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« Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle » (Lc 2, 1-20)

Un nouvel extrait de la Parole des Évangiles pour l’Avent, à écouter, à entendre et à commenter!

ne-craignez-pas

Illustration inspirée d’une icône de l’école d’André Roublev, Russie, début Xve s.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc, chapitre 2, 1-20

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. –
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Et si la venue de Dieu se faisait simplement au coeur de notre quotidien:
… aller se faire recenser.
… vivre dehors et passer la nuit dans les champs pour garder nos troupeaux.
Au coeur de nos réalités, l’ange nous dit:  « Ne crains pas.  Dieu est avec toi. »
De cette confiance toute simple naît une joie intérieure qui nous permet d’aller « en hâte » vers….
Témoin de la tendresse d’un enfant qui naît en nous.

Fernande

La naissance d’un nouveau-né dans la vulnérabilité est chaque fois un miracle. Mais le miracle des miracles, c’est que Dieu lui-même vienne s’incarner dans la chair pour sauver l’humanité!

Nénuphar

Et si j’allais me faite recenser, de quelle maison serais-je? Ai-je perdu mon identité de chrétienne, baptisée, pratiquante, en suivant tout ce qui s’offre de facilité? Comme diraient les vieux du  temps : « y avait un mot d’ordre donner  et il semblait important de suivre même si on ne savais pas ou ça menait »

Moi aussi j’ai un troupeaux qui me regarde et que je regarde vivre nous éprouvons peut être de la crainte

mais il nous dit  » PAIX AUX HOMMES QU’IL AIME « .  A la manière de Marie j’aimerais enfanter d’une vie de

pardon, de miséricorde, et de compassion.. si elle le veut bien, m’emmailloter et me coucher dans son cœur

de Mère et qui sera une grande joie pour ma bergerie ………..

Mariette

 …

 « Voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple »

Non, ne craignez pas ce Dieu aussi vulnérable qu’ adorable… « vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

Il vient à nous de toute éternité…

La bonne nouvelle… Il apporte la Paix, Il n’est pas menaçant:

« Paix sur la terre aux
hommes, qu’Il aime »

De cette scène, je retiens l’attitude de Marie, mère si présente, si calme et accueillante de tous ceux et celles qui arrivent et adorent son petit enfant :  « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »

il y a là une « sagesse » qui m’interpelle …. Je m’en inspire, pour vivre comme elle les temps qui viennent en 2016…

Marie-Hélène 

« Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. »

Ce verset résonne en moi… que notre espace intérieur est souvent trop saturé pour faire place à l’enfant…

« Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. »

…alors que les bergers – ceux qui n’ont rien, vivant au jour le jour sous la providence divine – ont encore en eux la voie libre pour entendre et pour voir, pour répondre librement à l’appel, ainsi que pour transmettre ce qu’ils ont vu et entendu…

« Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »

…alors que Marie contient en son cœur cet espace vierge… assez grand pour contenir l’univers… assez ouvert pour redonner à chacun son espace perdu… assez vivant pour incarner l’Enfant… Emmanuel… Dieu avec nous

Michaël

Simplicité

Simplicité. C’est la marque de ce récit. Pas de drame : on se rend au recensement, même enceinte. Il n’y a pas de place confortable? On s’accommodera de l’abri des animaux et de leur chaleur. Avec les moyens du bord, Joseph tâche de se rendre utile à l’enfant et à la mère. Les bergers ont perçu une joyeuse agitation; pourquoi ne pas aller voir de ses propres yeux l’enfant qui fait la nouvelle dans le bourg.

Marie, elle, est arrivée à son heure. Rien n’est dit des douleurs de l’enfantement. L’enfant est là. Elle apprend son rôle de mère loin de son foyer, dans des circonstances inattendues; peu importe c’est l’enfant qui compte. Luc mentionne qu’elle méditait toutes ces choses dans son cœur.

