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« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. » (Jn 15, 1-8)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 15, 1-8

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne,
et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ;
tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant,
pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment
ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus,
si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne,
et vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi
et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père,
c’est que vous portiez beaucoup de fruit
et que vous soyez pour moi des disciples. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

sarment-1

Le printemps nous rappelle l’unique condition pour que les bourgeons éclatent : demeurer sur la branche.

Cette branche, ô Jésus, c’est toi, le vivant, le Christ au cœur de mon cœur, mystère d’intimité et de communion d’où jaillit le don de ma vie pour les autres.

Fernande

À vrai dire je ne peux rien sans Lui.

Et je ne suis rien sans Lui.

C’est Lui qui me donne vie, qui me ranime, qui me vivifie, qui me nourrit, qui me donne la direction, c’est Lui qui m’insuffle compassion et miséricorde, et surtout c’est par Lui et seulement par Lui que j’aime.

Enfin, c’est uniquement en Lui, avec Lui et pour Lui que le fruit prend forme.

Signé : un tout petit sarment de la Vigne du Seigneur

Nénuphar

Seigneur, je reconnais que je suis comme un sarment qui ne peut vivre s’il n’est solidement branché à ta vigne, à ton corps…

Je reconnais que je ne peux  porter du fruit par moi-même, mais seulement s’il vient de ta vie qui circule en chacun de nous…

Je reconnais pleinement que je me dessèche aussitôt que je me ferme à toi…

Alors je t’en prie, du fond du cœur je te le demande, garde-nous bien branchés à ton corps, ouverts à la circulation de ton sang, et s’il te plait que nous portions ton fruit, fais- nous œuvrer à ton œuvre!

Amen

Michaël

« … tout sarment qui porte du fruit,

il le purifie en le taillant pour qu’il en porte davantage… »

Purifier, c’est enlever tout ce qui n’est pas essentiel…

« Purifier en taillant », c’est séparer l’humain d’avec l’image qu’il a de lui-même, afin qu’en jaillisse une vérité tout autre que celle qu’il pourrait concevoir.

Le Fils de la Vie est un orfèvre, il taille jusqu’à la fine pointe l’âme disponible et ouverte, afin de la rendre semblable à Lui, et qu’elle porte « un fruit qui demeure ».

Les martyrs de tout temps ne vivent-ils pas « en accéléré » ce processus se déroulant au fil des jours et des années dans un cœur qui se laisse transformer?

Marie-Hélène 

sarment-2Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.

Tellement pas facile de demeurer en Toi Seigneur !

Toujours, à chaque instant, un tourbillon nous attend au détour : préoccupations, idées, liste de choses à faire, toutes les plus importantes et les plus pressantes les unes que les autres ! Ce tourbillon balaie tout au passage, même Tes paroles, que j’aimerais bien garder en moi.

Comment demeurer dans Ta paix, et la rayonner, même au cœur de la tourmente ?

Stp Seigneur, donne-moi, donne-nous de demeurer en toi et de porter beaucoup de fruits !

Et d’être tes disciples.

Solane

 » CE QUI FAIT LA GLOIRE DE MON PÈRE, C’EST QUE VOUS DONNIEZ BEAUCOUP DE FRUITS  »

jesus-mainOn prend une vigne en exemple à cause de son fruit, symbole de ce qui s’en vient en vue du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Pour donner beaucoup de fruits une vigne à besoin de prendre solidement pied pour se tenir debout .Si on jette un regard sur la vie de Jésus, on voit bien que ses pieds sont de toute évidence ce qui l’a conduit d’un village à l’autre;  déjà il laissait la trace d’une vigne à surveiller pour en attendre les fruits. En route parfois Il secouait ses pieds, sûrement pour ne pas transporter inutilement une lourdeur. Il me fait comprendre que les pieds doivent être libres pour travailler à sa  vigne et être branchés à Lui.

On se rappelle le lavement des pieds de ses apôtres, quelle délicatesse pour confirmer leur mission : « Tout sarment qui donne du fruit, Il le nettoie pour qu’il en donne davantage. » Tu me dis que les sarments secs sont jetés dehors et on les brûle. Oui, Seigneur, il y a de la sécheresse dans ma vigne, les feuilles tombent comme  l’aridité de mes prières… J’aimerais tellement te servir mon nouveau vin dans la joie, l’amour et le partage.

MES PIEDS LAISSERONT-ILS UNE TRACE ?…. ME RECONNAITRONT-ILS COMME DISCIPLES DE LA VIGNE DE JÉSUS  …….

