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Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient (Mc 1, 12-15)

 Un nouvel extrait des Évangiles à écouter et à commenter…

jesus-desert-Mc 1_ 12-15

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 1, 12-15

Jésus venait d’être baptisé.
Aussitôt l’Esprit le pousse au désert
et, dans le désert,
il resta quarante jours,
tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages,
et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean,
Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Jésus vient d’expérimenter la tendresse de son Père: « Tu es mon Fils bien-aimé, celui en qui je me complais ».  Aussitôt vient l’épreuve où se vérifie sa confiance.  Fermement enraciné dans cet amour, Jésus témoigne que désormais Dieu, en Lui, est présent dans notre monde et le sera toujours. « Les temps sont accomplis. »  Au coeur de nos déserts, Dieu marche avec nous et soutient notre amour.

Fernande

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Mc-1_-12-15-desert« Aussitôt l’Esprit le poussa au désert », qu’y a-t-il d’extraordinaire dans le désert, sinon un lieu aride et inhabité, un lieu qui  pourrait me  révéler l’évangile, et croire à la parole ? Serait-ce la façon que Jésus emploierait pour me convertir dans le silence de mon cœur, qui lui aussi ressemble au désert? Là où il y a de la sécheresse, de grands vents qui emportent mes bonnes dispositions, mon cœur qui semble parfois inhabité à cause d’évènements douloureux. À l’occasion, c’est  en toute intimité que la transformation se produit; faut voir que souvent, ces silences de quarante jours permettent de se solidifier devant les tentations, de voir qu’également toutes mes bêtes que j’avais cru éloignées pour toujours viennent rôder dans mon « bol de nourriture».

Ils savent que j’ai faim de Toi, Seigneur, et ils veulent me distraire par toutes sortes de convoitises. Seigneur, baptise-moi à nouveau afin que ta parole soit ma source de vie et devienne  un engagement en signe d’alliance avec Dieu et ma communauté.

Mariette

Aide-moi Seigneur à accueillir les déserts de ma vie

Le désert… ce lieu pour moi si mystérieux, où il me semble que nulle part ailleurs on ne peut voir le soir un ciel si majestueux, aux millions d’étoiles. Cette beauté, ce silence, cet espace à perte de vue. Aride, mais vivant! Vraiment tout ce qu’il faut pour bien perdre tous ses repaires, et, ainsi enfin retrouver une écoute profonde, vraie, et une rencontre avec ce qui nous habite au plus profond.

Et pour croire que « Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.»

Et être prêt à oser répondre à l’invitation que tu nous lances:
«Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

Stp, aide-moi Seigneur à accueillir les déserts de ma vie, même s’ils sont loin de ces contrées lointaines que depuis toujours je rêve d’explorer. Aide-moi à accueillir ces périodes de sécheresse et de perte complète de repaires, avec la foi et la certitude que ce sont les passages privilégiés pour mener à la conversion du coeur, pour retrouver tout ce à quoi aspire mon for intérieur, et permettre la vraie rencontre avec toi, mon Seigneur.

Solane

 …  Mc-1_-12-15-jesus_anges-2

Et m’étant retrouvée sur son chemin… Il m’interpelle…

Jésus nous a ouvert à tous un chemin, lorsqu’investi de l’Esprit Saint, il fut poussé au désert pour un moment long, éprouvant: il vivait là parmi les bêtes sauvages….

Possiblement les mêmes qui menacent aujourd’hui de nous avaler tout rond si l’on n’y prend garde: l’avoir, le savoir et le pouvoir…

Or Jésus Lui, vivant au milieu d’elles, est demeuré entier/intègre, il ne s’est pas laissé entamer ou séduire…

Il avait mieux à faire, puisque « les anges (lui) servaient », à demeurer habité, connecté au divin en lui…

Et m’étant retrouvée sur son chemin… Il m’interpelle… M’ouvre les yeux du cœur: voilà que son Esprit me garde moi aussi, des séductions dévorantes…

Puis… Je reconnais … mes anges!! … « Ils me servent »… à demeurer ancrée dans le Vivant, quoi qu’il arrive, et à discerner les passages où Il me prend la main, car je le suis, de naissance.

