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« Aimez-vous les uns les autres » (Jn 15, 1-8)

Jn_15_1-8_aimez-vous

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 15, 9-17

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez dans mon amour,
comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,
et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que votre joie soit parfaite.
Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
je vous appelle mes amis,
car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
c’est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous alliez,
que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande :
c’est de vous aimer les uns les autres. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

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Réaliser que c’est Dieu qui m’a choisie…
pour que je porte un fruit qui demeure…
Alors que tout passe et meurt…
Ce n’est pas un « selfie »…

Et encore, réaliser que tout ce que je demande à Dieu au nom de Jésus, Il me le donnera…
Cercle relationnel ouvert:
Prier devient ma vie…

Ma RELATION à Dieu change TOUT: je suis une « choisie », « telle quelle »: c’est ainsi qu’il m’a voulue, point final.
On passe aux  « vraies choses »…

Il me respire, je suis « sa choisie », dans la foi, l’espérance et l’amour… Pour diffuser Sa vie!

Marie-Hélène 

aimez-vous-6C’est vrai, Seigneur, je ne t’ai pas choisi… car comment te choisir, moi qui ne te connaissais pas. Tu m’as appelé par mon nom… et tu m’as rappelé encore et encore… jusqu’à ce que je reconnaisse ta voix, jusqu’à ce que moi aussi je t’appelle par ton nom… et que je te rappelle encore et encore.

C’est maintenant par ton nom que je marche en toi qui es le chemin;
c’est avec ton nom que je touche à la lumière, toi qui es la vérité;
c’est en ton nom que je garde souffle, toi qui es la vie.

Et quand je demande en ton nom, voilà que je te reçois,  toi avec Père et le Saint Esprit;
quand  je cherche avec ton nom, voilà que je te trouve, toi qui es tout en tout;
quand je frappe par ton nom, voilà que tu ouvres mon cœur, toi qui es amour incarné.

Alors seulement je peux obéir à ton commandement de nous aimer les uns les autres, de nous aimer comme tu nous as aimé.

Michaël

« C’est de vous aimer les uns les autres », phrase on ne peut plus claire mais combien difficile à réaliser.

Je crois qu’il faut d’abord s’aimer soi-même pour pouvoir aimer ceux qui m’entourent. De là, la difficulté. Ce n’est pas parce que l’on est une famille que c’est automatique de s’aimer, et que l’amour déborde de toute part, non.

Jésus m’invite dans ce texte à savoir reconnaitre mes faiblesses et mes exigences parce que je ne compte que sur moi pour évaluer le degré d’amour que la personne mérite.  Comme je  le sais : le jugement a la première place devant mon tribunal  de commandements, je ne laisse pas assez de temps aux plaidants. Pourtant ce sont ces occasions qui m’aident à hausser mon taux de tolérance pour ne pas dire mon amour envers ces personnes et, par le fait même, donner le témoignage d’avoir été choisie par mon Père, me dit Jésus…

Mariette

 …

aimez-vous-1« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. »
Que la surabondance d’amour, fruit de cette vie sans cesse donnée, reçue et redonnée, soit le rempart contre le cloisonnement et le « garder pour soi » que fabriquent la peur, l’ignorance et l’avidité.
« Elles écouteront ma  voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner,  j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau. »
Seigneur Jésus, bien que je sache  et croie que ta Parole est vérité, elle s’évanouit avant d’atteindre la porte verrouillée de la charité. Prends pitié de la faiblesse, envoie les gardiens de ta Parole. Qu’au simple son de ta voix toute porte soit déverrouillée et que bondisse vers Toi la multitude de tes brebis, désormais incorruptibles.

Pierrette

aimez-vous-3Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que votre joie soit parfaite.
Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés.

Rien de moins populaire en cette époque !
Et pourtant, je sais qu’au plus profond de chacun brûle cet appel à aimer. À aimer chaque être, sans distinction. Sans peur ni armure. Au-delà des barrières.

Cette soif m’habite au plus profond. De même que cette certitude de ne pas être capable, de ne pas être à la hauteur de cet Everest que représente pour moi l’amour. L’amour de chaque personne et de chaque être qui m’entoure. Cet amour pur, vivifiant, qui mène à Toi Seigneur.

En fait, écrivant ces lignes, je me rappelle que le plus grand obstacle à l’amour des autres est mon regard, qui me croit incapable et indigne de ce don si grand.
Et je sais que je ne suis pas la seule à porter cette blessure.

S’il te plaît seigneur, donne-nous de plonger, d’oser nous aimer les uns les autres, quelle que soit la force ou l’ampleur de nos blessures. D’oser juste plonger, comme un petit enfant maladroit qui offre des pissenlits à sa maman, même s’ils sont pleins de boue, ou couverts de fourmis. Cherchant juste à offrir son cœur. Sans se poser des questions.
Seigneur donne-nous de porter du fruit. Pour que Ta joie soit en nous. Amen.

Solane

aimez-vous-7L’amour ne se commande pas. Pourtant Jésus demande à ses disciples: « Aimez-vous les uns les autres. » Il le dit juste avant son départ, comme pour laisser le meilleur de son expérience à ceux et celles qu’il aime. L’amour reçu du Père l’a tellement nourri, structuré, qu’il insiste: aimez-vous « comme » le Père m’a aimé. Et encore: aimez-vous les uns les autres  « comme » je vous ai aimés.
Un amour qui s’approche tout en laissant à l’autre sa liberté. En laissant à l’autre la chance d’offrir quelque chose à partager. Rien n’est plus difficile à vivre chez les pauvres que de ne pas être en mesure, par exemple, d’inviter quelqu’un à manger parce que le budget est trop restreint.
Cependant, Jésus nous parle d’autre chose: offrir sa personne, rien de moins. Il dit: « Il  n’y a pas de plus grand amour que celui qui se dessaisit de sa vie par amour pour ses amis. » Il fait appel à l’ami, pas au serviteur qui fait son devoir mais n’entre pas en relation vraiment. Heureusement, je peux compter sur l’Esprit pour m’apprendre à aimer comme Jésus nous aime, entre nous et avec lui.

Gisèle

Comment m’as-tu aimé Seigneur?

Tu m’aimes au-delà de mes plus grandes colères, Tu m’aimes même lorsque je te suis infidèle, Tu m’aimes même lorsque je suis aveugle et sourde à ton Amour, Tu m’aimes même lorsque je t’ai oublié, Tu vois la beauté de mon être, la vérité de mon coeur même lorsque je me crois perdue. C’est ainsi que tu veux que j’aime mon prochain? Comme tu m’aimes, donne-moi d’accueillir mon prochain sans le juger. Comme tu m’aimes, donne-moi d’ouvrir les bras dès que mon prochain s’approche de moi.  Comme tu m’aimes, donne-moi de voir le cadeau de ta présence chez mon prochain. Comme tu m’aimes, donne-moi de reconnaitre mon prochain comme moi-même.

