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« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 14, 12-16.22-26

Le premier jour de la fête des pains sans levain,
où l’on immolait l’agneau pascal,
les disciples de Jésus lui disent :
« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? »
Il envoie deux de ses disciples en leur disant :
« Allez à la ville ;
un homme portant une cruche d’eau
viendra à votre rencontre.
Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire :
“Le Maître te fait dire :
Où est la salle
où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”
Il vous indiquera, à l’étage,
une grande pièce aménagée et prête pour un repas.
Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas,
Jésus, ayant pris du pain
et prononcé la bénédiction,
le rompit, le leur donna,
et dit :
« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe
et ayant rendu grâce,
il la leur donna,
et ils en burent tous.
Et il leur dit :
« Ceci est mon sang,
le sang de l’Alliance,
versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne,
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,
dans le royaume de Dieu. »

Après avoir chanté les psaumes,
ils partirent pour le mont des Oliviers.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang »

Préparer la Pâque,
en mode « veille »…
Chaque jour.

Dans les pas du Fils, accompagner, favoriser les passages, « de la mort à la vie »: ceux de l’indifférence à la sauvegarde, ceux de l’ingratitude à la reconnaissance, ceux de l’inertie à l’engagement, ceux de la conscience à la contemplation…

En somme désormais, devenir en Lui la sève qui nourrit l’espérance du monde…
Quelle est ma soif pour ce monde-ci, de quelle eau, de quel vin, de quel nectar l’abreuver?

« Prenez, ceci est mon corps »:
le corps du monde présent est remis entre nos mains: quelle consommation? Quelle transformation?

Il transpire de toutes parts ce corps…  Des sueurs de sang…

Le sang d’une alliance nouvelle ET éternelle… AUJOURD’HUI.

Marie-Hélène

Allez à la ville « UN HOMME PORTANT UNE CRUCHE D’EAU VIENDRA VERS VOUS ».

jesus-rend-graceDans le temps de Jésus quelqu’un qui portait une cruche d’eau était chose courante, mais qu’avait-elle de spécial, cette cruche désignée par Jésus,  pour que les disciples la reconnaissent et suivent cet homme? Ressemblait-elle à celle que la jeune femme utilisait pour puiser l’eau au puits de Jacob –  « si tu savais, c’est toi qui me demanderais l’eau à boire » –  ou à la cruche d’eau changée en vin aux noces de Cana à la demande de Marie? Et que dis-tu de la coupe de vin  du dernier repas avec Jésus? Sont-elles signes de vie?

Dans ma vie de tous les jours  peut-on reconnaitre les trésors  que je porte dans cette cruche qui me déclare disciple capable de préparer la salle de réception afin d’accueillir les invités au repas pascal, de  présenter les différentes saveurs de mon pain quotidien à Jésus et l’entendre me dire : prends-le, « CECI EST MON CORPS »;   l’entendre reconnaitre les efforts du travail fait à sa  vigne dans cette  coupe de vin et me rassurer en me disant : bois-le, « CECI EST MON SANG ».

Seigneur je te rends grâce pour ces merveilles de vie.

Mariette

« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? » …Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Et si j’osais Te demander, Seigneur, le chemin à suivre! Si j’osais t’inclure dans chacun de mes gestes, chacune de mes pensées, de mes actions! Je verrais que tu as déjà tout préparé, que tu es là, que je trouverais tout, sans avoir à me creuser la tête, à chercher, et à tout faire à ma façon, comme l’enfant grandissant qui commence à avoir besoin de trouver par lui-même les réponses, et prouver qu’il est capable d’y arriver… tombant encore et encore!

Seigneur, j’ai une telle soif de Ta paix, d’œuvrer à tes côtés, de préparer la Pâque! Sans me questionner, me dire que je n’y arrive pas, que je suis incapable et pas à la hauteur !

Merci Seigneur pour Ton corps, pour Ton sang, qui nous libèrent et nous ramènent sans cesse à toi.

Solane

….

« Prenez, ceci est mon corps. »

J’écoute ces mêmes mots chaque dimanche quand j’assiste à la messe et à chaque fois je sens une profonde émotion. Quel don de la part de Jésus qui a offert sa vie pour nous sauver!!! Merci de tout cœur!!!

Rosa

La Parole du Verbe Incarné est vérité agissante, directement. Il n’y a là aucun écart, aucune distance, ni temps ni espace, entre Sa Parole et Son Acte.

Parole agissante… Pain Vivant déposé au cœur de notre monde, au cœur de notre corps, au cœur de notre cœur… en attente de notre oui qui nous ouvre à Son Don… qui nous retourne en Lui.

Que notre foi actualise le Sang de l’Alliance versé en effusion d’Amour qui transfigure notre cœur, notre corps… et notre monde.

Michaël

corps-painJe suis le grain, le grain donné par le Père. J’ai été récolté, broyé sur la meule, pétri et cuit sur la pierre. Puis j’ai été sanctifié pour devenir corps du Christ, offert à la multitude en rémission des péchés.