Marie-Hélène

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« Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

À priori l’ordre à l’air simple, clair et précis mais…

Ô mon Dieu, viens à mon secours!

Tout mon être en appelle à cette conversion… mais comment?

Oui, cent mille fois oui, je veux croire à l’Évangile… mais est-ce que mon bon vouloir suffit?

Je vois bien que ma seule volonté ne sert à rien et que je ne peux rien de moi-même… Alors quelle est notre part puisque tu nous veux libre et participant à ton œuvre de rédemption?

Il est vrai qu’en Marie tu nous montres le chemin : comme elle, nous pouvons dire oui à ton incarnation dans notre corps, dans nos vies, dans le monde…

Oui, par la pratique de tes Sacrements

Oui, par la communion à ta Parole

Oui, par la transmission de ton Évangile

Oui, par la prière et la veille que tu nous demandes sans cesse

Oui, par le pardon… et l’ouverture du regard, des mains et du cœur

Oui, par le renoncement de tout ce qui se met en travers de ton Amour

Oui, par notre participation à ta Croix – Amour incarné qui transfigure le monde

Oui, par le témoignage de ton Œuvre à l’œuvre en nos œuvres

Oui, par l’engagement en ton Église… en obéissance à ton Esprit partout et toujours…

Et le reste, tout le reste t’appartient.

Michaël

Mc-1_-12-15-anges

À moi de croire et de reconnaître
que l’Esprit m’accompagne aujourd’hui

Les temps de transition ont toujours été dans ma vie des moments riches en découvertes, prises de conscience des étapes parcourues et des choix à faire ou à refaire.

Après son baptême, Jésus se retire au désert, il est acculé à des choix. Les appels de Jean-Baptiste à se convertir sont-ils la réponse aux questions qu’il se pose, entre autres sur le sort de son peuple assujetti à un pouvoir étranger? Quelle autre voie envisager? « Poussé par l’Esprit » il voulut prendre ses distances des solutions convenues pour entendre la voix du Père. Rejetant les voies extra-ordinaires, les pouvoirs magiques, il expérimente la force de la Parole. Cette Parole, il va l’annoncer sans fard ni trompettes. Jésus est ainsi revêtu de l’autorité spirituelle qui lui permet d’annoncer que le Règne de Dieu est proche. Dans cette apparente simplicité, il change la donne de l’histoire.

Le désert fait penser aux temps de transition que nous traversons dans nos vies. C’est un moment crucial qu’on est tenté de fuir : difficulté d’entrer en soi-même, crainte d’y découvrir une vérité qui fait mal; ou crainte d’entendre un appel plus exaltant mais pour lequel il y a un prix à payer. Entrer seul au désert est trop risqué, allons-y en présence de l’Esprit qui prend soin de nous accompagner. Ce qui viendra nous troubler ou nous décourager relève du mauvais esprit; ce qui est douceur, brise légère, piste d’espérance est la touche du bon esprit, de l’Esprit qui console et réconforte.

Jésus au désert en a fait l’expérience; à moi de croire et de reconnaître que l’Esprit m’accompagne aujourd’hui, comme il accompagne nos petites et grandes communautés humaines et toute l’Église.

Gisèle

 …

Même s’ils tombent, ils se relèveront

Quand Jésus, baptisé par Jean le Baptiste dans le Jourdain, sortit de l’eau, une parole « venue du ciel » Le nomma : « Fils de Dieu ». Parole apte à jeter l’effroi aussi bien que l’espérance. Or cela se fit devant la foule des hommes qui accouraient au baptême de Jean le Baptiste et c’est à ce moment précis que « Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert ». Loin de toute atteinte des hommes mais sous le regard du Père , au-dessus du regard concupiscent de Mc-1_-12-15-malin_facheSatan tapi dans l’ombre, et entouré des bêtes sauvages qui, sous le regard de Jésus peuvent retrouver le lien fraternel qu’elles ont avec l’homme. Saint-Marc signale aussi la présence serviable des anges mais ne dévoile rien d’un dialogue ou d’une lutte qui aurait eu lieu entre Jésus et Satan durant les quarante jours de retrait au désert. Cette préparation à l’annonce publique de l’évangile demeure secrète.

