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Voici votre roi  

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 19, de 01 à 16

Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et  ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
Puis s’approchant de lui, ils disaient : « Salut, roi des Juifs! » Et ils le giflaient.
Pilate sortit encore une fois et dit aux Juifs : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Jésus sortit donc dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre; et Pilate leur dit : « Voici l’homme! »
Lorsqu’ils le virent, les grands prêtres et les gardes s’écrièrent : « Crucifie-le! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une Loi, et d’après cette Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » 
Lorsque Pilate entendit ces paroles, il fut encore plus effrayé.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu? » Mais Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher et que j’ai pouvoir de te crucifier? »
Jésus répondit : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, si cela ne t’avait été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a un plus grand péché. »
Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient, disant : « Si tu le relâches, tu n’es point ami de César; quiconque se fait roi, se déclare contre César. »
En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus dehors; il le fit asseoir sur une estrade en un lieu dit le Dallage, en hébreu Gabbatha.
C’était la Préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. »
Mais ils se mirent à crier : « À mort! À mort! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons de roi que César. »
Alors il le leur livra pour être crucifié.

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Commentaires

17-combien-de-fois

En voulant manipuler Pilate pour le pousser à crucifier Jésus, les juifs affirment :

« Nous n’avons de roi que César. »

Alors voilà que sans le vouloir, ils affirment en fait la vérité… car choisir de mettre à mort Jésus, c’est obéir avant tout au pouvoir du monde, à l’usurpateur. Et comme Jésus l’a dit lui-même, « Nul ne peut servir deux maîtres… »

Aujourd’hui encore, combien de fois cherchons-nous à mettre à mort Jésus en chacun de nous, précisément parce que nous préférons obéir à ce qui a pouvoir apparent sur un monde éphémère… plutôt que de s’en remettre à Dieu en qui est la vie, l’amour et la lumière éternellement?

Michaël

 

 » Pilate sortit encore une fois…je vous l’amène dehors…Jésus sortit donc dehors…Pilate entra et dit à Jésus, d’où es-tu ? »…Pilate amena Jésus dehors pour proclamer son pouvoir… à la lecture de ce texte de l’évangile je remarque que Pilate s’énerve beaucoup. « Prenez-le vous-même » est sa recommandation, il veut se dégager du geste de vie ou de mort. Lorsque Pilate est à l’intérieur du prétoire il n’a pas à montré son pouvoir aux Juifs, c’est comme s’il entrait dans son cœur avec Jésus,qu’il est plus tendre …d’où es-tu? On dirait qu’il veut en connaitre d’avantage sur cet homme. Quand je regarde ce texte et que je veux bien y réfléchir, sortir dehors c’est être à l’extérieur de moi-même, de mes sentiments, de l’amour de Jésus, mais il demeure silencieux comme devant Pilate. Il est patient et il me fait comprendre que je n’ai aucun pouvoir si cela ne m’avait été donné de Dieu. Père, au nom de ton Fils Jésus, accorde moi la grâce de rester à l’intérieur de mon cœur à tout jamais.

Mariette  

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À travers les trois lectures qui nous font assister à l’arrestation de Jésus et à la suite des interrogations qu’il subit,  je frémis de voir que l’on peut être mis en présence de Jésus
sans le rencontrer.  Nous avons la possibilité de refuser la Vie, la Vérité, l’Amour qu’il offre à tous en mettant, entre Lui et nous, l`écran de nos attachements et idées préconçues.

Lorsque les grands prêtres juifs font amener Jésus à eux ce n’est pas pour l’interroger, le connaître, le juger, mais bien pour obtenir sa mise à mort sans en prendre la responsabilité. Jésus est déjà l’ennemi, celui qui dérange l’ordre conservé par les autorités religieuses. La peur les aveugle.

Où donc se loge le conservateur en moi, que veut-il conserver? Le pouvoir, l’image, le confort, les idées, les habitudes, le secret du pécheur ? Son monde à lui ? La peur va-t-elle fermer les portes des sens à double tour ? Seigneur, délivre-nous d’un tel malheur.

Lorsque Pilate, qui représente le pouvoir romain, civil, est sollicité pour porter un jugement sur Jésus, il l’interroge et tente de le connaître. La « rencontre face à face  » a lieu et si Pilate ne parvient pas à sauver Jésus auquel il ne voit rien à reprocher, Pilate lui-même se voit atteint par l’aube d’une vérité qui dépasse son entendement de guerrier romain. Sa mise en échec se révèle salvatrice. L’humilité lui est offerte, la perte du savoir acquis est amorcée au profit d’une révélation continue, vivante.

Où se loge en moi celui qui ne juge pas sans se voir connu, sans abri ? Qui déverrouille la porte du cachot de celui-là ? Seigneur, donne-nous Marie pour Mère à fin que chacun de nous soit mené à ta « rencontre ».

