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Appel pour compléter « l’écoute commentée » de l’Évangile de Saint-Jean

Pour lire les commentaires partagés au sujet du dernier extrait des Évangiles : https://alecoutedesevangiles.mobi/2014/07/27/maimes-tu/ Ou en fichier PDF afin de l’imprimer ou de le partager : https://alecoutedesevangiles.files.wordpress.com/2014/07/140803-m-aimes-tu.pdf

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Merci!

Merci, nous avons, toutes et tous ensemble, accomplis cette belle traversée des 21 chapitres de l’Évangile du disciple que Jésus aimait. C’est grâce à votre généreuse participation que nous avons publié des centaines de commentaires agrémentant les quelques soixante extraits de cet Évangile, Le tout a été lu par de nombreux visiteurs en provenance de divers pays francophones (pas loin de 15000 vues enregistrées). Après consultations, nous avons décidé d’adapter légèrement l’approche de façon à élargir la portée du site et à répondre plus adéquatement aux besoins des paroisses. Restez connectés, nous vous tiendrons au courant sous peu. D’ici là, nous vous invitons à répondre à cet appel :

Aidez-nous à compléter « l’écoute commentée » de l’Évangile de Saint-Jean

Vu qu’il y avait moins de participants dans les tout débuts, nous lançons un appel pour enrichir les premiers passages de l’Évangile de Saint-Jean au moyen de nouveaux commentaires.

Commencement-verbe

Durant le mois d’août, nous vous suggérerons à chaque semaine un extrait du début de l’Évangile selon Saint-Jean. suivre le lien suivant pour lire le premier extrait :

Au commencement était le Verbe…
https://alecoutedesevangiles.mobi/2013/03/25/au-commencement-tait-le-verbe/

Faites-nous parvenir vos commentaires, soit en les inscrivant directement dans l’espace réservé au bas de l’article ou encore en nous les envoyant par courriel avant le dimanche 10 août 2014  à :

alecoutedesevangiles@gmail.com

M’aimes-tu? 

m-aime-tu

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 21, de 15 à 25

Lorsqu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : «  Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci? » Il lui répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes agneaux. »
Il lui dit une seconde fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? » Pierre lui répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit :
« Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? » Pierre fut peiné de ce qu’il lui eût dit pour la troisième : « M’aimes-tu? », et il lui dit : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis.
En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas. »
Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre devait glorifier Dieu. Et après avoir ainsi parlé, il lui dit : « Suis-moi. »
Pierre, s’étant retourné, vit venir derrière lui le disciple que Jésus aimait, celui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus et avait dit : « Seigneur, qui est celui qui va te livrer? »
Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il? »
Jésus lui répondit : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? Toi, suis-moi. »
Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Pourtant, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? »
C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai.
Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait une à une, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

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COMMENTAIRES

Lorsqu’ils eurent mangé, Jésus  lui dit pour la troisième fois, « Pierre m’aimes-tu ? » Seigneur je ne compte plus les fois que t’aurais pu douter de mon amour et me demander « Mariette m’aimes-tu ? » Tu sais bien Seigneur que j’t’aime ….
« Ah oui ?, alors suis-moi! »… Oups …c’est là que je ne réponds pas toujours à la mission d’amour que tu me proposes, sous divers prétextes je te dis non,  c’est trop Seigneur je ne suis pas capable, je te le dis pas clair de même, mais ça ressemble à un refus. Seigneur pardon pour toutes ces lâchetés, je ne sais pas où tu m’amènes et l’insécurité m’empêche de poser des actes d’abandon, de confiance, et comme Pierre, moi aussi je suis vraiment peinée et j’aimerais bien à nouveau manger à la même tablée que tous ceux et celles qui te suivent avec joie….

Mariette

23-oui-je-t-aime-seigneur

« M’aimes-tu? », et il lui dit : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis

Il est vrai, Seigneur, que tu connais toutes choses. Et moi aussi, à priori je me questionne : mais pourquoi tu demandes par trois fois à Pierre s’il t’aime ? Est-ce pour lui permettre de se l’entendre dire, et peut-être même aussi pour sentir en lui cet appel à un Amour engageant ?

Oui, je t’aime Seigneur! Et stp, permets-moi aussi d’être ton ouvrière. D’être ta messagère, d’être tes mains qui réchauffent, réconfortent et transmettent ton Amour;
Et aussi qui donnent sans compter;
Stp donne-moi un cœur qui se donne entièrement, et qui est le reflet de Ta charité.
Donne-moi d’être ton sourire, qui est aussi accueil et chaleur sans fin;
Donne-moi d’être tes oreilles, qui écoutent sans juger, avec Ton Amour et Ta compassion;
Donne-moi Tes mots qui encouragent, encensent et sont porteurs de Vie.

Oui, merci Seigneur de me donner de Te reconnaître et de T’aimer en chacune et chacun de mes frères et sœurs, et de chercher sans cesse à œuvrer à Ton Royaume, ici et maintenant, sachant très bien que je ne puis absolument rien accomplir seule, et que j’ai tant besoin de Toi !

Solane

 

 

À trois reprises Jésus demande à Simon Pierre s’il l’aime et trois fois ce dernier lui répondit: « OUI, Seigneur, tu sais bien que je t’aime. »

Lors de sa passion, Jésus lui avait prédit qu’avant que le coq chante deux fois, Simon Pierre le renierait trois fois.

D’un côté j’aimerais comprendre ce que le chiffre trois signifie ici.

D’un autre, ceci me fait réaliser que même si nous aimons profondément quelqu’un et même si nous donnons notre vie à une personne ou une œuvre, nous pouvons lui tourner subitement le dos si nous avons peur. La peur nous domine malgré tout l’amour et la dévotion que nous pouvons sentir pour Dieu et son œuvre. Oh, mon Dieu libère-nous de la peur!!!

Rosa

 23-toi-suis-moi

En lisant ce texte, ce qui me frappe particulièrement, ce sont deux choses. La première, c’est la phrase de Jésus lorsqu’il parle à Simon-Pierre, et qu’il lui dit : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? Toi, suis-moi. »  C’est le « Toi, suis-moi » qui m’a touché particulièrement. J’entends là, le lien personnel que Jésus nous offre. Toi, pas l’autre, pas les autres, mais bien toi, toi-même, suis-moi.

Peu importe son lien à l’autre, aux autres, il nous offre à chacun, à moi, une relation personnelle, unique et qui plonge jusqu’au cœur de mon être. C’est pour moi parfois difficile à croire et encore moins à laisser vivre en moi. Pourtant, dans mon cœur, c’est ce à quoi j’aspire le plus, cette relation personnelle, qui me voit, de laquelle je ne peux pas me dérober, devant laquelle je suis nue, vue dans toutes mes imperfections, surtout celles que je ne suis même pas prête à reconnaitre et à voir, Lui il les voit, il m’aime telle que je suis. C’est d’une telle évidence certainement, mais pour moi c’est d’une telle puissance, d’une telle force, que ça m’émeut profondément. Je reconnais là l’Amour. Lui il aime ce que je ne peux pas encore aimer de moi-même….Il est plus grand que moi, Il est mon Père, et mon Seigneur. Dans ce texte c’est l’une des choses qui m’a touchée. J’espère de tout mon cœur, comme Jean, d’avoir la certitude que Jésus m’aime. Une part de moi le sait, mais la part mondaine prend beaucoup de place et le nie constamment. Pourtant, je reconnais que même cette négation, de laquelle j’ai honte, mon Seigneur la voit, la reconnait et m’aime au-delà de ce qui m’empêche de m’ouvrir à son Amour.

L’autre chose qui me frappe, c’est lorsque Jésus dit à Simon-Pierre essentiellement que lorsqu’il était jeune, il se vêtait de lui-même, mais lorsqu’il sera vieux il tendra les bras et on l’amènera là ou il ne veut pas aller. J’entends que pour mourir à soi, Jésus nous demande de nous laisser guider là ou nous n’irions pas de notre plein gré dans notre jeunesse, c’est à dire mu par les habitudes et les automatismes. Il nous demande de nous abandonner à Lui et de nous laisser guider. Je crois que c’est en laissant travailler Sa parole en moi qu’Il saura que j’accepte de me laisser guider par Lui.

