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Ne me retiens pas

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 20, de 1 à 18

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau, dès le matin, avant que les ténèbres fussent dissipées, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur du tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. »
Pierre sortit donc, ainsi que l’autre disciple, et ils allèrent au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit les linges posés à terre; toutefois il n’entra pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il voit les linges posés à terre,
ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
Les disciples s’en retournèrent alors chez eux.
Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Tout en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été mis le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. »
Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui dit : « Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

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COMMENTAIRES

Une vraie rencontre avec Jésus éveille en moi son amour qui me conduit vers ses frères et sœurs.  Les miens aussi, pour les entendre me dire : «Marie », « Fernande », et me retourner pour reconnaître en eux « Jésus ».

Alors, au cœur de chaque rencontre, je pourrais dire:  « J’ai vu Jésus, voilà ce qu’il m’a dit. »  Un regard.  Une écoute.

Fernande

« Tout en pleurant elle se pencha vers le tombeau  » parfois je me penche vers le vide de mon tombeau et il me semble qu’il n’y a pas de solution possible à la situation, toute espérance a disparu. Seigneur, comme l’a fait Marie Madeleine, je constate avec frayeur ce qui m’entoure, les fibres de mon âme sont dans la souffrance et je ne sais quoi faire. Je pleure devant un évènement qui me semble insurmontable et pourtant Jésus me dit  » POURQUOI PLEURES-TU ?, QUI CHERCHES-TU ? Seigneur je t’ai pas reconnu je t’ai pris pour celui qui règle tout. Serais-tu le jardinier, qui reconnait les grains qu’il a semé,   regarde l’effort de la pousse ? Seigneur, à présent je prends  conscience du vide qui séjourne dans mon tombeau, je demande au Père en ton nom, de venir le remplir d’amour, de paix, d’espérance, de discernement, enveloppé de linges lumineux qui ont l’odeur de Jésus .

Mariette


Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. »

Comme j’aurais eu du mal à ne pas chercher à Te retenir, Seigneur! Ouf, tu es mon Sauveur, celui qui rend possible la vie, qui donne sens à ma vie. Tu es un compagnon de route indispensable!!

Merci de nous avoir envoyé l’Esprit saint, ton Paraclet. Je peux voir et sentir et toucher Ta présence dans ma vie, moi qui n’ai pas eu la chance de Marie-Madeleine. Merci de nous donner d’être enveloppé de ta présence, au-delà des apparence.. Tu es Présence au cœur de ce qui peut nous apparaître absence. Soutien, Amour et Force au cœur de l’épreuve, et aussi au quotidien, à chacun de mes pas sur ce chemin parfois bien houleux.

Merci Seigneur de m’aider à ne pas m’accrocher aux apparences, à ce qui peut me sembler à priori l’unique réel, ce qui est le plus tangible… Aide-moi à toujours te chercher là où tu es vraiment: en mon cœur, en chaque être qui m’entoure, plus particulièrement dans le plus vulnérable.

Solane

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Ce qui me touche dans cet extrait c’est lorsque Jésus parlant à Marie-Madeleine lui dit:

‘Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Lorsque Jésus  dit « mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Il nous inclue entièrement dans sa relation au Père, il fait de nous aussi des enfants de Dieu. Ce Père du Seigneur et autant notre Père. C’est merveilleux, ce qui fait de notre Seigneur Jésus notre seigneur, c’est son lien vivant au Père….ce père est aussi notre Père. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est le fait qu’il se donne la peine de le souligner en insistant que son Père est aussi notre Père. C’est tellement rassurant et aimant. Jésus est notre Seigneur mais aussi notre grand frère qui en nous incluant dans son cercle fraternel face à Dieu fait de nous des êtres humains véritables, des véritables fils de Dieu. En insistant sur le fait que ce Père est aussi notre Père, il nous rappelle à notre véritable identité, notre vraie nature d’enfants de Dieu. J’entends infiniment d’amour de la part de Jésus face à nous.

