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« Tu es bénie entre toutes les femmes» (Lc 1, 39-56)

 

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Illustration inspirée d’un vitrail de la cathédrale Notre Dame à Laon, en France

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc, chapitre 1, 39-56

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Commentaires

Puissions-nous tous, comme Élisabeth, laisser entrer  Marie chez nous, en nous…

Michaël

Ça me touche que même en tant que cousine, Élisabeth reconnaît l’accomplissement des écritures en Marie qui va vers elle avec « empressement » et qu’en plus, elle y reste durant 3 mois! Comme le Seigneur vient vers les humbles, je me dit qu’en moi aussi, Marie peut venir à ma rencontre. Pour autant que je sois attentive à sa présence.

Nini

Tel que l’a été Marie, nous sommes tous appelés à suivre Jésus pour un monde plus fraternel et plus tolérant, ces périodes de troubles ne sont là que pour le confirmer. Appliquons ces valeurs de paix qui nous sauvent.

Pascale

 » MARIE SE MIT EN ROUTE , » quel geste spontané et engageant devant l’évènement mystérieux qui s’en vient et à la suite de ce que je viens de comprendre sur la grande foi et l’abandon de Marie. Une mise en route m’appartient aussi pour faire redécouvrir cette naissance d’un homme appelé Jésus, venu nous apporter l’amour. Et faire connaitre à ceux qui vivent autour de moi, ce qui pourrait l’identifier à travers toutes les publicités qui portent à confusion. Je tolère le père Noël pour  » une couleur de la fête « , mais  pour la révélation du geste d’amour, de paix , de pureté, je reconnais  ce Jésus divin conçu dans le ventre  de Marie et déposé dans cette crèche il y a deux milles ans . A chacun de se dire  » SI MA JOIE, MA PAIX , MON CŒUR, ALLUME MA FAMILLE,  MON VOISIN, on peut remiser les fusils …

Mariette

Merveille des merveilles, une seule rencontre entre deux parentes, toutes les deux données à Dieu, a fait germer l’une des plus belles prières récitées quotidiennement partout dans le monde. « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni, » la prière à Marie est certainement l’une des plus tendres et aimantes intercessions qu’il est possible d’invoquer dans les tourmentes et souffrances. Car c’est un cœur de mère qui répond, un cœur plein de sollicitude, et qui, à titre de « Mère de notre Seigneur », ré-enfante en chacun de nous Jésus, ce « Dieu-qui-sauve », et nous refait naître à notre véritable dimension de filles et fils du Père céleste.

Nénuphar

Déjà quand une femme porte dans son ventre un bébé elle se sent comblé, bénie et en communion avec la vie, avec l’amour. Je n’oublierai jamais le sourire qu’habillait le visage de ma fille pendant sa grossesse. Alors je ne peut pas imaginer comment plus grand encore peut être de porter le Seigneur dans ses entrailles… « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. »

« …désormais tous les âges me diront bienheureuse… » Soit bienheureuse Marie car tu es la mère de Jésus notre Seigneur. MERCI!!!

Rosa

Marie ne peut contenir sa joie. Elle s’empresse de rejoindre sa cousine Élisabeth pour partager avec elle la joie du salut. Marie est celle que Dieu a choisie entre toutes les femmes  pour s’incarner dans son peuple. Remplie de l’Esprit-Saint, Élisabeth nous le confirme : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi?  Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles du Seigneur. » Quelle salutation! Quelle révélation!

La visitation joyeuse de Marie à Élisabeth nous entraîne nous aussi dans la joie du salut. Marie reconnaît dans son magnificat que tous les âges verront le salut et la grâce qu’elle a eu de porter  et de donner Jésus, le sauveur du monde, à toute l’humanité. Heureuse celle qui a cru en les paroles de notre Seigneur. Marie et Élisabeth sont dans la joie parce qu’elles ont goûté à l’Amour du Seigneur. Elles ont cru à l’effusion de l’Amour pour le donner au monde. De générations en générations les disciples du Seigneur se mettent à l’écoute de Sa Parole et chantent avec Marie le Magnificat. Comme Marie nous avons reconnu l’Amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru (1Jn 4,16). Frères et sœurs bien-aimé continuons de porter Jésus au monde lors de nos petites visites. Demandons à Jésus par l’intercession de Marie de nous habiter afin que notre salutation et nos visites fassent tressaillir de joie tous ceux et celles qui se trouvent sur nos chemins.

Marie, toi qui a cru en l’amour de notre Seigneur,
Apprends-nous à demeurer dans le silence
Pour accueillir Sa Parole dans nos cœurs.

Marie, toi qui s’est empressée de visiter Élisabeth,
Accompagne-nous dans nos visites afin que ton fils Jésus
Puisse se révéler par notre qualité de présence, notre écoute,
Nos regards et nos paroles.

Marie, toi qui a su rester humble dans la grâce,
Montre-nous le chemin de l’humilité qui conduit à
La joie, la paix et l’amour.

Karine

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Et si les personnages des œuvres d’art se mettaient à bouger?

Parfois, les œuvres d’art chrétiennes sont tellement présentes qu’on a l’impression que les personnages vont se mettre à vivre. C’est un peu ce que nous avons voulu illustrer ici en permettant à Marie et Élisabeth, telles que représentées sur un vitrail, d’aller à la rencontre l’une de l’autre en quelques images. En hommage à une inspirante scène de la Visitation apparaissant sur un vitrail de la cathédrale Notre Dame, à Laon, en France.

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Noël, avec ou sans la Sainte-Famille?

noel-avec-ou-sansRéponses à notre quatrième et dernière question de la saison : Noël, avec ou sans la Sainte-Famille? Quel est le sens de la fête de Noël avec ou sans la crèche, avec ou sans Marie, Joseph et Marie, avec ou sans Dieu? Une grande partie du monde fête Noël sans plus aucune référence à la naissance du sauveur, l’échange de cadeaux s’étant substitué à la messe de minuit. Quelle est la différence pour vous  entre ces deux façons de célébrer Noël?

Réponses reçues

Avec bien sûr ! Sans l’enfant Jésus, Noël n’a aucun sens.

Lise Ethier

Noël c’est l’Amour ! La famille c’est aussi nos frères et sœurs dans l’Église…

Eliane Beaudry

Noël sans L’Enfant est comme un corps sans âme, vide de sens, vide de vie…

Faire de Noël une fête de partage de cadeaux en niant Le Cadeau reçu en cette divine naissance, c’est un peu comme offrir un contenant avec un bel emballage… sans contenu.

On pourrait dire qu’à l’origine Noël n’était pas une fête chrétienne, et que même en admettant l’incarnation du Christ, il n’est pas prouvé qu’Il soit né en cette nuit de Noël. Cependant, si cette fête a pris tant d’importance dans les cœurs, c’est justement parce que cette nuit de Noël – fête de la lumière naissante – est maintenant associée providentiellement  à la célébration de la naissance de Jésus-Christ.

Fêter Noël sans la crèche au grand complet a quelque chose de profondément désespérant,  car même pour ceux qui sont bien entourés pendant cette fête – ce qui n’est malheureusement pas le cas pour tous, il y a alors un vide très difficile à combler; c’est le vide infini d’un présent sans présence…

…sans présence de l’Enfant qui ouvre à la Vie

…sans présence de Marie qui ouvre au mystère de la dimension intérieure

…sans présence de Joseph qui ouvre à la mise en œuvre sacrée

…sans présence des anges qui ouvrent à la louange de la gloire divine

…sans  présence du bœuf et de l’âne qui ouvrent espace  à la présence de  l’Enfant

…sans présence des bergers qui ouvrent à l’esprit d’enfance qui entend l’Appel et y répond

…sans présence des rois mages qui ouvrent à l’esprit de sagesse dont la grandeur est dans l’humilité et la soumission à l’Enfant qui transcende toute leur sagesse.

