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« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 14, 12-16.22-26

Le premier jour de la fête des pains sans levain,
où l’on immolait l’agneau pascal,
les disciples de Jésus lui disent :
« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? »
Il envoie deux de ses disciples en leur disant :
« Allez à la ville ;
un homme portant une cruche d’eau
viendra à votre rencontre.
Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire :
“Le Maître te fait dire :
Où est la salle
où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”
Il vous indiquera, à l’étage,
une grande pièce aménagée et prête pour un repas.
Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas,
Jésus, ayant pris du pain
et prononcé la bénédiction,
le rompit, le leur donna,
et dit :
« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe
et ayant rendu grâce,
il la leur donna,
et ils en burent tous.
Et il leur dit :
« Ceci est mon sang,
le sang de l’Alliance,
versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne,
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,
dans le royaume de Dieu. »

Après avoir chanté les psaumes,
ils partirent pour le mont des Oliviers.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang »

Préparer la Pâque,
en mode « veille »…
Chaque jour.

Dans les pas du Fils, accompagner, favoriser les passages, « de la mort à la vie »: ceux de l’indifférence à la sauvegarde, ceux de l’ingratitude à la reconnaissance, ceux de l’inertie à l’engagement, ceux de la conscience à la contemplation…

En somme désormais, devenir en Lui la sève qui nourrit l’espérance du monde…
Quelle est ma soif pour ce monde-ci, de quelle eau, de quel vin, de quel nectar l’abreuver?

« Prenez, ceci est mon corps »:
le corps du monde présent est remis entre nos mains: quelle consommation? Quelle transformation?

Il transpire de toutes parts ce corps…  Des sueurs de sang…

Le sang d’une alliance nouvelle ET éternelle… AUJOURD’HUI.

Marie-Hélène

Allez à la ville « UN HOMME PORTANT UNE CRUCHE D’EAU VIENDRA VERS VOUS ».

jesus-rend-graceDans le temps de Jésus quelqu’un qui portait une cruche d’eau était chose courante, mais qu’avait-elle de spécial, cette cruche désignée par Jésus,  pour que les disciples la reconnaissent et suivent cet homme? Ressemblait-elle à celle que la jeune femme utilisait pour puiser l’eau au puits de Jacob –  « si tu savais, c’est toi qui me demanderais l’eau à boire » –  ou à la cruche d’eau changée en vin aux noces de Cana à la demande de Marie? Et que dis-tu de la coupe de vin  du dernier repas avec Jésus? Sont-elles signes de vie?

Dans ma vie de tous les jours  peut-on reconnaitre les trésors  que je porte dans cette cruche qui me déclare disciple capable de préparer la salle de réception afin d’accueillir les invités au repas pascal, de  présenter les différentes saveurs de mon pain quotidien à Jésus et l’entendre me dire : prends-le, « CECI EST MON CORPS »;   l’entendre reconnaitre les efforts du travail fait à sa  vigne dans cette  coupe de vin et me rassurer en me disant : bois-le, « CECI EST MON SANG ».

Seigneur je te rends grâce pour ces merveilles de vie.

Mariette

« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? » …Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Et si j’osais Te demander, Seigneur, le chemin à suivre! Si j’osais t’inclure dans chacun de mes gestes, chacune de mes pensées, de mes actions! Je verrais que tu as déjà tout préparé, que tu es là, que je trouverais tout, sans avoir à me creuser la tête, à chercher, et à tout faire à ma façon, comme l’enfant grandissant qui commence à avoir besoin de trouver par lui-même les réponses, et prouver qu’il est capable d’y arriver… tombant encore et encore!

Seigneur, j’ai une telle soif de Ta paix, d’œuvrer à tes côtés, de préparer la Pâque! Sans me questionner, me dire que je n’y arrive pas, que je suis incapable et pas à la hauteur !

Merci Seigneur pour Ton corps, pour Ton sang, qui nous libèrent et nous ramènent sans cesse à toi.

Solane

….

« Prenez, ceci est mon corps. »

J’écoute ces mêmes mots chaque dimanche quand j’assiste à la messe et à chaque fois je sens une profonde émotion. Quel don de la part de Jésus qui a offert sa vie pour nous sauver!!! Merci de tout cœur!!!

Rosa

La Parole du Verbe Incarné est vérité agissante, directement. Il n’y a là aucun écart, aucune distance, ni temps ni espace, entre Sa Parole et Son Acte.

