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« Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 6, 1-6

    En ce temps-là,
Jésus se rendit dans son lieu d’origine,
et ses disciples le suivirent.
Le jour du sabbat,
il se mit à enseigner dans la synagogue.
De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :
« D’où cela lui vient-il ?
Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,
et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,
et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?
Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »
Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;
il guérit seulement quelques malades
en leur imposant les mains.
Et il s’étonna de leur manque de foi.
Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

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Jésus se rendit dans son lieu d’origine et ses disciples le suivirent.
Devant ses paroles et ses gestes, les gens s’étonnent.  

Et nous?

Le temps des vacances nous ramènera peut-être  dans notre pays et notre lieu d’origine.  Nous y reverrons le fils de… le frère de… la sœur de…
Saurons-nous porter une écoute attentive pour nous émerveiller de leur sagesse et de ce qu’ils accomplissent par leur main?

C’est Dieu qui, en eux, se révèle  comme il s’est révélé en l’humanité de Jésus, l’un des nôtres.

Alors la rencontre de la parenté sera le lieu de la rencontre de Dieu, lieu où se vit notre foi.

Fernande

maisons

Je suis ce pays qui n’a pas reconnu Celui qui est né au cœur de ses propres terres et villages. Je suis cette maison qui n’a pas su discerner le Messager au-delà des apparences de l’un des leurs. Je suis ce peuple qui n’a pas embrassé le prophète issu de son sein, qui l’a jugé, l’a méprisé et l’a porté en croix. Tout cela parce que je suis de cette humanité qui se repose sur un savoir acquis par la pensée humaine, plutôt que de demeurer tranquillement à l’écoute du souffle dont nul ne sait d’où il vient ni où il va.

Nénuphar, au nom du pays du prophète

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« Un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle.

C’est comme si… Jésus ne peut accomplir des miracles sans notre foi, sans notre adhésion et notre confiance… et peu importe le canal que Dieu choisit pour agir surnaturellement…

Et il s’étonna de leur manque de foi.

C’est comme si… Jésus peut seulement guérir par des moyens naturels – dont fait alors partie la force qui émerge de ses mains – lorsque notre esprit ferme la porte au regard de l’enfant qui reconnait au-delà des apparences…

…il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.

C’est comme si… Jésus peut seulement enseigner en périphérie… lorsque notre cœur s’est refermé sur lui-même…

Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

C’est comme si… Et pourtant Jésus peut tout… mais il ne veut pas tout…

Il ne veut pas nous ignorer, nous laisser pour compte…

Il ne veut pas accomplir son œuvre de rédemption sans nous, sans que nous soyons nous-même pleinement à l’œuvre en son œuvre, libre et conscient…

Il ne veut pas nous forcer, pas même au nom d’un plus grand bien… car il n’y a pas d’amour sans liberté.

Michaël

groupe

Jésus enseignait dans la synagogue entouré de gens de son village, des gens qui le connaissent et qui connaissent bien sa famille. Ils se demandaient avec étonnement : « Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? » Ils étaient choqués à son sujet nous dit l’évangile. C’est pourquoi Jésus leur a dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » À cause de leur manque de foi, Jésus ne pouvait  accomplir aucun miracle mais guérissait les malades par l’imposition des mains.

Cet évangile nous ramène à la Foi. Les gens de son village n’ont pas cru en Lui parce qu’ils ont vu Jésus grandir sous leurs yeux et ont du mal à croire en ses  Paroles. Ils se demandaient : « D’où lui vient cette sagesse? »  Combien de gens qui, comme Jésus, sont méprisés dans leur pays, par la parenté, leur communauté et qui font des « miracles » quand ils vont ailleurs. Si Jésus n’a pas fait de miracles au milieu des siens c’est parce qu’ils n’ont pas cru en lui. Ils n’avaient pas la foi en lui. Ils ne l’ont pas accueilli et reconnu comme un envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Leurs cœurs étaient fermés à sa Parole parce qu’Il n’est pas allé à l’école des grands prêtres. Il nous arrive peut-être d’avoir une attitude de fermeture à l’endroit des gens simples qui ont un parcours atypique et qui ne peuvent pas jouer dans la cour des grands experts ou des gens qu’on connaît bien et qui après être nés de nouveau sous l’emprise de l’Esprit-Saint ont du mal à être accueillis, reconnus justement parce qu’ils ont un langage nouveau, une sagesse qui nous laisse perplexe. Pour qu’un miracle se produise, Jésus a besoin de nous. Il faut qu’on s’engage totalement dans le processus de foi par notre accueil, notre ouverture pour qu’Il puisse nous transformer. Jésus a besoin de la communauté pour qu’il puisse accomplir un miracle. La foi est individuelle et collective. Nous avons peut-être fait l’expérience avec des gens qui nous permettent de donner le meilleur de nous-même, tandis qu’avec d’autres nous sommes comme atrophiés, handicapés parce que notre talent n’est pas reconnu ou tout simplement parce que les gens n’ont pas confiance dans ce qu’on peut apporter de bon dans le groupe ou dans la communauté. Aujourd’hui, l’évangile nous invite à avoir un regard de foi en la personne de Jésus que nous voyons dans les autres. Prenons le temps de nous regarder les uns les autres et posons-nous cette question : « Est-ce que je suis tout accueil à l’autre, mon voisin, mon prochain? » Il a besoin de moi pour accomplir des miracles, Il a besoin d’une communauté de foi pour l’aider à grandir, à donner le meilleur de lui-même.

Seigneur Jésus, nous sommes aveuglés
Par nos croyances et nos schèmes de pensées erronés.
Pardonne-nous notre fermeture de cœur et d’esprit.
Fais tomber le voile de nos yeux et transforme-nous à ton image.

Seigneur Jésus, nous méprisons nos frères et sœurs
Par nos différences, notre savoir, notre avoir et notre pouvoir.
Pardonne-nous notre manque de foi à leur égard.
Aide-nous à t’accueillir dans les autres et rassemble-nous dans ton amour.

Karine



Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »

Cette déclaration est faite par Jésus. Il est donc bon de nous y arrêter. Même si nous l’avons entendue mille fois, ou justement parce que nous l’avons tant entendue comme un proverbe ouvert à l’exception, l’avons-nous réellement écoutée pour en observer les conséquences ?
En observant l’illustration qui nous est offerte pour le passage de l’évangile de ce dernier dimanche, j’ai vu et me suis vue parmi les personnages (et même en chacun d’eux)
rassemblés, au loin de Jésus, autour de la question : « D’où cela lui vient-il »?  N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?

deux

                                                  
Ils cherchent à se faire une « opinion » commune à partir de laquelle ils pourraient agir et, bien sûr, cela ne se peut. Tout reste en suspend, les méfiants se méfient, les savants demeurent savants, les attirés n’osent pas le dire, les plus proches continuent à raconter comment il était petit, puis plus grand, les juges cherchent la faille et ne la trouvent pas, les enfants tendent l’oreille. Tout-à-coup, peut-être, l’un d’eux demande, :  Pourquoi nous dit-il : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays,sa parenté et sa maison.»? N’est-ce pas pour nous montrer notre propre comportement ? En ce cas, n’est-il pas réellement un prophète? et voilà le retour aux opinions………….

enfantLequel de tous, lassé de douter, décidera de s’approcher, d’entrer en relation, de questionner, de connaître cette personne plutôt que de chercher d’abord à « savoir » si sa parole est Vérité ?
Loué soit celui qui nous a transmis ce récit. Qui ne résisterait pas à admettre que son voisin et ami d’enfance prenne la Parole comme Jésus l’a prise ? Qui s’approche sans tarder lorsque se présente l' »Imprévu » ?

Pierrette

« Talitha koum » (Mc 5, 21-43)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 5, 21-43

En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
– elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –
… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,
le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

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Dimanche dernier, Jésus disait: « Passons sur l’autre rive. »
Ce dimanche, il regagne en barque l’autre rive.

Quelles sont ces rives devant lesquelles je me retrouve?
Celles que ma réalité m’invite à franchir?