Mariette

sarmentsCe passage de l’évangile de Jean nous révèle le degré d’intimité que Jésus veut avoir avec chacun de ses disciples. Jésus invite ses disciples à entrer en communion avec Lui, à demeurer en Lui pour porter beaucoup de fruit.  Il  leur dit: « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments… Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche.» Dans la logique du monde moderne, l’être humain doit être laissé à lui-même pour gérer tout seul sa vie en dehors du plan divin. En atrophiant l’être spirituel, les hommes et les femmes de notre temps se créent un grand vide intérieur et se dessèchent parce qu’ils pensent assouvir leur soif de bonheur que par des besoins terrestres. En dehors du Dieu de la Vie nous sommes comme les sarments qui ne portent pas de fruit parce que nous sommes  coupés de la Source qui donne Vie à toute chose. Sommes-nous branchés à la vraie source de vie? Dans le langage techno, les jeunes se disent branchés 24h/24 parce qu’ils dorment avec leur gadget. En informatique nous  savons que si nous ne sommes pas branchés sur le bon serveur nous ne pouvons pas accéder à aucune information pour bien gérer nos fichiers. Il en est de même pour nous chrétiens dans le domaine spirituel. Si nous embrassons la logique du monde et si nous ne sommes pas branchés 24h/24 sur Jésus qui est la Source de vie, nous devenons comme une terre asséchée et aride. En suivant la logique du monde nous nous enlisons dans nos divisions et nos laideurs qui entrainent la mort sur notre passage. Par contre si nous suivons la logique de Dieu qui est Amour et qui donne le vrai bonheur à ses enfants,  notre aveuglement s’estompe. Si nous restons  branchés sur Jésus qui nous a rachetés de la mort spirituelle et qui nous donne sa paix et sa joie et si nous faisons confiance à l’Esprit-Saint qui éclaire nos chemins ténébreux, notre âme s’élèvera à la grandeur du cœur de Dieu pour donner la vie en abondance.

Seigneur Jésus, Toi la source de vie,
Saisis-nous de Ta lumière.
Ne permets pas que les escadrons de la mort
Nous entrainent dans notre laideur.
Aide-nous à demeurer en ton Amour.

Seigneur Jésus, Toi, notre arbre de vie,
Garde-nous branchés à l’Esprit créateur de l’univers.
Fais que cette énergie d’amour,  de paix et de miséricorde
Nous propulse vers nos frères et sœurs afin de faire advenir
Ton règne de justice et de vie abondante.

Karine

jesus-visageSeigneur, si tu ne demeurais pas déjà en moi, le désir de ta compagnie pourrait-il m’habiter sans cesse tandis que, discrètement, sans dire un mot, tu observes mes allées et venues hors de ta demeure ? Combien de fois encore, irai-je te chercher où tu n’es pas, sans que s’épuise ta patience ni ton respect de la liberté accordée aux hommes ?

« Demeurez en moi, comme moi en vous. » Je te prie, Seigneur de graver en mon cœur ce commandement à fin qu’aucun de mes prétendants au pouvoir ne puisse me convaincre de non-obéissance. Hors de toi toute vertu se pervertit, délivre-moi de toute volonté qui ne soit pas la tienne. Hors de toi, tristesse et stérilité sans fin, mais n’est-ce pas toi qui crée la nostalgie du Royaume céleste dès que le temps est venu pour qu’elle soit bénéfique ?

« Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples », Fait donc de nous tes disciples, ceux qui ne parlent et n’agissent qu’en Ton Nom, ceux qui ne voient rien nulle part sauf Dieu dans tous les états qu’Il Lui plaît de nous montrer. Fait de nous tes messagers du fol Amour, ceux qui ne craignent ni les larmes, ni la joie, ni le silence.

Pierrette

 

 

« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18))

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Illustration inspirée de peintures traditionnelles

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 10, 11-18

En ce temps-là,
Jésus déclara :
« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,
qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,
les brebis ne sont pas à lui :
s’il voit venir le loup,
il abandonne les brebis et s’enfuit ;
le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire,
et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis,
et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît,
et que je connais le Père ;
et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis,
qui ne sont pas de cet enclos :
celles-là aussi, il faut que je les conduise.
Elles écouteront ma voix :
il y aura un seul troupeau
et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime :
parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever :
je la donne de moi-même.
J’ai le pouvoir de la donner,
j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :
voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

« Voici pourquoi le Père m’aime :
parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever :
je la donne de moi-même. »

Quelle liberté infinie sans cesse à l’œuvre chez le Fils de la Vie… Liberté à l’œuvre aussi chez toute personne qui devient brebis du Bon Pasteur… Lui dont nul ne prend la vie puisqu’Il l’a donnée de lui-même: Il nous invite à Le suivre sur ce chemin du Don qui rend libre et que nul ne peut nous enlever.

