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Voici votre roi  

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 19, de 01 à 16

Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et  ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
Puis s’approchant de lui, ils disaient : « Salut, roi des Juifs! » Et ils le giflaient.
Pilate sortit encore une fois et dit aux Juifs : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Jésus sortit donc dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre; et Pilate leur dit : « Voici l’homme! »
Lorsqu’ils le virent, les grands prêtres et les gardes s’écrièrent : « Crucifie-le! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une Loi, et d’après cette Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » 
Lorsque Pilate entendit ces paroles, il fut encore plus effrayé.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu? » Mais Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher et que j’ai pouvoir de te crucifier? »
Jésus répondit : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, si cela ne t’avait été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a un plus grand péché. »
Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient, disant : « Si tu le relâches, tu n’es point ami de César; quiconque se fait roi, se déclare contre César. »
En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus dehors; il le fit asseoir sur une estrade en un lieu dit le Dallage, en hébreu Gabbatha.
C’était la Préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. »
Mais ils se mirent à crier : « À mort! À mort! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons de roi que César. »
Alors il le leur livra pour être crucifié.

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Commentaires

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En voulant manipuler Pilate pour le pousser à crucifier Jésus, les juifs affirment :

« Nous n’avons de roi que César. »

Alors voilà que sans le vouloir, ils affirment en fait la vérité… car choisir de mettre à mort Jésus, c’est obéir avant tout au pouvoir du monde, à l’usurpateur. Et comme Jésus l’a dit lui-même, « Nul ne peut servir deux maîtres… »

Aujourd’hui encore, combien de fois cherchons-nous à mettre à mort Jésus en chacun de nous, précisément parce que nous préférons obéir à ce qui a pouvoir apparent sur un monde éphémère… plutôt que de s’en remettre à Dieu en qui est la vie, l’amour et la lumière éternellement?

Michaël

 

 » Pilate sortit encore une fois…je vous l’amène dehors…Jésus sortit donc dehors…Pilate entra et dit à Jésus, d’où es-tu ? »…Pilate amena Jésus dehors pour proclamer son pouvoir… à la lecture de ce texte de l’évangile je remarque que Pilate s’énerve beaucoup. « Prenez-le vous-même » est sa recommandation, il veut se dégager du geste de vie ou de mort. Lorsque Pilate est à l’intérieur du prétoire il n’a pas à montré son pouvoir aux Juifs, c’est comme s’il entrait dans son cœur avec Jésus,qu’il est plus tendre …d’où es-tu? On dirait qu’il veut en connaitre d’avantage sur cet homme. Quand je regarde ce texte et que je veux bien y réfléchir, sortir dehors c’est être à l’extérieur de moi-même, de mes sentiments, de l’amour de Jésus, mais il demeure silencieux comme devant Pilate. Il est patient et il me fait comprendre que je n’ai aucun pouvoir si cela ne m’avait été donné de Dieu. Père, au nom de ton Fils Jésus, accorde moi la grâce de rester à l’intérieur de mon cœur à tout jamais.

Mariette  

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À travers les trois lectures qui nous font assister à l’arrestation de Jésus et à la suite des interrogations qu’il subit,  je frémis de voir que l’on peut être mis en présence de Jésus
sans le rencontrer.  Nous avons la possibilité de refuser la Vie, la Vérité, l’Amour qu’il offre à tous en mettant, entre Lui et nous, l`écran de nos attachements et idées préconçues.

Lorsque les grands prêtres juifs font amener Jésus à eux ce n’est pas pour l’interroger, le connaître, le juger, mais bien pour obtenir sa mise à mort sans en prendre la responsabilité. Jésus est déjà l’ennemi, celui qui dérange l’ordre conservé par les autorités religieuses. La peur les aveugle.

Où donc se loge le conservateur en moi, que veut-il conserver? Le pouvoir, l’image, le confort, les idées, les habitudes, le secret du pécheur ? Son monde à lui ? La peur va-t-elle fermer les portes des sens à double tour ? Seigneur, délivre-nous d’un tel malheur.

Lorsque Pilate, qui représente le pouvoir romain, civil, est sollicité pour porter un jugement sur Jésus, il l’interroge et tente de le connaître. La « rencontre face à face  » a lieu et si Pilate ne parvient pas à sauver Jésus auquel il ne voit rien à reprocher, Pilate lui-même se voit atteint par l’aube d’une vérité qui dépasse son entendement de guerrier romain. Sa mise en échec se révèle salvatrice. L’humilité lui est offerte, la perte du savoir acquis est amorcée au profit d’une révélation continue, vivante.