Mariette-Renée

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Comment cela pourra-t-il se faire Seigneur,
puisque nous ne sommes pas aimantes?

Tu ne cesses de nous demander, de nous commander, de nous supplier : « Aimez-vous les uns les autres !»

Tu nous connais, nous sommes tes brebis indisciplinées, fragiles, inconstantes et malheureusement souvent infidèles, nous sommes de celles qui s’égarent souvent et se perdent en chemin, de celles qu’il te faut aller rechercher à répétition.

Nous aimer les uns les autres, comment cela pourra-t-il se faire? Nous sommes promptes au jugement, à la comparaison, à la jalousie, à l’égocentrisme, à la rancune et à la médisance.

Nous sommes tellement impulsives, réactives, colériques, et si peu souvent réellement à l’écoute de l’autre, si peu dans l’empathie et la compassion pour ce que chacune d’entre nous vit.

Alors comment cela pourra-t-il se faire, nous aimer réellement les uns les autres, comme tu nous à aimés, jusqu’à donner notre vie?

Impossible pour nous.

Mais puisque toi tu peux tout, et comme c’est toi qui nous a choisies, tu peux encore nous surprendre, nous guérir, nous transfigurer, nous ressusciter de notre état de pécheur, et nous rendre aimantes, cela, nous le croyons.

Seigneur, qu’il en soit fait ainsi, tel que tu nous le demandes, tu es notre berger et nous sommes tes brebis, rends-nous aimantes!

Nenuphar, au nom de quelques brebis égarées

aimez-vous-2Jésus dit à ses disciples : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. » Saint Jean nous révèle l’essence même du message de Jésus. Ce qui fait la joie du disciple du Christ c’est son amour pour Dieu et son prochain. Le disciple du Christ ne peut pas embrasser la logique du monde qui ne jure que par les pulsions humaines en niant notre divinité. La logique de Dieu c’est la gratuité de l’Amour. Un amour qui se donne dans la tendresse et la miséricorde. Jésus nous invite à aller vers nos frères et sœurs dans la gratuité. La gratuité de l’amour nous garde dans l’humilité et dans l’action de grâce. La logique du « donnant-donnant » par contre nous conduit à la déception, la tristesse, l’amertume, la colère, la vengeance parce que notre frère, notre sœur ne répond pas toujours à notre attente et à l’amour humain, l’amour intéressé et jetable  qu’on veut lui donner.  Jésus nous invite à demeurer dans son amour pour que nous puissions aimer comme Lui nous a aimés. Nous avons besoin de cette grâce divine pour aimer comme Dieu. Nous avons besoin de revêtir le Christ pour aimer et servir comme Lui.  La fraternité, la solidarité ouvrent notre cœur à cet amour divin mais si nous ne sommes pas branchés sur Jésus, notre geste reste superficiel et ne portera pas de fruit.  Si nous sommes déçus après avoir posé un geste d’amitié, de fraternité, de solidarité et de service, nous devons retourner à la Source divine pour nous abreuver afin que notre cœur ne se ferme à tout jamais. Dieu seul peut nous renouveler de l’intérieur parce qu’en Lui nous  trouvons la force de pardonner et de recommencer dans la joie à donner la vie en abondance. Un amour qui ne nous élève pas vers notre Créateur, vers l’Amour divin  et ne nous met pas dans l’action de grâce se perd dans l’ego et nous entraîne à redorer notre image pour notre propre gloire. L’Amour divin se donne une journée à la fois dans l’humilité et dans la joie. Allons chaque jour à la Source et prenons le temps de communier et de demeurer dans l’amour de Jésus afin qu’Il nous abreuve et nous renouvelle de son Amour infini.

Ô Jésus, mon amour,
Merci de nous aimer comme ton Père t’a aimé.
Pétris-nous de ton amour miséricordieux et
Aide-nous à demeurer dans ton amour.

Ô Esprit du Dieu vivant
En nos cœurs descends.
Ouvre nos cœurs à la gratuité de l’amour et
Donne-nous la joie d’aimer comme Jésus nous a aimés.

Karine

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur…

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Comment illustrer le double commandement d’amour de Jésus? Nous avons tenté de créer un dessin dans le style des anciennes enluminures, assez simple pour que les enfants puissent le comprendre et le colorier (Utiliser le fichier à imprimer à la fin de cet article)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,34-40.

Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent,
et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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 COMMENTAIRES

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Aimer les autres comme soi même… Il y a des autres pour qui cette parole me demande plus d’effort. Seigneur aide-moi à aimer cet autre comme moi.

Marcel

Quel est le plus grand des commandements?  Jésus pour répondre, prend ceux qui résument, et qui redonnent l’ordre vers lequel diriger nos efforts.  La grandeur n’est pas tant la lettre de la loi, mais a ceux à qui cela sert.  L’Amour de Dieu pardessus tout, et du prochain comme pour soi.

Sylvie

Ce sont des préceptes admirables. Pas faciles à mettre en pratique. Pourtant principes d’une paix sociale extraordinaire si on réussissait à les vivre. Et dire que le Christ va encore plus loin, (aimer ses ennemis)  … à partir de cette base qu’il est déjà difficile d’appliquer dans la société en bloc. Cela peut se mettre en pratique dans une cellule réduite. Pourtant, il doit exister des exemples vécus où ces principes de l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont exemplaires.

Gilles

 » MAITRE, QUEL EST LE PLUS GRAND COMMANDEMENT  » le Seigneur s’adresse à mon cœur, mon âme et mon esprit. L’amour fait toujours appel  au cœur et l’expression qui dit :  « cette personne à le cœur sur la main »  veut dire aimer  s’occuper  de son entourage,  et reconnaitre  Dieu dans toute les personnes que je côtoie. Mon âme se repose dans l’action qui fait suite et en m’associant à l’amour de Dieu, je partage ce désir qui m’est suggéré pour la plus grande gloire du Seigneur. Comme c’est un idéal à atteindre d’aimer Dieu et mon prochain, je demande à l’Esprit Saint de commencer  par découvrir l’amour qui m’habite,  ensuite je pourrai découvrir que tout le reste me sera donné de surcroit. Père au nom de ton Fils Jésus, regarde avec amour tous les gestes qui se font dans le monde pour te reconnaitre dans l’humain, mon voisin…

Mariette  

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Pendant longtemps, chaque fois que j’entendais ou que je lisais ce passage, ça sonnait dur à mon oreille : trop loin de ce que je suis, je me sens un peu comme si c’est pour moi inaccessible, comme si je devais performer, être comme Jésus, alors que je suis si loin!! Pourtant, ce commandement reflète tout ce à quoi j’ai toujours aspiré, du plus profond de mon cœur !

