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la pierre a été enlevée du tombeau (Jn 20, 1-9)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 20, 1-9

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre
et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

______

COMMENTAIRES

Elle voit.   Elle court.
Entre les deux, la pierre enlevée.
Quelle est cette pierre enlevée de mon cœur depuis que j’ai commencé mon carême, depuis que j’ai entendu l’invitation de revenir à Dieu?
Quel est ce VIVANT que je rencontre aujourd’hui, celui qui est pour moi, chemin de vie, source de joie?

Fernande

 …

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« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. » (Jean 20, 1-9)

Enlevé de son tombeau,
n’est-il pas vivant ailleurs?
Mais où donc?

Ne le cherchons pas parmi les morts, puisqu’Il est vivant: là où l’on souffre, là où l’on lutte pour plus de justice et d’équité.

Là où l’on marche au lieu de ramper; là où l’on doit quitter maison, terres et tout, en raison de guerres qui affligent ici et là notre monde dérouté;

là aussi dans les prisons, celle d’Asia Bibi et de tant d’humains enfermés en raison de la folie barbare;

oui vivant, Il visite jusqu’à celle de nos cœurs qui aspirent à sa Vie, à Sa Liberté…

Car « selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. »

Marie-Hélène

ILS COURAIENT TOUS LES DEUX, MAIS LE PREMIER ARRIVÉ N’ENTRA PAS

…….parfois il m’arrive de courir pour connaitre davantage ce qui arrive à la vie de Jésus surtout en ces temps forts de la passion.  Mais une fois arrivé, la crainte s’empare de moi parce que je ne suis pas digne d’entrer dans ce grand mystère, et que ma vie doit s’accorder avec ce récit de foi, d’espérance et d’amour. J’ai devant moi toutes les preuves qu’Il est bien ressuscité, les bandes sont là enroulées attendant que je les porte en tant que sauvé et apôtre du Christ. Comme j’aimerais dire d’une façon aussi convaincante que ce disciple   » IL VIT ET IL CRUT « . Seigneur, il faisait encore nuit lorsqu’ils ont constaté que la pierre n’y était plus, accorde moi  cette lumière d’un ressuscité afin que je puisse éclairer à tout jamais ceux qui m’accompagne dans ce même cheminement.

Mariette

Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

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C’est tellement grand! Ça dépasse tellement TOUT ce qu’il nous est possible d’imaginer ou de comprendre! Comme Jean, Simon-Pierre, et les autres apôtres, il ne me serait JAMAIS venu à l’esprit que notre maître devait traverser tous ces événements, ces ténèbres les plus profondes et des plus noires pour renverser la mort et faire triompher la Vie dans toute sa splendeur, et l’éclatante lumière et chaleur de l’Amour!!!

Cet Amour qui triomphe mais sans jamais s’imposer. Cette certitude si douce et si réconfortante que quelle que soit l’épreuve, la Lumière n’est jamais loin, l’Amour a déjà tout embrassé, il est au bout de tout, vient à bout de tout, et est au cœur de tout.

En ce jour, je suis remplie de gratitude, Seigneur, pour l’immense grâce d’avoir pu recevoir et accueillir cette petite semence de Ta Présence et de Ta Parole et de Ton Amour dans mon cœur. Merci de passer encore et encore chaque jour par ces sœurs et frères de cœur, mère, père, grand-mères et grand-pères, et aussi chacune des personnes que tu mets sur ma route. Pour me révéler Ta Présence et me faire connaître Ton visage.

De tout cœur, je veux m’offrir à toi et te demander de faire de moi aussi une semence qui témoigne de Ta présence, de Ton Amour, de ta compassion. Si non en paroles, par toute ma vie !

Solane

À la lecture de ce récit, une question s’est posée :  Aux côtés de quels personnages suis-je ?

