini.

Vivre avec Dieu, c’est être comme un enfant dans les bras de son père aimant.

Vivre avec Dieu, c’est croire que Jésus est vraiment le Fils de Dieu et qu’Il est ressuscité.

Vivre avec Dieu, c’est accueillir son identité de filles et fils bien-aimés du Père.

Vivre avec Dieu, c’est vivre en communion avec le Père, Fils et Esprit.

Vivre avec Dieu, c’est l’adorer en Esprit et en Vérité partout et en toutes choses.

Vivre avec Dieu, c’est imiter Marie, notre mère, pour être docile à l’Esprit-Saint.

Vivre avec Dieu, c’est marcher sous la mouvance de l’Esprit en présence du Seigneur.

Vivre avec Dieu, c’est vivre dans un corps éveillé par  l’Amour pour illuminer le monde.

Vivre avec Dieu, c’est goûter à sa miséricorde et  pardonner à ceux qui nous ont offensés.

Vivre avec Dieu, c’est avoir une certitude qu’Il est là et nous porte dans nos malheurs.

Vivre avec Dieu, c’est compter nos bénédictions même à travers  les épreuves.

Vivre avec Dieu, c’est se sentir  aimé tels que nous sommes par un Dieu d’amour.

Vivre avec Dieu, c’est  goûter  la gratuité de  son amour et vouloir aimer comme Lui.

Vivre avec Dieu, c’est recevoir la grâce  de la vue spirituelle.

Vivre avec Dieu, c’est se laisser transformer par la révélation des Écritures.

Vivre avec Dieu, c’est se remplir chaque jour de son amour, de sa paix et de sa joie.

Vivre avec Dieu, c’est de s’imbiber de l’énergie de la création pour aimer sans compter.

Vivre avec Dieu, c’est poser un regard d’amour sur la création et vouloir la sauvegarder.

Vivre avec Dieu, c’est marcher en révérence  sur une terre sainte.

Vivre avec Dieu, c’est honorer le divin en chacun, chacune de nous et dans l’Univers.

Vivre avec Dieu, c’est être la voix des sans voix, le défenseur des plus pauvres.

Vivre avec Dieu, c’est goûter à une liberté intérieure qui fait de la différence un don.

Vivre avec Dieu, c’est regarder son frère  en détresse et être rempli de compassion.

Vivre avec Dieu, c’est se sentir citoyen d’un monde sans frontières.

Vivre avec Dieu, c’est se détacher des biens matériels pour un partage plus équitable.

Vivre avec Dieu, c’est rechercher le bien commun pour un  monde plus juste et fraternel.

Vivre avec Dieu, c’est se revêtir d’humilité pour être au service de l’humanité entière.

Vivre avec Dieu, c’est vivre dans l’action de grâce et être une bénédiction pour ses frères.

Vivre avec Dieu, c’est embrasser l’humanité dans sa diversité et glorifier Dieu.

Vivre avec Dieu, c’est être toujours en prière pour vénérer sa Présence au milieu de nous.

Vivre avec Dieu, c’est de croire  que nous vivrons éternellement dans l’amour de Dieu.

Vivre avec Dieu, c’est renoncer à soi-même pour suivre son Fils Jésus par amour.

Vivre avec Dieu, c’est être en mission pour servir, aimer et donner la vie en abondance.

Vivre avec Dieu, c’est  assouvir notre soif d’amour et de bonheur par l’amour de Dieu.

Vivre avec Dieu, c’est connaître une paix et une joie intérieure que nul ne peut nous ravir.

Vivre avec Dieu, c’est être les gardiens de la Paix et du bien-être de ses frères et sœurs.

Vivre avec Dieu, c’est être un témoin de l’Évangile d’amour, de paix et de joie.

Karine

Vivre avec ou « sans » Dieu, quelle question!

Et pourtant l’être humain a l’audace de se la poser!

Pour moi, c’est comme un rayon de soleil insensé qui se poserait la question : Suis-je lumineux avec ou sans le soleil?

De toute évidence, il nous apparait que le rayon ne peut en aucun cas être porteur de lumière sans le soleil dont il est issu, puisque la totalité de sa présence lumineuse provient directement de l’astre solaire.

Et pourtant, certains rayons lumineux bipèdes, doués de conscience, s’attachent à ce qu’il leur semble être leur propre luminosité au point d’avoir l’impression qu’ils peuvent rayonner par eux-mêmes. C’est du moins ce que manifestent nombre d’êtres humains en quête de leur propre brillance, tout en tentant d’ignorer ce qui véritablement les a doués de vie et d’intelligence.

