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Croyez en la lumière

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Illustration inspirée d’une icône

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 12, de 34 à 43

La foule lui répondit : « Nous avons appris par la Loi que le Christ demeure éternellement.  Alors comment peux-tu dire : ‘Il faut que le Fils de l’homme soit élevé’? Qui est le Fils de l’homme? »
Jésus leur dit : « La lumière n’est plus que pour un temps au milieu de vous. Marchez, pendant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous saisissent : celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va.
Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière. » Jésus dit ces choses, puis s’en allant, il se déroba à leurs yeux.
Quoiqu’il eût fait tant de miracles en leur présence, ils ne croyaient point en lui,
afin que s’accomplît la parole du prophète Isaïe, disant : « Seigneur, qui a cru à notre parole? Et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé? »
Ils ne pouvaient donc croire, parce qu’Isaïe a dit encore :
« Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leur cœur, de peur qu’ils ne voient des yeux, qu’ils ne comprennent du cœur, qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. »
Isaïe dit ces choses, lorsqu’il vit la gloire du Seigneur et qu’il parla de lui.
Beaucoup, toutefois, même parmi les membres du Sanhédrin, crurent en lui; mais à cause des Pharisiens, ils ne le confessaient pas, de peur d’être chassés de la synagogue.
Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu.

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

 » Afin que vous soyez des enfants de lumière  »
Il est drôle ce Jésus, il me dit d’être dans la lumière puis il se retire à mes yeux. Serais-ce que l’ombrage que je dégage me cache de toi, est-ce que je mets ta parole en doute, manquerais-je d’audace, mes yeux sont-ils à demi ouverts devant la réalité de ton amour, sinon dans les ténèbres? Seigneur tends-moi ton bras et viens me révéler ta présence, toi seul peu combler mes soifs de lumière, pour ta plus grande Gloire….

Mariette

Oh mon Dieu!
Sommes-nous aveuglés par cette vaine gloire des hommes… au point de ne plus voir Ta Lumière?
Vais-je longtemps choisir ma propre gloire devant la Tienne?
Croyons-nous vraiment être perdants… en échangeant notre amour propre contre Ton Amour Transfigurateur?
Combien de temps vais-je encore fermer mon cœur de peur que Tu ne me guérisses?

Michaël

Quelle invitation: « croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière » !
En cette période de grande obscurité: pas seulement novembre, mais cette période qui nous assaille, et où pour tant de gens, il est si facile de tomber en pleine noirceur! En cette époque de chasse aux sorcières où toute spiritualité est évacuée, accusée et où tous les repaires qui donnaient le sens profond sont perdus. L’histoire n’a jamais vu tant de dépressions, de peurs, d’isolement, d’indifférence, et tant de misère, de guerres, d’injustices: de noirceur! Notre monde malade a tant besoin de lumière, de retrouver son sens, de te retrouver, Seigneur! Merci de nous inviter, encore aujourd’hui, à devenir enfant de Lumière! Merci de me donner la foi! Nous avons tant besoin de ta lumière, encore et encore!

Solane

En effet, tant que la lumière intérieure est absente je ne sais quoi faire des jours qui me sont donnés. Tout se révèle ténèbres. Je suis condamnée à me précipiter à droite et à gauche vers ce qui brille de loin et n’est plus que ténèbres une fois atteint. Mais la lumière du Christ est celle qui éclaire le chemin pas à pas, jour après jour, vers la sortie des ténèbres, elle ne peut décevoir et ce qui a été éclairé demeure éclairé. Combien pourtant il nous est difficile de nous laisser combler par l’aujourd’hui, sans crainte ou curiosité du lointain et de la suite des lendemains, malgré les miracles de ce jour !