Notre foi nous dit que dans la simplicité du couple Marie-Joseph qui accueille un nouveau-né, Dieu est en train de changer le cours du monde. Le plus grand dans le plus petit, c’est son mode opératoire. L’extraordinaire prend racine et forme dans une vie humaine en apparence semblable à toutes les autres. C’est le Dieu très bas dont parle l’auteur Christian Bobin, lui-même père de famille, qui voit dans la maternité la plus belle expression du divin au jour le jour.

Plus je m’approche de cet enfant couché dans la mangeoire, plus je m’émerveille de ce que fait notre Dieu : si humain, si proche, si tendre. Il n’a rien d’un justicier ou d’un vainqueur. Il a plutôt l’allure de quelqu’un qui se dépouille de ses titres de noblesse pour ne pas inspirer de crainte ni  tenir les autres à distance. Parmi nous il vient, il se tient, il demeure tout simplement.

Tout de même, je perçois que Marie vit une expérience singulière. L’ange lui a bel et bien annoncé qu’elle est bénie de Dieu, que son enfant sera le sauveur d’Israël. C’est ce qu’elle a compris du message; comment cela se fera-t-il? Elle n’a qu’une solution : faire totalement confiance à Dieu en toute simplicité, s’en remettre à lui comme elle l’a dit à Gabriel : qu’il me soit fait selon ta parole. Même si rien n’est évident.

Cette expérience me rappelle les mots de Marie Gérin-Lajoie affirmant que même « sans aucun signe évident de la volonté de Dieu » elle voyait la nécessité de fonder un nouvel institut religieux pour répondre à de nouveaux besoins. Elle avait appris à reconnaître les mouvements intérieurs qui lui révélaient le chemin à prendre en toute simplicité, sans attendre des signes exceptionnels.

Dans notre société qui valorise les apparences, Noël nous rappelle fort heureusement que Dieu agit à contre-courant, dans la simplicité qui libère des espaces de vie et de libération.

Gisèle

….

Dieu ne cesse de nous surprendre. Sa logique nous désarme et nous met en route à partir de notre centre intérieur. Il choisit Marie, une femme très humble et simple pour s’incarner dans notre monde. Il fait sa demeure dans une mangeoire en toute humilité et Il annonce la bonne nouvelle de sa naissance non pas aux grands prêtres mais aux bergers, des hommes sans demeure fixe qui passent la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. Dieu se révèle dans des avenues où l’Homme ne voit pas d’éclat ni de gloire pour s’y attarder. Dieu se manifeste et se fait Présent dans les cœurs humbles. Il s’est rabaissé pour que nous  puissions baisser nos yeux et chercher son regard d’amour et miséricordieux  non pas dans le spectacle de la gloire mondaine mais dans le quotidien ordinaire de nos vies.  Dieu nous conduit vers son Fils Jésus par Marie, une femme bien ordinaire qui, par son humilité, a gardé et médité tous ces événements dans son cœur. Le silence de Marie nous renverse parce qu’elle n’a pas claironné sous tous les toits qu’elle serait la mère de notre Sauveur. Elle n’a pas attiré la gloire sur sa personne tout en sachant l’ampleur de cette bonne nouvelle  dans la vie de son peuple. Les bergers ont quitté leurs troupeaux pour aller voir l’Enfant-Dieu, le Sauveur du monde. Eux non plus n’ont pas attiré la gloire sur leur personne puisqu’ils  repartirent joyeux en glorifiant le Seigneur et en racontant à tous  ce qu’ils ont vu et entendu. La venue de notre Seigneur Jésus est une bonne nouvelle pour toute l’humanité. C’est une bonne nouvelle parce que la venue de notre Sauveur vient changer notre mode de vie et de pensée. Elle vient nous libérer de tout ce qui nous enlise dans la spirale de la mort. Jésus, le Sauveur du monde, nous apporte la Vie en abondance et nous réconcilie avec le Père pour qu’on puisse demeurer dans son amour. Tous ceux et celles qui croient en la bonne nouvelle du Salut ont vu la gloire de Dieu et goûtent à la joie d’être la fille, le fils bien-aimé d’un Père qui nous unis tous dans le même Amour.