Mariette-Renée

 

23-la-question-m-aimes-tu

Seigneur, soit loué pour ces dernières questions et paroles adressées à Simon-Pierre, et que soit loué aussi ton apôtre Jean qui nous les a transmises.

Dorénavant la question « M’aimes-tu ? », posée trois fois de suite, nous est adressée à tous, dans le secret de notre face à face avec Toi.
La magnifique réponse finale de Pierre : «Toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime» est la réponse d’un homme pardonné, guéri du reniement proféré trois fois dans la maison du grand prêtre juif, celui qui voulait ta mort.
J’avoue m’être sentie indigne d’une telle réponse et avoir cherché à y mêler de l’incertitude. Quel orgueil bien caché ! N’est-ce pas justement cette réponse de Pierre qui est pleine de gratitude et d’humilité ? N’est-ce pas Toi, Jésus, qui nous aime le premier ? N’est-ce pas par Toi que nous naissons à la possibilité non seulement d’aimer mais de « dire » « Je t’aime » ?

Trois fois questionné, Pierre est aussi trois fois ordonné : «Pais mes agneaux», «Sois le pasteur de mes brebis», «Pais mes brebis».  Prendre soin de ce qui nous est confié, n’est-ce pas être porté par Ta miséricorde? N’est-ce pas en te suivant que nous allons «là où ne voudrions pas aller seuls ?»  Sans Toi, nous ne pouvons rien faire, rien aimer. Chaque jour nous le montre.

Enfin, tu mets un terme à notre inutile curiosité les uns vis-à-vis des autres lorsqu’à la question de Pierre : «Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il?», tu nous rends à nous-mêmes et devant toi : «Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi».

« Toi, suis-moi » est donc ta dernière parole adressée à nos oreilles, avant ton ascension et la première que tu as prononcée après ton baptême.
Que nos cœurs y soient sensibles à chaque instant.

Pierrette

 

23-tu-m-as-appele-seigneur

Par trois fois Jésus demanda à Pierre : « M’aimes-tu? » Il fut peiné la troisième fois et répondit : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime. » Le Seigneur connait les talents de Pierre et Il sait qu’il possède les dons spirituels pour devenir le pasteur de ses brebis. Pierre a un charisme bien à lui, c’est pourquoi Jésus lui révèle sa mission. Il s’étonne de ce choix et demande à Jésus  pourquoi ne pas avoir choisi son disciple préféré. Jésus lui répondit ce n’est pas de tes affaires Pierre, « Toi, suis-moi. » Décidément, on est appelé et choisi pour une mission.

Jésus prend le temps de conscientiser Pierre par sa question : «  m’aimes-tu? ». Pour la mission qu’Il lui confie Pierre doit se dessaisir de lui-même. C’est l’Amour de Jésus qui sera sa seule motivation. Il fera tout pour la plus grande gloire de Dieu. Sa mission n’est pas de se glorifier lui-même ni de se mettre à l’avant-scène pour attirer les honneurs du monde  mais  bien pour suivre les traces de Jésus dans le service et l’humilité. Désormais, Pierre ne pourra plus agir de par lui-même mais sera conduit par l’esprit du  Seigneur qui le mènera là où il ne voudra pas aller.

Tu m’as appelé Seigneur : me voici.
Me voici pour faire ta volonté.
Me voici devant toi avec un cœur ouvert et  disponible
Pour t’aimer et te servir à travers mes frères et sœurs.
Donne-moi la  sagesse du cœur pour discerner tes voies.
Dessaisi-moi de mon ego pour que je sois docile à l’Esprit-Saint.
Viens embraser  mon cœur de ton amour
Pour que je sois fidèle à vivre que pour toi et par toi.

Karine

Pierre qui avait affirmé à Jésus qu’il était prêt à le suivre jusqu’à donner sa vie pour lui… le renie trois fois de suite quelques heures plus tard. Et pourtant Pierre était sincère dans son amour pour Jésus. Mais il semble que l’amour don total de soi – agapè en grec, ne peut s’acquérir par soi-même. Il appartient en propre à Dieu seul – Trinité Une – qui le transmet par grâce à tous les membres rassemblés en Son Corps… et à qui bon Lui semble.

Lorsque que Jésus demande à Pierre trois fois de suite : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? », il emploie (dans le texte original grec) le verbe agapè les deux premières fois, mais Pierre répond à chaque fois : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime » avec le verbe philia qui est un amour solidaire et fidèle basé sur l’estime et l’amitié. En cela Pierre répond honnêtement, selon sa nature.

La troisième fois, Jésus semble se mettre à son niveau en posant la question avec le verbe philia sans que Pierre ne semble entendre la différence.

À chaque fois cependant, Jésus convie Pierre à être le berger de son troupeau, comme si cet amour humain philia – malgré ses limites – est  suffisant pour ouvrir cœur à l’Esprit Saint qui transmet l’Amour don inconditionnel de soi, agapè, sans lequel Pierre ne pourrait être Pasteur de l’Église naissante.

Lors de la descente de l’Esprit Saint à la Pentecôte, Pierre s’en retrouve effectivement complètement transformé, affermi, inspiré…

Même sans avoir accès aux lumières du texte original grec, la question trois fois répétée de Jésus, avec ce seul verbe aimer qui en français traduit toutes les formes d’amour, résonne comme un appel à un amour transcendant. Trois fois… peut-être parce que Pierre a renié trois fois Jésus… mais peut-être aussi pour questionner l’amour de Pierre selon différents niveaux d’être… (?) …et lui révéler par le fait même la condition sine qua non pour accomplir sa mission de « pierre » sur laquelle il veut bâtir Son Église : l’amour, l’amour et encore l’amour… sans lequel la foi n’est rien.

Pierre, de lui-même – et malgré son amour fidèle et sincère pour Jésus – ne peut aimer de cet Amour Christique.

Lorsque Jésus est fait prisonnier, Pierre, laissé à lui-même, ne peut résister à la peur… et c’est uniquement cette peur qui lui fait renier Jésus devant ceux qu’il perçoit comme menaçants.

En se séparant de Dieu… qui est Amour, l’homme s’est aussi séparé de cet Amour… qui est Dieu. Dès ce moment-là nait la peur, cette peur que rien, jamais, ne guérit tout à fait, peu importe les formes et les compensations qu’elle prend, si ce n’est la ré-union avec Dieu Tout Amour.

En s’incarnant, Jésus vient pour guérir l’homme, le sauver de cette séparation mortelle.

En mourant sur la croix, Jésus se fait trait d’union entre l’homme et Son Père.

En ressuscitant, Jésus ouvre déjà ici et maintenant nos petites vies éphémères à Sa Vie Éternelle, nos amours limités et divisés à Son Amour Inconditionnel, et nos lumières porteurs d’ombres à Sa Lumière Transfiguratrice.

Lorsque Jésus dit à Pierre…

« En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas »

… il révèle que Pierre donnera effectivement sa vie pour son Seigneur… mais non pas de lui-même, par lui-même… mais par la grâce de l’Esprit Saint qui le fera devenir lui aussi un trait d’union entre la terre et le ciel.

Michaël

Aime!

S’il fallait résumer tout l’Évangile de Saint-Jean en un mot, je choisirais celui-là.

Et s’il fallait résumer l’essentiel du message de Jésus en un mot, ce serait encore celui-là

Le soir de sa passion, il dit à ses disciples :

« Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » (Jean 13,34)

Oui, j’entends le commandement, mais il m’est impossible d’aimer mon prochain si je ne me reconnais pas déjà totalement aimé en partant. Et je ne peux me reconnaître entièrement aimé si je ne me retourne pas vers Celui de qui tout l’amour vient.

Pour moi, croire, aimer et adhérer ne font qu’un. Je suis comme un petit enfant, soit je saute dans ses bras, soit je lui tourne le dos, distrait par mes petits jeux au point d’en oublier sa présence. Jésus demande à Simon-Pierre : « M’aimes-tu? » Ce qui est pour moi aussi une certaine façon de demander : Me reconnais-tu comme seule et unique source d’amour?

Au travers de Jésus, le verbe aimer s’incarne pleinement, dès lors l’être humain peut aussi pleinement aimer. D’où la question « M’aimes-tu (pleinement) ? » M’aimes-tu à la mesure de l’amour avec lequel je t’aime au point de donner ma vie pour toi ?