Mais en fait, n’était-ce pas notre nature profonde, à chacun?

Si cet amour si  grand, si total, de notre Seigneur, et de nos frères et sœurs était la clé de notre bonheur,  plutôt qu’un commandement qui vise à juger et faire peur?

Seigneur, merci d’avoir déposé en moi et en chacun, les germes de cet Amour, même si on peut mettre une vie entière à le découvrir ! Merci de nous donner ce commandement comme lampe, pour éclairer notre route !

Oui, merci de nous rappeler avec ce commandement que c’est LE chemin qui conduit au Bonheur dans sa plénitude !

Solane

À ceux qui veulent le mettre à l’épreuve, à tous ceux qui veulent le prendre en défaut, aux docteurs de la loi qui rusent en quête de la faille pécheresse, Jésus répond avec cette parole centrale et incontournable, pierre d’angle sur laquelle reposent toutes les écritures et révélations. Le double commandement se résume en un seul, en un seul et unique verbe : Aime! Verbe que Jésus incarne intégralement pour nous, sans le moindre écart, du début à la fin!

Plus rien à dire. Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, il boucle la boucle, et la ferme aux vaines discussions de l’ensemble des pharisiens du monde, aussi présents autour de nous qu’à l’intérieur de nous. Les pensées sont traversées d’une flèche de lumière et d’amour, la langue est désarçonnée, et moi-même je ne peux plus que me taire.

Amen

Nénuphar

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Comme il est difficile à l’âme pharisienne de concevoir que la loi tombe en poussière, inutile, là où l’amour s’incarne, se fait entendre, voir et obéir ! Le moraliste et le légaliste en nous, s’insurgent contre cette vérité, faute de l’avoir approchée suffisamment pour connaître la magnifique et libre exigence qu’elle demande. Jésus effraie celui qui trouve sa place dans le cadre rigide de la loi, autant que celui qui la transgresse. Les premiers par attachement à l’ordre établi, les seconds séduits et esclaves de la loi du plus fort, des rivalités et des plaisirs jamais satisfaits.
Dans ce passage de l’évangile de Saint Mathieu, les pharisiens, que l’attitude de Jésus empêche sans doute de dormir en paix, tentent de nouveau de le prendre en défaut publiquement ou de le faire entrer dans leur cadre.

À la question :   » Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement? »
La réponse de Jésus est ce double commandement d’amour qui n’en fait qu’un seul et qu’aucune flèche ne peut blesser ni amoindrir :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements. »

Obéir à ce commandement s’est être blessé de l’heureuse blessure, la blessure du grain qui meurt. Puisse-t-elle nous être infligée !

Pierrette 

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Encore et toujours vouloir mettre à l’épreuve Jésus… qui par le fait même nous révèle, non seulement qu’il a les paroles de la vie éternelle… mais aussi qu’il est lui-même Parole de Vie Éternelle.

Est-ce que moi aussi j’essaie encore et toujours de mettre Jésus à l’épreuve… en mettant en doute le fait qu’il est lui-même Verbe Incarné, que Sa Parole est  Vie, Voie et Vérité?

Est-ce que comme les pharisiens, je tends à réduire Jésus à ma propre dimension…  en me donnant le droit de l’évaluer selon mes petites mesures, non pour apprendre ou comprendre, mais pour me faire juge de celui qui seul peut pour juger de par sa démesure?

Et comment juger avec ma petite tête celui qui juge par le simple fait d’être lui-même l’Amour Incarné?

Et comment même songer à évaluer l’Amour avec un esprit qui ne peut saisir Son Esprit?

La réponse que Jésus donne au docteur de la Loi pour nous tous est pourtant la seule qui peut remettre sur la voie les petits esprits perdus dans les labyrinthes  des questions théoriques :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements. »

Michaël

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« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Ce commandement de Dieu semble si facile à mettre en pratique mais en réalité il est si complexe et si difficile parce que nous sommes des êtres blessés qui ont besoin d’aimé et d’être aimé en retour.  Comment aimer son prochain quand nous sommes habités par le « vieil homme », c’est-à-dire quand l’orgueil, la convoitise, la jalousie, la rivalité,  la colère, la haine, la vengeance… dictent notre comportement. Comment aimer son prochain quand nous avons été blessés au plus profond de notre être où le cœur a été déçu, bafoué, humilié, abusé, jugé, anéanti et que nous ne savons même plus comment nous aimer nous-mêmes sans nous détruire et sans étouffer l’autre. Comment vraiment aimer son prochain quand nous cherchons nos propres intérêts et quand il doit mériter notre amour. Comment vivre la gratuité de l’amour non seulement avec ceux et celles que nous aimons tout naturellement ou choisissons d’aimer mais  aussi avec ceux et celles que  nous avons la difficulté à aimer. Comment vivre la gratuité de l’amour si nous n’avons pas goûté l’Amour et le pardon de Dieu au plus profond de notre être.

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » N’est-ce pas une grâce à demander au Seigneur? Jésus ne nous parle pas de l’amour humain qui se donne et se reprend mais bien de l’amour divin. Un amour gratuit qui se donne à cœur joie, qui ne connait pas de frontières et qui ne disparaît jamais. C’est si bon d’aimer le Seigneur de tout son cœur et d’aimer son prochain comme il nous a aimés mais c’est seulement avec  sa grâce qu’il est possible de vivre cet amour divin une journée à la fois. Nous n’avons rien fait pour mériter l’Amour de Dieu puisqu’Il nous accueille tels que nous sommes. Nous nous avons du prix à ses yeux et c’est merveilleux. Demandons au Seigneur de nous dépouiller du « vieil homme » pour que nous puissions l’aimer plus que tout et d’aimer nos prochains avec tendresse et compassion.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Viens guérir nos blessures intérieures, nos insécurités
Qui nous empêchent de t’aimer plus que tout.

Ô Jésus, Fils du Dieu vivant,
Donne-nous la grâce de l’Amour divin,
Ce regard divin qui ne connaît pas de frontières.

Ô Esprit du Dieu vivant,
Embrase-nous du feu sacré de ton amour et
Fais vibrer nos cœurs au rythme du cœur de Dieu.

