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Laisse-la!

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Illustration réalisée d’après une peinture médiévale de Roger van der Weyden

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 12, de 1 à 9

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où était Lazare, celui qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

On donna un repas en l’honneur de Jésus, et Marthe servait. Lazare était de ceux qui se trouvaient à table avec lui.
Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard très pur, très précieux, en oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
Alors Judas Iscariote, l’un des disciples, celui qui allait le livrer, dit :
« Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, que l’on aurait  donnés aux pauvres? »
Il dit cela, non parce qu’il se souciait des pauvres, mais parce qu’il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait.
Jésus lui dit alors : « Laisse-la! Elle a gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »
Un grand nombre de Juifs surent que Jésus était à Béthanie, et ils vinrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de  ce dernier passage des évangiles :

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Jésus, le regard de l’amour
Judas, l’amour de l’argent
Marie, la gratuité de l’amour
Marthe, l’amour du service
Lazare, l’accueil de l’amour
Et moi, quels sont mes amours, mon AMOUR

Fernande

Oui, des pauvres, nous en avons toujours, deux mille ans après ton passage parmi nous, Seigneur. Comme j’aurais aimé embrasser tes pieds et les oindre de riche parfum, et les essuyer de mes cheveux, sans avoir peur de ce que diraient les autres, sans me préoccuper de la valeur engloutie, évaporée… Merci de me donner de te reconnaître aujourd’hui dans les pauvres, les petits, les vulnérables, ceux qu’on rejette, et dans lesquels tu te caches et où tu es encore bien présent. Merci de m’aider à voir concrètement comment embrasser tes pieds au quotidien, sans craindre les regards, les jugements, et donner avec cœur, donner mon cœur, sans compter !

Solane

Dans le livre de la Parole je remarque que c’est toujours Marthe qui s’occupe du service à la table et que Marie, elle, reste près de Jésus à l’écouter « ça m’agace un peu « .
Moi quand je reçois à manger, je sors les casseroles en vue de leur offrir la meilleur de mes recettes et lorsque le temps est venu de les servir c’est un grand plaisir.
Est-ce qu’il y a un temps pour servir et un temps pour écouter ? Lequel est prioritaire ?
Alors merci Marie pour l’accueil que tu fais à mes visiteurs à cause de Jésus.
Suis-je Marthe ? Suis-je Marie? …peut être les deux…

Mariette

11-o-mon-ame

Ô mon âme, bénis le Seigneur lorsqu’Il honore ta demeure de Sa présence,
Répands à Ses pieds le meilleur de ta louange.
Ô mon âme, ne prête pas l’oreille à la convoitise qui se pare d’une parole charitable,
Écoute la voix qui te connait.
Ô mon âme, souviens-toi du pauvre et du prisonnier lorsque le Seigneur s’absente,
Va, visite-le, et partage avec lui le pain quotidien.
Espère le Seigneur, Ô mon âme !

Pierrette

Il y a toujours de gens qui apparaissent et essaient de nous faire sentir coupable… du fait que nous ne faisons pas « la bonne chose »… soit parce qu’ils ne comprennent pas notre voie, soit parce qu’ils sont jaloux… Il faut être très dédié et sûr de soi-même pour ne pas fléchir, pour ne pas douter. Si nous faisons notre travail avec détermination, nous n’aurons pas le temps d’écouter ceux qui veulent nous faire douter.

Lire la suite sur la page de Rosa

Alors que Judas manifestait son désaccord devant le geste de Marie-Madeleine qui répandait un parfum très cher sur les pieds de Jésus, le Seigneur vit dans ce geste un grand hommage à cause de l’amour que Marie-Madeleine lui manifestait. Jésus ne dédaigna pas son don. Ainsi le riche parfum a honoré Jésus et fut un signe pour annoncer sa prochaine sépulture.

