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Ôtez la pierre

Un nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

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Illustration réalisée d’après une peinture médiévale
de Albert van Ouwater

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 11, de 36 à 44

Les Juifs dirent : « Voyez comme il l’aimait. »
Mais quelques-uns d’entre eux disaient : «  Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire  aussi que cet homme ne mourût point? »
Jésus, frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au tombeau : c’était une grotte dont une pierre recouvrait l’entrée.
Jésus dit : « Ôtez la pierre. » Marthe, la sœur de celui qui était mort, lui dit : « Seigneur, il sent déjà; voilà quatre jours qu’il est là. »
Jésus lui dit : « Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? »
On enleva donc la pierre.  Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé.
Pour moi je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai dit cela à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. »
Ayant ainsi parlé, il cria d’une voix forte :
« Lazare, sors! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, le visage enveloppé d’un  suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce passage des évangiles :

Oui Seigneur, commande nous – comme à Lazare – de sortir de notre tombeau et d’être déliés et libérés de nos liens de mort qui nous attachent encore. Nous t’en prions!

Michaël

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« Enlevez cette pierre. »
Pourquoi m’arrive-t-il si souvent d’hésiter? Simplement parce que je ne crois pas assez qu’au cœur d’une situation de ‘mort’ la gloire de Dieu est là, prête à se manifester, comme le passage de la chrysalide au papillon. Pourtant, il me suffirait de lever les yeux et, avec confiance, oser croire en la présence vivante et agissante de Jésus sans oublier ma responsabilité collective: « déliez-le et laissez-le aller! »

Fernande

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Moi j’oserais dire en ce qui me concerne :  » ôtez les pierres  » afin qu’elle vive!
Comme il est bon de voir que Jésus peut me libérer de toutes ces pierres qui couvrent mes intolérances, mes manques d’amour, ma suffisance, tous ces péchés qui sentent mauvais. Tendrement Jésus dit :  » Mariette sors , déliez-la et laissez-la aller, quel réconfort. Père je te rends grâce de ce que vous m’avez exaucé…

Mariette

« Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu? » C’est fou ces temps-ci comment tout semble me pousser à croire pour voir! Il y a tout plein de projets dans l’air, tout plein de choses en attente, tout plein en gestation aussi ! L’issue peut prendre différente formes. Mais au plus profond de mon cœur, j’ai confiance que tout ira pour le mieux. Seigneur, je demande la grâce de plonger et tout t’abandonner, même la difficulté à faire une place à ma vulnérabilité. Et aussi cette habitude, très répandue, à chercher à tout contrôler. Jésus leur dit: « Déliez-le, et laissez-le aller. » Merci seigneur de nous libérer.

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Lazare sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là. Est-ce un cas désespéré et irrécupérable pour Jésus? Nous passons parfois des jugements sur le comportement des autres et ça sent déjà mauvais, nous nous disons c’est un cas perdu. Pourtant, Lazare fut tiré de son sommeil, de son inconscience par la voix de Jésus. Il l’appelle par son nom. Dans nos moments d’aveuglement, nous ne sommes plus conscients de nos multiples dépendances, de notre mort spirituelle, nous avons les mains et les pieds liés de bandelettes, c’est pourquoi il nous faut entendre la voix de l’amour pour nous réveiller. Jésus invite la communauté à agir avec beaucoup d’amour en disant : déliez-le et laissez-le aller.

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Autour de jésus, les uns s’émeuvent de l’amour qu’Il portait à Lazare, les autres lui reprochent de n’avoir pas empêché Lazare de mourir. C’est alors, d’après l’évangéliste, que Jésus « frémit de nouveau en lui même » avant d’ordonner que la pierre soit ôtée de l’entrée du caveau, et Il rend grâces à son Père de l’avoir exaucé, avant même d’ordonner à Lazare de sortir du sépulcre.
Jésus n’est pas assujetti au temps ni à l’espace, Il se sait exaucé avant que Lazare sorte du caveau mais la Vérité qu’Il livre, par ses paroles et par ses actes, se plie à notre entendement conditionné. Pour croire que Lazare est vivant nous demandons de le voir se lever, tel qu’il a été

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Je suis peut-être tout simplement atteint d’une incurable naïveté, mais pour moi c’est cela même qui est « normal », le fait que Jésus demande à Dieu de nous délivrer de la mort et qu’il soit exaucé. Ce n’est pas un miracle, c’est seulement cela qui est juste et vrai depuis toujours. Ce n’est pas la résurrection qui est « anormale », exceptionnelle, surnaturelle ou quoi que ce soit d’autre, c’est la mort elle-même qui est anormale, qui est une « erreur », ou une forme d’extinction engendrée par la nature lorsqu’elle est remise à elle-même, lorsqu’elle perd sa connexion profonde avec le Créateur.

