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« Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle » (Lc 2, 1-20)

Un nouvel extrait de la Parole des Évangiles pour l’Avent, à écouter, à entendre et à commenter!

ne-craignez-pas

Illustration inspirée d’une icône de l’école d’André Roublev, Russie, début Xve s.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc, chapitre 2, 1-20

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. –
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Et si la venue de Dieu se faisait simplement au coeur de notre quotidien:
… aller se faire recenser.
… vivre dehors et passer la nuit dans les champs pour garder nos troupeaux.
Au coeur de nos réalités, l’ange nous dit:  « Ne crains pas.  Dieu est avec toi. »
De cette confiance toute simple naît une joie intérieure qui nous permet d’aller « en hâte » vers….
Témoin de la tendresse d’un enfant qui naît en nous.

Fernande

La naissance d’un nouveau-né dans la vulnérabilité est chaque fois un miracle. Mais le miracle des miracles, c’est que Dieu lui-même vienne s’incarner dans la chair pour sauver l’humanité!

Nénuphar

Et si j’allais me faite recenser, de quelle maison serais-je? Ai-je perdu mon identité de chrétienne, baptisée, pratiquante, en suivant tout ce qui s’offre de facilité? Comme diraient les vieux du  temps : « y avait un mot d’ordre donner  et il semblait important de suivre même si on ne savais pas ou ça menait »

Moi aussi j’ai un troupeaux qui me regarde et que je regarde vivre nous éprouvons peut être de la crainte

mais il nous dit  » PAIX AUX HOMMES QU’IL AIME « .  A la manière de Marie j’aimerais enfanter d’une vie de

pardon, de miséricorde, et de compassion.. si elle le veut bien, m’emmailloter et me coucher dans son cœur

de Mère et qui sera une grande joie pour ma bergerie ………..

Mariette

 …

 « Voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple »

Non, ne craignez pas ce Dieu aussi vulnérable qu’ adorable… « vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

Il vient à nous de toute éternité…

La bonne nouvelle… Il apporte la Paix, Il n’est pas menaçant:

« Paix sur la terre aux
hommes, qu’Il aime »

De cette scène, je retiens l’attitude de Marie, mère si présente, si calme et accueillante de tous ceux et celles qui arrivent et adorent son petit enfant :  « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »

il y a là une « sagesse » qui m’interpelle …. Je m’en inspire, pour vivre comme elle les temps qui viennent en 2016…

Marie-Hélène 

« Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. »

Ce verset résonne en moi… que notre espace intérieur est souvent trop saturé pour faire place à l’enfant…

« Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. »

…alors que les bergers – ceux qui n’ont rien, vivant au jour le jour sous la providence divine – ont encore en eux la voie libre pour entendre et pour voir, pour répondre librement à l’appel, ainsi que pour transmettre ce qu’ils ont vu et entendu…

« Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »

…alors que Marie contient en son cœur cet espace vierge… assez grand pour contenir l’univers… assez ouvert pour redonner à chacun son espace perdu… assez vivant pour incarner l’Enfant… Emmanuel… Dieu avec nous

Michaël

Simplicité

Simplicité. C’est la marque de ce récit. Pas de drame : on se rend au recensement, même enceinte. Il n’y a pas de place confortable? On s’accommodera de l’abri des animaux et de leur chaleur. Avec les moyens du bord, Joseph tâche de se rendre utile à l’enfant et à la mère. Les bergers ont perçu une joyeuse agitation; pourquoi ne pas aller voir de ses propres yeux l’enfant qui fait la nouvelle dans le bourg.

Marie, elle, est arrivée à son heure. Rien n’est dit des douleurs de l’enfantement. L’enfant est là. Elle apprend son rôle de mère loin de son foyer, dans des circonstances inattendues; peu importe c’est l’enfant qui compte. Luc mentionne qu’elle méditait toutes ces choses dans son cœur.

Notre foi nous dit que dans la simplicité du couple Marie-Joseph qui accueille un nouveau-né, Dieu est en train de changer le cours du monde. Le plus grand dans le plus petit, c’est son mode opératoire. L’extraordinaire prend racine et forme dans une vie humaine en apparence semblable à toutes les autres. C’est le Dieu très bas dont parle l’auteur Christian Bobin, lui-même père de famille, qui voit dans la maternité la plus belle expression du divin au jour le jour.

Plus je m’approche de cet enfant couché dans la mangeoire, plus je m’émerveille de ce que fait notre Dieu : si humain, si proche, si tendre. Il n’a rien d’un justicier ou d’un vainqueur. Il a plutôt l’allure de quelqu’un qui se dépouille de ses titres de noblesse pour ne pas inspirer de crainte ni  tenir les autres à distance. Parmi nous il vient, il se tient, il demeure tout simplement.

Tout de même, je perçois que Marie vit une expérience singulière. L’ange lui a bel et bien annoncé qu’elle est bénie de Dieu, que son enfant sera le sauveur d’Israël. C’est ce qu’elle a compris du message; comment cela se fera-t-il? Elle n’a qu’une solution : faire totalement confiance à Dieu en toute simplicité, s’en remettre à lui comme elle l’a dit à Gabriel : qu’il me soit fait selon ta parole. Même si rien n’est évident.

Cette expérience me rappelle les mots de Marie Gérin-Lajoie affirmant que même « sans aucun signe évident de la volonté de Dieu » elle voyait la nécessité de fonder un nouvel institut religieux pour répondre à de nouveaux besoins. Elle avait appris à reconnaître les mouvements intérieurs qui lui révélaient le chemin à prendre en toute simplicité, sans attendre des signes exceptionnels.

Dans notre société qui valorise les apparences, Noël nous rappelle fort heureusement que Dieu agit à contre-courant, dans la simplicité qui libère des espaces de vie et de libération.

Gisèle

….

