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la pierre a été enlevée du tombeau (Jn 20, 1-9)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 20, 1-9

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre
et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

______

COMMENTAIRES

Elle voit.   Elle court.
Entre les deux, la pierre enlevée.
Quelle est cette pierre enlevée de mon cœur depuis que j’ai commencé mon carême, depuis que j’ai entendu l’invitation de revenir à Dieu?
Quel est ce VIVANT que je rencontre aujourd’hui, celui qui est pour moi, chemin de vie, source de joie?

Fernande

 …

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« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. » (Jean 20, 1-9)

Enlevé de son tombeau,
n’est-il pas vivant ailleurs?
Mais où donc?

Ne le cherchons pas parmi les morts, puisqu’Il est vivant: là où l’on souffre, là où l’on lutte pour plus de justice et d’équité.

Là où l’on marche au lieu de ramper; là où l’on doit quitter maison, terres et tout, en raison de guerres qui affligent ici et là notre monde dérouté;

là aussi dans les prisons, celle d’Asia Bibi et de tant d’humains enfermés en raison de la folie barbare;

oui vivant, Il visite jusqu’à celle de nos cœurs qui aspirent à sa Vie, à Sa Liberté…

Car « selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. »

Marie-Hélène

ILS COURAIENT TOUS LES DEUX, MAIS LE PREMIER ARRIVÉ N’ENTRA PAS

…….parfois il m’arrive de courir pour connaitre davantage ce qui arrive à la vie de Jésus surtout en ces temps forts de la passion.  Mais une fois arrivé, la crainte s’empare de moi parce que je ne suis pas digne d’entrer dans ce grand mystère, et que ma vie doit s’accorder avec ce récit de foi, d’espérance et d’amour. J’ai devant moi toutes les preuves qu’Il est bien ressuscité, les bandes sont là enroulées attendant que je les porte en tant que sauvé et apôtre du Christ. Comme j’aimerais dire d’une façon aussi convaincante que ce disciple   » IL VIT ET IL CRUT « . Seigneur, il faisait encore nuit lorsqu’ils ont constaté que la pierre n’y était plus, accorde moi  cette lumière d’un ressuscité afin que je puisse éclairer à tout jamais ceux qui m’accompagne dans ce même cheminement.

Mariette

Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

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C’est tellement grand! Ça dépasse tellement TOUT ce qu’il nous est possible d’imaginer ou de comprendre! Comme Jean, Simon-Pierre, et les autres apôtres, il ne me serait JAMAIS venu à l’esprit que notre maître devait traverser tous ces événements, ces ténèbres les plus profondes et des plus noires pour renverser la mort et faire triompher la Vie dans toute sa splendeur, et l’éclatante lumière et chaleur de l’Amour!!!

Cet Amour qui triomphe mais sans jamais s’imposer. Cette certitude si douce et si réconfortante que quelle que soit l’épreuve, la Lumière n’est jamais loin, l’Amour a déjà tout embrassé, il est au bout de tout, vient à bout de tout, et est au cœur de tout.

En ce jour, je suis remplie de gratitude, Seigneur, pour l’immense grâce d’avoir pu recevoir et accueillir cette petite semence de Ta Présence et de Ta Parole et de Ton Amour dans mon cœur. Merci de passer encore et encore chaque jour par ces sœurs et frères de cœur, mère, père, grand-mères et grand-pères, et aussi chacune des personnes que tu mets sur ma route. Pour me révéler Ta Présence et me faire connaître Ton visage.

De tout cœur, je veux m’offrir à toi et te demander de faire de moi aussi une semence qui témoigne de Ta présence, de Ton Amour, de ta compassion. Si non en paroles, par toute ma vie !

Solane

À la lecture de ce récit, une question s’est posée :  Aux côtés de quels personnages suis-je ?

– Du côté de ceux auxquels Jésus fait peur ?  Attachés à l’ordre établi, au pouvoir, aux privilèges qu’il confère, à l’héritage, à la propriété;  la Parole de Jésus leur est insupportable. Ils trouvent en cette Parole une justification pour mettre à mort Celui qui la profère, tout en évitant que le peuple, toujours versatile, se retoune contre eux : Tous les moyens sont bons pour que la loi de l’amour ne prévale pas.

– Aux côtés des indignés, ceux qui jugent de tout d’après leur propre idéal et qui ne voient, dans le geste de la femme qui honore Jésus en versant sur lui le parfum le plus précieux, qu’un flacon de « grand prix » versé en pure perte par une femme écervelée ?

– À côté de la femme fervente, absorbée toute entière par la louange du Seigneur qui ne cesse de jaillir en elle ?

Si, à l’appel du Seigneur, la tête a fait obstacle et a dit Non, je suis à côté des peureux et des indignés.
Si, à l’appel du Seigneur, le cœur a été atteint et a dit Oui, je suis au lieu de l’Amour et de l’offrande, à côté de la femme au parfum.

