Archives du mot-clé simon-pierre

M’aimes-tu? 

m-aime-tu

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 21, de 15 à 25

Lorsqu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : «  Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci? » Il lui répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes agneaux. »
Il lui dit une seconde fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? » Pierre lui répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit :
« Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? » Pierre fut peiné de ce qu’il lui eût dit pour la troisième : « M’aimes-tu? », et il lui dit : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis.
En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas. »
Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre devait glorifier Dieu. Et après avoir ainsi parlé, il lui dit : « Suis-moi. »
Pierre, s’étant retourné, vit venir derrière lui le disciple que Jésus aimait, celui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus et avait dit : « Seigneur, qui est celui qui va te livrer? »
Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il? »
Jésus lui répondit : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? Toi, suis-moi. »
Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Pourtant, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? »
C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai.
Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait une à une, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

            ______

COMMENTAIRES

Lorsqu’ils eurent mangé, Jésus  lui dit pour la troisième fois, « Pierre m’aimes-tu ? » Seigneur je ne compte plus les fois que t’aurais pu douter de mon amour et me demander « Mariette m’aimes-tu ? » Tu sais bien Seigneur que j’t’aime ….
« Ah oui ?, alors suis-moi! »… Oups …c’est là que je ne réponds pas toujours à la mission d’amour que tu me proposes, sous divers prétextes je te dis non,  c’est trop Seigneur je ne suis pas capable, je te le dis pas clair de même, mais ça ressemble à un refus. Seigneur pardon pour toutes ces lâchetés, je ne sais pas où tu m’amènes et l’insécurité m’empêche de poser des actes d’abandon, de confiance, et comme Pierre, moi aussi je suis vraiment peinée et j’aimerais bien à nouveau manger à la même tablée que tous ceux et celles qui te suivent avec joie….

Mariette

23-oui-je-t-aime-seigneur

« M’aimes-tu? », et il lui dit : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis

Il est vrai, Seigneur, que tu connais toutes choses. Et moi aussi, à priori je me questionne : mais pourquoi tu demandes par trois fois à Pierre s’il t’aime ? Est-ce pour lui permettre de se l’entendre dire, et peut-être même aussi pour sentir en lui cet appel à un Amour engageant ?

Oui, je t’aime Seigneur! Et stp, permets-moi aussi d’être ton ouvrière. D’être ta messagère, d’être tes mains qui réchauffent, réconfortent et transmettent ton Amour;
Et aussi qui donnent sans compter;
Stp donne-moi un cœur qui se donne entièrement, et qui est le reflet de Ta charité.
Donne-moi d’être ton sourire, qui est aussi accueil et chaleur sans fin;
Donne-moi d’être tes oreilles, qui écoutent sans juger, avec Ton Amour et Ta compassion;
Donne-moi Tes mots qui encouragent, encensent et sont porteurs de Vie.

Oui, merci Seigneur de me donner de Te reconnaître et de T’aimer en chacune et chacun de mes frères et sœurs, et de chercher sans cesse à œuvrer à Ton Royaume, ici et maintenant, sachant très bien que je ne puis absolument rien accomplir seule, et que j’ai tant besoin de Toi !

Solane

 

 

À trois reprises Jésus demande à Simon Pierre s’il l’aime et trois fois ce dernier lui répondit: « OUI, Seigneur, tu sais bien que je t’aime. »

Lors de sa passion, Jésus lui avait prédit qu’avant que le coq chante deux fois, Simon Pierre le renierait trois fois.

D’un côté j’aimerais comprendre ce que le chiffre trois signifie ici.

D’un autre, ceci me fait réaliser que même si nous aimons profondément quelqu’un et même si nous donnons notre vie à une personne ou une œuvre, nous pouvons lui tourner subitement le dos si nous avons peur. La peur nous domine malgré tout l’amour et la dévotion que nous pouvons sentir pour Dieu et son œuvre. Oh, mon Dieu libère-nous de la peur!!!

Rosa

 23-toi-suis-moi

En lisant ce texte, ce qui me frappe particulièrement, ce sont deux choses. La première, c’est la phrase de Jésus lorsqu’il parle à Simon-Pierre, et qu’il lui dit : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? Toi, suis-moi. »  C’est le « Toi, suis-moi » qui m’a touché particulièrement. J’entends là, le lien personnel que Jésus nous offre. Toi, pas l’autre, pas les autres, mais bien toi, toi-même, suis-moi.

Peu importe son lien à l’autre, aux autres, il nous offre à chacun, à moi, une relation personnelle, unique et qui plonge jusqu’au cœur de mon être. C’est pour moi parfois difficile à croire et encore moins à laisser vivre en moi. Pourtant, dans mon cœur, c’est ce à quoi j’aspire le plus, cette relation personnelle, qui me voit, de laquelle je ne peux pas me dérober, devant laquelle je suis nue, vue dans toutes mes imperfections, surtout celles que je ne suis même pas prête à reconnaitre et à voir, Lui il les voit, il m’aime telle que je suis. C’est d’une telle évidence certainement, mais pour moi c’est d’une telle puissance, d’une telle force, que ça m’émeut profondément. Je reconnais là l’Amour. Lui il aime ce que je ne peux pas encore aimer de moi-même….Il est plus grand que moi, Il est mon Père, et mon Seigneur. Dans ce texte c’est l’une des choses qui m’a touchée. J’espère de tout mon cœur, comme Jean, d’avoir la certitude que Jésus m’aime. Une part de moi le sait, mais la part mondaine prend beaucoup de place et le nie constamment. Pourtant, je reconnais que même cette négation, de laquelle j’ai honte, mon Seigneur la voit, la reconnait et m’aime au-delà de ce qui m’empêche de m’ouvrir à son Amour.