– Du côté de ceux auxquels Jésus fait peur ?  Attachés à l’ordre établi, au pouvoir, aux privilèges qu’il confère, à l’héritage, à la propriété;  la Parole de Jésus leur est insupportable. Ils trouvent en cette Parole une justification pour mettre à mort Celui qui la profère, tout en évitant que le peuple, toujours versatile, se retoune contre eux : Tous les moyens sont bons pour que la loi de l’amour ne prévale pas.

– Aux côtés des indignés, ceux qui jugent de tout d’après leur propre idéal et qui ne voient, dans le geste de la femme qui honore Jésus en versant sur lui le parfum le plus précieux, qu’un flacon de « grand prix » versé en pure perte par une femme écervelée ?

– À côté de la femme fervente, absorbée toute entière par la louange du Seigneur qui ne cesse de jaillir en elle ?

Si, à l’appel du Seigneur, la tête a fait obstacle et a dit Non, je suis à côté des peureux et des indignés.
Si, à l’appel du Seigneur, le cœur a été atteint et a dit Oui, je suis au lieu de l’Amour et de l’offrande, à côté de la femme au parfum.

Pierrette

J’essaye de m’imaginer ce que Marie-Madeleine a pu vivre :

J’avais peur.

J’ai toujours eu peur de l’obscurité et il faisait encore noir.

Et pourtant je me sentais poussée à sortir dans la nuit, et à marcher dans l’obscurité jusqu’à sa tombe. Je ne voulais pas rester seule, je ne voulais pas laisser mon Seigneur seul.

Je ne voyais pas grand-chose, ou du moins autre que la voute étoilée et les pâles lueurs à l’horizon qui annonçaient le retour de la lumière.

Faut croire que même la lune était en deuil, elle s’était retirée sous son voile. Peut-être que comme moi, elle se cachait du regard des hommes, ne voulant pas montrer ses yeux rougis par les larmes.

C’est pleine de crainte que je marchais sur le sentier et mes pas étaient ralentis par les roches auxquelles mes pieds se frappaient.

J’arrivai enfin à l’approche des massifs de pierre dans lesquels la tombe avait été creusée.

La faible lumière du jour naissant éclairait les escarpements humides et en faisait ressortir le relief.

C’est alors que je vis…

… la tombe ouverte!

La pierre avait été enlevée. Il n’apparaissait plus qu’un trou béant qui semblait déboucher sur un immense mystère.

Malgré la pénombre, je sus immédiatement que le tombeau était vide. Le Seigneur n’y était plus.

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J’étouffai un cri.

Malgré la surprise et l’effroi, je ne pus réprimer un pincement furtif de joie dans mon cœur.  Comme si intuitivement j’étais déjà convaincue que le Seigneur ne pouvait rester enfermé entre quatre murs de pierre.

Des paroles d’espérance entendues auprès du Seigneur me soufflaient : « À Dieu rien n’est impossible, même l’inéluctabilité de la mort peut être vaincue.

Puis immédiatement la raison retrancha cette folie et je m’entendis murmurer pour moi-même : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Puis je courrai rapporter la nouvelles aux hommes.

Nénuphar

Le récit de Saint-Marc, réduit aux faits; me porte à voir que, devant un fait énigmatique qui heurte notre besoin de cause raisonnable, nous passons par plusieurs étapes :

– Sans approche, vu de loin, conclusion rapide et la plus plausible, annoncée comme vérité :
Marie-Madeleine, à la vue de la pierre enlevée, conclut et annonce « On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a déposé » !

– À l’approche
_: naissance de l’interrogation, mort de la conclusion hâtive :
Le disciple que Jésus aimait *s’approche de l’entrée*du tombeau, se « penche »et voit les linges posés à plat, il s’interroge sur le sens possible de ce qu’il voit.

– Chercher
, voir tout ce qui est nécessaire à la mise en lumière espérée :
Pierre entre dans le tombeau, voit ce que Jean (l’autre disciple) n’a pas vu et ne peui rien conclure encore.

– Entrer de nouveau et éclairer
les faits avec les fruits de l’interrogation.
Jean, à la suite de Pierre, entre aussi  et, éclairé par les Écritures et la Parole de Jésus, il voit et il croit _*(que Jésus est ressuscité).