Michaël

Noël avec la Sainte Famille

 Fêter Noël dans  la tradition religieuse est source d’amour et de joie profonde. C’est en Église que la fête a un sens profond puisque Dieu nous a donné Jésus pour nous réconcilier dans son Amour.  Marie et Joseph font partie de la fête puisqu’ils ont permis l’incarnation du fils de Dieu.  C’est en famille que nous sommes renouvelés dans l’amour. Jésus a une histoire familiale très humaine pour embrasser notre humanité blessée. Donc Noël se fête dans la grande famille de l’Église universelle pour nous réconcilier avec les membres de notre famille et ouvrir nos cœurs à l’amour universel.  Noël nous permet d’entrer dans une aventure d’amour avec Jésus, l’enfant-Dieu, afin de  nous laisser pétrir par l’innocence de son amour tout en honorant  sa mère Marie et son père adoptif Joseph. La Sainte Famille nous met en marche vers un chemin spirituel qui nous fait  découvrir tout au long de notre voyage intérieur la Présence d’un Dieu Amour et miséricordieux. Dieu s’est incarné dans notre histoire humaine pour nous sauver de notre aveuglement et  nos égarements qui sont en  rupture avec l’Amour divin.  Nous ne pouvons adorer Jésus sans honorer Marie et Joseph que Dieu a choisi pour transcender notre humanité. Dieu a besoin de nous pour réaliser son plan d’amour et bâtir son royaume de justice et de paix. Fêter Noël sans Jésus et sa famille humaine c’est ne pas reconnaître que nous sommes enracinés dans l’Amour de Dieu bien avant notre naissance. Noël sans la Sainte Famille c’est refuser de faire un voyage intérieur qui nous fait découvrir que nous sommes nous aussi les enfants de Dieu et que chacun, chacune a du prix à ses yeux. Si nous accueillons la Sainte Famille nous pouvons  mieux comprendre le dessein de Dieu pour l’humanité et aussi comprendre notre histoire familiale qui nous a façonnés tout au long de notre parcours de vie. Notre mission prend souvent racine dans notre famille imparfaite qui a sa source dans une histoire sacrée.  Nous pouvons déplorer le fait que  Noël soit devenu une fête commerciale où tout le monde se stress pour acheter des cadeaux par générosité.  Par contre, Noël permet l’ouverture du cœur et met un peu d’amour dans les cœurs même chez les non-croyants. Les chrétiens doivent être fiers de voir les non croyants fêter Noël même en refusant la présence de  Jésus dans leur party de Noël puisque ce que les gens veulent fêter c’est l’amour. J’ai déjà vu des non pratiquants  ou non-croyants tout  triste à Noël parce qu’ils sont seuls ou en chicane avec leur famille. Ils voudraient eux aussi être en famille à l’occasion de Noël pour fêter ensemble dans l’amour.  Ils reconnaissent inconsciemment que Noël, c’est la fête de l’amour. Notre mission à Noël c’est de partager notre amour et notre joie avec tout le monde et de laisser la trace indélébile de notre Seigneur dans le cœur du monde. Jésus est Amour et si les gens ne connaissent pas Jésus ou refuse de l’accepter dans leur vie, nous avons comme mission de Le faire connaître par notre témoignage d’amour, de joie et de paix. C’est comme cela qu’ils vont reconnaître Jésus et adhérer à notre foi chrétienne et aux valeurs que Jésus nous a enseignées. Comme l’ange Gabriel,  soyons des envoyés de Dieu pour annoncer la venue de notre Seigneur dans le cœur de l’être humain. Disons à chacun, chacune en ce temps  de l’Avent et de  Noël : « Je te salue mon frère… Le Seigneur est avec toi. Il te donne Sa paix. »

Marie, toi qui a donné naissance à l’Amour
Aide-nous à dire oui à l’Amour tous les jours de notre vie.

Joseph, toi qui a su être présent dans la vie de Jésus
Aide-nous à accueillir la présence de Jésus dans la joie.

Jésus, Toi, le fils du Dieu vivant qui a pris chair de notre chair
Apprend-nous à grandir dans l’Amour véritable qui donne la Vie.

L’innocence de l’Enfant-Dieu

Au commencement était le verbe et
Le verbe était avec Dieu et
Le verbe était Dieu.
Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut. Jn1, 1-3

Dieu PRÉSENT en toute création.
En ce petit enfant de la crèche de Bethléem
Dieu nous révèle son visage.
Un visage qui reflète l’innocence de l’AMOUR.

Dieu, présent en cet enfant de la crèche,
Nous désarme et nous ouvre le cœur.
Un cœur prêt à sourire et à aimer
Toute l’humanité et  toutes ses créatures.

L’Enfant-Dieu, dans son humanité, bouscule nos schèmes de pensée.
Il a pris chair en la Vierge Marie et
Fait de Joseph, un père adoptif et aimant
Pour accueillir la Vie dans toute son incompréhension.

L’Enfant-Dieu, emmailloté dans sa pauvreté,
Nous ouvre un chemin de liberté.
Une liberté intérieure qui transcende notre attachementAux biens matériels, au pouvoir et à la gloire.

L’Enfant-Dieu, par son regard d’amour, transforme notre regard.
Un regard plein de tendresse et de compassion.
Un regard qui transperce les cœurs endurcis par
Les blessures et les déceptions de la vie.

L’Enfant-Dieu,  dans son innocence, est tout Accueil.
Il sourit au monde  et élargie l’espace de nos cœurs.
Il nous invite à accueillir le don  de chaque continent et
De chaque peuple qui est l’expression de son amour pour l’humanité.

L’Enfant-Dieu, dans son humilité, nous ouvre les bras.
Il nous rassemble en un seul corps afin que
Nous puissions embrasser nos frères et sœurs  qui  œuvrent
À  établir son royaume de justice et de paix.

L’Enfant-Dieu, dans sa vulnérabilité, nous apporte la paix et la joie.
Une paix et une joie intérieure que le monde ne peut donner.
Comme les oiseaux du ciel et les fleurs des champs
Accueillons l’Enfant-Dieu qui est la Vie  dans toute sa création et
Honorons le divin en chacun, chacune dans la joie, l’amour et la paix.

JOYEUX NOEL ET SAINTE PAIX EN CETTE ANNÉE 2016

Karine

« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)

Nous reprenons l’écoute de la Parole des Évangiles avec une activité pour l’Avent , entièrement centrée sur les passages de la Bible entourant la nativité.

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Icône contemporaine réalisée par l’atelier Dominique-Emmanuel d’après un modèle traditionnel

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc, chapitre 1, 26-38

Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Commentaires

Oui,
un seul oui,
offert en toute déraison,
grâce à la foi en une seule parole, 
et tout est devenu possible! 
Merveille des merveilles! 

Nénuphar

A première vue ce sont des annonces de grossesses dans ce récit de Luc aujourd’hui , mais la phrase « sois sans crainte  » s’adresse tout à fait à moi, Il me dit que peu importe la situation, fais-moi confiance, cesse d’enfanter des scénarios qui détruisent la tranquillité de ton être.  Jésus, je veux être ta servante dans ce monde d’aujourd’hui , autrement peut être mais sincèrement , car rien n’est impossible pour accomplir le règne de  Dieu. Seigneur Jésus regarde avec compassion les descendants du roi David dont je fais partie, accorde moi la grâce de te reconnaitre  dans les bras de Marie te déposant humblement dans cette mangeoire à Bethléem …histoire d’amour qui se renouvelle à chaque année et fait grandir l’enfant en moi…

Mariette

Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »

Quelle foi!!! Que tout m’advienne selon ta volonté!!! Que se fasse ta volonté et pas la mienne!!! Combien de fois nous prions ces phrases là avec ferveur et tout juste après cela nous crions et hurlons: Pourquoi moi mon Dieu! Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cela!!! Non!!!

J’aimerais avoir un centime de la simplicité et la spiritualité de Marie qui a mérité d’enfanter le fils de Dieu.

Merci mon Dieu!

Rosa

Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » 

Toujours, ces mots éveillent en moi émerveillement, joie, espérance !

Quoiqu’il advienne , même les défis qui semblent juste trop, hors de portée, impossible !