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Jésus nous rappelle que ce qui est important, c’est d’entretenir une relation intime avec Lui pour pouvoir transformer notre agir et transformer, de par notre qualité de présence, les personnes qui nous sont envoyées. Comme Marie, Il nous faut demeurer dans Son amour pour continuer la mission qu’Il nous a confiée. C’est l’amour, la compassion qui transforme le pauvre. Tout est dans la gratuité d’un regard qui l’habille de dignité et lui redonne le goût à la vie. Nous pouvons transformer la vie des gens par des choses matérielles mais la vraie révolution c’est la transformation du cœur du monde.

Lire la suite sur la page de Karine

En chacun de nous, il y a une partie que Jésus rappelle à la vie, dès maintenant, ici sur cette terre, et c’est notre partie Lazare; cette partie – lorsque qu’elle répond à l’appel de sortir hors du tombeau – est celle-là qui est déjà invitée à se nourrir à la même table que Jésus. Il y a aussi notre partie Marthe, appelée à se donner pleinement au service de Jésus. Puis il y a encore notre partie Marie, plus intérieure, qui elle est appelée à communier en cœur à Cœur avec Jésus… par l’écoute et l’Adoration.

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Qu’est-ce que j’entends? Au-delà de la scène historique qui s’est déroulée dans la maison de Marthe et Marie, en quoi ce passage des Évangiles me rejoint profondément aujourd’hui. Je laisse chacun des personnages prendre place dans ma propre maison. Autour de Jésus qui en est le centre, les trois principaux rôles sont tenus par Marie, Judas, et le parfum de grande valeur. Quel est ce parfum, « très pur » et qui embaume toute la maison?

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Ôtez la pierre

Un nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

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Illustration réalisée d’après une peinture médiévale
de Albert van Ouwater

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 11, de 36 à 44

Les Juifs dirent : « Voyez comme il l’aimait. »
Mais quelques-uns d’entre eux disaient : «  Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire  aussi que cet homme ne mourût point? »
Jésus, frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au tombeau : c’était une grotte dont une pierre recouvrait l’entrée.
Jésus dit : « Ôtez la pierre. » Marthe, la sœur de celui qui était mort, lui dit : « Seigneur, il sent déjà; voilà quatre jours qu’il est là. »
Jésus lui dit : « Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? »
On enleva donc la pierre.  Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé.
Pour moi je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai dit cela à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. »
Ayant ainsi parlé, il cria d’une voix forte :
« Lazare, sors! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, le visage enveloppé d’un  suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce passage des évangiles :

Oui Seigneur, commande nous – comme à Lazare – de sortir de notre tombeau et d’être déliés et libérés de nos liens de mort qui nous attachent encore. Nous t’en prions!

Michaël

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« Enlevez cette pierre. »
Pourquoi m’arrive-t-il si souvent d’hésiter? Simplement parce que je ne crois pas assez qu’au cœur d’une situation de ‘mort’ la gloire de Dieu est là, prête à se manifester, comme le passage de la chrysalide au papillon. Pourtant, il me suffirait de lever les yeux et, avec confiance, oser croire en la présence vivante et agissante de Jésus sans oublier ma responsabilité collective: « déliez-le et laissez-le aller! »

Fernande

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Moi j’oserais dire en ce qui me concerne :  » ôtez les pierres  » afin qu’elle vive!
Comme il est bon de voir que Jésus peut me libérer de toutes ces pierres qui couvrent mes intolérances, mes manques d’amour, ma suffisance, tous ces péchés qui sentent mauvais. Tendrement Jésus dit :  » Mariette sors , déliez-la et laissez-la aller, quel réconfort. Père je te rends grâce de ce que vous m’avez exaucé…

Mariette

« Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu? » C’est fou ces temps-ci comment tout semble me pousser à croire pour voir! Il y a tout plein de projets dans l’air, tout plein de choses en attente, tout plein en gestation aussi ! L’issue peut prendre différente formes. Mais au plus profond de mon cœur, j’ai confiance que tout ira pour le mieux. Seigneur, je demande la grâce de plonger et tout t’abandonner, même la difficulté à faire une place à ma vulnérabilité. Et aussi cette habitude, très répandue, à chercher à tout contrôler. Jésus leur dit: « Déliez-le, et laissez-le aller. » Merci seigneur de nous libérer.

