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Recueil de témoignages à partager durant l’Avent et la période des fêtes

couverture-publication

L’activité À l’écoute de la Parole du dimanche fera relâche durant l’Avent et la période des fêtes, de façon à permettre à chacun de vivre pleinement ces temps privilégiés d’intériorité, de communion et de partage.

À propos de partage, nous vous avons préparé un petit recueil des témoignages publiés durant les trois derniers mois, sous forme de fichier pdf. Près d’une centaine de pages de paroles, d’illustrations et de commentaires à offrir aux personnes intéressées, ou à imprimer pour relire tranquillement durant les fêtes!

Veillez cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner et sauvegarder le fichier pdf.

Écoute-Parole-Dimanche-Automne-2014   

94 pages – 11 366 Ko

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Ne manquez pas de lire la belle récolte de commentaires partagés au sujet de la parole Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez !

Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! 

Un nouveau passage des Évangiles à entendre et à commenter

veillez

(Une autre illustration réalisée à l’intention des enfants afin de les faire participer plus directement au sens de la parole. Imprimer le dessin à colorier à la fin de l’article.)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 13,33-37.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment.
Il en est comme d’un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller.
Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin.
Il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Le MOMENT,  de chaque instant, où discrètement, Seigneur, tu m’invites à être porteur de ton amour pour les autres.
Oui, VEILLER,  pour entendre  ton invitation à faire de mes paroles, de mes attitudes, de mes actions des étincelles de lumière où passe ton amour pour le bonheur de l’humanité.

Fernande

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Merci, Seigneur, de nous inviter à veiller… je crois que j’ai aussi d’abord besoin de me ré-veiller, pour chaque jour être vivante et remplie de gratitude! J’ai tant besoin d’être pleinement consciente de Ta présence en chaque être, en toute circonstance, et de sentir l’urgence d’offrir Tes mains, ton Amour, Ta présence, Ton écoute, Ton soutien, Ta parole qui réconforte et réchauffe le coeur !

Et stp Seigneur, aide-moi à veiller, et garder en moi Ta flamme allumée.

Solane

À quatre reprises Jésus invite, recommande, enjoint, ordonne: « Veillez! »

C’est bien à nous tous qu’il s’adresse:

« Car vous ne savez pas… »

« Il est comme un homme parti en voyage… »

« Il a fixé à chacun son travail… »

« Il peut arriver à l’improviste… »

C’est au portier de l’histoire toutefois que Jésus assigne la tâche de veiller pour ne pas que le Maître en rentrant, trouve tout son monde endormi.

Car l’enjeu ici est clair pour qui accueille sa Parole en disciple:

soit je m’anesthésie, soit je vis consciemment en mode « veille » jusqu’à son retour, portierE de ceux qu’Il m’a confiés…

Avec quel mode d’emploi?

Au jour le jour, des signes de Sa Présence à décrypter. Ils sont partout, nous convoquant à vivre en « éveillés ».

Marie-Hélène

« Il en est comme d’un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller. »

À chacun de nous, le Seigneur, par son Saint-Esprit, a donné des dons et charismes pour aller moissonner où il nous le demande. Comme on doit toujours être prêt, veiller, à son éventuel retour, nous avons tous chacun une mission par ces dons et charismes pour éveiller ceux qui sont encore endormis, pas encore prêts pour ce retour du Seigneur dans la gloire. Ceci se fera avec chacun nos talents, soit par notre témoignage, la musique, l’accueil, l’écoute, l’enseignement ou toute autre force qui a été mis en nous pour la réalisation de l’œuvre du Seigneur.

Michel

« Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. »

Quel est ce maître que nous attendons, qu’est-ce que nous attendons de Lui?  Est-ce qu’on attend un maître fouettard,  ou est-ce qu’on attend notre Seigneur et Maître, notre Seigneur tout Amour, celui qui viens combler nos cœurs.

Suite à ce que je viens d’écrire encore me vient une autre question de motivation à l’attente:

Qu’est-ce qu’on attend de Lui?  Et un autre verset est alors monté en moi en réponse: « Nous attendons notre vie du Seigneur. »

Suite encore à ce que je viens d’écrire une autre chose me vient au travers de ce qui nous est donné de vivre, et qui peut-être nous ennuie, et si nous y veillions spécialement pour voir ce que Dieu veut nous y offrir?

Sylvie

« Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment »

C’est vrai qu’on ne sait pas quand viendra le moment… de bonnes choses ou de moins bonnes. Comme quand les jeunes filles attendaient d’être invitées à la noce, et que la moitié d’entre elles n’ont pu entrer ayant manqué d’huile pour leur lampe, comme quand la maladie arrive elle aussi sans aviser. Il faut toujours être prêt, car si on l’est on peut se reposer en paix en attendant sans être préoccupé de ce qu’il manque à préparer (ou simplement accepter les conséquences à l’avance).

Rosa

 » QUE VA-T’IL ME RESTER EN QUITTANT LA MAISON?  »

À la fin du mois d’août j’ai eu la grâce de veiller et d’assister ma sœur à quitter sa maison, ce fut un grand moment pour saisir la profondeur d’une vie nouvelle qui venait au devant d’elle. Je voulais la rassurer durant son agonie en lui tenant la main, voir même pousser sur son âme pour la libérer de ce corps sans souvenir apparent. Le doute a frappé à la porte de mes convictions, eh si…. l’angoisse de cette séparation m’a rejoint à la récitation du « Je vous salue Marie, » …maintenant et à l’heure de ma mort. » On y était  Seigneur, et tu l’as dis : « veillez car vous ne savez l’heure ». Le soir ou à minuit, à 86 ans, elle était au soir de sa vie. Seigneur, tiens-moi éveillée par le travail que tu me confies tous les jours. Moi aussi je vois  la « brunante » se rapprocher lentement de ma maison et par conséquent je me prépare, « remarque qu’il n’y a rien qui presse « , à entrer dans Ta maison d’amour, de paix et de joie…

Mariette

Seigneur,

Merci de cette confiance que Tu me m’offres, quel honneur, quel cadeau sacré.

Aide-moi s’il Te plait maintenant à veiller par la joie, plutôt que dans la tristesse; par l’amour plutôt que dans la frustration; par la totale guérison du deuil plutôt que dans la dépression. Que cette lumière de cette chandelle m’inspire l’impulsion de vie, et aussi m’indique dans quel sens marcher… à chaque instant. Puis, que la persévérance, par la conviction de cette demande de veiller que Tu me fais, me vienne de façon constante. Je sais que Tu m’accueilles toute entière, c’est ce qui me permet de plus rapidement revenir à ce geste que Tu me demandes, bien que par moment je suis affligée en m’éloignant de ce bonheur que de Te suivre. Debout, je veille, à tes côtés. Pour cela, je T’en rends grâce Seigneur. Je demande et je crée de veiller dans le silence de Ta présence.

Patricia

« Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » C’est vrai Seigneur, tellement vrai que sans veille il n’y a ni présence, ni communion. Mais c’est tellement difficile à mettre en œuvre!

Si quelqu’un doute des forces adverses mobilisées par le Prince de ce monde, qu’il essaie sincèrement de veiller, et il verra qu’une armée de pensées et de distractions tentera de se mettre dans le chemin de la veille et de la communion avec la Présence aimée.

C’est là qu’on comprend mieux la raison d’être de l’ensemble des moyens mis en œuvre par les personnes qui cherchent à se consacrer à cette veille, à commencer par les moines. De même qu’un artiste consacre toute sa vie à son art pour que celui-ci puisse pleinement fleurir, certains orants et orantes offrent la totalité de leur existence pour ré-ouvrir les chemins de la veille dans un monde qui en a presque perdu les clés et la pratique. Nous leur en sommes toutes et tous profondément redevables. Sans ces veilleuses et veilleurs qui s’acharnent à garder la flamme de la veille allumée au cœur de la nuit spirituelle, nous serions sans doute entièrement réduits à l’état de somnambules morts-vivant en asphyxie de souffle et de présence.

Nénuphar

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Qui peut veiller s’il n’est pas enflammé par l’amour de Celui qu’il attend ?
Ces versets suscitent en moi une demeure pleine de joie, dans laquelle chaque serviteur reçoit de son maître la tâche exacte pour laquelle il est qualifié, la tâche qui donne satisfaction à « tout son être ».  Quand le maître est là, les serviteurs, appuyés sur sa présence ordonnatrice et bienveillante, vivent sans inquiétude : Il est là.

Lorsque le maître s’absente de cette maison, chacun se souvient de Lui et répond seul de sa tâche en attendant son retour qui sera « jour de fête ». Dans cette maison, pas un seul serviteur n’a peur du retour du maître. Chacun veille avec amour sur ce qui lui est confié et le jour où le portier s’écrie  « Il est là », pas un seul serviteur ne s’est endormi, tous accourent au-devant de lui pour l’accueillir, l’honorer et lui offrir, débordants de joie, ce qu’ils ont de plus précieux.