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Jésus est la lumière du monde. En Lui point de ténèbres. Croire en la lumière, c’est croire en l’Amour, c’est croire en Dieu le Père qui nous a créés, en Dieu, le Fils, qui a pardonné nos manquements à l’amour et nous a sauvés de la mort spirituelle, c’est croire en l’Esprit-Saint qui éclaire nos pas sur nos chemins ténébreux. Dieu est Amour et celui ou celle qui croit et marche avec son Fils, Jésus, demeure dans Son amour et devient un enfant de lumière.

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« Jésus dit ces choses, puis s’en allant, il se déroba à leurs yeux. » Pourquoi? J’ose deviner que dans ce jeu de cache-cache, tu cherches à ce que je me mette en quête de ta présence. Car, sans marcher à ta recherche, comment parcourir en sens inverse le chemin par lequel nous nous sommes éloignés de Dieu? Étant encore plus profondément enfouis dans les ténèbres que le fils prodigue, tu jalonnes le chemin de retour au moyen de tes « présences absences », à la façon du petit Poucet qui sema des pierres pour indiquer la direction à suivre.

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Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, mais pour vous!

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 12, de 23 à 33

Jésus leur répond : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.
En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il
demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Celui qui aime sa vie la perd; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera en vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon
serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.
Maintenant mon âme est troublée; et que dirai-je?  Père, délivre-moi de cette
heure? Mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure. »
« Père, glorifie ton nom! » Alors une voix vint du ciel : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai
encore. »
La foule qui était là et qui avait entendu, disait  que c’était un coup de tonnerre ; d’autres disaient : « Un ange lui a parlé. »
Jésus dit : « Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, mais pour vous.
C’est maintenant le jugement de ce monde; c’est maintenant que le Prince de ce monde va être jeté dehors.
Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. »
Ce qu’il disait, c’était pour indiquer de quelle mort il allait mourir.

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

« Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte du fruit » (Jn 12, 24) sur ce sol d’aujourd’hui lorsque je me tourne vers l’autre pour devenir don, accueil, communion. Alors, le fruit de l’AMOUR, partout présent, peut être cueilli et dégusté, offert et reçu. Et le Royaume du Christ grandit en nous et autour de nous.

Fernande

« Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive. »

Le servir quand il est au bord du lac ou en visite chez ses amis semble reposant et rassurant mais le servir en route, apporte toutes sortes d’embuches à contourner, parfois des murailles se dressent et m’empêchent de le voir, je perds sa trace et vagabonde dans ma foi. Moi aussi j’aurais le goût de dire, «Père délivre-moi de tout ces artifices qui empêche le grain de blé que je suis, de mourir afin de produire ». Comme dit la chanson « il faut mourir afin de vivre entre tes mains ».

Seigneur, je remets ma vie…

Mariette

Celui qui aime sa vie la perd; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera en vie éternelle. Ici… que veut dire aimer sa vie et haïr sa vie en ce monde?
Il n’est pas dit « Celui qui aime la vie la perd », mais plutôt « qui aime sa vie la perd»
Il n’est pas dit non plus « celui qui hait la vie en ce monde, la conservera en vie éternelle», mais il est dit « qui hait sa vie en ce monde, la conservera en vie éternelle.» C’est donc cet amour possessif de notre propre vie qui nous est, pour ainsi dire, mortel… car la vie est don pour être donnée sans cesse, pour circuler librement entre tous les sarments de la Vigne… et si un sarment veut retenir la sève pour lui-même, il se coupe de la source… et meurt.

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« En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » (Jn 12, 23- 33) Jésus sait qu’en montant à Jérusalem, on le livrera pour être exécuté. Il tente de préparer ses apôtres à cette heure difficile. Ces derniers croient qu’il s’y rend pour enfin établir son règne de messie et qu’il prendra la gouverne du peuple juif. Ainsi Jésus leur explique qu’il faut qu’il passe par la mort pour ensuite ressusciter. Mais ils ne comprirent pas cela.

