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« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 14, 12-16.22-26

Le premier jour de la fête des pains sans levain,
où l’on immolait l’agneau pascal,
les disciples de Jésus lui disent :
« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? »
Il envoie deux de ses disciples en leur disant :
« Allez à la ville ;
un homme portant une cruche d’eau
viendra à votre rencontre.
Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire :
“Le Maître te fait dire :
Où est la salle
où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”
Il vous indiquera, à l’étage,
une grande pièce aménagée et prête pour un repas.
Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas,
Jésus, ayant pris du pain
et prononcé la bénédiction,
le rompit, le leur donna,
et dit :
« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe
et ayant rendu grâce,
il la leur donna,
et ils en burent tous.
Et il leur dit :
« Ceci est mon sang,
le sang de l’Alliance,
versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne,
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,
dans le royaume de Dieu. »

Après avoir chanté les psaumes,
ils partirent pour le mont des Oliviers.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang »

Préparer la Pâque,
en mode « veille »…
Chaque jour.

Dans les pas du Fils, accompagner, favoriser les passages, « de la mort à la vie »: ceux de l’indifférence à la sauvegarde, ceux de l’ingratitude à la reconnaissance, ceux de l’inertie à l’engagement, ceux de la conscience à la contemplation…

En somme désormais, devenir en Lui la sève qui nourrit l’espérance du monde…
Quelle est ma soif pour ce monde-ci, de quelle eau, de quel vin, de quel nectar l’abreuver?

« Prenez, ceci est mon corps »:
le corps du monde présent est remis entre nos mains: quelle consommation? Quelle transformation?

Il transpire de toutes parts ce corps…  Des sueurs de sang…

Le sang d’une alliance nouvelle ET éternelle… AUJOURD’HUI.

Marie-Hélène

Allez à la ville « UN HOMME PORTANT UNE CRUCHE D’EAU VIENDRA VERS VOUS ».

jesus-rend-graceDans le temps de Jésus quelqu’un qui portait une cruche d’eau était chose courante, mais qu’avait-elle de spécial, cette cruche désignée par Jésus,  pour que les disciples la reconnaissent et suivent cet homme? Ressemblait-elle à celle que la jeune femme utilisait pour puiser l’eau au puits de Jacob –  « si tu savais, c’est toi qui me demanderais l’eau à boire » –  ou à la cruche d’eau changée en vin aux noces de Cana à la demande de Marie? Et que dis-tu de la coupe de vin  du dernier repas avec Jésus? Sont-elles signes de vie?

Dans ma vie de tous les jours  peut-on reconnaitre les trésors  que je porte dans cette cruche qui me déclare disciple capable de préparer la salle de réception afin d’accueillir les invités au repas pascal, de  présenter les différentes saveurs de mon pain quotidien à Jésus et l’entendre me dire : prends-le, « CECI EST MON CORPS »;   l’entendre reconnaitre les efforts du travail fait à sa  vigne dans cette  coupe de vin et me rassurer en me disant : bois-le, « CECI EST MON SANG ».

Seigneur je te rends grâce pour ces merveilles de vie.

Mariette

« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? » …Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Et si j’osais Te demander, Seigneur, le chemin à suivre! Si j’osais t’inclure dans chacun de mes gestes, chacune de mes pensées, de mes actions! Je verrais que tu as déjà tout préparé, que tu es là, que je trouverais tout, sans avoir à me creuser la tête, à chercher, et à tout faire à ma façon, comme l’enfant grandissant qui commence à avoir besoin de trouver par lui-même les réponses, et prouver qu’il est capable d’y arriver… tombant encore et encore!

Seigneur, j’ai une telle soif de Ta paix, d’œuvrer à tes côtés, de préparer la Pâque! Sans me questionner, me dire que je n’y arrive pas, que je suis incapable et pas à la hauteur !

Merci Seigneur pour Ton corps, pour Ton sang, qui nous libèrent et nous ramènent sans cesse à toi.

Solane

….

« Prenez, ceci est mon corps. »

J’écoute ces mêmes mots chaque dimanche quand j’assiste à la messe et à chaque fois je sens une profonde émotion. Quel don de la part de Jésus qui a offert sa vie pour nous sauver!!! Merci de tout cœur!!!

Rosa

La Parole du Verbe Incarné est vérité agissante, directement. Il n’y a là aucun écart, aucune distance, ni temps ni espace, entre Sa Parole et Son Acte.

Parole agissante… Pain Vivant déposé au cœur de notre monde, au cœur de notre corps, au cœur de notre cœur… en attente de notre oui qui nous ouvre à Son Don… qui nous retourne en Lui.

Que notre foi actualise le Sang de l’Alliance versé en effusion d’Amour qui transfigure notre cœur, notre corps… et notre monde.

Michaël

corps-painJe suis le grain, le grain donné par le Père. J’ai été récolté, broyé sur la meule, pétri et cuit sur la pierre. Puis j’ai été sanctifié pour devenir corps du Christ, offert à la multitude en rémission des péchés.

Je suis le fruit de la vigne, donné par le Père aux hommes. J’ai été récolté, piétiné dans le pressoir et mis à fermenter dans des fûts. Puis j’ai été sanctifié pour devenir sang du Christ, versé pour la multitude en rémission des péchés.

Je suis pain et vin, donnés sans compter au travers des siècles, afin que les être humains puissent retrouver Celui qui les a créés et aimés, aimés jusqu’à offrir son Fils sur le bois de la croix. Afin que chacun, comme ce Fils bien-aimé, puisse se retourner et s’écrier « Abba », Papa, dans les larmes et la joie!