Pierrette

J’essaye de m’imaginer ce que Marie-Madeleine a pu vivre :

J’avais peur.

J’ai toujours eu peur de l’obscurité et il faisait encore noir.

Et pourtant je me sentais poussée à sortir dans la nuit, et à marcher dans l’obscurité jusqu’à sa tombe. Je ne voulais pas rester seule, je ne voulais pas laisser mon Seigneur seul.

Je ne voyais pas grand-chose, ou du moins autre que la voute étoilée et les pâles lueurs à l’horizon qui annonçaient le retour de la lumière.

Faut croire que même la lune était en deuil, elle s’était retirée sous son voile. Peut-être que comme moi, elle se cachait du regard des hommes, ne voulant pas montrer ses yeux rougis par les larmes.

C’est pleine de crainte que je marchais sur le sentier et mes pas étaient ralentis par les roches auxquelles mes pieds se frappaient.

J’arrivai enfin à l’approche des massifs de pierre dans lesquels la tombe avait été creusée.

La faible lumière du jour naissant éclairait les escarpements humides et en faisait ressortir le relief.

C’est alors que je vis…

… la tombe ouverte!

La pierre avait été enlevée. Il n’apparaissait plus qu’un trou béant qui semblait déboucher sur un immense mystère.

Malgré la pénombre, je sus immédiatement que le tombeau était vide. Le Seigneur n’y était plus.

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J’étouffai un cri.

Malgré la surprise et l’effroi, je ne pus réprimer un pincement furtif de joie dans mon cœur.  Comme si intuitivement j’étais déjà convaincue que le Seigneur ne pouvait rester enfermé entre quatre murs de pierre.

Des paroles d’espérance entendues auprès du Seigneur me soufflaient : « À Dieu rien n’est impossible, même l’inéluctabilité de la mort peut être vaincue.

Puis immédiatement la raison retrancha cette folie et je m’entendis murmurer pour moi-même : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Puis je courrai rapporter la nouvelles aux hommes.

Nénuphar

Le récit de Saint-Marc, réduit aux faits; me porte à voir que, devant un fait énigmatique qui heurte notre besoin de cause raisonnable, nous passons par plusieurs étapes :

– Sans approche, vu de loin, conclusion rapide et la plus plausible, annoncée comme vérité :
Marie-Madeleine, à la vue de la pierre enlevée, conclut et annonce « On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a déposé » !

– À l’approche
_: naissance de l’interrogation, mort de la conclusion hâtive :
Le disciple que Jésus aimait *s’approche de l’entrée*du tombeau, se « penche »et voit les linges posés à plat, il s’interroge sur le sens possible de ce qu’il voit.

– Chercher
, voir tout ce qui est nécessaire à la mise en lumière espérée :
Pierre entre dans le tombeau, voit ce que Jean (l’autre disciple) n’a pas vu et ne peui rien conclure encore.

– Entrer de nouveau et éclairer
les faits avec les fruits de l’interrogation.
Jean, à la suite de Pierre, entre aussi  et, éclairé par les Écritures et la Parole de Jésus, il voit et il croit _*(que Jésus est ressuscité).

La foi permet à la raison humaine d’être éclairée par la Parole divine et de voir ce que seule elle ne peut voir. Que le Seigneur ne nous permette ni d’oublier ses dons, ni d’oublier d’en rendre grâce.

Pierrette

….          

tombeau-vide-5Ces quelques versets résonnent en moi comme le passage d’un regard à l’autre, comme le retournement en soi, et même un double retournement… en Lui, par Lui et avec Lui.

Il y a d’abord Marie Madeleine qui se rend au tombeau avant que les ténèbres fussent dissipées; elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau et court prévenir Pierre et Jean, croyant que le corps de Jésus a été enlevé.

Les deux apôtres courent ensemble au tombeau et Jean arrive le premier et voit les linges posés à terre mais il n’entre pas…

« Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il voit les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. »

Il n’est pas dit ici que Jean crut d’après le fait qu’il ne vit plus Jésus… mais plutôt d’après ce qu’il vit…

Mais qu’est-ce que Jean vit pour croire ainsi? S’il vit la même chose que Pierre, il vit :

les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.

C’est donc qu’il y avait quelque chose d’inusité dans cette scène… et qui déjà l’avait retenu en arrêt à l’entrée du tombeau? Est-ce que les linges étaient posés comme si Jésus avait disparu sans déranger en rien les linges qui l’entouraient? Le suaire qui avait recouvert sa tête était-il roulé avec un soin particulier en cet autre endroit? Mystère!