Dieu ne cesse de nous surprendre. Sa logique nous désarme et nous met en route à partir de notre centre intérieur. Il choisit Marie, une femme très humble et simple pour s’incarner dans notre monde. Il fait sa demeure dans une mangeoire en toute humilité et Il annonce la bonne nouvelle de sa naissance non pas aux grands prêtres mais aux bergers, des hommes sans demeure fixe qui passent la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. Dieu se révèle dans des avenues où l’Homme ne voit pas d’éclat ni de gloire pour s’y attarder. Dieu se manifeste et se fait Présent dans les cœurs humbles. Il s’est rabaissé pour que nous  puissions baisser nos yeux et chercher son regard d’amour et miséricordieux  non pas dans le spectacle de la gloire mondaine mais dans le quotidien ordinaire de nos vies.  Dieu nous conduit vers son Fils Jésus par Marie, une femme bien ordinaire qui, par son humilité, a gardé et médité tous ces événements dans son cœur. Le silence de Marie nous renverse parce qu’elle n’a pas claironné sous tous les toits qu’elle serait la mère de notre Sauveur. Elle n’a pas attiré la gloire sur sa personne tout en sachant l’ampleur de cette bonne nouvelle  dans la vie de son peuple. Les bergers ont quitté leurs troupeaux pour aller voir l’Enfant-Dieu, le Sauveur du monde. Eux non plus n’ont pas attiré la gloire sur leur personne puisqu’ils  repartirent joyeux en glorifiant le Seigneur et en racontant à tous  ce qu’ils ont vu et entendu. La venue de notre Seigneur Jésus est une bonne nouvelle pour toute l’humanité. C’est une bonne nouvelle parce que la venue de notre Sauveur vient changer notre mode de vie et de pensée. Elle vient nous libérer de tout ce qui nous enlise dans la spirale de la mort. Jésus, le Sauveur du monde, nous apporte la Vie en abondance et nous réconcilie avec le Père pour qu’on puisse demeurer dans son amour. Tous ceux et celles qui croient en la bonne nouvelle du Salut ont vu la gloire de Dieu et goûtent à la joie d’être la fille, le fils bien-aimé d’un Père qui nous unis tous dans le même Amour.

En ce temps de Noël, laissons Dieu nous mettre dans la Lumière de sa Parole de vérité. Laissons-Le illuminer les nuits de notre vie  pour qu’Il puisse  se révéler dans le silence de notre cœur. Comme les bergers à l’annonce de la Bonne Nouvelle, allons voir  dans nos Églises l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. Prenons le temps de  visiter ce petit enfant de  la crèche emmailloté dans sa pauvreté, Lui qui est riche en miséricorde. Demandons à Jésus de voir son visage de lumière et d’amour à travers le décor de Noël. Prenons le temps d’écouter la bonne nouvelle du Salut et chantons avec les anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Ô Esprit du Dieu Vivant,
Ouvre nos cœurs à la grâce de Noël.
Fais-nous goûter à l’Amour et  à  la Joie de Noël
Afin que nous puissions chanter les merveilles de Dieu et
Témoigner à tous la joie de  la Bonne Nouvelle du Salut.

Marie, toi la Vierge du Silence,
Apprends-nous à garder et à méditer dans le silence
Les Paroles du Seigneur dans nos cœurs.

Jésus, toi, le Sauveur du monde,
Viens dans notre cœur pour y faire ta demeure.
assemble-nous dans l’Esprit de Noël qui apporte
Joie, Paix et Amour dans les cœurs.

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naissance-jesusQuelques mots sur l’illustration de la nativité peinte d’après une icône de l’école de André Roublev, Russie, début Xve s. Composée selon le modèle épique, la crèche avec la Vierge se trouve au centre et autour les autres personnages mentionnés par la Bible, anges, bergers, rois mages. En bas, deux scènes provenant des Apocryphes : Saint Joseph en proie au doute et les servantes en train de baigner l’enfant. Source : Egon Sendler

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« Tu es bénie entre toutes les femmes» (Lc 1, 39-56)

 

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Illustration inspirée d’un vitrail de la cathédrale Notre Dame à Laon, en France

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc, chapitre 1, 39-56

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Commentaires

Puissions-nous tous, comme Élisabeth, laisser entrer  Marie chez nous, en nous…

Michaël

Ça me touche que même en tant que cousine, Élisabeth reconnaît l’accomplissement des écritures en Marie qui va vers elle avec « empressement » et qu’en plus, elle y reste durant 3 mois! Comme le Seigneur vient vers les humbles, je me dit qu’en moi aussi, Marie peut venir à ma rencontre. Pour autant que je sois attentive à sa présence.

Nini

Tel que l’a été Marie, nous sommes tous appelés à suivre Jésus pour un monde plus fraternel et plus tolérant, ces périodes de troubles ne sont là que pour le confirmer. Appliquons ces valeurs de paix qui nous sauvent.

Pascale

 » MARIE SE MIT EN ROUTE , » quel geste spontané et engageant devant l’évènement mystérieux qui s’en vient et à la suite de ce que je viens de comprendre sur la grande foi et l’abandon de Marie. Une mise en route m’appartient aussi pour faire redécouvrir cette naissance d’un homme appelé Jésus, venu nous apporter l’amour. Et faire connaitre à ceux qui vivent autour de moi, ce qui pourrait l’identifier à travers toutes les publicités qui portent à confusion. Je tolère le père Noël pour  » une couleur de la fête « , mais  pour la révélation du geste d’amour, de paix , de pureté, je reconnais  ce Jésus divin conçu dans le ventre  de Marie et déposé dans cette crèche il y a deux milles ans . A chacun de se dire  » SI MA JOIE, MA PAIX , MON CŒUR, ALLUME MA FAMILLE,  MON VOISIN, on peut remiser les fusils …

Mariette

Merveille des merveilles, une seule rencontre entre deux parentes, toutes les deux données à Dieu, a fait germer l’une des plus belles prières récitées quotidiennement partout dans le monde. « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni, » la prière à Marie est certainement l’une des plus tendres et aimantes intercessions qu’il est possible d’invoquer dans les tourmentes et souffrances. Car c’est un cœur de mère qui répond, un cœur plein de sollicitude, et qui, à titre de « Mère de notre Seigneur », ré-enfante en chacun de nous Jésus, ce « Dieu-qui-sauve », et nous refait naître à notre véritable dimension de filles et fils du Père céleste.

Nénuphar

Déjà quand une femme porte dans son ventre un bébé elle se sent comblé, bénie et en communion avec la vie, avec l’amour. Je n’oublierai jamais le sourire qu’habillait le visage de ma fille pendant sa grossesse. Alors je ne peut pas imaginer comment plus grand encore peut être de porter le Seigneur dans ses entrailles… « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. »

« …désormais tous les âges me diront bienheureuse… » Soit bienheureuse Marie car tu es la mère de Jésus notre Seigneur. MERCI!!!