Amen

Nénuphar


sang-vinCe passage de Marc nous rapporte le rituel de notre Pâque que nous célébrons à chaque Eucharistie en communauté dans nos églises. Les préparatifs pour manger la Pâque est importante parce que c’est le repas de la fête des pains sans levain où on  immolait l’agneau pascal. Mais voilà que Jésus donne à ses disciples un nouveau sens pour célébrer la Pâque. Après la résurrection, le symbolisme du pain sans levain devient le corps de Jésus et le vin, le sang de Jésus. Il est  l’agneau pascal, mort et ressuscité, qui a versé son sang pour sceller une nouvelle Alliance avec le peuple de Dieu. Désormais la loi de l’Amour sera inscrite dans le  cœur des disciples de Jésus parce que sa mort nous a rachetés et réconciliés avec son Père, notre Père Céleste. Le rituel du pain sans levain et la coupe de vin nous fait communier au corps et au sang du Christ. C’est le pain et le vin de la nouvelle Alliance où Jésus nous dit qu’Il est le Pain de vie. Celui qui vient à Lui et mange son corps et boit son sang n’aura jamais faim et soif. À chaque Eucharistie, nous allons à la rencontre de Jésus qui nous rassemble en un seul corps et un seul esprit pour faire advenir son royaume de justice et de paix. À chaque Eucharistie, nous faisons mémoire de ce rituel sacré où Jésus nous redit: « Prenez, ceci est mon corps qui donne la vie en abondance, la vie éternelle. Prenez, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance versé pour la multitude. »  Jésus nous rassasie de son Amour et si nous demeurons dans son amour nous serons source d’amour, de paix et de joie.

Jésus, tu nous envoies faire les préparatifs du repas pascal.
Nous te prions, aide-nous à nous préparer le cœur,
Le corps, l’esprit et à trouver le lieu où
Tu puisses nous rencontrer et manger la Pâque avec nous.

Jésus, tu as donné ta vie au monde par amour et
Par ta croix, tu nous as sauvés de la mort.
Nous te prions, rassasie-nous par ton corps et ton sang et
Fais de nous les témoins de ton amour et de ta paix.

Karine


À la question des disciples : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »
Jésus répond comme s’il lisait l’à-venir tout préparé, comme déjà joué, fini. N’est-il pas plutôt le créateur, par sa parole, des conditions nécessaires à l’accomplissement de la volonté de son Père ? Ce que sait Jésus c’est ce qu’il a à faire en ce monde pour que s’accomplisse, chaque jour, cette volonté dont il est le missionnaire.

En tant que Seigneur, c’est lui aussi qui assure, pour les siècles des siècles, les conditions nécessaires à la vie consacrée de ses disciples.

Les disciples partirent, allèrent à la ville; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
Rien ne manquait qui puisse faire obstacle à l’exécution de leur part dans l’œuvre rédemptrice de Jésus.

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Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction,  le rompit, le leur donna et dit :« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance,  versé pour la multitude.

Pouvons-nous, aujourd’hui, nous placer parmi les disciples et entendre ces paroles, « inouïes » jusqu’à ce jour-là, accompagnées des gestes les plus quotidiens ? Nous sommes à table pour célébrer la fête de la Pâque juive et Jésus, que nous suivons et aimons depuis trois ans, se désigne comme l’Agneau à immoler. L’ordre nous est donné de manger ce corps et de boire ce sang « de l’Alliance », et nous obéissons, les premiers qui seront  suivis d’une multitude, ce nombre innombrable.
La zone de silence en soi s’élargit, s’approfondit, l’insondable est sa limite. La foi seule y trouve l’espace qui lui convient.
Sans la Pentecôte, aurions-nous pu nous remettre en marche ? N’est-ce pas l’histoire intime de chaque croyant ?

« Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Entendons : « Ne cessez pas de me suivre, ni d’obéir à mon commandement ».

Pierrette

Commentaires des illustrateurs

Comment illustrer Jésus offrant le pain et le vin, son corps et son sang, offerts pour la multitude?

Nous avons voulu représenter que ce n’est qu’avec et en la pleine complicité du Père que Jésus a offert son corps et son sang au travers du pain et du vin.  Sur cette image, au moment de rendre grâce, Jésus échange un regard complice avec son Père.  Dans les mains du Christ et sous la bénédiction des « mains » du Père, le pain se multiplie et le vin est versé à flots en rémission des péchés.

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Venez manger

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 21, de 1 à 14

 

Après cela, Jésus se manifesta de nouveau aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Simon-Pierre, Thomas appelé Didyme, Nathanaël, qui était de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres de ses disciples se trouvaient ensemble.
Simon-Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui dirent : « Nous y allons, nous aussi, avec toi. » Ils sortirent donc et montèrent dans la barque; mais ils ne prirent rien cette nuit-là.
Le matin venu, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger? » Ils lui répondirent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il mit son vêtement, car il était nu, et se jeta dans la mer.
Les autres disciples revinrent avec la barque, en tirant le filet plein de poissons; Ils n’étaient pas bien loin de la rive, à deux cents coudées environ.
Une fois descendus à terre, ils virent un feu de braise sur lequel on avait disposé du poisson et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » 
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se déchira pas.
 Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu? » Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche, il prend le pain et le leur donne; il fit de même du poisson.
Ce fut la troisième fois que Jésus se manifesta à ses disciples depuis qu’il avait ressuscité d’entre morts.

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COMMENTAIRES

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Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Sur nos rivages, où le quotidien nous dépose, le Seigneur nous attend aussi au cœur de nos occupations ordinaires.  Il est là.  Lorsque par l’Esprit, notre regard intérieur s’illumine, nous Le reconnaissons dans ces visages étrangers où se cache sa présence.  Encore faut-il consentir, avec confiance, aux passages vers les autres, vers Dieu, vers soi.  Et, oser l’écoute d’une parole de Dieu au creux de nos déceptions.

Fernande

Les disciples savaient que celui qui était devant eux était Jésus. Plusieurs fois dans ma vie j’ai senti comme une vérité, sans le moindre doute que ce qui se passe est telle ou telle chose. C’est magnifique se mettre à l’écoute d’autres choses que d’être à l’écoute de notre mental ou logique!!!