Marie-Hélène 

Plusieurs choses m’interpellent dans ce passage.

D’abord, c’est si bon de relire qu’aucun loup (donc aucune épreuve, blessure, tempête ou faute) ne pourra faire peur à mon berger !

Ça me touche que mon berger donne sa vie pour moi, sa petite brebis fragile.

Me frappe aussi aujourd’hui : « je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau ».

brebis-2C’est tellement mystérieux, pour nous, à cette époque, comment le don total de soi peut conduire autre part qu’à la mort (à tout le moins celle de l’ego)! Ce que Tu nous enseignes, Seigneur, par le don de Ta vie, est tellement révolutionnaire, et vient complètement chambouler toute logique: c’est en donnant, et même en se donnant qu’on reçoit! Ça me rappelle la prière de saint François d’Assise.

De tout cœur, merci Seigneur d’être mon berger! Stp, donne-moi le courage et la force de me donner sans compter, confiante que c’est le chemin vers la Vie en abondance !

Solane

« S’IL VOIT VENIR LE LOUP, IL ABANDONNE LES BREBIS ET S’ENFUIT; LE LOUP S’EN EMPARE ET LES DISPERSE. »

Bien moi, j’ai peur des loups. À ce qu’on dit ce sont des carnivores, ils aiment la chair et abattent leurs proies pour se nourrir.

Mais le loup mentionné dans cette lecture peut être vu différemment et être aussi dangereux. Il y a mes loups intérieurs, ceux qui mangent toutes les connaissances que j’ai acquises sur la vie de Jésus en semant le doute; il y a le loup du jugement qui est nourri par ce que je lui mets sous la dent –  « le petit chaperon rouge »  rougirait de sa galette. Le loup de la culpabilité vient saboter tout ce que j’avais acquis de paix, de joie, dans mon quotidien. Et encore le loup de la comparaison qui m’amène beaucoup de déceptions et me rend envieuse, et alors j’hésite à pousser mes énergies à sauver mes brebis.

Cependant je pense bien que mes brebis ont encore confiance en moi, elles voient ma faiblesse, mais aussi ma grande générosité. Elles aussi se permettent de sortir pour vérifier leur sécurité, elles m’aident à partager la confiance et se voient dignes de  revenir débordantes  de désirs, de projets et de confiance. Seigneur, prends mes brebis sur tes épaules, console-les et fortifie-les par l’assurance que TU ES LE BON PASTEUR ….

Mariette

Seigneur, je t’en prie, toi notre bon pasteur, notre vrai berger…

Conduis-nous toujours toi-même, et ne nous  laisse pas suivre un faux berger.

Fais-toi connaitre et reconnaître malgré notre aveuglement.

Fais-nous entendre et écouter ta voix malgré notre surdité.

Et par la vie que tu donnes pour nous, donne-nous de nous donner entièrement par toi, avec toi et en toi.

Amen

Michaël

….

brebis-jesusJésus est le bon berger, le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Il connait ses brebis et ses brebis Le connaissent comme lui connait le Père et le Père le connait. Ses brebis savent qu’Il est dans le Père et le Père est en Lui et qu’Il est Amour et miséricordieux. Elles reconnaissent sa voix et Le suivent par amour. Les brebis font confiance au bon berger parce qu’elles savent qu’Il part à leur recherche et sera toujours là pour les accueillir après avoir fait fausse route dans les vallées de la mort. De plus, Jésus donne sa vie pour les autres brebis qui sont en dehors de son enclos parce qu’Il veut aussi les sauver de la mort. Il veut les sauver de tout ce qui enferme l’homme et la femme dans un carcan, dans une spirale de mort qui empêche l’être humain de resplendir dans sa dignité de fils et fille de Dieu. Jésus a la certitude que les brebis qui sont en recherche de leur route et qui ont soif d’amour, de justice et de paix écouteront sa voix qui ne rejoint que le cœur. Ce passage de Jean remet l’être humain au centre de la mission de Jésus. Il est envoyé par son Père pour nous faire goûter l’amour incommensurable de Dieu et sa miséricorde. Jésus est inclusif parce qu’Il veut que tous aient la vie en abondance comme l’a voulu son Père, notre Père. Il va jusqu’au bout de l’Amour pour nous rassembler en un seul corps et un seul esprit. Jésus entre dans la logique du Père qui ne veut perdre aucun de ses enfants parce qu’il y a un seul troupeau et un seul pasteur. Tous ceux et celles qui reconnaissent en Jésus le Fils de Dieu et qui écoutent sa voix entrent en communion avec le Père, le Fils et l’Esprit. Ceux et celles qui ont fait une expérience avec le Christ ressuscité connaissent le Père pour sa bonté divine et Le remercient d’avoir envoyé son Fils pour nous délivrer de la mort spirituelle qui n’est autre qu’une rupture du lien d’amour qui nous unit au Père et à  l’Univers visible et invisible.