Pourquoi?
Pour entendre une parole de vie.
Accueillir un geste qui relève.
Et  la barque?  Quelle est celle qui m’y conduira?

Fernande

…           

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.

Comme j’aimerais avoir la foi de cette femme ! Et dire comme elle: « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »

Car même si au plus profond de mon être, je sais que mon Dieu peut tout, que rien ne Lui est impossible, reste que toujours, ce doute m’habite. Comme un brouillard qui fait écran, et alourdit tout mon être, le gardant plongé dans une torpeur, dans ses souffrances. Et me fait oublier Sa présence. Et tout ce qui, en moi, a si soif de légèreté, de communion, de don (même au cœur et avec mes souffrances)… et de guérison!

Donne-moi, Seigneur, donne-nous cette foi ! Donne-nous d’oser croire que c’est en touchant le vêtement de son prochain, spécialement de celui qui nous irrite, qui est si différent de nous et de qui on a juste envie de s’éloigner, que c’est en s’offrant à lui que l’on touchera Ton vêtement.

Et que c’est à cet instant que l’hémorragie s’arrêtera, et que nous ressentirons dans nos corps la guérison.

Et ainsi, il sera possible d’entendre :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Solane

« Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » Si je pouvais aussi toucher, frôler ses vêtements je serais aussi guérie… Comment j’aimerais qu’il soit là pour avoir l’espoir de guérir, pour libérer mon corps de ce qui l’opprime, pour libérer la tête de toutes ses conversations ridicules qui n’ont jamais eu lieu que là, dans la tête. Je sais que la prière est magique, mais peut-être je ne prie pas de la bonne manière car toute une vie malade fini par tuer la magie. Mon Dieu, dit un seul mot et je serais guérie.

Rosa

 » ELLE DORT « , merci Seigneur de ton indulgence à mon égard. Tu me considères comme étant encore capable de poursuivre mon chemin en ta présence. Tu m’as émerveillé par ta compassion à l’égard de tous ces malheureux qui se sont tournés vers Toi pour apaiser leurs détresses.

main-1Oui  je dors sur ma nouvelle façon de faire face à la vie, il y certaines attitudes difficiles à mettre de coté, perdre les quelques  petits projets qui me tenaient à cœur, pas de grands chefs-d’œuvre, mais de quoi nourrir le temps et mon âme par ricochet. Je remarque que la dame qui T’as touché était très confiante et sereine, mais elle n’a pas dormi sur sa condition elle s’est rendue vers Toi, a posé le geste de foi , et le résultat est convainquant pour moi, Jésus…  tu l’as guéri.  Dans ce récit du livre de la Parole, cette semaine Jésus m’invite fortement à lui faire confiance par la révélation de ces guérisons, la mort et  la vie se sont confrontées autant chez la petite fille que chez la femme. Seigneur Jésus, tiens mon cœur en éveil à toutes ces petites joies que le vie me présente…

Mariette

J’ai toujours été frappé par l’union de ces deux histoires, dont l’une est intercalée dans l’autre, en me disant que ce n’est pas pour rien… puis par le fait que la femme avait des pertes de sang depuis 12 ans, et au moment de sa guérison, on vient annoncer que la fille de Jaïre vient de mourir… et elle a 12 ans. Sans prétendre en trouver le sens profond, s’il y en a un, cette association résonne en moi comme un passage d’un cycle naturel à une vie que l’on pourrait appeler de surnaturelle, transcendant la nature tout en l’intégrant.

C’est comme si l’enfant est liée à la perte de sang, née au début de l’hémorragie et morte lorsqu’elle cesse. Lorsque la femme est guérie, non pas naturellement mais surnaturellement, en se reliant à Jésus qui est la Vie, la Voie et la Vérité, l’enfant malade –  ce qui est lié au cycle naturel  –  meurt… ou plutôt « dort » comme l’affirme Jésus, afin de pouvoir être réveillée à la vraie Vie.

fille-jaireIl saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« 
Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »

Et ce n’est pas juste l’âme qui est rappelée à la vie, puisqu’il est précisé que Jésus demande qu’on lui donne à manger, confirmant ainsi que le corps est vivant, comme lors de sa propre résurrection et qu’il mange devant ses disciples pour confirmer la vie du corps.

C’est comme si pour guérir – corps, âme et esprit – en cette vie même, pour cesser l’hémorragie de notre humanité malade, il nous faut nous abandonner en Lui, par Lui, et  avec Lui.

Michaël

visage-jesusVoici un évangile qui est vraiment très riche. Le fait que la femme avait des hémorragies depuis 12 ans et que la jeune fille avait 12 ans ont certainement un sens symbolique qui m’échappe pour l’instant, à part certainement le fait que le 12 représente la fin d’un cycle, tel le cycle annuel ou les 12 mois de l’année, on parle de 12 apôtres, les 12 tribus d’Israel et plus. Mais mis à part cette dimension symbolique des nombres qui est certainement très parlante, je suis touchée par cet évangile d’une manière plus directe. Je me souviens du sentiment d’être une enfant et d’écouter ces évangiles ou histoires à l’église et de sentir une forme d’émerveillement devant tant de beauté, bonté ou magnanimité de la part de Jésus. Il est la bonté même, l’Amour même puisque la femme malade n’a eu qu’à toucher sa robe pour être guérie. Toucher à l’Amour divin ce n’est pas peu de choses. Je m’imagine en rêvant de toucher à Sa robe. Il lui dit que sa foi l’a sauvé. Quelle foi de la part de cette femme et quel Amour nous est offert. Ceci était vrai alors, ceci ne peut qu’être vrai maintenant. Je suis émerveillée par la force et la promesse de guérison de Son amour. Il nous dit que par la confiance absolue en son amour, nous sommes sauvés….guéris des maux qui affectent profondément l’humanité tels l’endormissement, la bêtise, la tiédeur, l’orgueil et j’en passe. Tout de suite je veux retirer de mon cœur les épines ou les armures qui empêchent, rendent péché ce manque de confiance absolue. Aussi, je suis touchée directement par le fait que même l’enfant qui n’est plus en vie, l’enfant pour qui il ne semble plus avoir d’espoir, la part de nous qui semble s’être endormie à jamais, et bien, demandons Lui de la soigner. Il court pour répondre à l’appel des parents qui pleurent. Jésus nous aime au-delà même de nos capacités à l’Aimer Lui, à Lui demander son aide. L’Amour de Dieu est vraiment si grand qu’il vient nous chercher même jusque dans la mort. Il peut tout, Il veut tout pour nous, vraiment tout. Et mon cœur d’enfant reste à jamais émerveillé devant cette certitude.

Mariette-Renée

À vrai dire, je n’étais plus de ce monde. Il me semble que j’étais en chemin vers un ailleurs quand je sentis une main aimante m’inviter tendrement à retourner d’où je venais. Il se passa quelque chose que je ne saurais décrire. C’est comme si une maison morte, désaffectée, vide  et abandonnée reprenait subitement vie. J’entendis une voix dire « Talitha koum », j’ouvris les yeux et je vis celui qui me prenait la main et m’invitait à me lever.

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Dès cet instant je sus définitivement et une fois pour toute que j’étais aimée, profondément aimée, comme jamais je n’aurais pu me l’imaginer.

Nénuphar, pour la jeune fille de 12 ans

….