En ce temps de Noël, laissons Dieu nous mettre dans la Lumière de sa Parole de vérité. Laissons-Le illuminer les nuits de notre vie  pour qu’Il puisse  se révéler dans le silence de notre cœur. Comme les bergers à l’annonce de la Bonne Nouvelle, allons voir  dans nos Églises l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. Prenons le temps de  visiter ce petit enfant de  la crèche emmailloté dans sa pauvreté, Lui qui est riche en miséricorde. Demandons à Jésus de voir son visage de lumière et d’amour à travers le décor de Noël. Prenons le temps d’écouter la bonne nouvelle du Salut et chantons avec les anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Ô Esprit du Dieu Vivant,
Ouvre nos cœurs à la grâce de Noël.
Fais-nous goûter à l’Amour et  à  la Joie de Noël
Afin que nous puissions chanter les merveilles de Dieu et
Témoigner à tous la joie de  la Bonne Nouvelle du Salut.

Marie, toi la Vierge du Silence,
Apprends-nous à garder et à méditer dans le silence
Les Paroles du Seigneur dans nos cœurs.

Jésus, toi, le Sauveur du monde,
Viens dans notre cœur pour y faire ta demeure.
assemble-nous dans l’Esprit de Noël qui apporte
Joie, Paix et Amour dans les cœurs.

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naissance-jesusQuelques mots sur l’illustration de la nativité peinte d’après une icône de l’école de André Roublev, Russie, début Xve s. Composée selon le modèle épique, la crèche avec la Vierge se trouve au centre et autour les autres personnages mentionnés par la Bible, anges, bergers, rois mages. En bas, deux scènes provenant des Apocryphes : Saint Joseph en proie au doute et les servantes en train de baigner l’enfant. Source : Egon Sendler

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Tu ne sais d’où il vient, ni où il va

 Ci-dessous le septième extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 3, de 1 à 21

Or, il y avait parmi les Pharisiens un homme nommé Nicodème, un des principaux parmi les Juifs.

Il vint de nuit trouver Jésus, et lui dit: « Maître, nous savons que vous êtes venu de la part de Dieu, comme docteur, car personne ne saurait faire les miracles que vous faites, si Dieu n’est pas avec lui. »

Jésus lui répondit: « En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s’il ne naît de nouveau, ne peut voir le royaume de Dieu. »

Nicodème lui dit: « Comment un homme, quand il est déjà vieux, peut-il naître? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère, et naître de nouveau? »

Jésus répondit:  » En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu

Car ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit.

Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit: il faut que vous naissiez de nouveau.

Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va: ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. »

Nicodème lui répondit:  » Comment cela se peut-il faire? »

Jésus lui dit: « Tu es le docteur d’Israël, et tu ignores ces choses!

En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous attestons ce que nous avons vu, mais vous ne recevez point notre témoignage.

Si vous ne croyez pas quand je vous parle des choses qui sont sur la terre, comment croirez-vous si je viens à vous parler de celles qui sont dans le ciel?

Et nul n’est monté au ciel si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel.

Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé,

Afin que tout homme qui croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait a vie éternelle. »

En effet, Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais ait la vie éternelle.

Car Dieu n’a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Or, voici quel est le jugement: c’est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

Car quiconque fait le mal, hait la lumière, de peur que ses œuvres ne soient blâmées.

Mais celui qui accomplit la vérité vient à la lumière, de sorte que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu. »

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Nous avons reçu trois réponses à propos de ce dernier passage de l’Évangile selon St-Jean :

II me semble que dès que j’ai lu pour la première fois ce récit de la rencontre entre Nicodème et Jésus, il m’a paru évident que naître à nouveau est une nécessité pour que la conscience humaine cesse d’être une prison.

Lire la suite sur la page de Pierrette

Jésus nous signifie pour qui il prend la parole au moyen d’une seule petite phrase : « Tu es le docteur d’Israël, et tu ignores ces choses!