Vivre avec ou sans Dieu?

C’est comme demander à un ruisseau s’il peut vivre et danser librement sans la source qui le nourrit.

Ou demander à une pomme si elle atteint sa plénitude sans l’arbre qui la porte.

Peut-on dire d’un bébé qu’il s’auto-engendre, sans l’aide de ses parents et de l’ensemble de son arbre généalogique?

L’humanité présente semble passer une crise d’adolescence, dans laquelle elle tente de nier et d’occulter à quel point tout ce qu’elle est et a reçu lui vient du Créateur. À l’extrême, le mental humain se plait à se jouer un scénario selon lequel il est tout seul au monde, qu’il ne dépend que de lui et que jamais personne ne l’aide.

Et de plus, il se construit un drame selon lequel il est victime : victime de ses parents, victime des autres, victime de la société et évidemment victime de Dieu s’il en reste quelque chose.

Selon son point de vue, le mental prétentieux ne doit sa survie qu’à son propre vouloir, et tout ce qui lui fait obstacle vient des autres volontés antagonistes qui se liguent  contre lui. II se plaint, il critique, il blâme, il méprise, il maudit, il insulte.

À aucun moment il ne remettra en question sa pensée auto-mutilante, en se cachant résolument le fait qu’en niant ses racines et la tige qui le nourrissent, il devient avant tout son principal ennemi et agresseur, se coupant irrémédiablement de toute véritable possibilité de floraison.

Vivre sans Dieu?

Seigneur, protège-moi de ces pensées suffisantes et arrogantes qui ne voient et considèrent qu’elles-mêmes, à l’exclusion de tout le reste, en tournant résolument le dos à toute autre forme de présence, qu’il s’agisse de la tienne, de celle de notre Créateur ou des autres!

Nénuphar

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Répondez à notre prochaine question :

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Atelier d’art chrétien à Montréal

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Le site À l’écoute des Évangiles, en partenariat avec L’Institut Notre-Dame du Bon-Conseil et l’atelier d’illustration chrétienne Dominique-Emmanuel, offre un atelier unique en son genre sur l’art pictural des Évangiles.

Découvrez à quel point les images de l’art chrétien sont porteuses de présence évangélique! Le seul fait de les dessiner ou de les peindre prédispose à la prière contemplative.

L’atelier d’une fin de semaine permet de se familiariser avec le parcours et les diverses approches de l’art chrétien, des premiers symboles à l’art contemporain, en passant par les icônes et la représentation des Évangiles dans l’art occidental.

Les dimensions pratiques et théoriques se succèdent durant les deux jours d’atelier. Aucun besoin de savoir dessiner. Des modèles simplifiés à copier, à tracer ou à colorier sont fournis. Divers médiums sont explorés : détrempe à l’œuf (sur papier), peinture à l’eau et crayons de couleur.

L’atelier se tiendra à Montréal les 21 et 22 novembre 2015, dans les locaux de l’Institut Notre-Dame du Bon-Conseil au 2450, chemin de la Côte Sainte-Catherine. Pour les détails d’inscription, lire la description complète de l’atelier à : https://alecoutedesevangiles.mobi/ateliers/

Organisez un atelier dans votre région!

Les communautés, paroisses et groupes qui voudraient accueillir l’atelier dans leur région peuvent en faire la demande (10 participants minimum) à :
participer@alecoutedesevangiles.mobi

Le recueil des témoignages « À l’écoute de la Parole 2015 » est sorti!

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19 passages des Évangiles commentés,
plus de 150 témoignages,
162 pages couleurs avec des illustrations originales,
le tout en format pdf facile à lire et à imprimer!

Et c’est gratuit!

Cliquer sur l’image ou sur le lien ci-dessous pour ouvrir et sauvegarder la publication

https://alecoutedesevangiles.files.wordpress.com/2015/10/alecoutedesevangiles-mobi-2015.pdf

Lire aussi le premier recueil publié en 2014

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https://alecoutedesevangiles.files.wordpress.com/2015/10/alecoutedesevangiles-mobi-2014.pdf

Quelques nouvelles…

Nous sommes de retour!

Poursuite du questionnement

Nous avons continué notre réflexion durant tout l’été à propos de la réorientation des activités du site « À l’écoute des Évangiles ».