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Et Jésus pleura

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Illustration réalisée d’après une icône

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 11, de 20 à 35

Dès que Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe lui répondit : « Je sais qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour. » 
Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra;
Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Crois-tu cela? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur,  je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »
Lorsqu’elle eut ainsi parlé, elle s’en alla appeler sa sœur Marie, et lui dit en secret : « Le Maître est là, et il t’appelle. »
Dès que Marie l’entendit, elle se leva aussitôt et alla vers lui.
Jésus n’était pas encore entré dans le village; il n’avait pas quitté le lieu où Marthe l’avait rencontré.
Les Juifs qui étaient avec Marie, et la consolaient, l’ayant vue se lever en hâte et sortir, la suivirent, pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
Lorsque Marie fut arrivée au lieu où était Jésus, le voyant, elle tomba à ses pieds, et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. »
Lorsqu’il la vit pleurer, et pleurer aussi les Juifs qui l’accompagnaient, Jésus frémit en son esprit et se troubla.
Il dit: « Où l’avez-vous mis? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens et vois. »
Et Jésus pleura.

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Ci-dessous quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

Jésus pleura, car je crois que la peine sincère de ses disciples pour la mort de Lazare mais surtout par leur foi si profonde que si le Christ avait été là il serait encore vivant. Jésus entend les prières des gens, parfois la réponse n’arrive pas si vite qu’on le voudrait et pas de la manière qu’on le voudrait mais il les entend toujours. Il ne faut pas perdre la foi malgré les épreuves, la douleur des blessures… il faut toujours garder la foi.

Rosa

« Seigneur si t’avais été là mon frère ne serait pas mort.  » Seigneur si t’avais été là mon projet ne serait pas mort. Parfois cette phrase me tourmente le cœur. Lorsque la vie change un de mes projets je suis dans la déroute et je dis à Jésus où avez-vous mis mon projet ?
Comme si Jésus par sa grande puissance pouvait m’épargner les réalités de la vie.
Seigneur, donne-moi la confiance de Marthe et Marie en me disant que d’autres projets ressusciteront.

Mariette

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Ça m’attriste et me surprend toujours d’entendre comment Dieu peut créer tant de malaises, soulever tant de passions… Lui qui nous a donné son fils unique, Jésus. Le durcissement de nos cœurs m’apparaît d’autant plus fort, à la lecture de ce passage où l’on voit la sensibilité, l’empathie, et aussi la profonde tendresse du Christ notre Seigneur. Lui qui se rend voir son ami Lazare, et voyant sa sœur et son entourage pleurer, il pleura aussi. Tout simple. Peut-être trop simple. Mais c’est précisément cette compassion toute simple, profonde et désarmante, qui sauve le monde, qui nous sauve ! Seigneur, donne-moi, donne-nous de retrouver un cœur simple et tourné vers les autres, un cœur d’enfant, qui nous permette simplement de croire en toi, et de retrouver la Vie!

Solane

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Marthe partit appeler sa soeur Marie et lui dit à voix basse: « Le Maître et là et il t’appelle. » Jn 11, 28
Qui regarder? Marthe? Marie? Jésus?
Au delà des sympathisants, des rites et des coutumes funéraires, Jésus regarde la peine de Marie. Comment l’aider à donner sens à la mort de son frère? En l’appelant à l’écart et l’invitant à faire confiance, car « Celui qui croit en Lui, même s’il vient à mourir, vivra. » Et aujourd’hui, nous sommes porteurs de cette parole.

Fernande

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…pourquoi celui qui donne vie à notre vie n’est-il pas là, présent en tout temps et en tout lieu? Parce que nous ne pouvons totalement recevoir Sa Vie tant que nous ne sommes pas totalement morts à nous-mêmes, tant que nous refusons de renoncer à nous-mêmes. Nous ne pouvons à la fois être intégrés à Son Corps Vivant, tout en nous refermant sur nous-mêmes, nous voulant pour nous-mêmes, par nous-mêmes, en nous-mêmes, avec nous-mêmes…

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C’est ainsi que Jésus nous témoigne de son cœur humain dans ce passage de l’Évangile: il est sensible comme nous à la douleur de la séparation; il a un cœur vraiment humain et qui sait s’émouvoir devant la perte d’un ami très cher, devant la peine de Marthe, de Marie, sœurs de Lazare, et des amis juifs. Ailleurs, Jésus a éprouvé une peine et une compassion semblables auprès du fils décédé de la veuve de Naïm.

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Seigneur, si tu avais été là, il n’y aurait pas de catastrophe dans le monde, pas de maladie, pas de mort, pas de cyclone, pas de tremblement de terre, pas d’inondation etc. Quand le malheur frappe à nos portes nos émotions prennent le dessus, on se questionne, on doute de la présence de Dieu et on se fait ridiculiser par les non-croyants qui nous disent : où est-il ton Dieu? Dans l’épreuve, le premier réflexe est souvent de dire : « Seigneur, si tu avais été là… » Seul celui qui est adulte dans la foi a une certitude que Dieu est Présent au milieu de nos calamités parce qu’Il est un Dieu d’amour et compatissant.

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Marthe accourt la première à la rencontre de son Seigneur, elle confesse clairement sa foi en Lui et met sa douleur entre Ses mains. Jésus alors augmente encore la foi de Marthe par sa Parole car il sait qu’elle « entend ». Ayant entendu, elle va vite chercher Marie qui veillait à la maison. Marie se lève sans délai et prononce les mêmes mots que Marthe : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Ce n’est pas une plainte mais une profession de foi que la douleur n’entame pas. Elle pleure aux pieds de Jésus, les juifs qui l’accompagnent pleurent aussi. Jésus accueillant en lui toute cette douleur, au milieu de ses amis, pleure.