Je suis le fruit de la vigne, donné par le Père aux hommes. J’ai été récolté, piétiné dans le pressoir et mis à fermenter dans des fûts. Puis j’ai été sanctifié pour devenir sang du Christ, versé pour la multitude en rémission des péchés.

Je suis pain et vin, donnés sans compter au travers des siècles, afin que les être humains puissent retrouver Celui qui les a créés et aimés, aimés jusqu’à offrir son Fils sur le bois de la croix. Afin que chacun, comme ce Fils bien-aimé, puisse se retourner et s’écrier « Abba », Papa, dans les larmes et la joie!

Amen

Nénuphar


sang-vinCe passage de Marc nous rapporte le rituel de notre Pâque que nous célébrons à chaque Eucharistie en communauté dans nos églises. Les préparatifs pour manger la Pâque est importante parce que c’est le repas de la fête des pains sans levain où on  immolait l’agneau pascal. Mais voilà que Jésus donne à ses disciples un nouveau sens pour célébrer la Pâque. Après la résurrection, le symbolisme du pain sans levain devient le corps de Jésus et le vin, le sang de Jésus. Il est  l’agneau pascal, mort et ressuscité, qui a versé son sang pour sceller une nouvelle Alliance avec le peuple de Dieu. Désormais la loi de l’Amour sera inscrite dans le  cœur des disciples de Jésus parce que sa mort nous a rachetés et réconciliés avec son Père, notre Père Céleste. Le rituel du pain sans levain et la coupe de vin nous fait communier au corps et au sang du Christ. C’est le pain et le vin de la nouvelle Alliance où Jésus nous dit qu’Il est le Pain de vie. Celui qui vient à Lui et mange son corps et boit son sang n’aura jamais faim et soif. À chaque Eucharistie, nous allons à la rencontre de Jésus qui nous rassemble en un seul corps et un seul esprit pour faire advenir son royaume de justice et de paix. À chaque Eucharistie, nous faisons mémoire de ce rituel sacré où Jésus nous redit: « Prenez, ceci est mon corps qui donne la vie en abondance, la vie éternelle. Prenez, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance versé pour la multitude. »  Jésus nous rassasie de son Amour et si nous demeurons dans son amour nous serons source d’amour, de paix et de joie.

Jésus, tu nous envoies faire les préparatifs du repas pascal.
Nous te prions, aide-nous à nous préparer le cœur,
Le corps, l’esprit et à trouver le lieu où
Tu puisses nous rencontrer et manger la Pâque avec nous.

Jésus, tu as donné ta vie au monde par amour et
Par ta croix, tu nous as sauvés de la mort.
Nous te prions, rassasie-nous par ton corps et ton sang et
Fais de nous les témoins de ton amour et de ta paix.

Karine


À la question des disciples : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »
Jésus répond comme s’il lisait l’à-venir tout préparé, comme déjà joué, fini. N’est-il pas plutôt le créateur, par sa parole, des conditions nécessaires à l’accomplissement de la volonté de son Père ? Ce que sait Jésus c’est ce qu’il a à faire en ce monde pour que s’accomplisse, chaque jour, cette volonté dont il est le missionnaire.

En tant que Seigneur, c’est lui aussi qui assure, pour les siècles des siècles, les conditions nécessaires à la vie consacrée de ses disciples.

Les disciples partirent, allèrent à la ville; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
Rien ne manquait qui puisse faire obstacle à l’exécution de leur part dans l’œuvre rédemptrice de Jésus.

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Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction,  le rompit, le leur donna et dit :« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance,  versé pour la multitude.

Pouvons-nous, aujourd’hui, nous placer parmi les disciples et entendre ces paroles, « inouïes » jusqu’à ce jour-là, accompagnées des gestes les plus quotidiens ? Nous sommes à table pour célébrer la fête de la Pâque juive et Jésus, que nous suivons et aimons depuis trois ans, se désigne comme l’Agneau à immoler. L’ordre nous est donné de manger ce corps et de boire ce sang « de l’Alliance », et nous obéissons, les premiers qui seront  suivis d’une multitude, ce nombre innombrable.
La zone de silence en soi s’élargit, s’approfondit, l’insondable est sa limite. La foi seule y trouve l’espace qui lui convient.
Sans la Pentecôte, aurions-nous pu nous remettre en marche ? N’est-ce pas l’histoire intime de chaque croyant ?

« Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Entendons : « Ne cessez pas de me suivre, ni d’obéir à mon commandement ».

Pierrette

Commentaires des illustrateurs

Comment illustrer Jésus offrant le pain et le vin, son corps et son sang, offerts pour la multitude?

Nous avons voulu représenter que ce n’est qu’avec et en la pleine complicité du Père que Jésus a offert son corps et son sang au travers du pain et du vin.  Sur cette image, au moment de rendre grâce, Jésus échange un regard complice avec son Père.  Dans les mains du Christ et sous la bénédiction des « mains » du Père, le pain se multiplie et le vin est versé à flots en rémission des péchés.