Rosa

 

 » Ils n’étaient pas bien loin de la rive, à deux coudés à peu près.  »  Jésus se tient sur le rivage de ma vie pour me dire, avance, va à la pêche, tout ce que tu attends de la vie est là . Mais Seigneur tu connais mon impatience et mes peurs, le monde c’est comme la mer dans son immensité, son calme, son agitation, pour ne pas dire ses tsunamis, encore faut- il avoir le courage du premier coup de rame, pour la petite barque que je suis. De m’éloigner de la sécurité de la rive et aller côtoyer de gros bateaux qui semblent naviguer dans le bonheur, puisque la pêche leur à été fructueuse, en serais-je capable?  La vague viendrait  frapper ma frêle embarcation comme pour me pousser en eau profonde et me dire : le Seigneur y pourvoira et tu pourras toi aussi allumer le feu.  Mariette, jette ton vieux filet troué par les combats de la vie, jette le encore à droite de ta barque tu seras surprise, il y a encore de bons poissons pour toi. Dans la bible, le poisson symbolise la nourriture, la vie. Père, à ton tour, jette un regard bienveillant sur la petite barque qui essaie de pêcher en haute mer par amour de ton Fils…

Mariette     

 

Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.

Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase m’a toujours laissée sceptique.. Non pas parce qu’ils ont trouvé du poisson à droite. Ça me surprend plutôt comment les apôtres ont tout de suite accepté l’invitation d’un étranger à lancer leur filet à droite de la barque, après toute une nuit de pêche infructueuse ! Est-ce la fatigue? Est-ce culturel?

Peu importe. J’admire tellement cette foi, tel le petit enfant qui obéit, et ose essayer encore et encore, sans rechigner… Croyant au possible, même au-delà de toute logique. Seigneur, donne-moi de plonger les yeux fermés dans l’inconnu. Croyant que tu es présent à chaque tournant, et que oui, même mes filets vides après de durs labeurs ne peuvent rien révéler de la grandeur et de l’ampleur du mystère de ton Amour ! Et merci de me donner de rapporter des filets débordants, et de venir manger avec toi.

Solane

«C’est le Seigneur !» Ce cri, jaillit en plein centre de la nostalgie qui règne parmi les disciples, est proféré par «le disciple que Jésus aimait», Jean, entièrement contenu par le cœur de Jésus. Jean, sentinelle des pieds à la tête, celui qui adore le Seigneur exclusivement et demeure dans l’amour infiniment.
«C’est le Seigneur!» Aussitôt, Pierre, le champion de la nostalgie, se jette à l’eau sans attendre.  Autour de lui sûrement le dormeur s’éveille, le distrait se retourne, le penseur entend……….

Depuis sa résurrection, Jésus ne se fait reconnaître que par ses disciples mais quand il n’est pas là ils sont désœuvrés. Revenus à leur métier de pêcheurs, leur filet demeure vide tant que Jésus ne les conseille pas et ils ne sont rassasiés que par ce qui leur est servi par Lui. Il va falloir que le Seigneur les quitte pour leur envoyer l’autre Paraclet qui les fera œuvrer.

Cette pauvreté qui a été conférée aux disciples n’est-elle pas celle que nous espérons, nous aussi, offrir à la venue du Seigneur ? Qui peut, de lui-même, ne rien retenir pour soi ?

Pierrette

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Ce qui m’émerveille, c’est que cette troisième et dernière apparition de Jésus aux apôtres dans l’Évangile de Saint-Jean est toute simple. Elle se fait entièrement autour du thème de la nourriture et de l’amour.

Tellement loin des dernières paroles que l’on pourrait s’attendre d’un maître ou guide spirituel à l’égard de ses disciples. On aurait pu croire qu’il leur donnerait quelques conseils, des paroles inspirantes ou encore un dernier rappel de l’essentiel de son enseignement.

Aucunement, dans son autre dimension il se contente seulement de s’enquérir s’ils ont à manger, il leur indique où tendre leur filet et ensuite il les invite à manger. À l’heure de remonter vers le Père, Jésus agit lui-même comme un père débordant d’amour.

Il les appelle « mes enfants », et il leur dit : « Venez manger ».

Tout est accompli, Jésus est devenu lui-même nourriture, pain et vin, et il donne à manger, se donne à manger.

«  Venez manger », tout le monde est invité à la table du Seigneur.

Nénuphar

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Cette scène de la pêche est surprenante. « Le matin venu, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. » Quand le miracle se produisit, le disciple que Jésus aimait a reconnu le Seigneur. Il les a invité à manger et aucun des disciples n’osait lui demander « Qui es-tu? » parce qu’ils savaient que c’était le Seigneur. Ce texte est de toute beauté parce que la certitude des disciples vient de l’intérieur. Oui, il y a eu un miracle pour reconnaître un signe du Seigneur mais c’est du dedans qu’ils ont reconnu le Seigneur. Jésus était bien présent au milieu d’eux. Il ne s’attendait pas à être servi mais prit du pain et du poisson pour les donner à manger. Je veux bien croire que par ce geste Jésus a comblé leur cœur et leur faim par sa présence.

Aujourd’hui encore, Jésus se manifeste dans notre vie. Il est vraiment ressuscité et présent dans notre vie. Les miracles s’opèrent chaque jour et si nous ne sommes pas attentifs et conscients pour les voir nous passons à côté de Jésus sans Le reconnaître et sans entendre sa voix qui nous parle dans le quotidien de nos vies. En faisant la relecture de notre vie nous pouvons voir les empreintes du Seigneur. Jésus continue de se manifester dans notre vie.  Nous pouvons marquer le temps de sa présence et suivre les pas qu’Il a laissés quand Il nous portait dans nos moments de turbulences.