Soyons de cette maison et nous veillerons sans peine. Pas moyen de faire autrement que de veiller lorsqu’on attend l’Aimé, lorsque l’on vit sous l’impératif: « Je veux être là quand Il arrive ».
Ou soyons cette maisonnée toute entière, toujours attentive aux allées et venues de l’Esprit Saint, celui qui souffle où, quand, et comme Il veut.

Pierrette

Veillez, en Marc 13, 33-37

Veiller en attendant qu’il vienne. Bien que ces textes d’allure apocalyptique me paraissent toujours un peu difficiles à situer à notre époque, je sens bien qu’il y a là un appel à ne pas négliger. Appel à une vigilance qui n’est pas tellement ou pas seulement d’ordre moral, pour ne pas entrer en tentation, pour ne pas se laisser emporter par des passions grossières, mais un appel à veiller sur mon cœur, un cœur exposé à la distraction, à l’appétit de vivre au détriment de l’autre, au besoin de s’affirmer, etc…. Pendant ce temps-là, je suis en état de veille mais surtout  pour mon intérêt personnel, et je suis loin du Christ et de son Esprit.

Comment et sur quoi veiller alors?

Quand j’ai entendu le message du prophète Ézéchiel, à la fête du Christ Roi, j’ai mieux compris cet appel à veiller : « Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer de tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de brouillard et d’obscurité. » (Ézéchiel, 3, 12)

Veiller comme un berger suppose un amour capable de faire passer la vie de l’autre avant la mienne, quel qu’en soit le prix. Cela m’expose à marcher sur des sentiers inconnus pour le rejoindre, pour créer un espace de compréhension mutuelle, de réciprocité. C’est souvent  porter  l’inquiétude et prendre patience lorsque l’autre s’est égaré sur des chemins qui me semblent erronés…, par exemple, attendre que son enfant revienne alors qu’il s’est enrôlé comme soldat, voire comme djihadiste. Veiller sur le monde plein de conflits sur lesquels nous n’avons apparemment aucun pouvoir, et le porter en soi comme on porte le souci d’une famille bien-aimée exposée à la douleur d’une déchirure.

Pour veiller ainsi à ta manière, toi Jésus, le bon Pasteur, j’ai grand besoin de me disposer à dépasser mes propres limites, mon sentiment d’incapacité, mon égoïsme, mon seuil de  tolérance. Je te prie de m’aider à ne pas renoncer à veiller, parce que ce serait trop exigeant, parce que cela me demanderait trop de renoncement. Fais-moi surtout communier à ton zèle pour aller à la recherche de tous ceux et celles que tu m’invites à porter avec toi, dans la joie et la bienveillance, comme un berger porte la brebis retrouvée sur ses épaules.

Gisèle

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« Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

Et ce qu’Il nous dit là, à tous, je l’entends comme une urgence profonde, comme une question de vie ou de mort. Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi, mais je sais qu’en moi, il y va de ma vie. Cela n’est cependant pas tout à fait évident de savoir comment répondre à cet appel de veiller, mais je crois que tous les moyens sont bons du moment que nous sommes présents à Sa Présence; et Sa Présence – même invisible et intangible, en soi-même et en l’autre – est déjà cette Vie sans laquelle je ne peux respirer.

Veiller, c’est ne pas laisser le sarment se refermer sur lui-même, car coupé de la vie de la vigne, il se dessèche et meurt.

Veiller, c’est aussi attendre activement de cette attente qui nous habite déjà de sa présence, même quand Il se fait attendre. Et pourquoi se fait-Il attendre si ce n’est pour nous pousser à creuser en nous – plus profondément et plus largement – la chambre nuptiale de l’union divine?

Veiller, c’est Lui maintenir ouverte la porte du cœur, car Il ne la force jamais. Et si je ne veille pas, la porte se referme, et je ne vois plus que les lumières d’un monde de reflets… et je n’entends plus que les bruits de son absence.

Veiller n’est jamais passif; veiller est un acte confiant, patient, attentif… mais qui appelle aussi parfois à une certaine violence pour combattre le sommeil de la dispersion. L’acte de Veiller réunit inévitablement en lui l’acte de Foi, l’acte d’Espérance et l’acte d’Amour.

Mais pourquoi veiller de cette Veille est-il si difficile? Nous avons pourtant une bonne expérience des veilles de ce monde : veilles de fête, veilles de travail, veilles auprès d’un enfant malade, veilles pour attendre l’être aimé…

Je t’en prie Seigneur, toi l’être aimé et aimant en chacun de nous, aide-nous à veiller comme tu nous le demandes, ici et maintenant, partout et toujours, car si nous ne sommes présents à Ta Présence, en nous-mêmes et en l’autre, le véritable Amour est impossible. Pour cela tu as dit que tes disciples seront reconnus par l’amour qu’ils ont les uns pour les autres… pour tous les autres.

Michaël

Cet évangile m’apporte beaucoup de joie parce que Jésus nous annonce à tous  sa venue. Il dit à ses disciples: « Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment…Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez! » Jésus est venu dans le monde pour accomplir sa mission et avant de partir en voyage pour l’au-delà, Il a pris soin de  choisir ses disciples pour continuer son œuvre de résurrection. Il leur a donné tout pouvoir pour faire fructifier la mission avec l’aide de l’Esprit-Saint. Il leur a demandé d’aller en mission partout sur la terre pour annoncer la Bonne Nouvelle, de s’aimer comme Il les a aimés  et finalement a recommandé à Pierre de veiller sur son Église. Il nous dit qu’il peut arriver à l’improviste et nous trouver endormis alors pour que cela ne se produise pas, Il nous met en état d’alerte : « Veillez ». Quelle consolation de savoir que Jésus peut se manifester à nous au moment où nous l’attendions le moins comme Il l’a fait avec  les disciples d’Emmaüs. Jésus est venu et Il vient encore dans le quotidien de nos vies. Étions-nous endormis quand Il est venu frapper à la porte de nos cœurs? L’avons-nous reconnu comme les disciples d’Emmaüs? Réveillez-vous mes frères, réveillez-vous mes sœurs, Jésus est déjà là à l’entrée de nos maisons. Il veut demeurer chez nous. Ouvrons grands  les yeux de nos cœurs et  nos oreilles pour que Jésus ne passe pas inaperçu sur nos chemins de vie.  Soyons tous les veilleurs de Dieu.

Mon doux Jésus,
Je guette ta venue chaque jour.
Je cherche ton regard, ton sourire comme un enfant.
Dès le matin, quand la nature se réveille et s’endort le soir
Tu es toujours  là pour m’offrir l’immensité de ton amour.
Ne permets pas que je passe à côté de toi sans te voir.
Prends ma main dans la tienne et marche avec moi.
Viens, entre chez moi pour y faire ta demeure.

 

Prenez garde, veillez!

À  la croisée des chemins
Le veilleur attend celui qui doit venir.
Il ne sait ni l’heure, ni le jour,
Le veilleur attend. Il attend son maître.
À  sa grande surprise, dans son attente,
Il comprit que  Dieu prend corps à travers
Les hommes et les femmes de ce monde.

Le veilleur ne s’endorme pas.
Il  doit garder les yeux ouverts sur le monde et
Être prêt à  Rencontrer  le Christ  sur son chemin d’humanité.

Seul un second regard,
Un réveil spirituel, une nouvelle naissance lui permettent
De  reconnaître  le visage du Christ.

Le veilleur change son regard sur la vie
Pour entrer dans la mouvance d’un esprit d’humanité et de divinité.
Il voit les pulsions de mort et de vie et se laisse porter

Par un courant de vie pour susciter la Vie, l’espoir,
La paix, la joie et l’amour.

Être veilleur, n’est-ce pas
Avoir un cœur disponible et ouvert
Pour accueillir et écouter la voix de Dieu au cœur du monde?

Être veilleur, n’est-ce pas
Aller à la rencontre de cet étranger
Qui dérange mes schèmes de pensées et mes habitudes de vie?

Être veilleur, n’est-ce pas
Revêtir l’habit de service, ce vêtement de lumière et
Guetter les pas de Dieu pour suivre sa trace?

Être veilleur, n’est-ce pas
Rester dans un accueil inconditionnel, toujours en état d’alerte
Pour participer à un combat d’humanité afin de reconstruire une vie?

Être veilleur, n’est-ce pas
Guetter les germes d’espérance et de nouvelles naissances
Pour s’élever à la grandeur de Dieu?

Être veilleur, n’est-ce pas
Redonner la dignité aux exclus de ce monde,
Regarder sa sœur, son frère dans les yeux
Pour enfin y voir le visage du Christ?