Jésus, Toi le bon berger,
Tu as donné ta vie pour nous ramener au bercail de l’Amour.
Merci Jésus pour la gratuité de ton amour.
Ne permets pas que les mercenaires de notre monde viennent
Nous détourner de ton regard d’amour et miséricordieux.

Jésus, Toi le bon pasteur,
Ouvre grandes nos oreilles
Pour que nous puissions être à l’écoute de Ta Parole et
Reconnaître ta voix qui nous appelle à te suivre
Dans l’amour, la paix et la joie.

Karine

….

On sait que tout être humain porte en soi la crainte d’être abandonné. Heureusement, l’enfant qui reçoit les soins et l’affection dont il a besoin dès sa naissance peut bâtir assez de confiance en soi et en l’autre et s’affranchir du sentiment d’abandon.

brebis-1Pour nous dire à quel point il nous porte dans son cœur, Jésus se présente comme le bon pasteur qui n’abandonne jamais son troupeau.  À l’encontre du mercenaire prêt à s’enfuir devant le danger, le vrai berger reste au poste de garde, prêt à payer de sa propre vie pour sauver ses bêtes. Nous ne sommes jamais abandonnés. Quelle chance que les premiers disciples nous aient transmis ce visage de Jésus!

Il y a plus dans ce récit de Jean : Jésus « connaît » ses disciples comme le vrai berger connaît chacune de ses brebis. Qui n’aspire à être connu-e, compris-e de celui ou celle qu’on aime? C’est l’une des expériences humaines les plus comblantes d’être ainsi connu-e et reconnu-e pour qui je suis vraiment. Or les premières communautés qui se réunissaient au nom de Jésus attestent de cette parole fondatrice : « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent ».

J’entends aussi cette autre parole de Jésus : « Comme le Père me connaît et que je connais le Père… » Est-ce à dire que cette forme divine d’intimité, liée à la connaissance réciproque, serait aussi accessible entre Jésus et nous? Et accessible même à tous ceux et celles qui ne le connaissent pas encore, dont Jésus dit : « Il faut que les conduise… et elles écouteront ma voix »? Quelle perspective sans limite pour nourrir nos aspirations à l’amour et au don de soi dans la réciprocité!

Au-delà de toutes les voix qui sollicitent notre attention, arrêtons-nous en communauté pour mieux entendre et accueillir la voix du vrai Pasteur afin de mieux nous imprégner de sa connaissance et de son amour. Une écoute qui change la vie, sans doute, et nous rendra plus attentifs à celles et ceux qui, dans la vie ordinaire ou dans la détresse, espèrent être connus et reconnus à la manière du bon Pasteur.

Gisèle

….

Je sais que tu m’aimes. Moi qui était perdue, moi qui m’était complètement égarée sur des sentiers escarpés loin de tes chemins de berger, moi qui avait quitté depuis longtemps le troupeau, moi qui tremblante de peur me cachait dans les anfractuosités rocheuses, moi qui avait oublié jusqu’à ton existence.

Toi, tu t’es souvenu de moi, ou plutôt tu ne m’as jamais oubliée, me gardant sans cesse dans ton cœur. Tu n’as jamais cessé de me nourrir de ton amour, même si je me suis révoltée contre toi et tout le troupeau, voulant agir à ma guise et selon ma propre  boussole. Tu m’as tendrement laissé m’éloigner, respectueux de ma volonté, m’accordant toute la liberté que je réclamais. Plus encore, tu m’as accompagnée fidèlement sur les routes, veillant sur moi, prenant diverses formes pour me prévenir du danger, offrant la source à mon gosier desséché, la touffe d’herbe à mes entrailles affamées, et le répit lorsqu’à bout de force je m’écroulais sur le sol.