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Dessin à copier, à tracer ou à colorier

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C’est moi qui vous ai choisis

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Illustration inspirée d’une peinture de Duccio di Buoninsegna

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 15, de 13 à 27

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom.
Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.
Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a pris en haine avant vous.
Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait en propre. Mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, à cause de cela, le monde vous hait.
Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite; Le serviteur n’est pas plus grand que le maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
Si je n’étais pas venu, si je ne leur avais pas parlé, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant leur péché est sans excuse.
Celui qui me hait, hait aussi mon Père.
Si je n’avais pas fait au milieu d’eux ces œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils ont vu, et ils sont remplis de haine contre moi et contre mon Père.
Mais c’est pour que s’accomplisse la parole qui est écrite dans leur Loi : Ils m’ont haï sans raison.
Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il me rendra témoignage.
Et vous aussi, vous témoignerez, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.

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 Commentaires

 « C’est moi qui vous ai choisis. » Jean 15, 13-27

Merci Jésus pour nous avoir choisi comme tes amis. Donne nous de rester fidèle à cette amitié.
A Noël tu avais déjà fait de nous tes frères et sœurs. Donne nous de rester dans la même famille. Et puisque nous sommes tes frères, tes sœurs, tes amies et amis, nous voulons porter la croix et te suivre au calvaire pour ressusciter à Pâques avec Toi.

Pierre-Damien

« C’est moi qui vous ai choisis. »  Contempler longuement ce choix durant les jours saints fut pour moi une joie profonde.  Être choisis par le Christ ressucité pour porter du fruit et un fruit qui demeure.  Celui de l’amour qui vient de la présence de son Esprit, son cadeau de Pâques. Et avec Lui, être au cœur du monde, l’instrument de sa tendresse.

Fernande

 » C’est moi qui vous ai choisis  » Seigneur, ça vient confirmer la phrase qui dit, dès le sein de ma mère tu m’avais choisi, et j’aimerais tellement continuer le oui de ma mère qui nous a uni dans la foi. C’est toute la loi de vie qui nous est transmis par « aimez-vous les uns  les autres. » Seigneur comme elle est difficile à appliquer, tu connais ma faiblesse mais tu m’as choisi pareil, t’as surement espéré qu’un jour je te serais agréable afin de partager ton royaume….

Mariette

Choisis, nous le sommes. Amis, vraiment?  Ce n’est pas du jour au lendemain que j’ai accepté de recevoir en profondeur cette affirmation de Jésus. Il aurait été plus facile – en apparence – de ne pas entrer à fond dans cette relation privilégiée. Le serviteur fait bien son travail mais entre-t-il vraiment dans les sentiments de son maître? « Je vous appelle amis ». Quelle affirmation si étonnante, mais si merveilleuse.

En écho à cette parole méditée dans la joie, les Psaumes 21 et 37, proposés le Vendredi- saint, font entendre la plainte du juste méprisé, bafoué, qui dit à son Dieu : « ne sois pas loin de moi », « ne m’abandonne pas ». Jésus a prié avec ces mots-là. Il me les fait entendre encore : amie, ne sois pas loin, reste proche pour comprendre les désirs de mon cœur, pour partager ma soif et mon désir de faire de tous des amis, des gens qui partagent ce que j’entends de mon Père et qui portent du fruit, beaucoup de fruit.

Gisèle

Seigneur, grand est mon désir de faire partie de tes amis; je te demande donc de m’apprendre à faire ce que tu nous commandes. Ne crains pas de prendre les moyens nécessaires pour cela se fasse. Je fais mienne cette prière de Saint-Ignace de Loyola :  » Prenez, Seigneur, ma liberté en plénitude. Mémoire, intelligence et volonté, acceptez en le don total. Tout ce que j’ai et possède me vient de votre largesse. Tout cela je vous le livre pour que vous le gouverniez absolument à votre gré. Donnez-moi seulement l’amour et votre grâce; car alors je suis riche et ne demande rien de plus. »

C’est toi qui nous choisit, c’est vrai. Comment aurais-je pu te choisir avant que tu te fasses connaître et aimer au temps de la détresse ? Tu es bien venu le premier à ma rencontre et c’est toi le fidèle et le patient, lorsque mon regard fuit le tien qui veille dans le regard de mes frères. C’est en eux que je te crains.

Si tu ne t’étais approché lorsque j’étais au loin, si loin que de là-bas, ta Parole était si mal entendue qu’elle n’atteignait pas la terre fertile de mon cœur; je serais maintenant parmi ceux qui  tournent en dérision ta croix, voire qui te haïssent. Par ton amitié, rend-moi digne de porter là-bas ton amour, si discrètement qu’il puisse pénétrer ce qui est impénétrable par un autre que toi qui, seul, délivre l’âme opprimée, même révoltée.

Que l’Esprit de Vérité veille sur tes amis, à fin que nul autre que toi soit glorifié en chaque âme délivrée.

Pierrette


« C’est moi qui vous ai choisis »
dit Jésus. Par ces paroles,  Jésus a dégonflé l’ego de ses disciples en les faisant prendre conscience qu’ils ont été choisis pour une mission bien spéciale et qu’ils ne peuvent rien faire de par eux-mêmes sans l’aide de l’Esprit-Saint. C’est la grâce de l’Esprit qui va s’opérer en eux pour qu’ils puissent rendre témoignage de tous ce qu’ils ont vu et entendu. Il leur dit que la magie s’opère à une condition : c’est de vous aimer les uns les autres. Sans l’Amour nous ne pouvons pas rallumer le feu sacré de Jésus sur la terre.

« C’est moi qui vous ai choisis » dit Jésus.Ces paroles me font frémir intérieurement parce que nous qui avons accepté de suivre le Christ, ne pouvons tirer aucune gloire de sa grâce parce que nous avons été choisis par Lui pour porter la bonne nouvelle aux pauvres et témoigner de l’Amour et de la miséricorde de Dieu. C’est l’Esprit qui nous révèle l’Amour du Père. C’est l’Esprit qui nous révèle les écritures et la connaissance de Dieu. C’est l’Esprit qui nous révèle l’univers visible et invisible. C’est l’Esprit qui enlève le voile de nos yeux pour que nous voyions Dieu en tout et partout. C’est l’Esprit qui nous fait voir la beauté de l’être humain et la beauté du monde.  C’est l’Esprit qui nous fait goûter à la paix et la joie intérieure.  C’est l’Esprit qui nous anime et nous propulse vers les autres. C’est l’Esprit qui fait de nous  les témoins du Christ Ressuscité. Oui, l’Esprit de Dieu nous habite et nous ne pouvons pas nous enorgueillir de cette grâce parce qu’elle nous a été donné par amour pour que nous portions du fruit. C’est une grâce qui nous rend humble et nous ouvre à l’univers entier. Tout don reçu par amour doit être donné gratuitement par amour.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Merci de m’avoir choisie telle que je suis pour porter du fruit,
Un fruit qui demeure grâce à ton amour.
Dessaisie moi de mon ego qui me rattache  au monde  de la vanité.
Renouvelle en moi Ton Esprit de sainteté et de lumière.
Ouvre mon cœur à l’amour fraternel et universel.
Fais que je Te voie Seigneur en tout et partout et garde moi dans l’humilité.
Révèle-moi les mystères du monde visible et invisible pour que
Je puisse témoigner de ta résurrection.
Fais-moi demeurer dans Ton amour.