Mais il semble en tout cas que le regard de Jean s’ouvre à une lumière nouvelle, puisque juste après il écrit :

« Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. »

Michaël

Les esprits scientifiques cherchent encore une réponse à ce tombeau vide et se demandent où sont passés les ossements de Jésus. C’est bizarre, vraiment bizarre, cette disparition. Avec la grâce qui nous a été donné, nous, les chrétiens de ce monde, nous donnons une réponse du cœur qui est celle de la Foi.  Marie-Madeleine et les disciples de Jésus nous ont légué l’héritage de la foi en Jésus ressuscité. C’est une grâce et une  certitude que nous avons expérimenté dans notre vie. OUI, Jésus est vraiment ressuscité. Les disciples de Jésus ont compris l’Écriture à partir de la résurrection de Jésus. Ils sont les témoins vivants de sa résurrection et deux mille ans plus tard nous confirmons ce que les disciples ont vu et entendu parce que Jésus est bien vivant dans notre vie et notre monde. Nous sommes les témoins du Christ.  Jésus se fait Présent tous les jours de notre vie et Il continue de frapper à nos portes dans nos moments d’égarement. Restons à l’écoute des Écritures pour que l’esprit de lumière et de vérité nous  ouvrent les yeux du cœur. Demandons à Jésus la grâce de la résurrection pour que nous puissions Le Rencontrer en nos cœurs et dans nos prochains et que sa sainte Paix  puisse nous revêtir d’humilité. Célébrons la Vie du Ressuscité et partageons la joie de Pâques.

Jésus, tu es vraiment le Fils du Dieu vivant.
Viens illuminer notre vie et notre monde
En ce matin de Pâques.

Jésus, Toi qui es ressuscité d’entre les morts
Fais rouler la pierre de nos tombeaux qui
Nous empêche de donner la vie en abondance.

Jésus, Toi, la lumière de Pâques
Viens réveiller le cœur du monde et saisir de Ta lumière
Ceux et celles qui sont sous le pouvoir du diable.

Jésus, Toi, l’Amour de notre vie
Donne-nous la Paix que le monde ne peut donner.
Fais de  nous des agents de paix, d’espérance et d’amour.

Le Seigneur est vraiment ressuscité, Alléluia!

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Où vas-tu Marie-Madeleine?
Je vais au tombeau voir celui que mon cœur aime.

Qui te roulera la pierre?
Je ne sais pas. Je veux être proche de mon Seigneur.
Mais… dis donc, la pierre a été enlevée du tombeau!

Qu’as-tu vu Marie-Madeleine?
Simon-Pierre, viens vite, vite,
On a enlevé le Seigneur de son tombeau.
Mais, je vois les linges et le suaire roulé à sa place.
L’autre disciple entra au tombeau :
Il vit et il crut.

Alléluia! Le christ est ressuscité.
Frères et sœurs dans  le Christ,
Croyons-nous à la Bonne Nouvelle de la résurrection?

Oui.  Nous croyons en Jésus de Nazareth. Il est vraiment ressuscité.
Après le baptême de Jean,
Dieu lui a donné l’onction de l’Esprit-Saint.
Là où il passait, il faisait le bien et guérissait
Tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable
Car Dieu était avec lui.

Oui. Notre point d’ancrage c’est le Christ.
Nous sommes ressuscités avec Lui.
Nous sommes les témoins vivant de son amour.
Le Seigneur a été Présent dans notre vie,
Il l’est encore aujourd’hui,
Il le sera jusqu’à la fin de nos jours et
Il nous a chargés d’annoncer
La  Bonne Nouvelle sur la terre des vivants.

Frères et sœurs dans le Christ
Crions de joie pour le Seigneur! Allons, acclamons-Le!
Oui. Le Christ est ressuscité. Alléluia!
Célébrons la Fête pascale, la victoire de l’Amour
Non pas avec de vieux ferments,
Mais avec l’Esprit de Jésus ressuscité d’entre les morts.

Frères et sœurs dans le Christ
Revêtons-nous d’humilité et marchons en présence du Seigneur.
Recherchons les réalités d’en haut, l’Amour divin.
Entrons dans la danse de la liberté et de  la Vie.
Soyons tout accueil et  miséricordieux.
Partageons  notre pain quotidien dans  la justice et la vérité.
Devenons une pâte nouvelle qui enrichie le monde
Avec la joie  et la paix du Ressuscité.

Joyeuses Pâques à chacun, chacune 

Karine

Pourquoi me frappes-tu?

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 18, de 13 à 27

Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe qui était grand prêtre cette année-là.
Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : « Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple. »
Cependant Simon-Pierre suivait Jésus avec un autre disciple. Ce disciple, étant connu du grand-prêtre, entra avec Jésus dans la cour du grand-prêtre,
tandis que Pierre se tenait près de la porte, en dehors. L’autre disciple, qui était connu du grand-prêtre sortit donc, parla
à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre.
Cette servante, qui gardait la porte, dit à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme? » Il dit : « Je n’en suis point. »
Les serviteurs et les gardes avaient fait un feu de braise parce qu’il faisait
froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait aussi avec eux, et se chauffait.
Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
Jésus lui répondit : « J’ai parlé ouvertement au monde; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret.
Pourquoi m’interroges-tu? Demande à ceux qui m’ont entendu ce que je leur ai dit; eux, ils savent ce que j’ai enseigné. »
À ces mots, un des gardes qui se trouvait là donna une gifle à Jésus en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand-prêtre? »
Jésus lui répondit : « Si j’ai mal parlé, fais voir ce que j’ai dit de mal; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? »
Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe
Or Simon-Pierre se tenait là et se chauffait.
On lui dit : « N’es-tu pas, toi aussi, de ses disciples? » Pierre le nia et dit : « Je n’en suis point. »
Un des serviteurs du grand-prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, lui dit: « Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin? »
Pierre nia de nouveau, et aussitôt un coq chanta.

