Archives du mot-clé père

Les publicains et les prostituées vous précèdent…  

publicains-prostituees-precedent-cl

Illustration inspirée d’une œuvre de James Jacques Joseph Tissot (1836-1902)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,28-32.

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne’.
Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas. ‘ Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.
Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur ! ‘ et il n’y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ». Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 _______

COMMENTAIRES

2-appel-de-ton-amour

Quelle est la part en moi qui continue à dire : « Oui, Seigneur! » …mais dont le oui reste théorique?

Comme il est facile pour moi de dire en toute sincérité que je Lui donne ma vie et que je veux Lui obéir en tout et pour tout… mais qu’en est-il de la mise en pratique de mon engagement? Que reste-t-il de mon élan lorsque le vrai travail commence?

Seigneur, à l’appel de Ton Amour, je ne peux faire autrement que de te répondre : « Oui, me voilà! » mais je reconnais que je ne peux rien de moi-même, alors je t’en prie, que Ta Force et Ta Grâce vienne habiter ma faiblesse, que mon oui soit un oui constant, confiant, inconditionnel, afin de toujours accomplir Ta Volonté, en pratique et en vérité, quelle que soit Ta Volonté. Amen

Michaël

Comment se fait-il que les collecteurs d’impôt et les prostituées ont cru à la parole de St-Jean Baptiste alors que les chefs des prêtres et es anciens n’y ont pas cru? Peut-être parce que ceux qui se reconnaissent pécheurs croient davantage à la main qui vient secourir que ceux qui se croient justes? Se pourrait-il qu’à la limite, ces derniers ayant l’impression d’être dans le droit chemin et au-dessus de tout, ne voient même pas l’opportunité de cette main tendue? Seigneur, garde-moi humble et à l’abri de toute suffisance!

Nénuphar

Jésus disait  » un homme avait deux fils « , ça me fait penser que les deux fils se confrontent en moi tous les jours. Il y a le  fils du bien et fils du mal. Jésus me dit : « mon enfant, va travailler à ma vigne » et je fais comme si je ne l’avais pas entendu ou que ça ne m’intéresse pas, je trouve plusieurs raisons, mais en y réfléchissant bien je décide d’aller travailler à sa vigne. Parfois je dis oui spontanément mais je n’y vais pas, mille distractions sont au rendez-vous pour ignorer la demande de services qu’il juge bon pour croire à sa parole et me repentir de mes négligences. Parole égale engagement. Donner ma parole, c’est me tenir tout entier devant l’Autre et les autres pour dire tel sera mon chemin, telle sera ma fidélité. Vendre son âme est un genre de prostitution. Père au nom de ton Fils Jésus, viens me soutenir dans mon discernement et ma pauvreté …amen.

Mariette

2-imitation-charite

Comment ne pas se sentir faible, démuni, à la lecture de ce passage de l’évangile de Matthieu. Pécheresse je le suis, chaque jour prise au piège de l’habitude et chaque soir dans la contrition. Toutefois, n’ai je pas aussi, illusionnée, dit oui à l’invitation de notre Père et oublié sitôt après de m’y rendre, « sans voir » que je n’obéissais qu’à l’appel de mes divers appétits. Appétits bien dissimulés sous les acquis culturels et sous les vertus mondaines dénuées de cette « charité »qui seule importe; et à laquelle Saint Paul nous appelle avec clarté. Seule elle lave, guérit, redresse, apaise, car elle n’est pas œuvre d’homme mais don du Saint-Esprit qui, nous l’avons appris, souffle où Il veut, à travers qui Il veut, jusqu’aux confins de tous les mondes.

Seigneur, ne permet pas que l’imitation de la charité passe pour la charité. Délivre-moi de l’aveuglement, de l’hypocrisie, de l’oubli; comme tu nous pardonnes lorsque nous te cherchons obstinément là où tu n’es pas. Tourne-nous tous vers Toi. Tu sais que notre seul désir est de T’appartenir corps et âme. Sans la médiation de Jésus, le Christ, rien ici-bas ne peut être « fait » selon ta volonté.

Pierrette

Au départ, un père et deux fils unis par un lien affectueux qui bouleverse:  « Mon enfant ».

Certes, le désir d’un père est le bonheur de ses fils.  Et le bonheur se découvre dans l’accueil libre d’un amour gratuitement offert.  Alors, avec Mère Teresa, ils pourront dire:  si nous aimons, nous servirons, à la vigne.

Fernande

2-grandeur-de-ton-amour

C’est bon de lire qu’il est toujours temps, Seigneur !

Ça me rappelle les bras grand ouverts, si accueillants et emplis de tendresse du père de l’enfant prodigue !

Merci tellement pour ton Amour inconditionnel et si patient !

Merci de nous donner de Te découvrir, chacun à notre propre rythme, sur notre chemin truffé de Tes Signes, de Tes « clins Dieu », que tu poses à chaque instant, tout au long de notre parcours.

Merci de nous donner jusqu’à notre dernier souffle (et peut-être même au-delà) pour nous aider à reconnaître la grandeur de ton Amour pour nous !

Merci Seigneur de me permettre de reconnaître à quel point œuvrer à Ta vigne est le plus grand et le plus beau des cadeaux, et de m’aider à m’y mettre et à m’y remettre encore et encore chaque jour, avec mes faux pas, mes hésitations, mes peurs et mes blessures.

Solane

2-pere-tres-bon

Jésus nous révèle la bonté de son père, notre père. Un père qui nous laisse totalement libre de décider de travailler avec lui ou pas. Le premier fils a un cœur sincère et libre. Cela ne lui tente pas vraiment de travailler dans la vigne de son père et il le dit très clairement : « Je ne veux pas. » Mais ensuite  il s’est repenti et y alla. C’est un homme debout.  Tandis que le second répondit avec sa tête : « Oui, Seigneur! » et n’y alla pas. Il a peur de décevoir son père et préfère dire « oui », jouer la façade et porter un masque qui cache ses vrais sentiments.  Il n’est pas libre vraiment. Pour faire la volonté du Père il faut avoir un cœur sincère et libre. Libre de se mettre à nu devant Lui tels que nous sommes. Jésus fait référence aux publicains et les prostituées parce qu’ils reconnaissent leur condition de pécheur. Ils ont besoin de Dieu pour se remettre dans le droit chemin. Les publicains et les prostituées ont cru en la Parole parce qu’ils désirent être sauvé par la grâce de Dieu. La Parole est enracinée dans leur cœur et ils croient avec foi qu’ils seront pardonnés et reçu à bras ouverts par le Seigneur. Tandis que les grands prêtres et les anciens n’ont pas cru en la parole de Jean-Baptiste et de Jésus. Ils sont fermés à leur message d’espérance parce qu’ils pensent qu’ils sont déjà dans le droit chemin. Ils se considèrent comme des hommes purs qui connaissent la Loi et détiennent la vérité et le savoir religieux. Ils se croient sauvés à force de rituels même si le cœur ne suit pas.