Karine

 

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom. »

Je le vois bien, Seigneur, qu’il n’est pas possible de te choisir de nous-même. Je vois aussi que même déjà choisis par toi – puisque tu nous choisis tous à un moment ou un autre – nous nous retrouvons trop souvent à fuir loin de toi et prêts à te renier pour un oui ou pour un non… et cela m’inquiète certaine nuit lorsque je voudrais que tous, nous te suivions envers et contre tout.
Mais tu nous as dit que le Père nous accorde ce que nous demandons en ton nom; alors en ton nom, je demande que chacun de nous réponde résolument présent à ton appel, puisque tu es venu pour nous sauver tous.
Je sais que ma prière est soumise au libre arbitre  de chaque personne qui est respecté par ton amour, mais je sais aussi par expérience que lorsque tu nous envoies ton Esprit Saint, nous ouvrons nos yeux à ta vérité… et nous ouvrons notre cœur à  ton amour transfigurateur. Alors je t’en prie, dans ta miséricorde infinie, envoie sans cesse en chacun de nous ton Esprit Saint, et que tous et chacun nous soyons guéris de la maladie du sommeil. Comme tu l’as fait pour Lazare, je te le demande : « Viens nous réveiller, viens nous sortir de notre tombeau! »

Alors, fort de Ton Amour, nous pourrons nous aimez les uns les autres.

Alors, rempli de Ton Esprit, nous témoignerons de Toi et de Ton Royaume qui – même s’il n’appartient pas à ce monde – est  au cœur de ce monde… et au cœur de chacun.
Alors, espérant contre toute espérance, nous pourrons porter ton œuvre malgré tout ce qui se met au travers du chemin… les vents contraires, les obstacles et autres adversités.

Michaël

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »

Quel amour! Je me demande combien de nous serions prêts à donner notre vie pour celui qu’on aime… je ne suis pas sûre…

« Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. »

Combien d’entre nous sommes les amis de Jésus? J’aimerais bien l’être mais je ne crois pas le mériter vraiment…

« Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. »

C’est tellement difficile de s’aimer les uns les autres. Le moi est devenu tellement fort qu’aujourd’hui on dit:  » il faut que je pense d’abord en moi et pour les autres après on verra »

Rosa

« Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » J’en reviens sans cesse à ce petit commandement d’amour mutuel, parce qu’il m’apparaît incontournable. Incontournable parce qu’il tellement simple qu’il est impossible de faire semblant qu’on ne l’a pas entendu ou pas compris. L’amour, c’est de l’amour, et non de la haine. Incontournable parce qu’à la pratique il se révèle tellement impossible à véritablement actualiser par notre seule volonté qu’on ne peut plus faire autrement que d’en appeler à Celui qui l’a pleinement incarné pour qu’il vienne à notre aide. Seigneur, apprends nous à aimer, dans le don et le pardon, sans attentes ni calcul, comme tu nous as nous-mêmes aimés!

Nénuphar

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140413-Moi-qui-vous-ai-choisis

Je suis la vraie vigne

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Illustration inspirée d’une icône

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 15, de 1 à 12

 Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il l’enlève; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il en porte davantage. Déjà, vous êtes purs, grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.  
Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits; car séparés de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela vous sera accordé. 
C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits, et que vous soyez mes disciples.
Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi-même j’ai gardé les commandements de mon Père, et comme je demeure dans son amour.

Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. 
Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. 

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Commentaires

« Demeurez en moi, comme  moi en vous. » Le verbe ‘demeurer’ revient neuf fois dans ce court passage de St Jean, comme un écho, une invitation pressante de Jésus: demeurer, demeurez,  demeure, demeurent, demeurez, demeurent, demeurez, demeurerez, demeure.  Un présent, un futur, comme pour nous indiquer la source intérieure d’où jaillit l’amour avec lequel nous pouvons aimer surtout lorsque, comme Jésus dans sa passion, nous vivons le rejet, le mépris, l’humiliation, l’isolement, la trahison, l’abandon, la douleur extrême.  « Demeurez en moi », le secret intime de Jésus.

Fernande

 » Et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde afin qu’il en porte d’avantage  » Seigneur c’est vrai, j’espère porter du fruit autour de moi et en moi mais l’émondage est angoissant. Jeter mes branches qui semblaient mortes fait surgir les parasites d’orgueil, de jalousie, de possession, de  tristesse, qui sont établis depuis longtemps et refusent l’évacuation, ils se cramponnent. Seigneur l’amputation fait mal, mais je te sais amoureux de moi, dépose un baume sur mes plaies béantes afin que le fruit tant attendu s’éclate en cette veille de Pâques…

Mariette    

Ô Seigneur, est-ce l’obéissance à ton commandement : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » qui nous permet de demeurer en toi  et que tu demeures en nous ?   Mais comment pourrai-je obéir à ce commandement si tu ne demeures en moi et moi en toi ? Tu l’as dit : « séparés de moi, vous ne pouvez rien faire ».
Tout t’appartient puisque de ma misère même je ne peux rien faire si ce n’est te l’offrir, ou plutôt te la rendre et qu’à la demande de notre Mère, tu la pares de quelque vertu !

Pierrette

« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » Tant de recettes du bonheur nous sont proposées aujourd’hui (comme à toutes les époques, d’ailleurs)! Et il semble de plus en plus en vogue d’explorer et de trouver soi-même sa propre recette, pour « son propre bonheur ». Facile de tomber dans le panneau. Et pourtant! Nous n’avons jamais connu autant de détresses, de solitude de notre côté de la planète qu’en ces jours plutôt sombres. J’ai cette conviction profonde que l’être humain est foncièrement un être social, ne pouvant vivre que pour se fabriquer son propre bonheur!! Merci Seigneur de non seulement nous inviter à vivre une joie parfaite, mais de nous donner aussi le chemin pour y parvenir: « Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Seigneur, je te demande la grâce de pouvoir aimer chacun de frères, chacune de mes sœurs comme tu nous as aimés. Merci de me, de nous donner de goûter à Ta Joie!

Solane

Seigneur, à la lecture de cet extrait de l’évangile, je ne puis que confesser que ta Parole est vérité, entière et inaltérable vérité.