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Quelles paroles puissantes!!! Quelle leçon! Combien des fois il faut les entendre pour enfin les comprendre et les accepter? Combien des fois il faut se le faire dire pour que ça rentre dans nous et changions notre forme de penser et ce que nous désirons? Chaque fois que nous sommes en souffrance, nous nous plaignons et nous nous rendons victimes: À quoi il sert vivre si nous souffrons ainsi? Dieu pourquoi tu nous as créé si nous devons vivre dans la misère et sans amour? Dieu où es-tu pour soulager mes plaies?…

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Jésus s’est toujours effacé pour révéler l’amour de son Père et le glorifier. Il ne fait rien en son nom mais au nom de son Père qui l’a envoyé accomplir une mission bien spéciale : ramener l’humanité dans le plan divin; reconnecter l’homme et la femme à la création, à l’amour divin et pardonner ses manquements à l’amour. Le signe ultime pour susciter la foi et une adhésion à son message est sa mort et sa résurrection qu’Il annonce déjà à cette foule qui se tient devant Lui. Il dit : « Moi, quand je serai élevé de terre, je tirerai tous à moi. »

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Il est dit que le Fils de l’homme ne sera glorifié que s’il meurt de la mort semblable à celle qui est assignée au grain de blé. De quelle mort s’agit-il pour les oreilles de ceux qui entendent cela avant l’abaissement de Jésus et sa mise en croix ? Y a-t-il donc une mort glorieuse qui peut s’inscrire dans la mort redoutée par tous ? Jésus alors poursuit son enseignement en s’adressant directement à nous et j’entends : Si, de « ma » vie, fermée, fragmentaire, bourrée d’illusions et donc pécheresse, désorientée, ne sort pas un cri qui la déchire et la vide de toute fausseté, comment rejoindrait-elle « la » vie, celle qui est éternelle. Ou comment « ma » vie serait-elle rejointe et conservée en vie éternelle ?

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« Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, mais pour vous.
Pourquoi est-ce que cette phrase retient mon attention? Cette « voix », c’est la Parole du Père, le Verbe du Père, que la foule des hommes n’entend pas, ne comprend pas, la prenant pour un coup de tonnerre indéchiffrable. Cette même foule soupçonne que Jésus « entend » les messages de Dieu, affirmant même que « un ange lui a parlé », mais que celui-ci lui parle en propre, comme si le message n’était réservé qu’au Messie. Et pourtant Jésus déclare que cette voix ne s’est pas fait entendre pour lui mais bien pour la foule qui l’entoure, même si les oreilles de cette foule n’entendent pas encore le sens des paroles qui sont prononcées.

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Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!

Un nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

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Illustration inspirée de peintures de Giotto et de Lorenzetti

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 12, de 10 à 18

Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
Le lendemain, la grande foule venue pour la fête appris que Jésus se rendait à Jérusalem;
ils prirent des rameaux de palmiers et allèrent au-devant de lui en criant : « Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!  Béni soit le roi d’Israël! »
Jésus, ayant trouvé un ânon, monta dessus, selon ce qu’il est écrit :
« Ne crains point, fille de Sion, voici ton roi qui vient, assis sur le petit d’une ânesse. »
Ses disciples ne comprirent pas d’abord ces choses; mais lorsque Jésus fut glorifié, ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui, et que c’était bien ce qu’on avait fait pour lui.
La foule, qui était avec lui lorsqu’ il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait ressuscité d’entre les morts, lui rendait témoignage.
C’est aussi parce qu’elle avait appris qu’il avait fait ce miracle, que la foule se portait à sa rencontre.

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

« C’était donc une foule qui vint accueillir Jésus, parce qu’on leur avait parlé de ce signe (réveiller Lazare d’entre les morts) que Jésus avait fait. » Jn 12, 18 Aujourd’hui encore, Jésus réveille les gens par la tendresse de son amour. Et son Esprit, à l’œuvre au plus intime des cœurs, invite à l’accueil de sa présence signalée à travers les signes du quotidien.