Tel que mentionné lors de sa création, le premier objectif de ce site est de permettre à des personnes isolées de retrouver une communauté de partage en ligne avec laquelle approfondir la lecture des Évangiles.

La première année, nous avons lu et commenté l’Évangile de Saint-Jean.

En 2014-1015 nous avons initié une nouvelle activité, « À l’écoute de la parole du dimanche », centrée  sur les extraits des Évangiles lus lors de la messe dominicale, en espérant que cette approche favorise la participation des paroisses.

Cependant, il nous faut humblement reconnaître que si des milliers de visiteurs en provenance d’une cinquantaine de pays fréquentent régulièrement le site, le nombre de participants qui font l’effort de témoigner chaque semaine de leur lecture des Évangiles reste très limité.

Nouvelles explorations et rencontres

Nous nous proposons en conséquence de continuer à explorer d’autres formules qui pourraient rejoindre plus adéquatement les personnes en périphérie, jeunes et autres, en quête de sens.

Nous commençons à nous demander si une première rencontre en personne n’est pas essentielle. Si Internet et les médias sociaux sont des outils extraordinaires pour diffuser un contenu sur la toile planétaire, l’engagement y reste cependant en grande partie éphémère et virtuel. Peut-être que, comme en ont témoignés les apôtres et les premiers chrétiens, cela prend une rencontre en personne pour que l’étincelle initiée par le Saint-Esprit se produise?

D’autre part, nous sommes exposés à une telle sursaturation de messages et d’écrits que les nouvelles générations recherchent manifestement quelque chose de plus léger et imagé, d’où l’importance du visuel.

Atelier sur les images des Évangiles

Comme nous l’avons annoncé au début de l’été, nous avons pris le temps de bâtir un atelier sur les images des Évangiles. Cet atelier, combinant théorie et pratique, sera offert à Montréal, au Québec, les 20 et 21 novembre 2015. C’est une première tentative, restez branchés, nous vous donnerons tous les détails d’ici quelques jours.

Entretemps nous sommes également en train d’élaborer de nouvelles approches qui permettront d’approfondir davantage certains thèmes des Évangiles, de façon à rejoindre plus adéquatement les personnes en questionnement.

Nous sommes désolés de cette suspension momentanée de l’activité hebdomadaire à l’écoute de la parole des Évangiles. En attendant, vous pouvez prendre le temps relire calmement les derniers témoignages.

Relâche d’été et autres nouvelles

Nous avons maintenant complété la saison
d’écoute des Évangiles hiver-printemps 2015!

Nous tenons à remercier chaleureusement Fernande, Gisèle, Karine, Marie-Hélène, Mariette, Mariette-Renée, Michaël, Nénuphar, Pierrette, Rosa, Solane, Sylvie et les autres participant-e-s de passage d’avoir été fidèlement des nôtres tout au long de cette saison. C’est la joie lumineuse de la Parole partagée en commun ainsi que la richesse de vos témoignages qui nous motivent à continuer.

merci

 

Un partage
de plus en plus partagé

Sans faire de bruit, les activités de notre site À l’écoute des Évangiles s’attirent tranquillement de plus en plus de visiteurs, près de 7600 depuis le début 2015. Nous avons dépassé la barre des 300 abonnés sur le site et des 600 « J’aime » sur notre page Facebook.

Le plus intéressant, pour un site d’origine québécoise, c’est la grande variété de provenance des visiteurs. Au-delà d’une cinquantaine de pays fréquente régulièrement nos pages, avec en tête de liste les principaux pays francophones, France, Québec, Belgique et Suisse, et une forte présence des îles : Réunion, Guadeloupe, Martinique, Maurice,  Polynésie française, Haïti, Seychelles, Nouvelle-Calédonie, Guyane et Madagascar. Le Liban et le Vietnam sont également très présents, ainsi que divers pays africains tels : Côte d’Ivoire, Cameroun, Togo, Gabon, Bénin, Sénégal, Algérie, Maroc et Tunisie. Nous souhaitons la bienvenue à chacune et chacun, n’hésitez pas à prendre la plume pour nous écrire ou participer.

Relâche d’été

L’activité hebdomadaire « À l’écoute de la Parole » fera relâche durant l’été, ce qui permettra à l’équipe de préparer la prochaine saison ainsi qu’un atelier sur l’art chrétien.