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Lazare sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là. Est-ce un cas désespéré et irrécupérable pour Jésus? Nous passons parfois des jugements sur le comportement des autres et ça sent déjà mauvais, nous nous disons c’est un cas perdu. Pourtant, Lazare fut tiré de son sommeil, de son inconscience par la voix de Jésus. Il l’appelle par son nom. Dans nos moments d’aveuglement, nous ne sommes plus conscients de nos multiples dépendances, de notre mort spirituelle, nous avons les mains et les pieds liés de bandelettes, c’est pourquoi il nous faut entendre la voix de l’amour pour nous réveiller. Jésus invite la communauté à agir avec beaucoup d’amour en disant : déliez-le et laissez-le aller.

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Autour de jésus, les uns s’émeuvent de l’amour qu’Il portait à Lazare, les autres lui reprochent de n’avoir pas empêché Lazare de mourir. C’est alors, d’après l’évangéliste, que Jésus « frémit de nouveau en lui même » avant d’ordonner que la pierre soit ôtée de l’entrée du caveau, et Il rend grâces à son Père de l’avoir exaucé, avant même d’ordonner à Lazare de sortir du sépulcre.
Jésus n’est pas assujetti au temps ni à l’espace, Il se sait exaucé avant que Lazare sorte du caveau mais la Vérité qu’Il livre, par ses paroles et par ses actes, se plie à notre entendement conditionné. Pour croire que Lazare est vivant nous demandons de le voir se lever, tel qu’il a été

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Je suis peut-être tout simplement atteint d’une incurable naïveté, mais pour moi c’est cela même qui est « normal », le fait que Jésus demande à Dieu de nous délivrer de la mort et qu’il soit exaucé. Ce n’est pas un miracle, c’est seulement cela qui est juste et vrai depuis toujours. Ce n’est pas la résurrection qui est « anormale », exceptionnelle, surnaturelle ou quoi que ce soit d’autre, c’est la mort elle-même qui est anormale, qui est une « erreur », ou une forme d’extinction engendrée par la nature lorsqu’elle est remise à elle-même, lorsqu’elle perd sa connexion profonde avec le Créateur.

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Et Jésus pleura

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Illustration réalisée d’après une icône

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 11, de 20 à 35

Dès que Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe lui répondit : « Je sais qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour. » 
Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra;
Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Crois-tu cela? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur,  je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »
Lorsqu’elle eut ainsi parlé, elle s’en alla appeler sa sœur Marie, et lui dit en secret : « Le Maître est là, et il t’appelle. »
Dès que Marie l’entendit, elle se leva aussitôt et alla vers lui.
Jésus n’était pas encore entré dans le village; il n’avait pas quitté le lieu où Marthe l’avait rencontré.
Les Juifs qui étaient avec Marie, et la consolaient, l’ayant vue se lever en hâte et sortir, la suivirent, pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
Lorsque Marie fut arrivée au lieu où était Jésus, le voyant, elle tomba à ses pieds, et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. »
Lorsqu’il la vit pleurer, et pleurer aussi les Juifs qui l’accompagnaient, Jésus frémit en son esprit et se troubla.
Il dit: « Où l’avez-vous mis? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens et vois. »
Et Jésus pleura.

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Ci-dessous quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

Jésus pleura, car je crois que la peine sincère de ses disciples pour la mort de Lazare mais surtout par leur foi si profonde que si le Christ avait été là il serait encore vivant. Jésus entend les prières des gens, parfois la réponse n’arrive pas si vite qu’on le voudrait et pas de la manière qu’on le voudrait mais il les entend toujours. Il ne faut pas perdre la foi malgré les épreuves, la douleur des blessures… il faut toujours garder la foi.