Où se loge en moi celui qui ne juge pas sans se voir connu, sans abri ? Qui déverrouille la porte du cachot de celui-là ? Seigneur, donne-nous Marie pour Mère à fin que chacun de nous soit mené à ta « rencontre ».

Pierrette

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Les personnages de ce passage d’évangile me fascinent parce que j’y vois la réalité du monde politique et spirituel. Je regarde Pilate, les grands prêtres, les gardes, la foule et bien entendu Jésus qui sait que son pouvoir n’est pas de ce monde. Pilate se lave les mains sous la pression populaire. Combien de fois sommes-nous témoins de scènes injustes sans pour autant lever le petit doigt pour empêcher l’irréparable? Les grands prêtres qui sont les docteurs de la loi mettent tout en œuvre pour faire condamner Jésus et ses disciples en s’appuyant sur la loi de Moïse. N’agissons-nous pas souvent comme eux parce que nous possédons le savoir infuse et refusons toute idée ou vision nouvelle qui vienne questionner notre façon de faire ou de concevoir le monde? Les gardes, eux, ont pour fonction d’exécuter les ordres de leur chef. Ne sommes-nous pas des fois comme des automates qui exécutent les directives de nos patrons sans dire un mot même si ce que l’on nous demande va à l’encontre de nos valeurs, de notre conscience? La foule comme toujours suit la tendance des médias populaires. Sommes-nous assez critique des nouvelles reçues à travers les médias? Prenons-nous le temps de nous informer et d’analyser les événements pour mieux exercer notre jugement à la lumière de l’évangile? Finalement nous avons Jésus, le Fils de Dieu, le verbe incarné. Il est seul au milieu de cette tempête. Il n’a plus d’amis, de disciples pour l’entourer en ce moment crucial de sa vie d’homme. Confiant et serein, Il décide d’aller jusqu’au bout de sa mission en misant sur l’amour de son Père. Il ne craint rien parce qu’Il sait que son Père lui donnera la force intérieure pour passer à travers ce calvaire et qu’Il ressuscitera pour la plus grande gloire de Dieu. Sommes-nous des fois dans des situations où nous nous faisons intimider, harceler, humilier…? Demandons-nous à Jésus de nous porter au moment de nos épreuves? Où puisons-nous notre force de résilience? Laissons-nous habiter par l’Esprit de Dieu qui ne connait ni vengeance, ni haine?

Ô Jésus, Toi qui a marché sur nos chemins avec un cœur aimant et miséricordieux
Aide-nous à fixer nos regards sur ta vie et ton enseignement
Garde nos mains dans ta main et illumine nos pas.
Aide-nous à garder le silence quand c’est nécessaire
Afin de céder la place à ta présence divine.
Donne-nous la paix intérieure qui neutralise le chaos et
Aide-nous à miser sur l’Esprit-Saint et sur l’Amour du Père
Pour accomplir notre mission.

Karine

 

Chaque fois que je lis ce passage crucial des Évangiles, je ne peux m’empêcher de constater à quel point ce drame, apparemment vieux de plus de deux milles ans, demeure entièrement d’actualité.

Combien de fois par jour, cette crucifixion du juste et du vrai se produit-elle en moi et en l’ensemble de l’humanité?

Combien de fois les clameurs de la foule en mon âme s’écrient « Nous n’avons de roi que César », quand, oubliant Celui qui a donné sa vie dans l’humilité pour sauver l’être humain, j’accorde toute mon attention aux puissants, aux brillants, aux performants et aux intelligents de ce monde?

Combien de fois même la simple raison, calquée sur la logique et la bienséance du monde, a-t-elle-même refusé à l’enfant en moi, l’élan spontané de se reconnaitre de la même filiation paternelle que celle de Jésus, pointant et jugeant cet élan comme s’il était prétentieux et déplacé? Comme si de toutes façons, selon les règles implicites du monde, personne n’a le droit d’exprimer publiquement son amour filial à Dieu sans risquer d’être jugé, condamné et exclu, ou au minimum de passer pour un fou. Alors que manifestement nous sommes ultimement tous enfants de Dieu, tous appelés prendre le chemin du retour vers la maison paternelle, tous conviés à célébrer la joie du fils prodigue au travers des ces retrouvailles intimes avec notre Père. Celui-là même que Jésus nous a appris à nommer, à prier et à aimer.