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Dans cet évangile, Marc nous rapporte deux miracles de Jésus. Nous pouvons constater que la démarche de guérison ne vient pas de Jésus cette fois-ci mais bien des personnes concernées par la maladie. Jaïre prend l’initiative d’aller vers Jésus craignant de perdre sa fille malade et la femme en perte de sang prend elle aussi l’initiative de se faufiler à travers une grande foule pour toucher au moins le vêtement de Jésus pour trouver la guérison.  Une démarche de foi qui porte fruit dans les deux cas. Dans sa démarche de foi, Jaïre demande à Jésus d’imposer ses mains sur sa fille pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. Mais voilà que le drame survient, sa fille décède avant que Jésus la touche. C’est le désespoir chez les gens qui viennent annoncer la nouvelle à Jaïre, il n’y a plus rien à faire. Jésus redonne confiance à Jaïre en lui disant : « Ne crains pas, crois seulement. » Comme Jésus ne donnait pas un spectacle de magie pour montrer son pouvoir de guérison et son pouvoir de ressusciter les morts, il demande à tout le monde de sortir de la maison. Oui, tout le monde dehors parce que la vibration négative des gens était trop forte pour ébranler la foi des parents. Jésus a voulu rencontrer dans l’intimité la fille de Jaïre en présence de ses parents et de ses disciples Pierre, Jacques et Jean pour une parfaite communion de foi. Dans le processus de guérison, la foi est aussi communautaire. Le miracle s’opère parce que la famille, la communauté garde la foi et demande à Jésus de venir au secours  de la personne. La personne a besoin de s’entourer de gens de foi pour l’aider dans son processus de guérison sinon sa vibration énergétique s’affaiblit par les personnes ombragées qui ne laissent pas passer la lumière de Jésus dans leurs paroles et dans leurs actes. Aujourd’hui, au nom de Jésus, nous pouvons nous aussi imposer nos mains sur les malades pour leur guérison. Jésus a donné tout pouvoir à ses disciples de faire des miracles eux aussi. Avons-nous la foi en l’imposition des mains? Jésus, verbe incarné, a toujours fait des miracles par sa Parole. Sa Parole est agissante dans nos vies. Il dit à la jeune fille : «  Talitha koum » et la fille s’est réveillée. Demandons à Jésus de mettre sa Parole sur nos lèvres pour que nous aussi nous puissions en communion avec le Christ réveiller, libérer les autres par nos paroles et nos actes.

Quant à la femme en perte de sang, sa démarche de foi a aussi porté fruit parce qu’elle a cru en Jésus. Elle a cru dans la bonté qu’elle voyait en Jésus, dans la lumière qui émanait de Lui, dans la sainteté qui imprégnait même son vêtement si bien qu’elle a voulu toucher au moins son vêtement pour être guéri. Effectivement, quand elle a pu toucher le vêtement de Jésus, elle était guérie de son mal parce qu’une force était sortie de Jésus pour toucher cette femme dans toutes les fibres de son corps. Tout de suite Jésus a voulu rencontrer la personne qui l’a touché. Jésus ne voulait pas laisser cette femme dans la honte. Il ne pouvait laisser son geste inaperçu mais voulait la mettre dans la lumière aux yeux de tous. Il voulait rencontrer cette femme de foi qui l’a touché. Il voulait rencontrer son regard pour lui donner confiance en elle et la réhabiliter dans la société, lui redonner sa dignité. Quand Jésus eut parlé à la femme, il lui dit avec amour : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guéri de ton mal. » Frères et sœurs dans le Christ, n’ayons pas peur d’aller vers Jésus, de toucher sa croix. Il dit à chacun, chacune de nous : «  Ne crains pas. Crois seulement. » Faisons-nous tout petit à ses pieds et écoutons sa voix qui nous dit à nouveau : «  Ma fille, mon fils, debout, réveille-toi, lève-toi. Je suis avec toi tous les jours. Tu as du prix à mes yeux et je t’aime.  »

Merci Jésus pour ta présence dans ma  vie.
Prends mes mains dans tes mains
pour qu’elles deviennent  des  mains  qui apportent
guérison et paix dans le cœur de mes frères et sœurs.

Seigneur Jésus, merci de venir chez moi
Pour me guérir de mon mal.
Puisse ton regard d’amour pénétrer le mien
Afin que je puisse regarder les autres comme toi.

Seigneur Jésus, merci pour ton Esprit de guérison.
Revêt-moi de ton esprit de compassion afin que
Je puisse Te rencontrer dans mes frères et sœurs et
M’élever avec eux en esprit de vérité et de bonté.

Karine

« Silence, tais-toi ! » (Mc 4, 35-41)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre  4, 35-41

Toute la journée,
Jésus avait parlé à la foule.
Le soir venu, Jésus dit à ses disciples :
« Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était,
dans la barque,
et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête.
Les vagues se jetaient sur la barque,
si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière.
Les disciples le réveillent et lui disent :
« Maître, nous sommes perdus ;
cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer :
« Silence, tais-toi ! »
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte,
ils se disaient entre eux :
« Qui est-il donc, celui-ci,
pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Pourquoi êtes- vous si craintifs, n’avez-vous pas la foi?  Seigneur, nous manquons vraiment de foi, nous sommes si pleins de crainte, aide-nous.

Sylvie

Passons sur l’autre rive, sans crainte.
Telles sont nos vies.  Des passages.
De nos façons de penser, de voir, de faire.

De nos certitudes, de nos acquisitions.
Du dehors au dedans.

Passons sur l’autre rive ne sachant pas ce qui nous attend
sauf la certitude qu’il faut passer.
Et un jour, sur l’autre rive,
mes yeux verront le Christ,
Celui que j’ai cherché dans le soir et sur les vagues du temps.

Fernande

Jésus encore nous invite :
« Passons sur l’autre rive. »

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Pour cela, quitter la cohue, se retrouver avec Jésus dans la nuit alors que « survient une violente tempête » et nous, bousculés de toutes parts… Lui « dort sur le coussin à l’arrière »…

Ça brasse vraiment dans le bateau/monde. Et puis? Lui parler, garder le contact: « nous sommes perdus; cela ne te fait rien ? »

Lui, réveillé, menaçant le vent, dira à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tombe, voilà un grand calme. Puis Jésus de me/nous dire :

« Pourquoi être si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Jésus dans la foi, Présence Absolue, immédiate: « même le vent et la mer lui obéissent  »

Jésus, Présence Réelle dans la foi, donne-nous de nous recentrer sans cesse en Toi, de quitter la cohue des inquiétudes pour trouver en Toi ce « grand calme » créateur, source de notre juste place parmi les tiens!

Marie-Hélène

Je suis le vent qui rugit.
Je suis la mer qui se déchaîne.

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Nous sommes les éléments de la nature indomptables, incontrôlables pour l’homme.
Mais quand le Fils de l’homme se dresse entre ciel et terre sur la barque, il nous rend dociles au moyen d’une seule parole.

Par quel miracle ce Jésus parvient-il à nous soumettre, nous les indociles?

Parce qu’il est lui-même soumis à son Père, le Créateur de toute vie.

Nénuphar

… 

jesus« Silence, tais-toi. »   C’est ce que je voudrais entendre dire de Toi, Seigneur. Viens calmer toutes les peurs qui me jettent hors du navire par des vagues énormes. Je me sens secouée en tous sens, je perds ma direction, ordonne-leur le silence, ça fait mal dans tout mon être.

Oui, je me reconnais dans ces quelques mots « femme de peu de foi ». C’est Toi qui peux tout, pas moi. Ce n’est sûrement pas ce que tu attends de moi, vivre dans un tourbillon d’illusions, mais accorde-moi la grâce de Te reconnaitre dans cette barque où Tu dors en attendant que je te réveille. « Il se fit un grand calme.» La moitié de l’année est derrière moi, plusieurs vagues m’ont poussée à me dépasser, à risquer.

Seigneur je te rends grâce de surveiller ma barque à présent que je t’ai réveillé.

Mariette

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ? »

Question cruciale pour mesurer ma foi véritable. Ma confiance en Dieu est inconditionnelle et entière ou elle n’est pas. Je ne peux pas avoir confiance à moitié, ni même à 99%, car s’il y a une petite faille dans la confiance que je Lui donne, la foi ne peut être agissante. S’il y a un tout petit manque d’adhésion, un petit doute ou une petite résistance, c’est comme vouloir de tout mon cœur donner la main… mais ne pas le faire à cause d’un petit 1% d’hésitation. Le 1% est alors plus fort que le 99% parce que le résultat est que je ne donne pas la main. Que ce soit une grosse chaine ou un fil de soie qui me retient, le résultat est le même.

Seigneur, je crois… mais viens au secours de mon manque de foi, je t’en prie! Je ne peux rien sans toi.

