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« Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 6, 1-6

    En ce temps-là,
Jésus se rendit dans son lieu d’origine,
et ses disciples le suivirent.
Le jour du sabbat,
il se mit à enseigner dans la synagogue.
De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :
« D’où cela lui vient-il ?
Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,
et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,
et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?
Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »
Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;
il guérit seulement quelques malades
en leur imposant les mains.
Et il s’étonna de leur manque de foi.
Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

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Jésus se rendit dans son lieu d’origine et ses disciples le suivirent.
Devant ses paroles et ses gestes, les gens s’étonnent.  

Et nous?

Le temps des vacances nous ramènera peut-être  dans notre pays et notre lieu d’origine.  Nous y reverrons le fils de… le frère de… la sœur de…
Saurons-nous porter une écoute attentive pour nous émerveiller de leur sagesse et de ce qu’ils accomplissent par leur main?

C’est Dieu qui, en eux, se révèle  comme il s’est révélé en l’humanité de Jésus, l’un des nôtres.

Alors la rencontre de la parenté sera le lieu de la rencontre de Dieu, lieu où se vit notre foi.

Fernande

maisons

Je suis ce pays qui n’a pas reconnu Celui qui est né au cœur de ses propres terres et villages. Je suis cette maison qui n’a pas su discerner le Messager au-delà des apparences de l’un des leurs. Je suis ce peuple qui n’a pas embrassé le prophète issu de son sein, qui l’a jugé, l’a méprisé et l’a porté en croix. Tout cela parce que je suis de cette humanité qui se repose sur un savoir acquis par la pensée humaine, plutôt que de demeurer tranquillement à l’écoute du souffle dont nul ne sait d’où il vient ni où il va.

Nénuphar, au nom du pays du prophète

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« Un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle.

C’est comme si… Jésus ne peut accomplir des miracles sans notre foi, sans notre adhésion et notre confiance… et peu importe le canal que Dieu choisit pour agir surnaturellement…

Et il s’étonna de leur manque de foi.

C’est comme si… Jésus peut seulement guérir par des moyens naturels – dont fait alors partie la force qui émerge de ses mains – lorsque notre esprit ferme la porte au regard de l’enfant qui reconnait au-delà des apparences…

…il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.

C’est comme si… Jésus peut seulement enseigner en périphérie… lorsque notre cœur s’est refermé sur lui-même…

Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

C’est comme si… Et pourtant Jésus peut tout… mais il ne veut pas tout…

Il ne veut pas nous ignorer, nous laisser pour compte…

Il ne veut pas accomplir son œuvre de rédemption sans nous, sans que nous soyons nous-même pleinement à l’œuvre en son œuvre, libre et conscient…

Il ne veut pas nous forcer, pas même au nom d’un plus grand bien… car il n’y a pas d’amour sans liberté.

Michaël

groupe

Jésus enseignait dans la synagogue entouré de gens de son village, des gens qui le connaissent et qui connaissent bien sa famille. Ils se demandaient avec étonnement : « Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? » Ils étaient choqués à son sujet nous dit l’évangile. C’est pourquoi Jésus leur a dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » À cause de leur manque de foi, Jésus ne pouvait  accomplir aucun miracle mais guérissait les malades par l’imposition des mains.

Cet évangile nous ramène à la Foi. Les gens de son village n’ont pas cru en Lui parce qu’ils ont vu Jésus grandir sous leurs yeux et ont du mal à croire en ses  Paroles. Ils se demandaient : « D’où lui vient cette sagesse? »  Combien de gens qui, comme Jésus, sont méprisés dans leur pays, par la parenté, leur communauté et qui font des « miracles » quand ils vont ailleurs. Si Jésus n’a pas fait de miracles au milieu des siens c’est parce qu’ils n’ont pas cru en lui. Ils n’avaient pas la foi en lui. Ils ne l’ont pas accueilli et reconnu comme un envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Leurs cœurs étaient fermés à sa Parole parce qu’Il n’est pas allé à l’école des grands prêtres. Il nous arrive peut-être d’avoir une attitude de fermeture à l’endroit des gens simples qui ont un parcours atypique et qui ne peuvent pas jouer dans la cour des grands experts ou des gens qu’on connaît bien et qui après être nés de nouveau sous l’emprise de l’Esprit-Saint ont du mal à être accueillis, reconnus justement parce qu’ils ont un langage nouveau, une sagesse qui nous laisse perplexe. Pour qu’un miracle se produise, Jésus a besoin de nous. Il faut qu’on s’engage totalement dans le processus de foi par notre accueil, notre ouverture pour qu’Il puisse nous transformer. Jésus a besoin de la communauté pour qu’il puisse accomplir un miracle. La foi est individuelle et collective. Nous avons peut-être fait l’expérience avec des gens qui nous permettent de donner le meilleur de nous-même, tandis qu’avec d’autres nous sommes comme atrophiés, handicapés parce que notre talent n’est pas reconnu ou tout simplement parce que les gens n’ont pas confiance dans ce qu’on peut apporter de bon dans le groupe ou dans la communauté. Aujourd’hui, l’évangile nous invite à avoir un regard de foi en la personne de Jésus que nous voyons dans les autres. Prenons le temps de nous regarder les uns les autres et posons-nous cette question : « Est-ce que je suis tout accueil à l’autre, mon voisin, mon prochain? » Il a besoin de moi pour accomplir des miracles, Il a besoin d’une communauté de foi pour l’aider à grandir, à donner le meilleur de lui-même.

Seigneur Jésus, nous sommes aveuglés
Par nos croyances et nos schèmes de pensées erronés.
Pardonne-nous notre fermeture de cœur et d’esprit.
Fais tomber le voile de nos yeux et transforme-nous à ton image.

Seigneur Jésus, nous méprisons nos frères et sœurs
Par nos différences, notre savoir, notre avoir et notre pouvoir.
Pardonne-nous notre manque de foi à leur égard.
Aide-nous à t’accueillir dans les autres et rassemble-nous dans ton amour.

Karine



Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »

Cette déclaration est faite par Jésus. Il est donc bon de nous y arrêter. Même si nous l’avons entendue mille fois, ou justement parce que nous l’avons tant entendue comme un proverbe ouvert à l’exception, l’avons-nous réellement écoutée pour en observer les conséquences ?
En observant l’illustration qui nous est offerte pour le passage de l’évangile de ce dernier dimanche, j’ai vu et me suis vue parmi les personnages (et même en chacun d’eux)
rassemblés, au loin de Jésus, autour de la question : « D’où cela lui vient-il »?  N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?

deux

                                                  
Ils cherchent à se faire une « opinion » commune à partir de laquelle ils pourraient agir et, bien sûr, cela ne se peut. Tout reste en suspend, les méfiants se méfient, les savants demeurent savants, les attirés n’osent pas le dire, les plus proches continuent à raconter comment il était petit, puis plus grand, les juges cherchent la faille et ne la trouvent pas, les enfants tendent l’oreille. Tout-à-coup, peut-être, l’un d’eux demande, :  Pourquoi nous dit-il : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays,sa parenté et sa maison.»? N’est-ce pas pour nous montrer notre propre comportement ? En ce cas, n’est-il pas réellement un prophète? et voilà le retour aux opinions………….

enfantLequel de tous, lassé de douter, décidera de s’approcher, d’entrer en relation, de questionner, de connaître cette personne plutôt que de chercher d’abord à « savoir » si sa parole est Vérité ?
Loué soit celui qui nous a transmis ce récit. Qui ne résisterait pas à admettre que son voisin et ami d’enfance prenne la Parole comme Jésus l’a prise ? Qui s’approche sans tarder lorsque se présente l' »Imprévu » ?

Pierrette

« Talitha koum » (Mc 5, 21-43)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 5, 21-43

En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
– elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –
… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,
le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

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Dimanche dernier, Jésus disait: « Passons sur l’autre rive. »
Ce dimanche, il regagne en barque l’autre rive.

Quelles sont ces rives devant lesquelles je me retrouve?
Celles que ma réalité m’invite à franchir?

Pourquoi?
Pour entendre une parole de vie.
Accueillir un geste qui relève.
Et  la barque?  Quelle est celle qui m’y conduira?

Fernande

…           

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.

Comme j’aimerais avoir la foi de cette femme ! Et dire comme elle: « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »

Car même si au plus profond de mon être, je sais que mon Dieu peut tout, que rien ne Lui est impossible, reste que toujours, ce doute m’habite. Comme un brouillard qui fait écran, et alourdit tout mon être, le gardant plongé dans une torpeur, dans ses souffrances. Et me fait oublier Sa présence. Et tout ce qui, en moi, a si soif de légèreté, de communion, de don (même au cœur et avec mes souffrances)… et de guérison!

Donne-moi, Seigneur, donne-nous cette foi ! Donne-nous d’oser croire que c’est en touchant le vêtement de son prochain, spécialement de celui qui nous irrite, qui est si différent de nous et de qui on a juste envie de s’éloigner, que c’est en s’offrant à lui que l’on touchera Ton vêtement.