L’autre chose qui me frappe, c’est lorsque Jésus dit à Simon-Pierre essentiellement que lorsqu’il était jeune, il se vêtait de lui-même, mais lorsqu’il sera vieux il tendra les bras et on l’amènera là ou il ne veut pas aller. J’entends que pour mourir à soi, Jésus nous demande de nous laisser guider là ou nous n’irions pas de notre plein gré dans notre jeunesse, c’est à dire mu par les habitudes et les automatismes. Il nous demande de nous abandonner à Lui et de nous laisser guider. Je crois que c’est en laissant travailler Sa parole en moi qu’Il saura que j’accepte de me laisser guider par Lui.

Mariette-Renée

 

23-la-question-m-aimes-tu

Seigneur, soit loué pour ces dernières questions et paroles adressées à Simon-Pierre, et que soit loué aussi ton apôtre Jean qui nous les a transmises.

Dorénavant la question « M’aimes-tu ? », posée trois fois de suite, nous est adressée à tous, dans le secret de notre face à face avec Toi.
La magnifique réponse finale de Pierre : «Toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime» est la réponse d’un homme pardonné, guéri du reniement proféré trois fois dans la maison du grand prêtre juif, celui qui voulait ta mort.
J’avoue m’être sentie indigne d’une telle réponse et avoir cherché à y mêler de l’incertitude. Quel orgueil bien caché ! N’est-ce pas justement cette réponse de Pierre qui est pleine de gratitude et d’humilité ? N’est-ce pas Toi, Jésus, qui nous aime le premier ? N’est-ce pas par Toi que nous naissons à la possibilité non seulement d’aimer mais de « dire » « Je t’aime » ?

Trois fois questionné, Pierre est aussi trois fois ordonné : «Pais mes agneaux», «Sois le pasteur de mes brebis», «Pais mes brebis».  Prendre soin de ce qui nous est confié, n’est-ce pas être porté par Ta miséricorde? N’est-ce pas en te suivant que nous allons «là où ne voudrions pas aller seuls ?»  Sans Toi, nous ne pouvons rien faire, rien aimer. Chaque jour nous le montre.

Enfin, tu mets un terme à notre inutile curiosité les uns vis-à-vis des autres lorsqu’à la question de Pierre : «Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il?», tu nous rends à nous-mêmes et devant toi : «Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi».

« Toi, suis-moi » est donc ta dernière parole adressée à nos oreilles, avant ton ascension et la première que tu as prononcée après ton baptême.
Que nos cœurs y soient sensibles à chaque instant.

Pierrette

 

23-tu-m-as-appele-seigneur

Par trois fois Jésus demanda à Pierre : « M’aimes-tu? » Il fut peiné la troisième fois et répondit : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime. » Le Seigneur connait les talents de Pierre et Il sait qu’il possède les dons spirituels pour devenir le pasteur de ses brebis. Pierre a un charisme bien à lui, c’est pourquoi Jésus lui révèle sa mission. Il s’étonne de ce choix et demande à Jésus  pourquoi ne pas avoir choisi son disciple préféré. Jésus lui répondit ce n’est pas de tes affaires Pierre, « Toi, suis-moi. » Décidément, on est appelé et choisi pour une mission.

Jésus prend le temps de conscientiser Pierre par sa question : «  m’aimes-tu? ». Pour la mission qu’Il lui confie Pierre doit se dessaisir de lui-même. C’est l’Amour de Jésus qui sera sa seule motivation. Il fera tout pour la plus grande gloire de Dieu. Sa mission n’est pas de se glorifier lui-même ni de se mettre à l’avant-scène pour attirer les honneurs du monde  mais  bien pour suivre les traces de Jésus dans le service et l’humilité. Désormais, Pierre ne pourra plus agir de par lui-même mais sera conduit par l’esprit du  Seigneur qui le mènera là où il ne voudra pas aller.

Tu m’as appelé Seigneur : me voici.
Me voici pour faire ta volonté.
Me voici devant toi avec un cœur ouvert et  disponible
Pour t’aimer et te servir à travers mes frères et sœurs.
Donne-moi la  sagesse du cœur pour discerner tes voies.
Dessaisi-moi de mon ego pour que je sois docile à l’Esprit-Saint.
Viens embraser  mon cœur de ton amour
Pour que je sois fidèle à vivre que pour toi et par toi.

Karine

Pierre qui avait affirmé à Jésus qu’il était prêt à le suivre jusqu’à donner sa vie pour lui… le renie trois fois de suite quelques heures plus tard. Et pourtant Pierre était sincère dans son amour pour Jésus. Mais il semble que l’amour don total de soi – agapè en grec, ne peut s’acquérir par soi-même. Il appartient en propre à Dieu seul – Trinité Une – qui le transmet par grâce à tous les membres rassemblés en Son Corps… et à qui bon Lui semble.

Lorsque que Jésus demande à Pierre trois fois de suite : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? », il emploie (dans le texte original grec) le verbe agapè les deux premières fois, mais Pierre répond à chaque fois : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime » avec le verbe philia qui est un amour solidaire et fidèle basé sur l’estime et l’amitié. En cela Pierre répond honnêtement, selon sa nature.