Mieux que quiconque, je sais la grandeur de ton amour. Dès le premier bêlement de détresse tu m’as entendue, tu as arrêté ton pas, tu as levé ton regard et tu as tendu l’oreille. Au second appel, tu t’es mis en marche. Et depuis tu n’as cessé de veiller, épiant le moindre signe de ma part, jusqu’à ce que tu me retrouves.

brebis-3Comment te dire l’immensité de ma reconnaissance ? En mon cœur je n’ai jamais cessé d’être la brebis qui tend de tout son être vers tes lèvres, vers le miel de ta parole, la frêle brebis qui repose sur ton propre cœur, à l’écoute de son battement réconfortant, ainsi que celle qui se repose sur ton épaule entre chaque gambade dans tes prés et pâturages.

Et pourtant je t’ai tenu tête comme un vieux bouc endurci, je t’ai délibérément tourné le dos, je t’ai trahi dans mes pensées et paroles, je me suis éloignée de toi et emprunté les sentiers de mort.

Dans ton océan d’amour, tu m’as déjà pardonné avant que je te le demande. Depuis je n’ose bouger, je garde ma tête dans la poussière à tes pieds, sachant que le loup n’est jamais loin, sachant que le mouton noir en moi n’attend qu’une seule pensée de ma part pour reprendre son bras de fer.

Quoi dire d’autre que je t’aime, …mais cela, c’est encore toi qui me l’as dit le premier!

Signé : ta brebis égarée

tel que rapporté par Nénuphar

 

Et Jésus pleura

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Illustration réalisée d’après une icône

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 11, de 20 à 35

Dès que Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe lui répondit : « Je sais qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour. » 
Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra;
Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Crois-tu cela? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur,  je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »
Lorsqu’elle eut ainsi parlé, elle s’en alla appeler sa sœur Marie, et lui dit en secret : « Le Maître est là, et il t’appelle. »
Dès que Marie l’entendit, elle se leva aussitôt et alla vers lui.
Jésus n’était pas encore entré dans le village; il n’avait pas quitté le lieu où Marthe l’avait rencontré.
Les Juifs qui étaient avec Marie, et la consolaient, l’ayant vue se lever en hâte et sortir, la suivirent, pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
Lorsque Marie fut arrivée au lieu où était Jésus, le voyant, elle tomba à ses pieds, et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. »
Lorsqu’il la vit pleurer, et pleurer aussi les Juifs qui l’accompagnaient, Jésus frémit en son esprit et se troubla.
Il dit: « Où l’avez-vous mis? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens et vois. »
Et Jésus pleura.

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Ci-dessous quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

Jésus pleura, car je crois que la peine sincère de ses disciples pour la mort de Lazare mais surtout par leur foi si profonde que si le Christ avait été là il serait encore vivant. Jésus entend les prières des gens, parfois la réponse n’arrive pas si vite qu’on le voudrait et pas de la manière qu’on le voudrait mais il les entend toujours. Il ne faut pas perdre la foi malgré les épreuves, la douleur des blessures… il faut toujours garder la foi.

Rosa

« Seigneur si t’avais été là mon frère ne serait pas mort.  » Seigneur si t’avais été là mon projet ne serait pas mort. Parfois cette phrase me tourmente le cœur. Lorsque la vie change un de mes projets je suis dans la déroute et je dis à Jésus où avez-vous mis mon projet ?
Comme si Jésus par sa grande puissance pouvait m’épargner les réalités de la vie.
Seigneur, donne-moi la confiance de Marthe et Marie en me disant que d’autres projets ressusciteront.

Mariette

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Ça m’attriste et me surprend toujours d’entendre comment Dieu peut créer tant de malaises, soulever tant de passions… Lui qui nous a donné son fils unique, Jésus. Le durcissement de nos cœurs m’apparaît d’autant plus fort, à la lecture de ce passage où l’on voit la sensibilité, l’empathie, et aussi la profonde tendresse du Christ notre Seigneur. Lui qui se rend voir son ami Lazare, et voyant sa sœur et son entourage pleurer, il pleura aussi. Tout simple. Peut-être trop simple. Mais c’est précisément cette compassion toute simple, profonde et désarmante, qui sauve le monde, qui nous sauve ! Seigneur, donne-moi, donne-nous de retrouver un cœur simple et tourné vers les autres, un cœur d’enfant, qui nous permette simplement de croire en toi, et de retrouver la Vie!

Solane

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Marthe partit appeler sa soeur Marie et lui dit à voix basse: « Le Maître et là et il t’appelle. » Jn 11, 28
Qui regarder? Marthe? Marie? Jésus?
Au delà des sympathisants, des rites et des coutumes funéraires, Jésus regarde la peine de Marie. Comment l’aider à donner sens à la mort de son frère? En l’appelant à l’écart et l’invitant à faire confiance, car « Celui qui croit en Lui, même s’il vient à mourir, vivra. » Et aujourd’hui, nous sommes porteurs de cette parole.

