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« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 14, 12-16.22-26

Le premier jour de la fête des pains sans levain,
où l’on immolait l’agneau pascal,
les disciples de Jésus lui disent :
« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? »
Il envoie deux de ses disciples en leur disant :
« Allez à la ville ;
un homme portant une cruche d’eau
viendra à votre rencontre.
Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire :
“Le Maître te fait dire :
Où est la salle
où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”
Il vous indiquera, à l’étage,
une grande pièce aménagée et prête pour un repas.
Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas,
Jésus, ayant pris du pain
et prononcé la bénédiction,
le rompit, le leur donna,
et dit :
« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe
et ayant rendu grâce,
il la leur donna,
et ils en burent tous.
Et il leur dit :
« Ceci est mon sang,
le sang de l’Alliance,
versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne,
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,
dans le royaume de Dieu. »

Après avoir chanté les psaumes,
ils partirent pour le mont des Oliviers.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang »

Préparer la Pâque,
en mode « veille »…
Chaque jour.

Dans les pas du Fils, accompagner, favoriser les passages, « de la mort à la vie »: ceux de l’indifférence à la sauvegarde, ceux de l’ingratitude à la reconnaissance, ceux de l’inertie à l’engagement, ceux de la conscience à la contemplation…

En somme désormais, devenir en Lui la sève qui nourrit l’espérance du monde…
Quelle est ma soif pour ce monde-ci, de quelle eau, de quel vin, de quel nectar l’abreuver?

« Prenez, ceci est mon corps »:
le corps du monde présent est remis entre nos mains: quelle consommation? Quelle transformation?

Il transpire de toutes parts ce corps…  Des sueurs de sang…

Le sang d’une alliance nouvelle ET éternelle… AUJOURD’HUI.

Marie-Hélène

Allez à la ville « UN HOMME PORTANT UNE CRUCHE D’EAU VIENDRA VERS VOUS ».

jesus-rend-graceDans le temps de Jésus quelqu’un qui portait une cruche d’eau était chose courante, mais qu’avait-elle de spécial, cette cruche désignée par Jésus,  pour que les disciples la reconnaissent et suivent cet homme? Ressemblait-elle à celle que la jeune femme utilisait pour puiser l’eau au puits de Jacob –  « si tu savais, c’est toi qui me demanderais l’eau à boire » –  ou à la cruche d’eau changée en vin aux noces de Cana à la demande de Marie? Et que dis-tu de la coupe de vin  du dernier repas avec Jésus? Sont-elles signes de vie?

Dans ma vie de tous les jours  peut-on reconnaitre les trésors  que je porte dans cette cruche qui me déclare disciple capable de préparer la salle de réception afin d’accueillir les invités au repas pascal, de  présenter les différentes saveurs de mon pain quotidien à Jésus et l’entendre me dire : prends-le, « CECI EST MON CORPS »;   l’entendre reconnaitre les efforts du travail fait à sa  vigne dans cette  coupe de vin et me rassurer en me disant : bois-le, « CECI EST MON SANG ».

Seigneur je te rends grâce pour ces merveilles de vie.

Mariette

« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? » …Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Et si j’osais Te demander, Seigneur, le chemin à suivre! Si j’osais t’inclure dans chacun de mes gestes, chacune de mes pensées, de mes actions! Je verrais que tu as déjà tout préparé, que tu es là, que je trouverais tout, sans avoir à me creuser la tête, à chercher, et à tout faire à ma façon, comme l’enfant grandissant qui commence à avoir besoin de trouver par lui-même les réponses, et prouver qu’il est capable d’y arriver… tombant encore et encore!

Seigneur, j’ai une telle soif de Ta paix, d’œuvrer à tes côtés, de préparer la Pâque! Sans me questionner, me dire que je n’y arrive pas, que je suis incapable et pas à la hauteur !

Merci Seigneur pour Ton corps, pour Ton sang, qui nous libèrent et nous ramènent sans cesse à toi.

Solane

….

« Prenez, ceci est mon corps. »

J’écoute ces mêmes mots chaque dimanche quand j’assiste à la messe et à chaque fois je sens une profonde émotion. Quel don de la part de Jésus qui a offert sa vie pour nous sauver!!! Merci de tout cœur!!!