Lire la suite sur la page de Nénuphar

J’ai toujours eu beaucoup de sympathie pour Nicodème… Peut-être que je me sentais un peu comme lui, attiré par Jésus, voulant le connaître, lui poser des questions… mais sans que l’on me voit. Je voulais « croire » mais je ne voulais pas être étiqueté comme croyant ou crédule; ayant peur d’être ridiculisé aux yeux du monde, je ne voulais pas être associé à lui… ni de près ni de loin.

Lire la suite sur la page de Michaël

Je le relèverai en trois jours

Ci-dessous le sixième extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, deuxième chapitre, de 12 à 22

Après cela, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n’y demeurèrent que peu de jours.   

 Or la Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.

Il trouva dans le temple les marchands de bœufs, de brebis, et de colombes, et les changeurs assis.

Et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, avec les brebis et les bœufs; il jeta par terre l’argent des changeurs et renversa leurs tables.

Et il dit aux vendeurs de colombes:  » Enlevez cela d’ici; ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

Les disciples se ressouvinrent alors qu’il est écrit: « Le zèle de votre maison me dévore. »

Les Juifs prenant la parole lui dirent: « Quel signe nous montrez-vous pour agir de la sorte? »

Jésus leur répondit: « Détruisez ce temple et je le relèverai en trois jours. »

Les Juifs repartirent:  » C’est en quarante-six ans que ce temple a été bâti, et vous, en trois jours vous le relèverez! »

Mais lui, il parlait du temple de son corps.

Lors donc qu’il fut ressuscité d’entre les morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

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Voici les réponses reçues au sujet du sixième passage de l’Évangile selon St-Jean :

Merci Jésus de venir ainsi dans ma maison pour l’en débarrasser de tout ce qui l’encombre et en expulser tout ce qui m’empêche de t’y accueillir pleinement!

Lire la suite sur la page de Jeanne

La colère unique de Jésus, qui se déploie dans le temple de Jérusalem ne peut être oubliée ni empêchée de provoquer soit des réactions de colère, soit des éclairages sur notre avidité de vampires : De tout objet il faut tirer profit, gloire ou respect; même du temple qui est le lieu du don.

Lire la suite sur la page de Pierrette

Jésus, je t’en prie, viens aussi dans les petits temples de nos corps, pour y chasser tout ce qui les encombre et tout ce qui veut y faire commerce, pour les délivrer de tout ce qui veut prendre la place de Ton Amour… car toi seul le peut!

Lire la suite sur la page de Michaël

C’est difficile de retrouver la paix de la communion… c’est comme si nous avions oublié le chemin, la manière de le faire.

Lire la suite sur la page de Rosa

Nous pouvons assurément pressentir que Jésus ne parle pas comme un simple être humain témoignant de sa réalité individuelle dans un monde extérieur. Il parle selon une autre perspective, beaucoup plus essentielle et profonde, à laquelle nous sommes toutes et tous appelés. Tout en se manifestant au cœur de notre monde, il parle selon le point de vue de Dieu,

Lire la suite sur la page de Nénuphar

Jesus-chasse-marchands

Illustration d’après une ancienne gravure

La scène de Jésus chassant les marchands du temple a été un sujet majeur de représentation artistique dans l’art chrétien occidental. D’une manière générale, on y retrouve le Christ au centre, se tenant droit et le bras levé, entouré du groupe bouleversé et agité des marchands.

Des illustrations plus simples représentent Jésus en interaction avec trois personnages figurant les marchands, les changeurs de monnaie et les vendeurs de colombes. L’illustration ci-dessous s’inspire de l’une d’entre-elles.

Jésus est représenté en avant de la porte du temple, protégeant l’accès du sanctuaire. De la main gauche, il indique fermement aux commerçants de sortir dehors, tandis qu’il maintient en réserve le fouet de cordes dans sa main droite, au cas où il ne serait pas entendu.