Fernande

« La foule se portait à sa rencontre parce qu’il avait fait ce miracle. » Le miracle attirait la foule en ces-temps là et il en est de même de nos jours. L’espérance d’une guérison, un mieux être nous rejoint tous. Qui n’en a jamais fait la demande. A plusieurs occasions et parfois avec insistance je lui ai dit mon inconfort et j’imaginais le bonheur dans cet évènement qui ne venait pas. Je faisais du marchandage, un genre donnant, donnant. Ce n’est pas ce que Dieu veut, simplement s’ouvrir à sa grande bonté, sa miséricorde, son amour. Jésus a fait confiance à l’ânon pour le porter, à mon tour de m’abandonner à Lui ne suis-je pas plus qu’un ânon ………..

Mariette

Hosanna! Oui… « Sauve-nous, je t’en prie! » Hosanna! Toi Jésus, le Dieu incarné, le Dieu qui sauve! Hosanna! « Sauve maintenant! » Et puissions-nous, chacun de nous, en humble petit âne, te porter sur ce chemin… Toi, Jésus, qui nous a dit : «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Matthieu 11, 28-30)

Michaël

Pour un oui ou pour un non, on fait mourir Lazare, on acclame Jésus… pour ensuite le porter à la croix… De vraies girouettes… n’est-ce pas là le portrait d’une bien triste réalité, celle d’un vécu quotidien vide de sens, vide de la présence intérieure de celui qui donne vie, qui ouvre les yeux, et nous montre la voie? Même les apôtres mirent du temps à comprendre l’écriture: « Ne crains point, fille de Sion, voici ton roi qui vient . » Eux aussi, pris dans le tourbillon des événements ne pouvaient voir clair…

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« Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
Qui peut, non pas lire, mais entendre cela sans frémir.
Redoutable pour le cœur, est le règne de la tête.
Combien il lui est difficile de suivre les bondissements du cœur. Combien elle est vulnérable à la tentation de trancher.

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Après deux mille ans d’histoire, est-ce que le message de Jésus et ces miracles ont fait échos dans mon cœur? Est-ce que je nourris le désir de Le rencontrer chaque jour dans mes frères et sœurs, dans les événements de la vie et dans toute la création? Ai-je le goût de Le suivre dans son enseignement de l’Amour du prochain? Ai-je ce brûlant désir de me joindre à tous ceux et celles qui croient en l’avènement de l’Amour?

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Seigneur Dieu, nous sommes tout petits, minuscules poussières devant ton Amour incommensurable, devant ta toute Puissance et ton infinie Prodigalité. Peux me dire comment, par quel tour de triste magie, tes tout petits enfants sont devenus si résistants et imperméables à ta Grâce? Comment se fait-il qu’étant si vulnérables dans notre chair éphémère et corruptible, nous soyons aussi durs et fermés d’esprit? Comment se fait-il que même lorsque tu prends corps et chemines à nos côtés, nous persistions à ne voir en toi que ce que nous connaissons de nous-mêmes?

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Laisse-la!

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Illustration réalisée d’après une peinture médiévale de Roger van der Weyden

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 12, de 1 à 9

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où était Lazare, celui qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

On donna un repas en l’honneur de Jésus, et Marthe servait. Lazare était de ceux qui se trouvaient à table avec lui.
Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard très pur, très précieux, en oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
Alors Judas Iscariote, l’un des disciples, celui qui allait le livrer, dit :
« Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, que l’on aurait  donnés aux pauvres? »
Il dit cela, non parce qu’il se souciait des pauvres, mais parce qu’il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait.
Jésus lui dit alors : « Laisse-la! Elle a gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »
Un grand nombre de Juifs surent que Jésus était à Béthanie, et ils vinrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de  ce dernier passage des évangiles :

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Jésus, le regard de l’amour
Judas, l’amour de l’argent
Marie, la gratuité de l’amour
Marthe, l’amour du service
Lazare, l’accueil de l’amour
Et moi, quels sont mes amours, mon AMOUR