Rosa

Marie ne peut contenir sa joie. Elle s’empresse de rejoindre sa cousine Élisabeth pour partager avec elle la joie du salut. Marie est celle que Dieu a choisie entre toutes les femmes  pour s’incarner dans son peuple. Remplie de l’Esprit-Saint, Élisabeth nous le confirme : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi?  Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles du Seigneur. » Quelle salutation! Quelle révélation!

La visitation joyeuse de Marie à Élisabeth nous entraîne nous aussi dans la joie du salut. Marie reconnaît dans son magnificat que tous les âges verront le salut et la grâce qu’elle a eu de porter  et de donner Jésus, le sauveur du monde, à toute l’humanité. Heureuse celle qui a cru en les paroles de notre Seigneur. Marie et Élisabeth sont dans la joie parce qu’elles ont goûté à l’Amour du Seigneur. Elles ont cru à l’effusion de l’Amour pour le donner au monde. De générations en générations les disciples du Seigneur se mettent à l’écoute de Sa Parole et chantent avec Marie le Magnificat. Comme Marie nous avons reconnu l’Amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru (1Jn 4,16). Frères et sœurs bien-aimé continuons de porter Jésus au monde lors de nos petites visites. Demandons à Jésus par l’intercession de Marie de nous habiter afin que notre salutation et nos visites fassent tressaillir de joie tous ceux et celles qui se trouvent sur nos chemins.

Marie, toi qui a cru en l’amour de notre Seigneur,
Apprends-nous à demeurer dans le silence
Pour accueillir Sa Parole dans nos cœurs.

Marie, toi qui s’est empressée de visiter Élisabeth,
Accompagne-nous dans nos visites afin que ton fils Jésus
Puisse se révéler par notre qualité de présence, notre écoute,
Nos regards et nos paroles.

Marie, toi qui a su rester humble dans la grâce,
Montre-nous le chemin de l’humilité qui conduit à
La joie, la paix et l’amour.

Karine

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Et si les personnages des œuvres d’art se mettaient à bouger?

Parfois, les œuvres d’art chrétiennes sont tellement présentes qu’on a l’impression que les personnages vont se mettre à vivre. C’est un peu ce que nous avons voulu illustrer ici en permettant à Marie et Élisabeth, telles que représentées sur un vitrail, d’aller à la rencontre l’une de l’autre en quelques images. En hommage à une inspirante scène de la Visitation apparaissant sur un vitrail de la cathédrale Notre Dame, à Laon, en France.

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Noël, avec ou sans la Sainte-Famille?

noel-avec-ou-sansRéponses à notre quatrième et dernière question de la saison : Noël, avec ou sans la Sainte-Famille? Quel est le sens de la fête de Noël avec ou sans la crèche, avec ou sans Marie, Joseph et Marie, avec ou sans Dieu? Une grande partie du monde fête Noël sans plus aucune référence à la naissance du sauveur, l’échange de cadeaux s’étant substitué à la messe de minuit. Quelle est la différence pour vous  entre ces deux façons de célébrer Noël?

Réponses reçues

Avec bien sûr ! Sans l’enfant Jésus, Noël n’a aucun sens.

Lise Ethier

Noël c’est l’Amour ! La famille c’est aussi nos frères et sœurs dans l’Église…

Eliane Beaudry

Noël sans L’Enfant est comme un corps sans âme, vide de sens, vide de vie…

Faire de Noël une fête de partage de cadeaux en niant Le Cadeau reçu en cette divine naissance, c’est un peu comme offrir un contenant avec un bel emballage… sans contenu.

On pourrait dire qu’à l’origine Noël n’était pas une fête chrétienne, et que même en admettant l’incarnation du Christ, il n’est pas prouvé qu’Il soit né en cette nuit de Noël. Cependant, si cette fête a pris tant d’importance dans les cœurs, c’est justement parce que cette nuit de Noël – fête de la lumière naissante – est maintenant associée providentiellement  à la célébration de la naissance de Jésus-Christ.

Fêter Noël sans la crèche au grand complet a quelque chose de profondément désespérant,  car même pour ceux qui sont bien entourés pendant cette fête – ce qui n’est malheureusement pas le cas pour tous, il y a alors un vide très difficile à combler; c’est le vide infini d’un présent sans présence…

…sans présence de l’Enfant qui ouvre à la Vie

…sans présence de Marie qui ouvre au mystère de la dimension intérieure

…sans présence de Joseph qui ouvre à la mise en œuvre sacrée

…sans présence des anges qui ouvrent à la louange de la gloire divine

…sans  présence du bœuf et de l’âne qui ouvrent espace  à la présence de  l’Enfant

…sans présence des bergers qui ouvrent à l’esprit d’enfance qui entend l’Appel et y répond

…sans présence des rois mages qui ouvrent à l’esprit de sagesse dont la grandeur est dans l’humilité et la soumission à l’Enfant qui transcende toute leur sagesse.