Fernande

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…pourquoi celui qui donne vie à notre vie n’est-il pas là, présent en tout temps et en tout lieu? Parce que nous ne pouvons totalement recevoir Sa Vie tant que nous ne sommes pas totalement morts à nous-mêmes, tant que nous refusons de renoncer à nous-mêmes. Nous ne pouvons à la fois être intégrés à Son Corps Vivant, tout en nous refermant sur nous-mêmes, nous voulant pour nous-mêmes, par nous-mêmes, en nous-mêmes, avec nous-mêmes…

Lire la suite sur la page de Michaël

C’est ainsi que Jésus nous témoigne de son cœur humain dans ce passage de l’Évangile: il est sensible comme nous à la douleur de la séparation; il a un cœur vraiment humain et qui sait s’émouvoir devant la perte d’un ami très cher, devant la peine de Marthe, de Marie, sœurs de Lazare, et des amis juifs. Ailleurs, Jésus a éprouvé une peine et une compassion semblables auprès du fils décédé de la veuve de Naïm.

Lire la suite sur la page d’Alain

Seigneur, si tu avais été là, il n’y aurait pas de catastrophe dans le monde, pas de maladie, pas de mort, pas de cyclone, pas de tremblement de terre, pas d’inondation etc. Quand le malheur frappe à nos portes nos émotions prennent le dessus, on se questionne, on doute de la présence de Dieu et on se fait ridiculiser par les non-croyants qui nous disent : où est-il ton Dieu? Dans l’épreuve, le premier réflexe est souvent de dire : « Seigneur, si tu avais été là… » Seul celui qui est adulte dans la foi a une certitude que Dieu est Présent au milieu de nos calamités parce qu’Il est un Dieu d’amour et compatissant.

Lire la suite sur la page de Karine

Marthe accourt la première à la rencontre de son Seigneur, elle confesse clairement sa foi en Lui et met sa douleur entre Ses mains. Jésus alors augmente encore la foi de Marthe par sa Parole car il sait qu’elle « entend ». Ayant entendu, elle va vite chercher Marie qui veillait à la maison. Marie se lève sans délai et prononce les mêmes mots que Marthe : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Ce n’est pas une plainte mais une profession de foi que la douleur n’entame pas. Elle pleure aux pieds de Jésus, les juifs qui l’accompagnent pleurent aussi. Jésus accueillant en lui toute cette douleur, au milieu de ses amis, pleure.

Lire la suite sur la page de Pierrette

Jésus savait déjà que ses vœux seraient exaucés par le Père et que la vie serait rendue à Lazare. Il pouvait s’appuyer avec certitude sur cette conviction pour ne pas tomber dans la sensiblerie. Pourquoi pleurer, puisque Lazare, qu’il aime, n’est pas véritablement mort et que c’est pour la gloire de Dieu que sa maladie apparemment mortelle s’est manifestée? Saint-Jean précise que c’est lorsqu’il vit pleurer Marie, et pleurer aussi les Juifs qui l’accompagnaient, que Jésus frémit en son esprit et se troubla. Sa compassion pour la détresse de Marie et des juifs a été plus grande que la raison.

Lire la suite sur la page de Nénuphar

 

Seigneur, celui que tu aimes est malade

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Illustration réalisée d’après une icône

(Clique sur l’image pour l’agrandir et l’imprimer)

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 11, de 1 à 19

Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe.
Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur, et lui essuya les pieds avec ses cheveux; c’était son frère Lazare qui était malade.
Les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. »
Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur Marie, et Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade, il resta deux jours encore au lieu où il était.
Alors seulement, il dit aux disciples : « Retournons en Judée. »
Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas? »
Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures de jour ? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne trébuche point, parce qu’il voit la lumière de ce monde.
Mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. »
Après ces paroles, il ajouta : « Notre ami Lazare s’est endormi, mais je vais aller le réveiller. »
Ses disciples lui dirent : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »
Jésus avait parlé de sa mort, mais eux pensaient qu’il parlait du sommeil.
Alors Jésus leur dit clairement : « Lazare est mort;
et je me réjouis à cause de vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! »
Alors Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui ! »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ.
Beaucoup de Juifs étaient venus près de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère.