Il est vrai que loin de ta vigne je me dessèche et que séparé de toi je ne peux rien faire. Que ma prétention et mon orgueil à croire le contraire se taisent à jamais!

Il est vrai que seule ta Parole, ton verbe, me purifie, mes propres efforts restant vains sans celle-ci!

Il est vrai que seul ton amour porte véritablement fruit, lorsque je trouve refuge en toi et que je te laisse toute la place, t’accueillant tout entier en moi, avec confiance et abandon!

Et il est vrai que ce commandement tout petit, « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », prêt à porter et à utiliser en toutes circonstances, résume a ce point tous les autres qu’il me devient inexcusable de l’oublier.

Seigneur, fais que je demeure dans ton amour comme tu n’as cessé de demeurer dans celui du Père, et émonde en moi tout ce qui conduit à la mort afin que ma seule joie soit la tienne!

Nénuphar

« Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui là porte beaucoup de fruits; car séparés de moi vous ne pouvez rien faire. » Ce que je ressens en lisant ceci c’est que dès que je me sépare de Dieu par la pensée compulsive, le besoin de contrôler, d’imposer ma volonté, de vouloir prévoir, je me sépare de la Source de paix à laquelle je suis connectée. Tous mes efforts sont inutiles. Je me tourmente, je m’absente du moment présent et je peux souvent nuire au cours des choses.  C’est comme si nous devenons vides, inutiles. Tout ce qui m’éloigne de cette Source, doit être identifié en moi afin que je puisse demeurer avec le Christ.

En regardant bien en face les domaines de ma vie, les déclencheurs qui me donnent l’illusion que je peux, « le sarment », faire des fruits seule, je me rapproche du tronc de Vie. La possibilité de briser l’illusion donne le sens à la phrase:  » Déjà, vous êtes purs, grâce à la parole que je vous ai dite.  »

En acceptant de se regarder humblement. En restant proche de Lui, on peut Aimer son prochain comme soi-même, car nous connaissons nos faiblesses et nous reconnaissons que les autres sont aussi parfois dans leurs faiblesses. Et à la fois nous savons qu’Il est la sève qui rend les fruits possibles et qu’Il nous unit tous. Sachant qu’Il nous libère dès qu’on lui cède la place, et à tout moment. Nous pouvons aimer et avoir confiance en cette présence divine en nous et en notre prochain.

Céline

Jésus nous donne la recette du bonheur  pour que notre joie soit parfaite. Il nous dit : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour. Demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous pour que vous portiez beaucoup de fruits. Demeurez dans mon amour et aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Demandez tout ce que vous voulez et cela vous sera accordé. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. »

Voilà le chemin qui nous conduit au bonheur et à la joie parfaite. Jésus nous propose  un mode de vie si simple mais compliqué pour ceux et celles qui  affectionnent les choses de la terre. En affectionnant les choses de la terre, nous nous éloignons de l’Amour de Dieu et nous fermons la porte à la grâce qui nous est offerte. Si quelqu’un ne demeure pas en moi il se dessèche, nous dit Jésus. En effet, cette personne ne peut goûter la paix et la joie intérieure qu’Il nous donne parce que sa poursuite du bonheur matériel l’entraîne dans un spiral imbibé de son ego,  de colère, d’animosité, de compétition, de cupidité, de calomnie, de mensonge et de toutes les vices qui ne laissent  plus de place dans son cœur pour  une relation d’amour et d’intimité avec Jésus. Cette personne ne compte que sur elle-même, sur les forces de l’ego qui créent le chaos intérieur et une aliénation de l’être spirituel.

Jésus, me voici devant Toi.

Seule, je ne puis rien faire parce que je ne recherche que les biens de la terre.

Ouvre mon cœur à Ta Parole de Vie et aux choses d’en haut.

Viens habiter en mon cœur pour que je recherche ton royaume de justice et de paix.

Unifie-moi à Toi qui es  la Source de Vie, la vraie vigne.

Enlève en moi tout sarment qui me gonfle d’orgueil et m’empêche de Te voir et d’aimer les autres.

Purifie-moi  pour que je puisse porter beaucoup de  fruits.

Prends possession de mon être tout entier et enivre-moi de Ton amour.

Aide-moi à aimer comme Toi avec un regard de compassion et d’amour.

Donne-moi Ta joie, cette joie intérieure qui assouvit ma soif de bonheur.

Karine

Non seulement nous sommes de simples sarments…
qui ne peuvent  être réellement vivants sans être solidement branchés en Jésus-Christ,
qui ne peuvent porter du fruit sans être résolument ouverts à sa vie et à sa grâce,
mais en plus, si nous portons du fruit, nous devons accepter d’être soumis à l’émondage du Père.

À première vue, ce n’est pas vraiment rassurant, et pourtant…

aussitôt que nous participons à la joie de la sève qui circule au travers de chaque sarment,
au miracle du fruit qui se donne et se redonne sans cesse,
à la paix profonde d’être réunis en un seul corps sans rien perdre de son unicité personnelle…
nous sommes les premiers à en appeler à l’émondage du Père, afin d’être plus ouvert à l’incarnation de Son Amour qui est Voie, Vérité et Vie.

Alors en réponse à son commandement qui nous dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », nous ne voudrons Lui demander rien de plus que Son Amour, lequel ne se reçoit qu’en se donnant inconditionnellement à tous et à chacun sans exception, en Lui, par Lui et avec Lui. Et cela nous sera accordé, assurément.

Michaël

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140406-Je-suis-vraie-vigne

Je ne vous laisserai point orphelins

 

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 Évangile selon Saint-Jean, chapitre 14, de 14 à 29

Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. 
Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit toujours avec vous;
c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure au milieu de vous; et il sera en vous.
Je ne vous laisserai point orphelins; je viendrai à vous.
Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous.  Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. » 

Judas, non pas l’Iscariote, lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu doives te manifester à nous, et non au monde? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. 

Je vous ai dit cela pendant que je demeure avec vous.  
Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. 
Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble point et ne s’effraie point. 
Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens à vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi. 
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent, pour qu’au moment où elles seront arrivées, vous croyiez.

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Commentaires

 Quelle joie circule au fil de ces versets, une joie à couper le souffle, un bain de vérité et d’amour. Une avalanche de dons qui ne sont conditionnés que par la circulation de l’amour bondissant à travers le monde. Pas de place pour le doute ou la tiédeur tant que la main ne se ferme pas, tentant de garder pour elle ce que rien ne peut contenir mais qui contient tout, l’amour. Tapissons notre cœur avec ces paroles afin qu’elles résonnent dans toutes les parties de notre corps et que tout ce qui est endormi se réveille. Il y a là déjà un parfum de résurrection.