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« Allez ! De toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 16-20)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, chapitre 28, 16-20

En ce temps-là,
les onze disciples s’en allèrent en Galilée,
à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
Quand ils le virent, ils se prosternèrent,
mais certains eurent des doutes.
Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
Allez ! De toutes les nations faites des disciples :
baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
apprenez-leur à observer
tout ce que je vous ai commandé.
Et moi, je suis avec vous
tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Ce passage des évangiles sera lu dans deux semaines à l’église. Écrire quelques mots ou plus à l’écoute de cette parole et envoyer le tout au plus tard ce dimanche, 24 mai 2015 à midi à :

participer@alecoutedesevangiles.mobi

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COMMENTAIRES

« Tout pouvoir m’a été donné. »

Le pouvoir d’aimer.
Et pour y parvenir,  tu es avec moi, Jésus, pour toujours.
Au coeur de ma réalité quotidienne, au coeur de mes relations en l’Église et dans le monde.
Tu es ce souffle qui habite mon coeur et qui me donne d’aimer jusqu’à l’extrême, comme toi.

Fernande

« Et moi, je suis avec vous
tous les jours jusqu’à la fin du monde. » 

discipleJésus s’approche aujourd’hui même de toi, de moi, de nous… Par des moyens précis et concrets, Il nous ouvre une Voie de Communion qui traverse les époques: un chemin d’Annonce qui passe par « le retrait à la montagne » et les doutes passagers…

Car il est avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde…

En effet, au coeur de toute posture, son Allez ! retentit et c’est bien vers un monde ouvert qu’Il nous envoie: De toutes les nations faites des disciples…

Marie-Hélène 

jesusCe qui me touche, encore et toujours, en lisant ces lignes, c’est: « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » 

C’est si facile de l’oublier, et de ne voir que l’ampleur de la tâche à laquelle tu nous appelles !

Pas facile, de nos jours, de dire qu’on est tes disciples.

Je n’ose pas trop parler de Toi, te faire connaître. Surtout à tant de personnes, partout, que je sens allergiques à l’Église et à la religion catholique. Comme si les erreurs et les blessures du passé est tout ce qui reste…

Je ne suis pas très vendeuse. C’est drôle, j’ai plus l’intuition et surtout l’espoir que ma foi en Toi, Seigneur, transparaîtra à travers mes actes, à travers toute ma Vie, et saura donner aux gens que je rencontre le goût de Te connaître. Mais j’ai tellement envie que les gens puissent sentir la grandeur de Ton Amour, et leur donner le goût de Te rencontrer !

Merci, Seigneur, d’être avec nous, d’être avec moi. Je veux te remettre chaque personne que je rencontre. Je veux t’offrir mes mains, mon corps, mon cœur. Que tout mon être soit ton instrument, pour participer à faire, de toutes les nations, des disciples. Je ne peux rien seule. Dieu des impossibles, merci d’œuvrer en moi, et à travers moi. Amen.

Solane

« Et moi, je suis avec vous
tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

soleilJésus nous est présent par son Esprit qu’il partage avec le Père et qu’il nous envoie abondamment, nous intégrant ainsi dans la Vie, l’Amour et la Lumière de la Sainte Trinité, mais il nous est présent aussi par tout son être en son Corps ressuscité.

Dans ce monde d’exil, d’absence et de division, Jésus nous ouvre à sa présence réelle en son Corps qui nous rassemble en un seul corps, en des membres vivants, à la fois uniques et unis, respirant le même Esprit, nourris du même Sang, partageant la même Chair, œuvrant du même Amour qui en réunissant toutes les nations… réunit aussi le ciel et la terre.

Dans le mystère de la Croix, Jésus est Présence-Lumière au cœur des ténèbres, Présence-Amour là où frappe la haine, Présence-Joie là où domine toute souffrance, Présence-Vie là où règne la mort.

Avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde, Jésus nous est présence pour l’Éternité… car c’est en Lui, par Lui et avec Lui que nous renaissons de l’eau et de l’Esprit pour entrer dans la Royaume de Dieu.

Michaël

« Je suis invitée à aller vers la montagne », là où le silence me permet d’entendre battre le cœur  de Jésus.

etoilesIl m’attend avec mes hésitations et veut me rassurer en me certifiant qu’Il est avec moi tous les jours et ça jusqu’à ma fin de vie. Physiquement il m’invite à m’élever du sol, pour aller vers le détachement de tout ce qui me retient à la terre, pour explorer la richesse de l’élévation  spirituelle de mon âme dans la joie de découvertes nouvelles et mystérieuses qu’il me réserve dans l’attente de mon « oui ».

Il me dit : Va, et sois un disciple sur qui je peux compter. Il y aura des obstacles, mais l’amour que je  porterai à tous ceux qui m’accompagnent rendra plus intense  ma décision et me rendra plus fort. SEIGNEUR, dans les hauteurs le vertige s’empare de moi et mes pas sont chancelants, incertains, viens rassurer ma montée vers Toi en me tenant la main près de ton coeur pour que je puisse T’entendre.