Comment apprendre
à illustrer les scènes des Évangiles?

Un grand nombre de visiteurs viennent sur le site à la recherche d’illustrations sur les Évangiles, sans doute en quête de renouvellement de leur perception et compréhension de ce qui a été vécu par Jésus et les apôtres.

Plusieurs personnes nous ont signifié qu’elles aimeraient en apprendre davantage sur les différents chemins de l’art chrétien. Nous avons décidé de préparer à atelier sur le sujet.

Dans les grandes lignes, l’atelier couvrira un  survol de l’histoire de l’art chrétien, un aperçu du langage visuel et symbolique de la chrétienté, les sources d’inspiration évangéliques ainsi qu’une initiation pratique aux divers médiums.

Aucun besoin de savoir dessiner. Des modèles simplifiés à copier, à tracer ou à colorier seront fournis.

Publication hiver-printemps 2015 à venir

Pour celles et ceux qui voudraient relire les partages de commentaires et témoignages sur les passages des Évangiles, nous sommes en train de préparer une petite publication de lecture estivale regroupant l’ensemble des articles hebdomadaires parus entre janvier et juin 2015.

D’ici là, la publication diffusée à la fin de l’automne 2014 est toujours disponible. Cliquer ci-dessous :

couverture-publication

Écoute-Parole-Dimanche-Automne-2014

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Restez branchés!

« Aimez » notre page Facebook, ou inscrivez-vous sur le site (dans la colonne de droite), pour en découvrir davantage sur les prochaines initiatives!

Ne manquez pas de lire le dernier bouquet de témoignages de la saison à propos de l’Évangile selon saint Marc, chapitre 6, dans l’article intitulé : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)
https://alecoutedesevangiles.mobi/2015/06/24/un-prophete-nest-meprise-que-dans-son-pays-mc-6-1-6/

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« Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 6, 1-6

    En ce temps-là,
Jésus se rendit dans son lieu d’origine,
et ses disciples le suivirent.
Le jour du sabbat,
il se mit à enseigner dans la synagogue.
De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :
« D’où cela lui vient-il ?
Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,
et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,
et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?
Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »
Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;
il guérit seulement quelques malades
en leur imposant les mains.
Et il s’étonna de leur manque de foi.
Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

fillette

Jésus se rendit dans son lieu d’origine et ses disciples le suivirent.
Devant ses paroles et ses gestes, les gens s’étonnent.  

Et nous?

Le temps des vacances nous ramènera peut-être  dans notre pays et notre lieu d’origine.  Nous y reverrons le fils de… le frère de… la sœur de…
Saurons-nous porter une écoute attentive pour nous émerveiller de leur sagesse et de ce qu’ils accomplissent par leur main?

C’est Dieu qui, en eux, se révèle  comme il s’est révélé en l’humanité de Jésus, l’un des nôtres.

Alors la rencontre de la parenté sera le lieu de la rencontre de Dieu, lieu où se vit notre foi.

Fernande

maisons

Je suis ce pays qui n’a pas reconnu Celui qui est né au cœur de ses propres terres et villages. Je suis cette maison qui n’a pas su discerner le Messager au-delà des apparences de l’un des leurs. Je suis ce peuple qui n’a pas embrassé le prophète issu de son sein, qui l’a jugé, l’a méprisé et l’a porté en croix. Tout cela parce que je suis de cette humanité qui se repose sur un savoir acquis par la pensée humaine, plutôt que de demeurer tranquillement à l’écoute du souffle dont nul ne sait d’où il vient ni où il va.

Nénuphar, au nom du pays du prophète

jesus
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle.

C’est comme si… Jésus ne peut accomplir des miracles sans notre foi, sans notre adhésion et notre confiance… et peu importe le canal que Dieu choisit pour agir surnaturellement…

Et il s’étonna de leur manque de foi.

C’est comme si… Jésus peut seulement guérir par des moyens naturels – dont fait alors partie la force qui émerge de ses mains – lorsque notre esprit ferme la porte au regard de l’enfant qui reconnait au-delà des apparences…

…il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.

C’est comme si… Jésus peut seulement enseigner en périphérie… lorsque notre cœur s’est refermé sur lui-même…

Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

C’est comme si… Et pourtant Jésus peut tout… mais il ne veut pas tout…

Il ne veut pas nous ignorer, nous laisser pour compte…

Il ne veut pas accomplir son œuvre de rédemption sans nous, sans que nous soyons nous-même pleinement à l’œuvre en son œuvre, libre et conscient…

Il ne veut pas nous forcer, pas même au nom d’un plus grand bien… car il n’y a pas d’amour sans liberté.