Michaël

Noël avec la Sainte Famille

 Fêter Noël dans  la tradition religieuse est source d’amour et de joie profonde. C’est en Église que la fête a un sens profond puisque Dieu nous a donné Jésus pour nous réconcilier dans son Amour.  Marie et Joseph font partie de la fête puisqu’ils ont permis l’incarnation du fils de Dieu.  C’est en famille que nous sommes renouvelés dans l’amour. Jésus a une histoire familiale très humaine pour embrasser notre humanité blessée. Donc Noël se fête dans la grande famille de l’Église universelle pour nous réconcilier avec les membres de notre famille et ouvrir nos cœurs à l’amour universel.  Noël nous permet d’entrer dans une aventure d’amour avec Jésus, l’enfant-Dieu, afin de  nous laisser pétrir par l’innocence de son amour tout en honorant  sa mère Marie et son père adoptif Joseph. La Sainte Famille nous met en marche vers un chemin spirituel qui nous fait  découvrir tout au long de notre voyage intérieur la Présence d’un Dieu Amour et miséricordieux. Dieu s’est incarné dans notre histoire humaine pour nous sauver de notre aveuglement et  nos égarements qui sont en  rupture avec l’Amour divin.  Nous ne pouvons adorer Jésus sans honorer Marie et Joseph que Dieu a choisi pour transcender notre humanité. Dieu a besoin de nous pour réaliser son plan d’amour et bâtir son royaume de justice et de paix. Fêter Noël sans Jésus et sa famille humaine c’est ne pas reconnaître que nous sommes enracinés dans l’Amour de Dieu bien avant notre naissance. Noël sans la Sainte Famille c’est refuser de faire un voyage intérieur qui nous fait découvrir que nous sommes nous aussi les enfants de Dieu et que chacun, chacune a du prix à ses yeux. Si nous accueillons la Sainte Famille nous pouvons  mieux comprendre le dessein de Dieu pour l’humanité et aussi comprendre notre histoire familiale qui nous a façonnés tout au long de notre parcours de vie. Notre mission prend souvent racine dans notre famille imparfaite qui a sa source dans une histoire sacrée.  Nous pouvons déplorer le fait que  Noël soit devenu une fête commerciale où tout le monde se stress pour acheter des cadeaux par générosité.  Par contre, Noël permet l’ouverture du cœur et met un peu d’amour dans les cœurs même chez les non-croyants. Les chrétiens doivent être fiers de voir les non croyants fêter Noël même en refusant la présence de  Jésus dans leur party de Noël puisque ce que les gens veulent fêter c’est l’amour. J’ai déjà vu des non pratiquants  ou non-croyants tout  triste à Noël parce qu’ils sont seuls ou en chicane avec leur famille. Ils voudraient eux aussi être en famille à l’occasion de Noël pour fêter ensemble dans l’amour.  Ils reconnaissent inconsciemment que Noël, c’est la fête de l’amour. Notre mission à Noël c’est de partager notre amour et notre joie avec tout le monde et de laisser la trace indélébile de notre Seigneur dans le cœur du monde. Jésus est Amour et si les gens ne connaissent pas Jésus ou refuse de l’accepter dans leur vie, nous avons comme mission de Le faire connaître par notre témoignage d’amour, de joie et de paix. C’est comme cela qu’ils vont reconnaître Jésus et adhérer à notre foi chrétienne et aux valeurs que Jésus nous a enseignées. Comme l’ange Gabriel,  soyons des envoyés de Dieu pour annoncer la venue de notre Seigneur dans le cœur de l’être humain. Disons à chacun, chacune en ce temps  de l’Avent et de  Noël : « Je te salue mon frère… Le Seigneur est avec toi. Il te donne Sa paix. »

Marie, toi qui a donné naissance à l’Amour
Aide-nous à dire oui à l’Amour tous les jours de notre vie.

Joseph, toi qui a su être présent dans la vie de Jésus
Aide-nous à accueillir la présence de Jésus dans la joie.

Jésus, Toi, le fils du Dieu vivant qui a pris chair de notre chair
Apprend-nous à grandir dans l’Amour véritable qui donne la Vie.

L’innocence de l’Enfant-Dieu

Au commencement était le verbe et
Le verbe était avec Dieu et
Le verbe était Dieu.
Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut. Jn1, 1-3

Dieu PRÉSENT en toute création.
En ce petit enfant de la crèche de Bethléem
Dieu nous révèle son visage.
Un visage qui reflète l’innocence de l’AMOUR.

Dieu, présent en cet enfant de la crèche,
Nous désarme et nous ouvre le cœur.
Un cœur prêt à sourire et à aimer
Toute l’humanité et  toutes ses créatures.

L’Enfant-Dieu, dans son humanité, bouscule nos schèmes de pensée.
Il a pris chair en la Vierge Marie et
Fait de Joseph, un père adoptif et aimant
Pour accueillir la Vie dans toute son incompréhension.

L’Enfant-Dieu, emmailloté dans sa pauvreté,
Nous ouvre un chemin de liberté.
Une liberté intérieure qui transcende notre attachementAux biens matériels, au pouvoir et à la gloire.

L’Enfant-Dieu, par son regard d’amour, transforme notre regard.
Un regard plein de tendresse et de compassion.
Un regard qui transperce les cœurs endurcis par
Les blessures et les déceptions de la vie.

L’Enfant-Dieu,  dans son innocence, est tout Accueil.
Il sourit au monde  et élargie l’espace de nos cœurs.
Il nous invite à accueillir le don  de chaque continent et
De chaque peuple qui est l’expression de son amour pour l’humanité.

L’Enfant-Dieu, dans son humilité, nous ouvre les bras.
Il nous rassemble en un seul corps afin que
Nous puissions embrasser nos frères et sœurs  qui  œuvrent
À  établir son royaume de justice et de paix.

L’Enfant-Dieu, dans sa vulnérabilité, nous apporte la paix et la joie.
Une paix et une joie intérieure que le monde ne peut donner.
Comme les oiseaux du ciel et les fleurs des champs
Accueillons l’Enfant-Dieu qui est la Vie  dans toute sa création et
Honorons le divin en chacun, chacune dans la joie, l’amour et la paix.

JOYEUX NOEL ET SAINTE PAIX EN CETTE ANNÉE 2016

Karine

« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)

Nous reprenons l’écoute de la Parole des Évangiles avec une activité pour l’Avent , entièrement centrée sur les passages de la Bible entourant la nativité.

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Icône contemporaine réalisée par l’atelier Dominique-Emmanuel d’après un modèle traditionnel

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc, chapitre 1, 26-38

Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Commentaires

Oui,
un seul oui,
offert en toute déraison,
grâce à la foi en une seule parole, 
et tout est devenu possible! 
Merveille des merveilles! 

Nénuphar

A première vue ce sont des annonces de grossesses dans ce récit de Luc aujourd’hui , mais la phrase « sois sans crainte  » s’adresse tout à fait à moi, Il me dit que peu importe la situation, fais-moi confiance, cesse d’enfanter des scénarios qui détruisent la tranquillité de ton être.  Jésus, je veux être ta servante dans ce monde d’aujourd’hui , autrement peut être mais sincèrement , car rien n’est impossible pour accomplir le règne de  Dieu. Seigneur Jésus regarde avec compassion les descendants du roi David dont je fais partie, accorde moi la grâce de te reconnaitre  dans les bras de Marie te déposant humblement dans cette mangeoire à Bethléem …histoire d’amour qui se renouvelle à chaque année et fait grandir l’enfant en moi…

Mariette

Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »

Quelle foi!!! Que tout m’advienne selon ta volonté!!! Que se fasse ta volonté et pas la mienne!!! Combien de fois nous prions ces phrases là avec ferveur et tout juste après cela nous crions et hurlons: Pourquoi moi mon Dieu! Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cela!!! Non!!!