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Commentaires

 » N’es-tu pas toi aussi un des disciples de cet homme « …. Aujourd’hui si la question m’était posée par une personne qui se moque de Jésus et de l’Eucharistie, qu’est-ce que je répondrais? Aurais-je le courage  de dire que j’aime Jésus et sa parole ou si la peur me ferait renier ce que je possède de plus précieux. On dit que Pierre se réchauffait près du feu… physiquement son corps avait besoin de chaleur car il venait d’abandonner son Jésus, et souvent un  froid glacial nous envahit lors d’une trahison ….. Mais je suis fière qu’on me reconnaisse en  disant …toi aussi tu es l’amie de Jésus …. ça rallume le feu du cœur. Père, au nom de Jésus je t’offre le pauvre disciple que je suis, que j’aie l’ardeur du partage de ton amour…..

Mariette

 

« N’es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme? »

Cet homme Jésus, Fils de Dieu, notre frère, qui aujourd’hui nous dit: «Soyez en paix! »  Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Ayant dit cela, Jésus souffla vers eux et leur dit : «Recevez l’Esprit Saint. »  Cet Esprit qui, en nous, est paix sereine pour que demeurions Ses disciples et dire avec Lui, humblement, devant des paroles ou des comportements agressifs : «Si j’ai mal parlé, explique moi ce que j’ai dit de mal;  et si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? »   Ainsi l’amour l’emporte sur la violence et le royaume de paix grandit.

Fernande

 

 « Si j’ai mal parlé, fais voir ce que j’ai dit de mal; mais si j’ai bien
parlé, pourquoi me frappes-tu? ».
Combien de fois en étant enfant nous avons reçu des gifles pour avoir répondu à nos parents de la sorte. Je sens encore leurs mains dans mes joues. Et le pire est qu’après la gifle nous ne comprenons pas plus où est l’erreur.

Pierre nia 3 fois, et aussitôt un coq chanta. Pierre le disciple choisi de Jésus sur qui allait se fonder son église, le nie 3 fois de suite. Et nous, combien de fois allons le nier? Est-ce que notre peur est plus forte que notre croyance et la joie de suivre le créateur? J’espère sincèrement que non… mais je suis faible aussi…

Rosa

 15-en-te-reniant-j-oublie

C’est fou comme la fragilité imprègne tout notre être! Combien de fois dans une journée, dans une heure même, le cœur peut vaciller, et faire un virage à 360 degrés pour un oui ou pour un non. Telle une girouette au gré des vents. Comme nous sommes frileux et sensibles aux jugements des autres! Et pourquoi? Pourquoi, Seigneur, cette difficulté à te reconnaître comme notre Seigneur, et même, et surtout, à reconnaître devant nos amis, notre famille, nos collègues, ou nos communautés, que tu es notre Seigneur ?

En Te reniant, j’oublie, Seigneur, que je me renie d’abord moi-même. Trop souvent, le regard des autres, et même mon propre regard peut venir instantanément tout chambouler, et prendre les commandes de mon navire, jetant tout par-dessus bord. Et amenant souvent, sans le savoir, une tempête intérieure… Plutôt que d’être le phare qui transmet Ta Lumière au cœur des tempêtes de notre monde!

Seigneur, je te demande pardon pour ce coq qui a chanté tant de fois, sans même que je ne me réveille. Merci Seigneur de me donner ton Esprit. Stp, donne-lui de m’insuffler cette force de toujours, en toutes circonstances, te remettre entièrement le gouvernail de mon navire. Et de reconnaître que oui, je suis ta disciple, et que c’est toi la source de ma joie profonde. Stp donne-moi de Te louer à chaque instant pour Ton Souffle sur mes voiles, sachant que tu me mèneras toujours à bon port. Que tu me mèneras à Toi et à Ton Père.

Solane

 

Le reniement de Pierre… trois fois de suite, alors qu’il en avait été prévenu par celui-là même qu’il renie, par celui-là qu’il avait reconnu comme le Messie… ce reniement de Pierre vient me rappeler douloureusement ma faiblesse et mon inconstance face au regard du monde.

Ce reniement de Pierre vient toucher en moi cette tentation de ne pas vouloir être associé à celui-là qui n’est pas dans les bonnes grâces du monde. Il est tellement plus confortable d’être du côté de la majorité, car prendre part pour ce qui est méprisé et rejeté, c’est déjà être soi-même méprisé et rejeté.