Rosa

La Parole du Verbe Incarné est vérité agissante, directement. Il n’y a là aucun écart, aucune distance, ni temps ni espace, entre Sa Parole et Son Acte.

Parole agissante… Pain Vivant déposé au cœur de notre monde, au cœur de notre corps, au cœur de notre cœur… en attente de notre oui qui nous ouvre à Son Don… qui nous retourne en Lui.

Que notre foi actualise le Sang de l’Alliance versé en effusion d’Amour qui transfigure notre cœur, notre corps… et notre monde.

Michaël

corps-painJe suis le grain, le grain donné par le Père. J’ai été récolté, broyé sur la meule, pétri et cuit sur la pierre. Puis j’ai été sanctifié pour devenir corps du Christ, offert à la multitude en rémission des péchés.

Je suis le fruit de la vigne, donné par le Père aux hommes. J’ai été récolté, piétiné dans le pressoir et mis à fermenter dans des fûts. Puis j’ai été sanctifié pour devenir sang du Christ, versé pour la multitude en rémission des péchés.

Je suis pain et vin, donnés sans compter au travers des siècles, afin que les être humains puissent retrouver Celui qui les a créés et aimés, aimés jusqu’à offrir son Fils sur le bois de la croix. Afin que chacun, comme ce Fils bien-aimé, puisse se retourner et s’écrier « Abba », Papa, dans les larmes et la joie!

Amen

Nénuphar


sang-vinCe passage de Marc nous rapporte le rituel de notre Pâque que nous célébrons à chaque Eucharistie en communauté dans nos églises. Les préparatifs pour manger la Pâque est importante parce que c’est le repas de la fête des pains sans levain où on  immolait l’agneau pascal. Mais voilà que Jésus donne à ses disciples un nouveau sens pour célébrer la Pâque. Après la résurrection, le symbolisme du pain sans levain devient le corps de Jésus et le vin, le sang de Jésus. Il est  l’agneau pascal, mort et ressuscité, qui a versé son sang pour sceller une nouvelle Alliance avec le peuple de Dieu. Désormais la loi de l’Amour sera inscrite dans le  cœur des disciples de Jésus parce que sa mort nous a rachetés et réconciliés avec son Père, notre Père Céleste. Le rituel du pain sans levain et la coupe de vin nous fait communier au corps et au sang du Christ. C’est le pain et le vin de la nouvelle Alliance où Jésus nous dit qu’Il est le Pain de vie. Celui qui vient à Lui et mange son corps et boit son sang n’aura jamais faim et soif. À chaque Eucharistie, nous allons à la rencontre de Jésus qui nous rassemble en un seul corps et un seul esprit pour faire advenir son royaume de justice et de paix. À chaque Eucharistie, nous faisons mémoire de ce rituel sacré où Jésus nous redit: « Prenez, ceci est mon corps qui donne la vie en abondance, la vie éternelle. Prenez, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance versé pour la multitude. »  Jésus nous rassasie de son Amour et si nous demeurons dans son amour nous serons source d’amour, de paix et de joie.

Jésus, tu nous envoies faire les préparatifs du repas pascal.
Nous te prions, aide-nous à nous préparer le cœur,
Le corps, l’esprit et à trouver le lieu où
Tu puisses nous rencontrer et manger la Pâque avec nous.

Jésus, tu as donné ta vie au monde par amour et
Par ta croix, tu nous as sauvés de la mort.
Nous te prions, rassasie-nous par ton corps et ton sang et
Fais de nous les témoins de ton amour et de ta paix.

Karine


À la question des disciples : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »
Jésus répond comme s’il lisait l’à-venir tout préparé, comme déjà joué, fini. N’est-il pas plutôt le créateur, par sa parole, des conditions nécessaires à l’accomplissement de la volonté de son Père ? Ce que sait Jésus c’est ce qu’il a à faire en ce monde pour que s’accomplisse, chaque jour, cette volonté dont il est le missionnaire.

En tant que Seigneur, c’est lui aussi qui assure, pour les siècles des siècles, les conditions nécessaires à la vie consacrée de ses disciples.

