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Cheminer avec ou sans Jésus

avec-ou-sans-jesus..Voici la deuxième question :

« Quelle est la différence entre cheminer avec Jésus et accomplir son parcours de vie sans Jésus? »

Parcourez-vous votre chemin de vie en relation avec Jésus? Est-ce que la présence du Christ joue un rôle important dans vos orientations de vie? Ou au contraire vous-considérez-vous seul sur ce parcours, ne dépendant avant tout que de vous-même? En quoi est-ce que vivre avec ou sans Jésus est différent?

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Témoignages et commentaires

Si cheminer avec Jésus était de mettre un visage humain sur l’AMOUR.
AMOUR rencontré au fond de moi, en chaque personne, en chaque événement.

Accomplir mon parcours de vie sans Jésus…. serait de ne jamais savoir combien j’ai du prix et de quel amour je suis aimée.

Fernande

Je chemine avec Jésus. Apprendre à vivre, c’est comme apprendre un métier. Il est plus facile de le faire en faisant confiance à un maître. Jésus est mon maître (et mon ami). Et ça dure toute la vie.

Gilles Guibord

 

Est-ce que la présence du Christ joue un rôle important dans mes orientations de vie?

Oui: je crois au Ressuscité et cela change ma perspective de vie terrestre à petite comme à grande échelle. Il est vraiment vivant, Il a souffert, Il a traversé la mort et Il est au milieu de « nous » son peuple, tout comme Il est dans mon cœur: il est ma Lumière, Il est mon Guide, Il ouvre mon cœur et mes chemins! Il m’est Sens, Visage, Passage et son Esprit m’accompagne, me « déplace », m’ouvre aux autres, m’accorde discernement et apaisement.

Marie-Hélène

Bravo pour votre site où la Parole est partagée chaque semaine comme d’un bon pain qui fait vivre. Je vous partage le billet de mon blogue d’hier qui renvoie à une entrevue faite en France pour RCF sur mon livre Jésus raconté par ses proches. Je réponds à votre question durant l’émission.

Jacques Gauthier

Je ne me vois pas essayer de vivre sans Jésus, pour moi cet homme a connu toutes les situations possibles que la vie nous offre, donc je peux m’appuyer sur Lui dans mes moments de souffrances. Il écoute mes doléances avec respect, n’a t’il pas dit « demandez et vous recevrez »? J’aimerais être à la hauteur d’un enfant dans mes remerciements, et l’amour qu’Il attend de moi. J’essaie  de découvrir par la lecture de sa Parole des filons de sa grande miséricorde envers ma faiblesse humaine…

Mariette

La différence est grande :
Soit je m’avance vers la Mort,
Soit je m’avance vers la Vie.

La différence est radicale. Sans Jésus, Verbe incarné, je suis un paralytique au milieu d’un ensemble chaotique de peurs qui cherchent à éviter toute confrontation, et de désirs qui demandent satisfaction. « Je », n’a aucune autorité sur ces personnages qui, la plus part du temps, sont immergés dans le brouillard. Sans Jésus c’est donc eux qui mènent la barque au gré de leurs fantaisies.

Aussitôt que Jésus « habite » la maison, le silence s’impose et les oreilles cherchent à entendre. Le peureux se met à faire ce qu’il ne voulait pas faire et  l’affamé  se nourrit à l’auge qu’il croyait vide. La joie et la louange montent sur toutes les lèvres, les bras s’ouvrent, les pieds s’acheminent, les âmes s’animent, les cœurs se découvrent, les fruits sont innombrables. Qui voudrait les compter, les mettre en boite, en faire son trésor, perdrait la Vie.

Au passage du souffle chacun fait le pas qui lui est propre. Les masques tombent comme feuilles d’automne et le nu Visage se révèle.

Tout ceci :
Avec le temps, ou dans un éclair.

Pierrette

Je ne sais trop si j’arrive vraiment à cheminer avec Jésus dans ma vie au quotidien…

Je suis croyante et pratiquante. Je prie beaucoup Marie, certains saints et aussi de mes proches qui sont décédés. J’ai comme toute une communauté de saints que je prie et que je sais à mes côtés, au fil des jours.

Pour moi, il est clair que vivre avec cette communauté de saints (tous issus et intimement liés à Jésus) rythme mon quotidien, donne sens à ma vie !

J’aimerais tant être à tout moment imprégnée de leur présence pour reconnaître en chaque personne que je croise la présence de Dieu, et de Jésus… Et leur demander de m’aider à voir avec leurs lunettes chaque événement qui me fait réagir.

Et, ça me reviens: lors de périodes d’anxiété et d’angoisse ou de détresse, mon ultime recours est la prière du cœur. Ou même simplement invoquer le nom de Jésus, lentement, à répétition. Le laisser résonner en moi. C’est pour moi LE remède assuré qui m’apporte la paix.

Écrire ces lignes me fait réaliser que j’aimerais croire et sentir plus la présence du Christ au cœur des tempêtes, des brouillards, des tunnels et aussi des éclaircies que je traverse.

J’ai toujours ressenti un malaise avec le nom Jésus. Comme s’il avait tant été traîné dans la boue qu’il avait une connotation dangereuse, et que tous ceux qui y étaient associés d’une manière ou d’une autre seraient pointés du doigt et/ou exclus, ou jugés…

Un peu comme aujourd’hui, aux lendemains des attentats de Paris: la peur monte et tout de suite, on associe tout ce qui est différent et vient d’ailleurs (surtout de pays non occidentaux) au radicalisme religieux, qui aujourd’hui se réclame de l’Islam…

Seigneur, stp donne-nous de sortir de la peur et d’oser affirmer et offrir ton Amour qui transforme tout ! Amen.

Solane

Pour moi, vivre avec Jésus m’a fait passer d’un Dieu impersonnel, lointain bien que tout puissant, où l’être humain n’a pour ainsi dire pas de libre arbitre – autre que celui d’être en adhérence ou non avec la volonté divine – à un Dieu Trinitaire où l’Amour devient une réalité tangible qui, au travers du corps du Fils, inclut chaque être humain dans une rencontre libre et personnelle.

Sans Jésus, je vivais dans un monde théorique, désincarné, plein de belles philosophies spirituelles qui ne changent pas le monde… ni la personne qui au pire tourne indéfiniment sur elle-même et au meilleur retourne dans le sein du Dieu Unique, réalisant la divinité dans une sorte d’extinction, sans réaliser l’humanité… ni chacun de ses membres.

Grâce à Jésus, je suis sorti d’un état de division mêlée de fusion et de confusion pour entrer dans un Corps dont les membres sont, par Lui avec Lui et en Lui, non séparés bien que non confondus.

Étonnamment, je suis plus libre maintenant en étant intégré par grâce en Son Corps que dans ce temps où j’étais comme un sarment libre de la vigne.

Ce qui veut aussi dire que je reste malheureusement libre de me débrancher sans cesse de Sa Vigne, souvent presque malgré moi lorsque je mets quelque chose ou quelqu’un entre Lui et moi… ou alors parce que j’oublie d’actualiser Son Amour en nous, en pratique et en vérité. Dans ces moments de séparation, je me retrouve comme une âme en peine, blessé en mon corps qui ne circule plus de Sa Vie, qui ne respire plus de Son Souffle.

Pour des yeux extérieurs, ma vie ne semble sans doute pas très différente quand je suis avec Jésus ou sans Lui, car je reste avec mes doutes et mes faiblesses. Je suis la même personne et pourtant…

Michaël

Pour avoir expérimenté les deux, ou plutôt les trois, cheminer sans Dieu, ensuite avec un Dieu impersonnel, et puis avec Jésus, je dirais que oui, il y a une différence substantielle.