Mariette  

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Voici des siècles, Seigneur, que tes disciples furent soulevés par la confiance et le zèle en entendant cette injonction venant de ta bouche : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. »
Les doutes quant à ta résurrection s’effacèrent et, depuis ce jour, une multitude d’enfants, d’hommes, de femmes sont venus à toi pour aller ensuite à leurs frères, jusqu’au chaos idéologique d’aujourd’hui. Au sein des cris de colère, lamentations, hypocrisies, jalousies, faux témoignages, mensonges, tes envoyés nous font entendre et reconnaître ta voix, celle qui, inscrite au foyer vivant de nos coeurs, fut un jour priée de se taire et s’est tue. C’est ainsi que :

Chaque jour tu te tais, par amour et pour que nous usions de la liberté dont le Père nous a dotés.
Chaque jour, par la bouche de tes fidèles tu brises le silence.
Chaque jour une multitude accourt vers toi.
Chaque jour tu les renvoies vers toutes les « nations » :  Allez !

« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.»
Heureux sommes-nous lorsque, sous ton regard, est défait le personnage fabriqué par les contingences mondaines et, entre tes mains, est construite la personne humaine librement soumise à l’ordre divin.

Tous nous t’appelons, même en te niant, même en te tournant le dos et plus encore lorsque nous t’ignorons, privés de toute espérance.

Pierrette

Seigneur, en ce temps de disgrâce et de violence, j’ai du mal à penser l’universel sans avoir à l’esprit ces images de déchirures entre les humains. Cela me retient, m’empêche de bouger, me justifie parfois de ne rien faire pour changer les choses. J’attends… Je me replie sur mes terres.

disciplesOr toi tu nous dis une parole toute simple : Allez donc! Sortez de la panique, de la peur qui vous retient. Coupez la distance qui vous sépare les uns des autres et faites le pas, le premier pas. Ce sera la voie pour guérir des mouvements intérieurs qui évitent et retardent la rencontre.

Allez… je suis avec vous… Je voudrais pouvoir dire avec les saintes et les saints : avec Toi, avec ta force, je peux tout, comme l’apôtre Paul a dit : « Je puis tout en Celui qui me fortifie ». En fait tu n’as pas besoin de ma force, tu veux seulement compter sur ma foi en ton élan. Alors dépouille-moi de ce désir d’être forte pour que je me laisse conduire par ton Souffle.

Allez… faites des disciples… Alors je pourrai peut-être rendre compte du travail de ton Souffle et inciter les autres à s’exposer à ce même Souffle. Donne-moi les mots pour dire comment tu travailles en nous et avec nous. Après tout, nous avons tous le même défi : devenir plus humains, reflets de la bonté, de l’amour divin qui libère des chaînes et rend possible la construction d’une communauté.

Beaucoup reconnaissent que Jésus de Nazareth était un être exceptionnel, mais cela ne suffit pas, il faut faire un pas de plus et se mettre à son école, devenir disciple et consentir à apprendre de Lui comment sauver ce monde de ses terrifiantes divisions.

Lucie

Il m’a envoyé !

Il m’a dit : « Va ! »

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Et je suis parti, malgré mes peurs et doutes.

J’ai quitté parents, amis et pays, et je vais seul sur les routes.

Seul ? Juste en apparence.

Tel qu’il me l’a promis, Il est avec moi, tous les jours.

Il m’a donné pour frère et sœur chaque personne que je rencontre.

Ainsi je vais, tout joyeux, par monts et par vaux, de ville en village.

Et, chacun s’étonne en se demandant d’où me vient cette joie !

C est la joie de l’apôtre, c’est la joie du disciple, c’est la joie de la brebis du Seigneur !

Inexplicable !

Nénuphar

jesus-discipleJésus  envoie ses disciples en mission avec Lui. Il les a chargés d’aller de par le monde entier pour annoncer l’Évangile de l’amour et de paix afin de gagner le cœur du monde et d’en faire des disciples. Il leur a donné le pouvoir de baptiser les nouveaux disciples dans la trinité qui est Père, Fils et Esprit. Jésus demande à ses disciples de garder cette communion trinitaire pour la mission de l’Église et de vivre cette communion entre nous qui sommes des frères et sœurs dans le Christ. Nous formons un seul corps dans l’Église et nous devons observer son commandement qui est de nous aimer les uns les autres comme Il nous a aimés avec un regard de tendresse, de compassion et de miséricorde. Jésus est avec nous tous les jours et ce jusqu’à la fin du monde. Quelle  belle promesse pour nous qui avons tant besoin de  nous dépouiller du vieil homme afin de servir comme Lui et de faire advenir son royaume de justice et de paix.

Ô Dieu Père, Fils et Esprit
Donne-nous la grâce de vivre la communion trinitaire et cosmique
Afin que nous puissions Te servir dans nos frères et sœurs.

Ô Dieu Père, Fils et Esprit
Fais de nous des disciples qui voient en chacun, chacune
Un frère, une sœur afin de rendre vivant la communion fraternelle.