Dans les parties « libres » et « évoluées » de notre monde d’aujourd’hui, on peut se reconnaitre beaucoup de choses, assurément… mais se reconnaitre ouvertement de Jésus n’est définitivement pas dans l’air du temps… et si ce faisant on y perd rarement la vie, on y perd par contre souvent quelques plumes, pour le moins.

Seigneur, je t’en prie, donne-nous de témoigner fidèlement de Toi selon Ton Esprit, de la manière que Toi tu le veux, quand Toi tu le veux, où Toi tu le veux….

Michaël

 

Ce qui s’est passé là, entre quelques personnes, en très peu d’heures et sur un tout petit coin de la planète, est loin d’être un évènement isolé.

Seigneur, pardonnes-nous… Combien de fois par jour, depuis l’aube des temps, nous trahissons d’une manière ou d’une autre le don de ton amour

Avant de t’avoir rencontré, avant que tu te manifestes à nos yeux, nous pouvions encore avoir l’excuse de ne pas savoir ce que nous faisions. Mais maintenant c’est en toute conscience que nous continuons à te renier et à te frapper quotidiennement.

Chaque fois que nous courtisons les princes de ce monde, nous te frappons, chaque fois que nous nous soumettons aux exigences de la vie mondaine, chaque fois que nous te reléguons en arrière-plan,  pour mieux paraître selon les conventions sociales ou par peur d’être rejeté par le monde, nous te renions.

Pardonnes-nous, seul toi peut nous libérer de cette condition de repli et d’enfermement sur nous-mêmes!

Tu as choisi de nous créer libres, nous en avons profité largement, maintenant c’est en toute liberté que nous te prions :

Perce  nos murailles d’indifférence, pénètre dans nos prisons d’autosuffisance, s’il te plait viens nous chercher jusque dans nos derniers retranchements de non-amour!

Nénuphar

 

Si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? dit Jésus. Une introspection nous permettra de prendre conscience que nous sommes des fois comme le grand prêtre qui  gifle ceux et celles qui, tout naturellement font le bien et rendent service à leur prochain. Ces personnes nous dérangent parce que nous ne sommes pas dans la mire de la clientèle qu’on veut séduire. Combien de fois nous nous mettons du côté du grand prêtre quand les gens sont trop zélés pour faire advenir l’avènement du royaume de justice et d’amour? Nous utilisons de grands mots parfois pour les étiqueter et les mettre en quarantaine. Des fois, nous giflons les gens qui se trouvent dans notre cercle d’amis ou dans notre milieu de travail avec des gants de velours soit parce qu’ils ont un charisme qui épate tout le monde, une vision, un talent que nous n’avons pas ou tout simplement parce qu’ils sont différents de nous. Dans le cas de Jésus, Il dérangeait les grands prêtres parce qu’Il se disait Fils de Dieu et faisait des miracles qui libéraient les gens de leur infirmité physique, psychique et spirituelle.

Au moment de l’adversité, les disciples de Jésus ont eu peur de s’associer à Lui et  d’être reconnu comme un adepte de Sa théologie. Quand ça va mal et le danger est imminent  on se retire pour se protéger. C’est une attitude bien normale surtout quand il s’agit de vie et de mort. Il faut être rusé comme le serpent nous dit Jésus. Lui, Jésus,  était arrivé au bout de sa mission mais pas les disciples parce que c’est à eux de poursuivre Sa mission. Ils devaient rester vivants pour propager la Bonne Nouvelle.  Dans notre monde d’aujourd’hui, marcher à la suite de Jésus demande bien de sacrifice et de courage pour ne pas paraître vieux jeu et pas très intelligent. Combien de gens  restent silencieux  ou nient d’être un disciple du Christ pour ne pas offenser les non-croyant qui sont heureux d’affirmer : « Je suis athée. Dieu n’existe pas pour moi ».

Ô Jésus, Fils du Dieu Vivant
Regarde-moi et prend pitié du pauvre que je suis.
Ne permet pas que je me cache devant mes adversaires.
Délie ma langue pour que j’annonce Ta Parole.
Raffermis ma foi pour que j’ose affirmer de  tout cœur et avec joie que
Je suis la fille / le Fils bien-aimé du Père.
Envoie-moi ton Esprit-Saint pour que je proclame ton nom à tout jamais.
Habille-moi de ton manteau de lumière pour que je sois
Un témoin joyeux de l’Évangile,
Un agent de  paix, d’espérance et d’amour.

Karine

 

Je trouve ce témoignage éblouissant et cet éblouissement refuse, depuis plusieurs jours, de se laisser capter par un commentaire.

Assistons de nouveau à la scène :

Il fait nuit, Jésus, les mains liées et entouré de gardes armés, descend du jardin Gethsémani vers la maison du grand prêtre Hanne. Deux disciples le suivent, toujours les mêmes : Pierre, irréfléchi et fougueux; Jean, réfléchi et discret. Ceux-là ne se sentent pas concernés lorsqu’on leur dit qu’ils peuvent s’éloigner.