(Comme l’Esprit Saint pousse Jésus au désert, l’Église nous pousse au carême chaque année quarante jours avant Pâques. En limitant la satisfaction de nos cinq sens ( vue, ouïe, goût, odorat, toucher), par l’abstinence, le partage et la prière, nous créons un manque à ne pas combler, un désert à ne pas fuir. C’est le lieu de l’humilité, de la rencontre et l’affinement des sens qui nous font voir ce que nous ne voyions pas, entendre ce que nous n’entendions pas, toucher ce que nous ne touchions pas, goûter ce que nous ne goutions pas, sentir ce que nous ne sentions pas, honorer ce que nous n’honorions pas.,,,,,,,,,,ce qui dormait s’éveille.)

Sorti du désert, apprenant l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » L’arrestation de Jean-Baptiste est donc le premier signe de la victoire de Jésus au désert. Satan s’est retiré, vaincu et sachant que, dorénavant, il ne pourra plus corrompre les hommes qui se fieront au secours de Jésus, Fils de Dieu. Ceux-là pourront choisir librement de traverser le désert vers la délivrance de tout esclavage, en « terre promise ». Ceux-là souffriront mille morts plutôt que de se laisser séduire par les appâts du Tentateur. Même s’ils tombent, ils se relèveront.

Croyons à l’Évangile, qu’il retentisse en nous sans cesse !

Pierrette

Son règne est tout proche. Ne cherchez pas ailleurs

Jésus venait d’être baptisé quand l’Esprit le poussa au désert. À son baptême,  Dieu a révélé  son Fils, Jésus, à son peuple dans le Jourdain en disant : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoute-le. » Quelle révélation! C’est toute une révélation pour l’Homme-Dieu qui a besoin de se retirer au désert pour se dépouiller de lui-même afin de laisser l’Esprit-Saint le pétrir à l’image de son Père. C’est au désert qu’on peut prendre le temps pour être face à soi-même, face à son Dieu afin de se laisser aimer par Lui et comprendre le sens de sa mission.  Révéler l’Amour de son Père au monde est tout un défi quand Satan ne cesse de guetter le petit instant d’égarement de l’ego. Jésus resta quarante jours au désert tenté par Satan et vivant parmi les bêtes sauvages. Il était sous l’emprise de l’Esprit de Dieu, de l’Esprit-Saint, c’est pourquoi Satan et les bêtes sauvages n’ont pas pu l’atteindre. Satan est toujours là pour nous séduire et nous faire dévier de notre mission. Mais centré sur l’Amour de Dieu et la prière, nous ne craignons rien parce que les anges du Ciel viennent à notre secours pour nous aider à apprivoiser nos démons intérieurs et extérieurs. Sous l’emprise de la grâce de Dieu nous pouvons traverser les pires épreuves de la vie et apprivoiser les bêtes sauvages qui nous entourent. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu. Il disait : « Les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » OUI, les temps sont accomplis parce que Dieu est présent sur Terre en son fils Jésus, son règne est tout proche. Ne cherchez pas ailleurs Celui qui doit venir nous sauver de la mort spirituelle. Il est là, Présent, tout proche de nous. Il se manifeste dans le quotidien de notre vie. Demandons à Jésus de nous ouvrir à l’Esprit de son Père, notre Père, afin de croire à son Évangile d’Amour et de Paix et demandons-lui de nous conduire au désert de son cœur.