Ô Dieu Père, Fils et Esprit
Marche avec nous et fais de nous
Des témoins de ta paix et de ton amour.
Garde-nous humbles et tout petits pour la mission de l’Église.

Karine

Commentaire des Illustrateurs

Comment illustrer ce passage de l’Évangile de Matthieu dans lequel Jésus ressuscité envoie les onze disciples dans toutes les nations ? Nous nous sommes inspirés de deux phrases que Jésus prononce à cette occasion.

La première phrase : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » s’est avérée comme étant tout un défi à mettre en images.

Nous avons choisi de prendre une approche plus symbolique, utilisée dans les premiers temps de la chrétienté ainsi que dans les enluminures médiévales. Le Christ est représenté dans sa dimension universelle, à titre de fils de Dieu et transcendant le monde des apparences. Apparaissant à la fois sur terre et dans le ciel, Jésus incarne le lien retrouvé entre le Père céleste et les hommes.

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Ainsi, la tête de Jésus rayonne dans les cieux et son corps touche pied sur notre terre. Ses bras supportent concrètement la communauté des disciples en lesquels son action salvatrice se prolonge, faisant de la communauté et de l’Église, son propre corps offert à l’ensemble de l’humanité.

La deuxième phrase  « Et moi, je suis avec vous tous les jours » est illustrée par cette présence permanente du Seigneur auprès de ses disciples, par cette perpétuelle communion entre Jésus-Christ et son Église.

Le Père tout puissant, par lequel  le « tout pouvoir » a été accordé à Jésus, apparait comme étant à l’origine à la fois du monde et du salut offert par le Christ. C’est le Père qui dans son incommensurable amour, et du même geste avec lequel Jésus envoie les disciples dans le monde, envoie Lui-même son Fils auprès de l’humanité déchue. Le Père et le Fils ne font alors qu’un, l’Un étant en l’Autre et l’Autre étant en l’Un, leur action commune se manifestant dans la signification du nom de Jésus : « Dieu sauve ».

C’est aussi du Père que découlent les cieux et la terre, ce qui est représenté par les cheveux du Père qui survolent les « eaux du ciel »,  le firmament étoilé, et par sa barbe qui descend en cascade  pour devenir les « eaux de la terre ». Jésus descend lui-même ce flot de vie, montrant qu’il vient du Père pour tendre la main à notre monde.

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La multitude de couleurs des vêtements des disciples préfigure les multiples nations auprès desquelles ceux-ci sont envoyés.

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Un dernier « commentaire », visuel cette fois-ci, nous est offert par Coralie, 8 ans, qui a signé son propre coloriage du même dessin. Merci Coralie!

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Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! 

Un nouveau passage des Évangiles à entendre et à commenter

veillez

(Une autre illustration réalisée à l’intention des enfants afin de les faire participer plus directement au sens de la parole. Imprimer le dessin à colorier à la fin de l’article.)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 13,33-37.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment.
Il en est comme d’un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller.
Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin.
Il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Le MOMENT,  de chaque instant, où discrètement, Seigneur, tu m’invites à être porteur de ton amour pour les autres.
Oui, VEILLER,  pour entendre  ton invitation à faire de mes paroles, de mes attitudes, de mes actions des étincelles de lumière où passe ton amour pour le bonheur de l’humanité.

Fernande

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Merci, Seigneur, de nous inviter à veiller… je crois que j’ai aussi d’abord besoin de me ré-veiller, pour chaque jour être vivante et remplie de gratitude! J’ai tant besoin d’être pleinement consciente de Ta présence en chaque être, en toute circonstance, et de sentir l’urgence d’offrir Tes mains, ton Amour, Ta présence, Ton écoute, Ton soutien, Ta parole qui réconforte et réchauffe le coeur !

Et stp Seigneur, aide-moi à veiller, et garder en moi Ta flamme allumée.

Solane

À quatre reprises Jésus invite, recommande, enjoint, ordonne: « Veillez! »

C’est bien à nous tous qu’il s’adresse:

« Car vous ne savez pas… »

« Il est comme un homme parti en voyage… »

« Il a fixé à chacun son travail… »

« Il peut arriver à l’improviste… »

C’est au portier de l’histoire toutefois que Jésus assigne la tâche de veiller pour ne pas que le Maître en rentrant, trouve tout son monde endormi.

Car l’enjeu ici est clair pour qui accueille sa Parole en disciple:

soit je m’anesthésie, soit je vis consciemment en mode « veille » jusqu’à son retour, portierE de ceux qu’Il m’a confiés…

Avec quel mode d’emploi?

Au jour le jour, des signes de Sa Présence à décrypter. Ils sont partout, nous convoquant à vivre en « éveillés ».

