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Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, mais pour vous!

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Illustration inspirée d’une icône

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 12, de 23 à 33

Jésus leur répond : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.
En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il
demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Celui qui aime sa vie la perd; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera en vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon
serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.
Maintenant mon âme est troublée; et que dirai-je?  Père, délivre-moi de cette
heure? Mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure. »
« Père, glorifie ton nom! » Alors une voix vint du ciel : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai
encore. »
La foule qui était là et qui avait entendu, disait  que c’était un coup de tonnerre ; d’autres disaient : « Un ange lui a parlé. »
Jésus dit : « Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, mais pour vous.
C’est maintenant le jugement de ce monde; c’est maintenant que le Prince de ce monde va être jeté dehors.
Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. »
Ce qu’il disait, c’était pour indiquer de quelle mort il allait mourir.

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

« Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte du fruit » (Jn 12, 24) sur ce sol d’aujourd’hui lorsque je me tourne vers l’autre pour devenir don, accueil, communion. Alors, le fruit de l’AMOUR, partout présent, peut être cueilli et dégusté, offert et reçu. Et le Royaume du Christ grandit en nous et autour de nous.

Fernande

« Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive. »

Le servir quand il est au bord du lac ou en visite chez ses amis semble reposant et rassurant mais le servir en route, apporte toutes sortes d’embuches à contourner, parfois des murailles se dressent et m’empêchent de le voir, je perds sa trace et vagabonde dans ma foi. Moi aussi j’aurais le goût de dire, «Père délivre-moi de tout ces artifices qui empêche le grain de blé que je suis, de mourir afin de produire ». Comme dit la chanson « il faut mourir afin de vivre entre tes mains ».

Seigneur, je remets ma vie…

Mariette

Celui qui aime sa vie la perd; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera en vie éternelle. Ici… que veut dire aimer sa vie et haïr sa vie en ce monde?
Il n’est pas dit « Celui qui aime la vie la perd », mais plutôt « qui aime sa vie la perd»
Il n’est pas dit non plus « celui qui hait la vie en ce monde, la conservera en vie éternelle», mais il est dit « qui hait sa vie en ce monde, la conservera en vie éternelle.» C’est donc cet amour possessif de notre propre vie qui nous est, pour ainsi dire, mortel… car la vie est don pour être donnée sans cesse, pour circuler librement entre tous les sarments de la Vigne… et si un sarment veut retenir la sève pour lui-même, il se coupe de la source… et meurt.

Lire la suite sur la page de Michaël

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » (Jn 12, 23- 33) Jésus sait qu’en montant à Jérusalem, on le livrera pour être exécuté. Il tente de préparer ses apôtres à cette heure difficile. Ces derniers croient qu’il s’y rend pour enfin établir son règne de messie et qu’il prendra la gouverne du peuple juif. Ainsi Jésus leur explique qu’il faut qu’il passe par la mort pour ensuite ressusciter. Mais ils ne comprirent pas cela.

Lire la suite sur la page d’Alain

Quelles paroles puissantes!!! Quelle leçon! Combien des fois il faut les entendre pour enfin les comprendre et les accepter? Combien des fois il faut se le faire dire pour que ça rentre dans nous et changions notre forme de penser et ce que nous désirons? Chaque fois que nous sommes en souffrance, nous nous plaignons et nous nous rendons victimes: À quoi il sert vivre si nous souffrons ainsi? Dieu pourquoi tu nous as créé si nous devons vivre dans la misère et sans amour? Dieu où es-tu pour soulager mes plaies?…

Lire la suite sur la page de Rosa

Jésus s’est toujours effacé pour révéler l’amour de son Père et le glorifier. Il ne fait rien en son nom mais au nom de son Père qui l’a envoyé accomplir une mission bien spéciale : ramener l’humanité dans le plan divin; reconnecter l’homme et la femme à la création, à l’amour divin et pardonner ses manquements à l’amour. Le signe ultime pour susciter la foi et une adhésion à son message est sa mort et sa résurrection qu’Il annonce déjà à cette foule qui se tient devant Lui. Il dit : « Moi, quand je serai élevé de terre, je tirerai tous à moi. »

Lire la suite sur la page de Karine

Il est dit que le Fils de l’homme ne sera glorifié que s’il meurt de la mort semblable à celle qui est assignée au grain de blé. De quelle mort s’agit-il pour les oreilles de ceux qui entendent cela avant l’abaissement de Jésus et sa mise en croix ? Y a-t-il donc une mort glorieuse qui peut s’inscrire dans la mort redoutée par tous ? Jésus alors poursuit son enseignement en s’adressant directement à nous et j’entends : Si, de « ma » vie, fermée, fragmentaire, bourrée d’illusions et donc pécheresse, désorientée, ne sort pas un cri qui la déchire et la vide de toute fausseté, comment rejoindrait-elle « la » vie, celle qui est éternelle. Ou comment « ma » vie serait-elle rejointe et conservée en vie éternelle ?