Oh! Jésus, mon amour, merci.
Merci pour ta présence au milieu de nous.
Merci de te révéler dans le quotidien de nos vies.
Rend-nous attentifs aux petits miracles de la vie.
Ne permet pas que nous passions à côté de Toi sans te voir.
Manifeste-toi dans nos communautés de vie et nos assemblées.
Ouvre bien grand nos cœurs, nos oreilles, nos yeux, nos mains
Pour t’accueillir à notre table, dans nos activités et nos corvées.
Allume-nous de l’intérieur pour que nous criions avec joie :
C’est le Seigneur!

Karine

 

Pourquoi les disciples ne reconnaissent-ils pas de façon évidente Jésus ressuscité?

Et même s’ils finissent par savoir que c’est lui à un certain moment, ils ne le reconnaissent pas nécessairement la fois suivante. Ils affirment pourtant que ce n’est pas un fantôme –  même s’il peut apparaître où bon lui semble sans qu’aucun mur ne lui fasse obstacle – et qu’il a un vrai corps qui lui permet de manger et d’être touché.

Qu’est-ce qui a changé en son corps depuis la résurrection?

Lorsque ses proches le reconnaissent, c’est habituellement avec le regard du cœur plutôt qu’avec les yeux de la tête.

Pourquoi est-ce précisément son corps devenu incorruptible qui est maintenant d’apparence inconstante, variable…? Est-ce justement parce qu’il est sorti du règne des apparences?

Avant, son corps défiait déjà les lois naturelles… ou du moins nos limites habituelles, mais il était reconnaissable en tant que Jésus de Nazareth, le fils de Marie et de Joseph… mais là, maintenant, c’est bien lui, et pourtant….

Je n’ai évidemment pas de réponse… mais il y a cependant une évidence :

Jésus ne peut plus être saisi par un regard tout extérieur qui enferme;

il ne peut être reconnu que par un regard qui ouvre sur la vérité qui est au-dedans de nous, au milieu de nous;

pour le voir tel qu’il est, il nous faut faire cet acte de foi qui implique une adhésion directe et totale à sa personne réelle;

son corps glorieux ne peut être enfermé dans une image qui fait appel à une idée ou à la mémoire;

on ne peut le reconnaitre une fois pour toute. C’est à chaque instant qu’il nous faut ouvrir ce regard du cœur qui seul le reconnait.

C’est seulement en Son Royaume qui n’est pas de ce monde – mais au cœur de notre monde – que nous pouvons rencontrer Jésus… à moins bien sûr qu’il le veuille autrement.

Michaël

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Seigneur, qui est-ce?

 derniere-ceneIllustration inspirée d’une œuvre du peintre italien Duccio di Buoninsegna

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 13, de 20 à 31

En vérité, en vérité, je vous le dis, qui accueille celui que j’envoie m’accueille; et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. »
Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit et il attesta : « En vérité, en vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait.
Or, l’un d’eux était appuyé tout contre Jésus; c’était celui que Jésus aimait.
Simon-Pierre lui fait signe pour lui dire : « Qui est celui dont il parle? »
Le disciple, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : « Seigneur, qui est-ce? »
Jésus répondit : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper. » Et, ayant trempé la bouchée, il la donna à Judas Iscariote, fils de Simon.
Aussitôt que Judas l’eut pris, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais le vite. »
Aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela.
Comme Judas tenait la bourse, certains pensaient que Jésus voulait lui dire : « Achète ce qu’il faut pour la fête », ou : « Donne quelque chose aux pauvres. »
Judas, ayant pris la bouchée, se hâta de sortir.
Il faisait nuit.
Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : « Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui.

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Commentaires

Comme Judas tenait la bourse, plusieurs pensaient  que Jésus voulait lui dire:  « Achète ce qu’il nous faut pour la fête », ou qu’il lui commandait de donner quelque chose aux pauvres. Jean 13, 29. Un double appel: acheter ce qu’il faut pour la fête ou donner quelque chose aux pauvres.   Dans l’esprit de Jésus, le visage du prochain a deux traits: les siens et les pauvres.
Seigneur, aide-moi à être attentive aux deux.

Fernande

 » Jésus fut troublé en son esprit  »
À  la présence de Judas, la douleur de la trahison venait de s’emparer de Jésus. Un sentiment qui détruit l’être dans son entièreté. Le cœur peut-il aller au delà de ce geste?
Jésus, je connais ta compassion pour l’être humain et ça me rassure. Mais pour moi je doute  de ma capacité à un tel geste. Seigneur se pourrait-il qu’à l’occasion je te trahisse par des actes ou paroles. Alors prends pitié de cette pauvreté et accorde moi la grâce du pardon. Le temps du carême me prépare à déceler les petits judas qui se présentent à ma table en me faisant miroiter le pouvoir de l’argent. La semaine de la passion de Jésus est un temps  désigné pour reconnaitre ce geste ultime de son amour pour moi…

Mariette

« Seigneur, qui est-ce? »
Jésus répondit : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper. » Et, ayant trempé la bouchée, il la donna à Judas Iscariote, fils de Simon.
Ce passage qui me touche est, pour moi, encore une fois la preuve que non seulement on contrôle, mais qu’on est à l’origine de bien peu de choses. Il est si facile d’identifier Judas comme étant LE mauvais, le méchant, le coupable, celui à cause de qui notre Seigneur a pu être mis à mort.

Or voici que cet extrait d’évangile nous rappelle que c’est suite à ce que Jésus lui ait donné le bout de pain trempé dans le vin que Judas fut investi de sa mission. Pour que puisse se révéler la gloire de Dieu.

Judas, oui, je peux le voir comme le méchant. Je peux aussi le voir comme la marionnette qui pourra permettre l’accomplissement du dessein de Dieu. Au-delà des apparences. Et de voir qu’au bout des ténèbres, notre Seigneur vainc la mort. C’est le fait de ne pas y croire qui a conduit Judas à sa perte.

Et c’est drôle de voir comment les manques de foi dans la grandeur de l’amour et de la miséricorde de notre Seigneur pour nous, me conduisent aussi vers les ténèbres, dont il m’est impossible de sortir seul.