J’aimerais avoir un centime de la simplicité et la spiritualité de Marie qui a mérité d’enfanter le fils de Dieu.

Merci mon Dieu!

Rosa

Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » 

Toujours, ces mots éveillent en moi émerveillement, joie, espérance !

Quoiqu’il advienne , même les défis qui semblent juste trop, hors de portée, impossible !

Ces mots  viennent PRÉCISÉMENT rappeler la grandeur de l’Amour de Dieu, et la grandeur de la Foi de Marie, qui pavent les chemins de tous les possibles !!!

Merci tellement Marie d’avoir dit OUI !

S’il-te-plais, aide-nous, aujourd’hui, à suivre ton exemple, à oser ce OUI !  Encore et encore !

Amen

Solane

Aujourd’hui, en lisant ce passage de L’Évangile, ce qui me frappe c’est la foi entière de Marie… qui ne manifeste même pas l’ombre d’un doute lorsqu’elle demande tranquillement à l’ange :

« Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »

C’est donc en toute connaissance des causes de la nature – et non par ignorance – qu’elle ne met pas là en doute la toute possibilité divine. Et si Marie demande à comprendre comment cela va-t-il se faire, c’est qu’elle sait déjà en son cœur que cette conception ne peut advenir de l’ordre naturel.

Par sa question elle reconnait et  affirme la nature transcendante de l’intervention divine.

Et par sa réponse –  « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » –, Marie ouvre à toute la création la libre possibilité d’être fécondée par l’Esprit Saint… et d’Enfanter en cette nuit de Noël éternellement présente et présence… en Elle, par Elle et avec Elle.

Michaël

Le recueil des témoignages « À l’écoute de la Parole 2015 » est sorti!

recueil-temoignages-parole-

19 passages des Évangiles commentés,
plus de 150 témoignages,
162 pages couleurs avec des illustrations originales,
le tout en format pdf facile à lire et à imprimer!

Et c’est gratuit!

Cliquer sur l’image ou sur le lien ci-dessous pour ouvrir et sauvegarder la publication

https://alecoutedesevangiles.files.wordpress.com/2015/10/alecoutedesevangiles-mobi-2015.pdf

Lire aussi le premier recueil publié en 2014

couverture-publication
https://alecoutedesevangiles.files.wordpress.com/2015/10/alecoutedesevangiles-mobi-2014.pdf

Quelques nouvelles…

Nous sommes de retour!

Poursuite du questionnement

Nous avons continué notre réflexion durant tout l’été à propos de la réorientation des activités du site « À l’écoute des Évangiles ».

Tel que mentionné lors de sa création, le premier objectif de ce site est de permettre à des personnes isolées de retrouver une communauté de partage en ligne avec laquelle approfondir la lecture des Évangiles.

La première année, nous avons lu et commenté l’Évangile de Saint-Jean.

En 2014-1015 nous avons initié une nouvelle activité, « À l’écoute de la parole du dimanche », centrée  sur les extraits des Évangiles lus lors de la messe dominicale, en espérant que cette approche favorise la participation des paroisses.

Cependant, il nous faut humblement reconnaître que si des milliers de visiteurs en provenance d’une cinquantaine de pays fréquentent régulièrement le site, le nombre de participants qui font l’effort de témoigner chaque semaine de leur lecture des Évangiles reste très limité.

Nouvelles explorations et rencontres

Nous nous proposons en conséquence de continuer à explorer d’autres formules qui pourraient rejoindre plus adéquatement les personnes en périphérie, jeunes et autres, en quête de sens.

Nous commençons à nous demander si une première rencontre en personne n’est pas essentielle. Si Internet et les médias sociaux sont des outils extraordinaires pour diffuser un contenu sur la toile planétaire, l’engagement y reste cependant en grande partie éphémère et virtuel. Peut-être que, comme en ont témoignés les apôtres et les premiers chrétiens, cela prend une rencontre en personne pour que l’étincelle initiée par le Saint-Esprit se produise?

D’autre part, nous sommes exposés à une telle sursaturation de messages et d’écrits que les nouvelles générations recherchent manifestement quelque chose de plus léger et imagé, d’où l’importance du visuel.

Atelier sur les images des Évangiles

Comme nous l’avons annoncé au début de l’été, nous avons pris le temps de bâtir un atelier sur les images des Évangiles. Cet atelier, combinant théorie et pratique, sera offert à Montréal, au Québec, les 20 et 21 novembre 2015. C’est une première tentative, restez branchés, nous vous donnerons tous les détails d’ici quelques jours.

Entretemps nous sommes également en train d’élaborer de nouvelles approches qui permettront d’approfondir davantage certains thèmes des Évangiles, de façon à rejoindre plus adéquatement les personnes en questionnement.

Nous sommes désolés de cette suspension momentanée de l’activité hebdomadaire à l’écoute de la parole des Évangiles. En attendant, vous pouvez prendre le temps relire calmement les derniers témoignages.

« Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 6, 1-6

    En ce temps-là,
Jésus se rendit dans son lieu d’origine,
et ses disciples le suivirent.
Le jour du sabbat,
il se mit à enseigner dans la synagogue.
De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :
« D’où cela lui vient-il ?
Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,
et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,
et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?
Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »
Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;
il guérit seulement quelques malades
en leur imposant les mains.
Et il s’étonna de leur manque de foi.
Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

______

COMMENTAIRES

fillette

Jésus se rendit dans son lieu d’origine et ses disciples le suivirent.
Devant ses paroles et ses gestes, les gens s’étonnent.  

Et nous?

Le temps des vacances nous ramènera peut-être  dans notre pays et notre lieu d’origine.  Nous y reverrons le fils de… le frère de… la sœur de…
Saurons-nous porter une écoute attentive pour nous émerveiller de leur sagesse et de ce qu’ils accomplissent par leur main?

C’est Dieu qui, en eux, se révèle  comme il s’est révélé en l’humanité de Jésus, l’un des nôtres.

Alors la rencontre de la parenté sera le lieu de la rencontre de Dieu, lieu où se vit notre foi.