Rosa

« Seigneur si t’avais été là mon frère ne serait pas mort.  » Seigneur si t’avais été là mon projet ne serait pas mort. Parfois cette phrase me tourmente le cœur. Lorsque la vie change un de mes projets je suis dans la déroute et je dis à Jésus où avez-vous mis mon projet ?
Comme si Jésus par sa grande puissance pouvait m’épargner les réalités de la vie.
Seigneur, donne-moi la confiance de Marthe et Marie en me disant que d’autres projets ressusciteront.

Mariette

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Ça m’attriste et me surprend toujours d’entendre comment Dieu peut créer tant de malaises, soulever tant de passions… Lui qui nous a donné son fils unique, Jésus. Le durcissement de nos cœurs m’apparaît d’autant plus fort, à la lecture de ce passage où l’on voit la sensibilité, l’empathie, et aussi la profonde tendresse du Christ notre Seigneur. Lui qui se rend voir son ami Lazare, et voyant sa sœur et son entourage pleurer, il pleura aussi. Tout simple. Peut-être trop simple. Mais c’est précisément cette compassion toute simple, profonde et désarmante, qui sauve le monde, qui nous sauve ! Seigneur, donne-moi, donne-nous de retrouver un cœur simple et tourné vers les autres, un cœur d’enfant, qui nous permette simplement de croire en toi, et de retrouver la Vie!

Solane

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Marthe partit appeler sa soeur Marie et lui dit à voix basse: « Le Maître et là et il t’appelle. » Jn 11, 28
Qui regarder? Marthe? Marie? Jésus?
Au delà des sympathisants, des rites et des coutumes funéraires, Jésus regarde la peine de Marie. Comment l’aider à donner sens à la mort de son frère? En l’appelant à l’écart et l’invitant à faire confiance, car « Celui qui croit en Lui, même s’il vient à mourir, vivra. » Et aujourd’hui, nous sommes porteurs de cette parole.

Fernande

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…pourquoi celui qui donne vie à notre vie n’est-il pas là, présent en tout temps et en tout lieu? Parce que nous ne pouvons totalement recevoir Sa Vie tant que nous ne sommes pas totalement morts à nous-mêmes, tant que nous refusons de renoncer à nous-mêmes. Nous ne pouvons à la fois être intégrés à Son Corps Vivant, tout en nous refermant sur nous-mêmes, nous voulant pour nous-mêmes, par nous-mêmes, en nous-mêmes, avec nous-mêmes…

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C’est ainsi que Jésus nous témoigne de son cœur humain dans ce passage de l’Évangile: il est sensible comme nous à la douleur de la séparation; il a un cœur vraiment humain et qui sait s’émouvoir devant la perte d’un ami très cher, devant la peine de Marthe, de Marie, sœurs de Lazare, et des amis juifs. Ailleurs, Jésus a éprouvé une peine et une compassion semblables auprès du fils décédé de la veuve de Naïm.

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Seigneur, si tu avais été là, il n’y aurait pas de catastrophe dans le monde, pas de maladie, pas de mort, pas de cyclone, pas de tremblement de terre, pas d’inondation etc. Quand le malheur frappe à nos portes nos émotions prennent le dessus, on se questionne, on doute de la présence de Dieu et on se fait ridiculiser par les non-croyants qui nous disent : où est-il ton Dieu? Dans l’épreuve, le premier réflexe est souvent de dire : « Seigneur, si tu avais été là… » Seul celui qui est adulte dans la foi a une certitude que Dieu est Présent au milieu de nos calamités parce qu’Il est un Dieu d’amour et compatissant.

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Marthe accourt la première à la rencontre de son Seigneur, elle confesse clairement sa foi en Lui et met sa douleur entre Ses mains. Jésus alors augmente encore la foi de Marthe par sa Parole car il sait qu’elle « entend ». Ayant entendu, elle va vite chercher Marie qui veillait à la maison. Marie se lève sans délai et prononce les mêmes mots que Marthe : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Ce n’est pas une plainte mais une profession de foi que la douleur n’entame pas. Elle pleure aux pieds de Jésus, les juifs qui l’accompagnent pleurent aussi. Jésus accueillant en lui toute cette douleur, au milieu de ses amis, pleure.