Mariette Renée

 

Marie Madeleine est en deuil. Elle pleure la mort de son Seigneur. Imaginez son état d’esprit devant un tombeau vide. Elle se penche vers le tombeau pour comprendre un peu ce qui s’était passé. Elle cherche le corps de Celui qu’elle aime de tout son cœur. Malgré sa détresse, elle garde son espérance bien vivante pour retrouver le corps de son Seigneur. Simon-Pierre et l’autre disciple se sont attardés sur les linges et le suaire quand ils sont entrés au tombeau  pour se rendre à l’évidence et retournent chez eux l’âme en peine. Mais Marie Madeleine, troublée par cette disparition soudaine, refuse de lâcher prise parce qu’elle pense qu’on a enlevé le corps de Jésus.  Dans son désir sincère de retrouver le corps de Jésus, elle fait une rencontre extraordinaire. Tout d’abord elle voit les anges au tombeau et verbalise sa peine. Quelle consolation de pouvoir en parler et d’espérer retrouver ce corps! Mais voilà que son deuil se transforma en joie quand Jésus, qu’elle a pris pour le jardinier, a prononcé son nom : Marie.  Elle a reconnu la voix de son Seigneur.  Quelle grâce! Jésus lui dit : « Ne me retiens pas. Va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.  Imaginez la joie de Marie Madeleine en disant à ses frères : « J’ai vu le Seigneur! ». Et  nous qui sommes les disciples de Jésus, à quel moment avons-nous reconnu Sa voix? Avons-nous vu le Seigneur ou ressenti sa présence dans notre vie? Avons-nous annoncé la bonne nouvelle à nos frères et sœurs?

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J’ai vu le Seigneur! Alléluia!

J’ai cherché le Seigneur de tout mon cœur,
De toute mon âme et de toutes mes pensées.
Je l’ai cherché et je l’ai enfin trouvé.
J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Sa présence est sans cesse à mes côtés.

J’ai vu le Seigneur et mon cœur est dans l’allégresse.
J’ai l’ai reconnu dans la fraction du pain.
J’ai goûté sa présence au creux de mon cœur.
Son pardon libérateur a pacifié ma vie.
J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Je l’ai vu dans le chaos de ma vie,
Au cœur de mes frères et sœurs,
Au cœur du monde entier et
Au cœur de l’univers visible et invisible.
Son amour incommensurable me comble de joie.

J’ai vu le Seigneur! Alléluia!
Il a croisé mon regard et m’a ouvert les yeux.
Oh! Ce regard, je ne l’oublierai jamais.
Il m’a redonné la vue spirituelle.
Quelle est vivante ta Parole, Seigneur!
Il m’a appelé par mon nom.
Quelle est belle ta voix à mon oreille, Seigneur!
Merci pour ta bonté infinie.

J’ai vu le Seigneur et je ne veux plus Le quitter.
Avec les yeux de la Foi, je Le vois partout et en tout.
Je n’oublierai jamais son regard aimant et miséricordieux.
Il m’a dit que je suis la fille bien-aimée du Père et que
Chacun, chacune est unique aux yeux de son Père, notre Père.
Il m’a chargé de prendre soin de ses brebis égarées
D’annoncer Sa Parole et de témoigner
De sa paix, de sa joie et de son amour.
Oui. J’ai vu le Seigneur. Alléluia!

Karine

 

Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

Ce qui m’interpelle dans les passages où Jésus apparaît après sa résurrection, c’est que ses plus proches, ses disciples, ceux qui l’ont côtoyé quotidiennement de son vivant, ne le reconnaissent pas.

Leurs yeux de chair ne reconnaissent pas le corps du Christ dans sa dimension de Celui en qui la mort a été vaincue. Ils le reconnaissaient de son vivant en tant que « Fils de l’homme » parmi les êtres humains, ils reconnaissaient aussi sa dépouille mortelle, partageant eux-mêmes la condition de mortels, mais ils ne reconnaissent pas encore entièrement le visage du véritable « Vivant », Fils bien-aimé du Père pour l’éternité, sur lequel la mort n’a aucune prise.

À chaque fois qu’il apparaît, c’est seulement en tant que Verbe du Père, lorsque Jésus prend la parole, que leurs yeux se décillent et qu’ils reconnaissent alors le Christ dans toute sa dimension.

Cela  me fait penser au fait qu’il nous est tellement difficile de voir une autre dimension que celle de notre survie terrestre. Dans les faits, nous courrons sans cesse pour fuir le manque et la mort, animés avant tout par nos peurs et désirs, comme si le visage du Vivant nous était invisible ou seulement virtuel en ce monde.

Ce n’est qu’en se laissant toucher à nouveau par Sa Parole, que l’étau de nos peurs se desserrent, que notre foi reprend vie et que nous entrevoyons à nouveau le visage vivant,  immortel, de Celui qui sans cesse nous tend la main pour nous délivrer de la mort et du manque.

Nénuphar

 

Plus je contemple le mouvement des corps et des âmes mis en scène ce matin-là autour du tombeau vide, « avant que les ténèbres soient dissipées », et plus l’émerveillement et le besoin de rendre grâce s’empare de mon cœur.