Fernande

maisons

Je suis ce pays qui n’a pas reconnu Celui qui est né au cœur de ses propres terres et villages. Je suis cette maison qui n’a pas su discerner le Messager au-delà des apparences de l’un des leurs. Je suis ce peuple qui n’a pas embrassé le prophète issu de son sein, qui l’a jugé, l’a méprisé et l’a porté en croix. Tout cela parce que je suis de cette humanité qui se repose sur un savoir acquis par la pensée humaine, plutôt que de demeurer tranquillement à l’écoute du souffle dont nul ne sait d’où il vient ni où il va.

Nénuphar, au nom du pays du prophète

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« Un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle.

C’est comme si… Jésus ne peut accomplir des miracles sans notre foi, sans notre adhésion et notre confiance… et peu importe le canal que Dieu choisit pour agir surnaturellement…

Et il s’étonna de leur manque de foi.

C’est comme si… Jésus peut seulement guérir par des moyens naturels – dont fait alors partie la force qui émerge de ses mains – lorsque notre esprit ferme la porte au regard de l’enfant qui reconnait au-delà des apparences…

…il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.

C’est comme si… Jésus peut seulement enseigner en périphérie… lorsque notre cœur s’est refermé sur lui-même…

Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

C’est comme si… Et pourtant Jésus peut tout… mais il ne veut pas tout…

Il ne veut pas nous ignorer, nous laisser pour compte…

Il ne veut pas accomplir son œuvre de rédemption sans nous, sans que nous soyons nous-même pleinement à l’œuvre en son œuvre, libre et conscient…

Il ne veut pas nous forcer, pas même au nom d’un plus grand bien… car il n’y a pas d’amour sans liberté.

Michaël

groupe

Jésus enseignait dans la synagogue entouré de gens de son village, des gens qui le connaissent et qui connaissent bien sa famille. Ils se demandaient avec étonnement : « Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? » Ils étaient choqués à son sujet nous dit l’évangile. C’est pourquoi Jésus leur a dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » À cause de leur manque de foi, Jésus ne pouvait  accomplir aucun miracle mais guérissait les malades par l’imposition des mains.

Cet évangile nous ramène à la Foi. Les gens de son village n’ont pas cru en Lui parce qu’ils ont vu Jésus grandir sous leurs yeux et ont du mal à croire en ses  Paroles. Ils se demandaient : « D’où lui vient cette sagesse? »  Combien de gens qui, comme Jésus, sont méprisés dans leur pays, par la parenté, leur communauté et qui font des « miracles » quand ils vont ailleurs. Si Jésus n’a pas fait de miracles au milieu des siens c’est parce qu’ils n’ont pas cru en lui. Ils n’avaient pas la foi en lui. Ils ne l’ont pas accueilli et reconnu comme un envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Leurs cœurs étaient fermés à sa Parole parce qu’Il n’est pas allé à l’école des grands prêtres. Il nous arrive peut-être d’avoir une attitude de fermeture à l’endroit des gens simples qui ont un parcours atypique et qui ne peuvent pas jouer dans la cour des grands experts ou des gens qu’on connaît bien et qui après être nés de nouveau sous l’emprise de l’Esprit-Saint ont du mal à être accueillis, reconnus justement parce qu’ils ont un langage nouveau, une sagesse qui nous laisse perplexe. Pour qu’un miracle se produise, Jésus a besoin de nous. Il faut qu’on s’engage totalement dans le processus de foi par notre accueil, notre ouverture pour qu’Il puisse nous transformer. Jésus a besoin de la communauté pour qu’il puisse accomplir un miracle. La foi est individuelle et collective. Nous avons peut-être fait l’expérience avec des gens qui nous permettent de donner le meilleur de nous-même, tandis qu’avec d’autres nous sommes comme atrophiés, handicapés parce que notre talent n’est pas reconnu ou tout simplement parce que les gens n’ont pas confiance dans ce qu’on peut apporter de bon dans le groupe ou dans la communauté. Aujourd’hui, l’évangile nous invite à avoir un regard de foi en la personne de Jésus que nous voyons dans les autres. Prenons le temps de nous regarder les uns les autres et posons-nous cette question : « Est-ce que je suis tout accueil à l’autre, mon voisin, mon prochain? » Il a besoin de moi pour accomplir des miracles, Il a besoin d’une communauté de foi pour l’aider à grandir, à donner le meilleur de lui-même.

Seigneur Jésus, nous sommes aveuglés
Par nos croyances et nos schèmes de pensées erronés.
Pardonne-nous notre fermeture de cœur et d’esprit.
Fais tomber le voile de nos yeux et transforme-nous à ton image.

Seigneur Jésus, nous méprisons nos frères et sœurs
Par nos différences, notre savoir, notre avoir et notre pouvoir.
Pardonne-nous notre manque de foi à leur égard.
Aide-nous à t’accueillir dans les autres et rassemble-nous dans ton amour.

Karine



Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »

Cette déclaration est faite par Jésus. Il est donc bon de nous y arrêter. Même si nous l’avons entendue mille fois, ou justement parce que nous l’avons tant entendue comme un proverbe ouvert à l’exception, l’avons-nous réellement écoutée pour en observer les conséquences ?
En observant l’illustration qui nous est offerte pour le passage de l’évangile de ce dernier dimanche, j’ai vu et me suis vue parmi les personnages (et même en chacun d’eux)
rassemblés, au loin de Jésus, autour de la question : « D’où cela lui vient-il »?  N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?

deux

                                                  
Ils cherchent à se faire une « opinion » commune à partir de laquelle ils pourraient agir et, bien sûr, cela ne se peut. Tout reste en suspend, les méfiants se méfient, les savants demeurent savants, les attirés n’osent pas le dire, les plus proches continuent à raconter comment il était petit, puis plus grand, les juges cherchent la faille et ne la trouvent pas, les enfants tendent l’oreille. Tout-à-coup, peut-être, l’un d’eux demande, :  Pourquoi nous dit-il : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays,sa parenté et sa maison.»? N’est-ce pas pour nous montrer notre propre comportement ? En ce cas, n’est-il pas réellement un prophète? et voilà le retour aux opinions………….

enfantLequel de tous, lassé de douter, décidera de s’approcher, d’entrer en relation, de questionner, de connaître cette personne plutôt que de chercher d’abord à « savoir » si sa parole est Vérité ?
Loué soit celui qui nous a transmis ce récit. Qui ne résisterait pas à admettre que son voisin et ami d’enfance prenne la Parole comme Jésus l’a prise ? Qui s’approche sans tarder lorsque se présente l' »Imprévu » ?