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Jésus savait déjà que ses vœux seraient exaucés par le Père et que la vie serait rendue à Lazare. Il pouvait s’appuyer avec certitude sur cette conviction pour ne pas tomber dans la sensiblerie. Pourquoi pleurer, puisque Lazare, qu’il aime, n’est pas véritablement mort et que c’est pour la gloire de Dieu que sa maladie apparemment mortelle s’est manifestée? Saint-Jean précise que c’est lorsqu’il vit pleurer Marie, et pleurer aussi les Juifs qui l’accompagnaient, que Jésus frémit en son esprit et se troubla. Sa compassion pour la détresse de Marie et des juifs a été plus grande que la raison.

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Seigneur, celui que tu aimes est malade

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Illustration réalisée d’après une icône

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 11, de 1 à 19

Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe.
Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur, et lui essuya les pieds avec ses cheveux; c’était son frère Lazare qui était malade.
Les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. »
Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur Marie, et Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade, il resta deux jours encore au lieu où il était.
Alors seulement, il dit aux disciples : « Retournons en Judée. »
Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas? »
Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures de jour ? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne trébuche point, parce qu’il voit la lumière de ce monde.
Mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. »
Après ces paroles, il ajouta : « Notre ami Lazare s’est endormi, mais je vais aller le réveiller. »
Ses disciples lui dirent : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »
Jésus avait parlé de sa mort, mais eux pensaient qu’il parlait du sommeil.
Alors Jésus leur dit clairement : « Lazare est mort;
et je me réjouis à cause de vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! »
Alors Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui ! »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ.
Beaucoup de Juifs étaient venus près de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère.

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Voici quelques extraits de commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles :

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« Seigneur, celui que tu aimes est malade. » Jn11,3
Toute la semaine, ce fut ma prière. Je pensais aux malades et je les nommais. Contempler, jour après jour, ce monde souffrant avec le regard aimant de Dieu, quelle source d’espérance car le Christ vient le réveiller. Jn 11,11

Fernande

Le verbe aimer dans ce passage de l’Évangile est prononcé, rappelé et suggéré sans cesse. C’est lui qui agit. Jésus aime son Père, il veut que la gloire divine resplendisse. Jésus aime Marthe, Marie,(celle qui versa du parfum sur les pieds du Seigneur), et leur frère Lazare. Il vient à leur appel. Marie, Marthe et Lazare aiment Jésus. C’est à Lui que Marthe et Marie font appel lorsque la détresse les envahit. Jésus aime ses disciples, Il les éclaire sans cesse; et les disciples aiment Jésus, ils le suivent même dans la perplexité et le doute

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Rien ne peut nous séparer de l’Amour de Dieu. Ceux et celles qui ont fait l’expérience de la maladie ou de la mort clinique glorifient le Seigneur après leur guérison parce qu’ils ont été enveloppé tout au long du processus de leur transformation par une lumière d’amour. Reconnaître sa maladie comme une bénédiction pour en témoigner et rendre grâce au Seigneur est incompréhensible pour les incroyants. Je garde encore en mémoire quelques visages de personnes de foi qui m’ont évangélisé lors de mes petites visites à l’hôpital ou dans un CHSLD. Couché sur un lit pendant des années, une malade me dit : « tu sais le bon Dieu m’aime beaucoup… j’offre mes souffrances à Dieu pour tous les pays qui sont en guerre et les victimes de la guerre.