C’est comme si Jésus me disait : en m’aimant, en recevant mon amour dans la gratitude, tu viens amener ma paix, la paix de celui qui se sent totalement aimé, et tu offres cet amour en pain de réconciliation : « Pais mes brebis »

En revenant sur la question « M’aimes-tu? », elle m’apparaît centrale à toute existence. Chaque être, autant face à Dieu que face à l’autre, ne cesse de demander, d’une façon ou d’une autre : « M’aimes-tu? »

Plus loin l’Évangile de Saint-Jean se termine sur la phrase :

« Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait une à une, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait. »

J’aime cette mention parce qu’elle me semble incontournablement véridique.

L’action du verbe de Dieu, même si elle laisse des traces visibles dans le monde, ne peut être limitée à ces traces et est nécessairement immensément plus « grande » que ce que l’on peut en apercevoir ou que l’idée que l’on peut s’en faire!

Comme Dieu est infini dans son essence et ses manifestations, il en est nécessairement de même pour la nature et les actions de son Fils.

Par amour et miséricorde pour notre condition, Dieu s’est incarné au travers de Jésus Christ dans l’infiniment petit, dans une humble vie humaine, au sein d’un modeste peuple, auprès de quelques brebis égarées.

En symétrie inverse à son absolue royauté, gloire et puissance, Dieu à choisi de prendre forme non comme l’un des grands et forts de ce monde, mais sous la condition d’un tendre agneau soumis, jusqu’à se laisser sacrifier par amour pour les siens.

Jésus, à qui était offert (par le malin) le pouvoir de devenir le souverain de l’ensemble du monde, a choisi l’extrême humilité et modestie d’accomplir en tout point la volonté de son Père, pour l’amour et la gloire de celui-ci. Ce minuscule règne d’à peine trois années terrestres, entouré de quelques fragiles disciples choisis parmi les plus démunis et pêcheurs, cachait nécessairement quelque chose de beaucoup plus grand, grandeur qui s’est effectivement révélée par la suite.

Comme le Seigneur nous l’a confié, le royaume de Dieu est « semblable à un grain de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »  Marc 4.30-32

Nous avons vécu concrètement cette immensité qui se révèle à partir du plus petit, au fil de la lecture de l’Évangile de Saint-Jean, au cours de la dernière année. Souvent quelques mots se sont révélés d’une richesse de sens inépuisable une fois que ces mots ont été semés dans le terreau de nos cœurs.

Les Évangiles contiennent certainement tout ce qui est nécessaire pour que le fidèle soit atteint par la Parole et que fleurisse sa véritable grandeur d’âme et de cœur. Ceci dit, ce qui est relaté dans le texte ne constitue sans doute que la toute petite partie visible de ce qui s’est passé dans tout l’univers lorsque la mort a été vaincue au travers de l’incarnation, de la vie, de la crucifixion, de l’ensevelissement et de la résurrection de Jésus.

De la même façon que les vagues visibles à la surface de la mer cachent des profondeurs océaniques insoupçonnées,

Ce que confirme le disciple que Jésus aimait quand il nous souffle à l’oreille que Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses, et que si on les écrivait une à une le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

Merci Saint-Jean de me rappeler le fait que je ne vois qu’une infime partie de la vérité, et particulièrement à chaque fois que je suis tenté de me faire une idée réductrice de la vie de Jésus.

Nénuphar

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Venez manger

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 21, de 1 à 14

 

Après cela, Jésus se manifesta de nouveau aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Simon-Pierre, Thomas appelé Didyme, Nathanaël, qui était de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres de ses disciples se trouvaient ensemble.
Simon-Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui dirent : « Nous y allons, nous aussi, avec toi. » Ils sortirent donc et montèrent dans la barque; mais ils ne prirent rien cette nuit-là.
Le matin venu, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger? » Ils lui répondirent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il mit son vêtement, car il était nu, et se jeta dans la mer.
Les autres disciples revinrent avec la barque, en tirant le filet plein de poissons; Ils n’étaient pas bien loin de la rive, à deux cents coudées environ.
Une fois descendus à terre, ils virent un feu de braise sur lequel on avait disposé du poisson et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » 
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se déchira pas.
 Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu? » Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche, il prend le pain et le leur donne; il fit de même du poisson.
Ce fut la troisième fois que Jésus se manifesta à ses disciples depuis qu’il avait ressuscité d’entre morts.

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COMMENTAIRES

22-il-est-la

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Sur nos rivages, où le quotidien nous dépose, le Seigneur nous attend aussi au cœur de nos occupations ordinaires.  Il est là.  Lorsque par l’Esprit, notre regard intérieur s’illumine, nous Le reconnaissons dans ces visages étrangers où se cache sa présence.  Encore faut-il consentir, avec confiance, aux passages vers les autres, vers Dieu, vers soi.  Et, oser l’écoute d’une parole de Dieu au creux de nos déceptions.

Fernande

Les disciples savaient que celui qui était devant eux était Jésus. Plusieurs fois dans ma vie j’ai senti comme une vérité, sans le moindre doute que ce qui se passe est telle ou telle chose. C’est magnifique se mettre à l’écoute d’autres choses que d’être à l’écoute de notre mental ou logique!!!

Rosa

 

 » Ils n’étaient pas bien loin de la rive, à deux coudés à peu près.  »  Jésus se tient sur le rivage de ma vie pour me dire, avance, va à la pêche, tout ce que tu attends de la vie est là . Mais Seigneur tu connais mon impatience et mes peurs, le monde c’est comme la mer dans son immensité, son calme, son agitation, pour ne pas dire ses tsunamis, encore faut- il avoir le courage du premier coup de rame, pour la petite barque que je suis. De m’éloigner de la sécurité de la rive et aller côtoyer de gros bateaux qui semblent naviguer dans le bonheur, puisque la pêche leur à été fructueuse, en serais-je capable?  La vague viendrait  frapper ma frêle embarcation comme pour me pousser en eau profonde et me dire : le Seigneur y pourvoira et tu pourras toi aussi allumer le feu.  Mariette, jette ton vieux filet troué par les combats de la vie, jette le encore à droite de ta barque tu seras surprise, il y a encore de bons poissons pour toi. Dans la bible, le poisson symbolise la nourriture, la vie. Père, à ton tour, jette un regard bienveillant sur la petite barque qui essaie de pêcher en haute mer par amour de ton Fils…

Mariette     

 

Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.

Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase m’a toujours laissée sceptique.. Non pas parce qu’ils ont trouvé du poisson à droite. Ça me surprend plutôt comment les apôtres ont tout de suite accepté l’invitation d’un étranger à lancer leur filet à droite de la barque, après toute une nuit de pêche infructueuse ! Est-ce la fatigue? Est-ce culturel?

Peu importe. J’admire tellement cette foi, tel le petit enfant qui obéit, et ose essayer encore et encore, sans rechigner… Croyant au possible, même au-delà de toute logique. Seigneur, donne-moi de plonger les yeux fermés dans l’inconnu. Croyant que tu es présent à chaque tournant, et que oui, même mes filets vides après de durs labeurs ne peuvent rien révéler de la grandeur et de l’ampleur du mystère de ton Amour ! Et merci de me donner de rapporter des filets débordants, et de venir manger avec toi.

Solane

«C’est le Seigneur !» Ce cri, jaillit en plein centre de la nostalgie qui règne parmi les disciples, est proféré par «le disciple que Jésus aimait», Jean, entièrement contenu par le cœur de Jésus. Jean, sentinelle des pieds à la tête, celui qui adore le Seigneur exclusivement et demeure dans l’amour infiniment.
«C’est le Seigneur!» Aussitôt, Pierre, le champion de la nostalgie, se jette à l’eau sans attendre.  Autour de lui sûrement le dormeur s’éveille, le distrait se retourne, le penseur entend……….

Depuis sa résurrection, Jésus ne se fait reconnaître que par ses disciples mais quand il n’est pas là ils sont désœuvrés. Revenus à leur métier de pêcheurs, leur filet demeure vide tant que Jésus ne les conseille pas et ils ne sont rassasiés que par ce qui leur est servi par Lui. Il va falloir que le Seigneur les quitte pour leur envoyer l’autre Paraclet qui les fera œuvrer.

Cette pauvreté qui a été conférée aux disciples n’est-elle pas celle que nous espérons, nous aussi, offrir à la venue du Seigneur ? Qui peut, de lui-même, ne rien retenir pour soi ?