Michaël

groupe

Jésus enseignait dans la synagogue entouré de gens de son village, des gens qui le connaissent et qui connaissent bien sa famille. Ils se demandaient avec étonnement : « Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? » Ils étaient choqués à son sujet nous dit l’évangile. C’est pourquoi Jésus leur a dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » À cause de leur manque de foi, Jésus ne pouvait  accomplir aucun miracle mais guérissait les malades par l’imposition des mains.

Cet évangile nous ramène à la Foi. Les gens de son village n’ont pas cru en Lui parce qu’ils ont vu Jésus grandir sous leurs yeux et ont du mal à croire en ses  Paroles. Ils se demandaient : « D’où lui vient cette sagesse? »  Combien de gens qui, comme Jésus, sont méprisés dans leur pays, par la parenté, leur communauté et qui font des « miracles » quand ils vont ailleurs. Si Jésus n’a pas fait de miracles au milieu des siens c’est parce qu’ils n’ont pas cru en lui. Ils n’avaient pas la foi en lui. Ils ne l’ont pas accueilli et reconnu comme un envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Leurs cœurs étaient fermés à sa Parole parce qu’Il n’est pas allé à l’école des grands prêtres. Il nous arrive peut-être d’avoir une attitude de fermeture à l’endroit des gens simples qui ont un parcours atypique et qui ne peuvent pas jouer dans la cour des grands experts ou des gens qu’on connaît bien et qui après être nés de nouveau sous l’emprise de l’Esprit-Saint ont du mal à être accueillis, reconnus justement parce qu’ils ont un langage nouveau, une sagesse qui nous laisse perplexe. Pour qu’un miracle se produise, Jésus a besoin de nous. Il faut qu’on s’engage totalement dans le processus de foi par notre accueil, notre ouverture pour qu’Il puisse nous transformer. Jésus a besoin de la communauté pour qu’il puisse accomplir un miracle. La foi est individuelle et collective. Nous avons peut-être fait l’expérience avec des gens qui nous permettent de donner le meilleur de nous-même, tandis qu’avec d’autres nous sommes comme atrophiés, handicapés parce que notre talent n’est pas reconnu ou tout simplement parce que les gens n’ont pas confiance dans ce qu’on peut apporter de bon dans le groupe ou dans la communauté. Aujourd’hui, l’évangile nous invite à avoir un regard de foi en la personne de Jésus que nous voyons dans les autres. Prenons le temps de nous regarder les uns les autres et posons-nous cette question : « Est-ce que je suis tout accueil à l’autre, mon voisin, mon prochain? » Il a besoin de moi pour accomplir des miracles, Il a besoin d’une communauté de foi pour l’aider à grandir, à donner le meilleur de lui-même.

Seigneur Jésus, nous sommes aveuglés
Par nos croyances et nos schèmes de pensées erronés.
Pardonne-nous notre fermeture de cœur et d’esprit.
Fais tomber le voile de nos yeux et transforme-nous à ton image.

Seigneur Jésus, nous méprisons nos frères et sœurs
Par nos différences, notre savoir, notre avoir et notre pouvoir.
Pardonne-nous notre manque de foi à leur égard.
Aide-nous à t’accueillir dans les autres et rassemble-nous dans ton amour.

Karine



Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »

Cette déclaration est faite par Jésus. Il est donc bon de nous y arrêter. Même si nous l’avons entendue mille fois, ou justement parce que nous l’avons tant entendue comme un proverbe ouvert à l’exception, l’avons-nous réellement écoutée pour en observer les conséquences ?
En observant l’illustration qui nous est offerte pour le passage de l’évangile de ce dernier dimanche, j’ai vu et me suis vue parmi les personnages (et même en chacun d’eux)
rassemblés, au loin de Jésus, autour de la question : « D’où cela lui vient-il »?  N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?

deux

                                                  
Ils cherchent à se faire une « opinion » commune à partir de laquelle ils pourraient agir et, bien sûr, cela ne se peut. Tout reste en suspend, les méfiants se méfient, les savants demeurent savants, les attirés n’osent pas le dire, les plus proches continuent à raconter comment il était petit, puis plus grand, les juges cherchent la faille et ne la trouvent pas, les enfants tendent l’oreille. Tout-à-coup, peut-être, l’un d’eux demande, :  Pourquoi nous dit-il : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays,sa parenté et sa maison.»? N’est-ce pas pour nous montrer notre propre comportement ? En ce cas, n’est-il pas réellement un prophète? et voilà le retour aux opinions………….