Lire la suite sur la page de Pierrette

« Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, mais pour vous.
Pourquoi est-ce que cette phrase retient mon attention? Cette « voix », c’est la Parole du Père, le Verbe du Père, que la foule des hommes n’entend pas, ne comprend pas, la prenant pour un coup de tonnerre indéchiffrable. Cette même foule soupçonne que Jésus « entend » les messages de Dieu, affirmant même que « un ange lui a parlé », mais que celui-ci lui parle en propre, comme si le message n’était réservé qu’au Messie. Et pourtant Jésus déclare que cette voix ne s’est pas fait entendre pour lui mais bien pour la foule qui l’entoure, même si les oreilles de cette foule n’entendent pas encore le sens des paroles qui sont prononcées.

Lire la suite sur la page de Nénuphar

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!

Un nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

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Illustration inspirée de peintures de Giotto et de Lorenzetti

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 12, de 10 à 18

Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
Le lendemain, la grande foule venue pour la fête appris que Jésus se rendait à Jérusalem;
ils prirent des rameaux de palmiers et allèrent au-devant de lui en criant : « Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!  Béni soit le roi d’Israël! »
Jésus, ayant trouvé un ânon, monta dessus, selon ce qu’il est écrit :
« Ne crains point, fille de Sion, voici ton roi qui vient, assis sur le petit d’une ânesse. »
Ses disciples ne comprirent pas d’abord ces choses; mais lorsque Jésus fut glorifié, ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui, et que c’était bien ce qu’on avait fait pour lui.
La foule, qui était avec lui lorsqu’ il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait ressuscité d’entre les morts, lui rendait témoignage.
C’est aussi parce qu’elle avait appris qu’il avait fait ce miracle, que la foule se portait à sa rencontre.

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

« C’était donc une foule qui vint accueillir Jésus, parce qu’on leur avait parlé de ce signe (réveiller Lazare d’entre les morts) que Jésus avait fait. » Jn 12, 18 Aujourd’hui encore, Jésus réveille les gens par la tendresse de son amour. Et son Esprit, à l’œuvre au plus intime des cœurs, invite à l’accueil de sa présence signalée à travers les signes du quotidien.

Fernande

« La foule se portait à sa rencontre parce qu’il avait fait ce miracle. » Le miracle attirait la foule en ces-temps là et il en est de même de nos jours. L’espérance d’une guérison, un mieux être nous rejoint tous. Qui n’en a jamais fait la demande. A plusieurs occasions et parfois avec insistance je lui ai dit mon inconfort et j’imaginais le bonheur dans cet évènement qui ne venait pas. Je faisais du marchandage, un genre donnant, donnant. Ce n’est pas ce que Dieu veut, simplement s’ouvrir à sa grande bonté, sa miséricorde, son amour. Jésus a fait confiance à l’ânon pour le porter, à mon tour de m’abandonner à Lui ne suis-je pas plus qu’un ânon ………..

Mariette

Hosanna! Oui… « Sauve-nous, je t’en prie! » Hosanna! Toi Jésus, le Dieu incarné, le Dieu qui sauve! Hosanna! « Sauve maintenant! » Et puissions-nous, chacun de nous, en humble petit âne, te porter sur ce chemin… Toi, Jésus, qui nous a dit : «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Matthieu 11, 28-30)

Michaël

Pour un oui ou pour un non, on fait mourir Lazare, on acclame Jésus… pour ensuite le porter à la croix… De vraies girouettes… n’est-ce pas là le portrait d’une bien triste réalité, celle d’un vécu quotidien vide de sens, vide de la présence intérieure de celui qui donne vie, qui ouvre les yeux, et nous montre la voie? Même les apôtres mirent du temps à comprendre l’écriture: « Ne crains point, fille de Sion, voici ton roi qui vient . » Eux aussi, pris dans le tourbillon des événements ne pouvaient voir clair…

Lire la suite sur la page de Solane

« Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
Qui peut, non pas lire, mais entendre cela sans frémir.
Redoutable pour le cœur, est le règne de la tête.
Combien il lui est difficile de suivre les bondissements du cœur. Combien elle est vulnérable à la tentation de trancher.

Lire la suite sur la page de Pierrette

Après deux mille ans d’histoire, est-ce que le message de Jésus et ces miracles ont fait échos dans mon cœur? Est-ce que je nourris le désir de Le rencontrer chaque jour dans mes frères et sœurs, dans les événements de la vie et dans toute la création? Ai-je le goût de Le suivre dans son enseignement de l’Amour du prochain? Ai-je ce brûlant désir de me joindre à tous ceux et celles qui croient en l’avènement de l’Amour?

Lire la suite sur la page de Karine

Seigneur Dieu, nous sommes tout petits, minuscules poussières devant ton Amour incommensurable, devant ta toute Puissance et ton infinie Prodigalité. Peux me dire comment, par quel tour de triste magie, tes tout petits enfants sont devenus si résistants et imperméables à ta Grâce? Comment se fait-il qu’étant si vulnérables dans notre chair éphémère et corruptible, nous soyons aussi durs et fermés d’esprit? Comment se fait-il que même lorsque tu prends corps et chemines à nos côtés, nous persistions à ne voir en toi que ce que nous connaissons de nous-mêmes?

Lire la suite sur la page de Nénuphar

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