Merci Seigneur de me donner de pouvoir toujours aimer mon prochain, au-delà des apparences. Merci aussi de permettre de toujours me tourner vers toi et me plonger dans ta miséricorde, chaque fois que je voudrais m’attribuer le blâme pour tous les maux de l’humanité, ou simplement me considérer comme le pire monstre sur Terre. Je veux aussi participer, contribuer à l’avènement de ton règne. Comme bon te semblera. Merci de me donner d’être pleinement ton instrument, au-delà des apparences extérieures.

Solane

  » Qui accueille celui que j’envoie m’accueille; et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé « , et « je vous le dis, l’un de vous me livrera », telles sont les deux paroles qui sèment le trouble parmi les disciples et qui annoncent l’accomplissement de l’Écriture.
En quelques instants, au moment choisi par lui, Jésus donne l’ordre que le sacrifice de sa vie soit accompli. Il connaissait Judas depuis toujours mais il n’avait pas permis à Satan de prendre possession de lui. Or ce jour là, Satan entre en Judas « avec » la bouchée qui, donnée par Jésus, le désigne comme « Celui qui mange mon pain a levé son talon contre moi ».

Aussitôt, « Ce que tu fais, fais-le vite » est l’ordre donné à Satan, « envoyé » par Jésus en Judas, et c’est envahi par les ténèbres que Judas, soumis à Satan, va ouvrir le chemin à la Passion de Jésus. En « accueillant » en lui Satan des mains de Jésus, Judas perd sa liberté mais connaîtra la souffrance, la perte de toute espérance, lorsque ayant dénoncé Jésus, Satan se retirera. La vérité révélée lui sera insupportable. Il y a dans ce récit un terrible avertissement. L’hypocrisie ne trompe pas le Père, ni le Fils.

Pierrette

Le psaume (138/139) le dit si bien : « Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais! Tu sais quand je m’assois, quand je me lève; de très loin, tu pénètres mes pensées. » Oui, Jésus, l’Homme-Dieu, savait que Pierre allait le renier tout comme Judas le livrer. Pourtant, Il les a laissé libre avec leur conscience et les aima jusqu’au bout. Jésus a marché avec ses disciples en connaissant bien leur force et leur faiblesse et en sachant que leurs yeux seront ouverts qu’à la résurrection avec une nouvelle compréhension de son enseignement. Imaginez la stupéfaction du groupe quand Jésus a révélé la pensée de Judas et anticipé son action. Malheureusement, Judas n’a pas su comment retourner vers Jésus après l’avoir livré aux bandits parce que son aveuglément l’a égaré en chemin. Son amour de l’argent l’a poussé à trahir son maître et Seigneur et c’était douloureux pour lui de se regarder et d’accueillir le regard des autres. Il ne s’est pas pardonné cette faute si honteuse et n’a pas su capter le regard aimant et miséricordieux de Jésus comme Pierre l’a fait.

Seigneur, Jésus, Toi le miséricordieux,
Me voici devant Toi, telle que je suis.
J’ai besoin de Toi. J’ai besoin de Ton amour.
Ouvre mon cœur à Ta Parole de vie et de liberté.
Pardonne-moi mes égarements qui m’éloignent de Ton amour.
Ramène-moi dans Tes bras réconfortants et si doux.
Pénètre-moi de Ton regard si aimant et miséricordieux.
Fais-moi demeurer dans Ton amour et donne-moi Ta paix et Ta joie.

Karine

Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : « Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui ». En lisant et relisant l’extrait d’Évangile, je reviens sans cesse à cette phrase. Pourquoi Jésus dit-il que le fils de l’homme a « maintenant été glorifié » et Dieu en lui, une fois que Judas est sorti pour le trahir. C’est comme si, dès le moment ou Jésus confirme lui-même l’intention de Judas en lui donnant la bouchée de pain trempée, Jésus a déjà dit oui. Il a déjà embrassé pleinement sa passion. C’est donc avec la permission de Dieu, et on pourrait presque dire avec sa bénédiction, que Judas accomplit l’action qu’il semble pourtant avoir prémédité à l’insu de Jésus et en quelque sorte contre lui.

Ce passage illustre parfaitement que même les volontés les plus sournoises et les plus cachées sont déjà connues de Dieu, avant même qu’elles se révèlent au travers de gestes et de paroles.

On peut même se demander si Judas aurait été jusqu’au bout, s’il aurait vraiment pu réaliser son projet de « vendre » le Christ aux anciens, si Jésus ne lui avait pas donné un coup de pouce. En invitant Satan à se joindre à la partie, Jésus a presque été chercher un renfort pour s’assurer que le plan de Dieu, celui qui permettra à son Fils bien-aimé de racheter les hommes de leur péché et de les sauver, puisse entièrement s’accomplir. Ainsi, même si Satan est un rebelle qui ne veut en faire qu’à sa tête, il ne peut faire autrement que se retrouver ultimement au service de Dieu lorsque Celui-ci le décide par amour.

Pour moi, l’ensemble du passage revient confirmer que tant que nous ne sommes pas entièrement donné à Dieu, à la fois dans nos vies personnelles et collectives, il y aura toujours l’un d’entre-nous ou une partie à l’intérieur de nous qui « livrera » Jésus-Christ. Ce faisant, nous « sortons dehors », nous cessons de partager le pain de l’Eucharistie, l’amour et la lumière du Messie, et nous rencontrons la nuit noire et froide.  Pardonne-nous Seigneur, pardonne nos égarements, permet à chaque graine de Judas en nous de revenir vers toi se jeter à tes pieds avant de te trahir, avant de te vendre, avant de te faire condamner par les puissants de ce monde!

Nénuphar

Dans ce passage d’Évangile, la tentation est grande de me dire que Jésus et Judas étaient complices, comme si Judas obéissait courageusement et par amour à la demande de Jésus d’aller le « vendre », tout simplement parce que l’heure était venue de manifester Sa Passion.