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Qui sont ceux-là dont il est dit que Jésus les aime? Je crois qu’ils sont ceux-là qui se sont ouverts à Son Amour… car bien que Jésus soit là pour l’humanité entière, offrant Son Amour à tous sans exception, tous ne lui ouvrent pas cœur, et beaucoup au nom de la liberté se détournent de Son Amour. Et pour tous ceux-là qui – comme Marthe, Marie et Lazare – disent oui à Son Amour, est-il possible que ce que Jésus dit à propos de la maladie de Lazare…

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Chaque fois que je lis ce passage, ça me touche tellement de lire l’affection de Jésus pour son ami Lazare et ses sœurs. Et ce qui me frappe aussi aujourd’hui, c’est cette phrase: « Lazare est mort; et je me réjouis à cause de vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! ». Surtout après avoir entendu, au cours des dernières semaines, plusieurs reprocher à Jésus de se prendre pour Dieu, sans jamais donner aucun signe qui permette de le croire. On l’entend clairement ici dire à ses disciples que la visite de son ami qui est mort sera une bonne occasion de leur offrir une raison bien concrète de croire.

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« Lazare est mort. » Celui que tu aimes est mort. Tu m’aimes, et Je suis malade, égaré, je suis endormi, ensommeillé, je suis mort et je ne vis plus. Et là, tu me dis : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. » Et voilà que je reprends espoir, ton Sang et ta Parole me raniment, l’étreinte de la mort et du perpétuel sommeil se desserre, le souffle et la vie recommencent à circuler.

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Mes brebis écoutent ma voix

Un nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

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Dessin réalisé d’après une illustration traditionnelle

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 10, de 24 à 39

Les Juifs l’entourèrent et lui dirent : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit: « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas : les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi.
Mais vous ne me croyez point, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne pourra les arracher de ma main.
Mon Père qui me les a données est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le père et moi, nous sommes un. »
Les Juifs ramassèrent de nouveau des pierres pour le lapider.
Jésus leur dit: « J’ai fait devant vous beaucoup d’œuvres bonnes qui venaient du Père : pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
Les Juifs lui répondirent: « Ce n’est pas pour une bonne œuvre que nous voulons te lapider, mais pour un blasphème, parce que toi qui est un homme, tu te fais Dieu. »
Jésus leur répondit : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : vous êtes des dieux ?
Si la Loi appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l’Écriture ne peut être anéantie,
comment dites-vous à celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde : « Tu blasphèmes », parce que j’ai dit : « Je suis le Fils de Dieu »?
Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas.
Mais si je les fais, quand bien même vous ne voudriez pas me croire, croyez à mes œuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi, et que je suis dans le Père. »
Alors, une fois de plus, ils cherchèrent à se saisir de lui, mais il s’échappa de leurs mains.

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En ce jour d’action de grâces, toute notre gratitude pour le Pain de la parole vivante! Voici quelques extraits des commentaires reçus à propos de ce dernier passage des Évangiles :

« Mon Père me les a données et personne ne pourra les arracher de ma main. » Jn10, 29.28
Réalité toute simple qui éveille en moi une si grande joie. Savoir que le Père m’a donnée à Jésus fait monter dans mon cœur une immense action de grâce. Alors, j’entends l’invitation à vivre mon quotidien dans la confiance car « personne ne peut m’arracher de ses mains. »

Fernande

7-innocence-enfance

Depuis tous petits, ici en Occident, l’innocence est très vite évacuée. On nous apprend très vite à être prudent, à soupeser, à penser et à juger. Tout comme au temps de Jésus, l’innocence de l’enfance est mise de côté, dans un monde à part que l’on ne considère pas. Peut-être précisément parce que les plus petits et les plus vulnérables sont ouverts au monde du mystère et du sacré. Peut-être aussi parce qu’ils ouvrent leur cœur à Dieu, qu’ils reconnaissent en Jésus. Alors qu’il est plus répandu (car plus sérieux) de voir en lui un homme qui dérange

Lire la suite sur la page de Solane

Jésus est le Fils de Dieu, le Verbe incarné qui vient nous révéler le Père et nous ramener à Lui après qu’Adam et Ève ont rompu l’alliance de l’amour. Jésus a blasphémé parce qu’il a révélé son identité divine. De nos jours, beaucoup de gens ont peur de révéler leur identité chrétienne par peur de passer pour des lunatiques. N’ayons pas peur de suivre les pas de Jésus et de dire au monde entier que Jésus est Vivant et que nous sommes les filles et les fils bien-aimés de Dieu.