Et que c’est à cet instant que l’hémorragie s’arrêtera, et que nous ressentirons dans nos corps la guérison.

Et ainsi, il sera possible d’entendre :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Solane

« Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » Si je pouvais aussi toucher, frôler ses vêtements je serais aussi guérie… Comment j’aimerais qu’il soit là pour avoir l’espoir de guérir, pour libérer mon corps de ce qui l’opprime, pour libérer la tête de toutes ses conversations ridicules qui n’ont jamais eu lieu que là, dans la tête. Je sais que la prière est magique, mais peut-être je ne prie pas de la bonne manière car toute une vie malade fini par tuer la magie. Mon Dieu, dit un seul mot et je serais guérie.

Rosa

 » ELLE DORT « , merci Seigneur de ton indulgence à mon égard. Tu me considères comme étant encore capable de poursuivre mon chemin en ta présence. Tu m’as émerveillé par ta compassion à l’égard de tous ces malheureux qui se sont tournés vers Toi pour apaiser leurs détresses.

main-1Oui  je dors sur ma nouvelle façon de faire face à la vie, il y certaines attitudes difficiles à mettre de coté, perdre les quelques  petits projets qui me tenaient à cœur, pas de grands chefs-d’œuvre, mais de quoi nourrir le temps et mon âme par ricochet. Je remarque que la dame qui T’as touché était très confiante et sereine, mais elle n’a pas dormi sur sa condition elle s’est rendue vers Toi, a posé le geste de foi , et le résultat est convainquant pour moi, Jésus…  tu l’as guéri.  Dans ce récit du livre de la Parole, cette semaine Jésus m’invite fortement à lui faire confiance par la révélation de ces guérisons, la mort et  la vie se sont confrontées autant chez la petite fille que chez la femme. Seigneur Jésus, tiens mon cœur en éveil à toutes ces petites joies que le vie me présente…

Mariette

J’ai toujours été frappé par l’union de ces deux histoires, dont l’une est intercalée dans l’autre, en me disant que ce n’est pas pour rien… puis par le fait que la femme avait des pertes de sang depuis 12 ans, et au moment de sa guérison, on vient annoncer que la fille de Jaïre vient de mourir… et elle a 12 ans. Sans prétendre en trouver le sens profond, s’il y en a un, cette association résonne en moi comme un passage d’un cycle naturel à une vie que l’on pourrait appeler de surnaturelle, transcendant la nature tout en l’intégrant.

C’est comme si l’enfant est liée à la perte de sang, née au début de l’hémorragie et morte lorsqu’elle cesse. Lorsque la femme est guérie, non pas naturellement mais surnaturellement, en se reliant à Jésus qui est la Vie, la Voie et la Vérité, l’enfant malade –  ce qui est lié au cycle naturel  –  meurt… ou plutôt « dort » comme l’affirme Jésus, afin de pouvoir être réveillée à la vraie Vie.

fille-jaireIl saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« 
Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »

Et ce n’est pas juste l’âme qui est rappelée à la vie, puisqu’il est précisé que Jésus demande qu’on lui donne à manger, confirmant ainsi que le corps est vivant, comme lors de sa propre résurrection et qu’il mange devant ses disciples pour confirmer la vie du corps.

C’est comme si pour guérir – corps, âme et esprit – en cette vie même, pour cesser l’hémorragie de notre humanité malade, il nous faut nous abandonner en Lui, par Lui, et  avec Lui.

Michaël

visage-jesusVoici un évangile qui est vraiment très riche. Le fait que la femme avait des hémorragies depuis 12 ans et que la jeune fille avait 12 ans ont certainement un sens symbolique qui m’échappe pour l’instant, à part certainement le fait que le 12 représente la fin d’un cycle, tel le cycle annuel ou les 12 mois de l’année, on parle de 12 apôtres, les 12 tribus d’Israel et plus. Mais mis à part cette dimension symbolique des nombres qui est certainement très parlante, je suis touchée par cet évangile d’une manière plus directe. Je me souviens du sentiment d’être une enfant et d’écouter ces évangiles ou histoires à l’église et de sentir une forme d’émerveillement devant tant de beauté, bonté ou magnanimité de la part de Jésus. Il est la bonté même, l’Amour même puisque la femme malade n’a eu qu’à toucher sa robe pour être guérie. Toucher à l’Amour divin ce n’est pas peu de choses. Je m’imagine en rêvant de toucher à Sa robe. Il lui dit que sa foi l’a sauvé. Quelle foi de la part de cette femme et quel Amour nous est offert. Ceci était vrai alors, ceci ne peut qu’être vrai maintenant. Je suis émerveillée par la force et la promesse de guérison de Son amour. Il nous dit que par la confiance absolue en son amour, nous sommes sauvés….guéris des maux qui affectent profondément l’humanité tels l’endormissement, la bêtise, la tiédeur, l’orgueil et j’en passe. Tout de suite je veux retirer de mon cœur les épines ou les armures qui empêchent, rendent péché ce manque de confiance absolue. Aussi, je suis touchée directement par le fait que même l’enfant qui n’est plus en vie, l’enfant pour qui il ne semble plus avoir d’espoir, la part de nous qui semble s’être endormie à jamais, et bien, demandons Lui de la soigner. Il court pour répondre à l’appel des parents qui pleurent. Jésus nous aime au-delà même de nos capacités à l’Aimer Lui, à Lui demander son aide. L’Amour de Dieu est vraiment si grand qu’il vient nous chercher même jusque dans la mort. Il peut tout, Il veut tout pour nous, vraiment tout. Et mon cœur d’enfant reste à jamais émerveillé devant cette certitude.

Mariette-Renée

À vrai dire, je n’étais plus de ce monde. Il me semble que j’étais en chemin vers un ailleurs quand je sentis une main aimante m’inviter tendrement à retourner d’où je venais. Il se passa quelque chose que je ne saurais décrire. C’est comme si une maison morte, désaffectée, vide  et abandonnée reprenait subitement vie. J’entendis une voix dire « Talitha koum », j’ouvris les yeux et je vis celui qui me prenait la main et m’invitait à me lever.

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Dès cet instant je sus définitivement et une fois pour toute que j’étais aimée, profondément aimée, comme jamais je n’aurais pu me l’imaginer.

Nénuphar, pour la jeune fille de 12 ans

….

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Dans cet évangile, Marc nous rapporte deux miracles de Jésus. Nous pouvons constater que la démarche de guérison ne vient pas de Jésus cette fois-ci mais bien des personnes concernées par la maladie. Jaïre prend l’initiative d’aller vers Jésus craignant de perdre sa fille malade et la femme en perte de sang prend elle aussi l’initiative de se faufiler à travers une grande foule pour toucher au moins le vêtement de Jésus pour trouver la guérison.  Une démarche de foi qui porte fruit dans les deux cas. Dans sa démarche de foi, Jaïre demande à Jésus d’imposer ses mains sur sa fille pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. Mais voilà que le drame survient, sa fille décède avant que Jésus la touche. C’est le désespoir chez les gens qui viennent annoncer la nouvelle à Jaïre, il n’y a plus rien à faire. Jésus redonne confiance à Jaïre en lui disant : « Ne crains pas, crois seulement. » Comme Jésus ne donnait pas un spectacle de magie pour montrer son pouvoir de guérison et son pouvoir de ressusciter les morts, il demande à tout le monde de sortir de la maison. Oui, tout le monde dehors parce que la vibration négative des gens était trop forte pour ébranler la foi des parents. Jésus a voulu rencontrer dans l’intimité la fille de Jaïre en présence de ses parents et de ses disciples Pierre, Jacques et Jean pour une parfaite communion de foi. Dans le processus de guérison, la foi est aussi communautaire. Le miracle s’opère parce que la famille, la communauté garde la foi et demande à Jésus de venir au secours  de la personne. La personne a besoin de s’entourer de gens de foi pour l’aider dans son processus de guérison sinon sa vibration énergétique s’affaiblit par les personnes ombragées qui ne laissent pas passer la lumière de Jésus dans leurs paroles et dans leurs actes. Aujourd’hui, au nom de Jésus, nous pouvons nous aussi imposer nos mains sur les malades pour leur guérison. Jésus a donné tout pouvoir à ses disciples de faire des miracles eux aussi. Avons-nous la foi en l’imposition des mains? Jésus, verbe incarné, a toujours fait des miracles par sa Parole. Sa Parole est agissante dans nos vies. Il dit à la jeune fille : «  Talitha koum » et la fille s’est réveillée. Demandons à Jésus de mettre sa Parole sur nos lèvres pour que nous aussi nous puissions en communion avec le Christ réveiller, libérer les autres par nos paroles et nos actes.