Mais voilà, il est dit aussi que Satan entre en Judas à ce moment-là…

Alors la tentation est grande aussi de me dire « Mais là, pauvre Judas! Que peut-il contre Dieu… si Dieu a décidé qu’il fallait quelqu’un pour livrer Jésus et que c’est lui, Judas, qui est tout désigné… sous prétexte qu’il est un peu plus calculateur que les autres? »
Mais pécheur, nous le sommes tous… et si ce n’est par la grâce de Dieu, Satan entre comme il le veut en chacun de nous.
Alors pourquoi Judas? Et que peut-il faire si Dieu lui-même lui donne cette bouchée qui ouvre la porte à Satan?

Mais voilà, Dieu connait les cœurs… et face à notre tiédeur, sa nourriture devient source de division plutôt que de communion.
Comme pour Pharaon, Dieu durcit notre cœur lorsque celui-ci ne bat que pour des idoles… ou plutôt, notre cœur s’assèche et se durcit de lui-même lorsqu’il se coupe de sa source divine. La providence de Dieu n’advient pas pour punir, mais plutôt pour révéler le mensonge, pour nous libérer de cet entre-deux où tout se confond et se banalise, où tout se justifie selon les lois d’un monde qui rejette Dieu et Son Amour.

Alors seulement… le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu en lui.

Michaël

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Celui qui mange de ce pain vivra

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 6, de 57 à 71 (Traduction du Chanoine Crampon)

Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi.

C’est là le pain qui est descendu du ciel: il n’en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts; celui qui mange de ce pain vivra éternellement.

Jésus dit ces choses, enseignant dans la synagogue à Capharnaüm.

Beaucoup de ses disciples l’ayant entendu dirent: « Cette parole est dure, et qui peut l’écouter? »

Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit: « Cela vous scandalise?

Et quand vous verrez le Fils de l’Homme monter où il était auparavant?…

C’est l’Esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

Mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient point. » Car Jésus savait, dès le commencement, qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le trahirait.

Et il ajouta: « C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par mon Père. »

Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.

Jésus donc dit aux Douze: « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller? »

Simon-Pierre lui répondit: « Seigneur, à qui irions-nous? Vous avez les paroles de la vie éternelle.

Et nous, nous avons cru et nous avons connu que vous êtes le Saint de Dieu. »

Jésus leur répondit: « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les Douze? Et l’un de vous est un démon. »

Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote, car c’était lui qui devait le trahir, lui, l’un des Douze.

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Pour commencer, voici quelques courts commentaires reçus à propos de ce passage de l’Évangile. Nous saluons au passage l’audace de deux nouveaux participants qui ont osé se jeter à l’eau.

La phrase « beaucoup de disciples se retirèrent et ils n’allaient plus avec lui  » c’est du tellement présent,  suivre Jésus aujourd’hui c’est difficile à cause du ridicule qu’on reçoit, ex. tu crois encore à ça ces vielles affaires là, pourtant les autres religions ne sont pas moins exigeantes, j’oserais dire qu’elles le sont plus. Ça me dépasse, et avec tout ce qui s’en vient comme loi, va falloir s’affirmer davantage comme chrétien catholique. « Seigneur, à qui irions-nous? » Vous avez les paroles de la vie éternelle…

Mariette 

Il ne suffirait pas de croire que Jésus est le Fils de Dieu, il faut lui faire confiance, particulièrement dans ses enseignements. Le doute que nous pouvons avoir devant la réalité de l’Eucharistie pourrait être motivé par un manque de confiance. Ceux qui n’ont pu surmonter leur doute sont partis, comme c’est le cas en notre temps. Espérons qu’ils reviennent au Christ (réf. v.65).

Gilles

Oui, vers qui d’autre irions-nous? Lu ainsi, il apparait clair que Jésus a les paroles de vie éternelle… Or comme il m’est facile de l’oublier…  et de chercher ailleurs, me cassant la tête pour 1001 préoccupations… Trop souvent liées au futur. Puis il est réconfortant de lire que la foi permet de reconnaitre que Jésus est le Saint de Dieu. Plus encore, c’est tellement doux de réentendre, quand je crois avoir perdu la foi : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis. ..? »

Solane

Après avoir écouté le Christ, beaucoup de disciples sont partis et ne l’ont plus suivi, car ils avaient écouté avec leur tête et pas avec leur cœur. Ils l’ont jugé. De la même manière Judas l’a jugé plus tard et l’a vendu pour de l’argent. C’est ce qu’il se passe quand on commence à calculer tout avec nos têtes pour voir ce qui est le mieux pour nous, et nous oublions l’amour universel, l’amour du sacrifice du Christ et l’amour du Père. Merci mon Dieu.

Rosa

Et voici les extraits des réflexions approfondies que nous ont livrées nos collaboratrices et collaborateurs réguliers, toujours à propos du même passage des Évangiles :

Certains jours je vois mes mécanismes de fermeture se mettre en marche quand je ne comprends pas la parole. Je me durcis et m’impatiente: «je ne comprends rien, je m’en vais». Dans quoi cette irritation prend-elle racine? Pourquoi est-ce que ça m’agresse que l’on frappe à ma porte? Pourquoi cette envie subite de fermer à double tour? Je m’isole plutôt que de risquer l’inconnu.

Lire la suite sur la page d’Amandine

Premièrement : Le Père est « vivant »! Jésus nous le dit, sachant bien que, à première vue pour nous, c’est nous qui sommes vivants. Voilà que le sens du mot « vie »est à re-voir, à re-contempler. Deuxièmement Jésus le Fils vit « par le Père ». Troisièmement, celui qui mange Jésus vivra aussi, « par Jésus lui-même ». Alors actuellement, nous, »créés » à l’image du Père, par quoi sommes-nous donc animés si ce n’est par toute une série d’appétits qui, d’insatisfactions en insatisfactions nous amènent à chercher satisfaction en ce Dieu que nous avons, jusqu’à maintenant, crucifié.