La troisième fois, Jésus semble se mettre à son niveau en posant la question avec le verbe philia sans que Pierre ne semble entendre la différence.

À chaque fois cependant, Jésus convie Pierre à être le berger de son troupeau, comme si cet amour humain philia – malgré ses limites – est  suffisant pour ouvrir cœur à l’Esprit Saint qui transmet l’Amour don inconditionnel de soi, agapè, sans lequel Pierre ne pourrait être Pasteur de l’Église naissante.

Lors de la descente de l’Esprit Saint à la Pentecôte, Pierre s’en retrouve effectivement complètement transformé, affermi, inspiré…

Même sans avoir accès aux lumières du texte original grec, la question trois fois répétée de Jésus, avec ce seul verbe aimer qui en français traduit toutes les formes d’amour, résonne comme un appel à un amour transcendant. Trois fois… peut-être parce que Pierre a renié trois fois Jésus… mais peut-être aussi pour questionner l’amour de Pierre selon différents niveaux d’être… (?) …et lui révéler par le fait même la condition sine qua non pour accomplir sa mission de « pierre » sur laquelle il veut bâtir Son Église : l’amour, l’amour et encore l’amour… sans lequel la foi n’est rien.

Pierre, de lui-même – et malgré son amour fidèle et sincère pour Jésus – ne peut aimer de cet Amour Christique.

Lorsque Jésus est fait prisonnier, Pierre, laissé à lui-même, ne peut résister à la peur… et c’est uniquement cette peur qui lui fait renier Jésus devant ceux qu’il perçoit comme menaçants.

En se séparant de Dieu… qui est Amour, l’homme s’est aussi séparé de cet Amour… qui est Dieu. Dès ce moment-là nait la peur, cette peur que rien, jamais, ne guérit tout à fait, peu importe les formes et les compensations qu’elle prend, si ce n’est la ré-union avec Dieu Tout Amour.

En s’incarnant, Jésus vient pour guérir l’homme, le sauver de cette séparation mortelle.

En mourant sur la croix, Jésus se fait trait d’union entre l’homme et Son Père.

En ressuscitant, Jésus ouvre déjà ici et maintenant nos petites vies éphémères à Sa Vie Éternelle, nos amours limités et divisés à Son Amour Inconditionnel, et nos lumières porteurs d’ombres à Sa Lumière Transfiguratrice.

Lorsque Jésus dit à Pierre…

« En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas »

… il révèle que Pierre donnera effectivement sa vie pour son Seigneur… mais non pas de lui-même, par lui-même… mais par la grâce de l’Esprit Saint qui le fera devenir lui aussi un trait d’union entre la terre et le ciel.

Michaël

Aime!

S’il fallait résumer tout l’Évangile de Saint-Jean en un mot, je choisirais celui-là.

Et s’il fallait résumer l’essentiel du message de Jésus en un mot, ce serait encore celui-là

Le soir de sa passion, il dit à ses disciples :

« Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » (Jean 13,34)

Oui, j’entends le commandement, mais il m’est impossible d’aimer mon prochain si je ne me reconnais pas déjà totalement aimé en partant. Et je ne peux me reconnaître entièrement aimé si je ne me retourne pas vers Celui de qui tout l’amour vient.

Pour moi, croire, aimer et adhérer ne font qu’un. Je suis comme un petit enfant, soit je saute dans ses bras, soit je lui tourne le dos, distrait par mes petits jeux au point d’en oublier sa présence. Jésus demande à Simon-Pierre : « M’aimes-tu? » Ce qui est pour moi aussi une certaine façon de demander : Me reconnais-tu comme seule et unique source d’amour?

Au travers de Jésus, le verbe aimer s’incarne pleinement, dès lors l’être humain peut aussi pleinement aimer. D’où la question « M’aimes-tu (pleinement) ? » M’aimes-tu à la mesure de l’amour avec lequel je t’aime au point de donner ma vie pour toi ?

C’est comme si Jésus me disait : en m’aimant, en recevant mon amour dans la gratitude, tu viens amener ma paix, la paix de celui qui se sent totalement aimé, et tu offres cet amour en pain de réconciliation : « Pais mes brebis »

En revenant sur la question « M’aimes-tu? », elle m’apparaît centrale à toute existence. Chaque être, autant face à Dieu que face à l’autre, ne cesse de demander, d’une façon ou d’une autre : « M’aimes-tu? »

Plus loin l’Évangile de Saint-Jean se termine sur la phrase :

« Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait une à une, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait. »

J’aime cette mention parce qu’elle me semble incontournablement véridique.

L’action du verbe de Dieu, même si elle laisse des traces visibles dans le monde, ne peut être limitée à ces traces et est nécessairement immensément plus « grande » que ce que l’on peut en apercevoir ou que l’idée que l’on peut s’en faire!

Comme Dieu est infini dans son essence et ses manifestations, il en est nécessairement de même pour la nature et les actions de son Fils.

Par amour et miséricorde pour notre condition, Dieu s’est incarné au travers de Jésus Christ dans l’infiniment petit, dans une humble vie humaine, au sein d’un modeste peuple, auprès de quelques brebis égarées.

En symétrie inverse à son absolue royauté, gloire et puissance, Dieu à choisi de prendre forme non comme l’un des grands et forts de ce monde, mais sous la condition d’un tendre agneau soumis, jusqu’à se laisser sacrifier par amour pour les siens.