Michaël

C’est dans la joie et la confiance que nous nous embarquons « avec Jésus » pour atteindre l’autre rive. Nous ne voulons plus quitter cet homme qui nous parle de son Père, qui nous décrit son royaume, qui nous prie de faire nôtre ce royaume, avec lui, en lui. Nourris par sa Parole, toute autre nourriture nous laisse affamés.

barqueToutefois, tant qu’Il est parmi nous, qu’il mange avec nous, qu’il dort à nos côtés, nous demeurons enfantins. Que survienne, tandis que Jésus dort à l’arrière, le déchainement des éléments, le cri et la plainte du vent, le soulèvement agressif des vagues de la mer, aussitôt l’effroi nous brise, nos corps tremblent, nous sommes perdus dans un océan de ténébreuses images d’à venir qui oblitèrent notre foi naissante tant que, sous le bruit de notre imploration, le Fils ne sort pas de son paisible sommeil et ne prononce pas, devant la mer et pour toute agitation, sa parole pacifiante : « Silence, tais-toi ! » et son interrogation étonnée : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Il faudra la Crucifixion, la Résurrection et la Pentecôte avant que la foi et l’amour du Fils nous soient intimement offerts et que nous puissions témoigner, de génération en génération, de la Vérité qui ne tombe pas sous le sens commun.

« Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Pierrette


vagues-5Flots agités, reflets des préoccupations qui me prennent d’assaut lorsque je veux me mettre en prière, vous êtes si révélateurs de la place que je prends, au lieu de me centrer sur Celui qui est le maître à bord.

Ce même jour où nous lisons ce récit de Marc, saint Paul dit que le « Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour tous ».

Comme les disciples qui n’avaient pas encore compris quel maître les avait appelés, je suis retenue captive de mon enclos intérieur. Je tremble en pensant à ce que je pourrais perdre alors que je suis aux côtés de Celui à qui le Père a tout confié. Je ne le vois pas parce que je suis prise dans mon petit monde qui manque d’ouverture, en proie aux ombres menaçantes de la mort. Comme les disciples, je crie : aie pitié de moi qui suis en danger de périr!

Collectivement, nous sommes captifs des craintes qui naissent de nos appétits indomptés, qui créent tant d’inégalités et de remous sur la surface de la terre et tant d’agitation sur les mers. Si nous voulons que personne ne soit rejeté à la mer par manque de compassion – comme cela arrive à tant de migrants –  il nous faut ensemble tourner nos regards vers le Christ ami des humains, qui nous a laissé son Esprit et révélé à quel point le Père veut le salut de toutes et tous.

Christ, apprends-nous en te regardant comment apaiser les flots agités de nos passions, pour que la traversée d’une rive à l’autre soit un chemin de vie et non de mort.

Gisèle

….

vagues-1Fatigué après avoir parlé à la foule toute la journée, Jésus dit à ses disciples le soir venu : « Passons sur l’autre rive. »  Au lieu de trouver repos dans leur barque, voilà qu’une nouvelle réalité leur fait face. La mer commence à s’agiter, la barque se remplit d’eau, une tempête violente vient ébranler la foi des disciples pendant que Jésus était assoupi. Ayant pris peur, les disciples réveillent Jésus en lui disant : « Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien? » Dans leur désarroi, Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi? » Avec son calme habituel, Jésus parla au vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi! » Jésus parle avec autorité. Une autorité qui apaise, qui libère de la peur et de la crainte. Surpris de voir que même le vent et  la mer lui obéissent, les disciples se demandaient entre eux mais « qui est-il donc celui-ci? »

En faisant la relecture de notre histoire de vie, nous pouvons marquer le temps où Jésus nous a demandé de passer sur l’autre rive. En faisant le grand saut dans le vide, la tempête nous fait peur et ébranle notre foi. Comme Jésus est bien présent dans nos vies, nous allons à Lui en disant comme les premiers disciples : « Seigneur, nous sommes perdus; cela ne te fait rien? » C’est dans ce cœur à cœur avec Jésus où nous lui avouons notre peur, nos incertitudes, nos doutes et notre découragement que Jésus se fait le plus proche de nous pour nous rassurer en nous disant : « Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi? »

La Foi, oui, la foi, comme cette petite graine de moutarde qui nous fait soulever les montagnes de nos vies. Quand nous laissons Jésus prendre toute la place dans notre vie et nous lui faisons confiance, son Esprit vient toujours paver le chemin.  Dans un moment de grâce, Il vient nous apaiser même au milieu de la tempête. Il nous donne sa Parole qui nous libère de la peur et de la crainte. Si nous demeurons dans son amour et sa paix, nous voyons comme par enchantement qu’Il nous donne une force spirituelle, une grâce spéciale, pour lâcher prise sur nos situations chaotiques.

Sa Parole vient nous transformer de l’intérieur et changer notre perception de la réalité. D’un regard tout neuf, nous voyons que la tempête nous a apporté son lot de malheur et de bénédictions que nous embrassons à cœur joie. Surpris par notre attitude de paix intérieure, nous avons comme une certitude que Jésus était bien présent au milieu de nous. Il nous donne une assurance qu’Il sera toujours là dans les bons et les mauvais moments de notre vie. Il renouvelle notre foi en nous donnant une nouvelle espérance, une confiance dans l’avenir. Dans un éclat de joie et dans un élan d’amour nous nous demandons : « qui est-il donc ce Jésus qui a le pouvoir de transformer notre vie en une danse agréable à ses yeux? Oh, qu’il est bon notre Seigneur Jésus-Christ! En goûtant sa bonté dans nos vies  nous dansons de joie  en témoignant de ses merveilles.

Quand le vent souffle fort dans nos vies, Seigneur,
Nous crions vers Toi en toute humilité et tu viens à notre secours.
Merci, Seigneur, pour ta présence rassurante.

Quand nous faisons face au raz-de-marée, Seigneur,
Tu nous dis : « Soyez sans crainte. »
Merci, Seigneur, de nous porter dans tes bras avec amour.

Quand nous sommes ébranlés par la peur, Seigneur,
Tu nous ramènes à notre être intérieur où tu fais ta demeure.
Merci, Seigneur, de rallumer en nous la flamme de la foi.

Karine

Commentaire des illustrateurs

vagues-7Dans ce dessin, nous avons voulu illustrer la mer en furie soulevée par des vagues révoltées, enroulées et repliées sur elles-mêmes, à l’image de notre agitation mentale lorsque les pensées tourbillonnent dans leur propres obsessions. Sous l’ordre impératif de Jésus, les vagues se calment et accueillent la lumière pacifiante venant du ciel.

 

« Elle est la plus petite de toutes les semences » (Mc 4, 26-34)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre  4, 26-34

En ce temps-là,
parlant à la foule, Jésus disait :
« Il en est du règne de Dieu
comme d’un homme qui jette en terre la semence :
nuit et jour,
qu’il dorme ou qu’il se lève,
la semence germe et grandit,
il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,
puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr,
il y met la faucille,
puisque le temps de la moisson est arrivé. »

Il disait encore :
« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?
Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde :
quand on la sème en terre,
elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée,
elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;
et elle étend de longues branches,
si bien que les oiseaux du ciel
peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables,
Jésus leur annonçait la Parole,
dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
Il ne leur disait rien sans parabole,
mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

______

COMMENTAIRESmain-oiseau-arbre

La plus petite de toute les semences quand elle est semée, la plus petite de nos préoccupations au début, mais quand on l’a semée, et qu’elle grandit, elle dépasse même nos soucis légitimes, jusqu’à nous apporter abris et secours pour nos âmes.

Sylvie

oiseau-arbre-5 « Le règne de Dieu ? la plus petite de toutes les semences…. Qui grandit, qui étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

Jusqu’où suis-je éveillée au « règne de Dieu », nichée à son ombre?

Marie-Hélène

oiseau-arbre-2Le règne de Dieu: une semence qui germe et grandit.  On ne sait comment. Une mystérieuse réalité, discrète, silencieuse, enfouie au plus intime de chaque cœur humain, et dont le fruit est l’amour.  Amour  avec Dieu et avec l’humanité.  Et le projet de Dieu s’accomplit: la communion.
Je suis venu pour rassembler dans l’unité une communion de vie.