Pierrette

22-venez-manger

Ce qui m’émerveille, c’est que cette troisième et dernière apparition de Jésus aux apôtres dans l’Évangile de Saint-Jean est toute simple. Elle se fait entièrement autour du thème de la nourriture et de l’amour.

Tellement loin des dernières paroles que l’on pourrait s’attendre d’un maître ou guide spirituel à l’égard de ses disciples. On aurait pu croire qu’il leur donnerait quelques conseils, des paroles inspirantes ou encore un dernier rappel de l’essentiel de son enseignement.

Aucunement, dans son autre dimension il se contente seulement de s’enquérir s’ils ont à manger, il leur indique où tendre leur filet et ensuite il les invite à manger. À l’heure de remonter vers le Père, Jésus agit lui-même comme un père débordant d’amour.

Il les appelle « mes enfants », et il leur dit : « Venez manger ».

Tout est accompli, Jésus est devenu lui-même nourriture, pain et vin, et il donne à manger, se donne à manger.

«  Venez manger », tout le monde est invité à la table du Seigneur.

Nénuphar

 22-oh-jesus

Cette scène de la pêche est surprenante. « Le matin venu, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. » Quand le miracle se produisit, le disciple que Jésus aimait a reconnu le Seigneur. Il les a invité à manger et aucun des disciples n’osait lui demander « Qui es-tu? » parce qu’ils savaient que c’était le Seigneur. Ce texte est de toute beauté parce que la certitude des disciples vient de l’intérieur. Oui, il y a eu un miracle pour reconnaître un signe du Seigneur mais c’est du dedans qu’ils ont reconnu le Seigneur. Jésus était bien présent au milieu d’eux. Il ne s’attendait pas à être servi mais prit du pain et du poisson pour les donner à manger. Je veux bien croire que par ce geste Jésus a comblé leur cœur et leur faim par sa présence.

Aujourd’hui encore, Jésus se manifeste dans notre vie. Il est vraiment ressuscité et présent dans notre vie. Les miracles s’opèrent chaque jour et si nous ne sommes pas attentifs et conscients pour les voir nous passons à côté de Jésus sans Le reconnaître et sans entendre sa voix qui nous parle dans le quotidien de nos vies. En faisant la relecture de notre vie nous pouvons voir les empreintes du Seigneur. Jésus continue de se manifester dans notre vie.  Nous pouvons marquer le temps de sa présence et suivre les pas qu’Il a laissés quand Il nous portait dans nos moments de turbulences.

Oh! Jésus, mon amour, merci.
Merci pour ta présence au milieu de nous.
Merci de te révéler dans le quotidien de nos vies.
Rend-nous attentifs aux petits miracles de la vie.
Ne permet pas que nous passions à côté de Toi sans te voir.
Manifeste-toi dans nos communautés de vie et nos assemblées.
Ouvre bien grand nos cœurs, nos oreilles, nos yeux, nos mains
Pour t’accueillir à notre table, dans nos activités et nos corvées.
Allume-nous de l’intérieur pour que nous criions avec joie :
C’est le Seigneur!

Karine

 

Pourquoi les disciples ne reconnaissent-ils pas de façon évidente Jésus ressuscité?

Et même s’ils finissent par savoir que c’est lui à un certain moment, ils ne le reconnaissent pas nécessairement la fois suivante. Ils affirment pourtant que ce n’est pas un fantôme –  même s’il peut apparaître où bon lui semble sans qu’aucun mur ne lui fasse obstacle – et qu’il a un vrai corps qui lui permet de manger et d’être touché.

Qu’est-ce qui a changé en son corps depuis la résurrection?

Lorsque ses proches le reconnaissent, c’est habituellement avec le regard du cœur plutôt qu’avec les yeux de la tête.

Pourquoi est-ce précisément son corps devenu incorruptible qui est maintenant d’apparence inconstante, variable…? Est-ce justement parce qu’il est sorti du règne des apparences?

Avant, son corps défiait déjà les lois naturelles… ou du moins nos limites habituelles, mais il était reconnaissable en tant que Jésus de Nazareth, le fils de Marie et de Joseph… mais là, maintenant, c’est bien lui, et pourtant….

Je n’ai évidemment pas de réponse… mais il y a cependant une évidence :

Jésus ne peut plus être saisi par un regard tout extérieur qui enferme;

il ne peut être reconnu que par un regard qui ouvre sur la vérité qui est au-dedans de nous, au milieu de nous;

pour le voir tel qu’il est, il nous faut faire cet acte de foi qui implique une adhésion directe et totale à sa personne réelle;

son corps glorieux ne peut être enfermé dans une image qui fait appel à une idée ou à la mémoire;

on ne peut le reconnaitre une fois pour toute. C’est à chaque instant qu’il nous faut ouvrir ce regard du cœur qui seul le reconnait.

C’est seulement en Son Royaume qui n’est pas de ce monde – mais au cœur de notre monde – que nous pouvons rencontrer Jésus… à moins bien sûr qu’il le veuille autrement.

Michaël

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140720-Venez-manger

Ne sois plus incrédule  

 

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Un nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 20, de 19 à 31

Le soir de ce même jour, le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant  fermées, parce qu’ils craignaient les Juifs, Jésus vint, et se présentant au milieu d’eux, il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Ayant ainsi parlé, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Il leur dit une seconde fois : « La paix soit avec vous ! Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. »
Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit-Saint. 
Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »
Mais Thomas, l’un des douze, appelé Didyme, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint.
Les autres disciples lui dirent donc : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur dit : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, je ne croirai pas ! »
Huit jours après, les disciples étant encore dans le même lieu, et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes étant fermées, et se tenant au milieu d’eux, il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Mets ici ton doigt, et regarde mes mains; approche aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois plus incrédule, mais croyant. »
Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »
Jésus a fait encore en présence de ses disciples beaucoup d’autres signes qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

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COMMENTAIRES

 » Mets ici ton doigt, et regarde mes mains «  Jésus, tes mains ont supporté la douleur de la croix,  libéré nos péchés et accompli l’ultime de l’amour. C’est toute une mission que le Père t’a confié.  Quand on parle de mains je regarde les miennes difformées par l’arthrite et l’orgueil  de les tendre. Lorsque je te reçois dans ma main à l’Eucharistie,  je te parle de la femme que tu as guéri rien qu’en touchant ton vêtement, je te touche, tu es bien là, Jésus j’aimerais  que tu me guérisses. Mais qu’elle pauvreté m’habite. A la suite de cette lecture, je vois le sublime de la croix et ma lâcheté, je réalise  bien que ta patience n’a pas de limite, tu m’attends. « Jésus vint les portes étant fermées «  Père au nom de Jésus, aide- moi à ouvrir ma porte et à reconnaître Celui qui veut entrer, et protège moi des vents qui pourraient la refermer …amen…

Mariette

 

21-transmettre-cet-amour

Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »

Quel cadeau précieux, mais aussi quel mystère, que la foi !! J’aimerais tant pouvoir la transmettre, la propager, au même rythme que les plus grandes épidémies !

Mais comment ? Comment, Seigneur, transmettre cet Amour qui me transporte, cette Espérance qui dépasse tout entendement et toute logique; et cette Lumière, capable de transpercer et d’illuminer toutes ténèbres, même les plus noires?

Notre monde a si soif de Ta Lumière, de Ton Amour, de Ton Espérance !

Merci Seigneur de toujours me donner de chercher et de cultiver ces trésors, et stp donne-moi d’être contagieuse ! Et de toujours être comblée de cette foi qui me sauve!

 Solane

21-joie-de-la-foi

Dorénavant Jésus vient sans crier gare, « comme un voleur ». Il vient tout entier. Là où il vient, il comble ce qui est à combler, creuse ce qui est à creuser, égalise ce qui est à égaliser, différencie ce qui est à différencier. Il dit : « La paix soit avec vous », je vous la donne, donnez-la, et celui qui entend exécute !
Sous son regard ou sous sa voix, l’ombre même de l’illusion, de toute erreur de vue, s’efface.
À celui qui demande à voir et à toucher pour croire, il se montre et se laisse toucher
Pas un de nous n’est démuni du point de jonction avec le Seigneur et Sauveur de tous les mondes.
Laissons la joie de la foi balayer le Seuil du Royaume des cieux, que rien n’entrave les allées et venues de l’Esprit Saint. Qu’il aille à tous les confins, fût-il méconnaissable!