Jésus, à qui était offert (par le malin) le pouvoir de devenir le souverain de l’ensemble du monde, a choisi l’extrême humilité et modestie d’accomplir en tout point la volonté de son Père, pour l’amour et la gloire de celui-ci. Ce minuscule règne d’à peine trois années terrestres, entouré de quelques fragiles disciples choisis parmi les plus démunis et pêcheurs, cachait nécessairement quelque chose de beaucoup plus grand, grandeur qui s’est effectivement révélée par la suite.

Comme le Seigneur nous l’a confié, le royaume de Dieu est « semblable à un grain de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »  Marc 4.30-32

Nous avons vécu concrètement cette immensité qui se révèle à partir du plus petit, au fil de la lecture de l’Évangile de Saint-Jean, au cours de la dernière année. Souvent quelques mots se sont révélés d’une richesse de sens inépuisable une fois que ces mots ont été semés dans le terreau de nos cœurs.

Les Évangiles contiennent certainement tout ce qui est nécessaire pour que le fidèle soit atteint par la Parole et que fleurisse sa véritable grandeur d’âme et de cœur. Ceci dit, ce qui est relaté dans le texte ne constitue sans doute que la toute petite partie visible de ce qui s’est passé dans tout l’univers lorsque la mort a été vaincue au travers de l’incarnation, de la vie, de la crucifixion, de l’ensevelissement et de la résurrection de Jésus.

De la même façon que les vagues visibles à la surface de la mer cachent des profondeurs océaniques insoupçonnées,

Ce que confirme le disciple que Jésus aimait quand il nous souffle à l’oreille que Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses, et que si on les écrivait une à une le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

Merci Saint-Jean de me rappeler le fait que je ne vois qu’une infime partie de la vérité, et particulièrement à chaque fois que je suis tenté de me faire une idée réductrice de la vie de Jésus.

Nénuphar

______

Pour télédécharger le fichier PDF afin de lire le texte plus aisément, de le partager à d’autres, de le sauvegarder ou de l’imprimer, cliquer le lien ci-dessous :

140803-m-aimes-tu

Venez manger

venez-manger-1200

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 21, de 1 à 14

 

Après cela, Jésus se manifesta de nouveau aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Simon-Pierre, Thomas appelé Didyme, Nathanaël, qui était de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres de ses disciples se trouvaient ensemble.
Simon-Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui dirent : « Nous y allons, nous aussi, avec toi. » Ils sortirent donc et montèrent dans la barque; mais ils ne prirent rien cette nuit-là.
Le matin venu, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger? » Ils lui répondirent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il mit son vêtement, car il était nu, et se jeta dans la mer.
Les autres disciples revinrent avec la barque, en tirant le filet plein de poissons; Ils n’étaient pas bien loin de la rive, à deux cents coudées environ.
Une fois descendus à terre, ils virent un feu de braise sur lequel on avait disposé du poisson et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » 
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se déchira pas.
 Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu? » Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche, il prend le pain et le leur donne; il fit de même du poisson.
Ce fut la troisième fois que Jésus se manifesta à ses disciples depuis qu’il avait ressuscité d’entre morts.

______

COMMENTAIRES

22-il-est-la

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Sur nos rivages, où le quotidien nous dépose, le Seigneur nous attend aussi au cœur de nos occupations ordinaires.  Il est là.  Lorsque par l’Esprit, notre regard intérieur s’illumine, nous Le reconnaissons dans ces visages étrangers où se cache sa présence.  Encore faut-il consentir, avec confiance, aux passages vers les autres, vers Dieu, vers soi.  Et, oser l’écoute d’une parole de Dieu au creux de nos déceptions.

Fernande

Les disciples savaient que celui qui était devant eux était Jésus. Plusieurs fois dans ma vie j’ai senti comme une vérité, sans le moindre doute que ce qui se passe est telle ou telle chose. C’est magnifique se mettre à l’écoute d’autres choses que d’être à l’écoute de notre mental ou logique!!!

Rosa

 

 » Ils n’étaient pas bien loin de la rive, à deux coudés à peu près.  »  Jésus se tient sur le rivage de ma vie pour me dire, avance, va à la pêche, tout ce que tu attends de la vie est là . Mais Seigneur tu connais mon impatience et mes peurs, le monde c’est comme la mer dans son immensité, son calme, son agitation, pour ne pas dire ses tsunamis, encore faut- il avoir le courage du premier coup de rame, pour la petite barque que je suis. De m’éloigner de la sécurité de la rive et aller côtoyer de gros bateaux qui semblent naviguer dans le bonheur, puisque la pêche leur à été fructueuse, en serais-je capable?  La vague viendrait  frapper ma frêle embarcation comme pour me pousser en eau profonde et me dire : le Seigneur y pourvoira et tu pourras toi aussi allumer le feu.  Mariette, jette ton vieux filet troué par les combats de la vie, jette le encore à droite de ta barque tu seras surprise, il y a encore de bons poissons pour toi. Dans la bible, le poisson symbolise la nourriture, la vie. Père, à ton tour, jette un regard bienveillant sur la petite barque qui essaie de pêcher en haute mer par amour de ton Fils…

Mariette     

 

Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.

Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase m’a toujours laissée sceptique.. Non pas parce qu’ils ont trouvé du poisson à droite. Ça me surprend plutôt comment les apôtres ont tout de suite accepté l’invitation d’un étranger à lancer leur filet à droite de la barque, après toute une nuit de pêche infructueuse ! Est-ce la fatigue? Est-ce culturel?

Peu importe. J’admire tellement cette foi, tel le petit enfant qui obéit, et ose essayer encore et encore, sans rechigner… Croyant au possible, même au-delà de toute logique. Seigneur, donne-moi de plonger les yeux fermés dans l’inconnu. Croyant que tu es présent à chaque tournant, et que oui, même mes filets vides après de durs labeurs ne peuvent rien révéler de la grandeur et de l’ampleur du mystère de ton Amour ! Et merci de me donner de rapporter des filets débordants, et de venir manger avec toi.

Solane

«C’est le Seigneur !» Ce cri, jaillit en plein centre de la nostalgie qui règne parmi les disciples, est proféré par «le disciple que Jésus aimait», Jean, entièrement contenu par le cœur de Jésus. Jean, sentinelle des pieds à la tête, celui qui adore le Seigneur exclusivement et demeure dans l’amour infiniment.
«C’est le Seigneur!» Aussitôt, Pierre, le champion de la nostalgie, se jette à l’eau sans attendre.  Autour de lui sûrement le dormeur s’éveille, le distrait se retourne, le penseur entend……….

Depuis sa résurrection, Jésus ne se fait reconnaître que par ses disciples mais quand il n’est pas là ils sont désœuvrés. Revenus à leur métier de pêcheurs, leur filet demeure vide tant que Jésus ne les conseille pas et ils ne sont rassasiés que par ce qui leur est servi par Lui. Il va falloir que le Seigneur les quitte pour leur envoyer l’autre Paraclet qui les fera œuvrer.

Cette pauvreté qui a été conférée aux disciples n’est-elle pas celle que nous espérons, nous aussi, offrir à la venue du Seigneur ? Qui peut, de lui-même, ne rien retenir pour soi ?

Pierrette

22-venez-manger

Ce qui m’émerveille, c’est que cette troisième et dernière apparition de Jésus aux apôtres dans l’Évangile de Saint-Jean est toute simple. Elle se fait entièrement autour du thème de la nourriture et de l’amour.

Tellement loin des dernières paroles que l’on pourrait s’attendre d’un maître ou guide spirituel à l’égard de ses disciples. On aurait pu croire qu’il leur donnerait quelques conseils, des paroles inspirantes ou encore un dernier rappel de l’essentiel de son enseignement.

Aucunement, dans son autre dimension il se contente seulement de s’enquérir s’ils ont à manger, il leur indique où tendre leur filet et ensuite il les invite à manger. À l’heure de remonter vers le Père, Jésus agit lui-même comme un père débordant d’amour.

Il les appelle « mes enfants », et il leur dit : « Venez manger ».

Tout est accompli, Jésus est devenu lui-même nourriture, pain et vin, et il donne à manger, se donne à manger.

«  Venez manger », tout le monde est invité à la table du Seigneur.

Nénuphar

 22-oh-jesus

Cette scène de la pêche est surprenante. « Le matin venu, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. » Quand le miracle se produisit, le disciple que Jésus aimait a reconnu le Seigneur. Il les a invité à manger et aucun des disciples n’osait lui demander « Qui es-tu? » parce qu’ils savaient que c’était le Seigneur. Ce texte est de toute beauté parce que la certitude des disciples vient de l’intérieur. Oui, il y a eu un miracle pour reconnaître un signe du Seigneur mais c’est du dedans qu’ils ont reconnu le Seigneur. Jésus était bien présent au milieu d’eux. Il ne s’attendait pas à être servi mais prit du pain et du poisson pour les donner à manger. Je veux bien croire que par ce geste Jésus a comblé leur cœur et leur faim par sa présence.

Aujourd’hui encore, Jésus se manifeste dans notre vie. Il est vraiment ressuscité et présent dans notre vie. Les miracles s’opèrent chaque jour et si nous ne sommes pas attentifs et conscients pour les voir nous passons à côté de Jésus sans Le reconnaître et sans entendre sa voix qui nous parle dans le quotidien de nos vies. En faisant la relecture de notre vie nous pouvons voir les empreintes du Seigneur. Jésus continue de se manifester dans notre vie.  Nous pouvons marquer le temps de sa présence et suivre les pas qu’Il a laissés quand Il nous portait dans nos moments de turbulences.

Oh! Jésus, mon amour, merci.
Merci pour ta présence au milieu de nous.
Merci de te révéler dans le quotidien de nos vies.
Rend-nous attentifs aux petits miracles de la vie.
Ne permet pas que nous passions à côté de Toi sans te voir.
Manifeste-toi dans nos communautés de vie et nos assemblées.
Ouvre bien grand nos cœurs, nos oreilles, nos yeux, nos mains
Pour t’accueillir à notre table, dans nos activités et nos corvées.
Allume-nous de l’intérieur pour que nous criions avec joie :
C’est le Seigneur!

Karine

 

Pourquoi les disciples ne reconnaissent-ils pas de façon évidente Jésus ressuscité?

Et même s’ils finissent par savoir que c’est lui à un certain moment, ils ne le reconnaissent pas nécessairement la fois suivante. Ils affirment pourtant que ce n’est pas un fantôme –  même s’il peut apparaître où bon lui semble sans qu’aucun mur ne lui fasse obstacle – et qu’il a un vrai corps qui lui permet de manger et d’être touché.