Fernande

….

« LE RÈGNE DE DIEU EST COMME UNE GRAINE DE MOUTARDE »  à qui veut bien tracer le sillon pour la recueillir.

oiseau-arbre-1Seigneur, j’ai le pressentiment que je suis  la terre que Tu recherches pour semer l’amour, la paix, la réconciliation, la compréhension, le pardon, le souci de l’autre, pour grandir de la même dimension que l’aurait fait la moutarde.

Tu sais, ça fait plus d’une fois qu’on me bouleverse avec la charrue des épreuves autant physiques qu’émotionnelles.

Peu importe le grain semé et son allure; quand il grandit, il est celui qui a été choisi pour faire partie de la récolte de Dieu dès aujourd’hui et je sais que j’ai besoin de ce grain  pour évoluer dans ce que je suis et ça, sans comparaison. J’ai à l’occasion été chercher dans ma communauté les fertilisants propices pour le rendre à son maximum et recueillir enfin la récolte tant attendue et pouvoir dire « le vieux pressoir est presque plein », Seigneur.

Mariette 

…..

Je suis minuscule, la plus petite des semences.

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Si personne ne m’accueille, si personne ne me met en terre, je reste toute petite, n’ayant rien d’autre à offrir que ma petitesse.

Mais si quelqu’un me plante avec amour dans son propre jardin, alors je donne ce que jamais mes apparences d’insignifiante petitesse ne pouvaient laisser deviner. De ma minuscule semence s’élancent de longues branches qui vont jusque dans le ciel et les oiseaux y font leur nid!

Nénuphar

……

oiseau-arbre-6Comment ne pas endosser l’habit du rêveur ébloui lorsque Jésus nous parle de l’aventure de ces graines minuscules. Élargissant le récit, nous les voyons, offertes par le Ciel à la Terre, par brassées de tous les genres, descendre en riant vers les bras maternels. Douées de la confiance enfantine, elles se nichent, s’enracinent et se mettent à l’écoute : Quel est ce duo de la joie chanté : « Les enfants, dressez-vous maintenant, déployez, tissez entre Ciel et Terre les splendeurs attendues, laissez le vent jouer dans vos feuillages, entendez ce que vous n’avez pas encore entendu. »

Sorti de sa rêverie, le rêveur ébloui demande : « Y a-t-il là comme un écho du règne de Dieu ? » Il répond : oui tranquillement car ce qui est à corriger, sa Mère le lui dira, avec sa paisible rigueur.

Pierrette

….

oiseau-arbre-3

Par de nombreuses paraboles semblables,
Jésus leur annonçait la Parole,

J’ai l’impression que les paraboles nous forcent à comprendre la Parole avec la vraie intelligence, celle du cœur, celle qui est ouverte à tous et n’a donc rien à voir avec l’âge ou un quotient intellectuel donné…

dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.

…dans la mesure, donc, de l’ouverture de notre cœur, seul capable d’entendre véritablement la Parole… et de la mettre en pratique en se retournant dans le Seigneur.

Il ne leur disait rien sans parabole,
mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

Lorsque détournés de nous-mêmes, donnés corps et âme au Seigneur, je crois bien que maintenant encore, Jésus nous explique tout en particulier, intimement en cœur à cœur… comme à ses disciples.

Michaël  

Comme une graine de moutarde

oiseau-arbre-4Infime semence jetée en terre par une main généreuse, tu sommeilles et te laisses transformer, absorbant rayons de lumière, eaux de pluie, vents et tempêtes. Tu grandis doucement, imperceptiblement sous l’œil attentif du jardinier qui attend, espère, croit. Tu te nourris des sucs de la terre où on t’a jetée : à flanc de montagne, au bord d’un puits, exposée aux bruits des autoroutes ou des canons, ou dans une bonne terre bien irriguée.

À peine semée tu te mets à grandir! Jusqu’à ce que le soleil ait fini de mûrir les épis que tu portes ou les branches solides qui s’allongent et verdissent à l’infini. Mystérieux enchantement de la vie, dans le silence d’une promesse.

À la surface du monde, j’ai peine à voir ce lent travail du règne de Dieu. Par une force d’attraction que j’appelle lucidité, j’ai tendance à voir d’abord et en plus gros le mal qui domine selon toute apparence : mesquineries, rivalités, duretés, corruption, recherche de son intérêt propre qui aboutit à des conflits à petite et grande échelle, jusqu’à des combats fratricides. Le visage de l’ennemi est légion, Jésus nous en a avertis.

Le visage de l’ennemi est multiple et si discret le chant de l’amour.

Pourtant le maître de la vie est à l’œuvre, ne le vois-tu pas qui fait des choses nouvelles?

Me laisser évangéliser par la Parole c’est changer mon regard pour apercevoir les pousse vertes  du règne…. à l’intérieur, au-dedans… en train de faire émerger un monde animé du Souffle du Dieu vivant.

Marie, modèle de vie intérieure, disciple à l’écoute, apprends-moi à regarder ma vie, et le monde, comme une terre où la Parole de ton Fils sème à profusion, éveille les cœurs et engendre sans cesse un vrai désir de croissance et de communion. Façonne mon regard pour que je puisse témoigner de la vivifiante force de la graine qui tombe en terre et qui fait croître lentement le règne de Dieu.

Gisèle

….

jesus-semence-moutardeJésus compare le règne de Dieu à une graine de moutarde semée en terre. Elle est la plus petite de toutes les semences qui étonne le monde par son arbre gigantesque. L’enseignement de Jésus est fascinant parce qu’Il se réfère toujours au plus petit, au plus humble au plus pauvre pour nous faire comprendre son message. Dans ce passage d’évangile, Marc nous dit encore que Jésus compare le règne de Dieu à un homme qui jette la petite semence en terre sans trop se soucier du lendemain parce qu’il n’a aucun contrôle sur le développement de la graine enfouie dans la terre. Nuit et jour, qu’il dorme  ou qu’il se lève, la semence germe et grandit sans trop savoir comment. Et c’est de là que vient l’étonnement, l’émerveillement. Cet homme, dans sa simplicité, doit avoir un esprit d’humilité, d’abandon, de confiance, de foi en le Dieu de la Providence pour laisser germer et grandir cette petite graine tout naturellement. Il n’a aucun pouvoir sur elle pour la faire grandir. C’est la terre et son Créateur qui font tout le travail pour qu’elle devienne un arbre. Cet homme fait confiance en la divine providence et s’émerveille de jour en jour de voir cette petite graine grandir pour dépasser toutes les plantes potagères.

Il en est de même pour nous chrétiens avec Dieu, notre Père. Un Père miséricordieux et plein d’amour pour tous ses enfants.  Il a envoyé son fils Jésus dans le monde pour nous faire comprendre que nous sommes les héritiers du royaume.  Jésus, Lui, le Verbe incarné, l’Amour qui prend chair se fait tout proche, tout petit au milieu de nous. Il vient tout en douceur déposer en nos cœurs sa semence d’amour. Il enfouit dans nos cœurs une petite graine d’amour qui vient embraser tous ceux et celles qui se font proches de son cœur.

Pour les disciples du Christ, la graine de moutarde est comme la Parole de Dieu enfouie dans nos cœurs. Si nous gardons cette Parole en nos cœurs, nous la mettons en pratique et nous demeurons dans l’Amour de Dieu nous donnerons du fruit en abondance. Laissons Dieu être Dieu dans nos vies pour que son royaume d’amour prend racine au-dedans de nous et nous fasse grandir dans l’amour. Laissons-nous guider par la grâce de Dieu et par son Esprit de vie. Ayons foi en la divine Providence et sans trop savoir comment, nous serons en mesure de donner du fruit en abondance. Elle est vivante la Parole de Dieu en nos cœurs, c’est pourquoi elle nous pousse à étendre nos branches à toutes les nations afin de rassembler dans un même Esprit d’amour et de paix les enfants de Dieu dispersés dans le monde entier. Frères et sœurs dans le Christ prions les uns pour les autres pour que le règne de Dieu  grandisse en nos cœurs  et  dans notre monde.