Pierrette

 

Ce qui me touche et qui me parle en lisant cette parole, c’est le fait que c’est avec amour que Jésus nous invite a croire sans voir. J’entends une invitation a activer la confiance et la foi au dela de toute logique. Dans mon univers, c’est quelque chose qui est assez difficile. Mais cette parole est un réconfort pour nous tous qui aimerions avoir la foi et croire au dela de toute logique mais qui sommes surpris au détour par nos pensées cyniques. J’entends la une réponse personnelle a des questionnements ou parfois je me laisse tentée par le démon de vouloir tout comprendre. C’est un démon qui aime me faire croire que je peux tout contenir entre mes deux oreilles, que l’univers se cantonne a cet espace assez réduit finalement, et que c’est seulement lorsque je peux comprendre ou voir, que je peux m’abandonner dans la confiance.
Dans cette parole, j’entends une invitation a m’abandonner en toute confiance a son Regard qui est plus grand que le mien. Mais là ou je vois aussi l’amour, c’est qu’il accepte que Thomas voit et touche ses blessures. Il ne le rejette pas pour son manque de foi, mais plutôt nous invite a croire en Lui.

Mariette-Renée

 

Thomas dit: « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, je ne croirai pas ! »

Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »

Combien des fois dans nos vies nous disons « Oui, je crois en Dieu Toutpuissant » et dès que nous rentrons en panique par des problèmes réels ou virtuels nous oublions le Père et son amour. Nous devenons tellement obsédés par nos problèmes que nous nous sentons même incapables de prier pour lui demander de l’aide. Quand tout revient à la normale, là finalement nous nous sentons capables de prier et communiquer.

Nous sommes comme Thomas, nous disons « si tu m’aides à m’en sortir j’ai la foi en toi, mais pas avant ».

Rosa

 21-communautés

Il y a heureusement des communautés pour nous accueillir et nous réconforter. Des communautés où se réfugier quand la peur d’être seul nous empêche de bien respirer. Des communautés qui ouvrent les bras à celles et ceux du dehors qui viennent frapper, simplement pour partager, célébrer ou pour obtenir de l’aide.

Les disciples sont réunis derrière des portes verrouillées, soudés par la peur plutôt que par la joie d’être ensemble. L’arrivée de Jésus change leur peur en certitude, leur inquiétude en une foi contagieuse. Je suis émue et ravie de découvrir que c’est à ces mêmes disciples hésitants et craintifs que Jésus confie une stupéfiante mission : il les envoie « remettre les péchés »!

Il semble bien que le premier à en bénéficier sera leur condisciple Thomas qui vient les rejoindre. Au lieu de lui reprocher son absence, les disciples transformés disent simplement « nous avons vu le Seigneur », témoignant ainsi de leur saisissante expérience. Thomas aura besoin de voir par lui-même. Jésus ressuscité consent à passer par le chemin du doute de Thomas pour l’aider à devenir un homme de foi. Quel accompagnateur ce Jésus, traversant nos limites et nos résistances sur le chemin qui mène à la confiance, de la confiance en soi à la fraternité, de la fraternité à l’engagement avec Lui.

Heureusement, il y a aussi la communauté qui peut m’aider à décoder mes peurs, à traverser mes moments d’incrédulité, à voir comment le Seigneur nous rejoint et nous associe à sa mission. Encore faut-il trouver ces communautés, et croire que c’est aussi grâce à elles – riches ou pauvres, fades ou attrayantes – que nous trouverons plus facilement le visage du Ressuscité. Car c’est dans une première communauté barricadée dans la peur que « Jésus vint » transformer les craintifs en croyants porteurs d’un message de libération (versets 19 et 26).

Gisèle
La rencontre avec Jésus, le Ressuscité, se fait au niveau individuel et collectif. Jésus est apparu tout d’abord à Marie Madeleine et ensuite aux autres disciples qui étaient tous réunis dans un même lieu où les portes étaient fermées. Les disciples furent remplis de joie en Le voyant.  Jésus leur dit : « La paix soit avec vous. Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Il les envoie en mission avec le secours de l’Esprit-Saint. Une rencontre réelle  avec Jésus, le Ressuscité, conduit à la paix et à la joie.  Jésus confirme à Thomas qui était absent à sa première apparition que même ceux qui ne l’ont pas vu mais qui croient seulement en sa résurrection seront heureux. Les nouveaux Thomas de notre monde moderne sont incrédules et ont besoin de preuve tangible pour croire en la résurrection de Jésus. Ils sont sceptiques parce qu’ils n’ont pas fait une expérience avec Jésus, le ressuscité. Ils ne croient ni en sa Parole ni en sa résurrection parce que l’intelligence du cœur est endormie. Ils sont encore dans le domaine de la matière et ont besoin de voir et de toucher physiquement Jésus comme Thomas. Au fait, ils désirent tout simplement faire l’expérience de la Rencontre pour y croire. Les nouveaux Thomas de notre monde sont souvent incompris mais le Seigneur, Lui, pose un regard miséricordieux et plein d’amour sur ceux qui sont comme Thomas. D’après de nombreux témoignages des incrédules, des athées, ils arrivent eux aussi à un moment de leur histoire de vie à saisir ce mystère par une intervention divine. L’assiduité à lire ou à écouter la Parole de Dieu, une révélation soudaine, un événement vient faire basculer leur fausse conception d’une réalité qu’ils n’avaient pas connue avant. Quand on bascule sur le plan spirituel tout se transforme et nos yeux voient différemment la vie. Jésus prend bien soin de nous malgré nos résistances et nos refus de l’accueillir. Il se fait Présent malgré nous des fois parce qu’Il connait le désir sincère de notre cœur.

À toi, l’incrédule, le nouveau Thomas,
Le Seigneur te regarde et te comprends dans ton incrédulité.
Il veut te rencontrer et te combler de joie.
Laisse-toi regarder par le Christ.
Laisse-toi aimer et crois en sa Parole de Vie.
Le Seigneur frappe à la porte de ton cœur.
Il te fait signe et veut habiter chez toi.
Viens à sa rencontre.
Ouvre-Lui ton cœur et accueille Sa paix.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Pose ton regard d’amour et de miséricorde
Sur tous ceux et celles qui sont incrédules.
Ils veulent eux aussi faire l’expérience de la Rencontre.
Ils veulent Te rencontrer Jésus pour y croire.
Vois le désir de leur cœur qui sont lent à croire et
Manifeste-toi dans leur résistance.
Le monde a besoin de Toi.
Nous avons besoin de Toi dans nos vies.
Viens nous rencontrer dans notre fragilité.
Viens nous surprendre dans notre rationalité.
Fais-nous goûter à Ta paix et
Comble nous de la joie de la Rencontre.

Karine


Ce qui me frappe à la première lecture de ce passage, c’est que Jésus est là, au milieu d’eux, alors que les portes sont fermées.

Quand Jésus était sur terre dans sa dimension humaine, il fallait qu’il entre par la porte pour rejoindre les disciples dans la maison, ainsi il semblait venir de l’extérieur. De la même façon qu’il fallait aux juifs se diriger vers un temple extérieur pour rencontrer Dieu.

Mais depuis que Jésus à vaincu la mort, voilà qu’il apparaît du dedans, à l’intérieur de nous, ainsi qu’au beau milieu de nos rassemblements.

Il ne nous est plus demandé de faire un pèlerinage jusqu’à Jérusalem pour invoquer Dieu. Pour peu qu’on y croie sincèrement il se déplace lui-même et vient nous rejoindre à l’intérieur de nous en Esprit et vérité.

Il suffit de croire, nul besoin de chemin à parcourir, d’étapes à franchir, d’énormes sacrifices à accomplir, de preuves de notre fidélité, de points à accumuler ou de performances spirituelles à évaluer pour mériter d’accéder à la présence de Dieu. Même terrorisés et barricadés par les peurs, il suffit de croire pour que la porte Lui soit ouverte du dedans et qu’Il s’invite en nous, amenant sa paix , et ultimement nous offrant son souffle pour offrir à notre tour sa miséricorde rédemptrice.