Parole agissante… Pain Vivant déposé au cœur de notre monde, au cœur de notre corps, au cœur de notre cœur… en attente de notre oui qui nous ouvre à Son Don… qui nous retourne en Lui.

Que notre foi actualise le Sang de l’Alliance versé en effusion d’Amour qui transfigure notre cœur, notre corps… et notre monde.

Michaël

corps-painJe suis le grain, le grain donné par le Père. J’ai été récolté, broyé sur la meule, pétri et cuit sur la pierre. Puis j’ai été sanctifié pour devenir corps du Christ, offert à la multitude en rémission des péchés.

Je suis le fruit de la vigne, donné par le Père aux hommes. J’ai été récolté, piétiné dans le pressoir et mis à fermenter dans des fûts. Puis j’ai été sanctifié pour devenir sang du Christ, versé pour la multitude en rémission des péchés.

Je suis pain et vin, donnés sans compter au travers des siècles, afin que les être humains puissent retrouver Celui qui les a créés et aimés, aimés jusqu’à offrir son Fils sur le bois de la croix. Afin que chacun, comme ce Fils bien-aimé, puisse se retourner et s’écrier « Abba », Papa, dans les larmes et la joie!

Amen

Nénuphar


sang-vinCe passage de Marc nous rapporte le rituel de notre Pâque que nous célébrons à chaque Eucharistie en communauté dans nos églises. Les préparatifs pour manger la Pâque est importante parce que c’est le repas de la fête des pains sans levain où on  immolait l’agneau pascal. Mais voilà que Jésus donne à ses disciples un nouveau sens pour célébrer la Pâque. Après la résurrection, le symbolisme du pain sans levain devient le corps de Jésus et le vin, le sang de Jésus. Il est  l’agneau pascal, mort et ressuscité, qui a versé son sang pour sceller une nouvelle Alliance avec le peuple de Dieu. Désormais la loi de l’Amour sera inscrite dans le  cœur des disciples de Jésus parce que sa mort nous a rachetés et réconciliés avec son Père, notre Père Céleste. Le rituel du pain sans levain et la coupe de vin nous fait communier au corps et au sang du Christ. C’est le pain et le vin de la nouvelle Alliance où Jésus nous dit qu’Il est le Pain de vie. Celui qui vient à Lui et mange son corps et boit son sang n’aura jamais faim et soif. À chaque Eucharistie, nous allons à la rencontre de Jésus qui nous rassemble en un seul corps et un seul esprit pour faire advenir son royaume de justice et de paix. À chaque Eucharistie, nous faisons mémoire de ce rituel sacré où Jésus nous redit: « Prenez, ceci est mon corps qui donne la vie en abondance, la vie éternelle. Prenez, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance versé pour la multitude. »  Jésus nous rassasie de son Amour et si nous demeurons dans son amour nous serons source d’amour, de paix et de joie.

Jésus, tu nous envoies faire les préparatifs du repas pascal.
Nous te prions, aide-nous à nous préparer le cœur,
Le corps, l’esprit et à trouver le lieu où
Tu puisses nous rencontrer et manger la Pâque avec nous.

Jésus, tu as donné ta vie au monde par amour et
Par ta croix, tu nous as sauvés de la mort.
Nous te prions, rassasie-nous par ton corps et ton sang et
Fais de nous les témoins de ton amour et de ta paix.

Karine


À la question des disciples : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »
Jésus répond comme s’il lisait l’à-venir tout préparé, comme déjà joué, fini. N’est-il pas plutôt le créateur, par sa parole, des conditions nécessaires à l’accomplissement de la volonté de son Père ? Ce que sait Jésus c’est ce qu’il a à faire en ce monde pour que s’accomplisse, chaque jour, cette volonté dont il est le missionnaire.

En tant que Seigneur, c’est lui aussi qui assure, pour les siècles des siècles, les conditions nécessaires à la vie consacrée de ses disciples.

Les disciples partirent, allèrent à la ville; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
Rien ne manquait qui puisse faire obstacle à l’exécution de leur part dans l’œuvre rédemptrice de Jésus.

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Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction,  le rompit, le leur donna et dit :« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance,  versé pour la multitude.