Cheminer avec Jésus, c’est en tout premier ne pas être seul dans son parcours de vie, quelque soient les circonstances. C’est comme avoir un père, une mère, un très cher ami qui nous tient la main fidèlement, et ce même si parfois nous sommes nous-mêmes infidèles.

Sauf que cette présence n’est pas visible par les sens extérieurs, puisqu’elle vient nous habiter d’abord et avant tout à l’intérieur de nous-mêmes.

C’est quelque chose de tellement incompréhensible pour qui ne le vit pas, que la personne qui a la conviction de n’avoir que sa raison pour seule compagne de vie, s’imagine que le croyant ne peut qu’être victime de croyances erronées et de son autosuggestion.

L’écart de vison est considérable entre la personne qui s’organise sans Jésus, ou sans Dieu, et celle qui chemine avec.

Sans Jésus, tout est ramené à des perceptions individuelles selon lesquelles ce qui est rencontré sur le chemin nous apparait comme étant favorable ou défavorable à notre propre bien-être. Autrement dit, tout est pris personnellement, puisqu’il n’y a rien d’autre que notre propre personne. Si l’on concède à l’autre une certaine importance dans notre vie, le point central ultime n’en demeure pas moins le moi, dominé par ses peurs et ses désirs, dirigé par ses mécanismes de défense et stratégies d’obtention.

Avec Jésus, la personne qui chemine fait progressivement de la place à une autre raison d’être que la sienne, elle apprend à se désidentifier de sa propre personne pour embrasser quelque chose de plus large, plus donnant et aimant. Ainsi les circonstances de vie sont perçues tout à fait différemment. Ce qui aurait pu apparaître comme un obstacle négatif à celui qui marche sans Jésus, une sorte de malchance dont il est victime, s’avère au contraire pour l’accompagné une occasion de se dépasser, de croître, de renoncer à lui-même et de s’offrir à un amour plus grand que le sien.

Un changement de perspective considérable. Avec Jésus, qui a lui-même pris corps et revêtu notre condition, cet appel à la conversion prend des proportions humaines, aimantes  et miséricordieuses, à l’échelle de nos faiblesses et égarements.

Nénuphar

Je suis née dans une culture de foi catholique. Baignée dans la lumière de mon baptême, j’ai appris à aimer Dieu et chanter ses louanges. Toute ma vie j’ai rencontré des témoins de l’Évangile qui m’ont annoncé ce qu’ils ont vu et entendu de ce Dieu d’amour qui nous aime tant. Comme un enfant, j’ai appris à lire les Écritures et à écouter ce qu’avait à me dire les professeurs de catéchèse sur Jésus de Nazareth. Dieu, nul ne l’a jamais vu. Il s’est révélé en la personne de Jésus. Jésus nous a fait connaître Dieu, son Père, notre père. Encouragé à vivre les sacrements et pratiquer les rituels de l’Église, j’ai pris goût à la prière personnelle et communautaire. Ma première expérience avec Dieu en intimité fut  dans ma prière personnelle et ce dès mon enfance. Je me rappelle encore cette nuit où j’ai prié le Seigneur et avoir eu la certitude qu’Il existait vraiment et qu’Il était Présent avec moi puisque ma prière a porté fruit cette nuit-là. Les années ont passé et ma relation à Dieu n’a jamais cessé de grandir. Pourtant, j’avais toujours un grand désir de rencontrer Jésus, d’être plus intime à Lui.  Ma soif de Le rencontrer  personnellement, intimement a été exaucée. Dieu m’a fait grâce de rencontrer son fils Jésus. Oh quel bonheur! J’ai goûté à son amour infini qui a transformé ma vie. Je suis née de nouveau  et sa présence reste bien réelle dans ma vie.  Il m’a rendu la vue spirituelle. Désormais, le  Dieu Père, Fils et Esprit n’est plus emprisonné dans  mon intellect  mais Il est bien vivant au-dedans de moi et de tous ses enfants. Sa présence se fait sentir dans les personnes qu’Il a mises sur mon chemin, dans la nature, dans les Écritures et dans tout l’univers visible et  invisible. En communion avec sa création, je me sens en relation avec tout le créé qui fait de nous des frères et sœurs. Je remercie les témoins de l’Évangile, des hommes et des femmes de Foi qui m’ont transmis l’héritage de la Foi. Le Seigneur m’a fait grâce de Le rencontrer pour que je devienne à mon tour un témoin de son Évangile de paix, d’amour et de joie.

Cheminer avec Jésus…oh quel bonheur!

 Cheminer avec Jésus, c’est de  s’ouvrir à la vie avec un sourire matinale.

…C’est recevoir en héritage la Foi de ses apôtres, de ses disciples et de son Église.

…C’est croire qu’Il est vraiment ressuscité, bien vivant au milieu de nous.

…C’est Lui ouvrir son cœur pour qu’Il puisse se révéler et nous révéler à nous-même.

…C’est de se laisser conduire dans nos chemins ténébreux à la lumière de sa Parole.

…C’est de lui faire confiance et d’avoir la foi qu’Il sera toujours présent à nos côtés.

…C’est de  se mettre à son école pour faire l’expérience de l’Amour.

…C’est de Lui faire part de nos doutes, nos incertitudes et nos résistances.

…C’est recevoir la grâce de sa miséricorde pour nos manquements à l’amour.

…C’est prendre un rendez-vous amoureux au quotidien pour s’abreuver d’amour.

…C’est prendre le temps de se renouveler tous les jours dans son amour.

…C’est de dire OUI à la Vie comme elle se déploie malgré nos incompréhensions.

…C’est de se laisser séduire par sa Parole et pétrir par son amour.

…C’est entrer dans le silence de son cœur pour n’en sortir jamais.

…C’est de  se laisser toucher avec amour pour une guérison intérieure.

…C’est rester à  son écoute pour vibrer au rythme de son cœur.

…C’est vivre l’instant présent pour goûter sa présence aimante.

…C’est croiser son regard d’amour et se sentir comblé à jamais.

…C’est prendre le temps de lui dire à tout instant « je t’aime Jésus et merci. »

…C’est poser un regard sur la croix pour lui remettre nos souffrances.

…C’est Le voir à l’horizon dans le visage d’un mal aimé et donner son pardon.

…C’est prendre conscience d’avoir blessé son frère et lui demander son pardon.

…C’est Le reconnaître dans un visage défiguré par la souffrance et lui tendre la main.

…C’est de revêtir l’habit de service en toute humilité.

…C’est de  s’enraciner dans son amour pour mieux servir et aimer.

…C’est habiller le pauvre d’un regard compatissant pour retrouver son frère perdu.

…C’est avoir un regard tout neuf qui s’émerveille par tant de beauté.

…C’est danser de joie et chanter ses merveilles.

…C’est ressusciter avec Lui avec un corps éveillé par son Amour.

…C’est de s’identifier à Lui en renonçant à soi-même pour marcher à sa suite.

…C’est vivre pour  Lui, en Lui et par Lui pour la plus grande de Dieu.

…C’est faire sa volonté pour connaître une plus grande liberté intérieure.

…C’est de demeurer dans son amour pour aimer comme Il nous a aimés.

…C’est l’adorer en Esprit et en Vérité.

 

Ô, Jésus, quel bonheur de marcher avec toi.

Quel bonheur de suivre tes pas lumineux.

Quel bonheur de se sentir comblé et aimé.

Quel bonheur de goûter à ta paix et ta joie.

Ô, mon doux Jésus, tu es Celui que mon cœur aime.

Tu parles à mon cœur pour me rendre semblable à toi.

Ta Parole de Vie me libère et me donne Vie en abondance.

Oh qu’il est bon de se laisser aimer sans mesure et en toute liberté.

Merci Jésus de  révéler ton Amour  à l’humanité.

Merci de te révéler à moi. Merci de pardonner mes manquements à l’amour.

Fais que je sois docile à ta Parole et dirige mes pas.