Quant à la femme en perte de sang, sa démarche de foi a aussi porté fruit parce qu’elle a cru en Jésus. Elle a cru dans la bonté qu’elle voyait en Jésus, dans la lumière qui émanait de Lui, dans la sainteté qui imprégnait même son vêtement si bien qu’elle a voulu toucher au moins son vêtement pour être guéri. Effectivement, quand elle a pu toucher le vêtement de Jésus, elle était guérie de son mal parce qu’une force était sortie de Jésus pour toucher cette femme dans toutes les fibres de son corps. Tout de suite Jésus a voulu rencontrer la personne qui l’a touché. Jésus ne voulait pas laisser cette femme dans la honte. Il ne pouvait laisser son geste inaperçu mais voulait la mettre dans la lumière aux yeux de tous. Il voulait rencontrer cette femme de foi qui l’a touché. Il voulait rencontrer son regard pour lui donner confiance en elle et la réhabiliter dans la société, lui redonner sa dignité. Quand Jésus eut parlé à la femme, il lui dit avec amour : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guéri de ton mal. » Frères et sœurs dans le Christ, n’ayons pas peur d’aller vers Jésus, de toucher sa croix. Il dit à chacun, chacune de nous : «  Ne crains pas. Crois seulement. » Faisons-nous tout petit à ses pieds et écoutons sa voix qui nous dit à nouveau : «  Ma fille, mon fils, debout, réveille-toi, lève-toi. Je suis avec toi tous les jours. Tu as du prix à mes yeux et je t’aime.  »

Merci Jésus pour ta présence dans ma  vie.
Prends mes mains dans tes mains
pour qu’elles deviennent  des  mains  qui apportent
guérison et paix dans le cœur de mes frères et sœurs.

Seigneur Jésus, merci de venir chez moi
Pour me guérir de mon mal.
Puisse ton regard d’amour pénétrer le mien
Afin que je puisse regarder les autres comme toi.

Seigneur Jésus, merci pour ton Esprit de guérison.
Revêt-moi de ton esprit de compassion afin que
Je puisse Te rencontrer dans mes frères et sœurs et
M’élever avec eux en esprit de vérité et de bonté.

Karine

« Silence, tais-toi ! » (Mc 4, 35-41)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre  4, 35-41

Toute la journée,
Jésus avait parlé à la foule.
Le soir venu, Jésus dit à ses disciples :
« Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était,
dans la barque,
et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête.
Les vagues se jetaient sur la barque,
si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière.
Les disciples le réveillent et lui disent :
« Maître, nous sommes perdus ;
cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer :
« Silence, tais-toi ! »
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte,
ils se disaient entre eux :
« Qui est-il donc, celui-ci,
pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Pourquoi êtes- vous si craintifs, n’avez-vous pas la foi?  Seigneur, nous manquons vraiment de foi, nous sommes si pleins de crainte, aide-nous.

Sylvie

Passons sur l’autre rive, sans crainte.
Telles sont nos vies.  Des passages.
De nos façons de penser, de voir, de faire.

De nos certitudes, de nos acquisitions.
Du dehors au dedans.

Passons sur l’autre rive ne sachant pas ce qui nous attend
sauf la certitude qu’il faut passer.
Et un jour, sur l’autre rive,
mes yeux verront le Christ,
Celui que j’ai cherché dans le soir et sur les vagues du temps.

Fernande

Jésus encore nous invite :
« Passons sur l’autre rive. »

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Pour cela, quitter la cohue, se retrouver avec Jésus dans la nuit alors que « survient une violente tempête » et nous, bousculés de toutes parts… Lui « dort sur le coussin à l’arrière »…

Ça brasse vraiment dans le bateau/monde. Et puis? Lui parler, garder le contact: « nous sommes perdus; cela ne te fait rien ? »

Lui, réveillé, menaçant le vent, dira à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tombe, voilà un grand calme. Puis Jésus de me/nous dire :

« Pourquoi être si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Jésus dans la foi, Présence Absolue, immédiate: « même le vent et la mer lui obéissent  »

Jésus, Présence Réelle dans la foi, donne-nous de nous recentrer sans cesse en Toi, de quitter la cohue des inquiétudes pour trouver en Toi ce « grand calme » créateur, source de notre juste place parmi les tiens!

Marie-Hélène

Je suis le vent qui rugit.
Je suis la mer qui se déchaîne.

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Nous sommes les éléments de la nature indomptables, incontrôlables pour l’homme.
Mais quand le Fils de l’homme se dresse entre ciel et terre sur la barque, il nous rend dociles au moyen d’une seule parole.

Par quel miracle ce Jésus parvient-il à nous soumettre, nous les indociles?

Parce qu’il est lui-même soumis à son Père, le Créateur de toute vie.

Nénuphar

… 

jesus« Silence, tais-toi. »   C’est ce que je voudrais entendre dire de Toi, Seigneur. Viens calmer toutes les peurs qui me jettent hors du navire par des vagues énormes. Je me sens secouée en tous sens, je perds ma direction, ordonne-leur le silence, ça fait mal dans tout mon être.

Oui, je me reconnais dans ces quelques mots « femme de peu de foi ». C’est Toi qui peux tout, pas moi. Ce n’est sûrement pas ce que tu attends de moi, vivre dans un tourbillon d’illusions, mais accorde-moi la grâce de Te reconnaitre dans cette barque où Tu dors en attendant que je te réveille. « Il se fit un grand calme.» La moitié de l’année est derrière moi, plusieurs vagues m’ont poussée à me dépasser, à risquer.

Seigneur je te rends grâce de surveiller ma barque à présent que je t’ai réveillé.

Mariette

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ? »

Question cruciale pour mesurer ma foi véritable. Ma confiance en Dieu est inconditionnelle et entière ou elle n’est pas. Je ne peux pas avoir confiance à moitié, ni même à 99%, car s’il y a une petite faille dans la confiance que je Lui donne, la foi ne peut être agissante. S’il y a un tout petit manque d’adhésion, un petit doute ou une petite résistance, c’est comme vouloir de tout mon cœur donner la main… mais ne pas le faire à cause d’un petit 1% d’hésitation. Le 1% est alors plus fort que le 99% parce que le résultat est que je ne donne pas la main. Que ce soit une grosse chaine ou un fil de soie qui me retient, le résultat est le même.

Seigneur, je crois… mais viens au secours de mon manque de foi, je t’en prie! Je ne peux rien sans toi.

Michaël

C’est dans la joie et la confiance que nous nous embarquons « avec Jésus » pour atteindre l’autre rive. Nous ne voulons plus quitter cet homme qui nous parle de son Père, qui nous décrit son royaume, qui nous prie de faire nôtre ce royaume, avec lui, en lui. Nourris par sa Parole, toute autre nourriture nous laisse affamés.

barqueToutefois, tant qu’Il est parmi nous, qu’il mange avec nous, qu’il dort à nos côtés, nous demeurons enfantins. Que survienne, tandis que Jésus dort à l’arrière, le déchainement des éléments, le cri et la plainte du vent, le soulèvement agressif des vagues de la mer, aussitôt l’effroi nous brise, nos corps tremblent, nous sommes perdus dans un océan de ténébreuses images d’à venir qui oblitèrent notre foi naissante tant que, sous le bruit de notre imploration, le Fils ne sort pas de son paisible sommeil et ne prononce pas, devant la mer et pour toute agitation, sa parole pacifiante : « Silence, tais-toi ! » et son interrogation étonnée : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Il faudra la Crucifixion, la Résurrection et la Pentecôte avant que la foi et l’amour du Fils nous soient intimement offerts et que nous puissions témoigner, de génération en génération, de la Vérité qui ne tombe pas sous le sens commun.

« Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Pierrette


vagues-5Flots agités, reflets des préoccupations qui me prennent d’assaut lorsque je veux me mettre en prière, vous êtes si révélateurs de la place que je prends, au lieu de me centrer sur Celui qui est le maître à bord.

Ce même jour où nous lisons ce récit de Marc, saint Paul dit que le « Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour tous ».

Comme les disciples qui n’avaient pas encore compris quel maître les avait appelés, je suis retenue captive de mon enclos intérieur. Je tremble en pensant à ce que je pourrais perdre alors que je suis aux côtés de Celui à qui le Père a tout confié. Je ne le vois pas parce que je suis prise dans mon petit monde qui manque d’ouverture, en proie aux ombres menaçantes de la mort. Comme les disciples, je crie : aie pitié de moi qui suis en danger de périr!

Collectivement, nous sommes captifs des craintes qui naissent de nos appétits indomptés, qui créent tant d’inégalités et de remous sur la surface de la terre et tant d’agitation sur les mers. Si nous voulons que personne ne soit rejeté à la mer par manque de compassion – comme cela arrive à tant de migrants –  il nous faut ensemble tourner nos regards vers le Christ ami des humains, qui nous a laissé son Esprit et révélé à quel point le Père veut le salut de toutes et tous.

Christ, apprends-nous en te regardant comment apaiser les flots agités de nos passions, pour que la traversée d’une rive à l’autre soit un chemin de vie et non de mort.