Être veilleur, c’est tout simplement
Tenir sa lampe allumée pour aimer nos prochains
Comme Jésus  nous a aimés avec un regard compatissant.
Soyons  les Veilleurs de Dieu et faisons route avec ceux et celles
Qui sont sur le chemin de Gethsémani, ce passage obligé,
Dans l’attente d’une nouvelle naissance et d’une résurrection.

Karine

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Dessin à copier, à tracer ou à colorier

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(Cliquer pour agrandir et sauvegarder en jpg)

Cliquer ci-dessous pour sauvegarder et imprimer le dessin en fichier pdf :

veillez

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C’est à moi que vous l’avez fait

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Nous continuons de réaliser certaines des illustrations à l’intention des enfants afin de les faire participer plus directement au sens de la parole et des paraboles. Imprimez le dessin à copier, tracer ou colorier à la fin de l’article.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,31-46. 
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres :
il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! ‘
Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…  ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? ‘
Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. ‘
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. ‘
Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ? ‘
Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait. ‘
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

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« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Matthieu 25,31-46.

Lorsque j’accueille et je nomme tout ce que l’on a fait depuis ma naissance pour m’aider à devenir autonome et porter du fruit, mon cœur est tout rempli de gratitude envers ces personnes qui sont le cœur de Dieu même…

Et puis j’ai grandi en humanité et spirituellement grâce aux personnes rencontrées dans l’Amitié, l’Amour et le Service. C’est très réel que le Visage de Dieu se donne volontiers dans la Sœur, dans le Frère… ChacunE en de multiples facettes qui édifient le Corps tout entier du monde présent.

Ainsi ne sommes-nous pas appelés chacunE d’une façon unique, à devenir sur terre le Cœur de Dieu?

Marie-Hélène

Seigneur Jésus, une seule chose aujourd’hui : je suis tellement, tellement heureux que tu te laisses rencontrer au travers de l’un de ces « petits » qui sont tes frères. Je ne suis pas très doué pour t’entendre en Esprit (veuille m’assister en ce sens), mais le fait que je puisse te rencontrer en l’autre me sauve d’ici à ce que je puisse entièrement te reconnaître, et te parler dans un « face à face » intérieur, comme toi tu avais coutume de le faire avec ton Père.

Nénuphar

 »  COMME LE BERGER SÉPARE LES BREBIS DES CHÈVRES  » Seigneur je ne veux pas être la chèvre de ma famille ni de ma communauté en ruminant ma vie, et être écarté des autres hommes. Accorde moi la douceur de la brebis, celle qui me porte à croire que ma vie coulera avec plus de liberté et me faire comprendre que tout ce qui est important c’est de prendre soin de mes frères souffrants. Les occasions sont nombreuses d’apporter un peu d’amour à celui qui n’attend que ce geste pour retrouver sa dignité et participer à ta création. SEIGNEUR QUAND EST-CE QUE JE TAI VU ?  À ma naissance, Tu étais présent dans mon baptême, dans la tendresse de mes parents, dans les services échangés entre sœurs et frères, je t’ai vu dans mon époux, mes enfants, mes amis, et tous les évènements de ma vie, je t’ai vu dans l’accompagnement de fin de vie de ceux que j’aimais, mais Seigneur je ne t’ai pas toujours RECONNU … Père, pardon pour tout ces moments d’aveuglement, j’espère que Tu me trouveras parmi les brebis…..

 Mariette

Ce riche passage comporte tellement d’éléments!

Et c’est toujours la division qui me saute d’abord aux yeux dans cet extrait de la parole.

La séparation des chèvres et des brebis, qui seront envoyés ou au châtiment ou à la vie éternelle me donne encore froid dans le dos aujourd’hui. Dur, venant de notre Seigneur, qui nous a aussi déjà invités à ne pas séparer l’ivraie du bon grain.

Pourtant, je me sens tellement touchée par l’invitation à Le servir, et à L’aimer, dans le plus petit et le plus vulnérable! Et combien de fois me suis-je dit que je ne suis pas capable, moi, de le servir dans le plus petit, qui sont mes sœurs, qui sont mes frères. Et même dans la partie que je considère la plus faible ou vulnérable en moi, me voyant écarter ou fuir mes côtés plus instinctif, sensible, maternant, compatissant, vulnérable, doux, mystérieux ou sacré, pour laisser toute la place à mes côtés plus logique, rationnel, fort, « sage »…

En écrivant ces lignes, je me rends compte que je coupe moi-même les ailes à la vie chaque fois que je juge, et n’ose pas servir.

En fait, et si c’était nous qui nous éloignions de la vie éternelle?

Seigneur, stp donne-moi, donne-nous de dépasser nos peurs et de te nourrir, de t’accueillir, de t’habiller et de te visiter, quelle que soit notre condition !

Solane

Chaque fois que ce texte revient sous mes yeux, je me range du côté des chèvres bien que ce soit la forme d’orgueil de celui qui n’a pas l’humilité d’attendre le jugement divin. Néanmoins, combien de fois ai-je baissé les bras, laissé mes pieds au repos et même omis de prier lorsque la misère du prochain étais mise devant mes yeux, dite à mon oreille ? Tant de possibilités s’offrent à moi pour oublier, pour couvrir la conscience alarmée sous le semblant de bonne conscience qu’est la justification, ou simplement sous le divertissement. C’est vertigineux, aveuglant et inguérissable tant que la conscience alarmée, (prenons garde au mot « larmes » ici contenu), n’est pas conduite par la charité et la miséricorde du Seigneur.

Car nous avons été avertis : les actions les meilleures ne sont rien si elles ne sont pas le fruit de la charité, et la charité est le fruit de l’action du Seigneur en nous.
Me voilà revenue à l’état de « mendiant ».

Pierrette

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Seigneur, je me reconnais malheureusement dans ceux qui ne t’ont pas donné à manger et à boire au travers de ces petits qui ont faim et soif, ne t’ont pas accueilli en l’étranger, ne t’ont pas  vêtu en ceux qui sont nus, et ne t’ont pas visité parmi les malades et les prisonniers…

Pour nous tous qui sommes à ta gauche, j’en appelle à ta miséricorde, toi qui es venu pour sauver ceux qui étaient perdus, malades, pécheurs…

Je ne te demande pas de nous justifier ou de nous excuser, de nous agréer dans notre indifférence et notre égocentrisme… car ton Amour ne pourrait s’accommoder de nous garder  malades, et plutôt morts que vivants. Bien au contraire, tu nous appelles sans cesse à nous brancher à ta vigne, afin d’être libérés de l’enfer de notre enfermement, nourris de ta vie et ainsi porter les fruits de ton Amour…

Et s’il est légitime pour le roi de faire jeter au feu tous les sarments desséchés qui sont devenus vides de toute vie, il est aussi légitime d’en appeler à la miséricorde du roi pour tout ce qui peut encore être sauvé…

Alors je t’en prie, sauve-nous de nous-mêmes, nous qui sommes prisonniers de  nos propres murs de protection, malades de nos déviations, affamés de nos désirs, assoiffées de vie, nus de ton Amour, étrangers les uns des autres à force de choisir l’esprit qui divise plutôt que l’Esprit qui réunit…

Je t’en supplie, souffle ton Esprit Saint sur nous, exclus parmi les exilés, afin que du fond de nos prisons, creusés par la souffrance, le froid, la faim et la soif, nous puissions ouvrir notre cœur à tous ces autres égarés de la vie. Et si nos murs nous retiennent encore de tendre la main… ouvre-nous les portes de ton royaume intérieur afin que, là, nous puissions veiller et prier comme tu nous l’as si souvent demandé, avec cette Foi qui fait tomber les murs, cette Espérance qui transcende nos ténèbres pétrifiantes, cet Amour qui guérit, accueille, vêtit, nourrit et désaltère.