La foi permet à la raison humaine d’être éclairée par la Parole divine et de voir ce que seule elle ne peut voir. Que le Seigneur ne nous permette ni d’oublier ses dons, ni d’oublier d’en rendre grâce.

Pierrette

….          

tombeau-vide-5Ces quelques versets résonnent en moi comme le passage d’un regard à l’autre, comme le retournement en soi, et même un double retournement… en Lui, par Lui et avec Lui.

Il y a d’abord Marie Madeleine qui se rend au tombeau avant que les ténèbres fussent dissipées; elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau et court prévenir Pierre et Jean, croyant que le corps de Jésus a été enlevé.

Les deux apôtres courent ensemble au tombeau et Jean arrive le premier et voit les linges posés à terre mais il n’entre pas…

« Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il voit les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. »

Il n’est pas dit ici que Jean crut d’après le fait qu’il ne vit plus Jésus… mais plutôt d’après ce qu’il vit…

Mais qu’est-ce que Jean vit pour croire ainsi? S’il vit la même chose que Pierre, il vit :

les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.

C’est donc qu’il y avait quelque chose d’inusité dans cette scène… et qui déjà l’avait retenu en arrêt à l’entrée du tombeau? Est-ce que les linges étaient posés comme si Jésus avait disparu sans déranger en rien les linges qui l’entouraient? Le suaire qui avait recouvert sa tête était-il roulé avec un soin particulier en cet autre endroit? Mystère!

Mais il semble en tout cas que le regard de Jean s’ouvre à une lumière nouvelle, puisque juste après il écrit :

« Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. »

Michaël

Les esprits scientifiques cherchent encore une réponse à ce tombeau vide et se demandent où sont passés les ossements de Jésus. C’est bizarre, vraiment bizarre, cette disparition. Avec la grâce qui nous a été donné, nous, les chrétiens de ce monde, nous donnons une réponse du cœur qui est celle de la Foi.  Marie-Madeleine et les disciples de Jésus nous ont légué l’héritage de la foi en Jésus ressuscité. C’est une grâce et une  certitude que nous avons expérimenté dans notre vie. OUI, Jésus est vraiment ressuscité. Les disciples de Jésus ont compris l’Écriture à partir de la résurrection de Jésus. Ils sont les témoins vivants de sa résurrection et deux mille ans plus tard nous confirmons ce que les disciples ont vu et entendu parce que Jésus est bien vivant dans notre vie et notre monde. Nous sommes les témoins du Christ.  Jésus se fait Présent tous les jours de notre vie et Il continue de frapper à nos portes dans nos moments d’égarement. Restons à l’écoute des Écritures pour que l’esprit de lumière et de vérité nous  ouvrent les yeux du cœur. Demandons à Jésus la grâce de la résurrection pour que nous puissions Le Rencontrer en nos cœurs et dans nos prochains et que sa sainte Paix  puisse nous revêtir d’humilité. Célébrons la Vie du Ressuscité et partageons la joie de Pâques.

Jésus, tu es vraiment le Fils du Dieu vivant.
Viens illuminer notre vie et notre monde
En ce matin de Pâques.

Jésus, Toi qui es ressuscité d’entre les morts
Fais rouler la pierre de nos tombeaux qui
Nous empêche de donner la vie en abondance.

Jésus, Toi, la lumière de Pâques
Viens réveiller le cœur du monde et saisir de Ta lumière
Ceux et celles qui sont sous le pouvoir du diable.

Jésus, Toi, l’Amour de notre vie
Donne-nous la Paix que le monde ne peut donner.
Fais de  nous des agents de paix, d’espérance et d’amour.

Le Seigneur est vraiment ressuscité, Alléluia!

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Où vas-tu Marie-Madeleine?
Je vais au tombeau voir celui que mon cœur aime.

Qui te roulera la pierre?
Je ne sais pas. Je veux être proche de mon Seigneur.
Mais… dis donc, la pierre a été enlevée du tombeau!