 

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Un cœur à cœur dans le désert de Dieu

Dans le désert de Dieu il n’y a que silence.
Entrer au désert c’est aller à la rencontre
De Celui que mon cœur aime.
C’est un temps d’écoute et de grâce.
Il m’attend au désert pour Le rencontrer.
Pas besoin de meubler le silence avec des mots.
Il se fait Présent dans le secret
Pour parler à mon cœur :

Mon enfant bien-aimé
Laisse-toi conduire au désert de mon cœur.
Laisse-toi habiter par le silence intérieur.
Laisse-moi te dépouiller du vieil homme et reviens à moi.
Viens, suis-moi au désert, je veux demeurer dans ton cœur.

Ô Esprit du Dieu Vivant
Conduis-moi au désert de ton cœur.
Pétris-moi de nouveau à ton image et à ta ressemblance.
Remplis-moi de ton Amour si doux
Pour que j’apprivoise mes démons intérieurs et
Les bêtes sauvages qui m’entourent.

Mon enfant bien-aimé
Ma grâce te suffit.
Mon royaume est tout proche.
Lève les yeux vers les cieux et
Regarde autour de toi. Je suis la Vie.
Laisse-toi aimer tel que tu es.
Tu as du prix à mes yeux et je t’aime.

Père infiniment bon
Je suis si faible et si lent à croire
Quand les ténèbres m’entourent et
Que tout chamboule autour de moi.
Je t’en prie ouvre mes yeux et augmente ma foi.

Mon enfant bien-aimé
Regarde-moi et laisse résonner ma Parole en ton cœur.
Crois seulement et tu verras la lumière de ton Dieu.
Alors tu marcheras le cœur joyeux vers ma lumière.

Père très bon
Reste avec moi au désert et fortifie-moi.
Libère-moi des biens de la terre et de l’amour marchand.
Fais germer ta Parole de Vie en mon cœur et
Enveloppe-moi de ta lumière divine.

Mon enfant bien-aimé
C’est ma paix que je te donne.
Sois riche de mon Amour divin et
Sois une bénédiction dans la vie de tes frères et sœurs.

Père très bon
Ton désert est plein de tendresse et de miséricorde.
Merci d’être toujours là à mes côtés.
Prends-moi dans tes bras et
Viens demeurer dans mon cœur à jamais.
Que tes paroles soient toujours à mes lèvres et
Que ma bouche proclame ta gloire sur toute la terre.

 

Karine

 

Pour mieux « vivre » l’extrait des Évangiles, je me permets de témoigner au nom de l’un des personnages présents durant les 40 jours au désert :

Je l’ai vu arriver de loin, il marchait tranquillement.

Je l’ai tout de suite senti, ce n’était pas un fils d’homme comme les autres. J’en ai vu des centaines depuis que j’ai quitté ma terre natale. Et je les ai côtoyés de près durant ma captivité. Je n’aurais fait qu’une bouchée de leur faible chair.

Celui-ci est différent. Il s’est assis sans faire de bruit au beau milieu du désert, sans peur ni malveillance envers les bêtes sauvages qui l’entouraient. La vipère et le scorpion ont retenu leur souffle, interloqués :

Qui est cet homme et d’où vient-il?

Il ne porte pas d’arme à sa ceinture. Ses hanches ne sont pas alourdies par ces pièces sonnantes de métal que les hommes gardent sur eux, les faisant valoir lors de leurs marchandages.

Mon flair ne me trompe pas : celui-là n’est pas venu pour lui-même.

Aucune odeur de corruption, il sent davantage cette autre nourriture que les hommes appellent  pain et vin.

Il est resté seul pendant longtemps, s’adressant le jour à la voûte céleste et la nuit au firmament étoilé. Ce fils d’homme sait parler à tout ce qui vit. Il me semble même avoir vu le soleil et la lune prêter tendrement l’oreille.