Pierrette

 

 » Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole « . Seigneur ce n’est pas toujours facile de suivre ta parole. Ça demande beaucoup de discernement et je sais bien que j’en ai peu. … pourtant j’ t’aime…  Garder tes commandements, tu devrais entendre ce qui se dit autour de moi, …des commandements, c’est quoi ça? Je sais que le plus grand c’est de s’aimer les uns les autres, même celui-ci aussi ne semble plus tenir la route, Seigneur , tu me dis qu’un jour je te verrai vivant , c’est cette paix que j’attends au nom de  l’Esprit Saint afin de ne plus être effrayée dans le monde ou je vis …

Mariette   

 

Merci seigneur de ton amour si grand, de ton souci constant de ne pas nous laisser seuls ou nous abandonner à notre triste sort… Il est pourtant si facile de l’oublier, et de me croire seul, au milieu de cette noirceur parfois si dense, qui m’entoure ou m’habite ! La solitude et la noirceur sont un des grands fléaux de notre époque !  Stp Seigneur, donne-nous la grâce de t’aimer et de garder ta parole. Fais de nous ta demeure et donne-nous d’incarner et d’apporter ta présence à tous ceux qui croisent notre route!

Solane

 

Miracle : Depuis que l’Esprit de vérité, que nul ne pouvait recevoir ni reconnaitre parce qu’invisible aux yeux de l’homme, depuis que cet Esprit de vérité s’est incarné au beau milieu de nous, de notre collectivité humaine, il demeure aussi en nous, au beau milieu de chacun d’entre-nous. Entièrement présent et disponible sans jamais s’imposer, il prend forme et s’incarne dans le cœur de celui qui l’accueille et l’aime. Trop simple pour la raison, merveille des merveilles pour qui veille! Alléluia!

Nénuphar

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« Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

Si je demande quelque chose en Son Nom, oui, il le fait… à condition donc que ce ne soit  pas en mon nom, pas au nom de mon petit moi, de mes petits besoins personnels, ni même au nom de mes grandes vues sur le bien être de mon prochain… mais bien en Son Nom « Dieu sauve », en adhérant entièrement à Son Amour… au point que c’est Son Amour qui demande au travers de nous, et Son Amour qui répond à la demande comme et quand Il le veut.

« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »

Si on ne s’ancre solidement à Son Amour, Il ne peut se manifester à nous, puisque sa relation est une relation d’Amour.

L’aimer véritablement, concrètement, c’est aimer sa parole et ses commandements… et les garder comme part de son amour…

L’aimer, c’est ouvrir espace intérieur pour recevoir le Père dans le Fils, et le Fils dans le Père…

L’aimer, c’est déjà recevoir L’Esprit Saint qui est Amour et qui témoigne pour nous sans cesse de l’amour du Père et du Fils…

« …l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. »

Michaël

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« Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai à vous. Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit toujours avec vous; c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir… En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »

Quelle belle promesse de Jésus à ses disciples et à toute personne qui prend le temps de Le connaître et de l’aimer. Il nous demande de garder  en nos cœurs ses commandements : Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme,  de tout son esprit et de toute sa force; aimer son prochain comme soi-même. L’Amour, voilà la condition sine qua non pour que Jésus se manifeste. Il nous faut cette relation d’amour avec Jésus pour qu’Il se manifeste;une relation personnelle et intime avec Lui. Je ne vous laisserai pas orphelins nous dit-il. Il nous enverra l’Esprit-Saint, l’Esprit de vérité pour réaliser que le Père, le Fils et l’Esprit ne font qu’Un et que cette dimension trinitaire vit en chacun, chacune de nous qui garde sa Parole et la met en pratique. Jésus nous laisse Sa paix non pas comme la donne le monde afin que notre cœur ne se trouble point devant les calamités et les déceptions de la vie. Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi?

Ô Jésus, Fils du Dieu Vivant! Merci.

Merci Jésus de prendre soin  de moi et de  veiller sur moi.

Renouvelle en moi, Ton Esprit.

Enracine-moi dans Ta Parole.

Donne-moi de t’aimer plus que tout.

Fais-moi demeurer dans Ton Amour.

Illumine les chemins qui me conduisent à Toi.

Manifeste-toi, Seigneur, pour que je Te reconnaisse aussi  en mes frères et sœurs.

Aide-moi à  marcher dans Tes pas et

Fais de moi un instrument de paix, d’amour et d’espérance.

Karine

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Celui qui m’a vu a vu le Père

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Illustration inspirée d’une mosaïque de la cathédrale de Cefalù en Sicile

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 14, de 1 à 13

« Que votre cœur ne se trouble point! Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit; je vais vous  préparer une place.
Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous aussi, vous soyez.
Et là où je vais, vous en savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment donc en saurions-nous le chemin? »
Jésus lui dit : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi.
Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès à présent, vous le connaissez et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. »
Jésus lui répondit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe? Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : « Montre-nous le Père »?
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père qui demeure en moi fait lui-même ses œuvres.  
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais; et il en fera même de plus grandes, parce que je m’en vais au Père,
et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

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Commentaires

« Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. » Jn 14, 8
Et Jésus de répondre : « Qui m’a vu a vu le Père. » O Jésus, tu es l’image visible de l’Invisible. Te regarder, c’est voir son visage;  te contemple, c’est vivre l’intimité de sa  présence; t’écouter, c’est entendre sa voix. Et au cœur de cette communion, c’est t’entendre me dire : « Ce jour-là, vous comprendrez que je suis en mon Père et vous en moi et moi en vous. » Seigneur, que vienne ce jour où je comprendrai que la source est au dedans.

Fernande

« Dans la maison du Père, il y a de nombreuses demeures », Seigneur il y a longtemps que je me demande dans quelle demeure vas-tu me placer puisqu’il y en a plusieurs? Et peut être, où vais-je me placer selon la démarche de ma vie.  Commencerais-je par la demeure du pardon qui mènerait à la réconciliation, ensuite aller à la demeure du détachement pour ne voir que ta présence, continuer vers la demeure de la fidélité qui m’amènera vers le Père, habiter la demeure de la croissance de ton amour qui sera l’ultime chemin dont je ne connais pas encore la route? Jésus, tu dis que tu demeures en ton Père et que lui demeure en toi, voilà mon chemin. Seigneur il n’y a plus de place dans ma demeure terrestre sinon que pour la joie d’être l’enfant du Père…

Mariette

« Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous aussi, vous soyez.
Et là où je vais, vous en savez le chemin. »  Ça fait du bien, si bien!!! Se sentir aimée, protégée, comme si nous étions un bébé dans les bras de sa mère. Et nous sommes dans les bras de notre mère, sauf que nous sommes trop occupés avec notre mental pour nous rendre compte.
« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais. »
Donc, si nous croyons en Jésus, nous aussi œuvrerons comme lui, donc nous avons aussi le Père dans nous. Merci mon Dieu!