Fernande

Oui, des pauvres, nous en avons toujours, deux mille ans après ton passage parmi nous, Seigneur. Comme j’aurais aimé embrasser tes pieds et les oindre de riche parfum, et les essuyer de mes cheveux, sans avoir peur de ce que diraient les autres, sans me préoccuper de la valeur engloutie, évaporée… Merci de me donner de te reconnaître aujourd’hui dans les pauvres, les petits, les vulnérables, ceux qu’on rejette, et dans lesquels tu te caches et où tu es encore bien présent. Merci de m’aider à voir concrètement comment embrasser tes pieds au quotidien, sans craindre les regards, les jugements, et donner avec cœur, donner mon cœur, sans compter !

Solane

Dans le livre de la Parole je remarque que c’est toujours Marthe qui s’occupe du service à la table et que Marie, elle, reste près de Jésus à l’écouter « ça m’agace un peu « .
Moi quand je reçois à manger, je sors les casseroles en vue de leur offrir la meilleur de mes recettes et lorsque le temps est venu de les servir c’est un grand plaisir.
Est-ce qu’il y a un temps pour servir et un temps pour écouter ? Lequel est prioritaire ?
Alors merci Marie pour l’accueil que tu fais à mes visiteurs à cause de Jésus.
Suis-je Marthe ? Suis-je Marie? …peut être les deux…

Mariette

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Ô mon âme, bénis le Seigneur lorsqu’Il honore ta demeure de Sa présence,
Répands à Ses pieds le meilleur de ta louange.
Ô mon âme, ne prête pas l’oreille à la convoitise qui se pare d’une parole charitable,
Écoute la voix qui te connait.
Ô mon âme, souviens-toi du pauvre et du prisonnier lorsque le Seigneur s’absente,
Va, visite-le, et partage avec lui le pain quotidien.
Espère le Seigneur, Ô mon âme !

Pierrette

Il y a toujours de gens qui apparaissent et essaient de nous faire sentir coupable… du fait que nous ne faisons pas « la bonne chose »… soit parce qu’ils ne comprennent pas notre voie, soit parce qu’ils sont jaloux… Il faut être très dédié et sûr de soi-même pour ne pas fléchir, pour ne pas douter. Si nous faisons notre travail avec détermination, nous n’aurons pas le temps d’écouter ceux qui veulent nous faire douter.

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Alors que Judas manifestait son désaccord devant le geste de Marie-Madeleine qui répandait un parfum très cher sur les pieds de Jésus, le Seigneur vit dans ce geste un grand hommage à cause de l’amour que Marie-Madeleine lui manifestait. Jésus ne dédaigna pas son don. Ainsi le riche parfum a honoré Jésus et fut un signe pour annoncer sa prochaine sépulture.

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Jésus nous rappelle que ce qui est important, c’est d’entretenir une relation intime avec Lui pour pouvoir transformer notre agir et transformer, de par notre qualité de présence, les personnes qui nous sont envoyées. Comme Marie, Il nous faut demeurer dans Son amour pour continuer la mission qu’Il nous a confiée. C’est l’amour, la compassion qui transforme le pauvre. Tout est dans la gratuité d’un regard qui l’habille de dignité et lui redonne le goût à la vie. Nous pouvons transformer la vie des gens par des choses matérielles mais la vraie révolution c’est la transformation du cœur du monde.

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En chacun de nous, il y a une partie que Jésus rappelle à la vie, dès maintenant, ici sur cette terre, et c’est notre partie Lazare; cette partie – lorsque qu’elle répond à l’appel de sortir hors du tombeau – est celle-là qui est déjà invitée à se nourrir à la même table que Jésus. Il y a aussi notre partie Marthe, appelée à se donner pleinement au service de Jésus. Puis il y a encore notre partie Marie, plus intérieure, qui elle est appelée à communier en cœur à Cœur avec Jésus… par l’écoute et l’Adoration.