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Petit préambule : Si, lorsqu’on me dit qu’il y a des chevreuils dans la forêt, je ne le crois pas, je n’irai pas à leur rencontre, n’aurai aucune chance de les connaître ni de les aimer, et je continuerai à dire que ce sont des contes à dormir debout. J’aurai fermé l’accueil de mon cœur d’enfant. Refuser d’aller voir soi-même c’est préférer le fini à l’infini. Préférer « Je sais » à « J’ignore ».

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Pourquoi les paroles de Jésus nous paraissent scandaleuses? Peut-être parce notre mental s’est bâti un monde à sa mesure afin de pouvoir le gérer tant bien que mal… et peu importe que dans ce monde il place un Dieu, un demi dieu, des dieux ou pas de Dieu du tout, le mental se veut maître à bord. Et dans ce monde mentalisé, Jésus par sa démesure vient mettre le feu. C’est donc quelque peu dérangeant… sauf pour ceux-là qui n’ont rien à perdre, soit parce qu’ils ont déjà tout perdu, soit parce qu’ils sont trop perdus eux-mêmes, trop petits, trop pauvres, trop malades…

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Hé que nous, être humains, nous ne sommes pas un cadeau!
Nous avons été généreusement pourvu de raison par Dieu lui-même, et voilà que nous mettons tout le poids de cette raison à contribution afin de s’acharner à nier notre Créateur, celui-là même qui nous a tant gratifié!

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Je suis la porte

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Illustration réalisée d’après une ancienne mosaïque

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 10, de 1 à 11

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur,
et un brigand.
Celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix.
Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.
Quand il a fait sortir toutes ses brebis, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
Elles ne suivront point un étranger, mais elles le fuiront, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
Alors Jésus leur dit encore : « En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands;
mais les brebis ne les ont point écoutés.
Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé;
il entrera, et il sortira, et il trouvera un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire.
Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance.
Je suis le bon pasteur.
Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.

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Merci pour vos précieux témoignages et commentaires reçus à propos de ce passage des Évangiles. En voici un aperçu :

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Celui qui garde la porte lui ouvre…” Jn 10, 3. Mais qui est celui qui garde la porte et nous ouvre? N’est-ce pas l’Esprit, celui que le Père envoie à la demande de Jésus! Jn 15, 26 Lui, qui me dit : « Je suis la porte. » Jn 10, 9 Or, quelle joie de savoir que l’Esprit m’ouvre la porte à cette mystérieuse présence où je peux trouver de quoi me nourrir (Jn 10,10), chaque jour, chaque instant!

Fernande

‘ En vérité en vérité je vous le dis, je suis la porte des brebis. ‘ Qu’adviendrait-il de nous, s’il n’y avait cette porte? Les brebis resteraient sans berger et erreraient sans but. Qu’il est doux ce berger qui nous fait connaître l’Amour du Père. Ainsi, à travers le Fils, le Père se fait proche. Que le Père est bon de nous envoyer le Berger.

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Michèle

Lors de mon sacrement de mariage, j’avais l’impression que toutes les portes venaient de s’ouvrir pour suivre Jésus. L’amour, la famille, le travail en équipe, la joie d’avoir des enfants, les valeurs chrétiennes partagées, mais les voleurs sont entrés dans l’enclos de mes « brebis » et ont tout saccagé. Lorsque d’autres parlent plus fort la confusion s’empare de moi et je ne sais plus. Suis-je mon propre étranger ? …Seigneur tu es venu pour que j’aie la vie et que je l’aie en abondance, à quelle porte m’attends-tu ?…………..où sont mes brebis ?…………………

Mariette

Partout autour, j’entends, je sens, je vois, et même je vis le stress !