enfantLequel de tous, lassé de douter, décidera de s’approcher, d’entrer en relation, de questionner, de connaître cette personne plutôt que de chercher d’abord à « savoir » si sa parole est Vérité ?
Loué soit celui qui nous a transmis ce récit. Qui ne résisterait pas à admettre que son voisin et ami d’enfance prenne la Parole comme Jésus l’a prise ? Qui s’approche sans tarder lorsque se présente l' »Imprévu » ?

Pierrette

« Talitha koum » (Mc 5, 21-43)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 5, 21-43

En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
– elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –
… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,
le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

______

COMMENTAIRES

pieds-jesus

Dimanche dernier, Jésus disait: « Passons sur l’autre rive. »
Ce dimanche, il regagne en barque l’autre rive.

Quelles sont ces rives devant lesquelles je me retrouve?
Celles que ma réalité m’invite à franchir?

Pourquoi?
Pour entendre une parole de vie.
Accueillir un geste qui relève.
Et  la barque?  Quelle est celle qui m’y conduira?

Fernande

…           

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.

Comme j’aimerais avoir la foi de cette femme ! Et dire comme elle: « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »

Car même si au plus profond de mon être, je sais que mon Dieu peut tout, que rien ne Lui est impossible, reste que toujours, ce doute m’habite. Comme un brouillard qui fait écran, et alourdit tout mon être, le gardant plongé dans une torpeur, dans ses souffrances. Et me fait oublier Sa présence. Et tout ce qui, en moi, a si soif de légèreté, de communion, de don (même au cœur et avec mes souffrances)… et de guérison!

Donne-moi, Seigneur, donne-nous cette foi ! Donne-nous d’oser croire que c’est en touchant le vêtement de son prochain, spécialement de celui qui nous irrite, qui est si différent de nous et de qui on a juste envie de s’éloigner, que c’est en s’offrant à lui que l’on touchera Ton vêtement.

Et que c’est à cet instant que l’hémorragie s’arrêtera, et que nous ressentirons dans nos corps la guérison.

Et ainsi, il sera possible d’entendre :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Solane

« Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » Si je pouvais aussi toucher, frôler ses vêtements je serais aussi guérie… Comment j’aimerais qu’il soit là pour avoir l’espoir de guérir, pour libérer mon corps de ce qui l’opprime, pour libérer la tête de toutes ses conversations ridicules qui n’ont jamais eu lieu que là, dans la tête. Je sais que la prière est magique, mais peut-être je ne prie pas de la bonne manière car toute une vie malade fini par tuer la magie. Mon Dieu, dit un seul mot et je serais guérie.

Rosa

 » ELLE DORT « , merci Seigneur de ton indulgence à mon égard. Tu me considères comme étant encore capable de poursuivre mon chemin en ta présence. Tu m’as émerveillé par ta compassion à l’égard de tous ces malheureux qui se sont tournés vers Toi pour apaiser leurs détresses.

main-1Oui  je dors sur ma nouvelle façon de faire face à la vie, il y certaines attitudes difficiles à mettre de coté, perdre les quelques  petits projets qui me tenaient à cœur, pas de grands chefs-d’œuvre, mais de quoi nourrir le temps et mon âme par ricochet. Je remarque que la dame qui T’as touché était très confiante et sereine, mais elle n’a pas dormi sur sa condition elle s’est rendue vers Toi, a posé le geste de foi , et le résultat est convainquant pour moi, Jésus…  tu l’as guéri.  Dans ce récit du livre de la Parole, cette semaine Jésus m’invite fortement à lui faire confiance par la révélation de ces guérisons, la mort et  la vie se sont confrontées autant chez la petite fille que chez la femme. Seigneur Jésus, tiens mon cœur en éveil à toutes ces petites joies que le vie me présente…

Mariette

J’ai toujours été frappé par l’union de ces deux histoires, dont l’une est intercalée dans l’autre, en me disant que ce n’est pas pour rien… puis par le fait que la femme avait des pertes de sang depuis 12 ans, et au moment de sa guérison, on vient annoncer que la fille de Jaïre vient de mourir… et elle a 12 ans. Sans prétendre en trouver le sens profond, s’il y en a un, cette association résonne en moi comme un passage d’un cycle naturel à une vie que l’on pourrait appeler de surnaturelle, transcendant la nature tout en l’intégrant.