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Qu’est-ce que j’entends? Au-delà de la scène historique qui s’est déroulée dans la maison de Marthe et Marie, en quoi ce passage des Évangiles me rejoint profondément aujourd’hui. Je laisse chacun des personnages prendre place dans ma propre maison. Autour de Jésus qui en est le centre, les trois principaux rôles sont tenus par Marie, Judas, et le parfum de grande valeur. Quel est ce parfum, « très pur » et qui embaume toute la maison?

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Ôtez la pierre

Un nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

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Illustration réalisée d’après une peinture médiévale
de Albert van Ouwater

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 11, de 36 à 44

Les Juifs dirent : « Voyez comme il l’aimait. »
Mais quelques-uns d’entre eux disaient : «  Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire  aussi que cet homme ne mourût point? »
Jésus, frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au tombeau : c’était une grotte dont une pierre recouvrait l’entrée.
Jésus dit : « Ôtez la pierre. » Marthe, la sœur de celui qui était mort, lui dit : « Seigneur, il sent déjà; voilà quatre jours qu’il est là. »
Jésus lui dit : « Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? »
On enleva donc la pierre.  Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé.
Pour moi je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai dit cela à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. »
Ayant ainsi parlé, il cria d’une voix forte :
« Lazare, sors! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, le visage enveloppé d’un  suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce passage des évangiles :

Oui Seigneur, commande nous – comme à Lazare – de sortir de notre tombeau et d’être déliés et libérés de nos liens de mort qui nous attachent encore. Nous t’en prions!

Michaël

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« Enlevez cette pierre. »
Pourquoi m’arrive-t-il si souvent d’hésiter? Simplement parce que je ne crois pas assez qu’au cœur d’une situation de ‘mort’ la gloire de Dieu est là, prête à se manifester, comme le passage de la chrysalide au papillon. Pourtant, il me suffirait de lever les yeux et, avec confiance, oser croire en la présence vivante et agissante de Jésus sans oublier ma responsabilité collective: « déliez-le et laissez-le aller! »

Fernande

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Moi j’oserais dire en ce qui me concerne :  » ôtez les pierres  » afin qu’elle vive!
Comme il est bon de voir que Jésus peut me libérer de toutes ces pierres qui couvrent mes intolérances, mes manques d’amour, ma suffisance, tous ces péchés qui sentent mauvais. Tendrement Jésus dit :  » Mariette sors , déliez-la et laissez-la aller, quel réconfort. Père je te rends grâce de ce que vous m’avez exaucé…

Mariette

« Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu? » C’est fou ces temps-ci comment tout semble me pousser à croire pour voir! Il y a tout plein de projets dans l’air, tout plein de choses en attente, tout plein en gestation aussi ! L’issue peut prendre différente formes. Mais au plus profond de mon cœur, j’ai confiance que tout ira pour le mieux. Seigneur, je demande la grâce de plonger et tout t’abandonner, même la difficulté à faire une place à ma vulnérabilité. Et aussi cette habitude, très répandue, à chercher à tout contrôler. Jésus leur dit: « Déliez-le, et laissez-le aller. » Merci seigneur de nous libérer.

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Lazare sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là. Est-ce un cas désespéré et irrécupérable pour Jésus? Nous passons parfois des jugements sur le comportement des autres et ça sent déjà mauvais, nous nous disons c’est un cas perdu. Pourtant, Lazare fut tiré de son sommeil, de son inconscience par la voix de Jésus. Il l’appelle par son nom. Dans nos moments d’aveuglement, nous ne sommes plus conscients de nos multiples dépendances, de notre mort spirituelle, nous avons les mains et les pieds liés de bandelettes, c’est pourquoi il nous faut entendre la voix de l’amour pour nous réveiller. Jésus invite la communauté à agir avec beaucoup d’amour en disant : déliez-le et laissez-le aller.