Ces mots  viennent PRÉCISÉMENT rappeler la grandeur de l’Amour de Dieu, et la grandeur de la Foi de Marie, qui pavent les chemins de tous les possibles !!!

Merci tellement Marie d’avoir dit OUI !

S’il-te-plais, aide-nous, aujourd’hui, à suivre ton exemple, à oser ce OUI !  Encore et encore !

Amen

Solane

Aujourd’hui, en lisant ce passage de L’Évangile, ce qui me frappe c’est la foi entière de Marie… qui ne manifeste même pas l’ombre d’un doute lorsqu’elle demande tranquillement à l’ange :

« Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »

C’est donc en toute connaissance des causes de la nature – et non par ignorance – qu’elle ne met pas là en doute la toute possibilité divine. Et si Marie demande à comprendre comment cela va-t-il se faire, c’est qu’elle sait déjà en son cœur que cette conception ne peut advenir de l’ordre naturel.

Par sa question elle reconnait et  affirme la nature transcendante de l’intervention divine.

Et par sa réponse –  « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » –, Marie ouvre à toute la création la libre possibilité d’être fécondée par l’Esprit Saint… et d’Enfanter en cette nuit de Noël éternellement présente et présence… en Elle, par Elle et avec Elle.

Michaël

Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient (Mc 1, 12-15)

 Un nouvel extrait des Évangiles à écouter et à commenter…

jesus-desert-Mc 1_ 12-15

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 1, 12-15

Jésus venait d’être baptisé.
Aussitôt l’Esprit le pousse au désert
et, dans le désert,
il resta quarante jours,
tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages,
et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean,
Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Jésus vient d’expérimenter la tendresse de son Père: « Tu es mon Fils bien-aimé, celui en qui je me complais ».  Aussitôt vient l’épreuve où se vérifie sa confiance.  Fermement enraciné dans cet amour, Jésus témoigne que désormais Dieu, en Lui, est présent dans notre monde et le sera toujours. « Les temps sont accomplis. »  Au coeur de nos déserts, Dieu marche avec nous et soutient notre amour.

Fernande

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Mc-1_-12-15-desert« Aussitôt l’Esprit le poussa au désert », qu’y a-t-il d’extraordinaire dans le désert, sinon un lieu aride et inhabité, un lieu qui  pourrait me  révéler l’évangile, et croire à la parole ? Serait-ce la façon que Jésus emploierait pour me convertir dans le silence de mon cœur, qui lui aussi ressemble au désert? Là où il y a de la sécheresse, de grands vents qui emportent mes bonnes dispositions, mon cœur qui semble parfois inhabité à cause d’évènements douloureux. À l’occasion, c’est  en toute intimité que la transformation se produit; faut voir que souvent, ces silences de quarante jours permettent de se solidifier devant les tentations, de voir qu’également toutes mes bêtes que j’avais cru éloignées pour toujours viennent rôder dans mon « bol de nourriture».

Ils savent que j’ai faim de Toi, Seigneur, et ils veulent me distraire par toutes sortes de convoitises. Seigneur, baptise-moi à nouveau afin que ta parole soit ma source de vie et devienne  un engagement en signe d’alliance avec Dieu et ma communauté.

Mariette

Aide-moi Seigneur à accueillir les déserts de ma vie

Le désert… ce lieu pour moi si mystérieux, où il me semble que nulle part ailleurs on ne peut voir le soir un ciel si majestueux, aux millions d’étoiles. Cette beauté, ce silence, cet espace à perte de vue. Aride, mais vivant! Vraiment tout ce qu’il faut pour bien perdre tous ses repaires, et, ainsi enfin retrouver une écoute profonde, vraie, et une rencontre avec ce qui nous habite au plus profond.

Et pour croire que « Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.»

Et être prêt à oser répondre à l’invitation que tu nous lances:
«Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

Stp, aide-moi Seigneur à accueillir les déserts de ma vie, même s’ils sont loin de ces contrées lointaines que depuis toujours je rêve d’explorer. Aide-moi à accueillir ces périodes de sécheresse et de perte complète de repaires, avec la foi et la certitude que ce sont les passages privilégiés pour mener à la conversion du coeur, pour retrouver tout ce à quoi aspire mon for intérieur, et permettre la vraie rencontre avec toi, mon Seigneur.

Solane

 …  Mc-1_-12-15-jesus_anges-2

Et m’étant retrouvée sur son chemin… Il m’interpelle…

Jésus nous a ouvert à tous un chemin, lorsqu’investi de l’Esprit Saint, il fut poussé au désert pour un moment long, éprouvant: il vivait là parmi les bêtes sauvages….

Possiblement les mêmes qui menacent aujourd’hui de nous avaler tout rond si l’on n’y prend garde: l’avoir, le savoir et le pouvoir…

Or Jésus Lui, vivant au milieu d’elles, est demeuré entier/intègre, il ne s’est pas laissé entamer ou séduire…

Il avait mieux à faire, puisque « les anges (lui) servaient », à demeurer habité, connecté au divin en lui…

Et m’étant retrouvée sur son chemin… Il m’interpelle… M’ouvre les yeux du cœur: voilà que son Esprit me garde moi aussi, des séductions dévorantes…

Puis… Je reconnais … mes anges!! … « Ils me servent »… à demeurer ancrée dans le Vivant, quoi qu’il arrive, et à discerner les passages où Il me prend la main, car je le suis, de naissance.

Marie-Hélène

 …

« Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

À priori l’ordre à l’air simple, clair et précis mais…

Ô mon Dieu, viens à mon secours!

Tout mon être en appelle à cette conversion… mais comment?

Oui, cent mille fois oui, je veux croire à l’Évangile… mais est-ce que mon bon vouloir suffit?

Je vois bien que ma seule volonté ne sert à rien et que je ne peux rien de moi-même… Alors quelle est notre part puisque tu nous veux libre et participant à ton œuvre de rédemption?

Il est vrai qu’en Marie tu nous montres le chemin : comme elle, nous pouvons dire oui à ton incarnation dans notre corps, dans nos vies, dans le monde…

Oui, par la pratique de tes Sacrements

Oui, par la communion à ta Parole

Oui, par la transmission de ton Évangile

Oui, par la prière et la veille que tu nous demandes sans cesse

Oui, par le pardon… et l’ouverture du regard, des mains et du cœur

Oui, par le renoncement de tout ce qui se met en travers de ton Amour

Oui, par notre participation à ta Croix – Amour incarné qui transfigure le monde

Oui, par le témoignage de ton Œuvre à l’œuvre en nos œuvres

Oui, par l’engagement en ton Église… en obéissance à ton Esprit partout et toujours…

Et le reste, tout le reste t’appartient.

Michaël

Mc-1_-12-15-anges

À moi de croire et de reconnaître
que l’Esprit m’accompagne aujourd’hui

Les temps de transition ont toujours été dans ma vie des moments riches en découvertes, prises de conscience des étapes parcourues et des choix à faire ou à refaire.

Après son baptême, Jésus se retire au désert, il est acculé à des choix. Les appels de Jean-Baptiste à se convertir sont-ils la réponse aux questions qu’il se pose, entre autres sur le sort de son peuple assujetti à un pouvoir étranger? Quelle autre voie envisager? « Poussé par l’Esprit » il voulut prendre ses distances des solutions convenues pour entendre la voix du Père. Rejetant les voies extra-ordinaires, les pouvoirs magiques, il expérimente la force de la Parole. Cette Parole, il va l’annoncer sans fard ni trompettes. Jésus est ainsi revêtu de l’autorité spirituelle qui lui permet d’annoncer que le Règne de Dieu est proche. Dans cette apparente simplicité, il change la donne de l’histoire.

Le désert fait penser aux temps de transition que nous traversons dans nos vies. C’est un moment crucial qu’on est tenté de fuir : difficulté d’entrer en soi-même, crainte d’y découvrir une vérité qui fait mal; ou crainte d’entendre un appel plus exaltant mais pour lequel il y a un prix à payer. Entrer seul au désert est trop risqué, allons-y en présence de l’Esprit qui prend soin de nous accompagner. Ce qui viendra nous troubler ou nous décourager relève du mauvais esprit; ce qui est douceur, brise légère, piste d’espérance est la touche du bon esprit, de l’Esprit qui console et réconforte.