Qu’as-tu vu Marie-Madeleine?
Simon-Pierre, viens vite, vite,
On a enlevé le Seigneur de son tombeau.
Mais, je vois les linges et le suaire roulé à sa place.
L’autre disciple entra au tombeau :
Il vit et il crut.

Alléluia! Le christ est ressuscité.
Frères et sœurs dans  le Christ,
Croyons-nous à la Bonne Nouvelle de la résurrection?

Oui.  Nous croyons en Jésus de Nazareth. Il est vraiment ressuscité.
Après le baptême de Jean,
Dieu lui a donné l’onction de l’Esprit-Saint.
Là où il passait, il faisait le bien et guérissait
Tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable
Car Dieu était avec lui.

Oui. Notre point d’ancrage c’est le Christ.
Nous sommes ressuscités avec Lui.
Nous sommes les témoins vivant de son amour.
Le Seigneur a été Présent dans notre vie,
Il l’est encore aujourd’hui,
Il le sera jusqu’à la fin de nos jours et
Il nous a chargés d’annoncer
La  Bonne Nouvelle sur la terre des vivants.

Frères et sœurs dans le Christ
Crions de joie pour le Seigneur! Allons, acclamons-Le!
Oui. Le Christ est ressuscité. Alléluia!
Célébrons la Fête pascale, la victoire de l’Amour
Non pas avec de vieux ferments,
Mais avec l’Esprit de Jésus ressuscité d’entre les morts.

Frères et sœurs dans le Christ
Revêtons-nous d’humilité et marchons en présence du Seigneur.
Recherchons les réalités d’en haut, l’Amour divin.
Entrons dans la danse de la liberté et de  la Vie.
Soyons tout accueil et  miséricordieux.
Partageons  notre pain quotidien dans  la justice et la vérité.
Devenons une pâte nouvelle qui enrichie le monde
Avec la joie  et la paix du Ressuscité.

Joyeuses Pâques à chacun, chacune 

Karine

Ne me retiens pas

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 20, de 1 à 18

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau, dès le matin, avant que les ténèbres fussent dissipées, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur du tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. »
Pierre sortit donc, ainsi que l’autre disciple, et ils allèrent au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit les linges posés à terre; toutefois il n’entra pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il voit les linges posés à terre,
ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
Les disciples s’en retournèrent alors chez eux.
Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Tout en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été mis le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. »
Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui dit : « Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

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COMMENTAIRES

Une vraie rencontre avec Jésus éveille en moi son amour qui me conduit vers ses frères et sœurs.  Les miens aussi, pour les entendre me dire : «Marie », « Fernande », et me retourner pour reconnaître en eux « Jésus ».

Alors, au cœur de chaque rencontre, je pourrais dire:  « J’ai vu Jésus, voilà ce qu’il m’a dit. »  Un regard.  Une écoute.

Fernande

« Tout en pleurant elle se pencha vers le tombeau  » parfois je me penche vers le vide de mon tombeau et il me semble qu’il n’y a pas de solution possible à la situation, toute espérance a disparu. Seigneur, comme l’a fait Marie Madeleine, je constate avec frayeur ce qui m’entoure, les fibres de mon âme sont dans la souffrance et je ne sais quoi faire. Je pleure devant un évènement qui me semble insurmontable et pourtant Jésus me dit  » POURQUOI PLEURES-TU ?, QUI CHERCHES-TU ? Seigneur je t’ai pas reconnu je t’ai pris pour celui qui règle tout. Serais-tu le jardinier, qui reconnait les grains qu’il a semé,   regarde l’effort de la pousse ? Seigneur, à présent je prends  conscience du vide qui séjourne dans mon tombeau, je demande au Père en ton nom, de venir le remplir d’amour, de paix, d’espérance, de discernement, enveloppé de linges lumineux qui ont l’odeur de Jésus .

Mariette


Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. »

Comme j’aurais eu du mal à ne pas chercher à Te retenir, Seigneur! Ouf, tu es mon Sauveur, celui qui rend possible la vie, qui donne sens à ma vie. Tu es un compagnon de route indispensable!!