Pierrette

 17-demandons-nous-a-jesus

Les personnages de ce passage d’évangile me fascinent parce que j’y vois la réalité du monde politique et spirituel. Je regarde Pilate, les grands prêtres, les gardes, la foule et bien entendu Jésus qui sait que son pouvoir n’est pas de ce monde. Pilate se lave les mains sous la pression populaire. Combien de fois sommes-nous témoins de scènes injustes sans pour autant lever le petit doigt pour empêcher l’irréparable? Les grands prêtres qui sont les docteurs de la loi mettent tout en œuvre pour faire condamner Jésus et ses disciples en s’appuyant sur la loi de Moïse. N’agissons-nous pas souvent comme eux parce que nous possédons le savoir infuse et refusons toute idée ou vision nouvelle qui vienne questionner notre façon de faire ou de concevoir le monde? Les gardes, eux, ont pour fonction d’exécuter les ordres de leur chef. Ne sommes-nous pas des fois comme des automates qui exécutent les directives de nos patrons sans dire un mot même si ce que l’on nous demande va à l’encontre de nos valeurs, de notre conscience? La foule comme toujours suit la tendance des médias populaires. Sommes-nous assez critique des nouvelles reçues à travers les médias? Prenons-nous le temps de nous informer et d’analyser les événements pour mieux exercer notre jugement à la lumière de l’évangile? Finalement nous avons Jésus, le Fils de Dieu, le verbe incarné. Il est seul au milieu de cette tempête. Il n’a plus d’amis, de disciples pour l’entourer en ce moment crucial de sa vie d’homme. Confiant et serein, Il décide d’aller jusqu’au bout de sa mission en misant sur l’amour de son Père. Il ne craint rien parce qu’Il sait que son Père lui donnera la force intérieure pour passer à travers ce calvaire et qu’Il ressuscitera pour la plus grande gloire de Dieu. Sommes-nous des fois dans des situations où nous nous faisons intimider, harceler, humilier…? Demandons-nous à Jésus de nous porter au moment de nos épreuves? Où puisons-nous notre force de résilience? Laissons-nous habiter par l’Esprit de Dieu qui ne connait ni vengeance, ni haine?

Ô Jésus, Toi qui a marché sur nos chemins avec un cœur aimant et miséricordieux
Aide-nous à fixer nos regards sur ta vie et ton enseignement
Garde nos mains dans ta main et illumine nos pas.
Aide-nous à garder le silence quand c’est nécessaire
Afin de céder la place à ta présence divine.
Donne-nous la paix intérieure qui neutralise le chaos et
Aide-nous à miser sur l’Esprit-Saint et sur l’Amour du Père
Pour accomplir notre mission.

Karine

 

Chaque fois que je lis ce passage crucial des Évangiles, je ne peux m’empêcher de constater à quel point ce drame, apparemment vieux de plus de deux milles ans, demeure entièrement d’actualité.

Combien de fois par jour, cette crucifixion du juste et du vrai se produit-elle en moi et en l’ensemble de l’humanité?

Combien de fois les clameurs de la foule en mon âme s’écrient « Nous n’avons de roi que César », quand, oubliant Celui qui a donné sa vie dans l’humilité pour sauver l’être humain, j’accorde toute mon attention aux puissants, aux brillants, aux performants et aux intelligents de ce monde?

Combien de fois même la simple raison, calquée sur la logique et la bienséance du monde, a-t-elle-même refusé à l’enfant en moi, l’élan spontané de se reconnaitre de la même filiation paternelle que celle de Jésus, pointant et jugeant cet élan comme s’il était prétentieux et déplacé? Comme si de toutes façons, selon les règles implicites du monde, personne n’a le droit d’exprimer publiquement son amour filial à Dieu sans risquer d’être jugé, condamné et exclu, ou au minimum de passer pour un fou. Alors que manifestement nous sommes ultimement tous enfants de Dieu, tous appelés prendre le chemin du retour vers la maison paternelle, tous conviés à célébrer la joie du fils prodigue au travers des ces retrouvailles intimes avec notre Père. Celui-là même que Jésus nous a appris à nommer, à prier et à aimer.

Et le plus triste dans ce drame universel qui se rejoue en boucle à chaque instant, ce n’est pas que nous, le peuple de Dieu, soyons encore assujettis aux rois ou aux puissants de ce monde, puisque cela se fait avec la permission du Créateur, reflétant en quelque sorte notre état d’humanité dominée et en appel de libération. Le plus triste et désolant, c’est cette trahison répétée qui se produit à chaque fois que je doute, à chaque fois que je cherche à relativiser le rôle de Mon Sauveur dans le monde, à chaque fois que dans ma liberté intérieure je mets Jésus de côté pour mieux affirmer mes propres lumière, mes propres intérêts et ma propre prétention de « royauté », en plaçant le petit moi sur le trône du royaume de ma propre vie.

Au plus crucial de ce drame universel, Jésus révèle cette imposture au moyen d’une seule parole, celle qu’il dit à Pilate : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, si cela ne t’avait été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a un plus grand péché. »

Seigneur, éloigne-moi de toute tentative de jugement de ce qui se passe en ce monde, fasse que je passe moins de temps à dénoncer les Pilates de la planète, oubliant que pendant ce temps ma propre âme te trahit en cachette. Que je puisse remettre au monde et à César ce qui selon les apparences leur appartient, mais surtout que je n’oublie jamais de te remettre et de remettre à Dieu ce qui lui appartient en propre, c’est à dire la totalité de ma vie!