Le monde a bien changé depuis mais n’avons-nous pas des fois  l’attitude des grands prêtres qui s’enorgueillissent de leur savoir religieux? Quand le monde scientifique et technologique parle plus fort, faisons-nous la sourde oreille à tout ce qui vient du monde spirituel? Sommes-nous ouverts au message de l’Évangile pour le laisser prendre racine en nos cœurs? Y-a-t-il encore de la place dans notre cœur pour écouter la voix du Seigneur?

Jésus nous appelle à travailler dans sa vigne en toute liberté. Allons-nous répondre avec la tête ou le cœur? La tête et le cœur? La tête, le cœur et le corps? Cherchons-nous une preuve probante de son appel?  Hm… ce n’est pas facile… Laissons la Parole prendre racine dans nos cœurs et écoutons Sa voix qui vient du plus profond de  notre cœur. La paix et la joie seront les fruits de notre discernement.

Père très bon,
Tu nous appelles à travailler à ta vigne
Rends nos cœurs disponibles et libres
Pour faire route avec Toi.

Père très bon,
Tu nous as dotés d’intelligence et de connaissance.
Ne permet pas que le savoir religieux, scientifique ou technologique
Nous entraîne à la perte de notre humanité et divinité.

Karine

______

Dessin à copier, à tracer ou à colorier
pour les petits et les plus grands

jesus-avec-chefs-pretres

 (Cliquer pour agrandir et sauvegarder)

En fichier pdf : jesus-avec-chef-pretres

Moi en eux, et toi en moi

moi-en-eux

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 17, de 12 à 23

Lorsque j’étais avec eux, je les gardais en ton nom que tu m’as donné. J’ai veillé et aucun d’eux ne s’est perdu, hormis le fils de perdition, afin que l’Écriture fût accomplie.
Maintenant je vais à toi, et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux la plénitude de ma joie.
Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde.
Je ne te demande pas de les ôter du monde, mais de les garder du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.
Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un, comme nous sommes un,
moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.

______

Commentaires

 

C’est tellement réconfortant savoir que quelqu’un nous aime et prend soin de nous; que quelqu’un prie pour nous et que Dieu nous aime grâce à Lui. Mais serons-nous « tous un » comme Lui l’est avec le Père? J’en doute, nous vivons dans une époque d’invidualisme tel que l’unité est difficile à atteindre.

Oh, mon Dieu! Donne-moi la sagesse de travailler pour l’unité à la place de le faire pour mon bien-être!

Rosa

 

Seigneur, merci de nous faire tiens, et de semer en nous ta vérité, et de faire de nous tes messagers, tes porteurs d’espoir. Et merci de demander à ton père de nous garder du Mauvais. Et de prier pour nous, et aussi pour ceux et celles à qui tu nous demande de porter ton message, ton amour, ta présence et ta vérité.

Nous en avons tellement besoin! Il est beaucoup plus facile d’être du monde. Et pourtant, c’est paradoxal : tout ce rejet de ta présence vient trop souvent d’un regard brouillé et de la peur, qui empêchent de voir et accueillir ce dont nous sommes tous et toutes assoiffés au plus profond (que l’on en soit conscient ou non…) : TOI, le Verbe, la Vérité et la Vie!

Solane

 

 » Je ne te demande pas de les ôter du monde mais de les garder du mauvais.  » Quand j’étais jeune j’entendais parfois dire par des parents d’un enfant turbulent : « y est pas du monde. » Surement que les parents s’inquiétaient de la conduite de l’enfant qui grandissait et comme tout bon parent, ça voulait dire être  » un » avec la famille. Tout comme on peut lire dans le texte d’aujourd’hui, l’unité  de Jésus avec son Père et moi-même. Jésus, souvent je te demande de protéger mes enfants du mauvais, aujourd’hui les occasions sont nombreuses d’aller au bout de sa liberté, mais je sais que tu es patient et plein de compassion pour chacun de nous et que nous sommes fait pour l’éternité. Père au nom de ton fils Jésus, ne nous laisse nous pas entrer en tentation mais délivre nous du mal…amen…..

Mariette

 

Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde.
Je ne te demande pas de les ôter du monde, mais de les garder du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde.
Sanctifie-les dans la vérité :
ta parole est vérité.
Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.

Ceux-là qui se reconnaissent de Jésus-Christ – en pratique et en vérité – ne peuvent en même temps se reconnaitre et être reconnus du monde, même si envoyés dans le monde.

Il y a une incompatibilité totale entre l’esprit du monde et l’Esprit de Dieu; l’un divise pour mieux régner… et « haït » donc l’autre qui réunit pour mieux Aimer.

Impossible de recevoir l’Esprit Saint qui sanctifie dans la vérité tout en étant rempli de l’esprit du monde qui se glorifie dans le mensonge!

Michaël

Il  est question ici de la plénitude de la joie. Nous savions déjà que Jésus veut que nous ayons la vie, et la vie en abondance. Il prie maintenant pour que nous soyons sanctifiés, cela suppose qu’il a veillé sur ses amis et disciples pour qu’ils ne se perdent pas dans le monde. Mais il désire encore beaucoup plus pour eux et pour nous : la prière la plus ardente qu’il adresse au Père veut obtenir que ses disciples soient « un en nous, comme nous sommes un ».