Pouvons-nous, aujourd’hui, nous placer parmi les disciples et entendre ces paroles, « inouïes » jusqu’à ce jour-là, accompagnées des gestes les plus quotidiens ? Nous sommes à table pour célébrer la fête de la Pâque juive et Jésus, que nous suivons et aimons depuis trois ans, se désigne comme l’Agneau à immoler. L’ordre nous est donné de manger ce corps et de boire ce sang « de l’Alliance », et nous obéissons, les premiers qui seront  suivis d’une multitude, ce nombre innombrable.
La zone de silence en soi s’élargit, s’approfondit, l’insondable est sa limite. La foi seule y trouve l’espace qui lui convient.
Sans la Pentecôte, aurions-nous pu nous remettre en marche ? N’est-ce pas l’histoire intime de chaque croyant ?

« Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Entendons : « Ne cessez pas de me suivre, ni d’obéir à mon commandement ».

Pierrette

Commentaires des illustrateurs

Comment illustrer Jésus offrant le pain et le vin, son corps et son sang, offerts pour la multitude?

Nous avons voulu représenter que ce n’est qu’avec et en la pleine complicité du Père que Jésus a offert son corps et son sang au travers du pain et du vin.  Sur cette image, au moment de rendre grâce, Jésus échange un regard complice avec son Père.  Dans les mains du Christ et sous la bénédiction des « mains » du Père, le pain se multiplie et le vin est versé à flots en rémission des péchés.

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«Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.» (Mc 14, 1-15)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 14, 1-15

La fête de la Pâque et des pains sans levain
allait avoir lieu deux jours après.
Les grands prêtres et les scribes
cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,
pour le faire mourir.
Car ils se disaient :
« Pas en pleine fête,
pour éviter des troubles dans le peuple. »

Jésus se trouvait à Béthanie,
dans la maison de Simon le lépreux.
Pendant qu’il était à table,
une femme entra,
avec un flacon d’albâtre
contenant un parfum très pur et de grande valeur.
Brisant le flacon,
elle lui versa le parfum sur la tête.
Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :
« À quoi bon gaspiller ce parfum ?
On aurait pu, en effet, le vendre
pour plus de trois cents pièces d’argent,
que l’on aurait données aux pauvres. »
Et ils la rudoyaient.
Mais Jésus leur dit :
« Laissez-la !
Pourquoi la tourmenter ?
Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,
et, quand vous le voulez,
vous pouvez leur faire du bien ;
mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.
Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.
D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.
Amen, je vous le dis :
partout où l’Évangile sera proclamé
– dans le monde entier –,
on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

« Jésus leur dit :
« Laissez-la !
Pourquoi la tourmenter ?
Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi…
Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait. »

Dans chacune de nos vies, n’y a-t-il pas de ces tournants décisifs qui engagent librement toute la personne?

Geste de DON en pure folie…  Qui change non pas tant Jésus, mais celle/celui qui l’accomplit… De l’ordre d’un « Oui » total et libre, une sorte de « saut qualitatif » qui signe un Amour transformant…

« Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait. »

Marie-Hélène

« ETRE COMME LE PARFUM, TRÈS PUR ET DE GRANDE VALEUR. »

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Seigneur, comment peux-tu en connaitre la grande valeur si tu ne viens pas me briser pour en reconnaitre tout l’arôme. J’ai peut-être l’air d’un contenant comme tous les autres contenants, mais je suis fragile, difforme, aux couleurs fades, un contenant qu’on est tenté de tasser d’un coup de pied.

Mais toi, Seigneur, prends-moi dans tes mains, regarde attentivement ce flocon, dis… tu me reconnais, je suis ton enfant qui a perdu l’odeur de ton amour, je me suis laissée emballer par des paroles qui n’avaient aucune saveur et sinon regretté mon essence.

Jésus, en ce temps de carême, moi aussi j’aimerais parfumer ton Corps par des gestes et paroles tellement odorantes pour que l’univers entier perçoive ton approche en disant : ça sent la paix, l’amour, la miséricorde, la bienveillance, le pardon, et me faire dire « ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait… »

Mariette  

Comme on est vite à juger ceux qui sont différents et que l’on est vite à les marginaliser de nos sociétés. Ces gens bizarres, ceux qui étonnent, ceux qui dérangent, par leur simplicité, mais aussi par leurs gestes soudains, portés par un élan du cœur plein de tendresse, d’empathie, de vérité et d’amour.

Ces gens, comme cette femme qui a osé répandre le parfum sur les pieds de Jésus, sont nos guides. Merci Seigneur pour ces anges que tu envoies à notre rencontre pour nous enseigner le chemin qui mène à toi.