Amen

Michaël

10-paroles-de-vie

Ce passage d’évangile est très beau et très profond. Il nous dit pour qui, pourquoi, et comment donner un sens à notre existence. Jésus nous fait part d’une belle  promesse : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siègera sur son trône de gloire… Le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. » Pour avoir part à cet héritage, il nous faut rencontrer le Christ-Jésus dans les plus petits, les exclus de la société et les plus vulnérables parce que Dieu regarde le cœur en action. Notre agir peut se situer au niveau de l’être ou de l’avoir. Les deux niveaux sont interreliés et complémentaires.  Comment rencontrer Jésus dans les plus petits? C’est très simple.  Nous avons à réveiller notre conscience cosmique et christique pour honorer le divin en chacun, chacune et reconnaître que notre prochain est un frère, une sœur dans le Christ. Jésus nous montre la voie à suivre pour Le rencontrer :

  • Donner à manger et à boire à ceux qui ont faim et soif: Il y a la faim et la soif profonde de tout être humain d’être aimé et reconnu dans sa valeur propre, dans sa dignité. Alors si notre agir se situe au niveau de l’être nous allons partager notre foi, notre sourire, notre temps, notre amitié, nos talents  avec les plus pauvres. Si notre agir se situe au niveau de l’avoir nous aurons tendance à donner de la nourriture ou de l’argent aux pauvres, à faire des dons dans les organismes de charité ou d’être un membre actif dans des organismes qui luttent pour changer le système d’exclusion et d’injustice sociale.
  • Accueillir l’étranger : Dans les épreuves difficiles, les gens ont besoin d’être entouré. Si notre agir se situe au niveau de l’être, nous allons accueillir l’étranger dans sa détresse, l’écouter dans sa demande en ayant une attitude d’ouverture, d’accueil et d’écoute profonde. Nous serons présents pour donner du support et notre amitié. Si notre agir se situe au niveau de l’avoir nous aurons tendance à héberger les personnes qui vivent de grandes détresses ou de travailler dans les organismes qui œuvrent pour que les réfugiés aient un toit sur la tête et des soins adéquats qui les aident dans leur croissance spirituelle et humaine.
  • Vêtir ceux qui sont nus : Nous pouvons avoir une attitude, un regard qui déshabille notre prochain et qui le réduit à un objet méprisable et indésirable. Si notre agir se situe au niveau de l’être nous aurons tendance à habiller du regard ceux et celles qui ont perdu leur dignité, leur réputation et leur estime de soi. Nous serons touchés par leur nudité, leurs malheurs et nous serons présents pour les couvrir de compassion, d’amour et de tendresse. Si notre agir se situe au niveau de l’avoir nous ferons tout pour donner des vêtements dans les refuges et travaillerons dans des organismes qui œuvrent pour redonner une dignité aux sans-abris.
  • Visiter les malades et les prisonniers : Les gens malades et les prisonniers reçoivent peu de visite. Si notre agir se situe au niveau de l’être nous n’allons pas nous dérober devant la souffrance de ces personnes et les fuir comme la peste. Au contraire, nous allons prendre le temps pour aller les visiter, les écouter dans leur souffrance et simplement être là pour offrir une présence de qualité faite de non jugement. Si notre agir se situe au niveau de l’avoir nous allons travailler pour améliorer le système de santé et carcéral pour que les gens puissent vivre dans la dignité comme des fils et filles bien-aimés de Dieu.

Jésus nous a fait une belle promesse. Pour avoir part à l’héritage de son Père, il faut donner un peu de soi-même et de son cœur.  La transformation du cœur passe par notre agir. Jésus veut que notre agir corresponde à la grandeur de son cœur. Par notre option pour les plus pauvres, les plus démunis nous entrons en relation avec Jésus, notre frère. Jésus demande à chacun, chacune  de partager avec l’affamé, de donner la vie à ceux qui ont soif,  d’accueillir l’étranger, de revêtir ceux qui sont nus, de visiter les malades et les prisonniers. À  chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères c’est à moi que vous l’avez fait, nous dit-Il. Allons, crions de joie pour le Seigneur et partageons  la bonne nouvelle aux quatre coins du monde.

Ô Jésus, Toi, notre frère, notre ami,
Aide-nous à entrer dans cette belle promesse du Royaume.
Donne-nous ton regard d’amour qui redonne la dignité à ceux qui sont nus.
Mets en nos cœurs les paroles de Vie qui désaltèrent et comblent l’affamé.
Fais tomber nos œillères qui ferment la porte de notre cœur aux étrangers.
Remplis nous de ta Présence qui allège la souffrance des malades et des prisonniers.
Envois-nous ton Esprit-Saint qui fait de nous des êtres de lumière et de compassion.

Karine

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Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,14-30. 

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. 
A l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. 
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. 
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. 
Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître. 
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. 
Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres. –
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. ‘
Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres. –
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. ‘
Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. 
J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. ‘
Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. 
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. 
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. 
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. 
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents ! ‘

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Avant de commencer, nous vous partageons un commentaire écrit en réponse au dernier partage de témoignages (à propos du passage  Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic) :

« Mon Dieu quelle richesse, quelle authenticité: l’Esprit me rejoint, me travaille et m’apaise à travers la méditation des résonances partagées en écho à la Parole.
Il y a de ces commentaires où je ferais un « copier/coller » tant je suis rejointe, travaillée, apaisée et retournée à vivre le cœur en louange.
Merci car je veux me laisser libérer par le regard bienveillant de Jésus dans sa Passion de faire de nous des êtres libres et engagés, fortifiés par son infinie douceur pour aller de l’avant dans « l’être-avec » en toute confiance. »
Marie-Hélène

Nous sommes totalement d’accord avec vous Marie-Hélène, merci d’avoir mis des mots sur notre propre perception. Oui, quelle richesse et quelle authenticité fleurissent à l’écoute intérieure de la Parole! Celle-ci fait littéralement des miracles si on l’accueille en notre cœur, inspirés par l’Esprit. Nous en profitons pour remercier une fois de plus chaque personne qui en participant à ce partage nous éclaire de sa précieuse et unique contribution!

L’équipe

Voici les commentaires reçus cette semaine :

9-aide-nous-a-reconnaitre

« Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. »

Seigneur, tu es cet homme. Tes biens, tu nous les confie.  Or, ton bien le plus précieux,  n’est-ce pas ton immense amour pour nous?  Alors, dans le respect des capacités de chacun, tu donnes des talents pour que ton amour puisse fructifier en gestes de patience, de bonté, de service, de justice, de compassion, de tendresse, de joie.  Aide-nous à reconnaître ce que tu nous donnes et le courage de le redonner à travers la simplicité de nos gestes quotidiens.

Fernande

« TU MOISSONNE LA OU TU N’AS PAS SEMÉ, TU RAMASSES LA OU TU N’AS PAS RÉPANDU LE GRAIN  » Mais qu’elle est grande ton espérance Seigneur, à imaginer une récolte sur ma terre aride! Tu trouves le moyen de ramasser quand même le grain qui a refusé de produire, c’est comme s’il avait semblé vouloir nous laisser dans l’attente d’une future récolte. Père, tu vois bien que mes sillons sont à refaire pour que je puisse ramasser assez d’amour pour le prochain ensemencement, mais je te dis : ne désespère pas, ensemble nous engrangerons en vue d’une utilisation future. Heureux le serviteur fidèle, Dieu lui confie sa moisson  et lui dit, ENTRE dans la joie de ton maitre peu importe les talents reçus.

Mariette    

9-quel-est-mon-savoir

Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.
J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. ‘

Quel est mon savoir en face du Seigneur?
Est-ce que je l’enferme dans ce que je pense de Lui?
Ou est-ce que je lui donne la possibilité de se faire connaître à moi?

Sylvie

Je me sens comme celui qui a peur, et la réaction du maitre m’a paru dure…j’aurais préféré le pardon.

Mais si on ne sème pas à notre tour, ce qui nous est donné, ça ne peut effectivement pas se multiplier, alors, essaye-t-il de nous enseigner qu’on doit, par amour, prendre des risques?

victoria

« Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, …..j’ai eu peur! »

Combien de « Mozart » apeurés et « enfouis » autour de nous….

Et si celui qui n’avait reçu qu’un seul talent avait été rencontré dans son unicité, puis éveillé au meilleur de sa personne… Sans doute que la peur l’aurait quitté.

Au cœur du notre monde actuel, bon nombre d’éveilleurEs et de sourcierEs anonymes sont à l’œuvre.

Non pas des « passé-date » et qui pleurent sur ce qui fut « bien meilleur avant », mais plutôt des cœurs-bienveillants-dépisteurs de brebis-au-talent-unique…

La Parole nous rappelle par ailleurs que pour un seul talent éveillé, orienté et « projeté », celui-ci produit du « cent pour un »!!

Ça vous renouvelle toute une province, un pays et pourquoi pas, la face de la terre….

Marie-Hélène

9-agissons-dans-la-confiance

Dieu nous offre tout et il s’attend en échange que nous en faisions une bonne utilisation. Il ne veut pas qu’on ait peur de lui. Je crois qu’il préfère l’échec si la personne a agit de bonne foi, qu’à l’inertie causée par la peur. Agissons dans la confiance que Dieu est toujours là avec nous, tel un père, plutôt que de nous cacher dans nos peurs et d’aller nous coucher en attendant que ça passe!

Rosa

9-dire-au-seigneur

La Parole de Dieu de ce matin nous invite à utiliser le mieux possible, au bénéfice des gens autour de nous, les talents que nous avons reçus, Il ne faudrait pas arriver à la fin de notre vie et dire au Seigneur : « Voilà je te remets le cœur que tu m’as donné, je l’ai très peu utilisé afin
de ne pas faire d’erreur. La fantaisie que tu m’as confiée, je te la rends comme tu
me l’as donnée. Elle est presque neuve, elle n’a jamais servi »
. Le jugement portera
sur les fruits que nous aurons produits : «Je vous ai choisis pour que vous
produisiez du fruit et que votre fruit demeure».
Dans la vie, il nous faut avoir le courage de prendre des risques. Jésus a été très dur
pour les pharisiens qui empêchaient tout changement et qui voulaient «ériger une
clôture autour de la Loi et des traditions d’Israël» afin de les protéger.