Marie Madeleine, guidée par la détresse, arrive la première au tombeau et le trouve ouvert,  vide. Même l’hommage qu’elle voulait rendre à son Seigneur, en parfumant son corps, lui est enlevé. Elle court avertir les deux disciples, revient avec eux, demeure encore là après eux, toujours en pleurs jusqu’à ce que son nom soit prononcé ; « Marie »!  Aussitôt, c’est rempile du don d’adoration en  » Esprit et en Vérité » et envoyée comme première messagère de la résurrection de Jésus, qu’elle quitte le tombeau réellement vide. Les ténèbres sont dissipées.

Jean (l’autre disciple selon toute vraisemblance) arrive au tombeau avant Pierre mais il n’ « entre pas « . Jean n’est pas celui qui prend la tête de file. Il accueille sur le seuil, fait passer, suit, écoute et recueille.

Pierre arrive après Jean. Il entre dans le tombeau immédiatement. Pierre veut savoir. Il note. Quelqu’un a pris soin du suaire, l’a posé à part des autres linges. L’Écriture ne nous dit rien d’autre. Pierre est celui qui questionne et est questionné, qui doit rendre compte.
Pierre sort et Jean entre à son tour. Recueilli. Alors « Il voit et il croit », le sens de la résurrection lui est révélée dans le silence du cœur. Rien ne dit qu’il soit chargé d’annoncer cette vérité. Il en reçoit l’intelligence et le devoir de veiller à sa juste transmission.

Marie Madeleine, Pierre et Jean sont désormais habités. Le Royaume prend forme au-dedans.

Pierrette

 

Ces quelques versets résonnent en moi comme le passage d’un regard à l’autre, comme le retournement en soi, et même un double retournement… en Lui, par Lui et avec Lui.

Il y a d’abord Marie Madeleine qui se rend au tombeau avant que les ténèbres fussent dissipées; elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau et court prévenir Pierre et Jean, croyant que le corps de Jésus a été enlevé.

Les deux apôtres courent ensemble au tombeau et Jean arrive le premier et voit les linges posés à terre mais il n’entre pas…

« Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau; il voit les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. »

Il n’est pas dit ici que Jean crut d’après le fait qu’il ne vit plus Jésus… mais plutôt d’après ce qu’il vit…

Mais qu’est-ce que Jean vit pour croire ainsi? S’il vit la même chose que Pierre, il vit :

les linges posés à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part dans un autre endroit.

C’est donc qu’il y avait quelque chose d’inusité dans cette scène… et qui déjà l’avait retenu en arrêt à l’entrée du tombeau? Est-ce que les linges étaient posés comme si Jésus avait disparu sans déranger en rien les linges qui l’entouraient? Le suaire qui avait recouvert sa tête était-il roulé avec un soin particulier en cet autre endroit? Mystère!

Mais il semble en tout cas que le regard de Jean s’ouvre à une lumière nouvelle, puisque juste après il écrit :

« Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. »

Puis il est dit que les disciples s’en retournèrent chez eux… en eux?

Marie Madeleine reste près du tombeau, en pleurs, ne voyant encore que le tombeau. Puis en regardant vers l’intérieur du tombeau, les ténèbres commencent à se dissiper pour elle aussi; son regard s’ouvre et elle commence par voir les anges…

« Elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été mis le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds. »

C’est un peu comme si par leur présence visible, les anges veulent aider Marie Madeleine à voir ce que Jean a vu, à prendre conscience de la place du corps de Jésus… sans corps de Jésus.

Mais retenue encore par la tristesse causée par l’idée qu’elle se fait, il faut les questions des anges pour que Marie Madeleine se retourne une première fois, comme en elle-même… et elle voit alors Jésus, mais sans le reconnaitre.

«Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. »
Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. »

Et Jésus lui pose la même question que les anges, comme pour l’aider à se retourner plus profondément :

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? 

Mais c’est seulement lorsqu’il l’appelle directement par son nom qu’elle se retourne une deuxième fois – et cette fois on ne peut douter que ce soit intérieurement puisqu’elle s’était déjà retournée vers lui – et elle le reconnait enfin.

Jésus lui dit alors : « Marie ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.

Mais elle semble vouloir retenir Jésus selon sa propre sa vision qu’elle en a, ce qui en fait la retient elle-même, l’empêche de « voir » vraiment.