Gisèle

….

vagues-1Fatigué après avoir parlé à la foule toute la journée, Jésus dit à ses disciples le soir venu : « Passons sur l’autre rive. »  Au lieu de trouver repos dans leur barque, voilà qu’une nouvelle réalité leur fait face. La mer commence à s’agiter, la barque se remplit d’eau, une tempête violente vient ébranler la foi des disciples pendant que Jésus était assoupi. Ayant pris peur, les disciples réveillent Jésus en lui disant : « Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien? » Dans leur désarroi, Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi? » Avec son calme habituel, Jésus parla au vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi! » Jésus parle avec autorité. Une autorité qui apaise, qui libère de la peur et de la crainte. Surpris de voir que même le vent et  la mer lui obéissent, les disciples se demandaient entre eux mais « qui est-il donc celui-ci? »

En faisant la relecture de notre histoire de vie, nous pouvons marquer le temps où Jésus nous a demandé de passer sur l’autre rive. En faisant le grand saut dans le vide, la tempête nous fait peur et ébranle notre foi. Comme Jésus est bien présent dans nos vies, nous allons à Lui en disant comme les premiers disciples : « Seigneur, nous sommes perdus; cela ne te fait rien? » C’est dans ce cœur à cœur avec Jésus où nous lui avouons notre peur, nos incertitudes, nos doutes et notre découragement que Jésus se fait le plus proche de nous pour nous rassurer en nous disant : « Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi? »

La Foi, oui, la foi, comme cette petite graine de moutarde qui nous fait soulever les montagnes de nos vies. Quand nous laissons Jésus prendre toute la place dans notre vie et nous lui faisons confiance, son Esprit vient toujours paver le chemin.  Dans un moment de grâce, Il vient nous apaiser même au milieu de la tempête. Il nous donne sa Parole qui nous libère de la peur et de la crainte. Si nous demeurons dans son amour et sa paix, nous voyons comme par enchantement qu’Il nous donne une force spirituelle, une grâce spéciale, pour lâcher prise sur nos situations chaotiques.

Sa Parole vient nous transformer de l’intérieur et changer notre perception de la réalité. D’un regard tout neuf, nous voyons que la tempête nous a apporté son lot de malheur et de bénédictions que nous embrassons à cœur joie. Surpris par notre attitude de paix intérieure, nous avons comme une certitude que Jésus était bien présent au milieu de nous. Il nous donne une assurance qu’Il sera toujours là dans les bons et les mauvais moments de notre vie. Il renouvelle notre foi en nous donnant une nouvelle espérance, une confiance dans l’avenir. Dans un éclat de joie et dans un élan d’amour nous nous demandons : « qui est-il donc ce Jésus qui a le pouvoir de transformer notre vie en une danse agréable à ses yeux? Oh, qu’il est bon notre Seigneur Jésus-Christ! En goûtant sa bonté dans nos vies  nous dansons de joie  en témoignant de ses merveilles.

Quand le vent souffle fort dans nos vies, Seigneur,
Nous crions vers Toi en toute humilité et tu viens à notre secours.
Merci, Seigneur, pour ta présence rassurante.

Quand nous faisons face au raz-de-marée, Seigneur,
Tu nous dis : « Soyez sans crainte. »
Merci, Seigneur, de nous porter dans tes bras avec amour.

Quand nous sommes ébranlés par la peur, Seigneur,
Tu nous ramènes à notre être intérieur où tu fais ta demeure.
Merci, Seigneur, de rallumer en nous la flamme de la foi.

Karine

Commentaire des illustrateurs

vagues-7Dans ce dessin, nous avons voulu illustrer la mer en furie soulevée par des vagues révoltées, enroulées et repliées sur elles-mêmes, à l’image de notre agitation mentale lorsque les pensées tourbillonnent dans leur propres obsessions. Sous l’ordre impératif de Jésus, les vagues se calment et accueillent la lumière pacifiante venant du ciel.

 

« Elle est la plus petite de toutes les semences » (Mc 4, 26-34)

mc_4_26-34-graine-de-moutarde

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre  4, 26-34

En ce temps-là,
parlant à la foule, Jésus disait :
« Il en est du règne de Dieu
comme d’un homme qui jette en terre la semence :
nuit et jour,
qu’il dorme ou qu’il se lève,
la semence germe et grandit,
il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,
puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr,
il y met la faucille,
puisque le temps de la moisson est arrivé. »

Il disait encore :
« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?
Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde :
quand on la sème en terre,
elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée,
elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;
et elle étend de longues branches,
si bien que les oiseaux du ciel
peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables,
Jésus leur annonçait la Parole,
dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
Il ne leur disait rien sans parabole,
mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

______

COMMENTAIRESmain-oiseau-arbre

La plus petite de toute les semences quand elle est semée, la plus petite de nos préoccupations au début, mais quand on l’a semée, et qu’elle grandit, elle dépasse même nos soucis légitimes, jusqu’à nous apporter abris et secours pour nos âmes.

Sylvie

oiseau-arbre-5 « Le règne de Dieu ? la plus petite de toutes les semences…. Qui grandit, qui étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

Jusqu’où suis-je éveillée au « règne de Dieu », nichée à son ombre?

Marie-Hélène

oiseau-arbre-2Le règne de Dieu: une semence qui germe et grandit.  On ne sait comment. Une mystérieuse réalité, discrète, silencieuse, enfouie au plus intime de chaque cœur humain, et dont le fruit est l’amour.  Amour  avec Dieu et avec l’humanité.  Et le projet de Dieu s’accomplit: la communion.
Je suis venu pour rassembler dans l’unité une communion de vie.

Fernande

….

« LE RÈGNE DE DIEU EST COMME UNE GRAINE DE MOUTARDE »  à qui veut bien tracer le sillon pour la recueillir.

oiseau-arbre-1Seigneur, j’ai le pressentiment que je suis  la terre que Tu recherches pour semer l’amour, la paix, la réconciliation, la compréhension, le pardon, le souci de l’autre, pour grandir de la même dimension que l’aurait fait la moutarde.

Tu sais, ça fait plus d’une fois qu’on me bouleverse avec la charrue des épreuves autant physiques qu’émotionnelles.

Peu importe le grain semé et son allure; quand il grandit, il est celui qui a été choisi pour faire partie de la récolte de Dieu dès aujourd’hui et je sais que j’ai besoin de ce grain  pour évoluer dans ce que je suis et ça, sans comparaison. J’ai à l’occasion été chercher dans ma communauté les fertilisants propices pour le rendre à son maximum et recueillir enfin la récolte tant attendue et pouvoir dire « le vieux pressoir est presque plein », Seigneur.

Mariette 

…..

Je suis minuscule, la plus petite des semences.

main-jesus-semence-moutarde
Si personne ne m’accueille, si personne ne me met en terre, je reste toute petite, n’ayant rien d’autre à offrir que ma petitesse.

Mais si quelqu’un me plante avec amour dans son propre jardin, alors je donne ce que jamais mes apparences d’insignifiante petitesse ne pouvaient laisser deviner. De ma minuscule semence s’élancent de longues branches qui vont jusque dans le ciel et les oiseaux y font leur nid!

Nénuphar

……

oiseau-arbre-6Comment ne pas endosser l’habit du rêveur ébloui lorsque Jésus nous parle de l’aventure de ces graines minuscules. Élargissant le récit, nous les voyons, offertes par le Ciel à la Terre, par brassées de tous les genres, descendre en riant vers les bras maternels. Douées de la confiance enfantine, elles se nichent, s’enracinent et se mettent à l’écoute : Quel est ce duo de la joie chanté : « Les enfants, dressez-vous maintenant, déployez, tissez entre Ciel et Terre les splendeurs attendues, laissez le vent jouer dans vos feuillages, entendez ce que vous n’avez pas encore entendu. »

Sorti de sa rêverie, le rêveur ébloui demande : « Y a-t-il là comme un écho du règne de Dieu ? » Il répond : oui tranquillement car ce qui est à corriger, sa Mère le lui dira, avec sa paisible rigueur.

Pierrette

….

oiseau-arbre-3

Par de nombreuses paraboles semblables,
Jésus leur annonçait la Parole,

J’ai l’impression que les paraboles nous forcent à comprendre la Parole avec la vraie intelligence, celle du cœur, celle qui est ouverte à tous et n’a donc rien à voir avec l’âge ou un quotient intellectuel donné…

dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.

…dans la mesure, donc, de l’ouverture de notre cœur, seul capable d’entendre véritablement la Parole… et de la mettre en pratique en se retournant dans le Seigneur.

Il ne leur disait rien sans parabole,
mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

Lorsque détournés de nous-mêmes, donnés corps et âme au Seigneur, je crois bien que maintenant encore, Jésus nous explique tout en particulier, intimement en cœur à cœur… comme à ses disciples.