Les disciples partirent, allèrent à la ville; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
Rien ne manquait qui puisse faire obstacle à l’exécution de leur part dans l’œuvre rédemptrice de Jésus.

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Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction,  le rompit, le leur donna et dit :« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance,  versé pour la multitude.

Pouvons-nous, aujourd’hui, nous placer parmi les disciples et entendre ces paroles, « inouïes » jusqu’à ce jour-là, accompagnées des gestes les plus quotidiens ? Nous sommes à table pour célébrer la fête de la Pâque juive et Jésus, que nous suivons et aimons depuis trois ans, se désigne comme l’Agneau à immoler. L’ordre nous est donné de manger ce corps et de boire ce sang « de l’Alliance », et nous obéissons, les premiers qui seront  suivis d’une multitude, ce nombre innombrable.
La zone de silence en soi s’élargit, s’approfondit, l’insondable est sa limite. La foi seule y trouve l’espace qui lui convient.
Sans la Pentecôte, aurions-nous pu nous remettre en marche ? N’est-ce pas l’histoire intime de chaque croyant ?

« Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Entendons : « Ne cessez pas de me suivre, ni d’obéir à mon commandement ».

Pierrette

Commentaires des illustrateurs

Comment illustrer Jésus offrant le pain et le vin, son corps et son sang, offerts pour la multitude?

Nous avons voulu représenter que ce n’est qu’avec et en la pleine complicité du Père que Jésus a offert son corps et son sang au travers du pain et du vin.  Sur cette image, au moment de rendre grâce, Jésus échange un regard complice avec son Père.  Dans les mains du Christ et sous la bénédiction des « mains » du Père, le pain se multiplie et le vin est versé à flots en rémission des péchés.

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Aucun de ses os ne sera brisé

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 19, de 31 à 42

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui.
Quand ils arrivèrent à Jésus, le voyant déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats lui transperça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.  
Celui qui l’a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai; et celui-là sait qu’il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez.
Car ces choses sont arrivées afin que l’Écriture fut accomplie :  » Aucun de ses os ne sera brisé.  »
Et il est encore écrit ailleurs : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. »
Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus.  
Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent dans des linges, avec les aromates, selon la manière  d’ensevelir en usage chez les Juifs.
Or, au lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne  n’avait encore été mis.
C’est là, à cause de la Préparation des Juifs, qu’ils déposèrent Jésus, parce que le sépulcre était proche.

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Commentaires

Au delà des os non brisés, un côté transpercé.
Du sang. De l’eau. Les signes de l’eucharistie et du baptême à travers lesquels nous découvrons l’immense amour qui a inspiré toute la vie Jésus. Ses paroles, ses gestes, ses silences expriment son amour pour son Père et pour nous. Devant cet amour vécu jusqu’à la fin, il nous reste à contempler et à demander humblement d’être transformés pour devenir semblables à Lui.

Fernande

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Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres.
Comme j’aurais aimé, Seigneur Jésus, pouvoir prendre ton corps dans mes bras et l’envelopper de myrrhe et d’aloès…
Et en même temps, je sais que tu m’invites à le faire ici maintenant avec mes frères et sœurs qui m’entourent, de leur vivant.
Comme si le corps, ce temple sacré de ta présence, à sa mort, laissait notre être qui n’a plus besoin de son enveloppe pour cheminer vers toi. Dans cette autre dimension où nous te verrons dans Ta gloire et serons entourés et bercés de Ta présence.

Merci pour cette invitation à Te reconnaître dans chaque être le plus vulnérable qui m’entoure ou que je croise. Et stp donne-moi de ne pas attendre la mort pour reconnaître et embrasser le cadeau de la Vie, de Ta vie, de Ta présence en chacun de nous. Et aussi de ne pas craindre de prendre dans mes bras l’être dans son enveloppe, dans ce temple sacré qui est notre corps. Merci de me donner de reconnaître Ta beauté dans mon corps, ou celui de mon prochain, soit-il handicapé, fripé, fané, différent, gros, vieux, malade, sale ou laid, selon les lunettes du monde. Ces lunettes que je porte trop souvent. Que je puisse reconnaître Ton parfum et Ta beauté en chaque être.