C’est comme si l’enfant est liée à la perte de sang, née au début de l’hémorragie et morte lorsqu’elle cesse. Lorsque la femme est guérie, non pas naturellement mais surnaturellement, en se reliant à Jésus qui est la Vie, la Voie et la Vérité, l’enfant malade –  ce qui est lié au cycle naturel  –  meurt… ou plutôt « dort » comme l’affirme Jésus, afin de pouvoir être réveillée à la vraie Vie.

fille-jaireIl saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« 
Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »

Et ce n’est pas juste l’âme qui est rappelée à la vie, puisqu’il est précisé que Jésus demande qu’on lui donne à manger, confirmant ainsi que le corps est vivant, comme lors de sa propre résurrection et qu’il mange devant ses disciples pour confirmer la vie du corps.

C’est comme si pour guérir – corps, âme et esprit – en cette vie même, pour cesser l’hémorragie de notre humanité malade, il nous faut nous abandonner en Lui, par Lui, et  avec Lui.

Michaël

visage-jesusVoici un évangile qui est vraiment très riche. Le fait que la femme avait des hémorragies depuis 12 ans et que la jeune fille avait 12 ans ont certainement un sens symbolique qui m’échappe pour l’instant, à part certainement le fait que le 12 représente la fin d’un cycle, tel le cycle annuel ou les 12 mois de l’année, on parle de 12 apôtres, les 12 tribus d’Israel et plus. Mais mis à part cette dimension symbolique des nombres qui est certainement très parlante, je suis touchée par cet évangile d’une manière plus directe. Je me souviens du sentiment d’être une enfant et d’écouter ces évangiles ou histoires à l’église et de sentir une forme d’émerveillement devant tant de beauté, bonté ou magnanimité de la part de Jésus. Il est la bonté même, l’Amour même puisque la femme malade n’a eu qu’à toucher sa robe pour être guérie. Toucher à l’Amour divin ce n’est pas peu de choses. Je m’imagine en rêvant de toucher à Sa robe. Il lui dit que sa foi l’a sauvé. Quelle foi de la part de cette femme et quel Amour nous est offert. Ceci était vrai alors, ceci ne peut qu’être vrai maintenant. Je suis émerveillée par la force et la promesse de guérison de Son amour. Il nous dit que par la confiance absolue en son amour, nous sommes sauvés….guéris des maux qui affectent profondément l’humanité tels l’endormissement, la bêtise, la tiédeur, l’orgueil et j’en passe. Tout de suite je veux retirer de mon cœur les épines ou les armures qui empêchent, rendent péché ce manque de confiance absolue. Aussi, je suis touchée directement par le fait que même l’enfant qui n’est plus en vie, l’enfant pour qui il ne semble plus avoir d’espoir, la part de nous qui semble s’être endormie à jamais, et bien, demandons Lui de la soigner. Il court pour répondre à l’appel des parents qui pleurent. Jésus nous aime au-delà même de nos capacités à l’Aimer Lui, à Lui demander son aide. L’Amour de Dieu est vraiment si grand qu’il vient nous chercher même jusque dans la mort. Il peut tout, Il veut tout pour nous, vraiment tout. Et mon cœur d’enfant reste à jamais émerveillé devant cette certitude.

Mariette-Renée

À vrai dire, je n’étais plus de ce monde. Il me semble que j’étais en chemin vers un ailleurs quand je sentis une main aimante m’inviter tendrement à retourner d’où je venais. Il se passa quelque chose que je ne saurais décrire. C’est comme si une maison morte, désaffectée, vide  et abandonnée reprenait subitement vie. J’entendis une voix dire « Talitha koum », j’ouvris les yeux et je vis celui qui me prenait la main et m’invitait à me lever.

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Dès cet instant je sus définitivement et une fois pour toute que j’étais aimée, profondément aimée, comme jamais je n’aurais pu me l’imaginer.

Nénuphar, pour la jeune fille de 12 ans

….