Marie-Hélène

« Il en est comme d’un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller. »

À chacun de nous, le Seigneur, par son Saint-Esprit, a donné des dons et charismes pour aller moissonner où il nous le demande. Comme on doit toujours être prêt, veiller, à son éventuel retour, nous avons tous chacun une mission par ces dons et charismes pour éveiller ceux qui sont encore endormis, pas encore prêts pour ce retour du Seigneur dans la gloire. Ceci se fera avec chacun nos talents, soit par notre témoignage, la musique, l’accueil, l’écoute, l’enseignement ou toute autre force qui a été mis en nous pour la réalisation de l’œuvre du Seigneur.

Michel

« Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. »

Quel est ce maître que nous attendons, qu’est-ce que nous attendons de Lui?  Est-ce qu’on attend un maître fouettard,  ou est-ce qu’on attend notre Seigneur et Maître, notre Seigneur tout Amour, celui qui viens combler nos cœurs.

Suite à ce que je viens d’écrire encore me vient une autre question de motivation à l’attente:

Qu’est-ce qu’on attend de Lui?  Et un autre verset est alors monté en moi en réponse: « Nous attendons notre vie du Seigneur. »

Suite encore à ce que je viens d’écrire une autre chose me vient au travers de ce qui nous est donné de vivre, et qui peut-être nous ennuie, et si nous y veillions spécialement pour voir ce que Dieu veut nous y offrir?

Sylvie

« Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment »

C’est vrai qu’on ne sait pas quand viendra le moment… de bonnes choses ou de moins bonnes. Comme quand les jeunes filles attendaient d’être invitées à la noce, et que la moitié d’entre elles n’ont pu entrer ayant manqué d’huile pour leur lampe, comme quand la maladie arrive elle aussi sans aviser. Il faut toujours être prêt, car si on l’est on peut se reposer en paix en attendant sans être préoccupé de ce qu’il manque à préparer (ou simplement accepter les conséquences à l’avance).

Rosa

 » QUE VA-T’IL ME RESTER EN QUITTANT LA MAISON?  »

À la fin du mois d’août j’ai eu la grâce de veiller et d’assister ma sœur à quitter sa maison, ce fut un grand moment pour saisir la profondeur d’une vie nouvelle qui venait au devant d’elle. Je voulais la rassurer durant son agonie en lui tenant la main, voir même pousser sur son âme pour la libérer de ce corps sans souvenir apparent. Le doute a frappé à la porte de mes convictions, eh si…. l’angoisse de cette séparation m’a rejoint à la récitation du « Je vous salue Marie, » …maintenant et à l’heure de ma mort. » On y était  Seigneur, et tu l’as dis : « veillez car vous ne savez l’heure ». Le soir ou à minuit, à 86 ans, elle était au soir de sa vie. Seigneur, tiens-moi éveillée par le travail que tu me confies tous les jours. Moi aussi je vois  la « brunante » se rapprocher lentement de ma maison et par conséquent je me prépare, « remarque qu’il n’y a rien qui presse « , à entrer dans Ta maison d’amour, de paix et de joie…

Mariette

Seigneur,

Merci de cette confiance que Tu me m’offres, quel honneur, quel cadeau sacré.

Aide-moi s’il Te plait maintenant à veiller par la joie, plutôt que dans la tristesse; par l’amour plutôt que dans la frustration; par la totale guérison du deuil plutôt que dans la dépression. Que cette lumière de cette chandelle m’inspire l’impulsion de vie, et aussi m’indique dans quel sens marcher… à chaque instant. Puis, que la persévérance, par la conviction de cette demande de veiller que Tu me fais, me vienne de façon constante. Je sais que Tu m’accueilles toute entière, c’est ce qui me permet de plus rapidement revenir à ce geste que Tu me demandes, bien que par moment je suis affligée en m’éloignant de ce bonheur que de Te suivre. Debout, je veille, à tes côtés. Pour cela, je T’en rends grâce Seigneur. Je demande et je crée de veiller dans le silence de Ta présence.

Patricia

« Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » C’est vrai Seigneur, tellement vrai que sans veille il n’y a ni présence, ni communion. Mais c’est tellement difficile à mettre en œuvre!

Si quelqu’un doute des forces adverses mobilisées par le Prince de ce monde, qu’il essaie sincèrement de veiller, et il verra qu’une armée de pensées et de distractions tentera de se mettre dans le chemin de la veille et de la communion avec la Présence aimée.

C’est là qu’on comprend mieux la raison d’être de l’ensemble des moyens mis en œuvre par les personnes qui cherchent à se consacrer à cette veille, à commencer par les moines. De même qu’un artiste consacre toute sa vie à son art pour que celui-ci puisse pleinement fleurir, certains orants et orantes offrent la totalité de leur existence pour ré-ouvrir les chemins de la veille dans un monde qui en a presque perdu les clés et la pratique. Nous leur en sommes toutes et tous profondément redevables. Sans ces veilleuses et veilleurs qui s’acharnent à garder la flamme de la veille allumée au cœur de la nuit spirituelle, nous serions sans doute entièrement réduits à l’état de somnambules morts-vivant en asphyxie de souffle et de présence.