Je me sens toute petite à côté de ce Jésus qui nous livre sa prière la plus intime. Comment peux-tu nous donner accès à ta conversation avec le Père? Comment oses-tu nous faire découvrir que ton désir le plus profond est de nous voir entrer dans le cercle qui va de toi au Père, puis de toi  à nous, dans un mouvement qui nous relie tous ensemble en toi? Laisse-moi entrer dans ce cercle, laisse-moi goûter cette joie de la comm-union. Joie qui peut guérir de toute division, surtout celle que je peux ressentir en moi-même lorsque je souffre de mes propres divisions intérieures. Oui, de la joie en plénitude, pour celles et ceux qui s’approchent de toi en quête d’un bout de pain et d’amitié au sein d’une communauté accueillante.

Ce lien intime fait d’amour et de réciprocité dans l’échange ne se referme pas sur lui-même, puisque Jésus ajoute « afin que le monde croie que tu m’as envoyé ». Il me semble que nous aurons besoin de l’Esprit pour mieux saisir cet autre désir de Jésus.

Gisèle

Nous sommes envoyés dans le monde pour révéler l’Amour du Père à travers les Écritures et notre expérience avec le Christ.  En faisant route avec Jésus,sa grâce nous sanctifie, nous fortifie afin que sa parole soit véridique pour nous et pour tous ceux et celles qui croiront en Lui. Dépouillé du vieil homme, nous devons compter sur les grâces du Seigneur, une journée à la fois, pour accomplir notre mission de propager l’Évangile et d’en témoigner par notre agir dans le monde. Ressuscité avec le Christ nous sommes devenus ses disciples et nous faisons  un avec le Père, le Fils et l’Esprit. Sous la mouvance de l’Esprit Saint nous faisons tout pour la plus grande gloire de Dieu. Cette expérience trinitaire  nous garde dans l’humilité et nous  ouvre au monde pour bâtir le royaume de justice et de paix.  Le disciple du Christ aime Dieu de tout son cœur, de toute son âme  de toute sa force et de toute sa pensée et son prochain comme Jésus nous a aimés d’un amour inconditionnel et compatissant. Le disciple du Christ demeure dans l’Amour de Dieu et connaît la paix et la plénitude de la joie que Jésus nous a promise. Notre  plénitude de  joie pour la mission vient de Dieu en Jésus.

Karine

 

En relisant depuis le début cette longue supplication de Jésus à son Père, la voix me manque tout à coup, médusée, au milieu d’un sentiment de douleur quasiment colérique. Douleur sèche.
Si Lui, Fils de Dieu dont la foi est parfaite, supplie comme un mendiant à genoux à fin que le Père nous sanctifie tous dans la vérité, d’âge en âge par une succession d’envoyés en Son Nom, comment puis-je demeurer égarée, accrochée à quelqu’idole sans nom, plutôt que d’accourir à la voix de celui qui appelle ? Quelle est cette peur de sortir du nid, de prendre le risque d’avoir à ouvrir mes ailes ? Pourquoi choisir moins de vie au lieu de plus de vie? Quel bandeau sur mes yeux, quelles mains sur mes oreilles, quel interdit de croire à la « plénitude de la joie » ? Quel refus obstiné d’ouvrir les mains ? Qui me fixe au sol et me dit « tu ne sortiras pas d’ici », chez toi ? Et qui vaincra celui-là si ce n’est justement le Fils dont le royaume n’a pas de fin et qui ouvre la porte à celui qui frappe ?
Alors la douleur sèche s’ouvre aux larmes porteuses de joie. Qui voudra garder sa vie la perdra.
N’oublie pas cela, « ô mon âme », « Quel que soit l’état dans lequel tu viens frapper à la porte du royaume, le portier ouvrira sauf, bien sûr, s’il s’agit d’une imposture. L’imposteur est démuni du don de frapper à la porte.

Pierrette

 

« Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. »

« Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. »

En résumé, ces deux phrases semblent dire que tout en étant (envoyés) dans le monde, Jésus et ses disciples ne sont pas du monde.

Mais de quel « monde » Jésus parle-t-il?

Selon la définition commune, le monde est un «ensemble des choses et êtres créés»

Selon l’étymologie latine, mundus signifie « ce qui est arrangé, net, pur ». On pourrait donc dire que ce qui a été créé, arrangé et ordonné par Dieu est net et pur, ainsi que Lui-même l’a signifié au moment de la création, avant la chute de l’homme. Dans la genèse, Dieu, à chaque étape de la création de l’univers, « vit que cela était bon ».

Le monde dont parle Jésus semble plutôt être le monde altéré par l’égarement de la conscience humaine, soumis au péché et à la mort.

Si l’être humain n’a d’autre guide que sa propre volonté, dirigée par ses propres aspirations et insécurités, il crée un monde fermé, chuté, qui tire à sa propre fin. Par extension, le monde dont parle Jésus semble aussi être le monde social, construit de toutes pièces selon la logique humaine, et celui encore plus superficiel de la mondanité et du pharisaïsme. C’est de manière plus manifeste ce monde qui « les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde ».

Il apparait une fois de plus que c’est suite au détournement de la raison d’être première de l’être humain que le monde net et pur devient « immonde », « un trou nauséabond relié qui conduit à l’enfer » selon un autre sens attribué au mot latin mundus.

Nous sommes manifestement toutes et tous issus de ce monde chuté, gouverné par le Prince de ce monde, jusqu’à ce que Jésus nous fasse renaître en l’esprit, nous libérant de l’emprise de ce monde et nous ramenant à notre vocation première.

Jésus nous garde dans le nom que le Père lui a donné « Dieu sauve », et de par ce nom aucun de ceux qui lui sont donnés ne sont perdus. Par son intercession il ne cesse de nous sauver à chaque seconde, à chaque pas, étant en nous comme le Père est en lui.

                                                                                                                               Nénuphar

 

______

Pour télédécharger le fichier PDF afin d’agrandir les caractères, de le partager à d’autres, de le sauvegarder ou de l’imprimer, cliquer le lien ci-dessous :

140518-moi-en-eux

Afin qu’ils soient un comme nous sommes un

qu-ils-soient-un-750

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 17, de 1 à 11

Ayant ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie,
et que, selon le pouvoir que tu lui as donné sur toute chair,
il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui a donnés.
Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.
Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire.
Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi, de la gloire que j’avais auprès de toi, avant  que le monde fût.
J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
Ils savent à présent que tout ce que tu m’as donné vient de toi;
car les paroles que tu m’as données, je les leur ai données. Et ils les ont reçues, et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que c’est toi qui m’as envoyé.
C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux.
Je ne suis plus dans le monde; eux, ils sont dans le monde, et moi, je vais à toi. Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous sommes un.