Qu’est-ce qui a changé en son corps depuis la résurrection?

Lorsque ses proches le reconnaissent, c’est habituellement avec le regard du cœur plutôt qu’avec les yeux de la tête.

Pourquoi est-ce précisément son corps devenu incorruptible qui est maintenant d’apparence inconstante, variable…? Est-ce justement parce qu’il est sorti du règne des apparences?

Avant, son corps défiait déjà les lois naturelles… ou du moins nos limites habituelles, mais il était reconnaissable en tant que Jésus de Nazareth, le fils de Marie et de Joseph… mais là, maintenant, c’est bien lui, et pourtant….

Je n’ai évidemment pas de réponse… mais il y a cependant une évidence :

Jésus ne peut plus être saisi par un regard tout extérieur qui enferme;

il ne peut être reconnu que par un regard qui ouvre sur la vérité qui est au-dedans de nous, au milieu de nous;

pour le voir tel qu’il est, il nous faut faire cet acte de foi qui implique une adhésion directe et totale à sa personne réelle;

son corps glorieux ne peut être enfermé dans une image qui fait appel à une idée ou à la mémoire;

on ne peut le reconnaitre une fois pour toute. C’est à chaque instant qu’il nous faut ouvrir ce regard du cœur qui seul le reconnait.

C’est seulement en Son Royaume qui n’est pas de ce monde – mais au cœur de notre monde – que nous pouvons rencontrer Jésus… à moins bien sûr qu’il le veuille autrement.

Michaël

______

Pour télédécharger le fichier PDF afin de lire le texte plus aisément, de le partager à d’autres, de le sauvegarder ou de l’imprimer, cliquer le lien ci-dessous :

140720-Venez-manger

Venez et vous verrez

venez-et-vous-verrez

Évangile selon Saint-Jean, premier chapitre, de 35 à 51

Le lendemain, Jean se trouvait encore là, avec deux de ses disciples.
Regardant Jésus qui passait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.
Jésus se retourna et, voyant qu’ils le suivaient, leur dit : « Que cherchez-vous? » Ils lui répondirent : « Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures-tu? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. Or c’était environ la dixième heure.
André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il va trouver d’abord son propre frère, Simon, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie (ce qui veut dire Christ). »
Il l’amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, fils de Jean; tu seras appelé Céphas (ce qui veut dire Pierre). »
Le lendemain, Jésus résolut d’aller en Galilée. Il trouve Philippe et lui dit : « Suis-moi. »
Philippe était de Bethsaïde, la ville d’André et de Pierre.
Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »
Nathanaël lui dit : « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon? » Philippe lui dit : « Viens et vois. »
Jésus vit venir vers lui Nathanaël, et dit en parlant de lui : « Voici vraiment un Israélite, en qui il n’y a nul artifice. »
Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu? » Jésus lui répond : « Avant même que Philippe ne t’appelât, alors que tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
Nathanaël reprit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. »
Jésus lui répondit : « Parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier, tu crois. Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajouta : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

            ______ 

COMMENTAIRES

 

Cette Parole, m’incite à être plus à l’écoute du Seigneur à travers les événements et les personnes qui façonnent mon quotidien.

Rita

 

Pourquoi reprendre la lecture de ce texte, Jean 1, 35 à 51,
et ne pouvoir aller plus loin que les deux premiers versets?
Sans doute, le mystère d’une rencontre!
Le lendemain, Jean se tenait encore là…
Fixant les yeux sur Jésus qui passait…
Moi aussi, me tenir encore là devant la Parole
et fixer les yeux sur Jésus.
L’invitation d’un aujourd’hui, d’un lendemain.

Fernande

« De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bien  « , si je m’ajuste à cette interrogation,,, de Mariette peut il sortir quelque chose de bien ? Malgré ma pauvreté, oui Seigneur tu peux espérer en moi , je trébuche mais je me relève par ton Eucharistie ,voici l’Agneau de Dieu, je doute, mais l’ espérance  me soutien et me donne la force d’aller  plus loin, que c’est réconfortant . J’anticipe le jour ou je pourrai dire que je suis une chrétienne en qui il n’y   a aucun  artifice, et rajouter avec certitude , Seigneur  » tu est bien le fils de Joseph de Nazareth  » et merci de m’avoir remarqué sous le figuier ….Père je t’implore pour que la paix revienne dans le pays ou Jésus à grandi et visité . A ses apôtres il a dit  » venez et vous verrez  » à moi aussi il renouvelle cette affirmation …amen…

Mariette

Pour moi ce que le Christ veut dire que si nous le trouvons nous « comprendrons »… tout… Tout ce qui est écrit dans l’univers, le lien avec Dieu et avec tout ce qui est vivant, l’amour de Dieu qui vit dans chaque cellule vivante de sa création. Et que pour le trouver nous devons le chercher à l’intérieur de nous mêmes, dans nos cœurs, dans nos âmes. Christ est toujours avec nous, mais nous ne le voyons pas souvent car nous sommes trop occupés à écouter nos têtes qui n’arrêtent pas de parler!!! Nous sommes trop occupés avec les ordinateurs ou cellulaires ou en acquérant des produits qui feront du bien à nos corps. Nous oublions que la réponse au bien-être se trouve à l’intérieur de nous mêmes et pas à l’extérieur.