Nénuphar

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Mon royaume n’est pas de ce monde

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 18, de 28 à 40

Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour ne pas se souiller et pouvoir manger la Pâque.
Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme? »
Ils lui répondirent : « Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré. »
Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs? »
Jésus répondit : « Dis-tu cela de toi-même, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi? »
Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu fait? »
Jésus répondit : « Mon royaume n’est pas de ce monde; si mon royaume était de ce monde, les miens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit : « Tu es donc roi? » Jésus répondit : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. »
Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau pour aller  vers les Juifs, et il leur dit : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs? »
Alors tous crièrent de nouveau : « Non, pas lui, mais Barabbas! » Or, Barabbas était un brigand.

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Commentaires

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Cet extrait d’évangile nous met devant un procès : des autorités et Jésus. La dureté et la douceur.  L’accusation non fondée et l’innocence.  Jésus, dont l’autorité ne repose pas sur la violence, choisit de ne pas s’imposer.  Il est là, reflet des traits de Dieu : tendre, miséricordieux, plein d’amour et de fidélité.

Et moi, qui suis-je son enfant, qui porte ses traits.  Quel visage de Dieu est-ce que je reflète dans le monde? Quel témoignage est-ce que je rends à la vérité de mon être? Moi qui suis la fille bien-aimée d’un Père qui n’est que tendresse.

Fernande

16-qui-est-ce-barabbas

 » Non pas Lui,  mais Barrabas,  un brigand à ce qu’on dit « .  A chaque fois que j’ai l’occasion de  lire ou d’entendre ce texte, je me sens comme au temps de la semaine Sainte, faisant la lecture partagée de ce texte à l’un des offices. C’est comme si je le condamnais moi même et ça m’amène à réfléchir profondément, à savoir si mon choix se dirige toujours sur Jésus. Qui est ce Barrabas qui vient s’infiltrer dans mes pensées et veut piller  mon cœur. Père, au nom de ce Jésus qui à été mis aux enchères par Pilate contre Barrabas, accorde moi la grâce de toujours te choisir…

Mariette

 

Je voudrais bien commenter mais je ne sais pas comment… je ne sais pas si je comprends le pourquoi de la rage des gens qui ont livré Jésus à Ponce Pilate pour que celui-ci ordonne sa mort. On ne peut pas juste souhaiter la mort de quelqu’un juste de même, quelqu’un qui n’a jamais fait de mal à personne. S’il a dérangé quelqu’un, ce serait les commerçants dans le temple, mais à part de cela qui d’autre? Et on n’allait pas le tuer pour cela, n’est-ce pas? En plus, ceux qui l’ont livré ont préféré libérer un bandit à la place de libérer Jésus. Pourquoi tellement de rage? Ceci me rappelle la rage qui fait que des familles tuent leurs filles lorsqu’elles n’acceptent pas les lois des hommes… les fameux « crimes d’honneur », des filles qui se font lapider ou bruler vivantes juste « parce que… »

 Rosa

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 « Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité.  Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » 

La Vérité.
Tant d’efforts pour la cacher, tant de fois;
pour la contourner, et l’oublier à tout prix!

Cette Vérité, Ta Vérité seigneur, celle qui éclaire, et est source de vie, celle qui me fait me reconnaître comme enfant de Dieu, et qui m’invite à devenir moi-aussi témoin de cette Vérité, et porteuse de cette Lumière, de cet Amour au-delà de toute logique, ou de tous ces jeux et commissions de ce monde.

Seigneur, donne-moi toujours d’écouter Ta Voix et Ta Vérité ! Donne-moi de ne pas la fuir ou la contourner par facilité. Rappelle-moi toujours que je suis de la vérité et que j’ai soif d’entendre ta voix !

Solane

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 « Mon royaume n’est pas de ce monde… »

« Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. »

À force de vouloir chercher la vérité avec les yeux du monde, c’est-à-dire avec un regard tout extérieur, on la perd de vue… car le royaume de la vérité n’est pas de ce monde. Et si par l’Esprit Saint on peut toucher et communier à la vérité dans son intégrité, dès qu’on tente de l’analyser, on la fragmente… et on la perd, car la vérité divisée n’est déjà plus vérité. Le mensonge commence dans ce regard du monde qui cherche à tout démystifier pour mieux expliquer. La vérité, elle, inclut inévitablement une part de mystère, insaisissable pour le regard discursif.

Seigneur Jésus-Christ, toi qui es venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité, étant toi-même la Vie, la Voie et la Vérité… je t’en prie, augmente en nous la foi comme adhésion à ton mystère, afin que malgré toutes nos résistances et nos réticences, nous écoutions ta voix… qui nous libère de nos attachements maladifs aux apparences extérieures et mensongères. Amen

Michaël

 

Là où Jésus (Vérité par sa présence même) passe, ligoté ou pas, les bonnes consciences sont ébranlées.