Merci de me donner de les imiter, d’écouter et de suivre les antennes de mon coeur, que cela paraisse complètement farfelu, ou que cela vienne bousculer les rêves, idées ou projets plus « sérieux », qui viennent logiquement sembler répondre à un projet plus grand. Donne-moi de simplement souhaiter te rendre grâce, te louer et te servir en tout temps.

Solane

Pendant que certains n’attendent que la mise à mort du corps de Jésus et son ensevelissement, cette femme – dont le cœur a été ouvert par Jésus – le glorifie plutôt en répandant sur lui un parfum précieux, et ce faisant, par son amour plutôt que par son savoir, elle le prépare à cette descente au tombeau qui ouvre tous les tombeaux, libérant non seulement nos âmes, mais aussi nos corps ensevelis sous le poids de nos divisions et autres savants calculs.

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Ce corps de Jésus que l’on continue à vouloir ensevelir à tout prix en ne retenant de lui qu’une idée, une philosophie, une morale, une sagesse, un symbole… voire un précieux parfum, c’est aussi nos propres corps que nous ensevelissons encore et toujours, car sans l’incarnation réelle et tangible de l’Amour de Dieu, quel est le corps qui peut rassembler tous les corps divisés – comme autant de membres dispersés – en un seul corps, non séparés et pourtant non confondus, et ainsi les rebrancher à l’Arbre de Vie?

Michaël

Seigneur pourras-tu dire cela de moi un jour; « ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait? » Ai-je le courage de poser des gestes qui me viennent du coeur mais qui sont à l’encontre du « bon sens », de l’ordre établi? Ai-je le courage, tout comme cette femme l’a eu, d’agir parfaitement selon mon coeur sans me conformer au monde, en faisant fi des opinions des autres? Et plus courageux encore, de faire fi de ce qui semble juste dans le regard du monde? Comme cette femme qui apparemment gaspille beaucoup d’argent en versant le parfum sur la tête de son Seigneur, elle aurait pu le donner aux pauvres…Seigneur permet que j’entende sans filtre l’élan de mon coeur et que sans tarder et sans peur, je le mette à exécution. Je te demande pardon pour toutes les fois ou j’agis comme ceux qui s’indignent et se conforment aux lois du monde en oubliant de Te servir le premier.

Merci pour cette femme qui éternellement verse le plus précieux parfum sur ta tête pour glorifier son Seigneur!

Mariette-Renée

Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait

Cette fois, à Béthanie, Jésus n’est pas chez ses amis Lazare, Marthe et Marie, mais l’un des invités chez Simon le lépreux. Dans ce milieu-là, on sait que certains complotent pour faire arrêter Jésus, surtout depuis qu’il a ressuscité Lazare. Sa tête est mise à prix. Une odeur de mort rôde alentour mais on n’en parle pas.

Cette femme qui entre chez Simon va briser le silence en brisant le vase d’un parfum très précieux. Qui est cette femme « qui vint » chez Simon? Quelle que soit sa réputation – peut-être une exclue elle-même – elle a compris intuitivement que cet homme n’est pas comme les autres. À sa manière elle ose parler de sa mort prochaine, de la menace qui pèse sur lui. Jésus enchaîne, ouvre la bouche pour reconnaître qu’elle dit vrai, que son geste de don est sur le bon registre… tandis que les autres opinent sur ce qu’il eut mieux valu faire avec cette pièce de grande valeur. Oui, « ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait ». Par son geste, sans un mot, elle crie : ouvrez vos yeux, ouvrez vos cœurs et vous saurez qui est cet homme!

Comme ces invités qui invoquent la valeur de l’aumône en faveur des pauvres, nous nous situons souvent au registre des bonnes intentions et des bonnes pratiques alors qu’il nous est demandé de faire un saut dans la foi pour reconnaître qui est Jésus dans notre histoire humaine.

Aujourd’hui, à Béthanie, Jésus vit consciemment l’approche de sa mort. Il pressent qu’on ne le suivra pas dans la tourmente; plusieurs qui l’ont suivi et admiré quand il donnait des signes de sa puissance vont s’abstenir de plaider en sa faveur lorsqu’il sera contesté, accusé.  Suis-je « avec lui » dans la peine comme dans les beaux jours? Suis-je en voie de passer au registre de la compassion qui dépasse le convenu, les apparences pour ouvrir mon cœur et m’approcher de celui ou celle qui attend d’être libéré de la solitude et de la dépendance? Puis-je prendre dans mon cœur ces chrétiens persécutés dans le monde pour prier avec eux, faute de pouvoir être à côté d’eux pour partager leur peine et leur combat?