Solane

 » Il vint donc, et prit le corps de Jésus ! Pour moi ça évoque l’Eucharistie, si je veux rester en relation avec lui, il faut que j’aille le prendre physiquement à une célébration, aller au devant de mes peurs « comme l’a fait Joseph d’Arimathie dans la nuit », celle de faire rire de moi parce que j’ai foi en toi Jésus, là même, ou la vie d’amour trouve sa source . Joseph a déposé des aromates sur ton corps serait-ce pour cela que lorsque je te reçois tu goûtes bon Jésus, tu me remplis de saveur de bonté, d’accueil, de joie, de générosité, d’espoir pour une vie plus harmonieuse. Jésus je t’invite dans mon sépulcre, il n’est pas neuf, il a plusieurs fissures, mais tu sauras les colmater par ton amour. Père au nom de Jésus garde-moi fervente à ton Eucharistie pour ta plus grande gloire, tu es mon bien le plus précieux…………amen

Mariette

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Jésus avait déjà remis l’esprit quand le soldat lui a transpercé le côté. Il est atteint dans son corps d’homme mais son esprit avait déjà rejoint son Père. C’est Marie, sa mère, les disciples debout au pied de la croix qui ont ressenti la douleur de son corps transpercé. Il est écrit : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. » En effet, à sa mort ils ont reconnu en Jésus, le messie, l’envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Quand les évènements de la vie nous basculent dans le désespoir et quand les flèches de nos adversaires nous transpercent le cœur fixons notre regard sur la croix de Jésus. Il saura comment transpercer de lumière et d’amour nos ténèbres et nos résistances à donner la vie en abondance.

Par ta croix, Jésus, Tu nous ouvres tes bras et ton cœur miséricordieux.
Ne permets pas que les forces obscures nous détournent de ton visage.

Par ta croix, Jésus,
Tu nous ouvres au monde et à l’humanité entière.
Sois notre force, notre refuge dans l’adversité.
Par ta croix, Jésus,
Tu nous donnes l’espérance que le monde ne peut donner.
Viens transpercer nos cœurs de ta lumière et de ta bonté infinie.

Par ta croix, Jésus,
Tu nous accueilles tels que nous sommes avec nos forces et nos faiblesses.
Donne-nous ton regard compatissant qui redonne Vie et dignité à tout être humain.

Par ta croix, Jésus,
Tu nous enveloppes dans Ta lumière.
Que ton eau et ton sang versé sur le monde
Nous transforment de l’intérieur et fassent de nous
Des disciples joyeux qui révèlent
Ton visage de lumière, de paix et d’amour.

Karine

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Ce que Jésus donne, librement et inconditionnellement, nous pouvons seulement le recevoir librement et inconditionnellement… à la démesure de Son Amour qui n’impose jamais.

La vie de Jésus, personne ne l’a prise, il l’a lui-même donnée… et de cette vie offerte, il jaillit du sang et de l’eau qu’il offre à ceux-là qui ont soif de Vérité; mais nous…

Irons-nous boire à Sa Source?

Le Père qui est aux cieux a envoyé son Fils aux hommes qui sont sur la terre pour qu’en Lui, par Lui et avec Lui se réunissent le ciel et la terre; mais nous…

Ouvrirons-nous notre cœur à Son Amour?

Le Fils est entré dans notre mort afin que nous entrions dans Sa vie; mais nous…

Donnerons-nous notre vie à Sa Vie?

Michaël

À la nuit, Jésus, le Verbe fait chair, mis au tombeau, s’est tu. Il est soustrait, tant à l’acclamation qu’à la condamnation de la foule. Il ne parlera plus qu’au cœur du croyant
mais plus tard.
Ne suis-je pas appelée, par ce récit, à passer de la Parole captée par le mental, à la Parole semée dans le cœur.

La première, soumise à la voracité du mental, va être défigurée, déchiquetée, refigurée, exaltée, mise en plans d’action, heurtée au réel et finalement laissée là, en plans, livrée au vent, dénigrée.

La deuxième, épousée par le cœur qui l’espérait, va prendre racine à l’abri des prédateurs, et s’élever vers la lumière en déployant toutes les possibilités contenues dans ce cœur-là. Le sol fut-il de pierre, elle s’élèvera.