Au sortir de chez Hanne et Caïphe, dont le pouvoir religieux est maintenant menacé, Jésus est mené sous la juridiction du pouvoir public exercé par Pilate qui, dénué de préjugé religieux, tente en vain de demeurer blanc en montrant Jésus innocent devant la foule grandissante, en dehors du Prétoire  :  « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation ».

Trop tard.

La foule, anonyme comme toutes les foules, porte déjà en elle toutes les peurs, lâchetés, hypocrisies, mensonges, fuites, ingratitudes des puissants et des riches; plus toute l’ignorance des accablés. La condamnation en elle prend naissance sans que l’on sache qui l’a, le premier, semée ! Celui-là n’est-il pas lui-même foule, innommable. Foule fondatrice des éphémères consensus.

Pilate demeure abîmé. Se souvient-il, maintenant de ce qu’il n’a pas entendu tout-à-l’heure?  Jésus ne disait-il pas :

« Si mon royaume était de ce monde, les miens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici. »
« Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. »

Et se souvient-il de sa dernière question à lui, question à laquelle il a, avec la désinvolture de celui qui croit savoir, renoncé à entendre la réponse : « Qu’est-ce que la Vérité »?

Aperçoit-il que si ces paroles avaient pénétré son âme, le Pilate qu’il connaissait serait mort et Pilate l’inconnu serait né ? Mais cette heure-là n’était pas encore venue pour lui. Jésus ne libère qu’en temps voulu. Jésus lui-même ne meurt-il pas qu’en temps voulu par le Père ?

Qu’en est-il alors de nos surdités et de nos aveuglements ? Prions les uns pour les autres à fin que notre heure ne tarde pas trop mais en tous les cas, qu’elle vienne.

Pierrette

 

« Mon royaume n’est pas de ce monde. »  En effet, si Jésus était de ce monde Il aurait combattu avec ses disciples pour qu’Il ne soit livré aux Juifs. Quand on embrasse l’Évangile et  on essaie de marcher dans les pas de Jésus on saisit mieux le sens de son message.  Jésus, par son exemple, prêche la non-violence. Pour Lui, la résolution de ce conflit qui l’oppose aux grands prêtres ne passe pas par les armes. Il a une mission à accomplir et décide de se révéler à Pilate : «  Je suis né et je suis  venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité.  Quiconque est de la vérité écoute ma voix. »Dans notre  monde moderne la question de Pilate est d’actualité : Qu’est-ce que la vérité? Qui croire? Que croire? Comment être dans le monde et dire comme Jésus ne pas être de ce monde?

Pour nous chrétiens qui avons reçu la grâce de l’Esprit et qui écoutons Sa voix, nous osons dire la vérité qui nous a été révélé: Jésus est le Fils de Dieu et nous sommes en Lui et par Lui les filles, les fils bien-aimés du Père, Notre Père, qui a créé l’Univers. Nous ne sommes pas de ce monde qui insécurise et crée des inégalités sociales et des injustices sur cette terre. Nous embrassons les valeurs de l’Évangile qui favorisent la justice et la paix. Imprégnés de la grâce de Dieu, nous transcendons les clichés de ce monde qui  divisent et encouragent les rapports de domination entre les personnes, les  peuples et avec la nature.   Un jour à la fois, nous essayons de revêtir le Christ par notre  compassion, notre bonté et notre amour pour les plus démunis. Nous croyons que nous faisons partie de la Création qui a besoin d’être honoré et respecté dans ses plus petites créatures.

Ô Esprit du Dieu vivant,
Détourne mon regard sur moi-même
Pour que j’accueille la grâce divine.
Révèle-Toi en mon cœur Jésus,
Toi, l’unique Seigneur, la vérité et la vie.
Raffermis ma foi dans mes moments d’incertitude.
Ô Jésus, Toi qui a les paroles de la vie éternelle
Ne permets pas que l’esprit de ce monde m’arrache de ton amour et de ta paix.
Donne-moi le don de discernement pour que je puisse saisir ton message et
Rendre témoignage à la vérité.
Aide-moi à faire  Ta volonté en tout temps
Pour la plus grande gloire de Dieu.

Karine

 

Pilate lui dit : « Tu es donc roi? » Jésus répondit : « Tu le dis, je suis roi. »

Extraordinaire passage des Évangiles, dans lequel la véritable royauté de Jésus-Christ est révélée.

Le peuple élu, les hébreux, ce peuple en longue marche vers le véritable royaume (celui qui ne se corrompt pas), expérimente une fois de plus la domination du pouvoir du monde.

Les juifs, qui avaient été libérés de la tyrannie de Pharaon par la main de Dieu, est à nouveau gouverné par les puissants de ce monde. Ils attendent avec ferveur le Messie, le nouveau Moïse qui les libéra du joug de l’envahisseur étranger. Celles et ceux qui ont reconnu le Messie en Jésus espèrent qu’il restaurera la royauté d’Israël.

Or Jésus ne répond pas à cet espoir, et même si la filiation du Messie est reconnue comme remontant au roi David,  il ne s’annonce pas comme le nouveau roi-prophète.