Merci de nous avoir envoyé l’Esprit saint, ton Paraclet. Je peux voir et sentir et toucher Ta présence dans ma vie, moi qui n’ai pas eu la chance de Marie-Madeleine. Merci de nous donner d’être enveloppé de ta présence, au-delà des apparence.. Tu es Présence au cœur de ce qui peut nous apparaître absence. Soutien, Amour et Force au cœur de l’épreuve, et aussi au quotidien, à chacun de mes pas sur ce chemin parfois bien houleux.

Merci Seigneur de m’aider à ne pas m’accrocher aux apparences, à ce qui peut me sembler à priori l’unique réel, ce qui est le plus tangible… Aide-moi à toujours te chercher là où tu es vraiment: en mon cœur, en chaque être qui m’entoure, plus particulièrement dans le plus vulnérable.

Solane

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Ce qui me touche dans cet extrait c’est lorsque Jésus parlant à Marie-Madeleine lui dit:

‘Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Lorsque Jésus  dit « mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Il nous inclue entièrement dans sa relation au Père, il fait de nous aussi des enfants de Dieu. Ce Père du Seigneur et autant notre Père. C’est merveilleux, ce qui fait de notre Seigneur Jésus notre seigneur, c’est son lien vivant au Père….ce père est aussi notre Père. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est le fait qu’il se donne la peine de le souligner en insistant que son Père est aussi notre Père. C’est tellement rassurant et aimant. Jésus est notre Seigneur mais aussi notre grand frère qui en nous incluant dans son cercle fraternel face à Dieu fait de nous des êtres humains véritables, des véritables fils de Dieu. En insistant sur le fait que ce Père est aussi notre Père, il nous rappelle à notre véritable identité, notre vraie nature d’enfants de Dieu. J’entends infiniment d’amour de la part de Jésus face à nous.

Mariette Renée

 

Marie Madeleine est en deuil. Elle pleure la mort de son Seigneur. Imaginez son état d’esprit devant un tombeau vide. Elle se penche vers le tombeau pour comprendre un peu ce qui s’était passé. Elle cherche le corps de Celui qu’elle aime de tout son cœur. Malgré sa détresse, elle garde son espérance bien vivante pour retrouver le corps de son Seigneur. Simon-Pierre et l’autre disciple se sont attardés sur les linges et le suaire quand ils sont entrés au tombeau  pour se rendre à l’évidence et retournent chez eux l’âme en peine. Mais Marie Madeleine, troublée par cette disparition soudaine, refuse de lâcher prise parce qu’elle pense qu’on a enlevé le corps de Jésus.  Dans son désir sincère de retrouver le corps de Jésus, elle fait une rencontre extraordinaire. Tout d’abord elle voit les anges au tombeau et verbalise sa peine. Quelle consolation de pouvoir en parler et d’espérer retrouver ce corps! Mais voilà que son deuil se transforma en joie quand Jésus, qu’elle a pris pour le jardinier, a prononcé son nom : Marie.  Elle a reconnu la voix de son Seigneur.  Quelle grâce! Jésus lui dit : « Ne me retiens pas. Va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.  Imaginez la joie de Marie Madeleine en disant à ses frères : « J’ai vu le Seigneur! ». Et  nous qui sommes les disciples de Jésus, à quel moment avons-nous reconnu Sa voix? Avons-nous vu le Seigneur ou ressenti sa présence dans notre vie? Avons-nous annoncé la bonne nouvelle à nos frères et sœurs?

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J’ai vu le Seigneur! Alléluia!

J’ai cherché le Seigneur de tout mon cœur,
De toute mon âme et de toutes mes pensées.
Je l’ai cherché et je l’ai enfin trouvé.
J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Sa présence est sans cesse à mes côtés.