Michaël  

Comme une graine de moutarde

oiseau-arbre-4Infime semence jetée en terre par une main généreuse, tu sommeilles et te laisses transformer, absorbant rayons de lumière, eaux de pluie, vents et tempêtes. Tu grandis doucement, imperceptiblement sous l’œil attentif du jardinier qui attend, espère, croit. Tu te nourris des sucs de la terre où on t’a jetée : à flanc de montagne, au bord d’un puits, exposée aux bruits des autoroutes ou des canons, ou dans une bonne terre bien irriguée.

À peine semée tu te mets à grandir! Jusqu’à ce que le soleil ait fini de mûrir les épis que tu portes ou les branches solides qui s’allongent et verdissent à l’infini. Mystérieux enchantement de la vie, dans le silence d’une promesse.

À la surface du monde, j’ai peine à voir ce lent travail du règne de Dieu. Par une force d’attraction que j’appelle lucidité, j’ai tendance à voir d’abord et en plus gros le mal qui domine selon toute apparence : mesquineries, rivalités, duretés, corruption, recherche de son intérêt propre qui aboutit à des conflits à petite et grande échelle, jusqu’à des combats fratricides. Le visage de l’ennemi est légion, Jésus nous en a avertis.

Le visage de l’ennemi est multiple et si discret le chant de l’amour.

Pourtant le maître de la vie est à l’œuvre, ne le vois-tu pas qui fait des choses nouvelles?

Me laisser évangéliser par la Parole c’est changer mon regard pour apercevoir les pousse vertes  du règne…. à l’intérieur, au-dedans… en train de faire émerger un monde animé du Souffle du Dieu vivant.

Marie, modèle de vie intérieure, disciple à l’écoute, apprends-moi à regarder ma vie, et le monde, comme une terre où la Parole de ton Fils sème à profusion, éveille les cœurs et engendre sans cesse un vrai désir de croissance et de communion. Façonne mon regard pour que je puisse témoigner de la vivifiante force de la graine qui tombe en terre et qui fait croître lentement le règne de Dieu.

Gisèle

….

jesus-semence-moutardeJésus compare le règne de Dieu à une graine de moutarde semée en terre. Elle est la plus petite de toutes les semences qui étonne le monde par son arbre gigantesque. L’enseignement de Jésus est fascinant parce qu’Il se réfère toujours au plus petit, au plus humble au plus pauvre pour nous faire comprendre son message. Dans ce passage d’évangile, Marc nous dit encore que Jésus compare le règne de Dieu à un homme qui jette la petite semence en terre sans trop se soucier du lendemain parce qu’il n’a aucun contrôle sur le développement de la graine enfouie dans la terre. Nuit et jour, qu’il dorme  ou qu’il se lève, la semence germe et grandit sans trop savoir comment. Et c’est de là que vient l’étonnement, l’émerveillement. Cet homme, dans sa simplicité, doit avoir un esprit d’humilité, d’abandon, de confiance, de foi en le Dieu de la Providence pour laisser germer et grandir cette petite graine tout naturellement. Il n’a aucun pouvoir sur elle pour la faire grandir. C’est la terre et son Créateur qui font tout le travail pour qu’elle devienne un arbre. Cet homme fait confiance en la divine providence et s’émerveille de jour en jour de voir cette petite graine grandir pour dépasser toutes les plantes potagères.

Il en est de même pour nous chrétiens avec Dieu, notre Père. Un Père miséricordieux et plein d’amour pour tous ses enfants.  Il a envoyé son fils Jésus dans le monde pour nous faire comprendre que nous sommes les héritiers du royaume.  Jésus, Lui, le Verbe incarné, l’Amour qui prend chair se fait tout proche, tout petit au milieu de nous. Il vient tout en douceur déposer en nos cœurs sa semence d’amour. Il enfouit dans nos cœurs une petite graine d’amour qui vient embraser tous ceux et celles qui se font proches de son cœur.

Pour les disciples du Christ, la graine de moutarde est comme la Parole de Dieu enfouie dans nos cœurs. Si nous gardons cette Parole en nos cœurs, nous la mettons en pratique et nous demeurons dans l’Amour de Dieu nous donnerons du fruit en abondance. Laissons Dieu être Dieu dans nos vies pour que son royaume d’amour prend racine au-dedans de nous et nous fasse grandir dans l’amour. Laissons-nous guider par la grâce de Dieu et par son Esprit de vie. Ayons foi en la divine Providence et sans trop savoir comment, nous serons en mesure de donner du fruit en abondance. Elle est vivante la Parole de Dieu en nos cœurs, c’est pourquoi elle nous pousse à étendre nos branches à toutes les nations afin de rassembler dans un même Esprit d’amour et de paix les enfants de Dieu dispersés dans le monde entier. Frères et sœurs dans le Christ prions les uns pour les autres pour que le règne de Dieu  grandisse en nos cœurs  et  dans notre monde.

Ô Jésus, Fils du Dieu vivant,
Ouvre nos oreilles et notre cœur à ta Parole de Vie et
Fais-nous demeurer dans ton amour et dans ta paix.

Ô Jésus, Fils du Dieu vivant,
Réveille la conscience de tous ceux et celles
Qui doivent faire fructifier les produits de la terre.
Ne permets pas que leur désir du profit
Continue de dénaturer les produits de ta création.
Donne-leur un esprit de révérence envers notre Terre et
Aide-les à respecter la nature et l’harmonie de ta création.

Ô Jésus, Fils du Dieu vivant,
Tu es venu nous révéler le royaume de Dieu qui est Amour.
Un royaume qui se fait proche de nous en Ta personne et
Qui est au-dedans de nous.
Donne-nous la force d’aimer Dieu, notre Père, de tout notre cœur et
De t’aimer plus que tout afin que nous puissions
Aimer nos frères et sœurs comme Toi tu nous as aimés.
Renouvelle en nous ton esprit d’abandon et d’humilité
Pour que tu puisses illuminer nos chemins ténébreux.
Revêts-nous de ton humanité et de ta divinité
Afin que ton Amour miséricordieux puisse germer et grandir
En nos cœurs et dans le monde entier.

Karine

Commentaires des illustrateurs

Pour cette parabole, nous avons voulu illustrer que c’est par Jésus, entre ses mains, que la petite semence qui a été déposée en chacun de nous, germe, grandit, fleurit, et étend ses longues branches, si bien que les grâces du ciel y font leur nid.

mc_4_26-34-graine-de-moutarde

Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup 

parabole-talents-matthieu-25-14-30

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,14-30. 

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. 
A l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. 
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. 
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. 
Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître. 
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. 
Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres. –
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. ‘
Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres. –
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. ‘
Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. 
J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. ‘
Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. 
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. 
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. 
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. 
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents ! ‘

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Avant de commencer, nous vous partageons un commentaire écrit en réponse au dernier partage de témoignages (à propos du passage  Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic) :

« Mon Dieu quelle richesse, quelle authenticité: l’Esprit me rejoint, me travaille et m’apaise à travers la méditation des résonances partagées en écho à la Parole.
Il y a de ces commentaires où je ferais un « copier/coller » tant je suis rejointe, travaillée, apaisée et retournée à vivre le cœur en louange.
Merci car je veux me laisser libérer par le regard bienveillant de Jésus dans sa Passion de faire de nous des êtres libres et engagés, fortifiés par son infinie douceur pour aller de l’avant dans « l’être-avec » en toute confiance. »
Marie-Hélène

Nous sommes totalement d’accord avec vous Marie-Hélène, merci d’avoir mis des mots sur notre propre perception. Oui, quelle richesse et quelle authenticité fleurissent à l’écoute intérieure de la Parole! Celle-ci fait littéralement des miracles si on l’accueille en notre cœur, inspirés par l’Esprit. Nous en profitons pour remercier une fois de plus chaque personne qui en participant à ce partage nous éclaire de sa précieuse et unique contribution!

L’équipe

Voici les commentaires reçus cette semaine :

9-aide-nous-a-reconnaitre

« Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. »

Seigneur, tu es cet homme. Tes biens, tu nous les confie.  Or, ton bien le plus précieux,  n’est-ce pas ton immense amour pour nous?  Alors, dans le respect des capacités de chacun, tu donnes des talents pour que ton amour puisse fructifier en gestes de patience, de bonté, de service, de justice, de compassion, de tendresse, de joie.  Aide-nous à reconnaître ce que tu nous donnes et le courage de le redonner à travers la simplicité de nos gestes quotidiens.

Fernande

« TU MOISSONNE LA OU TU N’AS PAS SEMÉ, TU RAMASSES LA OU TU N’AS PAS RÉPANDU LE GRAIN  » Mais qu’elle est grande ton espérance Seigneur, à imaginer une récolte sur ma terre aride! Tu trouves le moyen de ramasser quand même le grain qui a refusé de produire, c’est comme s’il avait semblé vouloir nous laisser dans l’attente d’une future récolte. Père, tu vois bien que mes sillons sont à refaire pour que je puisse ramasser assez d’amour pour le prochain ensemencement, mais je te dis : ne désespère pas, ensemble nous engrangerons en vue d’une utilisation future. Heureux le serviteur fidèle, Dieu lui confie sa moisson  et lui dit, ENTRE dans la joie de ton maitre peu importe les talents reçus.