En fait, la véritable consécration de Jésus se révèle au moment même où selon le monde et les apparences il va tout perdre : sa vie, ses pouvoirs à titre de Fils bien aimé de Dieu, ainsi que son apparente gloire ou réputation parmi les juifs. Alors qu’il va être dénudé et cloué sur le bois de la croix, signe d’extrême humiliation en ces temps, alors qu’il sera apparemment abandonné de tous, et même, selon ses propres mots, de son Père.

C’est au moment précis où il se retrouve captif, les mains liées, sachant qu’il sera mis à mort, en face à face avec le représentant de l’empire de ce monde, qu’il reconnait : « Tu le dis, je suis roi. »

C’est devant l’empereur romain,  auquel les enfants d’Abraham sont alors assujettis, qu’il affirme sa véritable royauté. Mais le plus extraordinaire, c’est que ce n’est pas Jésus lui-même qui lui souffle cette vérité, c’est Pilate qui insiste, en demandant à cet homme captif qui ne porte aucun signe de royauté ni de pouvoir « Es-tu le roi des Juifs? », et en allant envers et contre tous jusqu’à faire inscrire cette fonction royale en toutes lettres au sommet de la croix de Jésus.

Au travers de ces paroles et de ce geste, le pouvoir de ce monde reconnaît la royauté de Jésus sur son peuple. Mais c’est le peuple élu qui rejette son véritable roi en lui préférant le roi des brigands, Barabbas. Ce peuple choisit  celui qui s’impose par la force afin de se servir au détriment des autres, plutôt que celui qui vient humblement servir et offrir sa vie en rançon pour les siens.

Une chose m’apparait incontournable, au-delà de ce qui appartient à l’histoire, nous sommes toutes et tous profondément concernés par cette trahison. Nous faisons intérieurement toutes et tous partie de ce peuple  qui a été choisi depuis la nuit des temps par Dieu, et de toute évidence la grande majorité d’entre nous continue à crier devant les puissants de ce monde : « Non, pas lui (Jésus), mais Barabbas! »

Nénuphar

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Moi en eux, et toi en moi

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 17, de 12 à 23

Lorsque j’étais avec eux, je les gardais en ton nom que tu m’as donné. J’ai veillé et aucun d’eux ne s’est perdu, hormis le fils de perdition, afin que l’Écriture fût accomplie.
Maintenant je vais à toi, et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux la plénitude de ma joie.
Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde.
Je ne te demande pas de les ôter du monde, mais de les garder du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.
Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un, comme nous sommes un,
moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.

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Commentaires

 

C’est tellement réconfortant savoir que quelqu’un nous aime et prend soin de nous; que quelqu’un prie pour nous et que Dieu nous aime grâce à Lui. Mais serons-nous « tous un » comme Lui l’est avec le Père? J’en doute, nous vivons dans une époque d’invidualisme tel que l’unité est difficile à atteindre.

Oh, mon Dieu! Donne-moi la sagesse de travailler pour l’unité à la place de le faire pour mon bien-être!

Rosa

 

Seigneur, merci de nous faire tiens, et de semer en nous ta vérité, et de faire de nous tes messagers, tes porteurs d’espoir. Et merci de demander à ton père de nous garder du Mauvais. Et de prier pour nous, et aussi pour ceux et celles à qui tu nous demande de porter ton message, ton amour, ta présence et ta vérité.

Nous en avons tellement besoin! Il est beaucoup plus facile d’être du monde. Et pourtant, c’est paradoxal : tout ce rejet de ta présence vient trop souvent d’un regard brouillé et de la peur, qui empêchent de voir et accueillir ce dont nous sommes tous et toutes assoiffés au plus profond (que l’on en soit conscient ou non…) : TOI, le Verbe, la Vérité et la Vie!

Solane

 

 » Je ne te demande pas de les ôter du monde mais de les garder du mauvais.  » Quand j’étais jeune j’entendais parfois dire par des parents d’un enfant turbulent : « y est pas du monde. » Surement que les parents s’inquiétaient de la conduite de l’enfant qui grandissait et comme tout bon parent, ça voulait dire être  » un » avec la famille. Tout comme on peut lire dans le texte d’aujourd’hui, l’unité  de Jésus avec son Père et moi-même. Jésus, souvent je te demande de protéger mes enfants du mauvais, aujourd’hui les occasions sont nombreuses d’aller au bout de sa liberté, mais je sais que tu es patient et plein de compassion pour chacun de nous et que nous sommes fait pour l’éternité. Père au nom de ton fils Jésus, ne nous laisse nous pas entrer en tentation mais délivre nous du mal…amen…..

Mariette

 

Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde.
Je ne te demande pas de les ôter du monde, mais de les garder du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde.
Sanctifie-les dans la vérité :
ta parole est vérité.
Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.

Ceux-là qui se reconnaissent de Jésus-Christ – en pratique et en vérité – ne peuvent en même temps se reconnaitre et être reconnus du monde, même si envoyés dans le monde.

Il y a une incompatibilité totale entre l’esprit du monde et l’Esprit de Dieu; l’un divise pour mieux régner… et « haït » donc l’autre qui réunit pour mieux Aimer.