Et le plus triste dans ce drame universel qui se rejoue en boucle à chaque instant, ce n’est pas que nous, le peuple de Dieu, soyons encore assujettis aux rois ou aux puissants de ce monde, puisque cela se fait avec la permission du Créateur, reflétant en quelque sorte notre état d’humanité dominée et en appel de libération. Le plus triste et désolant, c’est cette trahison répétée qui se produit à chaque fois que je doute, à chaque fois que je cherche à relativiser le rôle de Mon Sauveur dans le monde, à chaque fois que dans ma liberté intérieure je mets Jésus de côté pour mieux affirmer mes propres lumière, mes propres intérêts et ma propre prétention de « royauté », en plaçant le petit moi sur le trône du royaume de ma propre vie.

Au plus crucial de ce drame universel, Jésus révèle cette imposture au moyen d’une seule parole, celle qu’il dit à Pilate : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, si cela ne t’avait été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a un plus grand péché. »

Seigneur, éloigne-moi de toute tentative de jugement de ce qui se passe en ce monde, fasse que je passe moins de temps à dénoncer les Pilates de la planète, oubliant que pendant ce temps ma propre âme te trahit en cachette. Que je puisse remettre au monde et à César ce qui selon les apparences leur appartient, mais surtout que je n’oublie jamais de te remettre et de remettre à Dieu ce qui lui appartient en propre, c’est à dire la totalité de ma vie!

Nénuphar

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Où sont ceux qui t’accusent ?

Voici le nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

qui-est-sans-pecheIllustration réalisée d’après une peinture de Lucas Cranach le jeune
(Cliquer sur l’image pour l’agrandir et l’imprimer)

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 8, de 3 à 11

Alors les Scribes et les Pharisiens lui amenèrent une femme surprise en adultère, et l’ayant fait avancer, ils dirent à Jésus :
« Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. »
Or Moïse, dans la Loi, nous a ordonné de lapider de telles personnes. Et toi, qu’en dis-tu?
C’était pour l’éprouver qu’ils l’interrogeaient ainsi, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, traçait sur la terre des traits avec son doigt.
Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. »
Et s’étant baissé de nouveau, il se remit à tracer des traits sur la terre.
Ayant entendu cette parole, ils se retirèrent l’un après l’autre, en commençant par les plus âgés, de sorte que Jésus resta seul avec la femme qui était toujours là, au
milieu.
Alors Jésus s’étant relevé, lui dit : « Femme, où sont ceux qui t’accusent? Personne ne t’a condamnée? »
Elle répondit: « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

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Ici, dans l’équipe de À l’écoute des évangiles, nous nous considérons privilégiés de recevoir à chaque semaine les petites perles de réflexion inspirées par la parole. Voici quelques extraits des commentaires reçus à propos du passage des Évangiles :

‘ Moi non plus ‘ Trois mots simples et doux, profondément aimants. ‘ Je ne te condamne pas. ‘ Quelle est grande la force du pardon prononcé par Celui qui a pris sur Lui toutes les fautes. Il ouvre la porte à la rédemption, ce qui paraît inconcevable au juge intérieur.  ‘ Va, et désormais ne pèche plus. ‘ Voilà, la porte est ouverte, la voie est tracée, annoncée et manifestée par Celui qui Est la Vérité, le Chemin et la Vie.

Violette

Cette parole me touche en plein cœur! Tant de douceur, d’accueil inconditionnel et de pardon, offert avec l’innocence de l’enfant qui dessine sur le sol, et ne verrait seulement que le cœur… Cette parole tranche tellement avec la force si vive du jugement que l’on reçoit, mais aussi et surtout que l’on exerce envers soi-même. Le jugement paralyse, et vient sournoisement nous éloigner de la vie, voire même nous l’enlever. Ces mots : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus » donnent tellement le goût de se lancer dans ses bras, et de changer. Ça me donne le goût d’oser une vie nouvelle, à la suite de celui qui dessine au sol, et qui nous invite à ne plus pécher!

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Solane

Mettre à l’épreuve quelqu’un à la place de demander à son propre cœur et âme la réponse. La réponse réside toujours dans l’amour. Si nous aimons notre prochain nous ne le jugerons pas ni n’essaierons pas de le prendre en défaut.