Jésus au désert en a fait l’expérience; à moi de croire et de reconnaître que l’Esprit m’accompagne aujourd’hui, comme il accompagne nos petites et grandes communautés humaines et toute l’Église.

Gisèle

 …

Même s’ils tombent, ils se relèveront

Quand Jésus, baptisé par Jean le Baptiste dans le Jourdain, sortit de l’eau, une parole « venue du ciel » Le nomma : « Fils de Dieu ». Parole apte à jeter l’effroi aussi bien que l’espérance. Or cela se fit devant la foule des hommes qui accouraient au baptême de Jean le Baptiste et c’est à ce moment précis que « Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert ». Loin de toute atteinte des hommes mais sous le regard du Père , au-dessus du regard concupiscent de Mc-1_-12-15-malin_facheSatan tapi dans l’ombre, et entouré des bêtes sauvages qui, sous le regard de Jésus peuvent retrouver le lien fraternel qu’elles ont avec l’homme. Saint-Marc signale aussi la présence serviable des anges mais ne dévoile rien d’un dialogue ou d’une lutte qui aurait eu lieu entre Jésus et Satan durant les quarante jours de retrait au désert. Cette préparation à l’annonce publique de l’évangile demeure secrète.

(Comme l’Esprit Saint pousse Jésus au désert, l’Église nous pousse au carême chaque année quarante jours avant Pâques. En limitant la satisfaction de nos cinq sens ( vue, ouïe, goût, odorat, toucher), par l’abstinence, le partage et la prière, nous créons un manque à ne pas combler, un désert à ne pas fuir. C’est le lieu de l’humilité, de la rencontre et l’affinement des sens qui nous font voir ce que nous ne voyions pas, entendre ce que nous n’entendions pas, toucher ce que nous ne touchions pas, goûter ce que nous ne goutions pas, sentir ce que nous ne sentions pas, honorer ce que nous n’honorions pas.,,,,,,,,,,ce qui dormait s’éveille.)

Sorti du désert, apprenant l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » L’arrestation de Jean-Baptiste est donc le premier signe de la victoire de Jésus au désert. Satan s’est retiré, vaincu et sachant que, dorénavant, il ne pourra plus corrompre les hommes qui se fieront au secours de Jésus, Fils de Dieu. Ceux-là pourront choisir librement de traverser le désert vers la délivrance de tout esclavage, en « terre promise ». Ceux-là souffriront mille morts plutôt que de se laisser séduire par les appâts du Tentateur. Même s’ils tombent, ils se relèveront.

Croyons à l’Évangile, qu’il retentisse en nous sans cesse !

Pierrette

Son règne est tout proche. Ne cherchez pas ailleurs

Jésus venait d’être baptisé quand l’Esprit le poussa au désert. À son baptême,  Dieu a révélé  son Fils, Jésus, à son peuple dans le Jourdain en disant : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoute-le. » Quelle révélation! C’est toute une révélation pour l’Homme-Dieu qui a besoin de se retirer au désert pour se dépouiller de lui-même afin de laisser l’Esprit-Saint le pétrir à l’image de son Père. C’est au désert qu’on peut prendre le temps pour être face à soi-même, face à son Dieu afin de se laisser aimer par Lui et comprendre le sens de sa mission.  Révéler l’Amour de son Père au monde est tout un défi quand Satan ne cesse de guetter le petit instant d’égarement de l’ego. Jésus resta quarante jours au désert tenté par Satan et vivant parmi les bêtes sauvages. Il était sous l’emprise de l’Esprit de Dieu, de l’Esprit-Saint, c’est pourquoi Satan et les bêtes sauvages n’ont pas pu l’atteindre. Satan est toujours là pour nous séduire et nous faire dévier de notre mission. Mais centré sur l’Amour de Dieu et la prière, nous ne craignons rien parce que les anges du Ciel viennent à notre secours pour nous aider à apprivoiser nos démons intérieurs et extérieurs. Sous l’emprise de la grâce de Dieu nous pouvons traverser les pires épreuves de la vie et apprivoiser les bêtes sauvages qui nous entourent. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu. Il disait : « Les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » OUI, les temps sont accomplis parce que Dieu est présent sur Terre en son fils Jésus, son règne est tout proche. Ne cherchez pas ailleurs Celui qui doit venir nous sauver de la mort spirituelle. Il est là, Présent, tout proche de nous. Il se manifeste dans le quotidien de notre vie. Demandons à Jésus de nous ouvrir à l’Esprit de son Père, notre Père, afin de croire à son Évangile d’Amour et de Paix et demandons-lui de nous conduire au désert de son cœur.

 

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Un cœur à cœur dans le désert de Dieu

Dans le désert de Dieu il n’y a que silence.
Entrer au désert c’est aller à la rencontre
De Celui que mon cœur aime.
C’est un temps d’écoute et de grâce.
Il m’attend au désert pour Le rencontrer.
Pas besoin de meubler le silence avec des mots.
Il se fait Présent dans le secret
Pour parler à mon cœur :

Mon enfant bien-aimé
Laisse-toi conduire au désert de mon cœur.
Laisse-toi habiter par le silence intérieur.
Laisse-moi te dépouiller du vieil homme et reviens à moi.
Viens, suis-moi au désert, je veux demeurer dans ton cœur.

Ô Esprit du Dieu Vivant
Conduis-moi au désert de ton cœur.
Pétris-moi de nouveau à ton image et à ta ressemblance.
Remplis-moi de ton Amour si doux
Pour que j’apprivoise mes démons intérieurs et
Les bêtes sauvages qui m’entourent.

Mon enfant bien-aimé
Ma grâce te suffit.
Mon royaume est tout proche.
Lève les yeux vers les cieux et
Regarde autour de toi. Je suis la Vie.
Laisse-toi aimer tel que tu es.
Tu as du prix à mes yeux et je t’aime.

Père infiniment bon
Je suis si faible et si lent à croire
Quand les ténèbres m’entourent et
Que tout chamboule autour de moi.
Je t’en prie ouvre mes yeux et augmente ma foi.

Mon enfant bien-aimé
Regarde-moi et laisse résonner ma Parole en ton cœur.
Crois seulement et tu verras la lumière de ton Dieu.
Alors tu marcheras le cœur joyeux vers ma lumière.

Père très bon
Reste avec moi au désert et fortifie-moi.
Libère-moi des biens de la terre et de l’amour marchand.
Fais germer ta Parole de Vie en mon cœur et
Enveloppe-moi de ta lumière divine.

Mon enfant bien-aimé
C’est ma paix que je te donne.
Sois riche de mon Amour divin et
Sois une bénédiction dans la vie de tes frères et sœurs.

Père très bon
Ton désert est plein de tendresse et de miséricorde.
Merci d’être toujours là à mes côtés.
Prends-moi dans tes bras et
Viens demeurer dans mon cœur à jamais.
Que tes paroles soient toujours à mes lèvres et
Que ma bouche proclame ta gloire sur toute la terre.

 

Karine

 

Pour mieux « vivre » l’extrait des Évangiles, je me permets de témoigner au nom de l’un des personnages présents durant les 40 jours au désert :

Je l’ai vu arriver de loin, il marchait tranquillement.

Je l’ai tout de suite senti, ce n’était pas un fils d’homme comme les autres. J’en ai vu des centaines depuis que j’ai quitté ma terre natale. Et je les ai côtoyés de près durant ma captivité. Je n’aurais fait qu’une bouchée de leur faible chair.

Celui-ci est différent. Il s’est assis sans faire de bruit au beau milieu du désert, sans peur ni malveillance envers les bêtes sauvages qui l’entouraient. La vipère et le scorpion ont retenu leur souffle, interloqués :

Qui est cet homme et d’où vient-il?