Impossible de recevoir l’Esprit Saint qui sanctifie dans la vérité tout en étant rempli de l’esprit du monde qui se glorifie dans le mensonge!

Michaël

Il  est question ici de la plénitude de la joie. Nous savions déjà que Jésus veut que nous ayons la vie, et la vie en abondance. Il prie maintenant pour que nous soyons sanctifiés, cela suppose qu’il a veillé sur ses amis et disciples pour qu’ils ne se perdent pas dans le monde. Mais il désire encore beaucoup plus pour eux et pour nous : la prière la plus ardente qu’il adresse au Père veut obtenir que ses disciples soient « un en nous, comme nous sommes un ».

Je me sens toute petite à côté de ce Jésus qui nous livre sa prière la plus intime. Comment peux-tu nous donner accès à ta conversation avec le Père? Comment oses-tu nous faire découvrir que ton désir le plus profond est de nous voir entrer dans le cercle qui va de toi au Père, puis de toi  à nous, dans un mouvement qui nous relie tous ensemble en toi? Laisse-moi entrer dans ce cercle, laisse-moi goûter cette joie de la comm-union. Joie qui peut guérir de toute division, surtout celle que je peux ressentir en moi-même lorsque je souffre de mes propres divisions intérieures. Oui, de la joie en plénitude, pour celles et ceux qui s’approchent de toi en quête d’un bout de pain et d’amitié au sein d’une communauté accueillante.

Ce lien intime fait d’amour et de réciprocité dans l’échange ne se referme pas sur lui-même, puisque Jésus ajoute « afin que le monde croie que tu m’as envoyé ». Il me semble que nous aurons besoin de l’Esprit pour mieux saisir cet autre désir de Jésus.

Gisèle

Nous sommes envoyés dans le monde pour révéler l’Amour du Père à travers les Écritures et notre expérience avec le Christ.  En faisant route avec Jésus,sa grâce nous sanctifie, nous fortifie afin que sa parole soit véridique pour nous et pour tous ceux et celles qui croiront en Lui. Dépouillé du vieil homme, nous devons compter sur les grâces du Seigneur, une journée à la fois, pour accomplir notre mission de propager l’Évangile et d’en témoigner par notre agir dans le monde. Ressuscité avec le Christ nous sommes devenus ses disciples et nous faisons  un avec le Père, le Fils et l’Esprit. Sous la mouvance de l’Esprit Saint nous faisons tout pour la plus grande gloire de Dieu. Cette expérience trinitaire  nous garde dans l’humilité et nous  ouvre au monde pour bâtir le royaume de justice et de paix.  Le disciple du Christ aime Dieu de tout son cœur, de toute son âme  de toute sa force et de toute sa pensée et son prochain comme Jésus nous a aimés d’un amour inconditionnel et compatissant. Le disciple du Christ demeure dans l’Amour de Dieu et connaît la paix et la plénitude de la joie que Jésus nous a promise. Notre  plénitude de  joie pour la mission vient de Dieu en Jésus.

Karine

 

En relisant depuis le début cette longue supplication de Jésus à son Père, la voix me manque tout à coup, médusée, au milieu d’un sentiment de douleur quasiment colérique. Douleur sèche.
Si Lui, Fils de Dieu dont la foi est parfaite, supplie comme un mendiant à genoux à fin que le Père nous sanctifie tous dans la vérité, d’âge en âge par une succession d’envoyés en Son Nom, comment puis-je demeurer égarée, accrochée à quelqu’idole sans nom, plutôt que d’accourir à la voix de celui qui appelle ? Quelle est cette peur de sortir du nid, de prendre le risque d’avoir à ouvrir mes ailes ? Pourquoi choisir moins de vie au lieu de plus de vie? Quel bandeau sur mes yeux, quelles mains sur mes oreilles, quel interdit de croire à la « plénitude de la joie » ? Quel refus obstiné d’ouvrir les mains ? Qui me fixe au sol et me dit « tu ne sortiras pas d’ici », chez toi ? Et qui vaincra celui-là si ce n’est justement le Fils dont le royaume n’a pas de fin et qui ouvre la porte à celui qui frappe ?
Alors la douleur sèche s’ouvre aux larmes porteuses de joie. Qui voudra garder sa vie la perdra.
N’oublie pas cela, « ô mon âme », « Quel que soit l’état dans lequel tu viens frapper à la porte du royaume, le portier ouvrira sauf, bien sûr, s’il s’agit d’une imposture. L’imposteur est démuni du don de frapper à la porte.

Pierrette

 

« Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. »

« Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. »

En résumé, ces deux phrases semblent dire que tout en étant (envoyés) dans le monde, Jésus et ses disciples ne sont pas du monde.

Mais de quel « monde » Jésus parle-t-il?

Selon la définition commune, le monde est un «ensemble des choses et êtres créés»

Selon l’étymologie latine, mundus signifie « ce qui est arrangé, net, pur ». On pourrait donc dire que ce qui a été créé, arrangé et ordonné par Dieu est net et pur, ainsi que Lui-même l’a signifié au moment de la création, avant la chute de l’homme. Dans la genèse, Dieu, à chaque étape de la création de l’univers, « vit que cela était bon ».