______

Commentaires

 

Seigneur, toi en nous et nous en toi, tel que tu nous a appris à le faire, j’ose demander en ton nom, Jésus-Christ : Apprend-nous à « être un », réunifie-nous intérieurement et extérieurement afin que nous cessions de donner prise à la division qui ravage ce monde, je t’en prie!

Nénuphar

 12-que-renaissent-bourgeons

Seigneur! Merci Seigneur Jésus de nous donner les clés du Royaume, de nous donner le goût de la communion si profonde et si intime avec ton Père, notre Père. Oui, Seigneur, nous qui avons été créés à ton image, avons une soif si grande, bien que trop souvent inconsciente, de ce rapport si fort, si intime, qui te lie au Père! Stp Seigneur, oui, garde-nous dans ton nom, afin que nous soyons un comme toi et ton Père êtes, un! Stp, que renaissent les bourgeons de communauté, cette notion de famille unie… élargie. Élargie aux voisins, aux collègues, aux amis… mais aussi aux plus pauvres et plus fragiles de notre communauté, de notre monde. Au-delà des frontières, des différences, des blessures. Oui, seigneur, notre monde a soif de compassion, de liens vrais, d’entraide et de solidarité. Merci de rester avec nous. Merci de nous donner d’être un. Amen.

Solane

 

 » Or, la vie éternelle c’est qu’il te connaisse toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus Christ « . J’ai eu la chance d’avoir des parents pratiquants et de continuer à vouloir développer  ma vie de foi, j’ai été attentive à ce que Jésus me proposait, j’en ai manqué plusieurs, mais j’essai de me reprendre à la moindre occasion, à savourer les récits de la parole, voir la grandeur du mystère de la vie de Jésus, la puissance de ce Dieu d’amour ….Père au nom de Jésus je te rends grâce pour mes parents, mes frères et sœurs, on n’a pas tous la même opinion au sujet de Dieu, mais ça renforcit mes croyances. Louange à toi pour ce Jésus rédempteur …

Mariette

 

Dieu ! Nous, le peuple des croyants, soumis à l’Écriture, nous croyons que tu nous as créés à ton image, à partir d’un peu de glaise formée tendrement entre tes deux mains.
Nous croyons que tu achevas ton œuvre en nous donnant vie par ton propre souffle. Nous croyons qu’un jour nous avons refusé ton autorité pour nous débrouiller tout seuls et qu’aussitôt tu t’es effacé de nos vies à fin de nous laisser jouer avec la liberté que tu nous octroies. Nous croyons que lorsque la lancinante nostalgie de ta présence paternelle s’empare de nous, tu nous envoies un messager que peu de nous écoutent et beaucoup oublient. Nous croyons enfin que nous voyant égarés, naufragés, écrasés; tu nous tends, par l’entremise de ton Fils unique, ta propre main salvatrice et que, par Lui aussi, tu sèmes ta parole dans nos cœurs à fin qu’elle agisse en ton nom.
C’est pourquoi nous t’implorons, au nom de ton Fils, de nous garder fidèles à ton alliance. Ne laisse pas la froide mécréance couvrir nos détresses, sors-nous de nos terriers, arraches-nous à nos idoles, que le feu brûle les immondices et que ton Fils te glorifie à nouveau comme tu le glorifies.

Pierrette

 

Jésus prie son Père pour ses disciples. Quelle est belle cette petite prière de Jésus : Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous sommes un. Jésus intercède pour nous aujourd’hui qui sommes ses nouveaux disciples. Nous sommes appelés à vibrer au rythme du cœur de Dieu.

Vibrer au rythme du cœur de Dieu

Jn17 :11

12-dans-ton-amour

Père saint, au nom de ton Fils Jésus,
Garde nous dans ton Amour
Afin que nous puissions vibrer au rythme de Ton cœur
Et vivre que pour Toi et par Toi.
Donne-nous  un regard rempli de compassion à la vue de ton visage défiguré
Un sourire qui accueille le prochain comme un frère bien-aimé
Une écoute de cœur qui réveille notre être divin
Une intelligence de cœur qui comprend la détresse humaine
Une conscience qui réfute les schèmes de pensée qui  déshumanisent notre monde Une voix qui apaise et réconforte les mal-aimés
Une parole qui libère et redonne à l’homme et la femme sa dignité
Un toucher qui émeut et guérit la personne de l’intérieur
Une main ouverte qui nous rend solidaire des plus démunis
Un parfum qui ennoblit l’être humain et la planète Terre
Un zèle qui emboîte les pas de l’opprimé vers sa libération
Un don de  service qui n’attend rien en retour
Un visage transfiguré qui reflète ton image et ta bonté infini
Une paix qui prend sa source dans Ton être divin
Une joie incommensurable d’être au service de l’humanité
Un amour inconditionnel qui cherche le bien d’autrui et le bien commun
Un cœur brûlant de désir de Te révéler et Te glorifier au cœur du monde
Un esprit de sainteté et de révérence qui honore Ta création et l’humanité entière.
Père saint, Toi qui fait de nous des filles et des fils de lumière,
Fais nous demeurer dans ton amour
Afin que nous puissions vibrer au rythme de Ton cœur et Te glorifier sur la terre.

Karine

 

Dans ces 11 versets, le verbe donner est utilisé 11 fois.

Selon ce que je comprends, tout est donné du Père au Fils afin que tout soit donné par le Fils au Père. C’est le mouvement de l’Amour qui est Don… parce que Dieu est Amour… et donc Trinité.