Fais de moi Seigneur, un témoin de ton Évangile de paix, de joie et d’amour.

Karine

C’est à moi que vous l’avez fait

matthieu_25_31-46

Nous continuons de réaliser certaines des illustrations à l’intention des enfants afin de les faire participer plus directement au sens de la parole et des paraboles. Imprimez le dessin à copier, tracer ou colorier à la fin de l’article.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,31-46. 
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres :
il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! ‘
Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…  ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? ‘
Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. ‘
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. ‘
Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ? ‘
Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait. ‘
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

10-visage-de-dieu

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Matthieu 25,31-46.

Lorsque j’accueille et je nomme tout ce que l’on a fait depuis ma naissance pour m’aider à devenir autonome et porter du fruit, mon cœur est tout rempli de gratitude envers ces personnes qui sont le cœur de Dieu même…

Et puis j’ai grandi en humanité et spirituellement grâce aux personnes rencontrées dans l’Amitié, l’Amour et le Service. C’est très réel que le Visage de Dieu se donne volontiers dans la Sœur, dans le Frère… ChacunE en de multiples facettes qui édifient le Corps tout entier du monde présent.

Ainsi ne sommes-nous pas appelés chacunE d’une façon unique, à devenir sur terre le Cœur de Dieu?

Marie-Hélène

Seigneur Jésus, une seule chose aujourd’hui : je suis tellement, tellement heureux que tu te laisses rencontrer au travers de l’un de ces « petits » qui sont tes frères. Je ne suis pas très doué pour t’entendre en Esprit (veuille m’assister en ce sens), mais le fait que je puisse te rencontrer en l’autre me sauve d’ici à ce que je puisse entièrement te reconnaître, et te parler dans un « face à face » intérieur, comme toi tu avais coutume de le faire avec ton Père.

Nénuphar

 »  COMME LE BERGER SÉPARE LES BREBIS DES CHÈVRES  » Seigneur je ne veux pas être la chèvre de ma famille ni de ma communauté en ruminant ma vie, et être écarté des autres hommes. Accorde moi la douceur de la brebis, celle qui me porte à croire que ma vie coulera avec plus de liberté et me faire comprendre que tout ce qui est important c’est de prendre soin de mes frères souffrants. Les occasions sont nombreuses d’apporter un peu d’amour à celui qui n’attend que ce geste pour retrouver sa dignité et participer à ta création. SEIGNEUR QUAND EST-CE QUE JE TAI VU ?  À ma naissance, Tu étais présent dans mon baptême, dans la tendresse de mes parents, dans les services échangés entre sœurs et frères, je t’ai vu dans mon époux, mes enfants, mes amis, et tous les évènements de ma vie, je t’ai vu dans l’accompagnement de fin de vie de ceux que j’aimais, mais Seigneur je ne t’ai pas toujours RECONNU … Père, pardon pour tout ces moments d’aveuglement, j’espère que Tu me trouveras parmi les brebis…..

 Mariette

Ce riche passage comporte tellement d’éléments!

Et c’est toujours la division qui me saute d’abord aux yeux dans cet extrait de la parole.

La séparation des chèvres et des brebis, qui seront envoyés ou au châtiment ou à la vie éternelle me donne encore froid dans le dos aujourd’hui. Dur, venant de notre Seigneur, qui nous a aussi déjà invités à ne pas séparer l’ivraie du bon grain.

Pourtant, je me sens tellement touchée par l’invitation à Le servir, et à L’aimer, dans le plus petit et le plus vulnérable! Et combien de fois me suis-je dit que je ne suis pas capable, moi, de le servir dans le plus petit, qui sont mes sœurs, qui sont mes frères. Et même dans la partie que je considère la plus faible ou vulnérable en moi, me voyant écarter ou fuir mes côtés plus instinctif, sensible, maternant, compatissant, vulnérable, doux, mystérieux ou sacré, pour laisser toute la place à mes côtés plus logique, rationnel, fort, « sage »…

En écrivant ces lignes, je me rends compte que je coupe moi-même les ailes à la vie chaque fois que je juge, et n’ose pas servir.

En fait, et si c’était nous qui nous éloignions de la vie éternelle?

Seigneur, stp donne-moi, donne-nous de dépasser nos peurs et de te nourrir, de t’accueillir, de t’habiller et de te visiter, quelle que soit notre condition !

Solane

Chaque fois que ce texte revient sous mes yeux, je me range du côté des chèvres bien que ce soit la forme d’orgueil de celui qui n’a pas l’humilité d’attendre le jugement divin. Néanmoins, combien de fois ai-je baissé les bras, laissé mes pieds au repos et même omis de prier lorsque la misère du prochain étais mise devant mes yeux, dite à mon oreille ? Tant de possibilités s’offrent à moi pour oublier, pour couvrir la conscience alarmée sous le semblant de bonne conscience qu’est la justification, ou simplement sous le divertissement. C’est vertigineux, aveuglant et inguérissable tant que la conscience alarmée, (prenons garde au mot « larmes » ici contenu), n’est pas conduite par la charité et la miséricorde du Seigneur.

Car nous avons été avertis : les actions les meilleures ne sont rien si elles ne sont pas le fruit de la charité, et la charité est le fruit de l’action du Seigneur en nous.
Me voilà revenue à l’état de « mendiant ».

Pierrette

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Seigneur, je me reconnais malheureusement dans ceux qui ne t’ont pas donné à manger et à boire au travers de ces petits qui ont faim et soif, ne t’ont pas accueilli en l’étranger, ne t’ont pas  vêtu en ceux qui sont nus, et ne t’ont pas visité parmi les malades et les prisonniers…

Pour nous tous qui sommes à ta gauche, j’en appelle à ta miséricorde, toi qui es venu pour sauver ceux qui étaient perdus, malades, pécheurs…

Je ne te demande pas de nous justifier ou de nous excuser, de nous agréer dans notre indifférence et notre égocentrisme… car ton Amour ne pourrait s’accommoder de nous garder  malades, et plutôt morts que vivants. Bien au contraire, tu nous appelles sans cesse à nous brancher à ta vigne, afin d’être libérés de l’enfer de notre enfermement, nourris de ta vie et ainsi porter les fruits de ton Amour…

Et s’il est légitime pour le roi de faire jeter au feu tous les sarments desséchés qui sont devenus vides de toute vie, il est aussi légitime d’en appeler à la miséricorde du roi pour tout ce qui peut encore être sauvé…

Alors je t’en prie, sauve-nous de nous-mêmes, nous qui sommes prisonniers de  nos propres murs de protection, malades de nos déviations, affamés de nos désirs, assoiffées de vie, nus de ton Amour, étrangers les uns des autres à force de choisir l’esprit qui divise plutôt que l’Esprit qui réunit…

Je t’en supplie, souffle ton Esprit Saint sur nous, exclus parmi les exilés, afin que du fond de nos prisons, creusés par la souffrance, le froid, la faim et la soif, nous puissions ouvrir notre cœur à tous ces autres égarés de la vie. Et si nos murs nous retiennent encore de tendre la main… ouvre-nous les portes de ton royaume intérieur afin que, là, nous puissions veiller et prier comme tu nous l’as si souvent demandé, avec cette Foi qui fait tomber les murs, cette Espérance qui transcende nos ténèbres pétrifiantes, cet Amour qui guérit, accueille, vêtit, nourrit et désaltère.