Le monde dont parle Jésus semble plutôt être le monde altéré par l’égarement de la conscience humaine, soumis au péché et à la mort.

Si l’être humain n’a d’autre guide que sa propre volonté, dirigée par ses propres aspirations et insécurités, il crée un monde fermé, chuté, qui tire à sa propre fin. Par extension, le monde dont parle Jésus semble aussi être le monde social, construit de toutes pièces selon la logique humaine, et celui encore plus superficiel de la mondanité et du pharisaïsme. C’est de manière plus manifeste ce monde qui « les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde ».

Il apparait une fois de plus que c’est suite au détournement de la raison d’être première de l’être humain que le monde net et pur devient « immonde », « un trou nauséabond relié qui conduit à l’enfer » selon un autre sens attribué au mot latin mundus.

Nous sommes manifestement toutes et tous issus de ce monde chuté, gouverné par le Prince de ce monde, jusqu’à ce que Jésus nous fasse renaître en l’esprit, nous libérant de l’emprise de ce monde et nous ramenant à notre vocation première.

Jésus nous garde dans le nom que le Père lui a donné « Dieu sauve », et de par ce nom aucun de ceux qui lui sont donnés ne sont perdus. Par son intercession il ne cesse de nous sauver à chaque seconde, à chaque pas, étant en nous comme le Père est en lui.

                                                                                                                               Nénuphar

 

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140518-moi-en-eux

Afin qu’ils soient un comme nous sommes un

qu-ils-soient-un-750

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 17, de 1 à 11

Ayant ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie,
et que, selon le pouvoir que tu lui as donné sur toute chair,
il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui a donnés.
Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.
Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire.
Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi, de la gloire que j’avais auprès de toi, avant  que le monde fût.
J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
Ils savent à présent que tout ce que tu m’as donné vient de toi;
car les paroles que tu m’as données, je les leur ai données. Et ils les ont reçues, et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que c’est toi qui m’as envoyé.
C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux.
Je ne suis plus dans le monde; eux, ils sont dans le monde, et moi, je vais à toi. Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous sommes un.

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Commentaires

 

Seigneur, toi en nous et nous en toi, tel que tu nous a appris à le faire, j’ose demander en ton nom, Jésus-Christ : Apprend-nous à « être un », réunifie-nous intérieurement et extérieurement afin que nous cessions de donner prise à la division qui ravage ce monde, je t’en prie!

Nénuphar

 12-que-renaissent-bourgeons

Seigneur! Merci Seigneur Jésus de nous donner les clés du Royaume, de nous donner le goût de la communion si profonde et si intime avec ton Père, notre Père. Oui, Seigneur, nous qui avons été créés à ton image, avons une soif si grande, bien que trop souvent inconsciente, de ce rapport si fort, si intime, qui te lie au Père! Stp Seigneur, oui, garde-nous dans ton nom, afin que nous soyons un comme toi et ton Père êtes, un! Stp, que renaissent les bourgeons de communauté, cette notion de famille unie… élargie. Élargie aux voisins, aux collègues, aux amis… mais aussi aux plus pauvres et plus fragiles de notre communauté, de notre monde. Au-delà des frontières, des différences, des blessures. Oui, seigneur, notre monde a soif de compassion, de liens vrais, d’entraide et de solidarité. Merci de rester avec nous. Merci de nous donner d’être un. Amen.

Solane

 

 » Or, la vie éternelle c’est qu’il te connaisse toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus Christ « . J’ai eu la chance d’avoir des parents pratiquants et de continuer à vouloir développer  ma vie de foi, j’ai été attentive à ce que Jésus me proposait, j’en ai manqué plusieurs, mais j’essai de me reprendre à la moindre occasion, à savourer les récits de la parole, voir la grandeur du mystère de la vie de Jésus, la puissance de ce Dieu d’amour ….Père au nom de Jésus je te rends grâce pour mes parents, mes frères et sœurs, on n’a pas tous la même opinion au sujet de Dieu, mais ça renforcit mes croyances. Louange à toi pour ce Jésus rédempteur …

Mariette

 

Dieu ! Nous, le peuple des croyants, soumis à l’Écriture, nous croyons que tu nous as créés à ton image, à partir d’un peu de glaise formée tendrement entre tes deux mains.
Nous croyons que tu achevas ton œuvre en nous donnant vie par ton propre souffle. Nous croyons qu’un jour nous avons refusé ton autorité pour nous débrouiller tout seuls et qu’aussitôt tu t’es effacé de nos vies à fin de nous laisser jouer avec la liberté que tu nous octroies. Nous croyons que lorsque la lancinante nostalgie de ta présence paternelle s’empare de nous, tu nous envoies un messager que peu de nous écoutent et beaucoup oublient. Nous croyons enfin que nous voyant égarés, naufragés, écrasés; tu nous tends, par l’entremise de ton Fils unique, ta propre main salvatrice et que, par Lui aussi, tu sèmes ta parole dans nos cœurs à fin qu’elle agisse en ton nom.
C’est pourquoi nous t’implorons, au nom de ton Fils, de nous garder fidèles à ton alliance. Ne laisse pas la froide mécréance couvrir nos détresses, sors-nous de nos terriers, arraches-nous à nos idoles, que le feu brûle les immondices et que ton Fils te glorifie à nouveau comme tu le glorifies.