Mais Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

C’est comme s’il lui dit : « Ne t’arrête pas à ce que tu retiens de moi maintenant! Tout à l’heure tu ne me voyais pas… puis tu me voyais sans me reconnaitre, et maintenant tu me reconnais selon ce que tu connais de moi… mais moi je te le dis, ne me retiens pas selon ce que tu connais, et tu verras encore de plus grandes choses. Ne t’arrête pas à ce que tu crois voir mais témoigne de ce que tu as vu devant mes frères et dit leur que le chemin que je vous ouvre vers le Père ne s’arrête pas là…

Michaël

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Aucun de ses os ne sera brisé

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 19, de 31 à 42

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui.
Quand ils arrivèrent à Jésus, le voyant déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats lui transperça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.  
Celui qui l’a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai; et celui-là sait qu’il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez.
Car ces choses sont arrivées afin que l’Écriture fut accomplie :  » Aucun de ses os ne sera brisé.  »
Et il est encore écrit ailleurs : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. »
Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus.  
Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent dans des linges, avec les aromates, selon la manière  d’ensevelir en usage chez les Juifs.
Or, au lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne  n’avait encore été mis.
C’est là, à cause de la Préparation des Juifs, qu’ils déposèrent Jésus, parce que le sépulcre était proche.

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Commentaires

Au delà des os non brisés, un côté transpercé.
Du sang. De l’eau. Les signes de l’eucharistie et du baptême à travers lesquels nous découvrons l’immense amour qui a inspiré toute la vie Jésus. Ses paroles, ses gestes, ses silences expriment son amour pour son Père et pour nous. Devant cet amour vécu jusqu’à la fin, il nous reste à contempler et à demander humblement d’être transformés pour devenir semblables à Lui.

Fernande

19-merci-pour-cette-invitation

Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres.
Comme j’aurais aimé, Seigneur Jésus, pouvoir prendre ton corps dans mes bras et l’envelopper de myrrhe et d’aloès…
Et en même temps, je sais que tu m’invites à le faire ici maintenant avec mes frères et sœurs qui m’entourent, de leur vivant.
Comme si le corps, ce temple sacré de ta présence, à sa mort, laissait notre être qui n’a plus besoin de son enveloppe pour cheminer vers toi. Dans cette autre dimension où nous te verrons dans Ta gloire et serons entourés et bercés de Ta présence.

Merci pour cette invitation à Te reconnaître dans chaque être le plus vulnérable qui m’entoure ou que je croise. Et stp donne-moi de ne pas attendre la mort pour reconnaître et embrasser le cadeau de la Vie, de Ta vie, de Ta présence en chacun de nous. Et aussi de ne pas craindre de prendre dans mes bras l’être dans son enveloppe, dans ce temple sacré qui est notre corps. Merci de me donner de reconnaître Ta beauté dans mon corps, ou celui de mon prochain, soit-il handicapé, fripé, fané, différent, gros, vieux, malade, sale ou laid, selon les lunettes du monde. Ces lunettes que je porte trop souvent. Que je puisse reconnaître Ton parfum et Ta beauté en chaque être.

Solane

 » Il vint donc, et prit le corps de Jésus ! Pour moi ça évoque l’Eucharistie, si je veux rester en relation avec lui, il faut que j’aille le prendre physiquement à une célébration, aller au devant de mes peurs « comme l’a fait Joseph d’Arimathie dans la nuit », celle de faire rire de moi parce que j’ai foi en toi Jésus, là même, ou la vie d’amour trouve sa source . Joseph a déposé des aromates sur ton corps serait-ce pour cela que lorsque je te reçois tu goûtes bon Jésus, tu me remplis de saveur de bonté, d’accueil, de joie, de générosité, d’espoir pour une vie plus harmonieuse. Jésus je t’invite dans mon sépulcre, il n’est pas neuf, il a plusieurs fissures, mais tu sauras les colmater par ton amour. Père au nom de Jésus garde-moi fervente à ton Eucharistie pour ta plus grande gloire, tu es mon bien le plus précieux…………amen

Mariette

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Jésus avait déjà remis l’esprit quand le soldat lui a transpercé le côté. Il est atteint dans son corps d’homme mais son esprit avait déjà rejoint son Père. C’est Marie, sa mère, les disciples debout au pied de la croix qui ont ressenti la douleur de son corps transpercé. Il est écrit : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. » En effet, à sa mort ils ont reconnu en Jésus, le messie, l’envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Quand les évènements de la vie nous basculent dans le désespoir et quand les flèches de nos adversaires nous transpercent le cœur fixons notre regard sur la croix de Jésus. Il saura comment transpercer de lumière et d’amour nos ténèbres et nos résistances à donner la vie en abondance.