Amen

Michaël

10-paroles-de-vie

Ce passage d’évangile est très beau et très profond. Il nous dit pour qui, pourquoi, et comment donner un sens à notre existence. Jésus nous fait part d’une belle  promesse : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siègera sur son trône de gloire… Le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. » Pour avoir part à cet héritage, il nous faut rencontrer le Christ-Jésus dans les plus petits, les exclus de la société et les plus vulnérables parce que Dieu regarde le cœur en action. Notre agir peut se situer au niveau de l’être ou de l’avoir. Les deux niveaux sont interreliés et complémentaires.  Comment rencontrer Jésus dans les plus petits? C’est très simple.  Nous avons à réveiller notre conscience cosmique et christique pour honorer le divin en chacun, chacune et reconnaître que notre prochain est un frère, une sœur dans le Christ. Jésus nous montre la voie à suivre pour Le rencontrer :

  • Donner à manger et à boire à ceux qui ont faim et soif: Il y a la faim et la soif profonde de tout être humain d’être aimé et reconnu dans sa valeur propre, dans sa dignité. Alors si notre agir se situe au niveau de l’être nous allons partager notre foi, notre sourire, notre temps, notre amitié, nos talents  avec les plus pauvres. Si notre agir se situe au niveau de l’avoir nous aurons tendance à donner de la nourriture ou de l’argent aux pauvres, à faire des dons dans les organismes de charité ou d’être un membre actif dans des organismes qui luttent pour changer le système d’exclusion et d’injustice sociale.
  • Accueillir l’étranger : Dans les épreuves difficiles, les gens ont besoin d’être entouré. Si notre agir se situe au niveau de l’être, nous allons accueillir l’étranger dans sa détresse, l’écouter dans sa demande en ayant une attitude d’ouverture, d’accueil et d’écoute profonde. Nous serons présents pour donner du support et notre amitié. Si notre agir se situe au niveau de l’avoir nous aurons tendance à héberger les personnes qui vivent de grandes détresses ou de travailler dans les organismes qui œuvrent pour que les réfugiés aient un toit sur la tête et des soins adéquats qui les aident dans leur croissance spirituelle et humaine.
  • Vêtir ceux qui sont nus : Nous pouvons avoir une attitude, un regard qui déshabille notre prochain et qui le réduit à un objet méprisable et indésirable. Si notre agir se situe au niveau de l’être nous aurons tendance à habiller du regard ceux et celles qui ont perdu leur dignité, leur réputation et leur estime de soi. Nous serons touchés par leur nudité, leurs malheurs et nous serons présents pour les couvrir de compassion, d’amour et de tendresse. Si notre agir se situe au niveau de l’avoir nous ferons tout pour donner des vêtements dans les refuges et travaillerons dans des organismes qui œuvrent pour redonner une dignité aux sans-abris.
  • Visiter les malades et les prisonniers : Les gens malades et les prisonniers reçoivent peu de visite. Si notre agir se situe au niveau de l’être nous n’allons pas nous dérober devant la souffrance de ces personnes et les fuir comme la peste. Au contraire, nous allons prendre le temps pour aller les visiter, les écouter dans leur souffrance et simplement être là pour offrir une présence de qualité faite de non jugement. Si notre agir se situe au niveau de l’avoir nous allons travailler pour améliorer le système de santé et carcéral pour que les gens puissent vivre dans la dignité comme des fils et filles bien-aimés de Dieu.

Jésus nous a fait une belle promesse. Pour avoir part à l’héritage de son Père, il faut donner un peu de soi-même et de son cœur.  La transformation du cœur passe par notre agir. Jésus veut que notre agir corresponde à la grandeur de son cœur. Par notre option pour les plus pauvres, les plus démunis nous entrons en relation avec Jésus, notre frère. Jésus demande à chacun, chacune  de partager avec l’affamé, de donner la vie à ceux qui ont soif,  d’accueillir l’étranger, de revêtir ceux qui sont nus, de visiter les malades et les prisonniers. À  chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères c’est à moi que vous l’avez fait, nous dit-Il. Allons, crions de joie pour le Seigneur et partageons  la bonne nouvelle aux quatre coins du monde.

Ô Jésus, Toi, notre frère, notre ami,
Aide-nous à entrer dans cette belle promesse du Royaume.
Donne-nous ton regard d’amour qui redonne la dignité à ceux qui sont nus.
Mets en nos cœurs les paroles de Vie qui désaltèrent et comblent l’affamé.
Fais tomber nos œillères qui ferment la porte de notre cœur aux étrangers.
Remplis nous de ta Présence qui allège la souffrance des malades et des prisonniers.
Envois-nous ton Esprit-Saint qui fait de nous des êtres de lumière et de compassion.

Karine

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Dessin à copier, à tracer ou à colorier

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Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,14-30. 

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. 
A l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. 
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. 
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. 
Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître. 
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. 
Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres. –
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. ‘
Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres. –
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. ‘
Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. 
J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. ‘
Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. 
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. 
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. 
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. 
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents ! ‘

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Avant de commencer, nous vous partageons un commentaire écrit en réponse au dernier partage de témoignages (à propos du passage  Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic) :

« Mon Dieu quelle richesse, quelle authenticité: l’Esprit me rejoint, me travaille et m’apaise à travers la méditation des résonances partagées en écho à la Parole.
Il y a de ces commentaires où je ferais un « copier/coller » tant je suis rejointe, travaillée, apaisée et retournée à vivre le cœur en louange.
Merci car je veux me laisser libérer par le regard bienveillant de Jésus dans sa Passion de faire de nous des êtres libres et engagés, fortifiés par son infinie douceur pour aller de l’avant dans « l’être-avec » en toute confiance. »
Marie-Hélène

Nous sommes totalement d’accord avec vous Marie-Hélène, merci d’avoir mis des mots sur notre propre perception. Oui, quelle richesse et quelle authenticité fleurissent à l’écoute intérieure de la Parole! Celle-ci fait littéralement des miracles si on l’accueille en notre cœur, inspirés par l’Esprit. Nous en profitons pour remercier une fois de plus chaque personne qui en participant à ce partage nous éclaire de sa précieuse et unique contribution!

L’équipe

Voici les commentaires reçus cette semaine :

9-aide-nous-a-reconnaitre

« Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. »

Seigneur, tu es cet homme. Tes biens, tu nous les confie.  Or, ton bien le plus précieux,  n’est-ce pas ton immense amour pour nous?  Alors, dans le respect des capacités de chacun, tu donnes des talents pour que ton amour puisse fructifier en gestes de patience, de bonté, de service, de justice, de compassion, de tendresse, de joie.  Aide-nous à reconnaître ce que tu nous donnes et le courage de le redonner à travers la simplicité de nos gestes quotidiens.

Fernande

« TU MOISSONNE LA OU TU N’AS PAS SEMÉ, TU RAMASSES LA OU TU N’AS PAS RÉPANDU LE GRAIN  » Mais qu’elle est grande ton espérance Seigneur, à imaginer une récolte sur ma terre aride! Tu trouves le moyen de ramasser quand même le grain qui a refusé de produire, c’est comme s’il avait semblé vouloir nous laisser dans l’attente d’une future récolte. Père, tu vois bien que mes sillons sont à refaire pour que je puisse ramasser assez d’amour pour le prochain ensemencement, mais je te dis : ne désespère pas, ensemble nous engrangerons en vue d’une utilisation future. Heureux le serviteur fidèle, Dieu lui confie sa moisson  et lui dit, ENTRE dans la joie de ton maitre peu importe les talents reçus.

Mariette    

9-quel-est-mon-savoir

Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.
J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. ‘

Quel est mon savoir en face du Seigneur?
Est-ce que je l’enferme dans ce que je pense de Lui?
Ou est-ce que je lui donne la possibilité de se faire connaître à moi?

Sylvie

Je me sens comme celui qui a peur, et la réaction du maitre m’a paru dure…j’aurais préféré le pardon.

Mais si on ne sème pas à notre tour, ce qui nous est donné, ça ne peut effectivement pas se multiplier, alors, essaye-t-il de nous enseigner qu’on doit, par amour, prendre des risques?

victoria

« Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, …..j’ai eu peur! »

Combien de « Mozart » apeurés et « enfouis » autour de nous….