Il ne porte pas d’arme à sa ceinture. Ses hanches ne sont pas alourdies par ces pièces sonnantes de métal que les hommes gardent sur eux, les faisant valoir lors de leurs marchandages.

Mon flair ne me trompe pas : celui-là n’est pas venu pour lui-même.

Aucune odeur de corruption, il sent davantage cette autre nourriture que les hommes appellent  pain et vin.

Il est resté seul pendant longtemps, s’adressant le jour à la voûte céleste et la nuit au firmament étoilé. Ce fils d’homme sait parler à tout ce qui vit. Il me semble même avoir vu le soleil et la lune prêter tendrement l’oreille.

Et puis, il y a cet « autre » qui est apparu dans le décor. Presque rien, une ombre, mais une ombre jalouse. Virevoltant de ci et de là telle une chauve-souris, cette ombre brumeuse tentait de s’interposer entre l’homme venu d’ailleurs et la mystérieuse présence avec laquelle il dialoguait. J’ai vu ce rusé venir chuchoter je-ne-sais-quoi à son oreille, le flatter, lui susurrer des mots doux. Et chaque fois le malin retournait dans sa cache, non loin de là, ruminant et furieux à la suite de ses échecs.

Assurément un grand combat se tenait là devant mes yeux. Non pas à coup de griffes et de crocs, mais au moyen de quelque chose de plus terrible, de beaucoup plus insinueux.

Il n’était pas seul dans ce combat. De petits messagers ailés semblaient aller et venir entre lui et le ciel. Ils venaient l’encourager et repartaient ensuite pour rendre grâce des victoires contre les brumes malignes qui sans cesse cherchaient à prendre le dessus.

Combien de temps le fils d’homme est-il resté là? Certainement une quarantaine de jours et de nuits.

Je sus que la lutte était terminée lorsque qu’un souffle de réconciliation gagna le ciel et la terre, et que les messagers ailés entonnèrent un grand chant de grâce.

Voilà, je vous rapporte tout ce que j’ai vu.

Moi, la bête carnivore devant laquelle tous s’inclinent, moi le prédateur devant lequel les êtres vivants sont saisis d’effroi, je me suis couché docilement sur le sol. Je suis resté en silence, sans lever la patte ni rugir, tranquille comme un agneau à l’ombre de sa mère.

Mc-1_-12-15-animal_sauvage-

Je signe : Moi, le roi des animaux sauvages, venu de très loin pour rendre hommage au Fils de l’homme et témoigner de ce que j’ai vu à l’ensemble de mes sujets.

Nénuphar

Je le veux, sois purifié

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 1, de 40 à 45

En ce temps-là,

un lépreux vint auprès de Jésus ;
il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit :
« Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta
et il fut purifié.
Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
en lui disant :
« Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre,
et donne pour ta purification
ce que Moïse a prescrit dans la Loi :
cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti,
cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle,
de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville,
mais restait à l’écart, dans des endroits déserts.
De partout cependant on venait à lui.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

« Une fois parti » c’est donc dire que lorsque la décision est prise de partir à la suite de Jésus, des petits miracles m’accompagnent, ma lèpre spirituelle passe par la purification et m’ouvre à répandre la bonne nouvelle  par ma guérison qui en sera un témoignage. Jésus, ne reste pas en périphérie, arrête-toi  au cœur de ma ville  intérieure  afin que j’aie l’audace requise pour discerner les attentes de l’Esprit Saint et la force de les accomplir afin « d’arriver » au cœur de Dieu…

Mariette 

Facilement, je m’identifie au lépreux qui tombe aux genoux de Jésus en lui disant :

« Si tu le veux, tu peux me purifier. »

Oui mais… est-ce que j’ai la foi de ce lépreux?

Seigneur, je crois en toi… mais je t’en prie, viens au secours de mon manque de foi!

Michaël

« Si tu le veux, tu peux... »  Quel est ce vouloir mystérieux de Dieu révélé en Jésus, attentif à cet homme exclu et rejeté de la vie sociale et religieuse par des lois et des tabous?  Que nous soyons frères et sœurs, aimés d’un même amour, porteurs d’une même dignité: enfants bien-aimés d’un Dieu qui n’est que tendresse et compassion.  Alors le rêve de Dieu pour l’humanité peut s’accomplir: un monde uni, inclusif, où chaque personne a sa place.  Et cela dépend de nous.

Fernande

desert« Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville,
mais restait à l’écart, dans des endroits déserts.
De partout cependant on venait à lui. »

Ça fait drôle de lire que Jésus restait à l’écart, dans des endroits déserts,  surtout après une scène si touchante de guérison!

Notre Dieu ne cherche pas à en mettre plein la vue ou à épater la galerie, ou même à juste guérir le plus grand nombre possible, pour faire plaisir et permettre que la vie puisse suivre son cours… comme avant…

Si le retrait de mon Dieu au désert peut m’être pénible, un peu comme s’il coupait les liens, ne serait-ce pas en fait, tout au contraire, pour m’inviter au plus intime de mon être? Pour pouvoir entendre et voir à quoi il m’appelle… et peut-être aussi, trouver la foi et l’humilité de plier le genou, et lui demander de me purifier, pour œuvrer à sa suite?

Merci mon Dieu de me donner de te demander de me purifier, vraiment!

Solane

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Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant :
« Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »

Ici, c’est étonnant comme la relation d’intimité avec Jésus apporte une guérison telle et qui engage les deux parties…

Cependant c’est Jésus lui-même qui  « ouvre » à un « tiers » (le social) cette relation pourtant « privée »…

Comme si la prise en compte de la Loi venait inspirer et bonifier l’agir de tous: « De partout cependant on venait à Lui ... »

Ainsi Jésus, tout en accueillant intimement quiconque s’adresse à Lui, marque avec fermeté le territoire intime, tout en retournant chacunE vers la communauté pour un « vivre-ensemble » qui soit reflet de tout un peuple investi de Sa Présence…

Marie-Hélène

C’est immense, c’est l’absolue Bonté!

Devant le lépreux, Jésus est saisi de compassion. J’imagine ce que ça veut dire le fait que Jésus ou Dieu soit « saisi de compassion ». C’est immense, c’est l’absolue Bonté!  Il a donc vu le lépreux et sa misère et Il l’a entendu et Il l’a guéri.  Et nous, pourquoi donc vivons-nous tous tellement de misères et de souffrances, sans sembler être ni vu, ni entendu? Ce qui me touche dans cet Évangile, c’est l’humilité et la confiance entière que le lépreux manifeste devant Jésus. Il tombe à genoux devant Lui et lui dit qu’il sait que Jésus peut le guérir, s’Il le veut.

À mon avis, Il le veut toujours, c’est peut-être nous qui ne savons pas le Lui demander. Devant Lui, il nous faut faire preuve d’humilité totale et d’une grande confiance pour qu’Il nous voie et nous entende. Ici c’est le lépreux qui nous montre comment Dieu peut nous entendre. Il nous entend lorsque nous sommes totalement, entièrement désireux de sa Grâce, humbles et totalement confiants aussi. Ça me fait réaliser que bien souvent mon appel est tiède, et que ce désir puissant d’être libéré de la maladie (du corps ou de l’âme) et cette confiance absolue sont essentiels pour que la prière soit réelle.

Mariette Renée

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« Si tu veux… »

Jésus fut « pris de pitié », devant cet homme exclu du fait de sa lèpre. Jésus fut ému, touché aux entrailles comme les évangélistes le notent au moins cinq autres fois. La compassion, cette capacité de ressentir la détresse de l’autre et de vouloir la soulager faisait donc partie de la personne de Jésus.

Qui ne voudrait s’approcher d’une telle personne? C’est bien la grâce à demander, en tombant à genoux aux côtés de ce lépreux anonyme, de pouvoir s’adresser à lui dans les mêmes termes : « si tu le veux, tu peux me purifier ». J’aime bien cette audace qui met Jésus au défi, mais qui reconnaît en même temps sa liberté. « Si tu veux… », c’est l’attitude du mendiant conscient de  dépendre de ce qui lui sera donné. Mais ce suppliant a décidé de faire une démarche, d’aller à la rencontre de celui à qui il donne pouvoir sur sa vie. Or c’est souvent le genre de décision qui coûte le plus : puis-je vraiment prendre le risque de faire entièrement confiance à Dieu au point de remettre mon présent et mon avenir entre ses mains? Pourtant, cet acte de confiance me « purifie » parce qu’il me décentre de moi-même et me fait entrer dans une relation d’amour.