Mariette    

9-quel-est-mon-savoir

Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.
J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. ‘

Quel est mon savoir en face du Seigneur?
Est-ce que je l’enferme dans ce que je pense de Lui?
Ou est-ce que je lui donne la possibilité de se faire connaître à moi?

Sylvie

Je me sens comme celui qui a peur, et la réaction du maitre m’a paru dure…j’aurais préféré le pardon.

Mais si on ne sème pas à notre tour, ce qui nous est donné, ça ne peut effectivement pas se multiplier, alors, essaye-t-il de nous enseigner qu’on doit, par amour, prendre des risques?

victoria

« Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, …..j’ai eu peur! »

Combien de « Mozart » apeurés et « enfouis » autour de nous….

Et si celui qui n’avait reçu qu’un seul talent avait été rencontré dans son unicité, puis éveillé au meilleur de sa personne… Sans doute que la peur l’aurait quitté.

Au cœur du notre monde actuel, bon nombre d’éveilleurEs et de sourcierEs anonymes sont à l’œuvre.

Non pas des « passé-date » et qui pleurent sur ce qui fut « bien meilleur avant », mais plutôt des cœurs-bienveillants-dépisteurs de brebis-au-talent-unique…

La Parole nous rappelle par ailleurs que pour un seul talent éveillé, orienté et « projeté », celui-ci produit du « cent pour un »!!

Ça vous renouvelle toute une province, un pays et pourquoi pas, la face de la terre….

Marie-Hélène

9-agissons-dans-la-confiance

Dieu nous offre tout et il s’attend en échange que nous en faisions une bonne utilisation. Il ne veut pas qu’on ait peur de lui. Je crois qu’il préfère l’échec si la personne a agit de bonne foi, qu’à l’inertie causée par la peur. Agissons dans la confiance que Dieu est toujours là avec nous, tel un père, plutôt que de nous cacher dans nos peurs et d’aller nous coucher en attendant que ça passe!

Rosa

9-dire-au-seigneur

La Parole de Dieu de ce matin nous invite à utiliser le mieux possible, au bénéfice des gens autour de nous, les talents que nous avons reçus, Il ne faudrait pas arriver à la fin de notre vie et dire au Seigneur : « Voilà je te remets le cœur que tu m’as donné, je l’ai très peu utilisé afin
de ne pas faire d’erreur. La fantaisie que tu m’as confiée, je te la rends comme tu
me l’as donnée. Elle est presque neuve, elle n’a jamais servi »
. Le jugement portera
sur les fruits que nous aurons produits : «Je vous ai choisis pour que vous
produisiez du fruit et que votre fruit demeure».
Dans la vie, il nous faut avoir le courage de prendre des risques. Jésus a été très dur
pour les pharisiens qui empêchaient tout changement et qui voulaient «ériger une
clôture autour de la Loi et des traditions d’Israël» afin de les protéger.

Laurette

Un serviteur ne doit-il pas servir son maître le mieux possible, quel que soit le caractère de ce maître, ou renoncer à sa charge?
Suis-je un serviteur si je ne cherche pas à entendre mon maître si bien qu’en exécutant ses désirs nous trouvions l’un et l’autre satisfaction, joie ? Tant que la relation n’est pas une relation d’amour, de cœur à cœur, il y a place pour l’insatisfaction.

Je suis dans le cas du troisième serviteur si je demeure dans la relation du jugement et de la crainte. En disant « Mon maître est dur », (sans l’aimer tel quel), j’ouvre la porte à la peur, je suis extrait de la relation d’amour, de l’inspiration qu’il ne cesse d’offrir, de la confiance et de la capacité d’agir lorsque le maître s’absente. Ce que je n' »ai » pas, est-ce la foi, et la charité dont parle Saint -Paul ?
Ce qui me « sera enlevé », la vie ?
Les pleurs et les grincements de dent (image traînée dans mes bagages depuis l’enfance), pour le juge inique?

L’état de serviteur véritable est un état de grâce. Qu’il soit donné à ceux qui le cherchent.

Pierrette

L’attitude du maître face à ce serviteur qui avait reçu un seul talent et qui est allé l’enfouir dans la terre par peur de décevoir son maître vient nous tirer de notre sommeil. Par cette parabole, Jésus utilise la monnaie pour faire comprendre à ses disciples que nos talents et nos dons  nous sont donnés et ils ne nous appartiennent pas.  Il nous fait prendre conscience que nous avons le devoir de faire fructifier nos talents et qu’il n’y a pas d’excuse pour justifier notre paresse. Dans notre société moderne, nous assistons au phénomène du vedettariat. Nombreux sont ceux et celles qui ont du talent à revendre et qui font tout pour se retrouver sous les feux des projecteurs. Nombreux sont aussi ceux et celles qui ont  reçu un seul talent et  qui se comparent aux autres ou qui envient le talent des autres jusqu’à enterrer le leur. Certains vont jusqu’à se créer un personnage pour atteindre une reconnaissance instantanée par la négative sur les réseaux sociaux ou en posant un acte criminel.  La peur de ne pas être  reconnu, ou d’être rejeté par les commentaires des autres les entraîne dans un monde de ténèbres parce qu’ils ne  laissent pas passer leur petite  lumière intérieure. Ils ne font pas fructifier leur talent parce qu’ils sont paralysé par la peur.

Aujourd’hui encore, Jésus nous interpelle et nous demande de faire valoir nos talents.  Il nous faut les faire fructifier pour en recevoir davantage. Ce n’est pas nécessaire d’être une vedette pour faire valoir nos talents ou de les monnayer  pour entrer dans la joie de Dieu. L’essentiel, c’est de ne pas laisser mourir notre feu intérieur. Jésus nous invite à être généreux avec le talent qu’on a reçu selon notre capacité. Il n’est pas à nous puisqu’il doit être donné à cœur joie pour le bien de la communauté et de la société. Soyons généreux avec nos talents pour goûter la joie de donner et de recevoir en abondance. Tendons la main aux petits du royaume qui ont de la difficulté à laisser briller leur lumière intérieure et transmettons nos connaissances,  notre savoir-faire, nos dons à d’autres afin de demeurer dans la joie de notre Seigneur.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Merci de donner à chacun, chacune des dons selon ses capacités.
Apprends-moi  à valoriser mon talent et à le faire fructifier.
Aide-moi à célébrer l’unicité de chacun, chacune et
Ne permets pas que l’envie et la peur entrent dans mon cœur.
Ramène-moi à Toi quand la reconnaissance des pairs n’est pas au rendez-vous.

Karine

Dès la toute première fois que j’ai lu ou entendu cette parabole, je me suis identifié avec le serviteur qui enterrait l’argent de son maitre : non seulement il était clair pour moi que c’est ce que j’aurais fait… mais en plus je trouvais sa réaction parfaitement justifiée de vouloir protéger ce qui lui était confié, et ainsi être bien certain que le maitre retrouve son bien dans le même état qu’il était au moment où il l’a donné. Pas un instant il me serait venu à l’idée de faire fructifier un bien sans un ordre précis de son propriétaire.

Longtemps je restai perplexe devant cette parabole, d’autant plus que le monde des investissements financiers m’était perçu de façon plutôt péjorative.

Si par contre je me limite à « entendre » le mot « talent » de cette parabole dans le sens d’un don, d’une qualité ou aptitude à faire fructifier, je cesse de me reconnaitre en  ce serviteur « mauvais et paresseux »… ce qui ne m’empêche malheureusement pas de rester comme lui prisonnier de son impuissance à faire fructifier son talent.

Je reconnais pourtant que dans tous les domaines (même financier) « …celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. »

Je reconnais aussi que ce qui nous est donné est à donner… et ce qui est thésaurisé, enterré, retenu, devient ce qui coupe la circulation du don d’amour et donc nous exclut, nous jette en dehors… dans les ténèbres.

En ce sens, celui qui ne fait rien pour faire fructifier et transmettre le don reçu – même s’il ne fait rien de « mal »  – tombe dans le péché par omission, péché dans son sens premier de manquer la cible, d’égarement, de détournement, d’éloignement de Dieu, de non réalisation du potentiel…

Je continue cependant à trouver mystérieuse cette réponse du maître :

Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. 
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. 

Quel est ce Seigneur qui affirme moissonner là où il n’a pas semé… alors que toute semence vivante vient de ce seul et unique Seigneur?

Est-ce l’affirmation que l’être humain – par le don du Fils – contient en lui-même cette force créatrice qui attend patiemment d’être actualisée en l’Esprit Saint, mais aussi cette totale liberté de pouvoir refuser le don, refuser d’être uni au Verbe Créateur?
En ce sens, le don du Fils est offert comme une semence potentielle, et c’est à l’homme de l’actualiser…  et donc la moisson n’est pas acquise. Et si le grain-individu ne se donne librement, volontairement, pas de grains à ramasser.