Tout et tous appartiennent au Père de toute éternité, mais tous ne sont pas donnés au Fils… en ce sens que même si seul le Père peut donner ce qui lui appartient en propre, et donc que seul le Père peut tirer qui il veut du monde… c’est lui aussi qui donne le libre arbitre à l’être humain, puisqu’il a créé l’Homme à son image et que l’Amour ne peut forcer l’amour. Il revient donc à l’être humain de dire « oui » à être donné au Fils par le Père… pour être redonner au Père par le Fils et ainsi entrer de plein cœur dans la Trinité. Bien que tout ce qui est au Fils est au Père  et tout ce qui est au Père est au Fils…

« Tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi »

…il faut le plein consentement de l’humanité  pour entrer dans ce mouvement trinitaire
de l’Amour, lequel demande de renoncer à soi-même, en tant qu’entité séparée. Pour cela le Fils prend condition humaine.

« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. »

Autrement dit, c’est de connaitre la vérité, de se réveiller à la réalité de l’Amour, qui nous fait « co-naitre » en lui, tous ensemble, en un seul corps. Il nous faut donc renaitre de l’eau et de l’Esprit (JN 3, 1-8).

De cette manière-là je peux comprendre alors ce qui parait autrement contradictoire à l’Amour :

« C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. »

Jésus-Christ est venu pour tous, mais tous ne lui sont pas donnés comme disciple. On ne peut être son disciple sans lui être tout à fait donné, librement. Sa prière est agir, et il ne peut agir que sur ceux qui ont accepté d’être dépossédés d’eux-mêmes, non par impuissance de sa part, mais parce que l’Amour exige le consentement libre.

Il prie pour ceux qui lui sont donnés, qui donc n’appartiennent plus au monde même s’ils sont encore dans le monde. Il ne peut agir que sur ceux qui lui sont donnés, c’est-à-dire sur ceux dont il est le maitre. Et comme il l’a déjà dit, on ne peut suivre deux maitres à la fois. C’est un ou c’est l’autre. On ne peut à la fois être donné à Jésus-Christ et à la fois obéir encore au monde.

« Je ne suis plus dans le monde; eux, ils sont dans le monde, et moi, je vais à toi. Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous sommes un. »

Puisque le nom que le Père a donné à l’incarnation de son Fils, c’est « Jésus » qui veut dire « Dieu est salut » ou « Dieu sauve », c’est effectivement le nom du Père donné au Fils. C’est donc à l’intérieur de ce nom, de ce « salut de Dieu » et par lui – par « Jésus » – que tous sont appelés à être comme un seul, non séparés bien que non confondus.

Michaël

______

Pour télédécharger le fichier PDF afin d’agrandir les caractères, de le partager à d’autres, de le sauvegarder ou de l’imprimer, cliquer le lien ci-dessous :

140511-afin-qu-ils-soient-un

Prenez confiance, j’ai vaincu le monde

je-vous-parlerai-1200

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 16, de 24 à 33

Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.
En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.
Ce jour-là, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis point que je prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime,
parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde et je vais au Père. »
Ses disciples lui disent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »
Jésus leur répondit : « Vous croyez à présent… »
Voici que l’heure vient, et déjà elle est venue, où vous serez dispersés, chacun de son côté, et vous me laisserez seul; pourtant je ne suis pas seul, parce que le Père est avec moi.
Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous avez des tribulations dans le monde, mais prenez confiance, j’ai vaincu le monde.

______

 

Commentaires

 

Tôt ou tard, dans notre vie, nous vivrons la solitude.  Comme Jésus, nous dirons: « Vous me laisserez seul.«   L’abandon, surtout de la part de nos intimes, est probablement l’une des plus grandes souffrances.  Or, comment la vivre?  Jésus nous en donne le secret: la certitude que le Père est avec lui, avec nous.  Son secret, il nous le livre parce qu’il veut que nous ayons la paix.
Toi, le Christ, aide-moi à vivre en ta présence,
toi le compagnon de nos routes.

Fernande

 

 » Jusqu’a présent vous n’avez rien demandé en mon nom «  mais voyons donc, je passe mon temps à t’implorer Seigneur Jésus, j’en deviens surement exaspérante, mais voilà que  je viens de réaliser que je m’adresse toujours à Jésus directement et non au Père en son nom,  va falloir modifier mes formules de prières. Toi Jésus, tu as tous les outils nécessaires avec ta relation au Père, mais moi je suis tellement préoccupée à ce que mes prières soient exaucées (demandez et vous recevrez) que j’en oublie la direction. Père je t’en prie, au nom de Jésus, donne moi la grâce d’accepter que mes demandes se réalisent que pour mon bien …

Mariette

 

« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous avez des tribulations dans le monde, mais prenez confiance, j’ai vaincu le monde. »

Seigneur, les tribulations dans le monde sont parfois si fortes!! Celles du monde extérieur, qui peut sembler lointain, loin de nous. Et pourtant, combien notre, mon monde intérieur peut être fragile et prêt à chambouler à la moindre vague, à s’écrouler tel un château de cartes au premier coup de vent.

Ce qui me rappelle l’histoire des trois petits cochons. Et surtout la parabole de l’Évangile où Jésus dit que celui qui écoute ce qu’il nous dit et le met en pratique est comme celui qui construit sa maison sur le roc. La pluie, les tempêtes les tremblements de terre, rien n’arrive à jeter la maison par terre.

Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.

Seigneur, de tout cœur je te demande de m’aider de nous aider à construire notre maison, nos vies sur ton roc. Pour que jamais plus les tribulations du monde ne viennent nous ébranler, et nous faire nous écrouler. Mais que notre monde, notre demeure puisse devenir ta maison. Qu’elle puisse être empreinte de ta présence, et aussi être un refuge pour tous ceux et celle qui sont ébranlés par les tribulations, et qui ont soif de ta paix. Et pour que notre joie soit parfaite.

Solane

 

Les disciples de Jésus lui disent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » Jésus leur répondit : « Vous croyez à présent… »

Oui, nous croyons. Mais nous, Seigneur, nous avons besoin de t’interroger. C’est du moins mon cas, car si je ne fais pas l’effort de te poser une question ou une demande adaptée à mon indigence, ce que tu sèmes est vite dispersé. Mon interrogation est comme un petit entonnoir adapté au conduit de mon oreille.  C’est alors que, ne fut-ce qu’un seul mot venu de Toi, a des chances d’entrer dans mon cœur et de lui rendre la fertilité perdue « afin que ma joie soit parfaite », comme est parfaite la joie de tous ceux qui demandent en ton nom.