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Dans cet évangile, Marc nous rapporte deux miracles de Jésus. Nous pouvons constater que la démarche de guérison ne vient pas de Jésus cette fois-ci mais bien des personnes concernées par la maladie. Jaïre prend l’initiative d’aller vers Jésus craignant de perdre sa fille malade et la femme en perte de sang prend elle aussi l’initiative de se faufiler à travers une grande foule pour toucher au moins le vêtement de Jésus pour trouver la guérison.  Une démarche de foi qui porte fruit dans les deux cas. Dans sa démarche de foi, Jaïre demande à Jésus d’imposer ses mains sur sa fille pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. Mais voilà que le drame survient, sa fille décède avant que Jésus la touche. C’est le désespoir chez les gens qui viennent annoncer la nouvelle à Jaïre, il n’y a plus rien à faire. Jésus redonne confiance à Jaïre en lui disant : « Ne crains pas, crois seulement. » Comme Jésus ne donnait pas un spectacle de magie pour montrer son pouvoir de guérison et son pouvoir de ressusciter les morts, il demande à tout le monde de sortir de la maison. Oui, tout le monde dehors parce que la vibration négative des gens était trop forte pour ébranler la foi des parents. Jésus a voulu rencontrer dans l’intimité la fille de Jaïre en présence de ses parents et de ses disciples Pierre, Jacques et Jean pour une parfaite communion de foi. Dans le processus de guérison, la foi est aussi communautaire. Le miracle s’opère parce que la famille, la communauté garde la foi et demande à Jésus de venir au secours  de la personne. La personne a besoin de s’entourer de gens de foi pour l’aider dans son processus de guérison sinon sa vibration énergétique s’affaiblit par les personnes ombragées qui ne laissent pas passer la lumière de Jésus dans leurs paroles et dans leurs actes. Aujourd’hui, au nom de Jésus, nous pouvons nous aussi imposer nos mains sur les malades pour leur guérison. Jésus a donné tout pouvoir à ses disciples de faire des miracles eux aussi. Avons-nous la foi en l’imposition des mains? Jésus, verbe incarné, a toujours fait des miracles par sa Parole. Sa Parole est agissante dans nos vies. Il dit à la jeune fille : «  Talitha koum » et la fille s’est réveillée. Demandons à Jésus de mettre sa Parole sur nos lèvres pour que nous aussi nous puissions en communion avec le Christ réveiller, libérer les autres par nos paroles et nos actes.

Quant à la femme en perte de sang, sa démarche de foi a aussi porté fruit parce qu’elle a cru en Jésus. Elle a cru dans la bonté qu’elle voyait en Jésus, dans la lumière qui émanait de Lui, dans la sainteté qui imprégnait même son vêtement si bien qu’elle a voulu toucher au moins son vêtement pour être guéri. Effectivement, quand elle a pu toucher le vêtement de Jésus, elle était guérie de son mal parce qu’une force était sortie de Jésus pour toucher cette femme dans toutes les fibres de son corps. Tout de suite Jésus a voulu rencontrer la personne qui l’a touché. Jésus ne voulait pas laisser cette femme dans la honte. Il ne pouvait laisser son geste inaperçu mais voulait la mettre dans la lumière aux yeux de tous. Il voulait rencontrer cette femme de foi qui l’a touché. Il voulait rencontrer son regard pour lui donner confiance en elle et la réhabiliter dans la société, lui redonner sa dignité. Quand Jésus eut parlé à la femme, il lui dit avec amour : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guéri de ton mal. » Frères et sœurs dans le Christ, n’ayons pas peur d’aller vers Jésus, de toucher sa croix. Il dit à chacun, chacune de nous : «  Ne crains pas. Crois seulement. » Faisons-nous tout petit à ses pieds et écoutons sa voix qui nous dit à nouveau : «  Ma fille, mon fils, debout, réveille-toi, lève-toi. Je suis avec toi tous les jours. Tu as du prix à mes yeux et je t’aime.  »

Merci Jésus pour ta présence dans ma  vie.
Prends mes mains dans tes mains
pour qu’elles deviennent  des  mains  qui apportent
guérison et paix dans le cœur de mes frères et sœurs.

Seigneur Jésus, merci de venir chez moi
Pour me guérir de mon mal.
Puisse ton regard d’amour pénétrer le mien
Afin que je puisse regarder les autres comme toi.

Seigneur Jésus, merci pour ton Esprit de guérison.
Revêt-moi de ton esprit de compassion afin que
Je puisse Te rencontrer dans mes frères et sœurs et
M’élever avec eux en esprit de vérité et de bonté.

Karine