Arrivés au lieu dit, Jean, (celui dont le nom n’est pas dévoilé dans ce passage), « étant connu du grand-prêtre, entra avec Jésus dans la cour du grand-prêtre », Jean ne sera donc interrogé par personne, ni soupçonné d’hérésie. Il va et vient où il veut tout comme en lui l’ancienne Alliance engendre sans heurt la nouvelle Alliance, l’une éclairant l’autre. Il est le parfait « témoin ».

Simon-Pierre étant resté dehors, Jean dit à la portière de le faire entrer. Aussitôt, tandis que Jésus est interrogé par Hanne, Pierre est interrogé trois fois par les serviteurs :

« N’es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme? » Il dit : « Je n’en suis point. »

« N’es-tu pas, toi aussi, de ses disciples? » Pierre le nia et dit : « Je n’en suis point. »

« Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin? »

Pierre nia de nouveau, et aussitôt le coq chanta : Aussitôt aussi, Pierre se souvient et se réveille, démuni de toute présomption, accueilli dans l’humilité. Parfait serviteur.

Pendant ce même temps, Jésus, interrogé au sujet de ce qui est déjà connu et giflé par un garde, demande simplement à savoir pourquoi et ne reçoit pas de réponse. L’ignorant qui ne peut répondre est renvoyé à la bienfaisance du silence et Jésus, toujours ligoté, signe apparent du manque de pouvoir, est envoyé à Caïphe, Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : « Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple. »

Décidément, le royaume de Dieu est au dedans de nous, Il échappe complètement aux pouvoirs publics.

Quelle allégresse.

Pierrette

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Remets ton épée dans le fourreau

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 18, de 1 à 12

Ayant ainsi parlé, Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent de Cédron; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples.
Judas, qui le livrait, connaissait aussi ce lieu, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.  
Judas, menant la cohorte ainsi que des gardes détachés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous? »
Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C’est moi. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
Dès que Jésus leur eut dit : « C’est moi », ils reculèrent et tombèrent par terre.
Il leur demanda encore une fois : « Qui cherchez-vous? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. »
Jésus répondit : « Je vous l’ai dit, c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. » 
Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ».
Alors Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malchus.
Mais Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée dans le fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, ne la boirai-je pas? »
Alors la cohorte, le tribun et les gardes des Juifs se saisirent de Jésus et le lièrent.

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Commentaires

« Dès que Jésus leur eut dit : « C’est moi », ils reculèrent et tombèrent par terre. »

On ne peut réellement connaitre Jésus que lorsqu’il se révèle lui-même. Alors seulement, on prend conscience de qui Il est vraiment… au point d’en être renversé.

Michaël

 

« Alors Simon Pierre qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. » Comme Pierre combien de fois, ai-je coupé l’élan des ceux qui m’entouraient par une attitude de non écoute, « oreille coupée pour eux  » et qui sans le savoir produisait un déséquilibre émotionnel à celui qui aurait voulu exprimer ce qu’il vivait au moment présent. Je ne répondais plus à la vie, j’étais ce Malchus sans son oreille. Père, au nom de Jésus je te demande de bercer dans tes bras tous ceux qui ont été blessés par mon manque d’écoute…….qui cherches-tu Mariette ? ….tu le sais bien  Jésus, c’est  toi …., écoute……..écoute …………

Mariette

 

Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous? » Ça demande beaucoup de courage savoir ce qu’il va nous arriver et ne pas fuir, en plus, d’ouvrir la porte à ce qui doit se passer.

La coupe que m’a donnée le Père, ne la boirai-je pas? » Il savait ce qui l’attendait et il n’a jamais cherché à s’en délivre de cela. Même plus, il a vu ceci comme un cadeau, un cadeau qui venait de son Père.

Dieu, sait comment faire bien les choses, car s’il m’avait envoyé à la place du Christ, je me serais sauvé en courant et je me serais caché jusqu’à la mort!!!!

Merci mon Dieu de nous avoir envoyé ton fils unique pour nous sauver! Merci pour ton amour.

Rosa

 

Mais Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée dans le fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, ne la boirai-je pas? » 

Comme il est difficile de boire cette coupe !

Cette coupe. Cette croix. Ces souffrances: Tout nous porte à les fuir, à tout faire pour les éviter… à nous-mêmes et à nos proches. Et toi, Seigneur,  plutôt que de laisser tes disciples éloigner la coupe de tes lèvres, tu offres l’autre joue à celui qui te frappe, et tu marche comme l’agneau, tout droit vers l’abattoir. Toi, ayant embrassé entièrement notre condition humaine, tu as aussi fait tienne notre souffrance, et notre angoisse, jusqu’à en suer du sang, jusqu’à mourir sur la croix, pour nous libérer du mal.