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Autour de jésus, les uns s’émeuvent de l’amour qu’Il portait à Lazare, les autres lui reprochent de n’avoir pas empêché Lazare de mourir. C’est alors, d’après l’évangéliste, que Jésus « frémit de nouveau en lui même » avant d’ordonner que la pierre soit ôtée de l’entrée du caveau, et Il rend grâces à son Père de l’avoir exaucé, avant même d’ordonner à Lazare de sortir du sépulcre.
Jésus n’est pas assujetti au temps ni à l’espace, Il se sait exaucé avant que Lazare sorte du caveau mais la Vérité qu’Il livre, par ses paroles et par ses actes, se plie à notre entendement conditionné. Pour croire que Lazare est vivant nous demandons de le voir se lever, tel qu’il a été

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Je suis peut-être tout simplement atteint d’une incurable naïveté, mais pour moi c’est cela même qui est « normal », le fait que Jésus demande à Dieu de nous délivrer de la mort et qu’il soit exaucé. Ce n’est pas un miracle, c’est seulement cela qui est juste et vrai depuis toujours. Ce n’est pas la résurrection qui est « anormale », exceptionnelle, surnaturelle ou quoi que ce soit d’autre, c’est la mort elle-même qui est anormale, qui est une « erreur », ou une forme d’extinction engendrée par la nature lorsqu’elle est remise à elle-même, lorsqu’elle perd sa connexion profonde avec le Créateur.

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Et Jésus pleura

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Illustration réalisée d’après une icône

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 11, de 20 à 35

Dès que Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe lui répondit : « Je sais qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour. » 
Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra;
Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Crois-tu cela? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur,  je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »
Lorsqu’elle eut ainsi parlé, elle s’en alla appeler sa sœur Marie, et lui dit en secret : « Le Maître est là, et il t’appelle. »
Dès que Marie l’entendit, elle se leva aussitôt et alla vers lui.
Jésus n’était pas encore entré dans le village; il n’avait pas quitté le lieu où Marthe l’avait rencontré.
Les Juifs qui étaient avec Marie, et la consolaient, l’ayant vue se lever en hâte et sortir, la suivirent, pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
Lorsque Marie fut arrivée au lieu où était Jésus, le voyant, elle tomba à ses pieds, et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. »
Lorsqu’il la vit pleurer, et pleurer aussi les Juifs qui l’accompagnaient, Jésus frémit en son esprit et se troubla.
Il dit: « Où l’avez-vous mis? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens et vois. »
Et Jésus pleura.

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Ci-dessous quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

Jésus pleura, car je crois que la peine sincère de ses disciples pour la mort de Lazare mais surtout par leur foi si profonde que si le Christ avait été là il serait encore vivant. Jésus entend les prières des gens, parfois la réponse n’arrive pas si vite qu’on le voudrait et pas de la manière qu’on le voudrait mais il les entend toujours. Il ne faut pas perdre la foi malgré les épreuves, la douleur des blessures… il faut toujours garder la foi.

Rosa

« Seigneur si t’avais été là mon frère ne serait pas mort.  » Seigneur si t’avais été là mon projet ne serait pas mort. Parfois cette phrase me tourmente le cœur. Lorsque la vie change un de mes projets je suis dans la déroute et je dis à Jésus où avez-vous mis mon projet ?
Comme si Jésus par sa grande puissance pouvait m’épargner les réalités de la vie.
Seigneur, donne-moi la confiance de Marthe et Marie en me disant que d’autres projets ressusciteront.

Mariette

9-compassion-simple

Ça m’attriste et me surprend toujours d’entendre comment Dieu peut créer tant de malaises, soulever tant de passions… Lui qui nous a donné son fils unique, Jésus. Le durcissement de nos cœurs m’apparaît d’autant plus fort, à la lecture de ce passage où l’on voit la sensibilité, l’empathie, et aussi la profonde tendresse du Christ notre Seigneur. Lui qui se rend voir son ami Lazare, et voyant sa sœur et son entourage pleurer, il pleura aussi. Tout simple. Peut-être trop simple. Mais c’est précisément cette compassion toute simple, profonde et désarmante, qui sauve le monde, qui nous sauve ! Seigneur, donne-moi, donne-nous de retrouver un cœur simple et tourné vers les autres, un cœur d’enfant, qui nous permette simplement de croire en toi, et de retrouver la Vie!