J’imagine la vie de ce lépreux à jamais transformée à partir du moment où il a osé avouer son désir de vivre pleinement dans la communauté dont il était exclu. Il ne pouvait plus se taire! il avait fait l’expérience d’avoir rencontré un homme de compassion.  Que me soit donnée cette faveur d’être compatissante et secourable comme d’autres le furent pour moi. Car notre monde ne connaîtra pas la paix si nous ne faisons pas de la compassion l’ingrédient vital de nos relations, à petite et à grande échelle.

Gisèle

«  et, tombant à ses genoux »

Lu avec les yeux du survol et entendu avec l’oreille blasée, celle qui croit avoir déjà tout entendu; il n’y a pas grand’chose à re-dire dans ce petit récit de Saint-Marc. Mais regardé et vécu on veut le re-voir et le re-vivre pour n’en pas re–venir, tant est révélatrice la parfaite harmonie qui règne entre le geste et la parole :

Un lépreux vint auprès de Jésus ; La lèpre abîme le corps, le ronge, le rend effrayant et repoussant aux yeux de son prochain.

Il le supplia, il se « plie », s’abaisse sous l’autorité de Jésus

et, tombant à ses genoux,
« tombant à genoux aux genoux de Jésus » afin qu’Il se penche (se plie vers), et tourne son regard vers lui,
et il dit,
en homme déjà assagi par les tribulations de sa vie de lépreux :

« Si tu le veux, tu peux me purifier. » « SI »
………tu le veux…….tu peux. La demande est parfaite, sa discrétion déborde d’humilité, de foi, d’espérance et d’amour.

Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha, Jésus répond d’abord par le geste silencieux de la main qui touche et du regard penché vers le suppliant

et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » 
À la sobriété de la demande orale, la sobriété de la réponse orale est exaucement sans délai.

Dans le silence qui suit se fait entendre le commandement auquel, semble-t-il, aucun exaucé n’obéit : « Attention, ne dis rien à personne………..»
Au contraire, la nouvelle se répand avec une telle intensité que les nonchalants et les paresseux eux-mêmes se mettent en route avec les boiteux, les bossus et tous les pécheurs insatisfaits. Peu, espérons-le, se décourageront avant de trouver les lieux où se retire Jésus pour les attendre. Lieux déserts, à l’image du lieu où, depuis sa résurrection il nous attend tous, ni loin, ni près mais au-dedans de nous.

Pour la pécheresse que je suis et qui, grâce à diverses astuces, n’effraie pas mon prochain comme le lépreux mais est aussi entièrement vue par Jésus, la simplicité de ce récit est un modèle à suivre, sans crainte mais dans l’espérance, comme pour tout homme qui se reconnaissant pécheur, reconnaît aussi qu’il ne peut guérir sans la volonté divine et que Jésus est le parfait médiateur de cette volonté.

Puissions-nous être parmi ceux qui cherchent réellement Jésus, les affamés de cette part d’eux-mêmes qui sans cesse manque, ceux-là qui ne prennent pas de repos jusqu’à ce qu’ils le trouvent, au désert qu’ils fuyaient de toutes leurs forces.

Pierrette

outre

Il fut saisi de compassion

Ce passage de l’évangile de Marc est de toute beauté et très riche en expressions du cœur. Il est comme un guide pour tous ceux et celles qui cherchent à nourrir leur vie spirituelle parce qu’il nous donne des attitudes clés pour parvenir à rencontrer Dieu à travers Jésus et à demeurer dans son amour. Marc nous révèle les attitudes de cœur qui font écho dans le cœur de Jésus. Tout d’abord nous avons l’attitude de la Foi : le lépreux vint auprès de Jésus, le supplia et tomba à ses genoux en disant  « si tu le veux, tu peux me purifier ».  Le lépreux reconnait le pouvoir de guérison de Jésus et fait une démarche de foi auprès de Lui avec un cœur sincère; deuxièmement, nous avons l’attitude d’abandon qui est source d’humilité: le lépreux s’abandonne à ses pieds en laissant à Jésus la liberté de le purifier ou pas. Il fait sa demande en toute humilité. En d’autres mots il dit à Jésus : «guéris-moi si tu le veux et que ta volonté soit faite! » Une demande faite en toute simplicité et qui respecte la liberté de Jésus de le guérir ou pas. Troisièmement nous avons l’attitude de Jésus qui est très révélatrice : Il fut saisi de compassion. Une compassion qui n’est autre que l’expression du cœur, le langage du cœur qui se donne avec tendresse et miséricorde.  Jésus étendit la main, le toucha et lui dit « je le veux, sois purifié. » La lèpre le quitta aussitôt. Quatrièmement nous avons l’attitude d’action de grâces : dans le processus de guérison, l’action de grâce est une étape importante voire cruciale parce qu’on connaît un réveil spirituel et on goûte à une nouvelle liberté.  Jésus, sachant cela, commande au lépreux d’aller se montrer au prêtre et de donner ce que Moise a prescrit dans la Loi pour qu’il soit un témoignage pour les autres. Et finalement nous avons le témoignage qui vient avec la louange : une fois parti, l’homme se mit à proclamer et à répandre la bonne nouvelle dans tout son village en signe d’action de grâces pour les bienfaits reçus du Seigneur. Ce lépreux goûte à un bonheur tout neuf, une nouvelle liberté qui le réintègre dans la société. Il ne peut cacher son bonheur même si Jésus lui a demandé de ne rien dire à personne. Un esprit de gratitude, n’est-ce pas le signe tangible d’une guérison intérieure, d’une paix intérieure? Demandons à Jésus d’augmenter notre foi et de nous donner la grâce de l’humilité et de la compassion.

Je te loue Père en Jésus pour tous tes bienfaits.
Donne à tes enfants la grâce de la compassion,
Cette expression du cœur qui voit et qui comprend
La souffrance de l’autre sans la juger.

Ô Jésus, Toi qui ne fais qu’un avec le Père,
Mets en nous un esprit d’abandon, cet esprit qui attend tout de Toi
Afin que nous puissions vivre dans un état de liberté intérieure et de gratitude.
Aide-nous à revêtir l’habit de service et d’humilité.

Ô Jésus, Toi qui as le pouvoir de guérison,
Aide-nous à tendre la main en douceur, sans arrogance,
Détaché de nous-mêmes afin que nous puissions répondre
Aux besoins des plus démunis et des exclus de la société.

Ô Jésus, Toi qui es sorti pour proclamer la Bonne Nouvelle,
Augmente en nous la Foi
Pour que nous puissions avec ta grâce proclamer et répandre
La bonne nouvelle du salut qui apporte l’amour et la paix
Dans le cœur de chacun, chacune qui reconnaît
Que Tu es dans le Père et le Père est en Toi et
Que nous ne faisons qu’UN avec Toi dans l’Esprit qui donne Vie.

Karine

lepreux

Impur

Impur! Impur! C’est le cri que l’on nous demande, à nous lépreux, de lancer en direction de toute personne qui cherche à nous approcher. Impur! Nous sommes impurs, ne nous approchez surtout pas! Vous risqueriez, vous aussi, de devenir impurs à notre contact et de connaitre l’opprobre.

C’est comme si nous portons à même notre chair le poids de tous les péchés du monde, comme si la corruption qui ravage l’humanité se stigmatisait sur notre corps. Même le criminel n’est pas autant pointé du doigt, rejeté, exclu, haï que nous. Il peut encore s’attirer certaines sympathies, et assez curieusement parfois de l’admiration pour avoir osé braver l’opinion des autres en se mettant à dos la collectivité.