Et le fil du verbe aimer, Seigneur, que tu tisses sans fin sur la trame de la vérité, ne nous permet pas de le pervertir en le tissant sur nos « menteries ».  Ainsi, lorsque tu dis «  le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti », nous ne te ferons pas mentiret, même dispersés, nous serons rappelés à ton unique commandement.

« prenez confiance, j’ai vaincu le monde », que ce mystère nous soit révélé selon nos capacités. L’as-tu déjà vaincu en et pour chacun de nous, pécheurs ? Toute notre vigilance doit-elle être en « prenez confiance » :  laissez-moi agir, vous déranger, vous unir à moi en toutes choses, mangez-moi ?

Plus tu me déconcertes et plus je t’aime.

Pierrette

 

Seigneur, tu nous dis de demander en ton nom, afin que notre joie soit parfaite… et tu nous dis aussi de prendre confiance face aux tribulations dans le monde, parce que tu as vaincu le monde.

Alors en ton nom, Jésus, je demande que je puisse te donner toute ma confiance!

Moi qui suis né sous le signe de la peur, avec une nature désordonnée, une âme divisée dans une humanité déchirée… je demande de garder confiance en ton amour.

Ton amour, je sais que tu nous le donnes sans cesse, mais je sais aussi que sans notre confiance inconditionnelle, ton amour ne peut agir; il est comme prisonnier de nos remparts, enchainé par nos méfiances et autres défiances.

Michaël

 

Voyant son heure arrivée, Jésus essaie de préparer ses disciples à cette période de turbulence qui va bouleverser leur vie et mettre leur foi à l’épreuve. Son message se fait rassurant. Il leur dit quoi faire pour passer à travers ces tribulations à venir. En tout premier lieu, Il leur dit : « demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. »  En d’autres mots, ayez une attitude d’abandon, de confiance envers Dieu parce qu’Il vous aime comme un père  qui prend soin de ses enfants. Il ne vous laissera jamais seul. Ne vous inquiétez pas, demandez en mon nom parce que vous m’avez aimé et avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti. Pour que votre joie soit parfaite, ayez un regard de foi. Soyez comme un enfant qui attend tout de son père et qui sait qu’il est en sécurité malgré les grandes bourrasques de la vie parce qu’il est toujours là, présent, tout proche dans le quotidien de sa vie. Deuxièmement, Jésus leur dit : «  prenez confiance, j’ai vaincu le monde. » Ne vous découragez pas car j’ai vaincu le monde.  Jésus n’a pas vaincu le monde par les armes ni avec un esprit vengeur mais il a vaincu le monde avec un esprit libérateur, un esprit d’amour. Il a vaincu le monde parce qu’Il ne s’est pas laissé tenter par l’esprit du monde qui voulait l’enfermer dans les limites du pouvoir, de l’avoir et de la gloire. Il était un homme libre intérieurement. Sa nourriture était de faire la volonté de Celui qui l’a envoyé et de révéler son amour et sa compassion à tous les êtres humains. De toute son existence Il s’est effacé pour glorifier son Père. Finalement, Jésus dit à ses disciples : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. »  Pour passer à travers les tribulations de la vie, il faut miser sur le Seigneur. C’est Lui qui donne la Paix, une paix et une joie que le monde ne peut donner.

 

Mon Seigneur et mon Dieu,

Je m’abandonne à Toi.

Fais que je Te voie Seigneur et augmente ma foi.

Habite mes moments de solitude et de tribulations.

Garde ma main dans ta main et

Conduis-moi dans les sentiers qui mènent à Toi.

Donne-moi la sécurité et la liberté intérieure

Que Toi seul peut donner.

Habille-moi de Ta lumière, de Ta paix et de Ta joie.

Karine

 

Quel testament d’amour! Existe-t-il un plus beau legs de confiance que celui-ci? Jésus remet, à ses disciples devenus ses amis intimes, le présent de tout ce qu’il a : sa relation d’amour unique avec Dieu le Père. Comme Jésus est dans le Père et le Père est en Lui, Jésus offre à qui lui ouvre son cœur, cette même communion intime, lui étant en nous, et nous étant en lui.

Dieu le Père, comme tout père aimant, du plus loin de la création, a toujours cherché à tendre discrètement la main à ses enfants égarés ou en révolte.

Notre Créateur paternel a certainement inventé, au travers du don de ce Fils qu’il a directement engendré de son Verbe au travers de la Toute comblée de grâces, l’un des plus lumineux et respectueux stratagème d’amour qui ait jamais été conçu.

Loin de s’imposer, loin de nous forcer la main ou de chercher à nous corriger, avec le Fils qu’il nous envoie pour ramener l’ensemble de ses enfants égarés  à son infinie tendresse, Dieu nous décline le verbe Aimer de mille et une façons.

Jamais  notre cœur endurci n’a été interpellé aussi directement et avec autant de douceur par Notre Créateur. C’est comme s’il disait à chacun d’entre-nous : « Vois, une première fois, je t’ai tout donné, la vie, la conscience, ainsi que toute la création que j’ai mise à tes pieds. Et maintenant, alors que tu persistes à m’ignorer et à me tourner le dos depuis si longtemps, je te donne à nouveau tout, je t’offre ce qui m’est le plus précieux, je m’incarne moi-même au travers de mon Fils, en mon propre Verbe Aimer, dans le monde visible parmi tes semblables, afin que tu puisses toi-même le voir, l’entendre, le toucher le reconnaître et l’aimer. Et je vais jusqu’au bout de Mon Amour fait chair, afin que cette offrande complète  et sans conditions de ma Présence ne se démentisse pas, même après les pires sévices et insultes, même après les fuites et reniements, même après les pertes de foi et les égarements, je suis encore là, pour toi : demande en mon nom, et tu recevras.