Et puis, il y a cet « autre » qui est apparu dans le décor. Presque rien, une ombre, mais une ombre jalouse. Virevoltant de ci et de là telle une chauve-souris, cette ombre brumeuse tentait de s’interposer entre l’homme venu d’ailleurs et la mystérieuse présence avec laquelle il dialoguait. J’ai vu ce rusé venir chuchoter je-ne-sais-quoi à son oreille, le flatter, lui susurrer des mots doux. Et chaque fois le malin retournait dans sa cache, non loin de là, ruminant et furieux à la suite de ses échecs.

Assurément un grand combat se tenait là devant mes yeux. Non pas à coup de griffes et de crocs, mais au moyen de quelque chose de plus terrible, de beaucoup plus insinueux.

Il n’était pas seul dans ce combat. De petits messagers ailés semblaient aller et venir entre lui et le ciel. Ils venaient l’encourager et repartaient ensuite pour rendre grâce des victoires contre les brumes malignes qui sans cesse cherchaient à prendre le dessus.

Combien de temps le fils d’homme est-il resté là? Certainement une quarantaine de jours et de nuits.

Je sus que la lutte était terminée lorsque qu’un souffle de réconciliation gagna le ciel et la terre, et que les messagers ailés entonnèrent un grand chant de grâce.

Voilà, je vous rapporte tout ce que j’ai vu.

Moi, la bête carnivore devant laquelle tous s’inclinent, moi le prédateur devant lequel les êtres vivants sont saisis d’effroi, je me suis couché docilement sur le sol. Je suis resté en silence, sans lever la patte ni rugir, tranquille comme un agneau à l’ombre de sa mère.

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Je signe : Moi, le roi des animaux sauvages, venu de très loin pour rendre hommage au Fils de l’homme et témoigner de ce que j’ai vu à l’ensemble de mes sujets.

Nénuphar

Ne me retiens pas

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 20, de 1 à 18

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau, dès le matin, avant que les ténèbres fussent dissipées, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur du tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. »
Pierre sortit donc, ainsi que l’autre disciple, et ils allèrent au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit les linges posés à terre; toutefois il n’entra pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il voit les linges posés à terre,
ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
Les disciples s’en retournèrent alors chez eux.
Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Tout en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été mis le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. »
Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui dit : « Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

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COMMENTAIRES

Une vraie rencontre avec Jésus éveille en moi son amour qui me conduit vers ses frères et sœurs.  Les miens aussi, pour les entendre me dire : «Marie », « Fernande », et me retourner pour reconnaître en eux « Jésus ».

Alors, au cœur de chaque rencontre, je pourrais dire:  « J’ai vu Jésus, voilà ce qu’il m’a dit. »  Un regard.  Une écoute.

Fernande

« Tout en pleurant elle se pencha vers le tombeau  » parfois je me penche vers le vide de mon tombeau et il me semble qu’il n’y a pas de solution possible à la situation, toute espérance a disparu. Seigneur, comme l’a fait Marie Madeleine, je constate avec frayeur ce qui m’entoure, les fibres de mon âme sont dans la souffrance et je ne sais quoi faire. Je pleure devant un évènement qui me semble insurmontable et pourtant Jésus me dit  » POURQUOI PLEURES-TU ?, QUI CHERCHES-TU ? Seigneur je t’ai pas reconnu je t’ai pris pour celui qui règle tout. Serais-tu le jardinier, qui reconnait les grains qu’il a semé,   regarde l’effort de la pousse ? Seigneur, à présent je prends  conscience du vide qui séjourne dans mon tombeau, je demande au Père en ton nom, de venir le remplir d’amour, de paix, d’espérance, de discernement, enveloppé de linges lumineux qui ont l’odeur de Jésus .

Mariette


Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. »

Comme j’aurais eu du mal à ne pas chercher à Te retenir, Seigneur! Ouf, tu es mon Sauveur, celui qui rend possible la vie, qui donne sens à ma vie. Tu es un compagnon de route indispensable!!