Lire la suite sur la page de Pierrette

Nous avons besoin du pain pour se nourrir le corps mais la chair ne sert de rien. C’est l’Esprit qui vivifie, le pain spirituel en la personne de Jésus qui donne la vie éternelle. En effet, se nourrir de la Parole de Dieu qui est Esprit et Vie et communier à son corps devenu pain de vie à l’eucharistie nous donne la vie éternelle puisque l’Esprit ne meurt pas. De par mon expérience extrasensorielle avec mon père décédé, j’ai la certitude que le corps retourne à la terre mais l’âme, l’esprit est en vie.

Lire la suite sur la page de Karine

S’il te plait, que j’accepte ce pain offert – ton corps donné – pour vivre par toi comme toi tu vis par le Père… éternellement. Ne me laisse pas me retirer moi aussi, je t’en prie… devant ces paroles qui nous confrontent. Je sais que nous ne pouvons aller vers toi de nous-mêmes, alors je t’en prie, que le Père nous donne d’aller vers toi!

Lire la suite sur la page de Michaël

Jésus nous dit aussi: « C’est l’Esprit qui vivifie. » Voilà la boucle que Jésus fait à la suite de sa révélation: c’est grâce à son Esprit que nous devenons ses disciples, remplis de sa Vie en plénitude. Cet Esprit Saint réalise dans notre monde des transformations où s’établit l’amour, reflet de celui que vit la Trinité très sainte. « Dieu est Amour. » L’Esprit Saint agit comme une sève qui irrigue le tronc d’un arbre et atteint toutes les branches qui s’ouvrent à son action.

Lire la suite sur la page d’Alain

« …beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. » À ces paroles, mon cœur vit une tristesse familière. Combien de fois Seigneur, nous nous retirons et n’allons plus avec toi…. Pourquoi? Parce que cela nous demande de passer de la logique de la raison à la folie de l’irrationnel, et que nous avons peur de passer de l’une à l’autre, nous accrochant à ce que nous connaissons et nous écartant des chemins impénétrables pour la raison humaine.

Lire la suite sur la page de Nénuphar

Et le pain que je donnerai, c’est ma chair

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Illustration réalisée d’après une icône
(Cliquer sur l’image pour l’agrandir et l’imprimer)

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 6, de 41 à 57 (Traduction du Chanoine Crampon)

Les Juifs murmuraient à son sujet, parce qu’il avait dit: « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. »

Et ils disaient: « N’est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère? Comment dit-il: Je suis descendu du ciel? »

Jésus leur répondit: « Ne murmurez point entre vous.

Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et moi je le ressusciterai au dernier jour.

Il est écrit dans les Prophètes: Ils seront tous enseignés par Dieu. Quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement, vient à moi.

Ce n’est pas que personne ait vu le Père, sinon celui qui est de Dieu; celui-là a vu le Père.

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.

Je suis le pain de vie.

Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts.
 

Voici le pain descendu du ciel, afin qu’on en mange et qu’on ne meure point.

Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour le salut du monde. »

Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant: « Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger? »

Jésus leur dit: « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui.

Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi.

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Cet extrait d’Évangile a de nouveau suscité toute une réflexion, dans le prolongement du thème de la semaine précédente  Je suis le pain de vie. Voici un aperçu de la diversité des commentaires reçus :

Ici le mystère atteint cette pleine démesure qui force l’ouverture du regard intérieur, car sans ce regard du cœur, nous ne pouvons que rejeter cette parole… comme l’ont fait beaucoup de ceux-là qui l’ont écoutée pour la première fois de la bouche même de Jésus.

Lire la suite sur la page de Michaël

Depuis la création, Dieu donna Vie à la matière par sa Parole. De la matière, Il nous a donné un corps à sa ressemblance et Son souffle de vie nous a habités. Ce passage de Jean le dit si bien : Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous (Jn 1:1,14).  Jésus, l’Homme-Dieu, vient de l’Esprit. Il est la Parole vivante, le pain de vie descendu du ciel qui vient  épouser notre condition d’Homme.

Lire la suite sur la page de Karine

Ces paroles m’apparaissent comme étant parmi les plus centrales et révolutionnaires de tous les Évangiles, et même de tous les écrits spirituels qu’il m’ait été donné de lire. Jamais un prophète, jamais un inspiré de Dieu, jamais un maître spirituel n’a dit une telle chose : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ». S’il est une parole qui démarque Jésus de tous les autres messagers de Dieu, c’est bien celle-là.

Lire la suite sur la page de Nénuphar

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. » L’eucharistie est le plus grand don que Jésus nous a fait et nous fait encore à chaque jour.

Lire la suite sur la page d’Alain

 Nous affrontons de nouveau, à l’écoute de ces paroles de Jésus, le mystère du verbe croire si souvent incompris, moqué, méprisé. L’injonction : « il ne faut pas croire » (au sens religieux), assimile la croyance à un arrêt de l’intelligence, un arrêt du questionnement, un succédané du verbe connaître.. Or croire n’est-il pas à la source de tout mouvement, de toute quête, de tout dynamisme, de toute découverte ?

Lire la suite sur la page de Pierrette

Jésus nous a laissé sa chair et son sang et il nous a dit de s’en nourrir pour rester vivants. Je comprends ces mots dans le plus profond de mon être, dans le plus profond de mon âme, mais pas du tout avec ma tête. Si quelqu’un me demandait de les expliquer je ne pourrais pas le faire.

Lire la suite sur la page de Rosa

« Voici le pain vivant descendu du ciel, afin que l’on en mange et ne meure point ». Cette phrase résonne et semble tout dire. On embrasse Dieu en embrassant son Fils. Ce pain nous transforme, et la distance entre nous et le monde disparait, la soif et la faim disparaissent, notre nature éternelle se révèle.