Rosa

L’Évangile de Jean, souvent nommée Évangile de la Lumière me touche toujours profondément….Jésus invite…ne force pas…respectueux de ma liberté me demande ; Venez et Voyez, aller vers Lui, voir Qui Il Est et connaitre son Amour.
Quel délice pour qui a faim et soif de justice, pour qui a besoin de reconnaissance et d’acception….l’Évangile de Jean parle au cœur de l’humain et qui va et voit Le rencontre ! Gloire à Dieu pour Jésus Christ son Fils Notre Seigneur dans Son Esprit Saint !
Alléluia !

Rachel

 

 « Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures-tu? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » 

La poule ou l’oeuf? Trop souvent, j’ai besoin de voir avant d’aller, avant de croire… et pourtant…

Merci tellement, Seigneur, de nous donner la recette, de nous indiquer le chemin vers la Vie !

Chaque fois que j’ose dépasser mes peurs, plonger même sans voir, ou savoir où ça me mène,  je donne une chance à la Vie d’éclore en moi, de circuler, et de fleurir !

Et c’est fou comme c’est facile de l’oublier… et de revenir toujours à ce «besoin» de voir avant d’aller. Seigneur, donne-moi d’encore et encore, et toujours oser faire ce pas, même dans le doute et la noirceur, confiante que la Vie ne se trouve pas dans ce que je perçois, mais dans chaque pas , chaque regard, chaque sourire offert, derrière ou devant chaque peur que je dépasse.

Solane

« Venez, et vous verrez » , l’obéissance à cette première parole ordonnatrice, proférée par Jésus au tout début de son enseignement, va se révéler quotidiennement indispensable. Sans ce premier commandement, comment pourrions-nous obéir à ces deux autres : « Ne jugez point » et « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » ?

Combien de fois, faute de nous approcher, n’avons-nous pas jugé, classé, étiqueté un ami, un ennemi, un enfant, un parent, une oeuvre, l’Église, une tradition étrangère, une situation, un gouvernement etc…

Si Nathanaël était resté assis dans son objection :  « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon? »,  et n’avait pas suivi Philippe, aurait-il pu dire plus tard à Jésus: « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » ?

« Venez, et vous verrez« , ayant vu, vous ne pourrez plus juger, ne pouvant plus juger, la porte de l’amour s’ouvrira et l’amour seul dirigera la pensée, la parole et l’action.

Seigneur, délivre-nous de nos mécanismes de défense, d’arrêt, d’arrogance. Sois celui qui nous approche les uns des autres car cela même, nous ne pouvons pas le faire sans toi.

Tête de linotte

Comment se lasser de ressentir le grand élan de confiance et d’espérance qui se produit dès lors que, ayant regardé Jésus qui passe, Jean-Baptiste prononce clairement
ces mots : « Voici l’agneau de Dieu » !  Parole solennelle qui ouvre l’accès à la voix de Jésus en mettant fin à celle de Jean-Baptiste le Précurseur.

Aussitôt les deux disciples qui accompagnent Jean-Baptiste, sans la moindre hésitation, se mettent en route. Ils suivent Jésus. On peut imaginer la joie de Jean-Baptiste.

Jésus se retourne :
– Que cherchez-vous »?
– « Rabbi, où demeurez-vous » ?
– « Venez et vous verrez »

Ils viennent, ils voient, en eux la surabondance de la joie est telle qu’André, l’un des deux, rencontrant son frère lui affirme « Nous avons trouvé le Messie » et l’amène à Jésus. Ainsi commence la grande floraison des disciples de Jésus. Philippe est appelé par Jésus lui-même et Nathanaël par Philippe. Nathanaël émet un doute devant Philippe mais devant Jésus il se voit connu, il croit, et nomme Jésus : Fils de Dieu.

Par la voix de Jean-Baptiste : « Voici l’agneau de Dieu », l’Esprit saint a sonné l’heure du Messie.

 

Pierrette

De ce passage, voilà ce que je retiens et comprends :

Cette fois-ci, Jean ne témoigne plus seulement pour le monde en général, mais il témoigne de L’Agneau de Dieu devant ses propres disciples; il Le désigne pour chacun de nous, non pour nous commander,  ou même nous inviter à suivre Jésus, mais pour nous donner la liberté de Le reconnaître  nous-mêmes, de cette reconnaissance qui transforme une vie. Pour nous tous, Jean est transition, passation entre l’ancien et le nouveau testament, entre le monde des prophètes et celui du Messie, entre le monde de la Loi et le monde de l’Amour Incarné, entre le monde du Père invisible, innommable, et celui du Fils… Fils de Dieu mais aussi Fils de l’Homme.

À tous ceux qui essaient de Le suivre, Jésus demande : « Que cherchez-vous? », et à ceux qui Le cherchent en vérité, Il invite à sa suite : « Venez et vous verrez. » Car nul ne peut Le voir véritablement – comme Il est, là où Il « demeure » – sans Le suivre.

Ceux qui L’ont alors vraiment « trouvé » –  lui le Messie, le Christ – ne peuvent faire autrement que de vouloir transmettre leur joie à d’autres et de les inviter à Le rencontrer aussi… comme André avec son frère Simon, ou Philippe avec Nathanaël.

Et à tous ceux-là qui vont à sa rencontre, Jésus se révèle en particulier… révélant chacun à son unicité et à son charisme.

Michaël

Ce qui me touche en particulier dans cet extrait, c’est le « Venez et vous verrez ».