Quoique le « il fallait placer mon argent à la banque » ne me parait pas particulièrement créatif… à moins que cette banque soit précisément l’Esprit Saint sans lequel rien ne peut véritablement fructifier?

Malgré tout je continue  à me sentir en âme sœur avec le serviteur « bon à rien » qui n’a pas la présence d’esprit de la fructification, non pas seulement par esprit de paresse, mais aussi et surtout par esprit craintif :

« J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. »

Au lieu du grain qui meurt dans la terre pour donner du bon grain en quantité, c’est le talent qui est enfoui dans la terre de ce qui refuse de se donner, car l’esprit craintif est un esprit replié sur lui-même, malade… coupé de l’Amour Vivant.

Ô Seigneur, toi qui n’es pas venu pour les bien-portants… mais pour les malades et les pécheurs, j’en appelle à ta miséricorde pour tous les timorés et autres repliés de ce monde. Je t’en prie, envoie Ton Esprit Saint!

Amen

Michaël

Il y a des paroles dans les Évangiles qui peuvent sembler tellement dures, en regard de tout l’amour, la tendresse, la miséricorde et le pardon dont d’autres passages témoignent.

C’est là que, en tant qu’enfants de Dieu, notre foi est mise à l’épreuve. Nous savons que Dieu est bon et aimant, infiniment miséricordieux. Alors que se passe-t-il lorsque que, pour un oui ou un non, il semble si facilement envoyer un pauvre pécheur en enfer ou dans les ténèbres?

N’est-il pas précisément venu pour les pécheurs et non pour les justes, pour les pauvres et non pour les riches? Alors pourquoi, dans ce passage des évangiles, il jette dehors précisément le plus démuni, celui à qui il n’avait déjà été donné que peu, celui qui, entrainé par le péché,  a été méfiant?

Et que vient faire toute cette histoire d’argent et d’intérêts? N’est-il pas dit : « Tu ne feras à ton frère aucun prêt à intérêt »? N’avons-nous pas à rendre l’argent à César et non à Dieu?

De plus, est-ce que cette parole ne justifie-t-elle pas tous les patrons de ce monde de jeter dehors toutes les personnes moins performantes, dont le rendement serait insuffisant?

Pour mieux comprendre la raison pour laquelle Jésus a utilisé cette parabole intransigeante, il est sans doute utile de jeter un coup d’œil sur l’ensemble du passage des Évangiles auquel elle appartient. En fait cette parabole a été présentée par le Christ pour mieux faire comprendre la parabole précédente (celle des dix jeunes filles invitées aux noces dans Matthieu 25). E ces deux paraboles appartiennent à toute une série de mises en garde que Jésus donne à ses disciples à propos de la destruction du temple, de la fin du monde et de la venue du Fils de L’homme.

Dans tous les cas, les paraboles utilisées donnent le même avertissement, à propos de l’extrême difficulté pour les hommes de se retourner vers Dieu, et de la nécessité de veiller, de se tenir prêt et de pratiquer la charité, sans quoi les hommes risquent de se retrouver dans un espace obscur dans lequel il y aura des pleurs et des grincements de dents.

D’accord, mais où trouver dans, cette parabole, l’amour et l’immense miséricorde du Père?

Retournons dans notre vécu de petits enfants face à nos parents. Combien de fois leur colère, leurs mises en garde et leurs punitions nous sont apparues comme étant sans cœur, illégitimes et injustifiées? Et pourtant nous avons découvert par la suite que dans la majeure partie des cas c’est par amour et par souci de notre bien-être  que nos parents ont du parfois se montrer sévères et intransigeants.

Au plus simple, une chose est certaine, si le fils prodigue, qui a tout reçu du Père, continue à dilapider son bien et à tourner le dos à la demeure paternelle, il risque fort d’expérimenter beaucoup de solitude et de détresse,  une grande pauvreté et bien des souffrances.

Et à la fin des temps, il n’y aura plus une éternité devant soi pour profiter à loisir de la liberté qu’il nous a été donné de dire oui ou non à Dieu.

Comme le fils prodigue, nous avons tout reçu du Père, la vie, la conscience, la raison, le libre choix, la nourriture,  l’amour ainsi que certains habiletés et talents personnels. Pour être éternellement à ses côtés, il nous faut retrouver notre véritable nature qui n’est rien d’autre que la sienne : celle du don de soi. Celui qui ne met pas à profit ses compétences et tout ce qu’il a reçu est comme celui qui enterre son talent, jusqu’à en oublier son existence, expulsé de sa vie en même temps que sa relation à Dieu.

Cette personne qui ne met pas à profit ce qu’elle a reçu de Dieu tombe dès lors dans cette « pauvreté spirituelle » dont Mère Teresa parle comme étant une pauvreté faite de solitude, de découragement et d’absence de sens qui débouchent tôt ou tard sur l’amertume, la colère et l’isolement, là même où il y a des pleurs et des grincements de dents.

Il y aurait tellement à dire sur ce sujet. Peut-on en vouloir à Jésus, en bon parent aimant et attentif, de chercher à nous prévenir de ce danger et de cette souffrance, même si pour cela il l’illustre au moyen d’une parabole qui nous apparaît comme étant plus conditionnelle. Il y a effectivement des conditions au salut, à commencer par notre oui puisque Dieu nous a gratifié du libre choix, mais ces conditions n’enlèvent en rien au fait que l’amour que le Père et le Fils nous offrent demeure inconditionnel, comme l’amour de tout bon parent!

Nénuphar

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Tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce

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Pour les enfants

Certaines paroisses impriment le dessin de la semaine et invitent les enfants à le colorier. Cette semaine, nous avons expressément créé un dessin à leur intention pour illustrer la parabole des invités à la noce. Utilisez le fichier pdf des contours en noir et blanc disponible à la fin de l’article pour l’imprimer.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,1-14. 

Jésus disait en paraboles :
« Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. 
Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. 
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : mon repas est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce. ‘
Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; 
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. 
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. 
Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. 
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce. ‘
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. 
Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, 
et lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? ‘ L’autre garda le silence. 
Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. ‘
Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. » 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Le Père nous invite au repas de noces, à cette intimité avec Jésus dont l’amour seul peut combler notre soif d’aimer. Qui que nous soyons, les mauvais comme les bons, l’AMOUR nous attend.  Et si notre vocation était d’aller aux croisées des chemins, rappeler à tous ceux que nous rencontrons, l’AMOUR qui les attend au dedans.

Fernande

Dans cette parabole des invités au repas de noces, la grande majorité d’entre nous avons été touchés, frappés, ou à tout le moins intrigués, par l’histoire de l’homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Les commentaires suivant livrent une belle réflexion de l’ensemble des participants sur le  même sujet.
À lire!

4-demande-amitie

…Et lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? ‘ L’autre garda le silence.

Face à la demande d’amitié du Seigneur, qu’elle est ma réponse?  Es-ce que je garde le silence,  ou si je suis prêt à entrer en dialogue avec Lui?  Comment entrer dans la noce, sans nous laisser revêtir dans un cœur à cœur, sans communion, sans relation d’amitié avec Lui?

Sylvie

Ce texte aux premiers abords semble dur. Mais moi j’y vois là une incitation à revoir les manières dont je réponds à des invitations. Est-ce que j’y vais parce que je ne peux faire autrement? Est-ce que j’y vais sans me préparer pour (en guenilles) le cœur en lambeaux? Est-ce que j’ai à cœur de répondre à une invitation en tenant compte de la personne qui invite. En respectant sa culture, ses manières de faire, ses attentes  de m’avoir gentiment invitée?

Jocelyne

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   » Voila mon repas est prêt nous dit le roi  « les invitations se font mais personnes n’a le temps d’y aller. Moi aussi je suis  tellement occupé, que souvent je décline des invitations parce que ma salle intérieure est occupée avec des passants de rue, mauvais ou bons peu importe, ils s’en trouvent aussi qui ne sont pas digne…Mais moi, suis-je digne de m’approcher au repas offert par le Roi ? C’est évident qu’il n’y avait aucun d’entre eux vêtu convenablement pour le repas de noce, comment se fait-il que celui qui était sans vêtement de noce aie été sorti violemment? Est-ce de la même violence que nous  sortons  Jésus de notre vie, des salles publiques, sans égard à ce qu’il est?  J’ai vraiment  de la difficulté à comprendre le message, comment faut-il que je sois vêtu pour être admise à la noce, faut-il être dépouillé de tout…tout…tout, ai-je bien saisi? Seigneur donne- moi un vêtement qui t’appartient, je le porterai avec amour…!