Laurette

Un serviteur ne doit-il pas servir son maître le mieux possible, quel que soit le caractère de ce maître, ou renoncer à sa charge?
Suis-je un serviteur si je ne cherche pas à entendre mon maître si bien qu’en exécutant ses désirs nous trouvions l’un et l’autre satisfaction, joie ? Tant que la relation n’est pas une relation d’amour, de cœur à cœur, il y a place pour l’insatisfaction.

Je suis dans le cas du troisième serviteur si je demeure dans la relation du jugement et de la crainte. En disant « Mon maître est dur », (sans l’aimer tel quel), j’ouvre la porte à la peur, je suis extrait de la relation d’amour, de l’inspiration qu’il ne cesse d’offrir, de la confiance et de la capacité d’agir lorsque le maître s’absente. Ce que je n' »ai » pas, est-ce la foi, et la charité dont parle Saint -Paul ?
Ce qui me « sera enlevé », la vie ?
Les pleurs et les grincements de dent (image traînée dans mes bagages depuis l’enfance), pour le juge inique?

L’état de serviteur véritable est un état de grâce. Qu’il soit donné à ceux qui le cherchent.

Pierrette

L’attitude du maître face à ce serviteur qui avait reçu un seul talent et qui est allé l’enfouir dans la terre par peur de décevoir son maître vient nous tirer de notre sommeil. Par cette parabole, Jésus utilise la monnaie pour faire comprendre à ses disciples que nos talents et nos dons  nous sont donnés et ils ne nous appartiennent pas.  Il nous fait prendre conscience que nous avons le devoir de faire fructifier nos talents et qu’il n’y a pas d’excuse pour justifier notre paresse. Dans notre société moderne, nous assistons au phénomène du vedettariat. Nombreux sont ceux et celles qui ont du talent à revendre et qui font tout pour se retrouver sous les feux des projecteurs. Nombreux sont aussi ceux et celles qui ont  reçu un seul talent et  qui se comparent aux autres ou qui envient le talent des autres jusqu’à enterrer le leur. Certains vont jusqu’à se créer un personnage pour atteindre une reconnaissance instantanée par la négative sur les réseaux sociaux ou en posant un acte criminel.  La peur de ne pas être  reconnu, ou d’être rejeté par les commentaires des autres les entraîne dans un monde de ténèbres parce qu’ils ne  laissent pas passer leur petite  lumière intérieure. Ils ne font pas fructifier leur talent parce qu’ils sont paralysé par la peur.

Aujourd’hui encore, Jésus nous interpelle et nous demande de faire valoir nos talents.  Il nous faut les faire fructifier pour en recevoir davantage. Ce n’est pas nécessaire d’être une vedette pour faire valoir nos talents ou de les monnayer  pour entrer dans la joie de Dieu. L’essentiel, c’est de ne pas laisser mourir notre feu intérieur. Jésus nous invite à être généreux avec le talent qu’on a reçu selon notre capacité. Il n’est pas à nous puisqu’il doit être donné à cœur joie pour le bien de la communauté et de la société. Soyons généreux avec nos talents pour goûter la joie de donner et de recevoir en abondance. Tendons la main aux petits du royaume qui ont de la difficulté à laisser briller leur lumière intérieure et transmettons nos connaissances,  notre savoir-faire, nos dons à d’autres afin de demeurer dans la joie de notre Seigneur.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Merci de donner à chacun, chacune des dons selon ses capacités.
Apprends-moi  à valoriser mon talent et à le faire fructifier.
Aide-moi à célébrer l’unicité de chacun, chacune et
Ne permets pas que l’envie et la peur entrent dans mon cœur.
Ramène-moi à Toi quand la reconnaissance des pairs n’est pas au rendez-vous.

Karine

Dès la toute première fois que j’ai lu ou entendu cette parabole, je me suis identifié avec le serviteur qui enterrait l’argent de son maitre : non seulement il était clair pour moi que c’est ce que j’aurais fait… mais en plus je trouvais sa réaction parfaitement justifiée de vouloir protéger ce qui lui était confié, et ainsi être bien certain que le maitre retrouve son bien dans le même état qu’il était au moment où il l’a donné. Pas un instant il me serait venu à l’idée de faire fructifier un bien sans un ordre précis de son propriétaire.

Longtemps je restai perplexe devant cette parabole, d’autant plus que le monde des investissements financiers m’était perçu de façon plutôt péjorative.

Si par contre je me limite à « entendre » le mot « talent » de cette parabole dans le sens d’un don, d’une qualité ou aptitude à faire fructifier, je cesse de me reconnaitre en  ce serviteur « mauvais et paresseux »… ce qui ne m’empêche malheureusement pas de rester comme lui prisonnier de son impuissance à faire fructifier son talent.

Je reconnais pourtant que dans tous les domaines (même financier) « …celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. »

Je reconnais aussi que ce qui nous est donné est à donner… et ce qui est thésaurisé, enterré, retenu, devient ce qui coupe la circulation du don d’amour et donc nous exclut, nous jette en dehors… dans les ténèbres.

En ce sens, celui qui ne fait rien pour faire fructifier et transmettre le don reçu – même s’il ne fait rien de « mal »  – tombe dans le péché par omission, péché dans son sens premier de manquer la cible, d’égarement, de détournement, d’éloignement de Dieu, de non réalisation du potentiel…

Je continue cependant à trouver mystérieuse cette réponse du maître :

Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. 
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. 

Quel est ce Seigneur qui affirme moissonner là où il n’a pas semé… alors que toute semence vivante vient de ce seul et unique Seigneur?

Est-ce l’affirmation que l’être humain – par le don du Fils – contient en lui-même cette force créatrice qui attend patiemment d’être actualisée en l’Esprit Saint, mais aussi cette totale liberté de pouvoir refuser le don, refuser d’être uni au Verbe Créateur?
En ce sens, le don du Fils est offert comme une semence potentielle, et c’est à l’homme de l’actualiser…  et donc la moisson n’est pas acquise. Et si le grain-individu ne se donne librement, volontairement, pas de grains à ramasser.

Quoique le « il fallait placer mon argent à la banque » ne me parait pas particulièrement créatif… à moins que cette banque soit précisément l’Esprit Saint sans lequel rien ne peut véritablement fructifier?

Malgré tout je continue  à me sentir en âme sœur avec le serviteur « bon à rien » qui n’a pas la présence d’esprit de la fructification, non pas seulement par esprit de paresse, mais aussi et surtout par esprit craintif :

« J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. »

Au lieu du grain qui meurt dans la terre pour donner du bon grain en quantité, c’est le talent qui est enfoui dans la terre de ce qui refuse de se donner, car l’esprit craintif est un esprit replié sur lui-même, malade… coupé de l’Amour Vivant.

Ô Seigneur, toi qui n’es pas venu pour les bien-portants… mais pour les malades et les pécheurs, j’en appelle à ta miséricorde pour tous les timorés et autres repliés de ce monde. Je t’en prie, envoie Ton Esprit Saint!

Amen

Michaël

Il y a des paroles dans les Évangiles qui peuvent sembler tellement dures, en regard de tout l’amour, la tendresse, la miséricorde et le pardon dont d’autres passages témoignent.

C’est là que, en tant qu’enfants de Dieu, notre foi est mise à l’épreuve. Nous savons que Dieu est bon et aimant, infiniment miséricordieux. Alors que se passe-t-il lorsque que, pour un oui ou un non, il semble si facilement envoyer un pauvre pécheur en enfer ou dans les ténèbres?

N’est-il pas précisément venu pour les pécheurs et non pour les justes, pour les pauvres et non pour les riches? Alors pourquoi, dans ce passage des évangiles, il jette dehors précisément le plus démuni, celui à qui il n’avait déjà été donné que peu, celui qui, entrainé par le péché,  a été méfiant?

Et que vient faire toute cette histoire d’argent et d’intérêts? N’est-il pas dit : « Tu ne feras à ton frère aucun prêt à intérêt »? N’avons-nous pas à rendre l’argent à César et non à Dieu?

De plus, est-ce que cette parole ne justifie-t-elle pas tous les patrons de ce monde de jeter dehors toutes les personnes moins performantes, dont le rendement serait insuffisant?

Pour mieux comprendre la raison pour laquelle Jésus a utilisé cette parabole intransigeante, il est sans doute utile de jeter un coup d’œil sur l’ensemble du passage des Évangiles auquel elle appartient. En fait cette parabole a été présentée par le Christ pour mieux faire comprendre la parabole précédente (celle des dix jeunes filles invitées aux noces dans Matthieu 25). E ces deux paraboles appartiennent à toute une série de mises en garde que Jésus donne à ses disciples à propos de la destruction du temple, de la fin du monde et de la venue du Fils de L’homme.