Seigneur Jésus, stp, donne-nous d’accueillir nos souffrances. Donne-nous de ne pas nous perdre dans la fuite des croix qui sillonnent nos routes. Stp donne-nous de porter avec toi, et même d’embrasser nos croix, et celles de notre famille, de notre communauté, de notre monde, afin qu’elles deviennent des sources de Vie !

Solane

14-jesus-est-si-vivant

« Ils avaient des lanternes, des torches et des armes »

Mais voilà, Celui qu’ils viennent arrêter va de nouveau les déconcerter.
Eux, ils pensaient, imaginaient, en conséquence ils croyaient qu’ils allaient devoir poursuivre un fuyard dans la nuit et peut-être affronter une garde armée. Or ils voient cet homme, Jésus, venir vers eux, « vous me cherchez ? Me voici, laissez toutefois partir mes amis ». « Et toi, Simon-Pierre, ton zèle se trompe de direction : ne dois-je pas obéir à mon Père ? »
Aussitôt il se laisse lier, sans dire que ce n’est pas nécessaire; ni qu’il ira de son plein gré où on le mène.
Rien décidément ne se passe comme d’habitude, plusieurs dans la cohorte sont tombés des nues, par terre, en reculant : Quel est cet homme ?
Judas lui-même sent poindre en lui la détresse de celui qui s’est trompé.

Jésus est si vivant, si présent, qu’en lui les verbes penser, dire, faire ne font qu’un : aimer. Il n’est jamais autre part que dans le Royaume où chacun de nous est reconnu, rencontré, mis en place. Jamais il ne perd ceux qui lui sont confiés. Jamais non plus il n’exige d’être suivi.
Comment donc lui résister ?

Pierrette

 

Un rouleau compresseur composé de Judas, de grands prêtres, de pharisiens et de gardes armés fait une descente dans un jardin secret où les disciples étaient réunis avec Jésus.  Les gardes s’attendaient, j’imagine, à un affrontement sanglant parce que cet homme appelé Jésus, le Nazaréen, méritait la mort. Ce qui est paradoxal dans cet affrontement, c’est que la force intérieure de Jésus a réussi à déstabiliser ses adversaires. Sa simple voix leur fit reculer et tomber par terre: Dès que Jésus leur eut dit : « c’est moi », ils reculèrent et tombèrent par terre. Qui est cet homme qui se livre sans se défendre et qui demande à Pierre de garder son sang-froid et de remettre son épée dans le fourreau? Qui est cet homme qui se laisse mener à l’abattoir comme un agneau? Jésus veut aller jusqu’au bout de sa mission. Il savait qu’Il devait passer par la croix pour renaître et édifier ses disciples. Par la croix, son Père serait glorifié par des générations à venir. Confiant, Jésus trace la voie à ses disciples. La meilleure stratégie pour lutter contre ses adversaires, c’est de s’enraciner dans l’Amour du Père et dans Sa parole. On ne peut arrêter le Verbe qui s’est fait chair, la Parole Vivante, ni non plus enfermer l’Amour derrière les barreaux. Les disciples de Jésus n’ont qu’une seule arme : l’Évangile. Une parole qui annonce, dénonce et libère tous ceux et celles qui sont assujettis par les valeurs, les structures qui déshumanisent notre monde. Pour aller au bout de sa mission, il faut mourir à soi-même et ressusciter avec le Christ. Notre force intérieure dans l’adversité c’est le Seigneur.

Ô Jésus, mon amour,
Quelle force inébranlable!
Quelle douceur face à l’adversité!
Sans Toi, je ne suis rien.
Tu es Seigneur mon bouclier, mon refuge,
En Toi je reste inébranlable.
Garde-moi de tomber dans la vengeance.
Enracine-moi dans ta Parole et dans ton Amour.
Libère-moi de mes peurs.
Rends-moi plus fort dans l’adversité et
Fortifie-moi par Ta Présence.

Karine

 

Une autre phrase de l’Évangile de Saint-Jean qui dit tout en quelques mots : « Remets ton épée dans le fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, ne la boirai-je pas? »

C’est un peu comme si Jésus disait à  Simon-Pierre : « Ne dégaine pas ton épée mon ami, le véritable combat auquel je te convie ne se passe pas au dehors. Cesse de croire que tu peux protéger les uns en trucidant les autres. La seule et unique victoire de l’être humain ne s’obtient pas en prenant les armes dans le monde, mais bien en portant sa propre croix dans la foi, l’amour et le pardon. Remets ton épée dans le fourreau, retourne le tranchant de ton arme vers ce qui en toi renie encore son Seigneur. Quand tu auras retranché de toi cette fausse oreille, celle qui croit voir et entendre l’ennemi en dehors d’elle-même, tu m’accueilleras pleinement, il ne subsistera plus d’obstacle entre toi et moi. Alors, mon Père et moi-même nous établirons notre demeure en toi ».