Et si celui qui n’avait reçu qu’un seul talent avait été rencontré dans son unicité, puis éveillé au meilleur de sa personne… Sans doute que la peur l’aurait quitté.

Au cœur du notre monde actuel, bon nombre d’éveilleurEs et de sourcierEs anonymes sont à l’œuvre.

Non pas des « passé-date » et qui pleurent sur ce qui fut « bien meilleur avant », mais plutôt des cœurs-bienveillants-dépisteurs de brebis-au-talent-unique…

La Parole nous rappelle par ailleurs que pour un seul talent éveillé, orienté et « projeté », celui-ci produit du « cent pour un »!!

Ça vous renouvelle toute une province, un pays et pourquoi pas, la face de la terre….

Marie-Hélène

9-agissons-dans-la-confiance

Dieu nous offre tout et il s’attend en échange que nous en faisions une bonne utilisation. Il ne veut pas qu’on ait peur de lui. Je crois qu’il préfère l’échec si la personne a agit de bonne foi, qu’à l’inertie causée par la peur. Agissons dans la confiance que Dieu est toujours là avec nous, tel un père, plutôt que de nous cacher dans nos peurs et d’aller nous coucher en attendant que ça passe!

Rosa

9-dire-au-seigneur

La Parole de Dieu de ce matin nous invite à utiliser le mieux possible, au bénéfice des gens autour de nous, les talents que nous avons reçus, Il ne faudrait pas arriver à la fin de notre vie et dire au Seigneur : « Voilà je te remets le cœur que tu m’as donné, je l’ai très peu utilisé afin
de ne pas faire d’erreur. La fantaisie que tu m’as confiée, je te la rends comme tu
me l’as donnée. Elle est presque neuve, elle n’a jamais servi »
. Le jugement portera
sur les fruits que nous aurons produits : «Je vous ai choisis pour que vous
produisiez du fruit et que votre fruit demeure».
Dans la vie, il nous faut avoir le courage de prendre des risques. Jésus a été très dur
pour les pharisiens qui empêchaient tout changement et qui voulaient «ériger une
clôture autour de la Loi et des traditions d’Israël» afin de les protéger.

Laurette

Un serviteur ne doit-il pas servir son maître le mieux possible, quel que soit le caractère de ce maître, ou renoncer à sa charge?
Suis-je un serviteur si je ne cherche pas à entendre mon maître si bien qu’en exécutant ses désirs nous trouvions l’un et l’autre satisfaction, joie ? Tant que la relation n’est pas une relation d’amour, de cœur à cœur, il y a place pour l’insatisfaction.

Je suis dans le cas du troisième serviteur si je demeure dans la relation du jugement et de la crainte. En disant « Mon maître est dur », (sans l’aimer tel quel), j’ouvre la porte à la peur, je suis extrait de la relation d’amour, de l’inspiration qu’il ne cesse d’offrir, de la confiance et de la capacité d’agir lorsque le maître s’absente. Ce que je n' »ai » pas, est-ce la foi, et la charité dont parle Saint -Paul ?
Ce qui me « sera enlevé », la vie ?
Les pleurs et les grincements de dent (image traînée dans mes bagages depuis l’enfance), pour le juge inique?

L’état de serviteur véritable est un état de grâce. Qu’il soit donné à ceux qui le cherchent.

Pierrette

L’attitude du maître face à ce serviteur qui avait reçu un seul talent et qui est allé l’enfouir dans la terre par peur de décevoir son maître vient nous tirer de notre sommeil. Par cette parabole, Jésus utilise la monnaie pour faire comprendre à ses disciples que nos talents et nos dons  nous sont donnés et ils ne nous appartiennent pas.  Il nous fait prendre conscience que nous avons le devoir de faire fructifier nos talents et qu’il n’y a pas d’excuse pour justifier notre paresse. Dans notre société moderne, nous assistons au phénomène du vedettariat. Nombreux sont ceux et celles qui ont du talent à revendre et qui font tout pour se retrouver sous les feux des projecteurs. Nombreux sont aussi ceux et celles qui ont  reçu un seul talent et  qui se comparent aux autres ou qui envient le talent des autres jusqu’à enterrer le leur. Certains vont jusqu’à se créer un personnage pour atteindre une reconnaissance instantanée par la négative sur les réseaux sociaux ou en posant un acte criminel.  La peur de ne pas être  reconnu, ou d’être rejeté par les commentaires des autres les entraîne dans un monde de ténèbres parce qu’ils ne  laissent pas passer leur petite  lumière intérieure. Ils ne font pas fructifier leur talent parce qu’ils sont paralysé par la peur.

Aujourd’hui encore, Jésus nous interpelle et nous demande de faire valoir nos talents.  Il nous faut les faire fructifier pour en recevoir davantage. Ce n’est pas nécessaire d’être une vedette pour faire valoir nos talents ou de les monnayer  pour entrer dans la joie de Dieu. L’essentiel, c’est de ne pas laisser mourir notre feu intérieur. Jésus nous invite à être généreux avec le talent qu’on a reçu selon notre capacité. Il n’est pas à nous puisqu’il doit être donné à cœur joie pour le bien de la communauté et de la société. Soyons généreux avec nos talents pour goûter la joie de donner et de recevoir en abondance. Tendons la main aux petits du royaume qui ont de la difficulté à laisser briller leur lumière intérieure et transmettons nos connaissances,  notre savoir-faire, nos dons à d’autres afin de demeurer dans la joie de notre Seigneur.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Merci de donner à chacun, chacune des dons selon ses capacités.
Apprends-moi  à valoriser mon talent et à le faire fructifier.
Aide-moi à célébrer l’unicité de chacun, chacune et
Ne permets pas que l’envie et la peur entrent dans mon cœur.
Ramène-moi à Toi quand la reconnaissance des pairs n’est pas au rendez-vous.

Karine

Dès la toute première fois que j’ai lu ou entendu cette parabole, je me suis identifié avec le serviteur qui enterrait l’argent de son maitre : non seulement il était clair pour moi que c’est ce que j’aurais fait… mais en plus je trouvais sa réaction parfaitement justifiée de vouloir protéger ce qui lui était confié, et ainsi être bien certain que le maitre retrouve son bien dans le même état qu’il était au moment où il l’a donné. Pas un instant il me serait venu à l’idée de faire fructifier un bien sans un ordre précis de son propriétaire.

Longtemps je restai perplexe devant cette parabole, d’autant plus que le monde des investissements financiers m’était perçu de façon plutôt péjorative.

Si par contre je me limite à « entendre » le mot « talent » de cette parabole dans le sens d’un don, d’une qualité ou aptitude à faire fructifier, je cesse de me reconnaitre en  ce serviteur « mauvais et paresseux »… ce qui ne m’empêche malheureusement pas de rester comme lui prisonnier de son impuissance à faire fructifier son talent.

Je reconnais pourtant que dans tous les domaines (même financier) « …celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. »

Je reconnais aussi que ce qui nous est donné est à donner… et ce qui est thésaurisé, enterré, retenu, devient ce qui coupe la circulation du don d’amour et donc nous exclut, nous jette en dehors… dans les ténèbres.

En ce sens, celui qui ne fait rien pour faire fructifier et transmettre le don reçu – même s’il ne fait rien de « mal »  – tombe dans le péché par omission, péché dans son sens premier de manquer la cible, d’égarement, de détournement, d’éloignement de Dieu, de non réalisation du potentiel…

Je continue cependant à trouver mystérieuse cette réponse du maître :

Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. 
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. 

Quel est ce Seigneur qui affirme moissonner là où il n’a pas semé… alors que toute semence vivante vient de ce seul et unique Seigneur?

Est-ce l’affirmation que l’être humain – par le don du Fils – contient en lui-même cette force créatrice qui attend patiemment d’être actualisée en l’Esprit Saint, mais aussi cette totale liberté de pouvoir refuser le don, refuser d’être uni au Verbe Créateur?
En ce sens, le don du Fils est offert comme une semence potentielle, et c’est à l’homme de l’actualiser…  et donc la moisson n’est pas acquise. Et si le grain-individu ne se donne librement, volontairement, pas de grains à ramasser.