Ô Jésus, Fils du Dieu vivant,
Ouvre nos oreilles et notre cœur à ta Parole de Vie et
Fais-nous demeurer dans ton amour et dans ta paix.

Ô Jésus, Fils du Dieu vivant,
Réveille la conscience de tous ceux et celles
Qui doivent faire fructifier les produits de la terre.
Ne permets pas que leur désir du profit
Continue de dénaturer les produits de ta création.
Donne-leur un esprit de révérence envers notre Terre et
Aide-les à respecter la nature et l’harmonie de ta création.

Ô Jésus, Fils du Dieu vivant,
Tu es venu nous révéler le royaume de Dieu qui est Amour.
Un royaume qui se fait proche de nous en Ta personne et
Qui est au-dedans de nous.
Donne-nous la force d’aimer Dieu, notre Père, de tout notre cœur et
De t’aimer plus que tout afin que nous puissions
Aimer nos frères et sœurs comme Toi tu nous as aimés.
Renouvelle en nous ton esprit d’abandon et d’humilité
Pour que tu puisses illuminer nos chemins ténébreux.
Revêts-nous de ton humanité et de ta divinité
Afin que ton Amour miséricordieux puisse germer et grandir
En nos cœurs et dans le monde entier.

Karine

Commentaires des illustrateurs

Pour cette parabole, nous avons voulu illustrer que c’est par Jésus, entre ses mains, que la petite semence qui a été déposée en chacun de nous, germe, grandit, fleurit, et étend ses longues branches, si bien que les grâces du ciel y font leur nid.

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« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 14, 12-16.22-26

Le premier jour de la fête des pains sans levain,
où l’on immolait l’agneau pascal,
les disciples de Jésus lui disent :
« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? »
Il envoie deux de ses disciples en leur disant :
« Allez à la ville ;
un homme portant une cruche d’eau
viendra à votre rencontre.
Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire :
“Le Maître te fait dire :
Où est la salle
où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”
Il vous indiquera, à l’étage,
une grande pièce aménagée et prête pour un repas.
Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas,
Jésus, ayant pris du pain
et prononcé la bénédiction,
le rompit, le leur donna,
et dit :
« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe
et ayant rendu grâce,
il la leur donna,
et ils en burent tous.
Et il leur dit :
« Ceci est mon sang,
le sang de l’Alliance,
versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne,
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,
dans le royaume de Dieu. »

Après avoir chanté les psaumes,
ils partirent pour le mont des Oliviers.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang »

Préparer la Pâque,
en mode « veille »…
Chaque jour.

Dans les pas du Fils, accompagner, favoriser les passages, « de la mort à la vie »: ceux de l’indifférence à la sauvegarde, ceux de l’ingratitude à la reconnaissance, ceux de l’inertie à l’engagement, ceux de la conscience à la contemplation…

En somme désormais, devenir en Lui la sève qui nourrit l’espérance du monde…
Quelle est ma soif pour ce monde-ci, de quelle eau, de quel vin, de quel nectar l’abreuver?

« Prenez, ceci est mon corps »:
le corps du monde présent est remis entre nos mains: quelle consommation? Quelle transformation?

Il transpire de toutes parts ce corps…  Des sueurs de sang…

Le sang d’une alliance nouvelle ET éternelle… AUJOURD’HUI.

Marie-Hélène

Allez à la ville « UN HOMME PORTANT UNE CRUCHE D’EAU VIENDRA VERS VOUS ».

jesus-rend-graceDans le temps de Jésus quelqu’un qui portait une cruche d’eau était chose courante, mais qu’avait-elle de spécial, cette cruche désignée par Jésus,  pour que les disciples la reconnaissent et suivent cet homme? Ressemblait-elle à celle que la jeune femme utilisait pour puiser l’eau au puits de Jacob –  « si tu savais, c’est toi qui me demanderais l’eau à boire » –  ou à la cruche d’eau changée en vin aux noces de Cana à la demande de Marie? Et que dis-tu de la coupe de vin  du dernier repas avec Jésus? Sont-elles signes de vie?

Dans ma vie de tous les jours  peut-on reconnaitre les trésors  que je porte dans cette cruche qui me déclare disciple capable de préparer la salle de réception afin d’accueillir les invités au repas pascal, de  présenter les différentes saveurs de mon pain quotidien à Jésus et l’entendre me dire : prends-le, « CECI EST MON CORPS »;   l’entendre reconnaitre les efforts du travail fait à sa  vigne dans cette  coupe de vin et me rassurer en me disant : bois-le, « CECI EST MON SANG ».

Seigneur je te rends grâce pour ces merveilles de vie.

Mariette

« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? » …Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Et si j’osais Te demander, Seigneur, le chemin à suivre! Si j’osais t’inclure dans chacun de mes gestes, chacune de mes pensées, de mes actions! Je verrais que tu as déjà tout préparé, que tu es là, que je trouverais tout, sans avoir à me creuser la tête, à chercher, et à tout faire à ma façon, comme l’enfant grandissant qui commence à avoir besoin de trouver par lui-même les réponses, et prouver qu’il est capable d’y arriver… tombant encore et encore!

Seigneur, j’ai une telle soif de Ta paix, d’œuvrer à tes côtés, de préparer la Pâque! Sans me questionner, me dire que je n’y arrive pas, que je suis incapable et pas à la hauteur !

Merci Seigneur pour Ton corps, pour Ton sang, qui nous libèrent et nous ramènent sans cesse à toi.

Solane

….

« Prenez, ceci est mon corps. »

J’écoute ces mêmes mots chaque dimanche quand j’assiste à la messe et à chaque fois je sens une profonde émotion. Quel don de la part de Jésus qui a offert sa vie pour nous sauver!!! Merci de tout cœur!!!

Rosa

La Parole du Verbe Incarné est vérité agissante, directement. Il n’y a là aucun écart, aucune distance, ni temps ni espace, entre Sa Parole et Son Acte.

Parole agissante… Pain Vivant déposé au cœur de notre monde, au cœur de notre corps, au cœur de notre cœur… en attente de notre oui qui nous ouvre à Son Don… qui nous retourne en Lui.

Que notre foi actualise le Sang de l’Alliance versé en effusion d’Amour qui transfigure notre cœur, notre corps… et notre monde.

Michaël

corps-painJe suis le grain, le grain donné par le Père. J’ai été récolté, broyé sur la meule, pétri et cuit sur la pierre. Puis j’ai été sanctifié pour devenir corps du Christ, offert à la multitude en rémission des péchés.

Je suis le fruit de la vigne, donné par le Père aux hommes. J’ai été récolté, piétiné dans le pressoir et mis à fermenter dans des fûts. Puis j’ai été sanctifié pour devenir sang du Christ, versé pour la multitude en rémission des péchés.

Je suis pain et vin, donnés sans compter au travers des siècles, afin que les être humains puissent retrouver Celui qui les a créés et aimés, aimés jusqu’à offrir son Fils sur le bois de la croix. Afin que chacun, comme ce Fils bien-aimé, puisse se retourner et s’écrier « Abba », Papa, dans les larmes et la joie!

Amen

Nénuphar


sang-vinCe passage de Marc nous rapporte le rituel de notre Pâque que nous célébrons à chaque Eucharistie en communauté dans nos églises. Les préparatifs pour manger la Pâque est importante parce que c’est le repas de la fête des pains sans levain où on  immolait l’agneau pascal. Mais voilà que Jésus donne à ses disciples un nouveau sens pour célébrer la Pâque. Après la résurrection, le symbolisme du pain sans levain devient le corps de Jésus et le vin, le sang de Jésus. Il est  l’agneau pascal, mort et ressuscité, qui a versé son sang pour sceller une nouvelle Alliance avec le peuple de Dieu. Désormais la loi de l’Amour sera inscrite dans le  cœur des disciples de Jésus parce que sa mort nous a rachetés et réconciliés avec son Père, notre Père Céleste. Le rituel du pain sans levain et la coupe de vin nous fait communier au corps et au sang du Christ. C’est le pain et le vin de la nouvelle Alliance où Jésus nous dit qu’Il est le Pain de vie. Celui qui vient à Lui et mange son corps et boit son sang n’aura jamais faim et soif. À chaque Eucharistie, nous allons à la rencontre de Jésus qui nous rassemble en un seul corps et un seul esprit pour faire advenir son royaume de justice et de paix. À chaque Eucharistie, nous faisons mémoire de ce rituel sacré où Jésus nous redit: « Prenez, ceci est mon corps qui donne la vie en abondance, la vie éternelle. Prenez, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance versé pour la multitude. »  Jésus nous rassasie de son Amour et si nous demeurons dans son amour nous serons source d’amour, de paix et de joie.