Thomas a été en ce sens un merveilleux serviteur de Dieu, envoyé pour nous libérer de notre incrédulité. Il a illustré nos doutes de façon incontournable, en refusant de croire s’il ne voyait pas de ses propres yeux, en refusant de croire s’il ne touchait pas de ses propres mains. Ce qui a permit à Jésus de donner une réponse on ne peut plus claire à tous les doutes et questionnements des générations à venir : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »

Nénuphar

 

Pourquoi « heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru? »

Il est évident que la foi ne s’actualise que sur ce qui n’est ni vu ni connu… mais pourquoi cette foi est-elle si importante?

Est-ce qu’elle entraine une ouverture du cœur par un élan de confiance qui libère de nos méfiances et autres défiances?

Est-ce que l’acte de foi implique une adhésion directe à ce qui n’est ni vu ni connu, actualisant Jésus-Christ vivant et agissant dans l’âme et dans le corps?

Est-ce que la foi authentique ouvre à cet esprit d’enfance sans lequel nul ne peut atteindre le Royaume qui se trouve au milieu de nous?

La foi en un Dieu Vivant porte inévitablement en elle un mystère… car par sa nature même elle transcende toutes limites rationnelles. La providence divine qui en appelle à notre foi nous permet ainsi d’actualiser une force autrement insoupçonnée, puisqu’elle nous ouvre directement à l’Amour Incarné, à sa force de guérison et de réunification qui déplace les montagnes infranchissables, comble les gouffres sans fond, transfigure les corps sans vie…

Mais tout de même… pourquoi est-ce que de voir et vérifier que Jésus est vraiment ressuscité est moins heureux que de croire en Lui sans voir?

La seule réponse explicable qui me vient, c’est que ce qui nous sépare le plus de Dieu est notre propre petit esprit limité qui – lorsque qu’il se replie sur lui-même – ferme la porte à l’Esprit divin. Ce qui peut être vu et vérifié est immédiatement saisi par notre esprit-mental qui se pose en intermédiaire entre l’âme et l’Esprit Saint. Croire ce que l’on voit n’engage pas la foi, c’est plutôt une constatation, même si ce que l’on voit défie les limites de la raison. Tandis que croire Sa Parole sans voir, c’est déjà expérimenter ce qui ne peut être encore vu; c’est connaitre par l’intérieur ce qui n’est pas connu de l’extérieur. La foi ouvre directement à l’Esprit Saint qui se révèle à l’âme sans intermédiaire, sans les doutes et autres limites propres à nos petits esprits dualistes.

L’Acte de Foi adhère inconditionnellement au Saint Esprit qui transcende notre petit esprit… sans pour autant le nier ni le réduire, mais le guérissant plutôt de ses replis.

Michaël

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140713-ne-sois-plus-incredule

Ne me retiens pas

ne-me-retiens-pas-1200

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 20, de 1 à 18

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau, dès le matin, avant que les ténèbres fussent dissipées, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur du tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. »
Pierre sortit donc, ainsi que l’autre disciple, et ils allèrent au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit les linges posés à terre; toutefois il n’entra pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il voit les linges posés à terre,
ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
Les disciples s’en retournèrent alors chez eux.
Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Tout en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été mis le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. »
Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui dit : « Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

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COMMENTAIRES

Une vraie rencontre avec Jésus éveille en moi son amour qui me conduit vers ses frères et sœurs.  Les miens aussi, pour les entendre me dire : «Marie », « Fernande », et me retourner pour reconnaître en eux « Jésus ».

Alors, au cœur de chaque rencontre, je pourrais dire:  « J’ai vu Jésus, voilà ce qu’il m’a dit. »  Un regard.  Une écoute.

Fernande

« Tout en pleurant elle se pencha vers le tombeau  » parfois je me penche vers le vide de mon tombeau et il me semble qu’il n’y a pas de solution possible à la situation, toute espérance a disparu. Seigneur, comme l’a fait Marie Madeleine, je constate avec frayeur ce qui m’entoure, les fibres de mon âme sont dans la souffrance et je ne sais quoi faire. Je pleure devant un évènement qui me semble insurmontable et pourtant Jésus me dit  » POURQUOI PLEURES-TU ?, QUI CHERCHES-TU ? Seigneur je t’ai pas reconnu je t’ai pris pour celui qui règle tout. Serais-tu le jardinier, qui reconnait les grains qu’il a semé,   regarde l’effort de la pousse ? Seigneur, à présent je prends  conscience du vide qui séjourne dans mon tombeau, je demande au Père en ton nom, de venir le remplir d’amour, de paix, d’espérance, de discernement, enveloppé de linges lumineux qui ont l’odeur de Jésus .

Mariette


Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. »

Comme j’aurais eu du mal à ne pas chercher à Te retenir, Seigneur! Ouf, tu es mon Sauveur, celui qui rend possible la vie, qui donne sens à ma vie. Tu es un compagnon de route indispensable!!

Merci de nous avoir envoyé l’Esprit saint, ton Paraclet. Je peux voir et sentir et toucher Ta présence dans ma vie, moi qui n’ai pas eu la chance de Marie-Madeleine. Merci de nous donner d’être enveloppé de ta présence, au-delà des apparence.. Tu es Présence au cœur de ce qui peut nous apparaître absence. Soutien, Amour et Force au cœur de l’épreuve, et aussi au quotidien, à chacun de mes pas sur ce chemin parfois bien houleux.

Merci Seigneur de m’aider à ne pas m’accrocher aux apparences, à ce qui peut me sembler à priori l’unique réel, ce qui est le plus tangible… Aide-moi à toujours te chercher là où tu es vraiment: en mon cœur, en chaque être qui m’entoure, plus particulièrement dans le plus vulnérable.

Solane

20-jesus-notre-seigneur

Ce qui me touche dans cet extrait c’est lorsque Jésus parlant à Marie-Madeleine lui dit:

‘Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Lorsque Jésus  dit « mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Il nous inclue entièrement dans sa relation au Père, il fait de nous aussi des enfants de Dieu. Ce Père du Seigneur et autant notre Père. C’est merveilleux, ce qui fait de notre Seigneur Jésus notre seigneur, c’est son lien vivant au Père….ce père est aussi notre Père. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est le fait qu’il se donne la peine de le souligner en insistant que son Père est aussi notre Père. C’est tellement rassurant et aimant. Jésus est notre Seigneur mais aussi notre grand frère qui en nous incluant dans son cercle fraternel face à Dieu fait de nous des êtres humains véritables, des véritables fils de Dieu. En insistant sur le fait que ce Père est aussi notre Père, il nous rappelle à notre véritable identité, notre vraie nature d’enfants de Dieu. J’entends infiniment d’amour de la part de Jésus face à nous.

Mariette Renée

 

Marie Madeleine est en deuil. Elle pleure la mort de son Seigneur. Imaginez son état d’esprit devant un tombeau vide. Elle se penche vers le tombeau pour comprendre un peu ce qui s’était passé. Elle cherche le corps de Celui qu’elle aime de tout son cœur. Malgré sa détresse, elle garde son espérance bien vivante pour retrouver le corps de son Seigneur. Simon-Pierre et l’autre disciple se sont attardés sur les linges et le suaire quand ils sont entrés au tombeau  pour se rendre à l’évidence et retournent chez eux l’âme en peine. Mais Marie Madeleine, troublée par cette disparition soudaine, refuse de lâcher prise parce qu’elle pense qu’on a enlevé le corps de Jésus.  Dans son désir sincère de retrouver le corps de Jésus, elle fait une rencontre extraordinaire. Tout d’abord elle voit les anges au tombeau et verbalise sa peine. Quelle consolation de pouvoir en parler et d’espérer retrouver ce corps! Mais voilà que son deuil se transforma en joie quand Jésus, qu’elle a pris pour le jardinier, a prononcé son nom : Marie.  Elle a reconnu la voix de son Seigneur.  Quelle grâce! Jésus lui dit : « Ne me retiens pas. Va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.  Imaginez la joie de Marie Madeleine en disant à ses frères : « J’ai vu le Seigneur! ». Et  nous qui sommes les disciples de Jésus, à quel moment avons-nous reconnu Sa voix? Avons-nous vu le Seigneur ou ressenti sa présence dans notre vie? Avons-nous annoncé la bonne nouvelle à nos frères et sœurs?

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J’ai vu le Seigneur! Alléluia!