Entre ces deux avènements, la Parole abîmée mais non démembrée est mise à la nuit, au silence secret du tombeau.
Séparée de la Parole, l’âme affamée est forcée au jeûne et à la prière.

C’est la nuit et secrètement que Joseph d’Arimathie et Nicodème, tous deux membres du Sanhédrin mais disciples non déclarés de Jésus, obtiennent de Pilate l’autorisation de mettre le corps de Jésus au tombeau après que l’Écriture fut accomplie :
« Aucun de ses os ne sera brisé », La structure du Fils de l’Homme ne peut être atteinte,
« Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé », ce sont les soldats romains, « chargés de l’ordre d’exécution » du coup de lance, qui ont vu et cru à la divinité de Jésus.

Pierrette

 

 » Aucun de ses os ne sera brisé. « 

Je suis revenu sur cette parole en me disant qu’il était impossible que ces mots ne portent pas un sens plus large que le fait que les jambes de Jésus n’aient pas été brisées sur la croix, alors que celles des deux autres hommes crucifiés en même temps que lui l’avaient été.

Pour moi, le sens de cette parole est à mettre en parallèle avec le fait qu’il ait offert son sang et sa chair pour la multitude.

Si l’église est reconnue comme étant le corps du Christ, ce corps se fait sans cesse nourriture vivante au travers du partage de la parole et de l’eucharistie.

Et nous pourrions également dire dans le même sens que rien de ce qui a toujours fait la solidité de ce corps-église, sa dimension « pierre », n’a été brisé. Malgré toutes les menaces, attaques et controverses, elle est toujours restée fidèle au Christ et bien enracinée dans sa vocation. En ce sens aucun des os de Jésus n’a été brisé sur la croix, et aucun des fondements du corps-église du Christ n’a été brisé depuis.

Nénuphar

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Celui qui mange de ce pain vivra

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 6, de 57 à 71 (Traduction du Chanoine Crampon)

Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi.

C’est là le pain qui est descendu du ciel: il n’en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts; celui qui mange de ce pain vivra éternellement.

Jésus dit ces choses, enseignant dans la synagogue à Capharnaüm.

Beaucoup de ses disciples l’ayant entendu dirent: « Cette parole est dure, et qui peut l’écouter? »

Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit: « Cela vous scandalise?

Et quand vous verrez le Fils de l’Homme monter où il était auparavant?…

C’est l’Esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

Mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient point. » Car Jésus savait, dès le commencement, qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le trahirait.

Et il ajouta: « C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par mon Père. »

Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.

Jésus donc dit aux Douze: « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller? »

Simon-Pierre lui répondit: « Seigneur, à qui irions-nous? Vous avez les paroles de la vie éternelle.

Et nous, nous avons cru et nous avons connu que vous êtes le Saint de Dieu. »

Jésus leur répondit: « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les Douze? Et l’un de vous est un démon. »

Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote, car c’était lui qui devait le trahir, lui, l’un des Douze.

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Pour commencer, voici quelques courts commentaires reçus à propos de ce passage de l’Évangile. Nous saluons au passage l’audace de deux nouveaux participants qui ont osé se jeter à l’eau.

La phrase « beaucoup de disciples se retirèrent et ils n’allaient plus avec lui  » c’est du tellement présent,  suivre Jésus aujourd’hui c’est difficile à cause du ridicule qu’on reçoit, ex. tu crois encore à ça ces vielles affaires là, pourtant les autres religions ne sont pas moins exigeantes, j’oserais dire qu’elles le sont plus. Ça me dépasse, et avec tout ce qui s’en vient comme loi, va falloir s’affirmer davantage comme chrétien catholique. « Seigneur, à qui irions-nous? » Vous avez les paroles de la vie éternelle…

Mariette 

Il ne suffirait pas de croire que Jésus est le Fils de Dieu, il faut lui faire confiance, particulièrement dans ses enseignements. Le doute que nous pouvons avoir devant la réalité de l’Eucharistie pourrait être motivé par un manque de confiance. Ceux qui n’ont pu surmonter leur doute sont partis, comme c’est le cas en notre temps. Espérons qu’ils reviennent au Christ (réf. v.65).