Pierrette

« Talitha koum » (Mc 5, 21-43)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 5, 21-43

En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
– elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –
… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,
le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

______

COMMENTAIRES

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Dimanche dernier, Jésus disait: « Passons sur l’autre rive. »
Ce dimanche, il regagne en barque l’autre rive.

Quelles sont ces rives devant lesquelles je me retrouve?
Celles que ma réalité m’invite à franchir?

Pourquoi?
Pour entendre une parole de vie.
Accueillir un geste qui relève.
Et  la barque?  Quelle est celle qui m’y conduira?

Fernande

…           

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.

Comme j’aimerais avoir la foi de cette femme ! Et dire comme elle: « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »

Car même si au plus profond de mon être, je sais que mon Dieu peut tout, que rien ne Lui est impossible, reste que toujours, ce doute m’habite. Comme un brouillard qui fait écran, et alourdit tout mon être, le gardant plongé dans une torpeur, dans ses souffrances. Et me fait oublier Sa présence. Et tout ce qui, en moi, a si soif de légèreté, de communion, de don (même au cœur et avec mes souffrances)… et de guérison!

Donne-moi, Seigneur, donne-nous cette foi ! Donne-nous d’oser croire que c’est en touchant le vêtement de son prochain, spécialement de celui qui nous irrite, qui est si différent de nous et de qui on a juste envie de s’éloigner, que c’est en s’offrant à lui que l’on touchera Ton vêtement.

Et que c’est à cet instant que l’hémorragie s’arrêtera, et que nous ressentirons dans nos corps la guérison.

Et ainsi, il sera possible d’entendre :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Solane

« Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » Si je pouvais aussi toucher, frôler ses vêtements je serais aussi guérie… Comment j’aimerais qu’il soit là pour avoir l’espoir de guérir, pour libérer mon corps de ce qui l’opprime, pour libérer la tête de toutes ses conversations ridicules qui n’ont jamais eu lieu que là, dans la tête. Je sais que la prière est magique, mais peut-être je ne prie pas de la bonne manière car toute une vie malade fini par tuer la magie. Mon Dieu, dit un seul mot et je serais guérie.

Rosa

 » ELLE DORT « , merci Seigneur de ton indulgence à mon égard. Tu me considères comme étant encore capable de poursuivre mon chemin en ta présence. Tu m’as émerveillé par ta compassion à l’égard de tous ces malheureux qui se sont tournés vers Toi pour apaiser leurs détresses.

main-1Oui  je dors sur ma nouvelle façon de faire face à la vie, il y certaines attitudes difficiles à mettre de coté, perdre les quelques  petits projets qui me tenaient à cœur, pas de grands chefs-d’œuvre, mais de quoi nourrir le temps et mon âme par ricochet. Je remarque que la dame qui T’as touché était très confiante et sereine, mais elle n’a pas dormi sur sa condition elle s’est rendue vers Toi, a posé le geste de foi , et le résultat est convainquant pour moi, Jésus…  tu l’as guéri.  Dans ce récit du livre de la Parole, cette semaine Jésus m’invite fortement à lui faire confiance par la révélation de ces guérisons, la mort et  la vie se sont confrontées autant chez la petite fille que chez la femme. Seigneur Jésus, tiens mon cœur en éveil à toutes ces petites joies que le vie me présente…

Mariette

J’ai toujours été frappé par l’union de ces deux histoires, dont l’une est intercalée dans l’autre, en me disant que ce n’est pas pour rien… puis par le fait que la femme avait des pertes de sang depuis 12 ans, et au moment de sa guérison, on vient annoncer que la fille de Jaïre vient de mourir… et elle a 12 ans. Sans prétendre en trouver le sens profond, s’il y en a un, cette association résonne en moi comme un passage d’un cycle naturel à une vie que l’on pourrait appeler de surnaturelle, transcendant la nature tout en l’intégrant.

C’est comme si l’enfant est liée à la perte de sang, née au début de l’hémorragie et morte lorsqu’elle cesse. Lorsque la femme est guérie, non pas naturellement mais surnaturellement, en se reliant à Jésus qui est la Vie, la Voie et la Vérité, l’enfant malade –  ce qui est lié au cycle naturel  –  meurt… ou plutôt « dort » comme l’affirme Jésus, afin de pouvoir être réveillée à la vraie Vie.

fille-jaireIl saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« 
Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »

Et ce n’est pas juste l’âme qui est rappelée à la vie, puisqu’il est précisé que Jésus demande qu’on lui donne à manger, confirmant ainsi que le corps est vivant, comme lors de sa propre résurrection et qu’il mange devant ses disciples pour confirmer la vie du corps.

C’est comme si pour guérir – corps, âme et esprit – en cette vie même, pour cesser l’hémorragie de notre humanité malade, il nous faut nous abandonner en Lui, par Lui, et  avec Lui.

Michaël

visage-jesusVoici un évangile qui est vraiment très riche. Le fait que la femme avait des hémorragies depuis 12 ans et que la jeune fille avait 12 ans ont certainement un sens symbolique qui m’échappe pour l’instant, à part certainement le fait que le 12 représente la fin d’un cycle, tel le cycle annuel ou les 12 mois de l’année, on parle de 12 apôtres, les 12 tribus d’Israel et plus. Mais mis à part cette dimension symbolique des nombres qui est certainement très parlante, je suis touchée par cet évangile d’une manière plus directe. Je me souviens du sentiment d’être une enfant et d’écouter ces évangiles ou histoires à l’église et de sentir une forme d’émerveillement devant tant de beauté, bonté ou magnanimité de la part de Jésus. Il est la bonté même, l’Amour même puisque la femme malade n’a eu qu’à toucher sa robe pour être guérie. Toucher à l’Amour divin ce n’est pas peu de choses. Je m’imagine en rêvant de toucher à Sa robe. Il lui dit que sa foi l’a sauvé. Quelle foi de la part de cette femme et quel Amour nous est offert. Ceci était vrai alors, ceci ne peut qu’être vrai maintenant. Je suis émerveillée par la force et la promesse de guérison de Son amour. Il nous dit que par la confiance absolue en son amour, nous sommes sauvés….guéris des maux qui affectent profondément l’humanité tels l’endormissement, la bêtise, la tiédeur, l’orgueil et j’en passe. Tout de suite je veux retirer de mon cœur les épines ou les armures qui empêchent, rendent péché ce manque de confiance absolue. Aussi, je suis touchée directement par le fait que même l’enfant qui n’est plus en vie, l’enfant pour qui il ne semble plus avoir d’espoir, la part de nous qui semble s’être endormie à jamais, et bien, demandons Lui de la soigner. Il court pour répondre à l’appel des parents qui pleurent. Jésus nous aime au-delà même de nos capacités à l’Aimer Lui, à Lui demander son aide. L’Amour de Dieu est vraiment si grand qu’il vient nous chercher même jusque dans la mort. Il peut tout, Il veut tout pour nous, vraiment tout. Et mon cœur d’enfant reste à jamais émerveillé devant cette certitude.