J’ai cherché le Seigneur de tout mon cœur,
De toute mon âme et de toutes mes pensées.
Je l’ai cherché et je l’ai enfin trouvé.
J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Sa présence est sans cesse à mes côtés.

J’ai vu le Seigneur et mon cœur est dans l’allégresse.
J’ai l’ai reconnu dans la fraction du pain.
J’ai goûté sa présence au creux de mon cœur.
Son pardon libérateur a pacifié ma vie.
J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Je l’ai vu dans le chaos de ma vie,
Au cœur de mes frères et sœurs,
Au cœur du monde entier et
Au cœur de l’univers visible et invisible.
Son amour incommensurable me comble de joie.

J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Il a croisé mon regard et m’a ouvert les yeux.
Oh! Ce regard, je ne l’oublierai jamais.
Il m’a redonné la vue spirituelle.
Quelle est vivante ta Parole, Seigneur!
Il m’a appelé par mon nom.
Quelle est belle ta voix à mon oreille, Seigneur!
Merci pour ta bonté infinie.

J’ai vu le Seigneur et je ne veux plus Le quitter.
Avec les yeux de la Foi, je Le vois partout et en tout.
Je n’oublierai jamais son regard aimant et miséricordieux.
Il m’a dit que je suis la fille bien-aimée du Père et que
Chacun, chacune est unique aux yeux de son Père, notre Père.
Il m’a chargé de prendre soin de ses brebis égarées
D’annoncer Sa Parole et de témoigner
De sa paix, de sa joie et de son amour.
Oui. J’ai vu le Seigneur. Alléluia!

Karine

 

Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

Ce qui m’interpelle dans les passages où Jésus apparaît après sa résurrection, c’est que ses plus proches, ses disciples, ceux qui l’ont côtoyé quotidiennement de son vivant, ne le reconnaissent pas.

Leurs yeux de chair ne reconnaissent pas le corps du Christ dans sa dimension de Celui en qui la mort a été vaincue. Ils le reconnaissaient de son vivant en tant que « Fils de l’homme » parmi les êtres humains, ils reconnaissaient aussi sa dépouille mortelle, partageant eux-mêmes la condition de mortels, mais ils ne reconnaissent pas encore entièrement le visage du véritable « Vivant », Fils bien-aimé du Père pour l’éternité, sur lequel la mort n’a aucune prise.

À chaque fois qu’il apparaît, c’est seulement en tant que Verbe du Père, lorsque Jésus prend la parole, que leurs yeux se décillent et qu’ils reconnaissent alors le Christ dans toute sa dimension.

Cela  me fait penser au fait qu’il nous est tellement difficile de voir une autre dimension que celle de notre survie terrestre. Dans les faits, nous courrons sans cesse pour fuir le manque et la mort, animés avant tout par nos peurs et désirs, comme si le visage du Vivant nous était invisible ou seulement virtuel en ce monde.

Ce n’est qu’en se laissant toucher à nouveau par Sa Parole, que l’étau de nos peurs se desserrent, que notre foi reprend vie et que nous entrevoyons à nouveau le visage vivant,  immortel, de Celui qui sans cesse nous tend la main pour nous délivrer de la mort et du manque.

Nénuphar

 

Plus je contemple le mouvement des corps et des âmes mis en scène ce matin-là autour du tombeau vide, « avant que les ténèbres soient dissipées », et plus l’émerveillement et le besoin de rendre grâce s’empare de mon cœur.

Marie Madeleine, guidée par la détresse, arrive la première au tombeau et le trouve ouvert,  vide. Même l’hommage qu’elle voulait rendre à son Seigneur, en parfumant son corps, lui est enlevé. Elle court avertir les deux disciples, revient avec eux, demeure encore là après eux, toujours en pleurs jusqu’à ce que son nom soit prononcé ; « Marie »!  Aussitôt, c’est rempile du don d’adoration en  » Esprit et en Vérité » et envoyée comme première messagère de la résurrection de Jésus, qu’elle quitte le tombeau réellement vide. Les ténèbres sont dissipées.

Jean (l’autre disciple selon toute vraisemblance) arrive au tombeau avant Pierre mais il n’ « entre pas « . Jean n’est pas celui qui prend la tête de file. Il accueille sur le seuil, fait passer, suit, écoute et recueille.

Pierre arrive après Jean. Il entre dans le tombeau immédiatement. Pierre veut savoir. Il note. Quelqu’un a pris soin du suaire, l’a posé à part des autres linges. L’Écriture ne nous dit rien d’autre. Pierre est celui qui questionne et est questionné, qui doit rendre compte.
Pierre sort et Jean entre à son tour. Recueilli. Alors « Il voit et il croit », le sens de la résurrection lui est révélée dans le silence du cœur. Rien ne dit qu’il soit chargé d’annoncer cette vérité. Il en reçoit l’intelligence et le devoir de veiller à sa juste transmission.

Marie Madeleine, Pierre et Jean sont désormais habités. Le Royaume prend forme au-dedans.

Pierrette

 

Ces quelques versets résonnent en moi comme le passage d’un regard à l’autre, comme le retournement en soi, et même un double retournement… en Lui, par Lui et avec Lui.

Il y a d’abord Marie Madeleine qui se rend au tombeau avant que les ténèbres fussent dissipées; elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau et court prévenir Pierre et Jean, croyant que le corps de Jésus a été enlevé.

Les deux apôtres courent ensemble au tombeau et Jean arrive le premier et voit les linges posés à terre mais il n’entre pas…

« Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il voit les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. »

Il n’est pas dit ici que Jean crut d’après le fait qu’il ne vit plus Jésus… mais plutôt d’après ce qu’il vit…

Mais qu’est-ce que Jean vit pour croire ainsi? S’il vit la même chose que Pierre, il vit :

les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.

C’est donc qu’il y avait quelque chose d’inusité dans cette scène… et qui déjà l’avait retenu en arrêt à l’entrée du tombeau? Est-ce que les linges étaient posés comme si Jésus avait disparu sans déranger en rien les linges qui l’entouraient? Le suaire qui avait recouvert sa tête était-il roulé avec un soin particulier en cet autre endroit? Mystère!

Mais il semble en tout cas que le regard de Jean s’ouvre à une lumière nouvelle, puisque juste après il écrit :

« Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. »

Puis il est dit que les disciples s’en retournèrent chez eux… en eux?

Marie Madeleine reste près du tombeau, en pleurs, ne voyant encore que le tombeau. Puis en regardant vers l’intérieur du tombeau, les ténèbres commencent à se dissiper pour elle aussi; son regard s’ouvre et elle commence par voir les anges…

« Elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été mis le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds. »

C’est un peu comme si par leur présence visible, les anges veulent aider Marie Madeleine à voir ce que Jean a vu, à prendre conscience de la place du corps de Jésus… sans corps de Jésus.

Mais retenue encore par la tristesse causée par l’idée qu’elle se fait, il faut les questions des anges pour que Marie Madeleine se retourne une première fois, comme en elle-même… et elle voit alors Jésus, mais sans le reconnaitre.

«Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. »
Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. »

Et Jésus lui pose la même question que les anges, comme pour l’aider à se retourner plus profondément :

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? 

Mais c’est seulement lorsqu’il l’appelle directement par son nom qu’elle se retourne une deuxième fois – et cette fois on ne peut douter que ce soit intérieurement puisqu’elle s’était déjà retournée vers lui – et elle le reconnait enfin.

Jésus lui dit alors : « Marie ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.

Mais elle semble vouloir retenir Jésus selon sa propre sa vision qu’elle en a, ce qui en fait la retient elle-même, l’empêche de « voir » vraiment.

Mais Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

C’est comme s’il lui dit : « Ne t’arrête pas à ce que tu retiens de moi maintenant! Tout à l’heure tu ne me voyais pas… puis tu me voyais sans me reconnaitre, et maintenant tu me reconnais selon ce que tu connais de moi… mais moi je te le dis, ne me retiens pas selon ce que tu connais, et tu verras encore de plus grandes choses. Ne t’arrête pas à ce que tu crois voir mais témoigne de ce que tu as vu devant mes frères et dit leur que le chemin que je vous ouvre vers le Père ne s’arrête pas là…

Michaël

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Aucun de ses os ne sera brisé

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 19, de 31 à 42

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui.
Quand ils arrivèrent à Jésus, le voyant déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats lui transperça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.  
Celui qui l’a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai; et celui-là sait qu’il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez.
Car ces choses sont arrivées afin que l’Écriture fut accomplie :  » Aucun de ses os ne sera brisé.  »
Et il est encore écrit ailleurs : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. »
Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus.  
Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent dans des linges, avec les aromates, selon la manière  d’ensevelir en usage chez les Juifs.
Or, au lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne  n’avait encore été mis.
C’est là, à cause de la Préparation des Juifs, qu’ils déposèrent Jésus, parce que le sépulcre était proche.