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

8-contempler-monde-souffrant

« Seigneur, celui que tu aimes est malade. » Jn11,3
Toute la semaine, ce fut ma prière. Je pensais aux malades et je les nommais. Contempler, jour après jour, ce monde souffrant avec le regard aimant de Dieu, quelle source d’espérance car le Christ vient le réveiller. Jn 11,11

Fernande

Le verbe aimer dans ce passage de l’Évangile est prononcé, rappelé et suggéré sans cesse. C’est lui qui agit. Jésus aime son Père, il veut que la gloire divine resplendisse. Jésus aime Marthe, Marie,(celle qui versa du parfum sur les pieds du Seigneur), et leur frère Lazare. Il vient à leur appel. Marie, Marthe et Lazare aiment Jésus. C’est à Lui que Marthe et Marie font appel lorsque la détresse les envahit. Jésus aime ses disciples, Il les éclaire sans cesse; et les disciples aiment Jésus, ils le suivent même dans la perplexité et le doute

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8-rendre-grace-seigneur

Rien ne peut nous séparer de l’Amour de Dieu. Ceux et celles qui ont fait l’expérience de la maladie ou de la mort clinique glorifient le Seigneur après leur guérison parce qu’ils ont été enveloppé tout au long du processus de leur transformation par une lumière d’amour. Reconnaître sa maladie comme une bénédiction pour en témoigner et rendre grâce au Seigneur est incompréhensible pour les incroyants. Je garde encore en mémoire quelques visages de personnes de foi qui m’ont évangélisé lors de mes petites visites à l’hôpital ou dans un CHSLD. Couché sur un lit pendant des années, une malade me dit : « tu sais le bon Dieu m’aime beaucoup… j’offre mes souffrances à Dieu pour tous les pays qui sont en guerre et les victimes de la guerre.

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Qui sont ceux-là dont il est dit que Jésus les aime? Je crois qu’ils sont ceux-là qui se sont ouverts à Son Amour… car bien que Jésus soit là pour l’humanité entière, offrant Son Amour à tous sans exception, tous ne lui ouvrent pas cœur, et beaucoup au nom de la liberté se détournent de Son Amour. Et pour tous ceux-là qui – comme Marthe, Marie et Lazare – disent oui à Son Amour, est-il possible que ce que Jésus dit à propos de la maladie de Lazare…

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Chaque fois que je lis ce passage, ça me touche tellement de lire l’affection de Jésus pour son ami Lazare et ses sœurs. Et ce qui me frappe aussi aujourd’hui, c’est cette phrase: « Lazare est mort; et je me réjouis à cause de vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! ». Surtout après avoir entendu, au cours des dernières semaines, plusieurs reprocher à Jésus de se prendre pour Dieu, sans jamais donner aucun signe qui permette de le croire. On l’entend clairement ici dire à ses disciples que la visite de son ami qui est mort sera une bonne occasion de leur offrir une raison bien concrète de croire.

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« Lazare est mort. » Celui que tu aimes est mort. Tu m’aimes, et Je suis malade, égaré, je suis endormi, ensommeillé, je suis mort et je ne vis plus. Et là, tu me dis : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. » Et voilà que je reprends espoir, ton Sang et ta Parole me raniment, l’étreinte de la mort et du perpétuel sommeil se desserre, le souffle et la vie recommencent à circuler.

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Je suis la porte

jesus-bon-pasteur

Illustration réalisée d’après une ancienne mosaïque

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 10, de 1 à 11

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur,
et un brigand.
Celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix.
Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.
Quand il a fait sortir toutes ses brebis, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
Elles ne suivront point un étranger, mais elles le fuiront, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
Alors Jésus leur dit encore : « En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands;
mais les brebis ne les ont point écoutés.
Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé;
il entrera, et il sortira, et il trouvera un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire.
Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance.
Je suis le bon pasteur.
Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.

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Merci pour vos précieux témoignages et commentaires reçus à propos de ce passage des Évangiles. En voici un aperçu :

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Celui qui garde la porte lui ouvre…” Jn 10, 3. Mais qui est celui qui garde la porte et nous ouvre? N’est-ce pas l’Esprit, celui que le Père envoie à la demande de Jésus! Jn 15, 26 Lui, qui me dit : « Je suis la porte. » Jn 10, 9 Or, quelle joie de savoir que l’Esprit m’ouvre la porte à cette mystérieuse présence où je peux trouver de quoi me nourrir (Jn 10,10), chaque jour, chaque instant!

Fernande

‘ En vérité en vérité je vous le dis, je suis la porte des brebis. ‘ Qu’adviendrait-il de nous, s’il n’y avait cette porte? Les brebis resteraient sans berger et erreraient sans but. Qu’il est doux ce berger qui nous fait connaître l’Amour du Père. Ainsi, à travers le Fils, le Père se fait proche. Que le Père est bon de nous envoyer le Berger.