En avant du Christ, le marchand est tombé à genoux, lui faisant dos et cherchant à rassembler ses biens renversés à sur le sol. On perçoit que sa bourse est bien remplie mais qu’il demeure dans la peur de perdre. Il maintient son ballot entre ses dents et ses mains avides s’agrippent à ses possessions.

Un peu plus haut, bourse à la main, le changeur tente désespérément d’empêcher sa table de tomber. Replié sur lui-même, il regarde le Christ avec incompréhension et appréhension, tandis qu’en arrière de lui la vendeuse de colombes prend la fuite, protégeant jalousement sa cage

Faites tout ce qu’il vous dira

Ci-dessous le cinquième extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, deuxième chapitre, de 1 à 11

Et le troisième jour, il se fit des noces à Cana en Galilée ; et la mère de Jésus y était.

Jésus fut aussi convié aux noces avec ses disciples.

Le vin étant venu à manquer, la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont plus de vin. »

Jésus lui répondit : « Femme, qu’est-ce que cela pour moi et pour vous ? Mon heure n’est pas encore venue. »

Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

Or, il y avait là six urnes de pierre destinées aux ablutions des Juifs et contenant chacune deux ou trois mesures.

Jésus leur dit : « Remplissez d’eau ces urnes. » Et ils les remplirent jusqu’au haut.

Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez-en au maître du festin ; et ils en portèrent.

Dès que le maître du festin eut goûté l’eau changée en vin (il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient), il interpella l’époux et lui dit :

 « Tout homme sert d’abord le bon vin, et après qu’on a bu abondamment, le moins bon ; mais toi, tu as gardé le bon jusqu’à ce moment. »

Tel fut, à Cana de Galilée, le premier des miracles que fit Jésus, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Écrivez quelques mots ou plus, afin de partager ce qui vous a touché et ce que vous avez entendu, et envoyez le tout au plus tard dimanche le 5 mai à midi à :

alecoutedesevangiles@gmail.com

Voici les réponses reçues au sujet de ce cinquième passage de l’Évangile selon St-Jean :

Ce qui me touche du Christ est sa simplicité. Il aurait pu répondre à la demande de sa mère en disant: Femme, je ne suis pas venu dans ce monde pour remplir des petits besoins auxquels il n’est même pas nécessaire de répondre, ne me dérange pas pour cela.

Lire le texte complet de Rosa

Le jour de témoigner étant arrivé, je me contenterai de dire que ce qui m’est le plus cher et le plus clair jusqu’à présent est de comprendre par ce récit que Marie, la mère de Jésus est bien notre première médiatrice dans l’œuvre de rédemption apportée par Jésus. C’est par elle que s’ouvre la possibilité qu’advienne un changement dans l’ « ordre des choses » auquel le monde s’est accoutumé.

Lire le texte complet de Pierrette

 « Ils n’ont plus de vin »… Comme c’était des noces, je me dis que c’est aussi, simultanément, « Ils n’ont plus d’amour », de cet amour qui est la joie des nouveaux mariés. Et comme le vin finit par être bu jusqu’à la dernière goutte, l’amour humain aussi s’épuise… à moins d’être ouvert à l’Amour du Fils, Amour Inconditionnel, sans fin ni contraire.

Lire le texte complet de Michaël

Tout le début de l’évangile de St-Jean est marqué par le surgissement de Dieu dans l’humanité, par les circonstances de sa profonde et miraculeuse incarnation au cœur du monde. Et voici qu’au deuxième chapitre, sans même avoir évoqué la naissance et l’enfance du Christ, nous tombons apparemment dans un fait anecdotique de la vie de Jésus et Marie. Ils sont tout deux invités à des noces et les hôtes en viennent à manquer de vin. Quel rapport avec l’histoire sacrée du Verbe qui se fait chair?

Dieu n’est-il pas venu pour infiniment plus grand que pour pourvoir au manque de vin d’une fête on ne peut plus humaine? Qu’est-ce qui peut être si important dans ces « noces de Cana » pour que Marie, la silencieuse, se décide à prendre elle-même la parole.

Lire le texte complet de Nénuphar