Dans tous les cas, les paraboles utilisées donnent le même avertissement, à propos de l’extrême difficulté pour les hommes de se retourner vers Dieu, et de la nécessité de veiller, de se tenir prêt et de pratiquer la charité, sans quoi les hommes risquent de se retrouver dans un espace obscur dans lequel il y aura des pleurs et des grincements de dents.

D’accord, mais où trouver dans, cette parabole, l’amour et l’immense miséricorde du Père?

Retournons dans notre vécu de petits enfants face à nos parents. Combien de fois leur colère, leurs mises en garde et leurs punitions nous sont apparues comme étant sans cœur, illégitimes et injustifiées? Et pourtant nous avons découvert par la suite que dans la majeure partie des cas c’est par amour et par souci de notre bien-être  que nos parents ont du parfois se montrer sévères et intransigeants.

Au plus simple, une chose est certaine, si le fils prodigue, qui a tout reçu du Père, continue à dilapider son bien et à tourner le dos à la demeure paternelle, il risque fort d’expérimenter beaucoup de solitude et de détresse,  une grande pauvreté et bien des souffrances.

Et à la fin des temps, il n’y aura plus une éternité devant soi pour profiter à loisir de la liberté qu’il nous a été donné de dire oui ou non à Dieu.

Comme le fils prodigue, nous avons tout reçu du Père, la vie, la conscience, la raison, le libre choix, la nourriture,  l’amour ainsi que certains habiletés et talents personnels. Pour être éternellement à ses côtés, il nous faut retrouver notre véritable nature qui n’est rien d’autre que la sienne : celle du don de soi. Celui qui ne met pas à profit ses compétences et tout ce qu’il a reçu est comme celui qui enterre son talent, jusqu’à en oublier son existence, expulsé de sa vie en même temps que sa relation à Dieu.

Cette personne qui ne met pas à profit ce qu’elle a reçu de Dieu tombe dès lors dans cette « pauvreté spirituelle » dont Mère Teresa parle comme étant une pauvreté faite de solitude, de découragement et d’absence de sens qui débouchent tôt ou tard sur l’amertume, la colère et l’isolement, là même où il y a des pleurs et des grincements de dents.

Il y aurait tellement à dire sur ce sujet. Peut-on en vouloir à Jésus, en bon parent aimant et attentif, de chercher à nous prévenir de ce danger et de cette souffrance, même si pour cela il l’illustre au moyen d’une parabole qui nous apparaît comme étant plus conditionnelle. Il y a effectivement des conditions au salut, à commencer par notre oui puisque Dieu nous a gratifié du libre choix, mais ces conditions n’enlèvent en rien au fait que l’amour que le Père et le Fils nous offrent demeure inconditionnel, comme l’amour de tout bon parent!

Nénuphar

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Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic

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Illustration d’après une œuvre du peintre Julius Schnorr von Carolsfeld

 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2,13-22.

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. 
Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. 
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, 
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » 
Ses disciples se rappelèrent cette parole de l’Écriture : L’amour de ta maison fera mon tourment. 
Les Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » 
Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » 
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » 
Mais le Temple dont il parlait, c’était son corps. 
Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

8-inedits-et-surprenants

« L’Amour de ta maison fera mon tourment »

Les tourments changent suivant les époques, mais la Maison du Vivant tient bon…

Tant que dans ses pas, « l’Amour de Sa Maison fait notre tourment », Son Esprit ouvre toute grande la demeure de notre être pour œuvrer sur Ses Chemins: toujours inédits et surprenants!

Marie-Hélène

8-chassez-ces-marchands

La  maison de ton Père, c’était ton corps, ô Jésus. Cette humanité à travers laquelle le Père révélait sa tendresse. Et aujourd’hui, mon corps est aussi celui en qui vous faites votre demeure. Chassez donc ces marchands. Enlevez ce qui détourne de votre amour pour que tous ceux qui m’approchent sentent Ta présence.

Fernande

8-rencontre-amoureuse

Enlevez cela de la maison de mon Père!  Si Jésus compare le temple à son corps, n’en est-il pas de même pour nous ses enfants.  Alors pour nous aussi, qu’est-ce qui fait de nos cœurs, de notre relation à Dieu, des marchands? Qu’est-ce qui nuit à notre rencontre amoureuse avec Lui? Faisons place à la prière en nos cœurs! Aménageons des espaces de quiétude dans sa présence, loin des tumultes et boucans du quotidien, pour que nous soyons vraiment pour Dieu des fils, et que nous trouvions vraiment en Lui, notre Père tout aimant, avec qui il fait bon vivre.

Sylvie

8-jesus-prend-dans-tes-bras

« Enlevez cela d’ici ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic « Cette phrase me rejoint tout particulièrement. Le trafic à Dieu, j’essaie parfois de le prendre dans le détour de ma transaction, qu’il me donne ce qui pour moi semble indiscutable, mon comptoir est plein de bonne volonté et parfois je suis tout près d’envoyer une colombe faire du maraudage auprès de Dieu pour justifier mon comportement. Jésus prend dans tes bras la fragile brebis que je suis,  je mérite le fouet,  pas comme le monde le ferait mais le fouet de ton amour pour que les marques incrustées sur mon cœur me rapprochent constamment de Toi et qu’on te reconnaisse dans mes gestes quotidiens. Père, tu peux renverser tout ce qui n’est pas de toi pour me préparer à l’accueil du pardon de la patience et d’amour dans ta demeure parmi les hommes….

 Mariette

Quelques mots
Jésus a parlé, il a enseigné, il a nourri des foules, il a guéri des malades, mais cela n’a pas suffi. On lui demande encore des signes. Même quand il aura fait surgir du tombeau son ami Lazare, on ne voudra pas le reconnaître comme l’envoyé de Dieu. Ce jour-là, comme après son action d’éclat au temple, on va d’ailleurs chercher à le faire taire à tout jamais.
Ces gens qui hésitent et qui résistent, qui se bouchent les oreilles ont quelque chose en commun avec moi, avec nous. Nous sommes si lents à croire, comme les disciples qui ont pourtant accompagné Jésus depuis des lunes. À certains jours nous sommes témoins enthousiastes de son pouvoir d’attraction, entre autres quand il est possible de constater l’action de l’Esprit dans un cœur humain. À d’autres moments, nous repliant sur nous-mêmes (nos pièces de monnaie, nos possessions, nos relations, notre réputation), nous passons à l’état de légitime défense et nous oublions de rechercher avant tout la volonté du Père.
En regardant le fouet dans la main de Jésus, je veux me souvenir de sa passion pour faire de nous des êtres  libres, plus disponibles à la louange et à la vraie solidarité avec celles et ceux qui ont le plus besoin d’être libérés par son regard bienveillant.

Gisèle

….

Passage dur. Le claquement du fouet surprend, choque, glace, et réveille… Surtout venant de Jésus.

Peut-être pour nous éveiller… mais à quoi? Je me suis souvent demandé le sens de cette parole.

L’exercice d’écrire sur ce passage semble m’offrir une autre prise de vue: si en fait: « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic »  venait parler non seulement de ce temple de pierres, mais aussi du corps de Jésus… ET aussi éventuellement de notre corps à tous, aussi appelé à être ou devenir Temple de Dieu…

Et si on avait besoin de ce claquement des fouets pour pouvoir entendre vraiment, profondément, tout l’amour dans cet appel de notre Seigneur? Un peu comme l’appel vif d’un parent qui interdit à son enfant de mettre sa main dans le feu. Mais encore plus. Par essence, le parent ne souhaite pas que surveiller et réprimander son enfant, mais veut d’abord profondément son bonheur. Aussi notre Seigneur souhaite-t-il non seulement nous éviter tous les tourments et souffrances et détours, mais aussi et surtout nous inviter à percevoir le sacré de chaque être. Et nous inviter à être Temple, et donc témoin, présence vivante, lumineuse et débordante de l’Amour du Père, pour notre plus grand bonheur !

Solane

En comparant le Temple à Son Corps, non seulement Jésus nous révèle la vérité sur Son Corps…

« Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » 

… mais aussi sur la vocation de temple de Dieu de notre propre corps,  vocation qui se trouve trop souvent perdue, oubliée, déviée, inversée.

Par le regard de Jésus, je reconnais que mon petit temple intérieur est envahi par marchands et changeurs.

Et ce qu’il dit aux marchands de colombes…

« Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » 

…Jésus le dit pour chacun de nos temples en perte de vocation.

Je te le demande, Seigneur, chasse tous les intrus de nos petits temples! Je t’en prie, car si tu ne le fais, qui le fera?

Michaël

….

« Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

Pour moi, Jésus faisait ici un parallèle à notre corps et aussi a ce que nous ingurgitons. Dieu nous a donné un corps pour accueillir notre âme, mais nous n’arrêtons pas de lui donner ce qui nourrit plutôt notre plaisir (sucreries, alcool, drogues, gras) ou qui tait la souffrance (médicaments, drogues, alcool). Le corps nous parle, quand nous sommes malades nous souffrons mais il nous dit que nous devons changer quelque chose dans nos comportements ou habitudes, ne pas le taire avec des substances.

Rosa

« Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

C’est en apprenant, de la bouche même de Jésus, que le Temple de Jérusalem est à l’image de son Corps que nous pouvons concevoir la souffrance dans laquelle a pris naissance la colère qu’Il a manifestée.
Les marchands et comptoirs installés « à l’abri » du Temple ! N’est-ce pas comme si les disciples de Jésus, esclaves de l’esprit comptable, monnayaient pour Lui la guérison des pécheurs qui viennent à Lui ? Qui rétablira le Visage et la Miséricorde du Seigneur? Compte-t-il ses bienfaits en rapport au nombre de nos péchés ?  L’accès à son cœur est-il gardé par des trafiquants ou par l’Amour qui reconnaît de loin les siens lorsqu’ils reviennent à Lui, comme le fils prodigue ?
Aussi, à la question : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? »
La réponse énigmatique pour tous ce jour-là : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » , illuminera et fortifiera les disciples en temps voulu, lors de la Résurrection qui ne sera pas révélée à tous avant la Pentecôte.

Et moi, quel usage fais-je du corps qui m’est donné ? Qui me révèlera l’étendue du drame si ce n’est la sainte virginité de Marie ? Ai-je le désir d’être avertie à fin d’implorer la guérison, avant qu’il ne soit trop tard ? L’âme peut-elle se convertir et demeurer convertie sans la sanctification du corps ?

Pierrette

8-eglise

Cet évangile nous illustre bien la colère de Jésus contre les marchands installés dans le Temple. Jésus est très clair : « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » À la question des juifs qui lui demandait de se justifier, il répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »  En faisant le lien entre le Temple physique, le bâtiment,  et son propre corps, Jésus nous révèle son identité de Fils de Dieu et nous dit que le Temple est sacré. Dans son intervention Il nous fait prendre conscience que ce lieu de rassemblement et de prière est indissociable de son identité comme Fils de Dieu et de ce que nous sommes, des enfants de Dieu, le temple de Dieu. Le Temple est un  lieu saint où Dieu se révèle à son assemblée à travers Sa Parole.  L’Église est plus qu’un bel édifice. Elle est l’âme du peuple de Dieu.  Elle reflète notre être intérieur, notre identité collective. C’est le lieu par excellence où nous vivons la communion des cœurs et de l’esprit.  En allant à l’Église pour prier et louer Dieu en communauté nous acceptons de nous identifier à Jésus-Christ et de nous abreuver à la Source qui nous donne Vie. Nous faisons UN avec l’Église, le peuple de Dieu. Nous sommes les membres d’un seul corps. Nous ne pouvons pas nous dissocier de l’Église de pierre parce qu’elle devient par notre présence des pierres vivantes où nous allons collectivement, communautairement rendre grâce à Dieu et puiser l’amour, la paix et la joie pour vivre la charité fraternelle et universelle.

Dans la maison de mon Père
Je vais  puiser à la Source de la vraie vie.
Seigneur, rassemble en un seul cœur tes enfants dispersés.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps d’écouter la Parole de Dieu.
Seigneur, fais germer Ta Parole de vie en nos cœurs.

Dans la maison de mon  Père
Je prends le temps d’offrir à Dieu mes joies, mes peines et
Les souffrances du monde entier.
Seigneur, pardonne-nous nos offenses et notre aveuglement.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps d’adorer Dieu en communauté.
Seigneur, aide-nous à honorer le divin en chacun, chacune et dans tout l’univers.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps de  communier à l’humanité entière.
Seigneur, garde nous tous petits devant nos frères et sœurs.

Dans la maison de mon Père
Je prends le temps de compter mes bénédictions
Et de dire merci pour tant de merveilles.
Seigneur, renouvelle en nous ton esprit de bonté et d’émerveillement.

Dans la maison de mon Père
Je prie, je chante, je glorifie le Père, le Fils et l’Esprit.
Ô qu’il est bon de goûter ton amour et ta miséricorde, Seigneur,
Fais-nous demeurer dans ton Amour.

Karine

Ce qui me frappe, encore et encore dans ce passage, c’est le fait que Jésus soit toujours d’abord au service de son Père, même quand il agit en plein cœur du monde.

S’il appartenait au monde, comme nous appartenons tous au monde par notre naissance, Jésus prendrait soin du monde selon le jeu du monde.  Peut-être qu’il leur expliquerait pourquoi il est important que la maison du Père doit rester libre de tout ce qui vient la remplir de préoccupations du monde qui nous éloignent de la simple communion avec Lui?  Peut-être qu’il raconterait une autre parabole pour mieux faire comprendre que rien de doit venir s’interposer entre l’époux et l’épouse dans la chambre nuptiale? Peut-être qu’à tout le moins il leur donnerait une piste, comme quoi le marchandage et le monnayage appartient au monde d’ici-bas et qu’il n’a pas sa place dans la relation avec le Père de qui tout provient et vers qui tout retourne?

Rien de tout cela. Pris par une sainte colère de voir la maison du Père, et de voir le cœur de l’homme, tous deux envahis par l’incessante quête de profit, par tout ce qui cherche à protéger son propre gain, ainsi que par les savants calculs mercantiles, Jésus vient signifier que Dieu n’est ni vu, ni entendu, ni aimé.

« Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

Il répète, de façon musclée, que ces transactions, si chères à nos pensées, ne sont que vanité et poussières devant l’amour infini de Dieu, et que ces poussières nous distraient sans cesse de notre véritable appel d’enfants de Dieu.

« Enlevez cela d’ici. »  Il nous invite, chacun d’entre-nous, à en faire ainsi. À s’armer du fouet tressé des cordes de la prière, de la veille et de l’oraison, et à chasser l’esprit mercantile, non seulement de nos paroisses et communautés, mais surtout du véritable temple vivant de Dieu que chacun peut redécouvrir en soi. C’est de là que la véritable adoration du Père s’élance, et c’est de là aussi, malheureusement, que surgissent divisions et égarements lorsque le Saint-Esprit de Dieu n’est plus accueilli en sa légitime demeure, celle-ci étant submergée par les innombrables convoitises mercantiles du monde.

Si Jésus, plutôt que de répondre à l’ordre impératif de son Père de garder sa maison vierge des préoccupations du monde, d’en chasser ce qui vient en altérer la nature et la fonction, s’était tourné vers les marchands et avait pris la parole pour une énième fois afin de leur enseigner la vérité, cette histoire n’aurait pas fait le tour du monde, frappant l’imagination, remuant les cœurs et les consciences.

À noter que Jésus n’a à aucun moment insulté les marchands, ni ne leur a reproché comme tel le fait de se livrer à des activités marchandes. Il se contente de leur, « Enlevez cela d’ici », en d’autres mots, allez faire votre commerce ailleurs, pas dans la maison de mon Père.

Il les « chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs. » Et plus précisément il « jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs ». Oui, Dieu vient sans cesse renverser nos comptoirs d’évaluation, de  calculs et d’échange!  Combien de fois la vie vient nous rappeler qu’elle ne se laissera pas enfermer dans les prévisions et les chiffres. Il jette la monnaie par terre, rappelant qu’elle appartient au monde, qu’elle appartient à tous les Césars de la terre, qu’elle retournera à la poussière quelque soit la valeur que l’humain lui attribue en l’idolâtrant.

Et pour finir, ce n’est certainement pas pour rien que c’est spécifiquement aux marchands de colombes qu’il s’adresse quand il dit : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

Les colombes, qu’elles représentent le Saint-Esprit, ou les messagères de paix, de l’amour ou encore de Dieu, demandent à être libres pour remplis leur fonction. La paix, l’amour et l’Esprit-Saint ne peuvent en aucun cas être mis en cage ni monnayés, ils ne peuvent être qu’offerts, donnés librement, à l’égal de l’amour de Dieu qui nous est offert librement, sans aucune contrainte.

Nénuphar

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Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors

Un nouveau passage des Évangiles à entendre et à commenter

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Illustration inspirée de la statue du Christ à Rio de Janeiro

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,37-40.

Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Pour commencer, un commentaire d’une participante sur cette activité d’écoute des Évangiles,  à « l’école de la Parole » :

J’aime bien cette activité pour l’avoir expérimenté en groupe, de toutes les couches de la société, et vraiment dans ce domaine les plus petits de connaissance sont bien parmi les plus doués. Et des fruits de notre recherche mutuelle, juste de s’être mis à l’école de la Parole, et partagé comme du bon pain, elle se voit multipliée, et encore, elle continue de nous parler encore.