Merci de nous avoir envoyé l’Esprit saint, ton Paraclet. Je peux voir et sentir et toucher Ta présence dans ma vie, moi qui n’ai pas eu la chance de Marie-Madeleine. Merci de nous donner d’être enveloppé de ta présence, au-delà des apparence.. Tu es Présence au cœur de ce qui peut nous apparaître absence. Soutien, Amour et Force au cœur de l’épreuve, et aussi au quotidien, à chacun de mes pas sur ce chemin parfois bien houleux.

Merci Seigneur de m’aider à ne pas m’accrocher aux apparences, à ce qui peut me sembler à priori l’unique réel, ce qui est le plus tangible… Aide-moi à toujours te chercher là où tu es vraiment: en mon cœur, en chaque être qui m’entoure, plus particulièrement dans le plus vulnérable.

Solane

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Ce qui me touche dans cet extrait c’est lorsque Jésus parlant à Marie-Madeleine lui dit:

‘Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Lorsque Jésus  dit « mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Il nous inclue entièrement dans sa relation au Père, il fait de nous aussi des enfants de Dieu. Ce Père du Seigneur et autant notre Père. C’est merveilleux, ce qui fait de notre Seigneur Jésus notre seigneur, c’est son lien vivant au Père….ce père est aussi notre Père. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est le fait qu’il se donne la peine de le souligner en insistant que son Père est aussi notre Père. C’est tellement rassurant et aimant. Jésus est notre Seigneur mais aussi notre grand frère qui en nous incluant dans son cercle fraternel face à Dieu fait de nous des êtres humains véritables, des véritables fils de Dieu. En insistant sur le fait que ce Père est aussi notre Père, il nous rappelle à notre véritable identité, notre vraie nature d’enfants de Dieu. J’entends infiniment d’amour de la part de Jésus face à nous.

Mariette Renée

 

Marie Madeleine est en deuil. Elle pleure la mort de son Seigneur. Imaginez son état d’esprit devant un tombeau vide. Elle se penche vers le tombeau pour comprendre un peu ce qui s’était passé. Elle cherche le corps de Celui qu’elle aime de tout son cœur. Malgré sa détresse, elle garde son espérance bien vivante pour retrouver le corps de son Seigneur. Simon-Pierre et l’autre disciple se sont attardés sur les linges et le suaire quand ils sont entrés au tombeau  pour se rendre à l’évidence et retournent chez eux l’âme en peine. Mais Marie Madeleine, troublée par cette disparition soudaine, refuse de lâcher prise parce qu’elle pense qu’on a enlevé le corps de Jésus.  Dans son désir sincère de retrouver le corps de Jésus, elle fait une rencontre extraordinaire. Tout d’abord elle voit les anges au tombeau et verbalise sa peine. Quelle consolation de pouvoir en parler et d’espérer retrouver ce corps! Mais voilà que son deuil se transforma en joie quand Jésus, qu’elle a pris pour le jardinier, a prononcé son nom : Marie.  Elle a reconnu la voix de son Seigneur.  Quelle grâce! Jésus lui dit : « Ne me retiens pas. Va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.  Imaginez la joie de Marie Madeleine en disant à ses frères : « J’ai vu le Seigneur! ». Et  nous qui sommes les disciples de Jésus, à quel moment avons-nous reconnu Sa voix? Avons-nous vu le Seigneur ou ressenti sa présence dans notre vie? Avons-nous annoncé la bonne nouvelle à nos frères et sœurs?

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J’ai vu le Seigneur! Alléluia!

J’ai cherché le Seigneur de tout mon cœur,
De toute mon âme et de toutes mes pensées.
Je l’ai cherché et je l’ai enfin trouvé.
J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Sa présence est sans cesse à mes côtés.

J’ai vu le Seigneur et mon cœur est dans l’allégresse.
J’ai l’ai reconnu dans la fraction du pain.
J’ai goûté sa présence au creux de mon cœur.
Son pardon libérateur a pacifié ma vie.
J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Je l’ai vu dans le chaos de ma vie,
Au cœur de mes frères et sœurs,
Au cœur du monde entier et
Au cœur de l’univers visible et invisible.
Son amour incommensurable me comble de joie.