J’ai vu le Seigneur et mon cœur est dans l’allégresse.
J’ai l’ai reconnu dans la fraction du pain.
J’ai goûté sa présence au creux de mon cœur.
Son pardon libérateur a pacifié ma vie.
J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Je l’ai vu dans le chaos de ma vie,
Au cœur de mes frères et sœurs,
Au cœur du monde entier et
Au cœur de l’univers visible et invisible.
Son amour incommensurable me comble de joie.

J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Il a croisé mon regard et m’a ouvert les yeux.
Oh! Ce regard, je ne l’oublierai jamais.
Il m’a redonné la vue spirituelle.
Quelle est vivante ta Parole, Seigneur!
Il m’a appelé par mon nom.
Quelle est belle ta voix à mon oreille, Seigneur!
Merci pour ta bonté infinie.

J’ai vu le Seigneur et je ne veux plus Le quitter.
Avec les yeux de la Foi, je Le vois partout et en tout.
Je n’oublierai jamais son regard aimant et miséricordieux.
Il m’a dit que je suis la fille bien-aimée du Père et que
Chacun, chacune est unique aux yeux de son Père, notre Père.
Il m’a chargé de prendre soin de ses brebis égarées
D’annoncer Sa Parole et de témoigner
De sa paix, de sa joie et de son amour.
Oui. J’ai vu le Seigneur. Alléluia!

Karine

 

Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

Ce qui m’interpelle dans les passages où Jésus apparaît après sa résurrection, c’est que ses plus proches, ses disciples, ceux qui l’ont côtoyé quotidiennement de son vivant, ne le reconnaissent pas.

Leurs yeux de chair ne reconnaissent pas le corps du Christ dans sa dimension de Celui en qui la mort a été vaincue. Ils le reconnaissaient de son vivant en tant que « Fils de l’homme » parmi les êtres humains, ils reconnaissaient aussi sa dépouille mortelle, partageant eux-mêmes la condition de mortels, mais ils ne reconnaissent pas encore entièrement le visage du véritable « Vivant », Fils bien-aimé du Père pour l’éternité, sur lequel la mort n’a aucune prise.

À chaque fois qu’il apparaît, c’est seulement en tant que Verbe du Père, lorsque Jésus prend la parole, que leurs yeux se décillent et qu’ils reconnaissent alors le Christ dans toute sa dimension.

Cela  me fait penser au fait qu’il nous est tellement difficile de voir une autre dimension que celle de notre survie terrestre. Dans les faits, nous courrons sans cesse pour fuir le manque et la mort, animés avant tout par nos peurs et désirs, comme si le visage du Vivant nous était invisible ou seulement virtuel en ce monde.

Ce n’est qu’en se laissant toucher à nouveau par Sa Parole, que l’étau de nos peurs se desserrent, que notre foi reprend vie et que nous entrevoyons à nouveau le visage vivant,  immortel, de Celui qui sans cesse nous tend la main pour nous délivrer de la mort et du manque.

Nénuphar

 

Plus je contemple le mouvement des corps et des âmes mis en scène ce matin-là autour du tombeau vide, « avant que les ténèbres soient dissipées », et plus l’émerveillement et le besoin de rendre grâce s’empare de mon cœur.

Marie Madeleine, guidée par la détresse, arrive la première au tombeau et le trouve ouvert,  vide. Même l’hommage qu’elle voulait rendre à son Seigneur, en parfumant son corps, lui est enlevé. Elle court avertir les deux disciples, revient avec eux, demeure encore là après eux, toujours en pleurs jusqu’à ce que son nom soit prononcé ; « Marie »!  Aussitôt, c’est rempile du don d’adoration en  » Esprit et en Vérité » et envoyée comme première messagère de la résurrection de Jésus, qu’elle quitte le tombeau réellement vide. Les ténèbres sont dissipées.

Jean (l’autre disciple selon toute vraisemblance) arrive au tombeau avant Pierre mais il n’ « entre pas « . Jean n’est pas celui qui prend la tête de file. Il accueille sur le seuil, fait passer, suit, écoute et recueille.