Jésus, tu nous envoies faire les préparatifs du repas pascal.
Nous te prions, aide-nous à nous préparer le cœur,
Le corps, l’esprit et à trouver le lieu où
Tu puisses nous rencontrer et manger la Pâque avec nous.

Jésus, tu as donné ta vie au monde par amour et
Par ta croix, tu nous as sauvés de la mort.
Nous te prions, rassasie-nous par ton corps et ton sang et
Fais de nous les témoins de ton amour et de ta paix.

Karine


À la question des disciples : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »
Jésus répond comme s’il lisait l’à-venir tout préparé, comme déjà joué, fini. N’est-il pas plutôt le créateur, par sa parole, des conditions nécessaires à l’accomplissement de la volonté de son Père ? Ce que sait Jésus c’est ce qu’il a à faire en ce monde pour que s’accomplisse, chaque jour, cette volonté dont il est le missionnaire.

En tant que Seigneur, c’est lui aussi qui assure, pour les siècles des siècles, les conditions nécessaires à la vie consacrée de ses disciples.

Les disciples partirent, allèrent à la ville; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
Rien ne manquait qui puisse faire obstacle à l’exécution de leur part dans l’œuvre rédemptrice de Jésus.

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Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction,  le rompit, le leur donna et dit :« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance,  versé pour la multitude.

Pouvons-nous, aujourd’hui, nous placer parmi les disciples et entendre ces paroles, « inouïes » jusqu’à ce jour-là, accompagnées des gestes les plus quotidiens ? Nous sommes à table pour célébrer la fête de la Pâque juive et Jésus, que nous suivons et aimons depuis trois ans, se désigne comme l’Agneau à immoler. L’ordre nous est donné de manger ce corps et de boire ce sang « de l’Alliance », et nous obéissons, les premiers qui seront  suivis d’une multitude, ce nombre innombrable.
La zone de silence en soi s’élargit, s’approfondit, l’insondable est sa limite. La foi seule y trouve l’espace qui lui convient.
Sans la Pentecôte, aurions-nous pu nous remettre en marche ? N’est-ce pas l’histoire intime de chaque croyant ?

« Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Entendons : « Ne cessez pas de me suivre, ni d’obéir à mon commandement ».

Pierrette

Commentaires des illustrateurs

Comment illustrer Jésus offrant le pain et le vin, son corps et son sang, offerts pour la multitude?

Nous avons voulu représenter que ce n’est qu’avec et en la pleine complicité du Père que Jésus a offert son corps et son sang au travers du pain et du vin.  Sur cette image, au moment de rendre grâce, Jésus échange un regard complice avec son Père.  Dans les mains du Christ et sous la bénédiction des « mains » du Père, le pain se multiplie et le vin est versé à flots en rémission des péchés.

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« Allez ! De toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 16-20)

AllezDonc

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, chapitre 28, 16-20

En ce temps-là,
les onze disciples s’en allèrent en Galilée,
à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
Quand ils le virent, ils se prosternèrent,
mais certains eurent des doutes.
Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
Allez ! De toutes les nations faites des disciples :
baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
apprenez-leur à observer
tout ce que je vous ai commandé.
Et moi, je suis avec vous
tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Ce passage des évangiles sera lu dans deux semaines à l’église. Écrire quelques mots ou plus à l’écoute de cette parole et envoyer le tout au plus tard ce dimanche, 24 mai 2015 à midi à :

participer@alecoutedesevangiles.mobi

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COMMENTAIRES

« Tout pouvoir m’a été donné. »

Le pouvoir d’aimer.
Et pour y parvenir,  tu es avec moi, Jésus, pour toujours.
Au coeur de ma réalité quotidienne, au coeur de mes relations en l’Église et dans le monde.
Tu es ce souffle qui habite mon coeur et qui me donne d’aimer jusqu’à l’extrême, comme toi.

Fernande

« Et moi, je suis avec vous
tous les jours jusqu’à la fin du monde. » 

discipleJésus s’approche aujourd’hui même de toi, de moi, de nous… Par des moyens précis et concrets, Il nous ouvre une Voie de Communion qui traverse les époques: un chemin d’Annonce qui passe par « le retrait à la montagne » et les doutes passagers…

Car il est avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde…

En effet, au coeur de toute posture, son Allez ! retentit et c’est bien vers un monde ouvert qu’Il nous envoie: De toutes les nations faites des disciples…

Marie-Hélène 

jesusCe qui me touche, encore et toujours, en lisant ces lignes, c’est: « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » 

C’est si facile de l’oublier, et de ne voir que l’ampleur de la tâche à laquelle tu nous appelles !

Pas facile, de nos jours, de dire qu’on est tes disciples.

Je n’ose pas trop parler de Toi, te faire connaître. Surtout à tant de personnes, partout, que je sens allergiques à l’Église et à la religion catholique. Comme si les erreurs et les blessures du passé est tout ce qui reste…

Je ne suis pas très vendeuse. C’est drôle, j’ai plus l’intuition et surtout l’espoir que ma foi en Toi, Seigneur, transparaîtra à travers mes actes, à travers toute ma Vie, et saura donner aux gens que je rencontre le goût de Te connaître. Mais j’ai tellement envie que les gens puissent sentir la grandeur de Ton Amour, et leur donner le goût de Te rencontrer !

Merci, Seigneur, d’être avec nous, d’être avec moi. Je veux te remettre chaque personne que je rencontre. Je veux t’offrir mes mains, mon corps, mon cœur. Que tout mon être soit ton instrument, pour participer à faire, de toutes les nations, des disciples. Je ne peux rien seule. Dieu des impossibles, merci d’œuvrer en moi, et à travers moi. Amen.

Solane

« Et moi, je suis avec vous
tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

soleilJésus nous est présent par son Esprit qu’il partage avec le Père et qu’il nous envoie abondamment, nous intégrant ainsi dans la Vie, l’Amour et la Lumière de la Sainte Trinité, mais il nous est présent aussi par tout son être en son Corps ressuscité.

Dans ce monde d’exil, d’absence et de division, Jésus nous ouvre à sa présence réelle en son Corps qui nous rassemble en un seul corps, en des membres vivants, à la fois uniques et unis, respirant le même Esprit, nourris du même Sang, partageant la même Chair, œuvrant du même Amour qui en réunissant toutes les nations… réunit aussi le ciel et la terre.

Dans le mystère de la Croix, Jésus est Présence-Lumière au cœur des ténèbres, Présence-Amour là où frappe la haine, Présence-Joie là où domine toute souffrance, Présence-Vie là où règne la mort.

Avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde, Jésus nous est présence pour l’Éternité… car c’est en Lui, par Lui et avec Lui que nous renaissons de l’eau et de l’Esprit pour entrer dans la Royaume de Dieu.

Michaël

« Je suis invitée à aller vers la montagne », là où le silence me permet d’entendre battre le cœur  de Jésus.

etoilesIl m’attend avec mes hésitations et veut me rassurer en me certifiant qu’Il est avec moi tous les jours et ça jusqu’à ma fin de vie. Physiquement il m’invite à m’élever du sol, pour aller vers le détachement de tout ce qui me retient à la terre, pour explorer la richesse de l’élévation  spirituelle de mon âme dans la joie de découvertes nouvelles et mystérieuses qu’il me réserve dans l’attente de mon « oui ».