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Commentaires

Au delà des os non brisés, un côté transpercé.
Du sang. De l’eau. Les signes de l’eucharistie et du baptême à travers lesquels nous découvrons l’immense amour qui a inspiré toute la vie Jésus. Ses paroles, ses gestes, ses silences expriment son amour pour son Père et pour nous. Devant cet amour vécu jusqu’à la fin, il nous reste à contempler et à demander humblement d’être transformés pour devenir semblables à Lui.

Fernande

19-merci-pour-cette-invitation

Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres.
Comme j’aurais aimé, Seigneur Jésus, pouvoir prendre ton corps dans mes bras et l’envelopper de myrrhe et d’aloès…
Et en même temps, je sais que tu m’invites à le faire ici maintenant avec mes frères et sœurs qui m’entourent, de leur vivant.
Comme si le corps, ce temple sacré de ta présence, à sa mort, laissait notre être qui n’a plus besoin de son enveloppe pour cheminer vers toi. Dans cette autre dimension où nous te verrons dans Ta gloire et serons entourés et bercés de Ta présence.

Merci pour cette invitation à Te reconnaître dans chaque être le plus vulnérable qui m’entoure ou que je croise. Et stp donne-moi de ne pas attendre la mort pour reconnaître et embrasser le cadeau de la Vie, de Ta vie, de Ta présence en chacun de nous. Et aussi de ne pas craindre de prendre dans mes bras l’être dans son enveloppe, dans ce temple sacré qui est notre corps. Merci de me donner de reconnaître Ta beauté dans mon corps, ou celui de mon prochain, soit-il handicapé, fripé, fané, différent, gros, vieux, malade, sale ou laid, selon les lunettes du monde. Ces lunettes que je porte trop souvent. Que je puisse reconnaître Ton parfum et Ta beauté en chaque être.

Solane

 » Il vint donc, et prit le corps de Jésus ! Pour moi ça évoque l’Eucharistie, si je veux rester en relation avec lui, il faut que j’aille le prendre physiquement à une célébration, aller au devant de mes peurs « comme l’a fait Joseph d’Arimathie dans la nuit », celle de faire rire de moi parce que j’ai foi en toi Jésus, là même, ou la vie d’amour trouve sa source . Joseph a déposé des aromates sur ton corps serait-ce pour cela que lorsque je te reçois tu goûtes bon Jésus, tu me remplis de saveur de bonté, d’accueil, de joie, de générosité, d’espoir pour une vie plus harmonieuse. Jésus je t’invite dans mon sépulcre, il n’est pas neuf, il a plusieurs fissures, mais tu sauras les colmater par ton amour. Père au nom de Jésus garde-moi fervente à ton Eucharistie pour ta plus grande gloire, tu es mon bien le plus précieux…………amen

Mariette

19-par-ta-croix

Jésus avait déjà remis l’esprit quand le soldat lui a transpercé le côté. Il est atteint dans son corps d’homme mais son esprit avait déjà rejoint son Père. C’est Marie, sa mère, les disciples debout au pied de la croix qui ont ressenti la douleur de son corps transpercé. Il est écrit : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. » En effet, à sa mort ils ont reconnu en Jésus, le messie, l’envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Quand les évènements de la vie nous basculent dans le désespoir et quand les flèches de nos adversaires nous transpercent le cœur fixons notre regard sur la croix de Jésus. Il saura comment transpercer de lumière et d’amour nos ténèbres et nos résistances à donner la vie en abondance.

Par ta croix, Jésus, Tu nous ouvres tes bras et ton cœur miséricordieux.
Ne permets pas que les forces obscures nous détournent de ton visage.

Par ta croix, Jésus,
Tu nous ouvres au monde et à l’humanité entière.
Sois notre force, notre refuge dans l’adversité.
Par ta croix, Jésus,
Tu nous donnes l’espérance que le monde ne peut donner.
Viens transpercer nos cœurs de ta lumière et de ta bonté infinie.

Par ta croix, Jésus,
Tu nous accueilles tels que nous sommes avec nos forces et nos faiblesses.
Donne-nous ton regard compatissant qui redonne Vie et dignité à tout être humain.

Par ta croix, Jésus,
Tu nous enveloppes dans Ta lumière.
Que ton eau et ton sang versé sur le monde
Nous transforment de l’intérieur et fassent de nous
Des disciples joyeux qui révèlent
Ton visage de lumière, de paix et d’amour.

Karine

19-ce-que-jesus-donne

Ce que Jésus donne, librement et inconditionnellement, nous pouvons seulement le recevoir librement et inconditionnellement… à la démesure de Son Amour qui n’impose jamais.

La vie de Jésus, personne ne l’a prise, il l’a lui-même donnée… et de cette vie offerte, il jaillit du sang et de l’eau qu’il offre à ceux-là qui ont soif de Vérité; mais nous…

Irons-nous boire à Sa Source?

Le Père qui est aux cieux a envoyé son Fils aux hommes qui sont sur la terre pour qu’en Lui, par Lui et avec Lui se réunissent le ciel et la terre; mais nous…

Ouvrirons-nous notre cœur à Son Amour?

Le Fils est entré dans notre mort afin que nous entrions dans Sa vie; mais nous…

Donnerons-nous notre vie à Sa Vie?

Michaël

À la nuit, Jésus, le Verbe fait chair, mis au tombeau, s’est tu. Il est soustrait, tant à l’acclamation qu’à la condamnation de la foule. Il ne parlera plus qu’au cœur du croyant
mais plus tard.
Ne suis-je pas appelée, par ce récit, à passer de la Parole captée par le mental, à la Parole semée dans le cœur.

La première, soumise à la voracité du mental, va être défigurée, déchiquetée, refigurée, exaltée, mise en plans d’action, heurtée au réel et finalement laissée là, en plans, livrée au vent, dénigrée.

La deuxième, épousée par le cœur qui l’espérait, va prendre racine à l’abri des prédateurs, et s’élever vers la lumière en déployant toutes les possibilités contenues dans ce cœur-là. Le sol fut-il de pierre, elle s’élèvera.

Entre ces deux avènements, la Parole abîmée mais non démembrée est mise à la nuit, au silence secret du tombeau.
Séparée de la Parole, l’âme affamée est forcée au jeûne et à la prière.

C’est la nuit et secrètement que Joseph d’Arimathie et Nicodème, tous deux membres du Sanhédrin mais disciples non déclarés de Jésus, obtiennent de Pilate l’autorisation de mettre le corps de Jésus au tombeau après que l’Écriture fut accomplie :
« Aucun de ses os ne sera brisé », La structure du Fils de l’Homme ne peut être atteinte,
« Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé », ce sont les soldats romains, « chargés de l’ordre d’exécution » du coup de lance, qui ont vu et cru à la divinité de Jésus.

Pierrette

 

 » Aucun de ses os ne sera brisé. « 

Je suis revenu sur cette parole en me disant qu’il était impossible que ces mots ne portent pas un sens plus large que le fait que les jambes de Jésus n’aient pas été brisées sur la croix, alors que celles des deux autres hommes crucifiés en même temps que lui l’avaient été.

Pour moi, le sens de cette parole est à mettre en parallèle avec le fait qu’il ait offert son sang et sa chair pour la multitude.

Si l’église est reconnue comme étant le corps du Christ, ce corps se fait sans cesse nourriture vivante au travers du partage de la parole et de l’eucharistie.

Et nous pourrions également dire dans le même sens que rien de ce qui a toujours fait la solidité de ce corps-église, sa dimension « pierre », n’a été brisé. Malgré toutes les menaces, attaques et controverses, elle est toujours restée fidèle au Christ et bien enracinée dans sa vocation. En ce sens aucun des os de Jésus n’a été brisé sur la croix, et aucun des fondements du corps-église du Christ n’a été brisé depuis.

Nénuphar

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