J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Il a croisé mon regard et m’a ouvert les yeux.
Oh! Ce regard, je ne l’oublierai jamais.
Il m’a redonné la vue spirituelle.
Quelle est vivante ta Parole, Seigneur!
Il m’a appelé par mon nom.
Quelle est belle ta voix à mon oreille, Seigneur!
Merci pour ta bonté infinie.

J’ai vu le Seigneur et je ne veux plus Le quitter.
Avec les yeux de la Foi, je Le vois partout et en tout.
Je n’oublierai jamais son regard aimant et miséricordieux.
Il m’a dit que je suis la fille bien-aimée du Père et que
Chacun, chacune est unique aux yeux de son Père, notre Père.
Il m’a chargé de prendre soin de ses brebis égarées
D’annoncer Sa Parole et de témoigner
De sa paix, de sa joie et de son amour.
Oui. J’ai vu le Seigneur. Alléluia!

Karine

 

Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

Ce qui m’interpelle dans les passages où Jésus apparaît après sa résurrection, c’est que ses plus proches, ses disciples, ceux qui l’ont côtoyé quotidiennement de son vivant, ne le reconnaissent pas.

Leurs yeux de chair ne reconnaissent pas le corps du Christ dans sa dimension de Celui en qui la mort a été vaincue. Ils le reconnaissaient de son vivant en tant que « Fils de l’homme » parmi les êtres humains, ils reconnaissaient aussi sa dépouille mortelle, partageant eux-mêmes la condition de mortels, mais ils ne reconnaissent pas encore entièrement le visage du véritable « Vivant », Fils bien-aimé du Père pour l’éternité, sur lequel la mort n’a aucune prise.

À chaque fois qu’il apparaît, c’est seulement en tant que Verbe du Père, lorsque Jésus prend la parole, que leurs yeux se décillent et qu’ils reconnaissent alors le Christ dans toute sa dimension.

Cela  me fait penser au fait qu’il nous est tellement difficile de voir une autre dimension que celle de notre survie terrestre. Dans les faits, nous courrons sans cesse pour fuir le manque et la mort, animés avant tout par nos peurs et désirs, comme si le visage du Vivant nous était invisible ou seulement virtuel en ce monde.

Ce n’est qu’en se laissant toucher à nouveau par Sa Parole, que l’étau de nos peurs se desserrent, que notre foi reprend vie et que nous entrevoyons à nouveau le visage vivant,  immortel, de Celui qui sans cesse nous tend la main pour nous délivrer de la mort et du manque.

Nénuphar

 

Plus je contemple le mouvement des corps et des âmes mis en scène ce matin-là autour du tombeau vide, « avant que les ténèbres soient dissipées », et plus l’émerveillement et le besoin de rendre grâce s’empare de mon cœur.

Marie Madeleine, guidée par la détresse, arrive la première au tombeau et le trouve ouvert,  vide. Même l’hommage qu’elle voulait rendre à son Seigneur, en parfumant son corps, lui est enlevé. Elle court avertir les deux disciples, revient avec eux, demeure encore là après eux, toujours en pleurs jusqu’à ce que son nom soit prononcé ; « Marie »!  Aussitôt, c’est rempile du don d’adoration en  » Esprit et en Vérité » et envoyée comme première messagère de la résurrection de Jésus, qu’elle quitte le tombeau réellement vide. Les ténèbres sont dissipées.

Jean (l’autre disciple selon toute vraisemblance) arrive au tombeau avant Pierre mais il n’ « entre pas « . Jean n’est pas celui qui prend la tête de file. Il accueille sur le seuil, fait passer, suit, écoute et recueille.