La maladie qui nous dévaste est l’une des pires, elle nous retranche de la collectivité, elle nous isole, nous coupe irrémédiablement de l’autre. Nous ne pouvons ni tendre la main ni recevoir les bras qui réconfortent. La vue d’un lépreux inspire la peur, l’horreur, le dégoût et une aversion contagieuse.

Impur, je suis impur! Toutes les nuits, ces paroles résonnaient à mes oreilles et me hantaient.

Et toutes les nuits je m’écriais en pleurant, injuste, injuste!

Injuste parce que je ne suis pas « cela ».

Je ne suis pas ce manteau de pourriture dans lequel le regard des autres m’enferme.

C’est comme les haillons déchirés que l’on nous demande de porter et les cheveux en broussaille que l’on nous force à arborer. C’est un costume. Je ne suis pas cela, ce n’est pas ce que je suis vraiment.

J’en avais la conviction, et pourtant toutes mes prières étaient vaines, et la maladie chaque jour se propageait comme une fatalité, dévorant tous mes espoirs.

J’eu le rêve une nuit à propos d’une femme qui, malgré le fait qu’elle avait beau laver, et relaver avec énergie son vêtement, ne parvenait  jamais à le ramener à sa blancheur. Toute sa volonté et toute sa détermination n’y faisaient rien. Pire, la où le savon était frotté, le vêtement se tachait irrémédiablement, ou même se trouait.

À mon réveil, je compris que l’humanité ne pouvait se guérir de son péché et de sa corruption par sa propre volonté, et qu’il y fallait aussi celle de Dieu.

Peu de temps après, la rumeur parvint à mes oreilles à propos de cet homme qui opérait des miracles, guérissant, non par son savoir ni sa propre volonté, mais bien par celle de Dieu.

Je sus que si telle était « sa » volonté, il pourrait me ramener à ce que je suis véritablement en-dessous de ce vêtement de lépreux. Je cherchai dès lors à le croiser.

Ce qui arriva. Me jetant à ses pieds, je lui criais :
« Si tu le veux, tu peux me purifier. »
C’est alors qu’il étendit la main,
me toucha et répondit :
« Je le veux, sois purifié. »

Nénuphar

« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)

Un nouvel extrait d’Évangile à écouter et à commenter…

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Évangile selon Saint-Marc, chapitre 1, de 29 à 39

En ce temps-là,
aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm,
Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean,
dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit,
elle avait de la fièvre.
Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha,
la saisit par la main
et la fit lever.
La fièvre la quitta,
et elle les servait.

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Le soir venu, après le coucher du soleil,
on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal
ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,
et il expulsa beaucoup de démons ;
il empêchait les démons de parler,
parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube.
Il sortit et se rendit dans un endroit désert,
et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent :
« Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit :
« Allons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame l’Évangile ;
car c’est pour cela que je suis sorti. »

Et il parcourut toute la Galilée,
proclamant l’Évangile dans leurs synagogues,
et expulsant les démons.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Nous avons ici quelqu’un de malade, et à l’arrivée de Jésus, aussitôt on lui en parle, alors Jésus s’approche de celle-ci, la saisit par la main, et la fait lever.

Et nous, lorsque nous avons des malades, est-ce que nous en parlons aussitôt à Jésus?  Je constate ici que la malade ne peut rien faire d’elle-même, ni demander pour elle-même, mais Jésus agit à la demande des gens, s’approche lui-même et la fait lever, la remet en service.

Sylvie

Amène-moi avec Toi
pour m’apprendre à vivre en gratitude
tout au long de ma vie

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Ce texte me frappe tout particulièrement aujourd’hui car je viens de vivre une partie de cet  évangile.

J’ai commencé l’année par une forte fièvre qui m’a fait perdre tout contact avec l’extérieur, et

moi-même, je vous dirais que c’est traumatisant : j’ai pris conscience, après quinze jours de confusion, que je venais de faire une encéphalite aigüe à cause du virus de l’influenza. Le personnel hospitalier est émerveillé de ma réhabilitation. Je suis de retour à la maison sans  aucune séquelle.

Des groupes de prière ont intercédé pour moi au nom de Jésus afin que je retrouve la santé. Le récit de l’évangile continue en nous disant : « Le lendemain Jésus se leva tôt et alla prier au désert».  Amène-moi avec Toi pour m’apprendre à vivre en gratitude tout au long de ma vie à la suite de cet évènement…

Mariette

jesus

Tu apportes la vraie guérison…

Quand on est malade, qu’on reçoit un diagnostic quelconque ou que l’on traverse une épreuve, vite, les gens nous disent de prendre soin de soi, de se reposer, de se chouchouter, de penser à soi et se gâter, pour recouvrer la santé, et surtout une qualité de vie…

C’est drôle, toi Jésus, tu guéris non pas pour permettre aux gens de trouver ou retrouver le confort et pouvoir poursuivre la course folle à la poursuite de rêves et paradis instantanés, et artificiels.

Tu apportes la vraie guérison, celle qui permet de venir offrir ce que l’on a de meilleur, sans éclat. Merci de nous guérir et de nous aider à simplement partager notre cœur et cette face unique de nous qui est à Ton image.

Pour notre plus grand bonheur!

Solane

Aussitôt… aussitôt…
Il y a de ces mots qui expriment l’empressement de l’amour.
Jésus sort.  Il s’approche.  Il saisit.  Il guérit.  Il se lève.  Il s’isole.  Il prie.
Et lorsque le monde cherche à le retenir, il dit: allons ailleurs.
Pourquoi?  Pour proclamer l’Évangile.  Cette réalité d’un amour personnel
qui nous devance et nous accompagne.  Et aujourd’hui, nous en sommes les témoins.

Fernande

À chaque fois que nous servons les autres avec une bonne intention, avec le cœur le  plus pur possible, nous servons Dieu. Et même si celui ou celle qui reçoit ne semble pas apprécier notre don, dans son cœur il y a un espace qui est touché par ce don et cela devient de la bonne semence. Ce don peut être un pardon, un service, un bon mot d’appréciation, enfin tout ce qui vient du cœur. Et Dieu complètera notre don en temps et lieu.

Avons-nous souvent apprécié un don de notre père, de notre mère, d’un parent, d’un de nos professeurs, d’un prêtre ou d’un religieux? Sommes-nous prêts à servir même s’il ne semble pas y avoir d’avantage ou de retour immédiat?

Léopold

Jésus n’est pas venu pour impressionner le monde par ses miracles… ni même pour nous guérir malgré nous, mais il est venu nous appeler à la conversion par notre oui, notre foi et notre ouverture à l’Esprit Saint.

Et quand il nous guérit, c’est pour nous relever du gouffre-origine de toute maladie : il nous guérit de nos replis, de nos divisions, de nos esclavages.

Il est donc « sorti » – sorti du Père – pour proclamer l’Évangile, qui signifie la bonne nouvelle…

Jésus leur dit :
« Allons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame l’Évangile ;
car c’est pour cela que je suis sorti. »

… pour proclamer la bonne nouvelle de cette conversion qui nous libère de tout usurpateur et nous ouvre à l’Amour rédempteur… car il est sorti du Père, non pour Le quitter, mais pour nous y ramener, pour être le pont vivant entre nous et Notre Père.

Pour cela il se retire souvent en lui-même pour prier…

Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.

… afin de s’ancrer solidement au Père – en lien vivant – en cette nature humaine qu’il a endossée pour nous ouvrir la Voie, la Vie et la Vérité.

Michaël

La belle-mère de Simon était malade,
(Comment je vis, de silence en silence, le récit décrit par ces versets)

« Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. » Pas une parole n’est prononcée.
« La fièvre la quitta, et elle les servait. »  Celle qui était malade, couchée, et avait de la fièvre, est simplement prise par « la main », levée et rendue à sa tâche, dotée d’un grand silence, qui s’impose alors dans les cœurs voisins. Un silence fécond qui vient jusqu’à nous, lecteurs. La fièvre est éteinte, chacun est remis en veille.
Toutefois, la nouvelle se répand et, dans la soirée, parmi les malades qui accourent vers la guérison, se trouvaient des démons auxquels Jésus « ordonnait » le silence avant de les expulser. Ce n’est plus un silence d’ouverture mais un silence de fermeture imposé aux bavards que sont les démons qui sèment la confusion dans nos esprits.