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Michèle

Lors de mon sacrement de mariage, j’avais l’impression que toutes les portes venaient de s’ouvrir pour suivre Jésus. L’amour, la famille, le travail en équipe, la joie d’avoir des enfants, les valeurs chrétiennes partagées, mais les voleurs sont entrés dans l’enclos de mes « brebis » et ont tout saccagé. Lorsque d’autres parlent plus fort la confusion s’empare de moi et je ne sais plus. Suis-je mon propre étranger ? …Seigneur tu es venu pour que j’aie la vie et que je l’aie en abondance, à quelle porte m’attends-tu ?…………..où sont mes brebis ?…………………

Mariette

Partout autour, j’entends, je sens, je vois, et même je vis le stress !

Tout autour, et aussi en moi, c’est la corse folle, le jugement, la peur, l’anxiété, la détresse, la dépression. Tout notre être finit par sentir les effets. Puis on est emporté dans un tourbillon sans fin… À moins de juste reconnaître le bon pasteur. Celui qui est « venu pour que les hommes aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » Ces paroles sont si douces, si apaisantes ! Alors pourquoi ?, comment, encore ? Comment peut-on juste trouver plus urgent, plus utile et nécessaire de revenir au stress? Pourquoi nous refusons-nous systématiquement le droit, et la douceur de s’abandonner au bon pasteur ?

Lire la suite du témoignage de Solane

Prions pour que nous reconnaissions Sa voix, pour que nous fuyions toute voix étrangère.
Prions pour que s’apaisent, en nous et dans le monde, les tendances anarchiques qui nous rendent sourds, aveugles, vindicatifs devant l’appel du Seigneur.

Lire la suite sur la page de Pierrette

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Jésus nous dit : « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé. » Il sera sauvé du monde matériel qui lui donne une fausse conception de liberté et de bonheur; Il sera sauvé d’un monde vide de sens où l’avoir, le pouvoir dictent les lois, façonnent les relations et multiplient le blâme, l’accusation, la victimisation, la honte, la peur, la peine, la souffrance et le manque; Il sera sauvé parce qu’il sera libre intérieurement et vivra non pas au niveau du paraître mais de l’être intérieur; Il sera sauvé parce qu’il sera guidé par les valeurs du monde spirituel et vivra en communion avec le Père, le Fils et l’Esprit; il sera sauvé parce qu’il écoutera la voix de Jésus qui est l’incarnation de l’Amour.

Lire la suite sur la page de Karine

Jésus est le bon Berger. Nous pouvons le reconnaître par son attitude: il ne trompe pas et il agit en vérité avec nous. Il veut notre bien et nous guide vers le bonheur.

Il n’agit pas comme les voleurs qui viennent incognito et souvent en défonçant les accès pour accomplir leurs méfaits. Pas Jésus ! Les brebis le reconnaissent par sa bonté et sa franchise. Il veut le bien de ses brebis.

Lire la suite sur la page d’Alain

Lorsque nous unissons notre vie à la sienne, que nous communions à son corps, que nous œuvrons à sa vigne, en Lui, par Lui et avec Lui, nous devenons aussi porte, portier, et berger… tout en continuant à faire partie de ses brebis :
porte, pour lui ouvrir tout grand notre cœur pour qu’Il puisse agir en nous, par nous et avec nous;
portier, pour que nous veillons sans cesse à maintenir cette porte ouverte;
berger, lorsque par Lui nous entrons dans l’enclos des brebis, nous mettant au service du plus petit, du plus faible, du plus vulnérable;
brebis, parce que Lui seul nous appelle par notre nom, lui seul nous fait sortir de notre enclos, lui seul nous nourris de cette vie en abondance… mais pour cela il nous faut lui ouvrir la porte, car Il entre seulement par la porte ouverte et non comme un voleur.

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« Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire… » Quand je me mets à l’écoute de ce que cherche à dire cette phrase, je suis obligé de reconnaitre que le « voleur » est bien présent dans le monde, de toutes sortes de façons, visibles et invisibles. Je ne parle pas tant des petits voleurs, ceux qu’il est facile de pointer du doigt, de juger et de mettre en prison. Ces petits voleurs qu’une société a éventuellement réussi à retirer de la circulation, se montrant satisfaite et fière d’avoir fait un « bon nettoyage » de ce qui la menaçait. Quelque soit l’importance de leur délit et de leurs rapins, ceux-là restent de « petits voleurs ». Le grand voleur est celui qui se glisse subrepticement dans la porte d’en arrière des meilleures volontés, qu’elles soient sociales, politiques, économiques et même humanitaires.

Lire la suite sur la page de Nénuphar