Mariette-Renée

À vrai dire, je n’étais plus de ce monde. Il me semble que j’étais en chemin vers un ailleurs quand je sentis une main aimante m’inviter tendrement à retourner d’où je venais. Il se passa quelque chose que je ne saurais décrire. C’est comme si une maison morte, désaffectée, vide  et abandonnée reprenait subitement vie. J’entendis une voix dire « Talitha koum », j’ouvris les yeux et je vis celui qui me prenait la main et m’invitait à me lever.

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Dès cet instant je sus définitivement et une fois pour toute que j’étais aimée, profondément aimée, comme jamais je n’aurais pu me l’imaginer.

Nénuphar, pour la jeune fille de 12 ans

….

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Dans cet évangile, Marc nous rapporte deux miracles de Jésus. Nous pouvons constater que la démarche de guérison ne vient pas de Jésus cette fois-ci mais bien des personnes concernées par la maladie. Jaïre prend l’initiative d’aller vers Jésus craignant de perdre sa fille malade et la femme en perte de sang prend elle aussi l’initiative de se faufiler à travers une grande foule pour toucher au moins le vêtement de Jésus pour trouver la guérison.  Une démarche de foi qui porte fruit dans les deux cas. Dans sa démarche de foi, Jaïre demande à Jésus d’imposer ses mains sur sa fille pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. Mais voilà que le drame survient, sa fille décède avant que Jésus la touche. C’est le désespoir chez les gens qui viennent annoncer la nouvelle à Jaïre, il n’y a plus rien à faire. Jésus redonne confiance à Jaïre en lui disant : « Ne crains pas, crois seulement. » Comme Jésus ne donnait pas un spectacle de magie pour montrer son pouvoir de guérison et son pouvoir de ressusciter les morts, il demande à tout le monde de sortir de la maison. Oui, tout le monde dehors parce que la vibration négative des gens était trop forte pour ébranler la foi des parents. Jésus a voulu rencontrer dans l’intimité la fille de Jaïre en présence de ses parents et de ses disciples Pierre, Jacques et Jean pour une parfaite communion de foi. Dans le processus de guérison, la foi est aussi communautaire. Le miracle s’opère parce que la famille, la communauté garde la foi et demande à Jésus de venir au secours  de la personne. La personne a besoin de s’entourer de gens de foi pour l’aider dans son processus de guérison sinon sa vibration énergétique s’affaiblit par les personnes ombragées qui ne laissent pas passer la lumière de Jésus dans leurs paroles et dans leurs actes. Aujourd’hui, au nom de Jésus, nous pouvons nous aussi imposer nos mains sur les malades pour leur guérison. Jésus a donné tout pouvoir à ses disciples de faire des miracles eux aussi. Avons-nous la foi en l’imposition des mains? Jésus, verbe incarné, a toujours fait des miracles par sa Parole. Sa Parole est agissante dans nos vies. Il dit à la jeune fille : «  Talitha koum » et la fille s’est réveillée. Demandons à Jésus de mettre sa Parole sur nos lèvres pour que nous aussi nous puissions en communion avec le Christ réveiller, libérer les autres par nos paroles et nos actes.

Quant à la femme en perte de sang, sa démarche de foi a aussi porté fruit parce qu’elle a cru en Jésus. Elle a cru dans la bonté qu’elle voyait en Jésus, dans la lumière qui émanait de Lui, dans la sainteté qui imprégnait même son vêtement si bien qu’elle a voulu toucher au moins son vêtement pour être guéri. Effectivement, quand elle a pu toucher le vêtement de Jésus, elle était guérie de son mal parce qu’une force était sortie de Jésus pour toucher cette femme dans toutes les fibres de son corps. Tout de suite Jésus a voulu rencontrer la personne qui l’a touché. Jésus ne voulait pas laisser cette femme dans la honte. Il ne pouvait laisser son geste inaperçu mais voulait la mettre dans la lumière aux yeux de tous. Il voulait rencontrer cette femme de foi qui l’a touché. Il voulait rencontrer son regard pour lui donner confiance en elle et la réhabiliter dans la société, lui redonner sa dignité. Quand Jésus eut parlé à la femme, il lui dit avec amour : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guéri de ton mal. » Frères et sœurs dans le Christ, n’ayons pas peur d’aller vers Jésus, de toucher sa croix. Il dit à chacun, chacune de nous : «  Ne crains pas. Crois seulement. » Faisons-nous tout petit à ses pieds et écoutons sa voix qui nous dit à nouveau : «  Ma fille, mon fils, debout, réveille-toi, lève-toi. Je suis avec toi tous les jours. Tu as du prix à mes yeux et je t’aime.  »

Merci Jésus pour ta présence dans ma  vie.
Prends mes mains dans tes mains
pour qu’elles deviennent  des  mains  qui apportent
guérison et paix dans le cœur de mes frères et sœurs.

Seigneur Jésus, merci de venir chez moi
Pour me guérir de mon mal.
Puisse ton regard d’amour pénétrer le mien
Afin que je puisse regarder les autres comme toi.

Seigneur Jésus, merci pour ton Esprit de guérison.
Revêt-moi de ton esprit de compassion afin que
Je puisse Te rencontrer dans mes frères et sœurs et
M’élever avec eux en esprit de vérité et de bonté.

Karine