Le lendemain, Jésus sortit bien avant l’aube, et se rendit dans un endroit désert, et là il priait, au lieu de rencontre entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, silence encore, d’où jaillissent toutes les premières fécondités. À peine cette arche s’offre-t-elle à nos attentions, que le bruit du monde s’approche à nouveau : « Tout le monde te cherche » disent les disciples à Jésus. Car nous, les êtres humains sommes vite avides de miracles. Nous nous enlisons volontiers dans une quête répétitive de grâces gratuites. Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti ». Après les guérisons du corps, qu’il suffit d’accueillir, vient l’Évangile qui demande notre adhésion, notre totale conversion, notre mise en pratique, notre amour du Verbe fait chair, notre volonté plongée dans celle du Père. Où cela peut-il se faire si ce n’est dans le silence révélateur du coeur de Marie, Mère de Dieu? Là où toute vanité meurt d’inanition.

Pierrette

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J’étais couchée, incapable de me lever.
Les fièvres avaient pris possession de mon corps

Pour mieux vivre cette scène, de la guérison de la belle-mère de Simon-Pierre par Jésus, je me suis permis de prendre la plume en son nom :

J’étais couchée, incapable de me lever. Les fièvres avaient pris possession de mon corps, j’étais dans une extrême faiblesse. Mon esprit était tourmenté, j’étais égarée, comme si les douleurs de la maladie prenaient un malin plaisir à m’éloigner loin de moi-même. Ce n’est qu’au travers de denses brumes que j’entendis qu’il y avait du monde à la porte.

En temps normal, j’aurais accouru à la rencontre des visiteurs pour les accueillir. Mais là, c’est comme si je n’étais déjà plus de ce monde, comme si j’aurais presque préféré être morte plutôt que de subir ce tourment.

J’entendis un léger frôlement dans la pièce. Quelqu’un était rentré.

Ce n’était pas la présence de Simon que je connais bien, il est assez vif et on sait tout de suite qu’il est là. Non, c’était quelqu’un d’autre, ou plutôt une autre sorte de présence qui avait de par son seul surgissement changé toute l’atmosphère de la chambre. Un silence s’était créé, comme lorsque l’on s’apprête à écouter quelqu’un dans une assemblée publique. Il me semblait que chaque poussière, et en dedans de moi chaque partie de mon corps, retenait son souffle.

Intriguée, malgré l’étau de mon mal de tête, je ne pus m’empêcher d’ouvrir les yeux. Il devait être quelque part, dans l’ombre de la pièce ou en arrière de moi. C’est alors que, sans l’avoir vraiment décidé, je sentis mon corps se tourner doucement de lui-même vers celui qui était rentré, un peu de façon similaire à la fleur du tournesol lorsqu’elle se tourne vers le soleil.

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Je le vis s’approcher, sortir de l’ombre et me tendre la main sans un mot. Ma propre main partit à la rencontre de la sienne. C’est alors que je sentis un puissant souffle se diriger vers moi. Ce souffle, intangible à mes sens, mais omniprésent dans sa tendre miséricorde, me traversa le corps et en fit sortir des nuages de poussières, de pleurs, de peurs.

J’hésitai un instant. La maladie s’était évaporée comme la rosée au lever du soleil.

Il me prit la main, et sans le moindre effort, mon corps se redressa. J’eus la nette perception d’être libérée, comme si d’immémoriales chaines qui me maintenaient en esclavage, qui me gardaient captive à l’intérieur de mon propre cachot, venaient de sauter.

Je le suivis. J’avais l’impression de revenir de très loin, des limbes ou de quelque labyrinthe souterrain ravagé par la dispersion et la mort. Même mes vêtements semblaient avoir été  lessivés et blanchis. Il me ramena aux miens et je revins tout naturellement à mes fonctions d’hôtesse de la maison, à la différence que, ce n’était plus moi qui servait, mais bien, j’en eus la certitude, sa propre présence au travers de mes mains.

C’est ainsi que je fus guérie, et sauvée, par celui que mon beau-fils Simon me présenta sous le nom de Jésus.

(tel que rapporté par) Nénuphar

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Qui est cet homme qui à son seul toucher,
par sa seule présence, sa seule parole
est capable de guérir tous les maux? 

Cet évangile de Marc nous révèle un visage de Jésus que j’aime beaucoup. Qui est cet homme qui à son seul toucher, par sa seule présence, sa seule parole est capable de guérir tous les maux?  Qui est cet homme qui émane une énergie libératrice autour de lui? Qui est cet homme qui ne se laisse pas faire par les démons et qui les expulse par sa voix? Marc nous le dit clairement dans son évangile. Cet homme, c’est Jésus, le Saint de Dieu. Il est un guérisseur qui n’agit pas de lui-même et ne parle pas en son nom. Son énergie guérissante, sa force  ne vient pas de lui-même mais de Dieu, son Père, notre Père. C’est un homme de prière qui prend le temps de se retirer à l’écart pour prier et se laisser habiter par l’Amour et l’Esprit de son Père. Jésus, le Saint de Dieu, le guérisseur, ne se laisse pas mener ni par la foule ni par ses disciples. Il rappelle à ses disciples le but de sa mission : « Je suis sorti pour proclamer l’Évangile. » Un  évangile qui libère les cœurs et transcende les mœurs, les mentalités, les structures qui aliènent tous ceux et celles qui se laissent toucher par son Évangile, sa Parole de vie. Jésus redonne Vie à tous ceux et celles qui  s’approchent de Lui parce qu’Il communique l’Amour divin. Toute la personne se trouve engagée dans un processus de guérison parce qu’Il libère le cœur, le corps et l’esprit de tout mal. Ce Jésus guérisseur défie toute logique scientifique et médicale. La médecine fait des miracles corporels extraordinaires mais il y a encore une seule chose qu’elle ne nous donne pas : la Paix intérieure. Cette paix que Jésus donne à tous ceux et celles qui ont Foi en Lui, en sa Parole de vie, en sa Miséricorde et son Amour. Jésus guérit notre âme et apaise notre être tout entier. Lui seul peut vraiment nous donner une guérison intérieure. Prenons un temps d’arrêt pour goûter son amour infini et sa miséricorde. Laissons-nous toucher par son Amour afin de lui ressembler et de communiquer cet amour divin qui guérit l’âme et apaise les cœurs. Revêtons-nous de son esprit d’humilité.

Ô Jésus, mon amour,
Enveloppe-moi de Ta présence
Qui m’unifie à l’Esprit de Ton Père.

Ô Jésus, Toi, le Saint de Dieu,
Mets ta main dans ma main et relève-moi.
Donne-moi ton regard d’amour qui sécurise et réconforte.

Ô Jésus, Toi, le guérisseur par excellence,
Embrase-moi de ton feu sacré
Qui pacifie les cœurs et les esprits tourmentés.

Ô Jésus, Toi, la force de vie universelle,
Renouvelle en moi cette énergie de cœur
Pour que je proclame ton Évangile d’amour et de  paix.

Karine

Un nouvel extrait des Évangiles à commenter…

En attendant le lancement de l’activité à l’écoute de la Parole du dimanche, nous vous proposons un nouvel extrait de l’Évangile selon Saint-Jean à écouter, à entendre, à vivre et à commenter… 

saint-jean-baptiste

Lire le passage des Évangiles « Voici l’agneau de Dieu«  en cliquant ci-dessous :

https://alecoutedesevangiles.mobi/2013/04/16/voici-lagneau-de-dieu/

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Lire les témoignages et commentaires  partagés au sujet du dernier extrait des Évangiles :

25-merci-humilite

https://alecoutedesevangiles.mobi/2013/04/09/je-suis-la-voix-de-celui-qui-crie-dans-le-dsert/