Sylvie

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Voici les commentaires à propos de la parole de la semaine :

7-quelle-promesse

« Que celui qui voit le Fils ait en lui la vie éternelle »
Quelle promesse! Reconnaître et louer dans l’ici/maintenant, le Fils de la Vie accueilli au cœur des jours, c’est vraiment « entrer en vie », vivre de sa Vie: ce mouvement-là me sauve de mes errances, littéralement.

Marie-Hélène

7-plus-fort-que-la-mort

Jésus est plus fort que la mort, Il est vraiment le Maître du temps. Avec lui je suis certain de voir mes frères et sœurs des temps passés et à venir. Merci Mon Doux Jésus pour cette parole de vie.

Awizoba

Seigneur, je te prie pour tous ceux que nous aimons, pour que tu les donne à ton Fils, afin qu’ils puissent aller à Lui.

Seigneur, je voudrais te prier aussi pour tous nos dirigeants, civils et religieux, de même que pour toute personne n’ayant pas encore fait l’expérience de ton Amour. Fais nous aller à ton Fils Seigneur. Papa!  Donnes-nous à Lui!

Sylvie

Dans la réalité déchirante que nous avons vécue et que nous continuons à vivre, je veux entendre avec un cœur tout neuf tes paroles, Jésus : « La volonté du Père est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés. »  Aide-moi, Seigneur, à ne jamais oublier qu’au plus profond de toute personne, il y a ta présence, en quête de notre amour.

Alors, au cœur même de la nuit et de la haine, je peux encore croire au jour et au triomphe de l’amour.

Fernande

7-tu-connais-tout-de-moi

 » Que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés   » C’est une grande mission que le Père a donné à son Fils et à chaque jour cette demande se renouvelle dans ma vie, de m’offrir à aider Jésus à récupérer tous les gens de bonne volonté  avec espoir de ne pas être jetée dehors. La Résurrection que tu me propose est la plus belle promesse que la vie m’ait donné .Seigneur tu connais tout de moi, mes faiblesses, mon manque d’énergie pour aller au delà de mes déceptions. Ouvrir  la porte à l’Esprit, tout en  essayant de m’abandonner à l’espace temps, Père que ta volonté soit faite pour que je puisse aller jusqu’a Lui avec confiance et amour et lui dire : voici le peuple immense de ceux qui t’ont cherché…

Mariette  

7-pas-tres-tendance

Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. 
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. 

Quand même pas tout à fait dans notre culture, de chercher à faire autre chose que sa propre volonté. Surtout pas très tendance de chercher à faire la volonté de Celui qui nous a créé avec tant d’Amour, et dans un dessein d’Amour si grand, qui tient de la pure folie!

Et pourtant! Si nous percevions comme première mission de notre vie, et cherchions d’abord en tout à faire la volonté de notre créateur, nous permettrions à ce plan d’Amour de prendre vie dans notre monde qui en a tant besoin! … et aussi de s’incarner d’abord dans nos propres vies!!

Stp Seigneur, donne-moi de chercher à chaque instant à accomplir Ta volonté!

Solane

 « … et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors ». J’entends dans ces quelques mots une confirmation de l’unité fondamentale entre le Fils et le Père, et que, tel que Jésus l’a lui-même affirmé, le Père est en lui, comme il est lui-même dans le Père, n’ayant ensemble qu’une seule volonté. Au travers de cette parole du Fils, c’est aussi l’amour du Père de l’enfant prodigue qui s’exprime. Et c’est ce que Jésus spécifie clairement dans les lignes suivantes, répétant à trois reprises qu’il est venu accomplir la volonté de Celui qui l’a envoyé, volonté du Père aimant qui ne veut qu’aucun de ceux qu’il remet à son fils ne se perdent et qu’ils soient ressuscités au dernier jour.

Quand le Christ dit « celui qui vient à moi », il parle à la fois en son nom propre et au nom du Père, la volonté propre et l’identité personnelle de Jésus s’estompant pour laisser toute la place à la volonté,  à la « personne » et à l’amour infini du Père. Et miracle des miracles, incompréhensible pour la raison, celui qui voit le Fils (de Dieu) voit Celui qui par sa nature et son incommensurable grandeur reste invisible et insaisissable, le Père.

Nénuphar

7-toi-seul-possede-la-cle

Ô mes frères, nous sommes donc tous appelés par le Père. Appelés un à un et donnés à Jésus Christ lorsque que nous sommes aptes à l’écouter, à croire en sa Parole et à « faire tout ce qu’il dit », comme nous le demande Marie.
C’est donc bien Dieu le Père qui nous appelle le premier, Celui dont Saint Paul dit qu’il est  » un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous et en tous. »

Toutefois, Seigneur, lorsque tu dis : Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour, je vois que j’ignore encore si je te vois et si je crois en Toi alors que je ne fais pas tout ce que tu dis. Comment se peut-il que, croyant fermement que la volonté du Père est telle que tu l’annonces et que tu accomplis Sa volonté,  je demeure faible devant ce qui me tient en esclavage ? Ce que je  crois c’est que Toi seul peut opérer en moi le redressement car Toi seul possède la clé de l’amour et de la mort. C’est pourquoi nous sommes tous donnés à Toi par le Père.

Ta Parole seule me fait espérer l’exubérante fraternité à laquelle j’aspire de tout mon cœur. Pour cette Parole je te rends grâce.

Pierrette

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« Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.  Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or sa volonté c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés… »

Tout au long de sa mission, Jésus a rencontré les petites gens de la société, les exclus, les étrangers, les malades, les pécheurs, ceux et celles qui ne sont pas considérés par les autorités religieuses. Pour Lui, faire la volonté de son Père c’est de révéler son visage de miséricorde et d’amour. Faire la volonté de son Père c’est de ne perdre aucun de ceux qui se laissent toucher par son message libérateur et qui acceptent dans un acte de foi de faire route avec Lui. Nous, témoins du Christ, les disciples du temps moderne, nous sommes appelés à continuer la mission de Jésus. Quel est le visage de notre Dieu? Allons-nous jeter dehors ou fermer la porte à ceux et celles qui veulent venir rencontrer le Christ et communier à sa table? Que voulons-nous révéler dans nos Églises, nos paroisses et nos milieux de vie? À la suite de Jésus, ne perdons pas ceux et celles que le Père nous envoie? Suivons les traces de Jésus. Il est venu non pas pour les justes mais pour les pécheurs, les exclus de la société.  À l’exemple du Petit Prince,  apprivoisons-les et soyons tous responsables de ceux et celles qui ont été apprivoisé par la Parole de Dieu, par notre rencontre et notre témoignage de vie et d’espérance.  Laissons la porte de notre cœur, de nos Églises grande ouverte pour accueillir les marginaux, les tous petits du royaume afin qu’ils puissent goûter l’amour et la miséricorde de notre Seigneur Jésus, le Christ.

Ô Jésus, prends pitié du pécheur que je suis.
Combien de fois je t’ai repoussé, mis à part,
En érigeant la doctrine de la loi de l’Église.
Ne permets pas que je perde ceux et celles qui me sont envoyés.

Ô Jésus, tu es venu pour appeler les pécheurs, les exclus de notre monde.
Aide-moi à faire la volonté de Ton Père, notre Père
Afin que je puisse révéler Ton visage de miséricorde et d’amour.

Ô Jésus, tu as les Paroles de la vie éternelle,
Fais que je proclame Ton évangile, Ta Parole vivante
Qui libère les cœurs et rassemble tous tes enfants dispersés
Sous la bannière de la paix, la justice et l’amour.

Ô Jésus, accompagne les autorités et les pasteurs de nos Églises.
Envoie ton Esprit de lumière sur chacun d’eux
Afin qu’ils puissent marcher dans Tes pas et aider le peuple de Dieu
À découvrir un Dieu miséricordieux et plein d’amour.

Karine

Le Père nous donne Son Fils par Marie… et si nous recevons nous aussi Son Fils en Marie, il nous donne alors à Son Fils afin que par lui, avec lui et en lui nous ayons la Vie qui ne meurt pas.

Jésus nous dit :

Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.

Il est clair qu’il ne nous est pas possible de nous donner de nous-même à Jésus… mais le Père peut-Il nous donner au Fils sans notre oui, Lui qui dans Son Amour nous a voulu libre et conscient?

Jésus nous dit encore :

Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

Autrement dit, c’est la volonté du Père qui nous fait rencontrer Son Fils – directement, intérieurement ou par personne interposée – mais c’est à nous de faire l’acte de foi, de lui offrir notre adhésion en confiance et en vérité.

Si par grâce du Oui libre de Marie en l’Esprit Saint, le Père donne Son Fils à toute l’humanité, c’est par grâce de notre petit oui – en ce même Esprit – que nous sommes donnés librement au Fils pour être à part entière enfants de Son Père. Ainsi s’actualise l’Amour… par grâce du Dieu Trinité.

Michaël

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