Amandine

Et pour finir, une nouvelle participation de dernière minute :

Je l’avoue, je suis du genre sceptique et incrédule. Je fais partie de ceux qui disaient: « N’est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère? Comment dit-il: Je suis descendu du ciel? » Et surtout j’aurais pensé : Pour qui se prend-il celui-là?

Lire la suite du commentaire de Christiane sur la page des autres participations envoyées par des visiteurs qui participent de façon ponctuelle

Je suis le pain de vie

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 6, de 28 à 40 (Traduction du Chanoine Crampon)

Ils lui dirent: « Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu? »

Jésus leur répondit: « Voici l’œuvre que Dieu demande, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

Ils lui dirent: « Quel miracle faites-vous donc afin que nous le voyions et que nous croyions en vous? Quelles sont vos œuvres?

Nos pères ont mangé la manne dans le désert, ainsi qu’il est écrit: Il leur a donné à manger le pain du ciel. »

Jésus leur répondit: « En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel; c’est mon Père qui donne le vrai pain du ciel.

Car le pain de Dieu, c’est le pain qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

Ils lui dirent donc: « Seigneur, donnez-nous toujours de ce pain. »

Jésus leur répondit: « Je suis le pain de vie: celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Mais je vous l’ai dit, vous m’avez vu et vous ne croyez point.

Tout ce le Père me donne viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne jetterai point dehors.

Car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.

Car c’est la volonté de mon Père qui m’a envoyé, que quiconque voit le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour. »

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Ci-dessous les commentaires que nous avons reçus en réponse à ce dernier passage de l’Évangile de St-Jean :

Nénuphar se demande : Comment Dieu s’y est-il pris pour concevoir une voie aussi aimante et simple? Quelle est l’œuvre que Dieu demande ? Y a-t-il plus simple réponse que « croire en celui qu’Il a envoyé? » Aucun travail savant et laborieux pour deviner les mystères impénétrables d’un Dieu que personne n’a jamais vu.

Lire la suite sur la page de Nénuphar

Pierrette précise que si la seule œuvre qui nous est demandée par Dieu, c’est de croire en Jésus Christ,  c’est à prendre ou à laisser. Faire face à cet appel ou se détourner, dépité. Or croire en Jésus c’est voir qu’Il est le seul Maître d’œuvre, c’est désirer œuvrer par Lui, c’est accueillir joyeusement l’humilité, c’est se laisser guider, être délivré de toute avidité, c’est laisser la vie vaincre la mort. C’est un « acte » de soumission, une soumission « active ». Un acte d’amour et de confiance absolue.

Lire la suite sur la page de Pierrette

Michaël témoigne … parce qu’il y a là un réel mystère qui ne peut être disséqué, analysé saisi… Je crois vraiment que c’est en acceptant ce mystère comme un tout indivisible, à prendre en soi, que l’on peut communier pleinement en son amour, lui permettant ainsi d’Agir en nous, de nous ouvrir à sa pleine dimension, c’est-à-dire à sa démesure, à son infinitude, à son éternité.

Lire la suite sur la page de Michaël

Karine nous partage un émouvant témoignage de sa propre rencontre avec le pain de vie lors de sa première communion : Ce passage de l’évangile me fait penser à ma première communion. J’aimais beaucoup les cours de catéchisme avec une religieuse qui nourrissait notre désir de rencontrer Jésus dans le saint-sacrement. J’avais hâte de faire ma première communion pour rencontrer Jésus pour de vrai. Je ne posais pas beaucoup de questions parce que je croyais tout simplement que j’allais rencontrer Jésus dans l’hostie consacrée. Croyez-le ou non, ma première rencontre spirituelle avec Jésus fut le jour de ma première communion.

Lire la suite sur la page de Karine

Alain rappelle que Jésus est l’envoyé du Père. Nous le voyons prier régulièrement dans les Évangiles. Il veut Lui être uni et réaliser le rêve du Père pour nous, ses enfants. Tout ce qu’il entend du Père, il le met en pratique. Il nous enseigne que le Père veut établir son Royaume de paix et d’amour: il guérit les malades, il pardonne aux pécheurs et il libère ceux et celles qui sont aux prises avec les forces du Malin.

Lire la suite sur la page d’Alain

Amandine retient particulièrement la parole «Mais je vous ai dit, vous m’avez vu et vous ne croyez point». Je suis frappée par cette réalité en ce moment, je la vis très fort. Il y a une forteresse dressée en moi qui m’empêche de croire, de sentir que je suis véritablement aimée, et que cela soit suffisant. Je suis accrochée à un sentiment auto-destructeur de valorisation par l’extérieur, je me sens vide et suis accrochée à cette course pour l’obtention. Obtention de si petites choses, de si petits réconforts à côté de l’amour de Jésus, de l’amour de Dieu.

Lire la suite sur la page d’Amandine

Et enfin un témoignage de dernière minute que nous venons de recevoir d’une nouvelle participante :

Je veux te rendre grâce, Seigneur, pour ton pain descendu du ciel et donne la vie au monde, à nous, à moi encore aujourd’hui. Merci pour ton fils Jésus, notre pain de vie.

Je vois, Seigneur, comment quand je le prie consciemment et très fort en temps de noirceur ou de tempête, ou de faiblesse, en fait en tout temps, je retrouve Ta lumière, Ton amour et Ta paix.. Je le vois aussi en temps de gratitude, ou encore quand je me remets entre vos mains. Je n’ai alors plus soif..

Donne-nous, Seigneur, de toujours abandonner les ornières qui masquent, obstruent et brouillent notre regard, et nous font tomber dans l’illusion du vide, du manque, du jugement, de la noirceur, et quoi encore.. Aide-nous à laisser de côté cet orgueil, ce désir de tout accomplir par nos propres moyens, sans avoir à nous tourner vers toi… Un peu, beaucoup, comme un ado!

Donne-moi de croire en ton Fils, et de toujours revenir à lui. Pour ne plus avoir jamais soif !

Solane