Gilles

Oui, vers qui d’autre irions-nous? Lu ainsi, il apparait clair que Jésus a les paroles de vie éternelle… Or comme il m’est facile de l’oublier…  et de chercher ailleurs, me cassant la tête pour 1001 préoccupations… Trop souvent liées au futur. Puis il est réconfortant de lire que la foi permet de reconnaitre que Jésus est le Saint de Dieu. Plus encore, c’est tellement doux de réentendre, quand je crois avoir perdu la foi : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis. ..? »

Solane

Après avoir écouté le Christ, beaucoup de disciples sont partis et ne l’ont plus suivi, car ils avaient écouté avec leur tête et pas avec leur cœur. Ils l’ont jugé. De la même manière Judas l’a jugé plus tard et l’a vendu pour de l’argent. C’est ce qu’il se passe quand on commence à calculer tout avec nos têtes pour voir ce qui est le mieux pour nous, et nous oublions l’amour universel, l’amour du sacrifice du Christ et l’amour du Père. Merci mon Dieu.

Rosa

Et voici les extraits des réflexions approfondies que nous ont livrées nos collaboratrices et collaborateurs réguliers, toujours à propos du même passage des Évangiles :

Certains jours je vois mes mécanismes de fermeture se mettre en marche quand je ne comprends pas la parole. Je me durcis et m’impatiente: «je ne comprends rien, je m’en vais». Dans quoi cette irritation prend-elle racine? Pourquoi est-ce que ça m’agresse que l’on frappe à ma porte? Pourquoi cette envie subite de fermer à double tour? Je m’isole plutôt que de risquer l’inconnu.

Lire la suite sur la page d’Amandine

Premièrement : Le Père est « vivant »! Jésus nous le dit, sachant bien que, à première vue pour nous, c’est nous qui sommes vivants. Voilà que le sens du mot « vie »est à re-voir, à re-contempler. Deuxièmement Jésus le Fils vit « par le Père ». Troisièmement, celui qui mange Jésus vivra aussi, « par Jésus lui-même ». Alors actuellement, nous, »créés » à l’image du Père, par quoi sommes-nous donc animés si ce n’est par toute une série d’appétits qui, d’insatisfactions en insatisfactions nous amènent à chercher satisfaction en ce Dieu que nous avons, jusqu’à maintenant, crucifié.

Lire la suite sur la page de Pierrette

Nous avons besoin du pain pour se nourrir le corps mais la chair ne sert de rien. C’est l’Esprit qui vivifie, le pain spirituel en la personne de Jésus qui donne la vie éternelle. En effet, se nourrir de la Parole de Dieu qui est Esprit et Vie et communier à son corps devenu pain de vie à l’eucharistie nous donne la vie éternelle puisque l’Esprit ne meurt pas. De par mon expérience extrasensorielle avec mon père décédé, j’ai la certitude que le corps retourne à la terre mais l’âme, l’esprit est en vie.

Lire la suite sur la page de Karine

S’il te plait, que j’accepte ce pain offert – ton corps donné – pour vivre par toi comme toi tu vis par le Père… éternellement. Ne me laisse pas me retirer moi aussi, je t’en prie… devant ces paroles qui nous confrontent. Je sais que nous ne pouvons aller vers toi de nous-mêmes, alors je t’en prie, que le Père nous donne d’aller vers toi!

Lire la suite sur la page de Michaël

Jésus nous dit aussi: « C’est l’Esprit qui vivifie. » Voilà la boucle que Jésus fait à la suite de sa révélation: c’est grâce à son Esprit que nous devenons ses disciples, remplis de sa Vie en plénitude. Cet Esprit Saint réalise dans notre monde des transformations où s’établit l’amour, reflet de celui que vit la Trinité très sainte. « Dieu est Amour. » L’Esprit Saint agit comme une sève qui irrigue le tronc d’un arbre et atteint toutes les branches qui s’ouvrent à son action.

Lire la suite sur la page d’Alain

« …beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. » À ces paroles, mon cœur vit une tristesse familière. Combien de fois Seigneur, nous nous retirons et n’allons plus avec toi…. Pourquoi? Parce que cela nous demande de passer de la logique de la raison à la folie de l’irrationnel, et que nous avons peur de passer de l’une à l’autre, nous accrochant à ce que nous connaissons et nous écartant des chemins impénétrables pour la raison humaine.