Par ta croix, Jésus, Tu nous ouvres tes bras et ton cœur miséricordieux.
Ne permets pas que les forces obscures nous détournent de ton visage.

Par ta croix, Jésus,
Tu nous ouvres au monde et à l’humanité entière.
Sois notre force, notre refuge dans l’adversité.
Par ta croix, Jésus,
Tu nous donnes l’espérance que le monde ne peut donner.
Viens transpercer nos cœurs de ta lumière et de ta bonté infinie.

Par ta croix, Jésus,
Tu nous accueilles tels que nous sommes avec nos forces et nos faiblesses.
Donne-nous ton regard compatissant qui redonne Vie et dignité à tout être humain.

Par ta croix, Jésus,
Tu nous enveloppes dans Ta lumière.
Que ton eau et ton sang versé sur le monde
Nous transforment de l’intérieur et fassent de nous
Des disciples joyeux qui révèlent
Ton visage de lumière, de paix et d’amour.

Karine

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Ce que Jésus donne, librement et inconditionnellement, nous pouvons seulement le recevoir librement et inconditionnellement… à la démesure de Son Amour qui n’impose jamais.

La vie de Jésus, personne ne l’a prise, il l’a lui-même donnée… et de cette vie offerte, il jaillit du sang et de l’eau qu’il offre à ceux-là qui ont soif de Vérité; mais nous…

Irons-nous boire à Sa Source?

Le Père qui est aux cieux a envoyé son Fils aux hommes qui sont sur la terre pour qu’en Lui, par Lui et avec Lui se réunissent le ciel et la terre; mais nous…

Ouvrirons-nous notre cœur à Son Amour?

Le Fils est entré dans notre mort afin que nous entrions dans Sa vie; mais nous…

Donnerons-nous notre vie à Sa Vie?

Michaël

À la nuit, Jésus, le Verbe fait chair, mis au tombeau, s’est tu. Il est soustrait, tant à l’acclamation qu’à la condamnation de la foule. Il ne parlera plus qu’au cœur du croyant
mais plus tard.
Ne suis-je pas appelée, par ce récit, à passer de la Parole captée par le mental, à la Parole semée dans le cœur.

La première, soumise à la voracité du mental, va être défigurée, déchiquetée, refigurée, exaltée, mise en plans d’action, heurtée au réel et finalement laissée là, en plans, livrée au vent, dénigrée.

La deuxième, épousée par le cœur qui l’espérait, va prendre racine à l’abri des prédateurs, et s’élever vers la lumière en déployant toutes les possibilités contenues dans ce cœur-là. Le sol fut-il de pierre, elle s’élèvera.

Entre ces deux avènements, la Parole abîmée mais non démembrée est mise à la nuit, au silence secret du tombeau.
Séparée de la Parole, l’âme affamée est forcée au jeûne et à la prière.

C’est la nuit et secrètement que Joseph d’Arimathie et Nicodème, tous deux membres du Sanhédrin mais disciples non déclarés de Jésus, obtiennent de Pilate l’autorisation de mettre le corps de Jésus au tombeau après que l’Écriture fut accomplie :
« Aucun de ses os ne sera brisé », La structure du Fils de l’Homme ne peut être atteinte,
« Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé », ce sont les soldats romains, « chargés de l’ordre d’exécution » du coup de lance, qui ont vu et cru à la divinité de Jésus.

Pierrette

 

 » Aucun de ses os ne sera brisé. « 

Je suis revenu sur cette parole en me disant qu’il était impossible que ces mots ne portent pas un sens plus large que le fait que les jambes de Jésus n’aient pas été brisées sur la croix, alors que celles des deux autres hommes crucifiés en même temps que lui l’avaient été.

Pour moi, le sens de cette parole est à mettre en parallèle avec le fait qu’il ait offert son sang et sa chair pour la multitude.

Si l’église est reconnue comme étant le corps du Christ, ce corps se fait sans cesse nourriture vivante au travers du partage de la parole et de l’eucharistie.

Et nous pourrions également dire dans le même sens que rien de ce qui a toujours fait la solidité de ce corps-église, sa dimension « pierre », n’a été brisé. Malgré toutes les menaces, attaques et controverses, elle est toujours restée fidèle au Christ et bien enracinée dans sa vocation. En ce sens aucun des os de Jésus n’a été brisé sur la croix, et aucun des fondements du corps-église du Christ n’a été brisé depuis.

Nénuphar

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