Quand je vois une maison s’ouvrir pour accueillir un jeune en danger, ou une municipalité accueillir une résidence pour des ex-détenus en période de transition, je me dis que l’amour est plus fort que la peur, et que ces gestes d’accueil valent plus que tout l’or du monde. Autant que le parfum que cette femme a répandu sur Jésus.

Gisèle

Pourquoi ai-je fait cela? Qu’est-ce qui m’a poussée à prendre ce parfum de grand prix et à en verser tout le contenu sur la tête de cet homme appelé Jésus de Nazareth? Aucune pensée, aucune raison ne peut justifier cette folie aux yeux du monde.

Et pourtant c’était impérieux, il fallait que je le fasse, et rien ni personne aurait pu arrêter la volonté qui m’animait à ce moment là.  Je l’ai fait, ou plutôt, ce geste a voulu se faire au travers de moi, bien au-delà de mon propre vouloir.

Oui, tout, tout ce flacon de parfum d’une valeur inestimable a voulu être versé sur la tête de celui qui a tout, tout, tout donné. Cela, je ne l’ai véritablement su que plus tard. Mais la présence à laquelle j’obéissais sur le moment même le savait très bien, même si moi, pauvre petite servante, je ne l’avais pas encore compris.

Nénuphar

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Ce passage d’évangile vient mettre en lumière la place du discernement dans nos choix de  vie. Ce qui est important ici, Jésus nous le rappelle, c’est l’amour. Cette femme n’est pas un disciple de Jésus mais voilà qu’elle sentait le besoin de montrer son affection envers Jésus en lui versant du parfum hors prix sur sa tête. C’était sa façon à elle de lui dire : « je t’aime. » Encore une fois l’argent est omniprésent dans nos vies et nous devons toujours discerner pour en faire un bon usage. « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous » dit Jésus.

Des fois il nous est difficile de ne pas penser à notre mission, notre travail en délaissant ceux et celles qui partagent notre vie. Concilier travail-famille-amis devient un casse-tête au quotidien quand il s’agit de  donner du temps aux personnes qui nous sont chères. Combien de fois les parents doivent sacrifier le temps passé en famille pour répondre aux besoins de leur mission, de leur travail  ou pour joindre les deux bouts afin de gagner un bonus pour satisfaire les besoins de la famille.

Jésus prend plaisir aux gestes du cœur et Il nous rappelle l’essentiel : tous les petits gestes d’amour que nous pouvons faire pendant que la personne est encore proche de nous, bien vivante au milieu de nous, faisons-les de tout cœur. Alors, n’attendons pas la mort pour encenser, embaumer de parfum et de fleurs nos proches et amis. Prenons le temps pour vivre l’instant présent dans l’amour. Demandons à Jésus de nous conduire vers les valeurs qui nous élèvent vers son humanité et divinité.

Merci Jésus de nous ramener à l’amour.
Aide-nous à fixer notre regard sur Toi
Afin que  nous puissions t’aimer à travers nos prochains.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Donne-nous la grâce du discernement.
Ne permets pas que l’argent soit le moteur de notre vie.
Donne-nous la paix du cœur qui nous sécurise et
nous délivre des tentations de ce monde.

 

Karine

Je ne vous laisserai point orphelins

 

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 Évangile selon Saint-Jean, chapitre 14, de 14 à 29

Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. 
Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit toujours avec vous;
c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure au milieu de vous; et il sera en vous.
Je ne vous laisserai point orphelins; je viendrai à vous.
Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous.  Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. » 

Judas, non pas l’Iscariote, lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu doives te manifester à nous, et non au monde? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. 

Je vous ai dit cela pendant que je demeure avec vous.  
Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. 
Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble point et ne s’effraie point. 
Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens à vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi. 
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent, pour qu’au moment où elles seront arrivées, vous croyiez.

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Commentaires

 Quelle joie circule au fil de ces versets, une joie à couper le souffle, un bain de vérité et d’amour. Une avalanche de dons qui ne sont conditionnés que par la circulation de l’amour bondissant à travers le monde. Pas de place pour le doute ou la tiédeur tant que la main ne se ferme pas, tentant de garder pour elle ce que rien ne peut contenir mais qui contient tout, l’amour. Tapissons notre cœur avec ces paroles afin qu’elles résonnent dans toutes les parties de notre corps et que tout ce qui est endormi se réveille. Il y a là déjà un parfum de résurrection.