Il me dit : Va, et sois un disciple sur qui je peux compter. Il y aura des obstacles, mais l’amour que je  porterai à tous ceux qui m’accompagnent rendra plus intense  ma décision et me rendra plus fort. SEIGNEUR, dans les hauteurs le vertige s’empare de moi et mes pas sont chancelants, incertains, viens rassurer ma montée vers Toi en me tenant la main près de ton coeur pour que je puisse T’entendre.

Mariette  

pere

Voici des siècles, Seigneur, que tes disciples furent soulevés par la confiance et le zèle en entendant cette injonction venant de ta bouche : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. »
Les doutes quant à ta résurrection s’effacèrent et, depuis ce jour, une multitude d’enfants, d’hommes, de femmes sont venus à toi pour aller ensuite à leurs frères, jusqu’au chaos idéologique d’aujourd’hui. Au sein des cris de colère, lamentations, hypocrisies, jalousies, faux témoignages, mensonges, tes envoyés nous font entendre et reconnaître ta voix, celle qui, inscrite au foyer vivant de nos coeurs, fut un jour priée de se taire et s’est tue. C’est ainsi que :

Chaque jour tu te tais, par amour et pour que nous usions de la liberté dont le Père nous a dotés.
Chaque jour, par la bouche de tes fidèles tu brises le silence.
Chaque jour une multitude accourt vers toi.
Chaque jour tu les renvoies vers toutes les « nations » :  Allez !

« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.»
Heureux sommes-nous lorsque, sous ton regard, est défait le personnage fabriqué par les contingences mondaines et, entre tes mains, est construite la personne humaine librement soumise à l’ordre divin.

Tous nous t’appelons, même en te niant, même en te tournant le dos et plus encore lorsque nous t’ignorons, privés de toute espérance.

Pierrette

Seigneur, en ce temps de disgrâce et de violence, j’ai du mal à penser l’universel sans avoir à l’esprit ces images de déchirures entre les humains. Cela me retient, m’empêche de bouger, me justifie parfois de ne rien faire pour changer les choses. J’attends… Je me replie sur mes terres.

disciplesOr toi tu nous dis une parole toute simple : Allez donc! Sortez de la panique, de la peur qui vous retient. Coupez la distance qui vous sépare les uns des autres et faites le pas, le premier pas. Ce sera la voie pour guérir des mouvements intérieurs qui évitent et retardent la rencontre.

Allez… je suis avec vous… Je voudrais pouvoir dire avec les saintes et les saints : avec Toi, avec ta force, je peux tout, comme l’apôtre Paul a dit : « Je puis tout en Celui qui me fortifie ». En fait tu n’as pas besoin de ma force, tu veux seulement compter sur ma foi en ton élan. Alors dépouille-moi de ce désir d’être forte pour que je me laisse conduire par ton Souffle.

Allez… faites des disciples… Alors je pourrai peut-être rendre compte du travail de ton Souffle et inciter les autres à s’exposer à ce même Souffle. Donne-moi les mots pour dire comment tu travailles en nous et avec nous. Après tout, nous avons tous le même défi : devenir plus humains, reflets de la bonté, de l’amour divin qui libère des chaînes et rend possible la construction d’une communauté.

Beaucoup reconnaissent que Jésus de Nazareth était un être exceptionnel, mais cela ne suffit pas, il faut faire un pas de plus et se mettre à son école, devenir disciple et consentir à apprendre de Lui comment sauver ce monde de ses terrifiantes divisions.

Lucie

Il m’a envoyé !

Il m’a dit : « Va ! »

mains

Et je suis parti, malgré mes peurs et doutes.

J’ai quitté parents, amis et pays, et je vais seul sur les routes.

Seul ? Juste en apparence.

Tel qu’il me l’a promis, Il est avec moi, tous les jours.

Il m’a donné pour frère et sœur chaque personne que je rencontre.

Ainsi je vais, tout joyeux, par monts et par vaux, de ville en village.

Et, chacun s’étonne en se demandant d’où me vient cette joie !

C est la joie de l’apôtre, c’est la joie du disciple, c’est la joie de la brebis du Seigneur !

Inexplicable !

Nénuphar

jesus-discipleJésus  envoie ses disciples en mission avec Lui. Il les a chargés d’aller de par le monde entier pour annoncer l’Évangile de l’amour et de paix afin de gagner le cœur du monde et d’en faire des disciples. Il leur a donné le pouvoir de baptiser les nouveaux disciples dans la trinité qui est Père, Fils et Esprit. Jésus demande à ses disciples de garder cette communion trinitaire pour la mission de l’Église et de vivre cette communion entre nous qui sommes des frères et sœurs dans le Christ. Nous formons un seul corps dans l’Église et nous devons observer son commandement qui est de nous aimer les uns les autres comme Il nous a aimés avec un regard de tendresse, de compassion et de miséricorde. Jésus est avec nous tous les jours et ce jusqu’à la fin du monde. Quelle  belle promesse pour nous qui avons tant besoin de  nous dépouiller du vieil homme afin de servir comme Lui et de faire advenir son royaume de justice et de paix.

Ô Dieu Père, Fils et Esprit
Donne-nous la grâce de vivre la communion trinitaire et cosmique
Afin que nous puissions Te servir dans nos frères et sœurs.

Ô Dieu Père, Fils et Esprit
Fais de nous des disciples qui voient en chacun, chacune
Un frère, une sœur afin de rendre vivant la communion fraternelle.

Ô Dieu Père, Fils et Esprit
Marche avec nous et fais de nous
Des témoins de ta paix et de ton amour.
Garde-nous humbles et tout petits pour la mission de l’Église.

Karine

Commentaire des Illustrateurs

Comment illustrer ce passage de l’Évangile de Matthieu dans lequel Jésus ressuscité envoie les onze disciples dans toutes les nations ? Nous nous sommes inspirés de deux phrases que Jésus prononce à cette occasion.

La première phrase : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » s’est avérée comme étant tout un défi à mettre en images.

Nous avons choisi de prendre une approche plus symbolique, utilisée dans les premiers temps de la chrétienté ainsi que dans les enluminures médiévales. Le Christ est représenté dans sa dimension universelle, à titre de fils de Dieu et transcendant le monde des apparences. Apparaissant à la fois sur terre et dans le ciel, Jésus incarne le lien retrouvé entre le Père céleste et les hommes.

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Ainsi, la tête de Jésus rayonne dans les cieux et son corps touche pied sur notre terre. Ses bras supportent concrètement la communauté des disciples en lesquels son action salvatrice se prolonge, faisant de la communauté et de l’Église, son propre corps offert à l’ensemble de l’humanité.

La deuxième phrase  « Et moi, je suis avec vous tous les jours » est illustrée par cette présence permanente du Seigneur auprès de ses disciples, par cette perpétuelle communion entre Jésus-Christ et son Église.

Le Père tout puissant, par lequel  le « tout pouvoir » a été accordé à Jésus, apparait comme étant à l’origine à la fois du monde et du salut offert par le Christ. C’est le Père qui dans son incommensurable amour, et du même geste avec lequel Jésus envoie les disciples dans le monde, envoie Lui-même son Fils auprès de l’humanité déchue. Le Père et le Fils ne font alors qu’un, l’Un étant en l’Autre et l’Autre étant en l’Un, leur action commune se manifestant dans la signification du nom de Jésus : « Dieu sauve ».

C’est aussi du Père que découlent les cieux et la terre, ce qui est représenté par les cheveux du Père qui survolent les « eaux du ciel »,  le firmament étoilé, et par sa barbe qui descend en cascade  pour devenir les « eaux de la terre ». Jésus descend lui-même ce flot de vie, montrant qu’il vient du Père pour tendre la main à notre monde.

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La multitude de couleurs des vêtements des disciples préfigure les multiples nations auprès desquelles ceux-ci sont envoyés.

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Un dernier « commentaire », visuel cette fois-ci, nous est offert par Coralie, 8 ans, qui a signé son propre coloriage du même dessin. Merci Coralie!

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