Rosa

Dieu, personne ne l’a vu. Il est Esprit. L’incarnation de Jésus nous révèle un Père aimant et miséricordieux.  Jésus nous dit : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi. Celui qui m’a vu a vu le Père. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi. » Les chercheurs de Dieu ont à taire le bruit sonore de l’intellect pour rentrer dans le silence du cœur et dire en toute humilité comme Philippe : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. » Restez dans l’attente de Celui qui vient se révéler et n’ayez pas peur du silence qui vous fera  goûter au plus profond de vous-même Son amour et Sa paix incommensurable.

Karine

« Que votre cœur ne se trouble point! Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. 
je vais vous  préparer une place. » Merci Seigneur de nous préparer une place, de nous montrer le Chemin. D’être ce chemin, la Vérité et la Vie. Si souvent, nous l’oublions, ou nous ne voulons pas y croire… et nous sommes engloutis par le stress, l’anxiété, la peur, en fait, tout ce qui trouble la paix du cœur.

Ça me touche tellement ce matin de lire, de t’ « entendre » me dire que tu reviendras, que tu nous prendras avec toi, pour que nous demeurions avec toi. Ouf, c’est si bon de relire, comme une lettre d’amour, que tu fais vraiment tout pour nous garder près de toi ! Donne-moi, donne-nous la grâce de la foi, Seigneur. Pour que nous puissions rester près de toi, accomplir tes œuvres, et porter ta présence à tous ceux et celles qui croisent notre route.

Solane

Tout ce que dit Jésus est vérité, je ne peux donc pas le mettre en doute. Or, voici ce qu’Il affirme avant de s’en aller : « Là où je vais, vous en savez le chemin ». Oui, je me souviens, le Père a dit : voici mon fils, suivez-le, écoutez-le; et Jésus lui-même a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». À moi de l’aimer et le suivre au plus près pour ne pas m’égarer.

« Si vous me connaissez vous connaîtrez aussi mon Père. Dès à présent, vous le connaissez et vous l’avez vu ».
Si je ne connais pas le Père, aurais-je suivi Jésus en dormant ? Sans le voir et surtout sans le croire ? Sans l’aimer ?

« Je suis dans le Père et le Père est en moi. Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais; et il en fera même de plus grandes, parce que je m’en vais au Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le fils ». Il s’agit maintenant du futur, notre acte de foi est pleinement sollicité, la tentation du doute et la folie de demander sans passer par Jésus, le Christ, sont éclairées, mises en évidence.

Sans le feu de la foi, la vérité et l’amour demeurent voilés.

Pierrette

Ce qi me frappe, depuis que tous ensemble nous avons amorcé cette écoute hebdomadaire de passages de l’Évangile, c’est que dans presque chaque extrait, nous retrouvons l’ensemble du message évangélique.

Ici, Jésus réaffirme avec force « Je suis dans le Père, et le Père est en moi », et « Celui qui m’a vu a vu le Père ». Quoi dire d’autre? Tout est dit.

Est-ce que je crois Jésus, acceptant dès lors de l’embrasser tout entier, ou est-ce que je doute, allant inévitablement jusqu’à suggérer qu’il est un imposteur. Il n’y a pas de mi-chemin. Soit il dit la vérité, soit il ne la dit pas.

S’il dit la vérité et que je sous entends par mes pensées, paroles et actes qu’il ne la dit pas irrémédiablement, qu’il faut « en prendre et en laisser », alors je fais de lui un menteur. Et, encore plus grave, je fais du Père un menteur, car comme le dit Jésus, « Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père qui demeure en moi fait lui-même ses œuvres. »

Tout réside en fin de compte dans la façon dont j’entends la parole. Si au plus simple, je l’entends avec mon cœur d’enfant et que je la crois entièrement, je m’élance dans les bras de Jésus sans me poser de questions. Béni soit celui qui vit cette grâce de se retrouver dans les bras du Sauveur!

Mais si j’écoute la parole avec ma raison et que j’analyse sa parole, puis-je véritablement croire en un être humain qui prétend que celui qui l’a vu a vu le Père? Comment le Père, qui est au-delà de toutes formes, qui comprend en lui toutes les formes, pourrait se laisser voir dans une seule forme, que celle-ci soit humaine, animale ou autre?

Et comment le Père, dans l’immensité de son amour et de sa miséricorde, pourrait être sélectif et conditionnel au point de n’accorder ses grâces qu’à un seul peuple et de ne donner accès à la vie éternelle qu’aux familiers de son fils bien-aimé? Voilà comment la raison tend à vouloir fonctionner devant une parole comme celle du Messie lorsqu’il affirme : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi. »

C’est sans doute pour ces petites oreilles étroites de la raison que Jésus nous rappelle « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ». Quelle parole incontournable!

Le Christ ne parle pas du monde tel que nous le connaissons extérieurement, il ne parle pas directement aux citoyens du monde selon la raison de ce monde. Mais il vient effectivement en ce monde, bien incarné selon les apparences du monde visible, parler d’une dimension qui échappe à ce monde égaré, celui-ci ayant perdu la trace de ses origines.

La parole « Je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous aussi, vous soyez » prend dès lors tout son sens.

Nénuphar

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi. »

Pour tous les petits sarments que nous sommes, le seul chemin, la seule vérité et la seule vie possible, c’est de faire partie de Lui, La Vigne… car nous ne vivons véritablement que de Sa Vie.

Cela parait simple, mais dans les faits, il semble parfois si difficile de s’y brancher concrètement. Or un sarment ne peut être branché seulement en théorie… parce qu’alors il se dessèche.

Alors comment se remembrer réellement en Jésus… et ainsi pouvoir porter ses fruits et faire ses œuvres?

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais… »

Évidemment, « croire » en Lui en théorie ne suffit pas à faire ses œuvres… mais « croire » en Lui, en pratique et en vérité, c’est faire acte de foi, de confiance inconditionnelle en remettant tout entre ses mains sans cesse, en adhérant à Lui concrètement par les sacrements, mais aussi en obéissant à ses demandes répétées de  veiller et de prier…

Car comment mettre en pratique le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »… si ce n’est en se branchant solidement à Son Amour?

« …et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. »

Demander en Son Nom, c’est justement adhérer en Sa Vie, en Son Corps, en Son Amour, c’est demander en Lui, par Lui et avec Lui… afin que Lui-même puisse aimer au travers de nous, œuvrer en chacun de nous, par nous, avec nous et pour nous.

Michaël

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