Pierre arrive après Jean. Il entre dans le tombeau immédiatement. Pierre veut savoir. Il note. Quelqu’un a pris soin du suaire, l’a posé à part des autres linges. L’Écriture ne nous dit rien d’autre. Pierre est celui qui questionne et est questionné, qui doit rendre compte.
Pierre sort et Jean entre à son tour. Recueilli. Alors « Il voit et il croit », le sens de la résurrection lui est révélée dans le silence du cœur. Rien ne dit qu’il soit chargé d’annoncer cette vérité. Il en reçoit l’intelligence et le devoir de veiller à sa juste transmission.

Marie Madeleine, Pierre et Jean sont désormais habités. Le Royaume prend forme au-dedans.

Pierrette

 

Ces quelques versets résonnent en moi comme le passage d’un regard à l’autre, comme le retournement en soi, et même un double retournement… en Lui, par Lui et avec Lui.

Il y a d’abord Marie Madeleine qui se rend au tombeau avant que les ténèbres fussent dissipées; elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau et court prévenir Pierre et Jean, croyant que le corps de Jésus a été enlevé.

Les deux apôtres courent ensemble au tombeau et Jean arrive le premier et voit les linges posés à terre mais il n’entre pas…

« Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il voit les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. »

Il n’est pas dit ici que Jean crut d’après le fait qu’il ne vit plus Jésus… mais plutôt d’après ce qu’il vit…

Mais qu’est-ce que Jean vit pour croire ainsi? S’il vit la même chose que Pierre, il vit :

les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.

C’est donc qu’il y avait quelque chose d’inusité dans cette scène… et qui déjà l’avait retenu en arrêt à l’entrée du tombeau? Est-ce que les linges étaient posés comme si Jésus avait disparu sans déranger en rien les linges qui l’entouraient? Le suaire qui avait recouvert sa tête était-il roulé avec un soin particulier en cet autre endroit? Mystère!

Mais il semble en tout cas que le regard de Jean s’ouvre à une lumière nouvelle, puisque juste après il écrit :

« Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. »

Puis il est dit que les disciples s’en retournèrent chez eux… en eux?

Marie Madeleine reste près du tombeau, en pleurs, ne voyant encore que le tombeau. Puis en regardant vers l’intérieur du tombeau, les ténèbres commencent à se dissiper pour elle aussi; son regard s’ouvre et elle commence par voir les anges…

« Elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été mis le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds. »

C’est un peu comme si par leur présence visible, les anges veulent aider Marie Madeleine à voir ce que Jean a vu, à prendre conscience de la place du corps de Jésus… sans corps de Jésus.

Mais retenue encore par la tristesse causée par l’idée qu’elle se fait, il faut les questions des anges pour que Marie Madeleine se retourne une première fois, comme en elle-même… et elle voit alors Jésus, mais sans le reconnaitre.

«Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. »
Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. »

Et Jésus lui pose la même question que les anges, comme pour l’aider à se retourner plus profondément :

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? 

Mais c’est seulement lorsqu’il l’appelle directement par son nom qu’elle se retourne une deuxième fois – et cette fois on ne peut douter que ce soit intérieurement puisqu’elle s’était déjà retournée vers lui – et elle le reconnait enfin.

Jésus lui dit alors : « Marie ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.

Mais elle semble vouloir retenir Jésus selon sa propre sa vision qu’elle en a, ce qui en fait la retient elle-même, l’empêche de « voir » vraiment.

Mais Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

C’est comme s’il lui dit : « Ne t’arrête pas à ce que tu retiens de moi maintenant! Tout à l’heure tu ne me voyais pas… puis tu me voyais sans me reconnaitre, et maintenant tu me reconnais selon ce que tu connais de moi… mais moi je te le dis, ne me retiens pas selon ce que tu connais, et tu verras encore de plus grandes choses. Ne t’arrête pas à ce que tu crois voir mais témoigne de ce que tu as vu devant mes frères et dit leur que le chemin que je vous ouvre vers le Père ne s’arrête pas là…

Michaël

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