Lire la suite sur la page de Rosa

Jésus n’a pas condamné la femme ni non plus l’a reproché de sa conduite. Un cœur compatissant ne fait pas de reproche. Il accueille la personne blessé au plus profond d’elle-même dans son corps et dans son esprit. Quand quelqu’un a goûté à la miséricorde de Dieu et à notre pardon spirituel son être tout entier retrouve la paix intérieure pour changer ce qui doit être changé.

Lire la suite sur la page de Karine

Ainsi nous sommes appelés à ne pas juger sévèrement ceux que nous considérons comme pécheurs et pécheresses. Examinons d’abord, de notre côté, nos responsabilités de pécheurs. Ensuite regardons, à la manière de Jésus, toutes personnes que nous serions portés à juger sévèrement, nous-mêmes en premier. Enfin agissons dans le sens de redonner vie et élan à nous-mêmes et à ceux et celles que nous pourrions dénigrer.

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Lire la suite sur la page d’Alain

Nouvel échec des scribes et des pharisiens. Cherchant désespérément à accuser Jésus d’être hors la loi, ils se trouvent accusés eux-mêmes, sans violence, par la mise en lumière de leur propre conscience : Pris les mains dans le sac de pierres, les voilà rappelés à la vérité. Avec Jésus la loi est vivante et le jugement est réservé à Dieu qui seul sonde les cœurs…

Lire la suite sur la page de Pierrette

 « Va, et désormais ne pèche plus. » C’était comme si ces paroles gâchaient ce qui précédait. J’aurais préféré que Jésus lui dise : « Va, et peu importe tes péchés, tu ne seras jamais coupé de Mon Amour qui est plus fort que tout, tellement fort, en fait, que le péché n’existe même pas! » J’aurais probablement voulu qu’en nous libérant de tout jugement, Jésus nous libère aussi de la notion de péché… qui me paraissait être une petite morale sans rapport avec la vraie vie, avec la vraie de vraie vérité… jusqu’à ce que…

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Lire la suite sur la page de Michaël

« Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. » Une toute petite parole, prononcée il y a bien longtemps dans un pays lointain, par une seule personne. Et pourtant, cette minuscule phrase, bravant l’implacable loi du monde, a fait le tour de la planète des millions de fois, sans renfort médiatique, sans campagne publicitaire, simplement partagée d’un cœur à l’autre.

Lire la suite sur la page de Nénuphar

En vérité, en vérité, je vous le dis…

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 5, de 24 à 47 (Traduction du Chanoine Crampon)

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle, et n’encourt point la condamnation, mais il est passé de la mort à la vie.

En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.

Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même;

Et il lui a aussi donné le pouvoir de juger, parce qu’il est Fils de l’homme.

Ne vous en étonnez pas; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix

Et ils en sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie; ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de condamnation.

Je ne puis rien faire de moi-même. Selon que j’entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Si c’est moi qui rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas véridique.

Il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est véridique.

Vous avez envoyé vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité.

Pour moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage; mais je dis cela afin que vous soyez sauvés.

Jean était la lampe qui brûle et luit, mais vous n’avez voulu que vous réjouir un moment à sa lumière.

Pour moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean; car les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, rendent témoignage de moi, que c’est le Père qui m’a envoyé.

Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, ni vu sa face.

Et vous n’avez point sa parole demeurant en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé.

Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle;

Or, ce sont elles qui rendent témoignage de moi; et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie.

Ce n’est point que je demande ma gloire aux hommes.

Mais je vous connais, je sais que vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.

Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; qu’un autre vienne en son propre nom, et vous le recevrez.

Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne recherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul?

Ne pensez pas que ce soit moi qui vous accuserai devant le Père; votre accusateur c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.

Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi.

Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles? »

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Commentaires

Ce dernier passage de l’Évangile de St-Jean a suscité toute une réflexion!

Pour certains, c’est le chemin d’espérance qui se démarque des paroles de Jésus:

« Qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle. »

Jésus et Dieu, le Père, ne font qu’un. Jésus vient habiter parmi nous, il demeure avec nous. Il veut remplir notre cœur de l’Amour qui l’habite. Ces Paroles nous indiquent le chemin qui mène au Père et à la vie éternelle avec Lui. C’est Lui, le Chemin véritable qui nous conduit à la vie éternelle.

Il vient aujourd’hui encore dans notre humanité en proie à la division et à la souffrance qui sévit dans notre monde. Il veut marcher avec nous sur ces chemins rocailleux et blessants parfois comme il l’a fait quand il portait sa croix. Il nous fait entendre sa Parole qui nous invite à mettre notre foi en Lui, à pardonner et à nous abandonner en toute confiance au Père. Avec Lui, nous pourrons passer ces écueils et vivre dans la Paix véritable car il est et demeure toujours avec nous. La joie naîtra alors même si tout semble dire le contraire.