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Jésus savait déjà que ses vœux seraient exaucés par le Père et que la vie serait rendue à Lazare. Il pouvait s’appuyer avec certitude sur cette conviction pour ne pas tomber dans la sensiblerie. Pourquoi pleurer, puisque Lazare, qu’il aime, n’est pas véritablement mort et que c’est pour la gloire de Dieu que sa maladie apparemment mortelle s’est manifestée? Saint-Jean précise que c’est lorsqu’il vit pleurer Marie, et pleurer aussi les Juifs qui l’accompagnaient, que Jésus frémit en son esprit et se troubla. Sa compassion pour la détresse de Marie et des juifs a été plus grande que la raison.

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Seigneur, celui que tu aimes est malade

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Illustration réalisée d’après une icône

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 11, de 1 à 19

Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe.
Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur, et lui essuya les pieds avec ses cheveux; c’était son frère Lazare qui était malade.
Les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. »
Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur Marie, et Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade, il resta deux jours encore au lieu où il était.
Alors seulement, il dit aux disciples : « Retournons en Judée. »
Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas? »
Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures de jour ? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne trébuche point, parce qu’il voit la lumière de ce monde.
Mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. »
Après ces paroles, il ajouta : « Notre ami Lazare s’est endormi, mais je vais aller le réveiller. »
Ses disciples lui dirent : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »
Jésus avait parlé de sa mort, mais eux pensaient qu’il parlait du sommeil.
Alors Jésus leur dit clairement : « Lazare est mort;
et je me réjouis à cause de vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! »
Alors Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui ! »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ.
Beaucoup de Juifs étaient venus près de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère.

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

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« Seigneur, celui que tu aimes est malade. » Jn11,3
Toute la semaine, ce fut ma prière. Je pensais aux malades et je les nommais. Contempler, jour après jour, ce monde souffrant avec le regard aimant de Dieu, quelle source d’espérance car le Christ vient le réveiller. Jn 11,11

Fernande

Le verbe aimer dans ce passage de l’Évangile est prononcé, rappelé et suggéré sans cesse. C’est lui qui agit. Jésus aime son Père, il veut que la gloire divine resplendisse. Jésus aime Marthe, Marie,(celle qui versa du parfum sur les pieds du Seigneur), et leur frère Lazare. Il vient à leur appel. Marie, Marthe et Lazare aiment Jésus. C’est à Lui que Marthe et Marie font appel lorsque la détresse les envahit. Jésus aime ses disciples, Il les éclaire sans cesse; et les disciples aiment Jésus, ils le suivent même dans la perplexité et le doute

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Rien ne peut nous séparer de l’Amour de Dieu. Ceux et celles qui ont fait l’expérience de la maladie ou de la mort clinique glorifient le Seigneur après leur guérison parce qu’ils ont été enveloppé tout au long du processus de leur transformation par une lumière d’amour. Reconnaître sa maladie comme une bénédiction pour en témoigner et rendre grâce au Seigneur est incompréhensible pour les incroyants. Je garde encore en mémoire quelques visages de personnes de foi qui m’ont évangélisé lors de mes petites visites à l’hôpital ou dans un CHSLD. Couché sur un lit pendant des années, une malade me dit : « tu sais le bon Dieu m’aime beaucoup… j’offre mes souffrances à Dieu pour tous les pays qui sont en guerre et les victimes de la guerre.

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Qui sont ceux-là dont il est dit que Jésus les aime? Je crois qu’ils sont ceux-là qui se sont ouverts à Son Amour… car bien que Jésus soit là pour l’humanité entière, offrant Son Amour à tous sans exception, tous ne lui ouvrent pas cœur, et beaucoup au nom de la liberté se détournent de Son Amour. Et pour tous ceux-là qui – comme Marthe, Marie et Lazare – disent oui à Son Amour, est-il possible que ce que Jésus dit à propos de la maladie de Lazare…

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Chaque fois que je lis ce passage, ça me touche tellement de lire l’affection de Jésus pour son ami Lazare et ses sœurs. Et ce qui me frappe aussi aujourd’hui, c’est cette phrase: « Lazare est mort; et je me réjouis à cause de vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! ». Surtout après avoir entendu, au cours des dernières semaines, plusieurs reprocher à Jésus de se prendre pour Dieu, sans jamais donner aucun signe qui permette de le croire. On l’entend clairement ici dire à ses disciples que la visite de son ami qui est mort sera une bonne occasion de leur offrir une raison bien concrète de croire.

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« Lazare est mort. » Celui que tu aimes est mort. Tu m’aimes, et Je suis malade, égaré, je suis endormi, ensommeillé, je suis mort et je ne vis plus. Et là, tu me dis : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. » Et voilà que je reprends espoir, ton Sang et ta Parole me raniment, l’étreinte de la mort et du perpétuel sommeil se desserre, le souffle et la vie recommencent à circuler.

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