Lorsque les deux disciples de Jean-Baptiste demandent « Où demeurez-vous » à celui dont ils viennent d’apprendre qu’il est l’agneau de Dieu, Jésus répond : « Venez et vous verrez ».

Jésus ne répond pas qu’il demeure dans tel lieu ou tel village, l’agneau de Dieu ne répond pas qu’il a les cieux pour demeure, il répond : « Venez et vous verrez ». Le Christ signifie ainsi que pour voir et entrer en sa demeure, il nous faut d’abord venir à lui.

Sans actualiser le geste d’aller vers lui, il nous est impossible de voir d’où il vient, comme il est impossible de découvrir l’intérieur d’une maison sans y entrer.

Essayer de voir et d’évaluer le chemin que Jésus nous indique, sans s’y engager, serait aussi vain que de vouloir se faire une idée de Rome tout en visitant New-York.

Ensuite, ayant rencontré Philippe en Galilée, Jésus résume encore de façon plus concise son invitation : « Suis-moi », invitation qui demeure et demeurera toujours l’une des premières invitations du Christ. Philippe, ayant suivi Jésus, relaye par la suite la même invitation à Nathanaël qui se questionne sur le lieu d’origine du Christ, en lui répondant : « Viens et vois. »

Après s’être reconnu pêcheur et avoir été lavé dans les eaux du baptême, la personne qui aspire à connaitre le Christ est d’abord appelé à suivre Jésus, le suivant il verra effectivement « le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l’homme. »

Nénuphar

C’est en entendant Jean dire « voici l’Agneau de Dieu » que André et Simon-Pierre décident de suivre Jésus. C’est leur confiance en Jean qui leur a permis de reconnaitre en Jésus le messie qu’ils attendaient. Philippe et Nathanaël entendent directement l’appel de Jésus et le suivent aussitôt. La foi et la reconnaissance de Nathanaël fait dire à Jésus « Parce que je t’ai dit : Je t’ai vu sous le figuier, tu crois ! Tu verras de plus grandes choses que celle-là. » Je lis dans ce texte d’évangile que Jésus nous appelle constamment. D’ailleurs, qui pouvons-nous suivre si ce n’est Jésus? La seule véritable force motivatrice est Jésus. Il nous appelle et nous invite à le suivre en laissant tout derrière nous et en Lui faisant entièrement confiance. Il est le chemin, donc le seul qui puisse nous appeler véritablement. Le reste de nos vies n’est qu’agitation, Lui seul peut nous inviter à en sortir, à vraiment prendre la route en dehors de nos habitudes. Il nous invite dans son Royaume, il nous promet d’être témoin de la Vérité car il dit:

« En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez désormais le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l’homme. »

 

Mariette-Renée

 

« Que cherchez-vous? »dit Jésus aux disciples de Jean. Ils lui répondirent : « Maître, où demeures-tu? » Jésus leur dit : « Venez, et vous verrez. »  Ils restèrent auprès de Jésus ce jour-là.  Ce passage d’évangile est intéressant parce que ceux qui ont côtoyé Jésus ont fait une expérience qui a changé leur vie. Simon témoigne : « Nous avons trouvé le Messie. » Jésus appelle Philippe et lui dit : « Viens et vois. » Lui aussi témoigne : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Les nouveaux disciples de Jésus partagent la Bonne Nouvelle aux autres et les invitent à faire route avec Jésus. Jésus a transformé leur curiosité terrestre en une curiosité céleste. Jésus a comblé leur quête spirituelle et leur soif intérieure. Jésus nous fait signe aujourd’hui. Il nous appelle à Le suivre.  Recherchons nous les réalités d’en haut ou celles de la terre ?  Prenons le temps de demeurer avec Jésus dans le silence. Laissons tomber nos préjugés comme Nathanaël et écoutons Sa voix au fond de notre cœur et dans nos frères et sœurs : « Que cherchez-vous? »,  « Venez et vous verrez. », « Suis-moi. »

Que cherchez-vous?

 

  • Mon Seigneur et mon Dieu,

Moi et mes frères et sœurs cherchent la paix du cœur et de l’esprit.
Nous cherchons la paix  que le monde ne peut donner.

 

  • Femme de l’univers

Réjouis-toi!
Je suis le chemin, la vérité et la vie. C’est ma paix que je vous donne.
Soyez des enfants de lumière et que ma paix et ma joie vous habitent.

 

Maître, où demeures-tu?

  • Mon royaume n’est pas de ce monde. 

Ne soyez pas attaché aux biens de la terre.
Ne vous inquiétez pas au sujet du vêtement
Du boire et du manger.
otre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Ne vous inquiétez pas du lendemain.
Cherchez d’abord le royaume de justice et de paix. (Mat 6, 24-34)

Venez et vous verrez.

  • Demeurez en moi et je demeurerai en vous.

Si  vous gardez mes commandements vous demeurerez dans mon amour. (Jn 15, 7-11)

 

Toi, suis-moi.

  • Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur,

de toute ton âme et de toute ta pensée.
Tu aimeras ton prochain comme je vous ai aimés.

 Seigneur et mon Dieu,
Tu es Celui que mon cœur désire.
Celui qui me comble de paix et de joie.
Mon bonheur c’est de t’aimer plus que tout et
De t’aimer dans le service de mes frères et sœurs.
Garde mes pas dans Tes pas et
Sois ma lumière et mon salut.

Karine