Lire la suite sur la page de Nénuphar

Et le pain que je donnerai, c’est ma chair

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Illustration réalisée d’après une icône
(Cliquer sur l’image pour l’agrandir et l’imprimer)

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 6, de 41 à 57 (Traduction du Chanoine Crampon)

Les Juifs murmuraient à son sujet, parce qu’il avait dit: « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. »

Et ils disaient: « N’est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère? Comment dit-il: Je suis descendu du ciel? »

Jésus leur répondit: « Ne murmurez point entre vous.

Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et moi je le ressusciterai au dernier jour.

Il est écrit dans les Prophètes: Ils seront tous enseignés par Dieu. Quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement, vient à moi.

Ce n’est pas que personne ait vu le Père, sinon celui qui est de Dieu; celui-là a vu le Père.

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.

Je suis le pain de vie.

Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts.
 

Voici le pain descendu du ciel, afin qu’on en mange et qu’on ne meure point.

Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour le salut du monde. »

Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant: « Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger? »

Jésus leur dit: « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui.

Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi.

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Cet extrait d’Évangile a de nouveau suscité toute une réflexion, dans le prolongement du thème de la semaine précédente  Je suis le pain de vie. Voici un aperçu de la diversité des commentaires reçus :

Ici le mystère atteint cette pleine démesure qui force l’ouverture du regard intérieur, car sans ce regard du cœur, nous ne pouvons que rejeter cette parole… comme l’ont fait beaucoup de ceux-là qui l’ont écoutée pour la première fois de la bouche même de Jésus.

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Depuis la création, Dieu donna Vie à la matière par sa Parole. De la matière, Il nous a donné un corps à sa ressemblance et Son souffle de vie nous a habités. Ce passage de Jean le dit si bien : Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous (Jn 1:1,14).  Jésus, l’Homme-Dieu, vient de l’Esprit. Il est la Parole vivante, le pain de vie descendu du ciel qui vient  épouser notre condition d’Homme.

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Ces paroles m’apparaissent comme étant parmi les plus centrales et révolutionnaires de tous les Évangiles, et même de tous les écrits spirituels qu’il m’ait été donné de lire. Jamais un prophète, jamais un inspiré de Dieu, jamais un maître spirituel n’a dit une telle chose : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ». S’il est une parole qui démarque Jésus de tous les autres messagers de Dieu, c’est bien celle-là.

Lire la suite sur la page de Nénuphar

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. » L’eucharistie est le plus grand don que Jésus nous a fait et nous fait encore à chaque jour.

Lire la suite sur la page d’Alain

 Nous affrontons de nouveau, à l’écoute de ces paroles de Jésus, le mystère du verbe croire si souvent incompris, moqué, méprisé. L’injonction : « il ne faut pas croire » (au sens religieux), assimile la croyance à un arrêt de l’intelligence, un arrêt du questionnement, un succédané du verbe connaître.. Or croire n’est-il pas à la source de tout mouvement, de toute quête, de tout dynamisme, de toute découverte ?

Lire la suite sur la page de Pierrette

Jésus nous a laissé sa chair et son sang et il nous a dit de s’en nourrir pour rester vivants. Je comprends ces mots dans le plus profond de mon être, dans le plus profond de mon âme, mais pas du tout avec ma tête. Si quelqu’un me demandait de les expliquer je ne pourrais pas le faire.

Lire la suite sur la page de Rosa

« Voici le pain vivant descendu du ciel, afin que l’on en mange et ne meure point ». Cette phrase résonne et semble tout dire. On embrasse Dieu en embrassant son Fils. Ce pain nous transforme, et la distance entre nous et le monde disparait, la soif et la faim disparaissent, notre nature éternelle se révèle.

Amandine

Et pour finir, une nouvelle participation de dernière minute :

Je l’avoue, je suis du genre sceptique et incrédule. Je fais partie de ceux qui disaient: « N’est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère? Comment dit-il: Je suis descendu du ciel? » Et surtout j’aurais pensé : Pour qui se prend-il celui-là?

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