Pierre arrive après Jean. Il entre dans le tombeau immédiatement. Pierre veut savoir. Il note. Quelqu’un a pris soin du suaire, l’a posé à part des autres linges. L’Écriture ne nous dit rien d’autre. Pierre est celui qui questionne et est questionné, qui doit rendre compte.
Pierre sort et Jean entre à son tour. Recueilli. Alors « Il voit et il croit », le sens de la résurrection lui est révélée dans le silence du cœur. Rien ne dit qu’il soit chargé d’annoncer cette vérité. Il en reçoit l’intelligence et le devoir de veiller à sa juste transmission.

Marie Madeleine, Pierre et Jean sont désormais habités. Le Royaume prend forme au-dedans.

Pierrette

 

Ces quelques versets résonnent en moi comme le passage d’un regard à l’autre, comme le retournement en soi, et même un double retournement… en Lui, par Lui et avec Lui.

Il y a d’abord Marie Madeleine qui se rend au tombeau avant que les ténèbres fussent dissipées; elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau et court prévenir Pierre et Jean, croyant que le corps de Jésus a été enlevé.

Les deux apôtres courent ensemble au tombeau et Jean arrive le premier et voit les linges posés à terre mais il n’entre pas…

« Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il voit les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. »

Il n’est pas dit ici que Jean crut d’après le fait qu’il ne vit plus Jésus… mais plutôt d’après ce qu’il vit…

Mais qu’est-ce que Jean vit pour croire ainsi? S’il vit la même chose que Pierre, il vit :

les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.

C’est donc qu’il y avait quelque chose d’inusité dans cette scène… et qui déjà l’avait retenu en arrêt à l’entrée du tombeau? Est-ce que les linges étaient posés comme si Jésus avait disparu sans déranger en rien les linges qui l’entouraient? Le suaire qui avait recouvert sa tête était-il roulé avec un soin particulier en cet autre endroit? Mystère!

Mais il semble en tout cas que le regard de Jean s’ouvre à une lumière nouvelle, puisque juste après il écrit :

« Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. »

Puis il est dit que les disciples s’en retournèrent chez eux… en eux?

Marie Madeleine reste près du tombeau, en pleurs, ne voyant encore que le tombeau. Puis en regardant vers l’intérieur du tombeau, les ténèbres commencent à se dissiper pour elle aussi; son regard s’ouvre et elle commence par voir les anges…

« Elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été mis le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds. »

C’est un peu comme si par leur présence visible, les anges veulent aider Marie Madeleine à voir ce que Jean a vu, à prendre conscience de la place du corps de Jésus… sans corps de Jésus.

Mais retenue encore par la tristesse causée par l’idée qu’elle se fait, il faut les questions des anges pour que Marie Madeleine se retourne une première fois, comme en elle-même… et elle voit alors Jésus, mais sans le reconnaitre.

«Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. »
Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. »

Et Jésus lui pose la même question que les anges, comme pour l’aider à se retourner plus profondément :

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? 

Mais c’est seulement lorsqu’il l’appelle directement par son nom qu’elle se retourne une deuxième fois – et cette fois on ne peut douter que ce soit intérieurement puisqu’elle s’était déjà retournée vers lui – et elle le reconnait enfin.

Jésus lui dit alors : « Marie ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.

Mais elle semble vouloir retenir Jésus selon sa propre sa vision qu’elle en a, ce qui en fait la retient elle-même, l’empêche de « voir » vraiment.

Mais Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

C’est comme s’il lui dit : « Ne t’arrête pas à ce que tu retiens de moi maintenant! Tout à l’heure tu ne me voyais pas… puis tu me voyais sans me reconnaitre, et maintenant tu me reconnais selon ce que tu connais de moi… mais moi je te le dis, ne me retiens pas selon ce que tu connais, et tu verras encore de plus grandes choses. Ne t’arrête pas à ce que tu crois voir mais témoigne de ce que tu as vu devant mes frères et dit leur que le chemin que je vous ouvre vers le Père ne s’arrête pas là…

Michaël

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