Nénuphar

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Qui peut veiller s’il n’est pas enflammé par l’amour de Celui qu’il attend ?
Ces versets suscitent en moi une demeure pleine de joie, dans laquelle chaque serviteur reçoit de son maître la tâche exacte pour laquelle il est qualifié, la tâche qui donne satisfaction à « tout son être ».  Quand le maître est là, les serviteurs, appuyés sur sa présence ordonnatrice et bienveillante, vivent sans inquiétude : Il est là.

Lorsque le maître s’absente de cette maison, chacun se souvient de Lui et répond seul de sa tâche en attendant son retour qui sera « jour de fête ». Dans cette maison, pas un seul serviteur n’a peur du retour du maître. Chacun veille avec amour sur ce qui lui est confié et le jour où le portier s’écrie  « Il est là », pas un seul serviteur ne s’est endormi, tous accourent au-devant de lui pour l’accueillir, l’honorer et lui offrir, débordants de joie, ce qu’ils ont de plus précieux.

Soyons de cette maison et nous veillerons sans peine. Pas moyen de faire autrement que de veiller lorsqu’on attend l’Aimé, lorsque l’on vit sous l’impératif: « Je veux être là quand Il arrive ».
Ou soyons cette maisonnée toute entière, toujours attentive aux allées et venues de l’Esprit Saint, celui qui souffle où, quand, et comme Il veut.

Pierrette

Veillez, en Marc 13, 33-37

Veiller en attendant qu’il vienne. Bien que ces textes d’allure apocalyptique me paraissent toujours un peu difficiles à situer à notre époque, je sens bien qu’il y a là un appel à ne pas négliger. Appel à une vigilance qui n’est pas tellement ou pas seulement d’ordre moral, pour ne pas entrer en tentation, pour ne pas se laisser emporter par des passions grossières, mais un appel à veiller sur mon cœur, un cœur exposé à la distraction, à l’appétit de vivre au détriment de l’autre, au besoin de s’affirmer, etc…. Pendant ce temps-là, je suis en état de veille mais surtout  pour mon intérêt personnel, et je suis loin du Christ et de son Esprit.

Comment et sur quoi veiller alors?

Quand j’ai entendu le message du prophète Ézéchiel, à la fête du Christ Roi, j’ai mieux compris cet appel à veiller : « Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer de tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de brouillard et d’obscurité. » (Ézéchiel, 3, 12)

Veiller comme un berger suppose un amour capable de faire passer la vie de l’autre avant la mienne, quel qu’en soit le prix. Cela m’expose à marcher sur des sentiers inconnus pour le rejoindre, pour créer un espace de compréhension mutuelle, de réciprocité. C’est souvent  porter  l’inquiétude et prendre patience lorsque l’autre s’est égaré sur des chemins qui me semblent erronés…, par exemple, attendre que son enfant revienne alors qu’il s’est enrôlé comme soldat, voire comme djihadiste. Veiller sur le monde plein de conflits sur lesquels nous n’avons apparemment aucun pouvoir, et le porter en soi comme on porte le souci d’une famille bien-aimée exposée à la douleur d’une déchirure.

Pour veiller ainsi à ta manière, toi Jésus, le bon Pasteur, j’ai grand besoin de me disposer à dépasser mes propres limites, mon sentiment d’incapacité, mon égoïsme, mon seuil de  tolérance. Je te prie de m’aider à ne pas renoncer à veiller, parce que ce serait trop exigeant, parce que cela me demanderait trop de renoncement. Fais-moi surtout communier à ton zèle pour aller à la recherche de tous ceux et celles que tu m’invites à porter avec toi, dans la joie et la bienveillance, comme un berger porte la brebis retrouvée sur ses épaules.

Gisèle

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« Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

Et ce qu’Il nous dit là, à tous, je l’entends comme une urgence profonde, comme une question de vie ou de mort. Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi, mais je sais qu’en moi, il y va de ma vie. Cela n’est cependant pas tout à fait évident de savoir comment répondre à cet appel de veiller, mais je crois que tous les moyens sont bons du moment que nous sommes présents à Sa Présence; et Sa Présence – même invisible et intangible, en soi-même et en l’autre – est déjà cette Vie sans laquelle je ne peux respirer.

Veiller, c’est ne pas laisser le sarment se refermer sur lui-même, car coupé de la vie de la vigne, il se dessèche et meurt.

Veiller, c’est aussi attendre activement de cette attente qui nous habite déjà de sa présence, même quand Il se fait attendre. Et pourquoi se fait-Il attendre si ce n’est pour nous pousser à creuser en nous – plus profondément et plus largement – la chambre nuptiale de l’union divine?

Veiller, c’est Lui maintenir ouverte la porte du cœur, car Il ne la force jamais. Et si je ne veille pas, la porte se referme, et je ne vois plus que les lumières d’un monde de reflets… et je n’entends plus que les bruits de son absence.

Veiller n’est jamais passif; veiller est un acte confiant, patient, attentif… mais qui appelle aussi parfois à une certaine violence pour combattre le sommeil de la dispersion. L’acte de Veiller réunit inévitablement en lui l’acte de Foi, l’acte d’Espérance et l’acte d’Amour.