Nénuphar

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140525-Remets ton épée dans le fourreau

Si je ne te lave pas…

lavement-pieds

Illustration inspirée d’une peinture de Giotto

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 13, de 1 à 9

Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin.
Au cours du repas, alors que déjà le diable avait mis dans le cœur de Judas, fils de Simon Iscariote, le dessein de le livrer,
Jésus, qui savait que son Père avait remis toutes choses entre ses mains, et qu’il était sorti de Dieu et s’en allait à Dieu,
se leva de table, posa son manteau, et ayant pris un linge, il s’en ceignit.
Puis il versa de l’eau dans un bassin et se mit à laver les pieds de ses disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.
Il vint donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « Seigneur, toi, me laver les pieds? »
Jésus lui répondit : « Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. »
Pierre lui dit : « Non, jamais tu ne me laveras les pieds! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. »
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête! »

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Commentaires

« Ce que je fais tu ne la sais pas maintenant, mais tu comprendras bientôt » Oui c’est vrai souvent je ne comprends pas ce que tu fais Jésus, et j’essaie de me laver les pieds toute seule car je suis empressée de connaitre le résultat de ma demande qui tarde à venir. Les pieds peuvent ralentir d’aller de l’avant lorsque le mal se présente. Seigneur enlève les cellules mortes qui font souffrir, afin que je comprenne là ou tu veux m’amener.

Mariette 

Dieu est descendu sur terre pour laver nos pieds, ceux-ci ayant été salis à force d’errance et d’égarements sur les chemins d’ici bas. Alléluia, Dieu est grand et sait se faire petit!

Nénuphar

« Seigneur, toi, me laver les pieds? » Oui, Seigneur, j’en ai tant besoin! Et j’ai tout autant besoin de laver aussi les pieds de celles et de ceux qui croisent ma route, au quotidien. Merci de me donner l’humilité de m’agenouiller devant l’autre, en qui Tu demeures (je l’oublie tout le temps!). Oui, s’il-t-plaît donne-moi de t’aimer et de te servir en l’autre, en cet autre qui est rejeté, souffrant, différent. Cet autre qui est jugé, et qui est pourtant le reflet de ce qui, en moi, est mal-aimé, bafoué… et qui est devenu paralysé.

Solane

Avant de partir de ce monde, Jésus se lève de table et  dépose son manteau… comme s’il dépose le vêtement qui lui donne son identité ou son rôle de maître… pour se faire le serviteur de tous dans le service le plus humble, laver les pieds… et les pieds de ses propres serviteurs, les pieds qui sont sans cesse en contact direct avec le sol et portent donc les traces de la poussière du chemin, la marque de ce qui est le plus bas, le plus rejeté. Mais les pieds sont aussi la partie du corps sur laquelle se forme de la corne, un genre d’écorce de protection. En les lavant, Jésus les lave non seulement de ce qu’ils ont récolté sur les chemins, mais il les lave aussi de leur dureté, de ce qui pourrait faire obstruction à l’enracinement à Sa Vigne… comme autant de pieds de sarment qui, pour se greffer à la vigne et ainsi bénéficier de la circulation de la sève, doivent d’abord être lavés de leurs écorces, ouverts…

Michaël

Si Je ne te lave pas tu n’auras, point de part avec moi

Jésus sachant que son heure était venue les aima jusqu’à la fin. Le simple geste du lavement des pieds vient révolutionner toute une mentalité chez les disciples de Jésus : « Seigneur, toi me laver les pieds? », « Non, jamais tu ne me laveras les pieds! ». N’est-ce pas là une fermeture d’esprit et de cœur? En d’autre mots, toi le maître et Seigneur, le supérieur qui s’abaisse pour me laver les pieds? C’est impossible! Je ne suis pas digne d’être aimé à ce point.

La réponse de Jésus vient nous interpeller : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. »  Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part à cet héritage spirituel, à cet héritage d’amour que je vais vous léguer. Jésus fait les choses autrement parce qu’Il veut guider ses disciples sur la voie de l’amour.  Pour prendre part à cet héritage nous devons être disponibles, ouvert pour accueillir l’amour inconditionnel de Jésus qui nous élève à son esprit et nous purifie de l’intérieur. Jésus, par le lavement des pieds, a changé le regard vertical de ses disciples en un regard horizontal, fraternel et communautaire. Jésus nous invite encore, aujourd’hui,  à changer notre regard sur les autres et sur le monde.

Karine

Contempler en soi la scène ici décrite fait entrer dans un silencieux mouvement d’infinie tendresse qui scelle à jamais la communion entre Jésus et ses disciples et, dans ce mouvement, nous sommes appelés à entrer nous-mêmes tandis que toute tendance diabolique est mise au loin, hors de portée, anéantie  :  là où l’autorité est confondue avec l’amour, la corruption n’a plus de prise et un verbe inattendu, renouvelé, demande à se faire entendre. Le vieil  ordre des choses tombe en ruines. La raideur fait place à la souplesse et la peur à la joie.

Pierrette

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140223-si-je-ne-te-laves-pas