Pierrette

 

 » Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole « . Seigneur ce n’est pas toujours facile de suivre ta parole. Ça demande beaucoup de discernement et je sais bien que j’en ai peu. … pourtant j’ t’aime…  Garder tes commandements, tu devrais entendre ce qui se dit autour de moi, …des commandements, c’est quoi ça? Je sais que le plus grand c’est de s’aimer les uns les autres, même celui-ci aussi ne semble plus tenir la route, Seigneur , tu me dis qu’un jour je te verrai vivant , c’est cette paix que j’attends au nom de  l’Esprit Saint afin de ne plus être effrayée dans le monde ou je vis …

Mariette   

 

Merci seigneur de ton amour si grand, de ton souci constant de ne pas nous laisser seuls ou nous abandonner à notre triste sort… Il est pourtant si facile de l’oublier, et de me croire seul, au milieu de cette noirceur parfois si dense, qui m’entoure ou m’habite ! La solitude et la noirceur sont un des grands fléaux de notre époque !  Stp Seigneur, donne-nous la grâce de t’aimer et de garder ta parole. Fais de nous ta demeure et donne-nous d’incarner et d’apporter ta présence à tous ceux qui croisent notre route!

Solane

 

Miracle : Depuis que l’Esprit de vérité, que nul ne pouvait recevoir ni reconnaitre parce qu’invisible aux yeux de l’homme, depuis que cet Esprit de vérité s’est incarné au beau milieu de nous, de notre collectivité humaine, il demeure aussi en nous, au beau milieu de chacun d’entre-nous. Entièrement présent et disponible sans jamais s’imposer, il prend forme et s’incarne dans le cœur de celui qui l’accueille et l’aime. Trop simple pour la raison, merveille des merveilles pour qui veille! Alléluia!

Nénuphar

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« Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

Si je demande quelque chose en Son Nom, oui, il le fait… à condition donc que ce ne soit  pas en mon nom, pas au nom de mon petit moi, de mes petits besoins personnels, ni même au nom de mes grandes vues sur le bien être de mon prochain… mais bien en Son Nom « Dieu sauve », en adhérant entièrement à Son Amour… au point que c’est Son Amour qui demande au travers de nous, et Son Amour qui répond à la demande comme et quand Il le veut.

« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »

Si on ne s’ancre solidement à Son Amour, Il ne peut se manifester à nous, puisque sa relation est une relation d’Amour.

L’aimer véritablement, concrètement, c’est aimer sa parole et ses commandements… et les garder comme part de son amour…

L’aimer, c’est ouvrir espace intérieur pour recevoir le Père dans le Fils, et le Fils dans le Père…

L’aimer, c’est déjà recevoir L’Esprit Saint qui est Amour et qui témoigne pour nous sans cesse de l’amour du Père et du Fils…

« …l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. »

Michaël

.

« Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai à vous. Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit toujours avec vous; c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir… En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »

Quelle belle promesse de Jésus à ses disciples et à toute personne qui prend le temps de Le connaître et de l’aimer. Il nous demande de garder  en nos cœurs ses commandements : Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme,  de tout son esprit et de toute sa force; aimer son prochain comme soi-même. L’Amour, voilà la condition sine qua non pour que Jésus se manifeste. Il nous faut cette relation d’amour avec Jésus pour qu’Il se manifeste;une relation personnelle et intime avec Lui. Je ne vous laisserai pas orphelins nous dit-il. Il nous enverra l’Esprit-Saint, l’Esprit de vérité pour réaliser que le Père, le Fils et l’Esprit ne font qu’Un et que cette dimension trinitaire vit en chacun, chacune de nous qui garde sa Parole et la met en pratique. Jésus nous laisse Sa paix non pas comme la donne le monde afin que notre cœur ne se trouble point devant les calamités et les déceptions de la vie. Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi?

Ô Jésus, Fils du Dieu Vivant! Merci.

Merci Jésus de prendre soin  de moi et de  veiller sur moi.

Renouvelle en moi, Ton Esprit.

Enracine-moi dans Ta Parole.

Donne-moi de t’aimer plus que tout.

Fais-moi demeurer dans Ton Amour.

Illumine les chemins qui me conduisent à Toi.

Manifeste-toi, Seigneur, pour que je Te reconnaisse aussi  en mes frères et sœurs.

Aide-moi à  marcher dans Tes pas et

Fais de moi un instrument de paix, d’amour et d’espérance.

Karine

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140323-CeluiQuiMaVu