Comprends : je t’ai nourri à mon sein, de mon lait maternel et maternant, je t’ai nourri en douceur d’images pour que tes yeux et ton cœur puissent s’ouvrir progressivement à la Véritable Vie, et maintenant que tu as grandi dans la foi et l’amour, je te donne ma Véritable Nourriture, Celle de la communion directe à mon corps et à mon sang, ainsi tu seras un avec mon Fils et Moi-même, comme mon Fils ne fait qu’un avec Moi et le Saint-Esprit! »

Nénuphar

______

Pour télédécharger le fichier PDF afin d’agrandir les caractères, de le partager à d’autres, de le sauvegarder ou de l’imprimer, cliquer le lien ci-dessous :

140505-le vous-parlerai-sans-images

Vous vous lamenterez

vous-vous-lamenterez

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 16, de 16 à 23

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez. »
Quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux : « Qu’est-ce qu’il nous dit là :
Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez, et puis : “Je m’en vais auprès du Père” ? »
Ils disaient : «  Que signifie cet « encore un peu de temps »? Nous ne savons ce qu’il veut dire. »
Jésus connut qu’ils voulaient l’interroger et leur dit : « Vous vous questionnez entre vous sur ce que j’ai dit :
Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez.
En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira; vous serez affligés, mais votre affliction se changera en joie.
La femme, lorsqu’elle enfante, est dans la souffrance parce que son heure est venue. Mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de ses douleurs, dans la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde.
Vous aussi, vous êtes maintenant dans l’affliction; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie.
En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père, il vous le donnera en mon nom.

______

Commentaires

« Encore un peu de temps vous me verrez et encore un peu de temps vous ne me verrez plus« ….  Seigneur c’est comme si tu voulais jouer à la cachette avec moi. Je ressens l’intensité de ta présence et soudain plus rien, une douleur s’empare de moi, tel un accouchement,  je m’inquiète, reviendra-t-il dans la joie d’une naissance qui fait grandir mon âme dans la sérénité et la vérité, avec la promesse que nul ne ravira ta présence Seigneur?….

Mariette 

 

« Tout ce que vous demanderez à mon Père, il vous le donnera en mon nom. » Est-ce que tu crois cela mon âme? Crois-tu cela que cet homme venant de Dieu et entièrement donné à Dieu a réparé par le don de son propre corps, de sa propre vie, ce lien brisé de filiation à notre propre Père? Crois-tu cela que par la grâce de son seul nom, ta propre demande et celle du Père se trouvent à nouveau réunies, en un même amour, en une même volonté?

Nénuphar

 

« Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez. »
Cette annonce,faite par Jésus à ses disciples avant sa mort sur la croix, ne la vivons-nous pas sans cesse au long de nos vies de pécheurs?

Combien de fois l’affamé que je suis n’a-t-il pas préféré libérer Barrabas et laissé crucifier, disparaître Jésus ?
Combien de fois Jésus n’est-il pas revenu vers l’affamé que je suis pour m’offrir l’amour passionné de la croix ?

« Vous serez affligés, mais votre affliction se changera en joie »

Combien de fois, avant d’être affligé, ai-je reculé, fermé les yeux et les oreilles devant la Passion de Jésus ?
Combien de fois pourtant, m’a-t-il fait goûter à sa joie ?

Que le brigandage de Barrabas perde son panache, son attrait, sa séduction.
Que nos yeux s’ouvrent sur la paix qu’offre la croix.

Pierrette

 

« Nul ne ravira votre joie. En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. » En effet, quand le Seigneur se fait Présence en notre cœur et dans notre vie, nous connaissons une paix et une joie profonde. Nul ne peut ravir notre joie parce que nous avons l’assurance qu’Il est toujours avec nous même dans nos moments de sécheresse et de grande tempête. Nous devenons adultes dans la foi. Nous ne posons plus de questions qui suscitent un débat intellectuel parce que nous expérimentons sa Présence de l’intérieur. Notre joie ne dépend plus de gratifications extérieures, de ce que nous possédons ou de notre statut social. Jésus nous dit : «Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne ravira votre joie ».  Cette  promesse est véridique et devient une réalité dans notre vie quand nous faisons la rencontre avec Jésus, le Christ Ressuscité. La grâce de Sa rencontre  transforme toute notre vie. Il nous  fait goûter à l’unification de tout notre être avec l’univers entier. Il nous  rassasie de son Amour et nous fait connaître une nouvelle liberté intérieure. Jésus est vraiment ressuscité et bien vivant en nous et dans notre monde. L’Esprit du Seigneur nous conduit quand nous faisons appel à lui et nous savons intuitivement comment répondre à des situations qui, autrefois, nous engageraient vers des chemins ténébreux. Ressuscité avec le Christ nous devenons des enfants de lumière.

Karine

 

Je suis incontestablement de ceux qui aimeraient que l’enfantement ne se fasse pas nécessairement dans la souffrance… non seulement pour la première naissance, mais aussi pour la deuxième, celle-là où il nous faut renaitre de l’Eau et de l’Esprit.

Cela dit…

Je reconnais cette  « chute »  qui me fait verser – ou plutôt m’inverser – dans le gouffre de l’égocentrisme, trou noir sans fond qui absorbe et consomme sans cesse, à jamais insatisfait.

Je reconnais qu’en cet affaissement en soi-même, il est impossible d’en sortir par soi-même.

Je reconnais que, séparé du Dieu Vivant, il n’y a plus que survie dans la peur de perdre et de se perdre.

Je reconnais que je ne peux être sauvé de mon enfermement sans l’Incarnation – et donc la Croix – de Celui qui prend corps dans notre humanité effondrée.

Je reconnais que notre retournement entre les bras de l’Amour Vivant ne peut s’actualiser sans renoncement au petit moi qui se veut pour lui-même en tant qu’entité séparée… en tant que sarment séparé de la vigne. Et c’est précisément là que les douleurs de l’enfantement se logent. Les contractions sont à la mesure de nos résistances, réticences, attachements…

Comme le dit très bien Joseph Ratzinger dans son livre L’enfance de Jésus :

« Dieu est amour. Mais l’amour peut être haï, quand il exige que l’on sorte de soi-même pour aller au-delà de soi. L’amour n’est pas une sensation romantique de bien-être. La rédemption n’est pas wellness, un bain d’auto-complaisance, mais une libération de l’être compressé dans son propre moi. Cette libération a pour prix la souffrance de la Croix. »

Ô mon Dieu, je t’en prie, libère-nous de l’emprise de la peur de perdre cela même qui nous fait nous perdre! Que Ton Amour qui ouvre et dé-couvre nous libère de cette peur qui ferme et enferme! Que par le mystère de Ta Trinité bénie, chaque personne réalise dans la foi que c’est en se donnant inconditionnellement que, loin de se perdre, chacun se retrouve pleinement en son unicité irremplaçable et éternelle. Amen

Michaël

______

Pour télédécharger le fichier PDF afin d’agrandir les caractères, de le partager à d’autres, de le sauvegarder ou de l’imprimer, cliquer le lien ci-dessous :

140427-vous-vous-lamenterez

Je ne vous laisserai point orphelins

 

esprit-saint-paraclet

 Évangile selon Saint-Jean, chapitre 14, de 14 à 29

Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. 
Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit toujours avec vous;
c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure au milieu de vous; et il sera en vous.
Je ne vous laisserai point orphelins; je viendrai à vous.
Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous.  Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. » 

Judas, non pas l’Iscariote, lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu doives te manifester à nous, et non au monde? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. 