Tout autour, et aussi en moi, c’est la corse folle, le jugement, la peur, l’anxiété, la détresse, la dépression. Tout notre être finit par sentir les effets. Puis on est emporté dans un tourbillon sans fin… À moins de juste reconnaître le bon pasteur. Celui qui est « venu pour que les hommes aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » Ces paroles sont si douces, si apaisantes ! Alors pourquoi ?, comment, encore ? Comment peut-on juste trouver plus urgent, plus utile et nécessaire de revenir au stress? Pourquoi nous refusons-nous systématiquement le droit, et la douceur de s’abandonner au bon pasteur ?

Lire la suite du témoignage de Solane

Prions pour que nous reconnaissions Sa voix, pour que nous fuyions toute voix étrangère.
Prions pour que s’apaisent, en nous et dans le monde, les tendances anarchiques qui nous rendent sourds, aveugles, vindicatifs devant l’appel du Seigneur.

Lire la suite sur la page de Pierrette

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Jésus nous dit : « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé. » Il sera sauvé du monde matériel qui lui donne une fausse conception de liberté et de bonheur; Il sera sauvé d’un monde vide de sens où l’avoir, le pouvoir dictent les lois, façonnent les relations et multiplient le blâme, l’accusation, la victimisation, la honte, la peur, la peine, la souffrance et le manque; Il sera sauvé parce qu’il sera libre intérieurement et vivra non pas au niveau du paraître mais de l’être intérieur; Il sera sauvé parce qu’il sera guidé par les valeurs du monde spirituel et vivra en communion avec le Père, le Fils et l’Esprit; il sera sauvé parce qu’il écoutera la voix de Jésus qui est l’incarnation de l’Amour.

Lire la suite sur la page de Karine

Jésus est le bon Berger. Nous pouvons le reconnaître par son attitude: il ne trompe pas et il agit en vérité avec nous. Il veut notre bien et nous guide vers le bonheur.

Il n’agit pas comme les voleurs qui viennent incognito et souvent en défonçant les accès pour accomplir leurs méfaits. Pas Jésus ! Les brebis le reconnaissent par sa bonté et sa franchise. Il veut le bien de ses brebis.

Lire la suite sur la page d’Alain

Lorsque nous unissons notre vie à la sienne, que nous communions à son corps, que nous œuvrons à sa vigne, en Lui, par Lui et avec Lui, nous devenons aussi porte, portier, et berger… tout en continuant à faire partie de ses brebis :
porte, pour lui ouvrir tout grand notre cœur pour qu’Il puisse agir en nous, par nous et avec nous;
portier, pour que nous veillons sans cesse à maintenir cette porte ouverte;
berger, lorsque par Lui nous entrons dans l’enclos des brebis, nous mettant au service du plus petit, du plus faible, du plus vulnérable;
brebis, parce que Lui seul nous appelle par notre nom, lui seul nous fait sortir de notre enclos, lui seul nous nourris de cette vie en abondance… mais pour cela il nous faut lui ouvrir la porte, car Il entre seulement par la porte ouverte et non comme un voleur.

Lire la suite sur la page de Michaël

« Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire… » Quand je me mets à l’écoute de ce que cherche à dire cette phrase, je suis obligé de reconnaitre que le « voleur » est bien présent dans le monde, de toutes sortes de façons, visibles et invisibles. Je ne parle pas tant des petits voleurs, ceux qu’il est facile de pointer du doigt, de juger et de mettre en prison. Ces petits voleurs qu’une société a éventuellement réussi à retirer de la circulation, se montrant satisfaite et fière d’avoir fait un « bon nettoyage » de ce qui la menaçait. Quelque soit l’importance de leur délit et de leurs rapins, ceux-là restent de « petits voleurs ». Le grand voleur est celui qui se glisse subrepticement dans la porte d’en arrière des meilleures volontés, qu’elles soient sociales, politiques, économiques et même humanitaires.

Lire la suite sur la page de Nénuphar