Quoique le « il fallait placer mon argent à la banque » ne me parait pas particulièrement créatif… à moins que cette banque soit précisément l’Esprit Saint sans lequel rien ne peut véritablement fructifier?

Malgré tout je continue  à me sentir en âme sœur avec le serviteur « bon à rien » qui n’a pas la présence d’esprit de la fructification, non pas seulement par esprit de paresse, mais aussi et surtout par esprit craintif :

« J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. »

Au lieu du grain qui meurt dans la terre pour donner du bon grain en quantité, c’est le talent qui est enfoui dans la terre de ce qui refuse de se donner, car l’esprit craintif est un esprit replié sur lui-même, malade… coupé de l’Amour Vivant.

Ô Seigneur, toi qui n’es pas venu pour les bien-portants… mais pour les malades et les pécheurs, j’en appelle à ta miséricorde pour tous les timorés et autres repliés de ce monde. Je t’en prie, envoie Ton Esprit Saint!

Amen

Michaël

Il y a des paroles dans les Évangiles qui peuvent sembler tellement dures, en regard de tout l’amour, la tendresse, la miséricorde et le pardon dont d’autres passages témoignent.

C’est là que, en tant qu’enfants de Dieu, notre foi est mise à l’épreuve. Nous savons que Dieu est bon et aimant, infiniment miséricordieux. Alors que se passe-t-il lorsque que, pour un oui ou un non, il semble si facilement envoyer un pauvre pécheur en enfer ou dans les ténèbres?

N’est-il pas précisément venu pour les pécheurs et non pour les justes, pour les pauvres et non pour les riches? Alors pourquoi, dans ce passage des évangiles, il jette dehors précisément le plus démuni, celui à qui il n’avait déjà été donné que peu, celui qui, entrainé par le péché,  a été méfiant?

Et que vient faire toute cette histoire d’argent et d’intérêts? N’est-il pas dit : « Tu ne feras à ton frère aucun prêt à intérêt »? N’avons-nous pas à rendre l’argent à César et non à Dieu?

De plus, est-ce que cette parole ne justifie-t-elle pas tous les patrons de ce monde de jeter dehors toutes les personnes moins performantes, dont le rendement serait insuffisant?

Pour mieux comprendre la raison pour laquelle Jésus a utilisé cette parabole intransigeante, il est sans doute utile de jeter un coup d’œil sur l’ensemble du passage des Évangiles auquel elle appartient. En fait cette parabole a été présentée par le Christ pour mieux faire comprendre la parabole précédente (celle des dix jeunes filles invitées aux noces dans Matthieu 25). E ces deux paraboles appartiennent à toute une série de mises en garde que Jésus donne à ses disciples à propos de la destruction du temple, de la fin du monde et de la venue du Fils de L’homme.

Dans tous les cas, les paraboles utilisées donnent le même avertissement, à propos de l’extrême difficulté pour les hommes de se retourner vers Dieu, et de la nécessité de veiller, de se tenir prêt et de pratiquer la charité, sans quoi les hommes risquent de se retrouver dans un espace obscur dans lequel il y aura des pleurs et des grincements de dents.

D’accord, mais où trouver dans, cette parabole, l’amour et l’immense miséricorde du Père?

Retournons dans notre vécu de petits enfants face à nos parents. Combien de fois leur colère, leurs mises en garde et leurs punitions nous sont apparues comme étant sans cœur, illégitimes et injustifiées? Et pourtant nous avons découvert par la suite que dans la majeure partie des cas c’est par amour et par souci de notre bien-être  que nos parents ont du parfois se montrer sévères et intransigeants.

Au plus simple, une chose est certaine, si le fils prodigue, qui a tout reçu du Père, continue à dilapider son bien et à tourner le dos à la demeure paternelle, il risque fort d’expérimenter beaucoup de solitude et de détresse,  une grande pauvreté et bien des souffrances.

Et à la fin des temps, il n’y aura plus une éternité devant soi pour profiter à loisir de la liberté qu’il nous a été donné de dire oui ou non à Dieu.

Comme le fils prodigue, nous avons tout reçu du Père, la vie, la conscience, la raison, le libre choix, la nourriture,  l’amour ainsi que certains habiletés et talents personnels. Pour être éternellement à ses côtés, il nous faut retrouver notre véritable nature qui n’est rien d’autre que la sienne : celle du don de soi. Celui qui ne met pas à profit ses compétences et tout ce qu’il a reçu est comme celui qui enterre son talent, jusqu’à en oublier son existence, expulsé de sa vie en même temps que sa relation à Dieu.

Cette personne qui ne met pas à profit ce qu’elle a reçu de Dieu tombe dès lors dans cette « pauvreté spirituelle » dont Mère Teresa parle comme étant une pauvreté faite de solitude, de découragement et d’absence de sens qui débouchent tôt ou tard sur l’amertume, la colère et l’isolement, là même où il y a des pleurs et des grincements de dents.

Il y aurait tellement à dire sur ce sujet. Peut-on en vouloir à Jésus, en bon parent aimant et attentif, de chercher à nous prévenir de ce danger et de cette souffrance, même si pour cela il l’illustre au moyen d’une parabole qui nous apparaît comme étant plus conditionnelle. Il y a effectivement des conditions au salut, à commencer par notre oui puisque Dieu nous a gratifié du libre choix, mais ces conditions n’enlèvent en rien au fait que l’amour que le Père et le Fils nous offrent demeure inconditionnel, comme l’amour de tout bon parent!

Nénuphar

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Dessin à copier, à tracer ou à colorier

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Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic

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Illustration d’après une œuvre du peintre Julius Schnorr von Carolsfeld

 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2,13-22.

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. 
Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. 
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, 
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » 
Ses disciples se rappelèrent cette parole de l’Écriture : L’amour de ta maison fera mon tourment. 
Les Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » 
Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » 
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » 
Mais le Temple dont il parlait, c’était son corps. 
Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

8-inedits-et-surprenants

« L’Amour de ta maison fera mon tourment »

Les tourments changent suivant les époques, mais la Maison du Vivant tient bon…

Tant que dans ses pas, « l’Amour de Sa Maison fait notre tourment », Son Esprit ouvre toute grande la demeure de notre être pour œuvrer sur Ses Chemins: toujours inédits et surprenants!

Marie-Hélène

8-chassez-ces-marchands

La  maison de ton Père, c’était ton corps, ô Jésus. Cette humanité à travers laquelle le Père révélait sa tendresse. Et aujourd’hui, mon corps est aussi celui en qui vous faites votre demeure. Chassez donc ces marchands. Enlevez ce qui détourne de votre amour pour que tous ceux qui m’approchent sentent Ta présence.

Fernande

8-rencontre-amoureuse

Enlevez cela de la maison de mon Père!  Si Jésus compare le temple à son corps, n’en est-il pas de même pour nous ses enfants.  Alors pour nous aussi, qu’est-ce qui fait de nos cœurs, de notre relation à Dieu, des marchands? Qu’est-ce qui nuit à notre rencontre amoureuse avec Lui? Faisons place à la prière en nos cœurs! Aménageons des espaces de quiétude dans sa présence, loin des tumultes et boucans du quotidien, pour que nous soyons vraiment pour Dieu des fils, et que nous trouvions vraiment en Lui, notre Père tout aimant, avec qui il fait bon vivre.