Je vous ai dit cela pendant que je demeure avec vous.  
Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. 
Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble point et ne s’effraie point. 
Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens à vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi. 
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent, pour qu’au moment où elles seront arrivées, vous croyiez.

______

Commentaires

 Quelle joie circule au fil de ces versets, une joie à couper le souffle, un bain de vérité et d’amour. Une avalanche de dons qui ne sont conditionnés que par la circulation de l’amour bondissant à travers le monde. Pas de place pour le doute ou la tiédeur tant que la main ne se ferme pas, tentant de garder pour elle ce que rien ne peut contenir mais qui contient tout, l’amour. Tapissons notre cœur avec ces paroles afin qu’elles résonnent dans toutes les parties de notre corps et que tout ce qui est endormi se réveille. Il y a là déjà un parfum de résurrection.

Pierrette

 

 » Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole « . Seigneur ce n’est pas toujours facile de suivre ta parole. Ça demande beaucoup de discernement et je sais bien que j’en ai peu. … pourtant j’ t’aime…  Garder tes commandements, tu devrais entendre ce qui se dit autour de moi, …des commandements, c’est quoi ça? Je sais que le plus grand c’est de s’aimer les uns les autres, même celui-ci aussi ne semble plus tenir la route, Seigneur , tu me dis qu’un jour je te verrai vivant , c’est cette paix que j’attends au nom de  l’Esprit Saint afin de ne plus être effrayée dans le monde ou je vis …

Mariette   

 

Merci seigneur de ton amour si grand, de ton souci constant de ne pas nous laisser seuls ou nous abandonner à notre triste sort… Il est pourtant si facile de l’oublier, et de me croire seul, au milieu de cette noirceur parfois si dense, qui m’entoure ou m’habite ! La solitude et la noirceur sont un des grands fléaux de notre époque !  Stp Seigneur, donne-nous la grâce de t’aimer et de garder ta parole. Fais de nous ta demeure et donne-nous d’incarner et d’apporter ta présence à tous ceux qui croisent notre route!

Solane

 

Miracle : Depuis que l’Esprit de vérité, que nul ne pouvait recevoir ni reconnaitre parce qu’invisible aux yeux de l’homme, depuis que cet Esprit de vérité s’est incarné au beau milieu de nous, de notre collectivité humaine, il demeure aussi en nous, au beau milieu de chacun d’entre-nous. Entièrement présent et disponible sans jamais s’imposer, il prend forme et s’incarne dans le cœur de celui qui l’accueille et l’aime. Trop simple pour la raison, merveille des merveilles pour qui veille! Alléluia!

Nénuphar

.

« Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

Si je demande quelque chose en Son Nom, oui, il le fait… à condition donc que ce ne soit  pas en mon nom, pas au nom de mon petit moi, de mes petits besoins personnels, ni même au nom de mes grandes vues sur le bien être de mon prochain… mais bien en Son Nom « Dieu sauve », en adhérant entièrement à Son Amour… au point que c’est Son Amour qui demande au travers de nous, et Son Amour qui répond à la demande comme et quand Il le veut.

« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »

Si on ne s’ancre solidement à Son Amour, Il ne peut se manifester à nous, puisque sa relation est une relation d’Amour.

L’aimer véritablement, concrètement, c’est aimer sa parole et ses commandements… et les garder comme part de son amour…

L’aimer, c’est ouvrir espace intérieur pour recevoir le Père dans le Fils, et le Fils dans le Père…

L’aimer, c’est déjà recevoir L’Esprit Saint qui est Amour et qui témoigne pour nous sans cesse de l’amour du Père et du Fils…

« …l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. »

Michaël

.

« Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai à vous. Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit toujours avec vous; c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir… En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »

Quelle belle promesse de Jésus à ses disciples et à toute personne qui prend le temps de Le connaître et de l’aimer. Il nous demande de garder  en nos cœurs ses commandements : Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme,  de tout son esprit et de toute sa force; aimer son prochain comme soi-même. L’Amour, voilà la condition sine qua non pour que Jésus se manifeste. Il nous faut cette relation d’amour avec Jésus pour qu’Il se manifeste;une relation personnelle et intime avec Lui. Je ne vous laisserai pas orphelins nous dit-il. Il nous enverra l’Esprit-Saint, l’Esprit de vérité pour réaliser que le Père, le Fils et l’Esprit ne font qu’Un et que cette dimension trinitaire vit en chacun, chacune de nous qui garde sa Parole et la met en pratique. Jésus nous laisse Sa paix non pas comme la donne le monde afin que notre cœur ne se trouble point devant les calamités et les déceptions de la vie. Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi?

Ô Jésus, Fils du Dieu Vivant! Merci.

Merci Jésus de prendre soin  de moi et de  veiller sur moi.

Renouvelle en moi, Ton Esprit.

Enracine-moi dans Ta Parole.

Donne-moi de t’aimer plus que tout.

Fais-moi demeurer dans Ton Amour.

Illumine les chemins qui me conduisent à Toi.

Manifeste-toi, Seigneur, pour que je Te reconnaisse aussi  en mes frères et sœurs.

Aide-moi à  marcher dans Tes pas et

Fais de moi un instrument de paix, d’amour et d’espérance.

Karine

______

Pour télédécharger le fichier PDF afin d’agrandir les caractères, de le partager à d’autres, de le sauvegarder ou de l’imprimer, cliquer le lien ci-dessous :

140323-CeluiQuiMaVu