Mais pourquoi veiller de cette Veille est-il si difficile? Nous avons pourtant une bonne expérience des veilles de ce monde : veilles de fête, veilles de travail, veilles auprès d’un enfant malade, veilles pour attendre l’être aimé…

Je t’en prie Seigneur, toi l’être aimé et aimant en chacun de nous, aide-nous à veiller comme tu nous le demandes, ici et maintenant, partout et toujours, car si nous ne sommes présents à Ta Présence, en nous-mêmes et en l’autre, le véritable Amour est impossible. Pour cela tu as dit que tes disciples seront reconnus par l’amour qu’ils ont les uns pour les autres… pour tous les autres.

Michaël

Cet évangile m’apporte beaucoup de joie parce que Jésus nous annonce à tous  sa venue. Il dit à ses disciples: « Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment…Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez! » Jésus est venu dans le monde pour accomplir sa mission et avant de partir en voyage pour l’au-delà, Il a pris soin de  choisir ses disciples pour continuer son œuvre de résurrection. Il leur a donné tout pouvoir pour faire fructifier la mission avec l’aide de l’Esprit-Saint. Il leur a demandé d’aller en mission partout sur la terre pour annoncer la Bonne Nouvelle, de s’aimer comme Il les a aimés  et finalement a recommandé à Pierre de veiller sur son Église. Il nous dit qu’il peut arriver à l’improviste et nous trouver endormis alors pour que cela ne se produise pas, Il nous met en état d’alerte : « Veillez ». Quelle consolation de savoir que Jésus peut se manifester à nous au moment où nous l’attendions le moins comme Il l’a fait avec  les disciples d’Emmaüs. Jésus est venu et Il vient encore dans le quotidien de nos vies. Étions-nous endormis quand Il est venu frapper à la porte de nos cœurs? L’avons-nous reconnu comme les disciples d’Emmaüs? Réveillez-vous mes frères, réveillez-vous mes sœurs, Jésus est déjà là à l’entrée de nos maisons. Il veut demeurer chez nous. Ouvrons grands  les yeux de nos cœurs et  nos oreilles pour que Jésus ne passe pas inaperçu sur nos chemins de vie.  Soyons tous les veilleurs de Dieu.

Mon doux Jésus,
Je guette ta venue chaque jour.
Je cherche ton regard, ton sourire comme un enfant.
Dès le matin, quand la nature se réveille et s’endort le soir
Tu es toujours  là pour m’offrir l’immensité de ton amour.
Ne permets pas que je passe à côté de toi sans te voir.
Prends ma main dans la tienne et marche avec moi.
Viens, entre chez moi pour y faire ta demeure.

 

Prenez garde, veillez!

À  la croisée des chemins
Le veilleur attend celui qui doit venir.
Il ne sait ni l’heure, ni le jour,
Le veilleur attend. Il attend son maître.
À  sa grande surprise, dans son attente,
Il comprit que  Dieu prend corps à travers
Les hommes et les femmes de ce monde.

Le veilleur ne s’endorme pas.
Il  doit garder les yeux ouverts sur le monde et
Être prêt à  Rencontrer  le Christ  sur son chemin d’humanité.

Seul un second regard,
Un réveil spirituel, une nouvelle naissance lui permettent
De  reconnaître  le visage du Christ.

Le veilleur change son regard sur la vie
Pour entrer dans la mouvance d’un esprit d’humanité et de divinité.
Il voit les pulsions de mort et de vie et se laisse porter

Par un courant de vie pour susciter la Vie, l’espoir,
La paix, la joie et l’amour.

Être veilleur, n’est-ce pas
Avoir un cœur disponible et ouvert
Pour accueillir et écouter la voix de Dieu au cœur du monde?

Être veilleur, n’est-ce pas
Aller à la rencontre de cet étranger
Qui dérange mes schèmes de pensées et mes habitudes de vie?

Être veilleur, n’est-ce pas
Revêtir l’habit de service, ce vêtement de lumière et
Guetter les pas de Dieu pour suivre sa trace?

Être veilleur, n’est-ce pas
Rester dans un accueil inconditionnel, toujours en état d’alerte
Pour participer à un combat d’humanité afin de reconstruire une vie?

Être veilleur, n’est-ce pas
Guetter les germes d’espérance et de nouvelles naissances
Pour s’élever à la grandeur de Dieu?

Être veilleur, n’est-ce pas
Redonner la dignité aux exclus de ce monde,
Regarder sa sœur, son frère dans les yeux
Pour enfin y voir le visage du Christ?

Être veilleur, c’est tout simplement
Tenir sa lampe allumée pour aimer nos prochains
Comme Jésus  nous a aimés avec un regard compatissant.
Soyons  les Veilleurs de Dieu et faisons route avec ceux et celles
Qui sont sur le chemin de Gethsémani, ce passage obligé,
Dans l’attente d’une nouvelle naissance et d’une résurrection.

Karine

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