Sylvie

8-jesus-prend-dans-tes-bras

« Enlevez cela d’ici ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic « Cette phrase me rejoint tout particulièrement. Le trafic à Dieu, j’essaie parfois de le prendre dans le détour de ma transaction, qu’il me donne ce qui pour moi semble indiscutable, mon comptoir est plein de bonne volonté et parfois je suis tout près d’envoyer une colombe faire du maraudage auprès de Dieu pour justifier mon comportement. Jésus prend dans tes bras la fragile brebis que je suis,  je mérite le fouet,  pas comme le monde le ferait mais le fouet de ton amour pour que les marques incrustées sur mon cœur me rapprochent constamment de Toi et qu’on te reconnaisse dans mes gestes quotidiens. Père, tu peux renverser tout ce qui n’est pas de toi pour me préparer à l’accueil du pardon de la patience et d’amour dans ta demeure parmi les hommes….

 Mariette

Quelques mots
Jésus a parlé, il a enseigné, il a nourri des foules, il a guéri des malades, mais cela n’a pas suffi. On lui demande encore des signes. Même quand il aura fait surgir du tombeau son ami Lazare, on ne voudra pas le reconnaître comme l’envoyé de Dieu. Ce jour-là, comme après son action d’éclat au temple, on va d’ailleurs chercher à le faire taire à tout jamais.
Ces gens qui hésitent et qui résistent, qui se bouchent les oreilles ont quelque chose en commun avec moi, avec nous. Nous sommes si lents à croire, comme les disciples qui ont pourtant accompagné Jésus depuis des lunes. À certains jours nous sommes témoins enthousiastes de son pouvoir d’attraction, entre autres quand il est possible de constater l’action de l’Esprit dans un cœur humain. À d’autres moments, nous repliant sur nous-mêmes (nos pièces de monnaie, nos possessions, nos relations, notre réputation), nous passons à l’état de légitime défense et nous oublions de rechercher avant tout la volonté du Père.
En regardant le fouet dans la main de Jésus, je veux me souvenir de sa passion pour faire de nous des êtres  libres, plus disponibles à la louange et à la vraie solidarité avec celles et ceux qui ont le plus besoin d’être libérés par son regard bienveillant.

Gisèle

….

Passage dur. Le claquement du fouet surprend, choque, glace, et réveille… Surtout venant de Jésus.

Peut-être pour nous éveiller… mais à quoi? Je me suis souvent demandé le sens de cette parole.

L’exercice d’écrire sur ce passage semble m’offrir une autre prise de vue: si en fait: « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic »  venait parler non seulement de ce temple de pierres, mais aussi du corps de Jésus… ET aussi éventuellement de notre corps à tous, aussi appelé à être ou devenir Temple de Dieu…

Et si on avait besoin de ce claquement des fouets pour pouvoir entendre vraiment, profondément, tout l’amour dans cet appel de notre Seigneur? Un peu comme l’appel vif d’un parent qui interdit à son enfant de mettre sa main dans le feu. Mais encore plus. Par essence, le parent ne souhaite pas que surveiller et réprimander son enfant, mais veut d’abord profondément son bonheur. Aussi notre Seigneur souhaite-t-il non seulement nous éviter tous les tourments et souffrances et détours, mais aussi et surtout nous inviter à percevoir le sacré de chaque être. Et nous inviter à être Temple, et donc témoin, présence vivante, lumineuse et débordante de l’Amour du Père, pour notre plus grand bonheur !

Solane

En comparant le Temple à Son Corps, non seulement Jésus nous révèle la vérité sur Son Corps…

« Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » 

… mais aussi sur la vocation de temple de Dieu de notre propre corps,  vocation qui se trouve trop souvent perdue, oubliée, déviée, inversée.

Par le regard de Jésus, je reconnais que mon petit temple intérieur est envahi par marchands et changeurs.

Et ce qu’il dit aux marchands de colombes…

« Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » 

…Jésus le dit pour chacun de nos temples en perte de vocation.

Je te le demande, Seigneur, chasse tous les intrus de nos petits temples! Je t’en prie, car si tu ne le fais, qui le fera?

Michaël

….

« Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

Pour moi, Jésus faisait ici un parallèle à notre corps et aussi a ce que nous ingurgitons. Dieu nous a donné un corps pour accueillir notre âme, mais nous n’arrêtons pas de lui donner ce qui nourrit plutôt notre plaisir (sucreries, alcool, drogues, gras) ou qui tait la souffrance (médicaments, drogues, alcool). Le corps nous parle, quand nous sommes malades nous souffrons mais il nous dit que nous devons changer quelque chose dans nos comportements ou habitudes, ne pas le taire avec des substances.

Rosa

« Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

C’est en apprenant, de la bouche même de Jésus, que le Temple de Jérusalem est à l’image de son Corps que nous pouvons concevoir la souffrance dans laquelle a pris naissance la colère qu’Il a manifestée.
Les marchands et comptoirs installés « à l’abri » du Temple ! N’est-ce pas comme si les disciples de Jésus, esclaves de l’esprit comptable, monnayaient pour Lui la guérison des pécheurs qui viennent à Lui ? Qui rétablira le Visage et la Miséricorde du Seigneur? Compte-t-il ses bienfaits en rapport au nombre de nos péchés ?  L’accès à son cœur est-il gardé par des trafiquants ou par l’Amour qui reconnaît de loin les siens lorsqu’ils reviennent à Lui, comme le fils prodigue ?
Aussi, à la question : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? »
La réponse énigmatique pour tous ce jour-là : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » , illuminera et fortifiera les disciples en temps voulu, lors de la Résurrection qui ne sera pas révélée à tous avant la Pentecôte.

Et moi, quel usage fais-je du corps qui m’est donné ? Qui me révèlera l’étendue du drame si ce n’est la sainte virginité de Marie ? Ai-je le désir d’être avertie à fin d’implorer la guérison, avant qu’il ne soit trop tard ? L’âme peut-elle se convertir et demeurer convertie sans la sanctification du corps ?

Pierrette

8-eglise

Cet évangile nous illustre bien la colère de Jésus contre les marchands installés dans le Temple. Jésus est très clair : « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » À la question des juifs qui lui demandait de se justifier, il répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »  En faisant le lien entre le Temple physique, le bâtiment,  et son propre corps, Jésus nous révèle son identité de Fils de Dieu et nous dit que le Temple est sacré. Dans son intervention Il nous fait prendre conscience que ce lieu de rassemblement et de prière est indissociable de son identité comme Fils de Dieu et de ce que nous sommes, des enfants de Dieu, le temple de Dieu. Le Temple est un  lieu saint où Dieu se révèle à son assemblée à travers Sa Parole.  L’Église est plus qu’un bel édifice. Elle est l’âme du peuple de Dieu.  Elle reflète notre être intérieur, notre identité collective. C’est le lieu par excellence où nous vivons la communion des cœurs et de l’esprit.  En allant à l’Église pour prier et louer Dieu en communauté nous acceptons de nous identifier à Jésus-Christ et de nous abreuver à la Source qui nous donne Vie. Nous faisons UN avec l’Église, le peuple de Dieu. Nous sommes les membres d’un seul corps. Nous ne pouvons pas nous dissocier de l’Église de pierre parce qu’elle devient par notre présence des pierres vivantes où nous allons collectivement, communautairement rendre grâce à Dieu et puiser l’amour, la paix et la joie pour vivre la charité fraternelle et universelle.

Dans la maison de mon Père
Je vais  puiser à la Source de la vraie vie.
Seigneur, rassemble en un seul cœur tes enfants dispersés.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps d’écouter la Parole de Dieu.
Seigneur, fais germer Ta Parole de vie en nos cœurs.

Dans la maison de mon  Père
Je prends le temps d’offrir à Dieu mes joies, mes peines et
Les souffrances du monde entier.
Seigneur, pardonne-nous nos offenses et notre aveuglement.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps d’adorer Dieu en communauté.
Seigneur, aide-nous à honorer le divin en chacun, chacune et dans tout l’univers.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps de  communier à l’humanité entière.
Seigneur, garde nous tous petits devant nos frères et sœurs.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps de compter mes bénédictions
Et de dire merci pour tant de merveilles.
Seigneur, renouvelle en nous ton esprit de bonté et d’émerveillement.