Mariette     

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!!! Le déroulement de cette parabole apparait clair et logique jusqu’à l’apparition de « l’homme qui ne portait pas le vêtement de noce » et qui, interrogé, garde le silence.
Qui est-il ? Il ne fait pas partie des nantis, premiers invités qui, attachés à leurs pouvoirs et à leurs biens, s’imaginent indépendants de leur roi; ni des envieux qui maltraitent les serviteurs, ni de la masse des derniers invités reconnaissants et vêtus de l’habit de noce.
Il est l’imposture qui a fait un pas de trop : dans le royaume ses proies sont hors de sa portée, elle ne fait plus illusion, « les pleurs et les grincements de dents » l’attendent ! ? Sous l’imposture démasquée, y a-t-il encore quelqu’un pour grincer des dents et pleurer ?

« Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. » Est-ce dire que les volontaires sont peu nombreux ?

Pierrette

4-et-si-j-osais

Qui donc, n’aurait pas le goût d’aller au repas de noces ?

Sommes-nous à ce point préoccupé, et stressés et perdus dans nos préoccupations, nos peurs et nos pensées, que nous avons même oublié l’essentiel, et même le goût de joindre la fête, de participer à la Joie des époux ?

Comment puis-je passer tout à côté, perdue que je suis, hantée par mes pensées, peur et désirs, par le passé, le futur, et tout le brouhaha du quotidien ?

Et si je me réveille, et que je me rends à la noce, quel est ce vêtement que je n’ai pas revêtu ? Seraient-ce toutes ces préoccupations que j’ai emportées, incapable de m’en séparer le temps de la fête, par peur qu’elles ne disparaissent, qu’elles se résolvent d’elles-mêmes, à leur façon, ou simplement, par peur de perdre le contrôle ?

Et si j’osais le vêtement blanc tout simple ?  Si j’osais dire oui, Seigneur, je veux venir au repas de noces, et laisser à la porte tous mes bijoux, toutes ces parures qui m’encombrent tant, pour me revêtir de l’essentiel, et prendre part à Ta Joie, et la laisser m’emplir le cœur et me nourrir !

Merci Seigneur de m’aider à tout t’abandonner ce qui m’encombre et prendre part à ton festin.

Solane

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Comme dans cette parabole, je reconnais malheureusement que moi aussi je donne priorité à toutes sortes de choses qui m’empêchent trop souvent de répondre à l’invitation de participer aux noces divines.

Et lorsque j’y réponds, j’ai bien peur d’être comme l’homme qui ne porte pas l’habit de noce, en ce sens que je me retrouve là comme en étant ailleurs, ni vraiment présent, ni vraiment recueilli, vêtu de tous mes vieux vêtements habituels –  tissés de mes divisions – plutôt que du vêtement de noce de l’union avec le Fils, de la communion à Son Corps Glorieux.

Et que répondre à Celui qui m’appelle « mon ami » en me demandant  comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce?  …puisque n’étant à l’écoute que de moi-même, je ne L’entends tout simplement pas.

Alors oui, je me retrouve aussitôt pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres… non parce que Dieu me punit en me fermant sa porte, mais parce que moi-même je n’entre pas vraiment. Or il n’y a pas d’entre-deux : ou je lui donne mon cœur et ma vie et donc je suis enfin libéré, délié, paré de mon habit de noce pour m’unir à Lui, ou je ferme la porte à Son Amour… et à la vraie liberté. C’est l’un ou c’est l’autre!

Les noces se font en totale conscience, présence et liberté… ou ne se font pas. Je ne peux m’unir à Lui inconsciemment, comme malgré moi.

Ce n’est ni le mérite ni aucune autre de nos qualités qui font que nous sommes partie intégrante de la noce… mais c’est notre oui, entier, authentique et fidèle.

Il y a ceux qui refusent carrément l’invitation et il y a ceux qui, à la croisée des chemins, entrent dans la grâce de ce oui marial… mais pour celui qui dit oui à l’invitation, mais sans amour, c’est-à-dire sans son habit de noce, il ne peut rester dans l’intimité de l’intérieur, et se jette lui-même dans ce monde du dehors où il n’y a que « des pleurs et des grincements de dents ».

Michaël

Dans cette parabole, Jésus nous dit que le  royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. J’imagine que les premières invitations sont lancées d’abord à ceux qui partagent le même rang social que le roi. Ils ont refusé de venir au repas de noce. L’invitation du roi est lancée plusieurs fois mais les invités s’inventent toujours des excuses pour ne pas venir aux noces de son fils. Ils ne veulent tout simplement pas rencontrer le roi ni célébrer les noces.  Alors le roi demande à ses serviteurs d’inviter tous ceux qu’ils vont rencontrer sur leur chemin, les mauvais et les bons, pour le repas de noce. Ces personnes devraient être surprises d’une telle invitation et sont sûrement excités de rencontrer le roi. Ils ne vont pas manquer cette occasion unique de rencontrer le roi pour célébrer les noces de son fils. Ils sont invités au repas de noce et c’est tout un honneur d’être considéré digne de prendre part à cette fête.

Dire oui à cette invitation c’est d’abord accepter de s’habiller le cœur pour rencontrer le roi et son fils, communier à l’esprit des noces, partager et faire partie des convives qui seront là pour manger et  festoyer ensemble.  Les convives réunis, le roi entra pour les voir, les saluer à tour de rôle. Mais voilà qu’il rencontre un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : « Mais comment es-tu entré ici sans avoir le vêtement de noce mon ami? »

L’homme ne put répondre, il garda le silence. Cet homme m’intrigue parce qu’il me fait penser à Judas, le traitre. Il est là mais le cœur n’y est pas.  Cet intrus est peut-être là juste  pour se faire voir ou défendre ses intérêts, pour espionner ou médire du roi et de son fils. Il représente tous ceux et celles qui viennent au repas de noce pour des motifs autre que  la rencontre, le partage, la communion des cœurs. Dieu nous invite au repas de noce, est-ce que le cœur est au rendez-vous? N’avons-nous pas une obligation d’inviter tout le monde, sans exception, à ce repas de noce? Sommes-nous prêts à rencontrer le Roi et son Fils? Voulons-nous vivre la communion des cœurs, être une présence vivifiante pour partager ensemble ce repas de noce?

Père très bon,
Tu nous invites tous à Ta table.
Quelle bénédiction!
Revêt-nous du vêtement de noce
Qui habille nos cœurs pour aller à Ta Rencontre.

Père très bon,
Tu nous invites chaque jour au repas de noce.
Montre-nous le visage de ton fils Jésus et
Fais-nous communier à son esprit de partage et de paix.

Père très bon,
Tu nous connais et tu pénètres nos pensées.
Délivre-nous de tout mal et
Saisi-nous de ta Présence
Quand le cœur n’est  plus au  rendez-vous.

Karine

Que peut vouloir bien dire « porter le vêtement de noces »?

En écoutant à l’intérieur de moi, j’ai l’impression que porter le vêtement de noces, dans ce cas-ci, c’est de prendre entièrement part aux épousailles de son fils.

Il est dit au début de la parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. » Mais il ne nous est pas dit avec qui le fils se marie. Il est bien l’époux, mais qui est l’épouse?

Et si l’épouse, c’était moi, et aussi mon frère, ma sœur, mon prochain, toute l’assemblée des invités qui est conviée à reconnaître dans le Fils de Dieu l’époux? Alors la parabole prendrait un tout autre sens

Jésus ne se présente-t-il pas lui-même comme étant « l’époux », cet époux que l’on célèbre et en compagnie duquel ses amis n’ont point besoin de jeûner?

« Porter le vêtement de noces » signifierait dès lors beaucoup plus qu’assister aux noces de quelqu’un d’autre. Cela signifierait de participer aux repas des noces à part entière, c’est-à-dire en tant qu’épousée et à titre de premier invité au banquet de l’amour. Car quel serait le sens de ces noces et de ce banquet d’abondance si ce n’est pas pour y célébrer un grand mariage, par amour et pour l’amour? Par amour pour l’époux et par amour pour le Père, puisque come nous le dit son fils : « celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Quand est-ce que je ne porte pas l’habit de noces? Il me semble que c’est chaque fois que je me crois tout seul, étant dès lors convaincu que je ne peux compter que sur moi-même pour assurer ma propre survie.  Dès cet instant, je ne perçois plus que ma propre personne et mes propres intérêts. Je ne me reconnais plus comme invité au banquet. J’arrive presqu’en voleur à la table, remplissant mes bras de tout ce dont je peux m’emparer et puis je m’enfuis à toutes jambes.

Pour me rendre compte un jour que ces bras et ces jambes ne me servent plus à rien, qu’en dehors de la communion libératrice avec l’époux, je suis paralysé, les « pieds et poings liés » par mes propres peurs et convoitises. Dans la colère de me sentir pris à mon propre piège, je « grince des dents » et je pleure sur mon infortune.  Je suis comme un sarment qui voudrait ne vivre que par et pour lui-même, en dehors du Cep qui donne vie à l’ensemble de la vigne. Je me dessèche sans porter de fruits.

Nénuphar

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