Pierrette

 

Jésus prie son Père pour ses disciples. Quelle est belle cette petite prière de Jésus : Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous sommes un. Jésus intercède pour nous aujourd’hui qui sommes ses nouveaux disciples. Nous sommes appelés à vibrer au rythme du cœur de Dieu.

Vibrer au rythme du cœur de Dieu

Jn17 :11

12-dans-ton-amour

Père saint, au nom de ton Fils Jésus,
Garde nous dans ton Amour
Afin que nous puissions vibrer au rythme de Ton cœur
Et vivre que pour Toi et par Toi.
Donne-nous  un regard rempli de compassion à la vue de ton visage défiguré
Un sourire qui accueille le prochain comme un frère bien-aimé
Une écoute de cœur qui réveille notre être divin
Une intelligence de cœur qui comprend la détresse humaine
Une conscience qui réfute les schèmes de pensée qui  déshumanisent notre monde Une voix qui apaise et réconforte les mal-aimés
Une parole qui libère et redonne à l’homme et la femme sa dignité
Un toucher qui émeut et guérit la personne de l’intérieur
Une main ouverte qui nous rend solidaire des plus démunis
Un parfum qui ennoblit l’être humain et la planète Terre
Un zèle qui emboîte les pas de l’opprimé vers sa libération
Un don de  service qui n’attend rien en retour
Un visage transfiguré qui reflète ton image et ta bonté infini
Une paix qui prend sa source dans Ton être divin
Une joie incommensurable d’être au service de l’humanité
Un amour inconditionnel qui cherche le bien d’autrui et le bien commun
Un cœur brûlant de désir de Te révéler et Te glorifier au cœur du monde
Un esprit de sainteté et de révérence qui honore Ta création et l’humanité entière.
Père saint, Toi qui fait de nous des filles et des fils de lumière,
Fais nous demeurer dans ton amour
Afin que nous puissions vibrer au rythme de Ton cœur et Te glorifier sur la terre.

Karine

 

Dans ces 11 versets, le verbe donner est utilisé 11 fois.

Selon ce que je comprends, tout est donné du Père au Fils afin que tout soit donné par le Fils au Père. C’est le mouvement de l’Amour qui est Don… parce que Dieu est Amour… et donc Trinité.

Tout et tous appartiennent au Père de toute éternité, mais tous ne sont pas donnés au Fils… en ce sens que même si seul le Père peut donner ce qui lui appartient en propre, et donc que seul le Père peut tirer qui il veut du monde… c’est lui aussi qui donne le libre arbitre à l’être humain, puisqu’il a créé l’Homme à son image et que l’Amour ne peut forcer l’amour. Il revient donc à l’être humain de dire « oui » à être donné au Fils par le Père… pour être redonner au Père par le Fils et ainsi entrer de plein cœur dans la Trinité. Bien que tout ce qui est au Fils est au Père  et tout ce qui est au Père est au Fils…

« Tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi »

…il faut le plein consentement de l’humanité  pour entrer dans ce mouvement trinitaire
de l’Amour, lequel demande de renoncer à soi-même, en tant qu’entité séparée. Pour cela le Fils prend condition humaine.

« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. »

Autrement dit, c’est de connaitre la vérité, de se réveiller à la réalité de l’Amour, qui nous fait « co-naitre » en lui, tous ensemble, en un seul corps. Il nous faut donc renaitre de l’eau et de l’Esprit (JN 3, 1-8).

De cette manière-là je peux comprendre alors ce qui parait autrement contradictoire à l’Amour :

« C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. »

Jésus-Christ est venu pour tous, mais tous ne lui sont pas donnés comme disciple. On ne peut être son disciple sans lui être tout à fait donné, librement. Sa prière est agir, et il ne peut agir que sur ceux qui ont accepté d’être dépossédés d’eux-mêmes, non par impuissance de sa part, mais parce que l’Amour exige le consentement libre.

Il prie pour ceux qui lui sont donnés, qui donc n’appartiennent plus au monde même s’ils sont encore dans le monde. Il ne peut agir que sur ceux qui lui sont donnés, c’est-à-dire sur ceux dont il est le maitre. Et comme il l’a déjà dit, on ne peut suivre deux maitres à la fois. C’est un ou c’est l’autre. On ne peut à la fois être donné à Jésus-Christ et à la fois obéir encore au monde.

« Je ne suis plus dans le monde; eux, ils sont dans le monde, et moi, je vais à toi. Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous sommes un. »

Puisque le nom que le Père a donné à l’incarnation de son Fils, c’est « Jésus » qui veut dire « Dieu est salut » ou « Dieu sauve », c’est effectivement le nom du Père donné au Fils. C’est donc à l’intérieur de ce nom, de ce « salut de Dieu » et par lui – par « Jésus » – que tous sont appelés à être comme un seul, non séparés bien que non confondus.

Michaël

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