Saint François d’Assise disait à son confrère Léon, alors qu’ils venaient de traverser une nuit de marche dans la pluie, qu’après avoir frappé à la porte d’un de ses couvents, ils ne furent pas reconnus et laissés à la porte tout trempés, il disait à son confrère: « Voilà la Joie parfaite! »

Alain

Plusieurs autres participants se  questionnent sur le jugement et la condamnation :

Pierrette retient de ce riche extrait les « graves accusations qui nous sont adressées, non pas pour nous anéantir mais pour nous éclairer ». Elle se demande « Ne suis-je pas encore parmi les morts si croire en Dieu le Père c’est entendre et mettre en pratique la parole du Fils?  Suis-je croyant en Dieu le Père si je me soucie du lendemain et de ma réputation ? Puis-je croire au Père et vivre comme un orphelin désorienté? »

Lire la suite sur la page de Pierrette

Nénuphar cherche à comprendre l’origine du jugement et de la condamnation pour découvrir, grâce aux paroles des Évangiles, qu’ils appartiennent davantage à la condition humaine qu’à Dieu :

Si Dieu le Père en lui-même ne juge pas, le jugement se révèle par la condition de l’homme pécheur, de même que le sentiment de culpabilité et l’appel au pardon qui s’ensuivent. Et c’est donc en tant que « fils de l’homme » que le Christ se voit remettre le pouvoir de juger. Tandis que c’est à titre de Fils du Père que Jésus se voit remettre le pouvoir de pardonner et d’accorder la vie.

Lire l’ensemble du texte sur la page de Nénuphar

Une autre participante, Mariette, s’inquiète de la possibilité que la miséricorde devienne trop permissive, et se sent rassurée du fait qu’une justice soit annoncée :

« Et ils en sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie; ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de condamnation. »

Quand on nous parle de la grande miséricorde de Dieu ça me donne l’impression que tout est permis, mais la justice semble avoir aussi son droit au jugement  – « une petite douceur qui atteint mon âme »…………

Dans le même texte … « Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; qu’un autre vienne en son propre nom, et vous le recevrez »…..moi ça me dérange dans ma foi quand un autre se faufile par ses dires ridiculisant, parfois en voulant garder la paix je ne dis mot, donc je cède, je me sens faible

Mariette  

Karine, qui a accepté de contribuer régulièrement à l’écoute des Évangiles, nous partage sa vibrante expérience de la rencontre personnelle, intime et aimante avec Jésus-Christ, une résurrection de vie qui efface le jugement et la condamnation :

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui a rencontré personnellement Jésus en son cœur ne juge ni ne condamne parce qu’il comprend Tout grâce à l’amour et la compassion. Il est passé de la mort à la vie. Il pose un regard de compassion sur les personnes et les évènements.

Les personnes  qui ont fait le bien et qui ont une conscience éveillée connaissent une résurrection de vie parce que  la rencontre intérieure avec Jésus, l’intimité avec Jésus, les propulsent dans la lumière. Elles deviennent des êtres illuminés par l’Esprit de Dieu, des êtres de lumière.

Lire la suite sur la page de Karine

Quand à Michaël, comme d’autres fois, il reprend plusieurs versets un à un, cherchant à entendre leur sens profond, pour finalement se rendre compte qu’ils disent tous la même vérité.

« En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. « 

Oui, ceux qui entendront sa voix vivront, car sa voix – verbe incarné – s’incarne jusque dans la mort… et sa voix est vie qui donne Vie.

Lire l’ensemble du témoignage sur la page de Michaël

Un autre commentaire nous rappelle la nécessité d’écouter la Parole, ce qui est en quelque sorte le leitmotiv central de notre site :

Beaucoup entendent la Parole, mais l’écouter est une chose différente.

“ Faites tout ce qu’Il vous dira “ Il faut écouter.

“ Écoutez- le “ C’est le Père qui le dit. Alors il faut écouter pour agir.

Alleluia.

Ronald

Et enfin un tout simple cri de cœur :

Je crois en toi le Christ et je te remercie de tout cœur ton sacrifice, ton amour pour nous tous. Je ne demande que de te suivre et de te servir, selon la volonté du Père.

Je t’aime

Rosa