Solane

9-porteurs-parole

Marthe partit appeler sa soeur Marie et lui dit à voix basse: « Le Maître et là et il t’appelle. » Jn 11, 28
Qui regarder? Marthe? Marie? Jésus?
Au delà des sympathisants, des rites et des coutumes funéraires, Jésus regarde la peine de Marie. Comment l’aider à donner sens à la mort de son frère? En l’appelant à l’écart et l’invitant à faire confiance, car « Celui qui croit en Lui, même s’il vient à mourir, vivra. » Et aujourd’hui, nous sommes porteurs de cette parole.

Fernande

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…pourquoi celui qui donne vie à notre vie n’est-il pas là, présent en tout temps et en tout lieu? Parce que nous ne pouvons totalement recevoir Sa Vie tant que nous ne sommes pas totalement morts à nous-mêmes, tant que nous refusons de renoncer à nous-mêmes. Nous ne pouvons à la fois être intégrés à Son Corps Vivant, tout en nous refermant sur nous-mêmes, nous voulant pour nous-mêmes, par nous-mêmes, en nous-mêmes, avec nous-mêmes…

Lire la suite sur la page de Michaël

C’est ainsi que Jésus nous témoigne de son cœur humain dans ce passage de l’Évangile: il est sensible comme nous à la douleur de la séparation; il a un cœur vraiment humain et qui sait s’émouvoir devant la perte d’un ami très cher, devant la peine de Marthe, de Marie, sœurs de Lazare, et des amis juifs. Ailleurs, Jésus a éprouvé une peine et une compassion semblables auprès du fils décédé de la veuve de Naïm.

Lire la suite sur la page d’Alain

Seigneur, si tu avais été là, il n’y aurait pas de catastrophe dans le monde, pas de maladie, pas de mort, pas de cyclone, pas de tremblement de terre, pas d’inondation etc. Quand le malheur frappe à nos portes nos émotions prennent le dessus, on se questionne, on doute de la présence de Dieu et on se fait ridiculiser par les non-croyants qui nous disent : où est-il ton Dieu? Dans l’épreuve, le premier réflexe est souvent de dire : « Seigneur, si tu avais été là… » Seul celui qui est adulte dans la foi a une certitude que Dieu est Présent au milieu de nos calamités parce qu’Il est un Dieu d’amour et compatissant.

Lire la suite sur la page de Karine

Marthe accourt la première à la rencontre de son Seigneur, elle confesse clairement sa foi en Lui et met sa douleur entre Ses mains. Jésus alors augmente encore la foi de Marthe par sa Parole car il sait qu’elle « entend ». Ayant entendu, elle va vite chercher Marie qui veillait à la maison. Marie se lève sans délai et prononce les mêmes mots que Marthe : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Ce n’est pas une plainte mais une profession de foi que la douleur n’entame pas. Elle pleure aux pieds de Jésus, les juifs qui l’accompagnent pleurent aussi. Jésus accueillant en lui toute cette douleur, au milieu de ses amis, pleure.

Lire la suite sur la page de Pierrette

Jésus savait déjà que ses vœux seraient exaucés par le Père et que la vie serait rendue à Lazare. Il pouvait s’appuyer avec certitude sur cette conviction pour ne pas tomber dans la sensiblerie. Pourquoi pleurer, puisque Lazare, qu’il aime, n’est pas véritablement mort et que c’est pour la gloire de Dieu que sa maladie apparemment mortelle s’est manifestée? Saint-Jean précise que c’est lorsqu’il vit pleurer Marie, et pleurer aussi les Juifs qui l’accompagnaient, que Jésus frémit en son esprit et se troubla. Sa compassion pour la détresse de Marie et des juifs a été plus grande que la raison.

Lire la suite sur la page de Nénuphar