Dans la maison de mon Père
Je prie, je chante, je glorifie le Père, le Fils et l’Esprit.
Ô qu’il est bon de goûter ton amour et ta miséricorde, Seigneur,
Fais-nous demeurer dans ton Amour.

Karine

Ce qui me frappe, encore et encore dans ce passage, c’est le fait que Jésus soit toujours d’abord au service de son Père, même quand il agit en plein cœur du monde.

S’il appartenait au monde, comme nous appartenons tous au monde par notre naissance, Jésus prendrait soin du monde selon le jeu du monde.  Peut-être qu’il leur expliquerait pourquoi il est important que la maison du Père doit rester libre de tout ce qui vient la remplir de préoccupations du monde qui nous éloignent de la simple communion avec Lui?  Peut-être qu’il raconterait une autre parabole pour mieux faire comprendre que rien de doit venir s’interposer entre l’époux et l’épouse dans la chambre nuptiale? Peut-être qu’à tout le moins il leur donnerait une piste, comme quoi le marchandage et le monnayage appartient au monde d’ici-bas et qu’il n’a pas sa place dans la relation avec le Père de qui tout provient et vers qui tout retourne?

Rien de tout cela. Pris par une sainte colère de voir la maison du Père, et de voir le cœur de l’homme, tous deux envahis par l’incessante quête de profit, par tout ce qui cherche à protéger son propre gain, ainsi que par les savants calculs mercantiles, Jésus vient signifier que Dieu n’est ni vu, ni entendu, ni aimé.

« Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

Il répète, de façon musclée, que ces transactions, si chères à nos pensées, ne sont que vanité et poussières devant l’amour infini de Dieu, et que ces poussières nous distraient sans cesse de notre véritable appel d’enfants de Dieu.

« Enlevez cela d’ici. »  Il nous invite, chacun d’entre-nous, à en faire ainsi. À s’armer du fouet tressé des cordes de la prière, de la veille et de l’oraison, et à chasser l’esprit mercantile, non seulement de nos paroisses et communautés, mais surtout du véritable temple vivant de Dieu que chacun peut redécouvrir en soi. C’est de là que la véritable adoration du Père s’élance, et c’est de là aussi, malheureusement, que surgissent divisions et égarements lorsque le Saint-Esprit de Dieu n’est plus accueilli en sa légitime demeure, celle-ci étant submergée par les innombrables convoitises mercantiles du monde.

Si Jésus, plutôt que de répondre à l’ordre impératif de son Père de garder sa maison vierge des préoccupations du monde, d’en chasser ce qui vient en altérer la nature et la fonction, s’était tourné vers les marchands et avait pris la parole pour une énième fois afin de leur enseigner la vérité, cette histoire n’aurait pas fait le tour du monde, frappant l’imagination, remuant les cœurs et les consciences.

À noter que Jésus n’a à aucun moment insulté les marchands, ni ne leur a reproché comme tel le fait de se livrer à des activités marchandes. Il se contente de leur, « Enlevez cela d’ici », en d’autres mots, allez faire votre commerce ailleurs, pas dans la maison de mon Père.

Il les « chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs. » Et plus précisément il « jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs ». Oui, Dieu vient sans cesse renverser nos comptoirs d’évaluation, de  calculs et d’échange!  Combien de fois la vie vient nous rappeler qu’elle ne se laissera pas enfermer dans les prévisions et les chiffres. Il jette la monnaie par terre, rappelant qu’elle appartient au monde, qu’elle appartient à tous les Césars de la terre, qu’elle retournera à la poussière quelque soit la valeur que l’humain lui attribue en l’idolâtrant.

Et pour finir, ce n’est certainement pas pour rien que c’est spécifiquement aux marchands de colombes qu’il s’adresse quand il dit : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

Les colombes, qu’elles représentent le Saint-Esprit, ou les messagères de paix, de l’amour ou encore de Dieu, demandent à être libres pour remplis leur fonction. La paix, l’amour et l’Esprit-Saint ne peuvent en aucun cas être mis en cage ni monnayés, ils ne peuvent être qu’offerts, donnés librement, à l’égal de l’amour de Dieu qui nous est offert librement, sans aucune contrainte.

Nénuphar

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Venez, (écoutez) et vous verrez

Nous vous invitons à vous mettre à l’écoute d’un nouveau passage des évangiles en écrivant quelques mots sur ce que cette parole vous souffle à l’oreille…

venez-et-vous-verrez

Lire l’extrait de l’Évangile selon Saint-Jean suivant : Venez et vous verrez, écrire quelques mots ou plus sur ce que vous entendez de cette parole et envoyer le tout au plus tard dimanche le 31 août 2014 à midi à :

alecoutedesevangiles@gmail.com

Vous ne savez pas quoi écrire?

Vous n’avez rien à dire? D’une certaine façon tant mieux, vous ferez plus de place au souffle de l’Esprit-Saint. Essayez-le, se mettre à l’écoute d’une parole des Évangiles, c’est déjà faire un pas pour l’entendre, et l’entendre c’est accueillir son infinie richesse de sens à la fois personnel et universel. Plusieurs personnes qui ont participé à ce site pensaient aussi n’avoir rien à dire, et après quelques fois leur plume s’est mise à chanter et à leur révéler des dimensions qu’elles n’avaient jamais entendues auparavant.

Lire les témoignages et commentaires partagés au sujet du dernier extrait des Évangiles :

https://alecoutedesevangiles.mobi/2013/04/16/voici-lagneau-de-dieu/

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« Venez, (essayez-le) et vous verrez. »

Invitation aux groupes, paroisses, diocèses et communautés

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Nous recherchons des paroisses, diocèses, communautés et groupes de partage de la parole pour nous accompagner dans le lancement de l’activité À l’écoute de la parole du dimanche.

Envoyez-nous votre intention de participer avec le nom et les coordonnées de votre paroisse, groupe ou autre. Il suffit d’une seule personne participant à l’activité au nom de votre groupe pour que celui-ci devienne partenaire. Nous vous consulterons de temps en temps durant les débuts pour valider et bonifier le processus de participation.

participer@alecoutedesevangiles.mobi

En vous remerciant d’avance!

 ainsi-ma-parole

Dieu nous en fait la promesse de toutes sortes de façons, l’écoute de sa Parole ne reste pas vaine : …ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission (Isaïe 55,10-11),

Comment écouter sa Parole? En l’accueillant, en la méditant et en la partageant bien sûr. Mais pour que sa Parole Lui revienne pleinement en ayant « accompli sa mission », nous sommes inévitablement appelés à en devenir le témoin vivant.

Une des façons de le faire est de témoigner de ce que nous avons entendu. Non pas pour prétendre dire quelque chose qui n’aurait pas encore été déjà dit, mais plutôt en geste d’action de grâce, pour que sa Parole porte fruit, se manifeste à l’intérieur de notre propre expression et nous transforme, comme le suggère un commentaire que nous avons reçu :

Quand on dit que la Parole fleurit, c’est qu’elle est reçue dans le cœur de quelqu’un qui est à l’écoute. L’ouverture perçoit l’appel et l’invitation. Les personnes qui se mettent en route et s’activent par la suite traduisent dans leur vie des changements d’attitudes et de comportement. Leurs relations avec les autres changent, ils ont plus accueillants et tolérants. Leur vision du monde se modifie. De pessimiste et dépressif qu’ils peuvent être, ils deviennent confiants, positifs, pleins d’espérance. Nul doute qu’ils influencent les membres de la communauté qu’ils rencontrent. Et celle-ci entre lentement dans un processus de transformation. Un travail qui se fait subtilement et dans le silence.

Ovila