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« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. » (Jn 15, 1-8)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 15, 1-8

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne,
et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ;
tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant,
pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment
ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus,
si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne,
et vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi
et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père,
c’est que vous portiez beaucoup de fruit
et que vous soyez pour moi des disciples. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

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Le printemps nous rappelle l’unique condition pour que les bourgeons éclatent : demeurer sur la branche.

Cette branche, ô Jésus, c’est toi, le vivant, le Christ au cœur de mon cœur, mystère d’intimité et de communion d’où jaillit le don de ma vie pour les autres.

Fernande

À vrai dire je ne peux rien sans Lui.

Et je ne suis rien sans Lui.

C’est Lui qui me donne vie, qui me ranime, qui me vivifie, qui me nourrit, qui me donne la direction, c’est Lui qui m’insuffle compassion et miséricorde, et surtout c’est par Lui et seulement par Lui que j’aime.

Enfin, c’est uniquement en Lui, avec Lui et pour Lui que le fruit prend forme.

Signé : un tout petit sarment de la Vigne du Seigneur

Nénuphar

Seigneur, je reconnais que je suis comme un sarment qui ne peut vivre s’il n’est solidement branché à ta vigne, à ton corps…

Je reconnais que je ne peux  porter du fruit par moi-même, mais seulement s’il vient de ta vie qui circule en chacun de nous…

Je reconnais pleinement que je me dessèche aussitôt que je me ferme à toi…

Alors je t’en prie, du fond du cœur je te le demande, garde-nous bien branchés à ton corps, ouverts à la circulation de ton sang, et s’il te plait que nous portions ton fruit, fais- nous œuvrer à ton œuvre!

Amen

Michaël

« … tout sarment qui porte du fruit,

il le purifie en le taillant pour qu’il en porte davantage… »

Purifier, c’est enlever tout ce qui n’est pas essentiel…

« Purifier en taillant », c’est séparer l’humain d’avec l’image qu’il a de lui-même, afin qu’en jaillisse une vérité tout autre que celle qu’il pourrait concevoir.

Le Fils de la Vie est un orfèvre, il taille jusqu’à la fine pointe l’âme disponible et ouverte, afin de la rendre semblable à Lui, et qu’elle porte « un fruit qui demeure ».

Les martyrs de tout temps ne vivent-ils pas « en accéléré » ce processus se déroulant au fil des jours et des années dans un cœur qui se laisse transformer?

Marie-Hélène 

sarment-2Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.

Tellement pas facile de demeurer en Toi Seigneur !

Toujours, à chaque instant, un tourbillon nous attend au détour : préoccupations, idées, liste de choses à faire, toutes les plus importantes et les plus pressantes les unes que les autres ! Ce tourbillon balaie tout au passage, même Tes paroles, que j’aimerais bien garder en moi.

Comment demeurer dans Ta paix, et la rayonner, même au cœur de la tourmente ?

Stp Seigneur, donne-moi, donne-nous de demeurer en toi et de porter beaucoup de fruits !

Et d’être tes disciples.

Solane

 » CE QUI FAIT LA GLOIRE DE MON PÈRE, C’EST QUE VOUS DONNIEZ BEAUCOUP DE FRUITS  »

jesus-mainOn prend une vigne en exemple à cause de son fruit, symbole de ce qui s’en vient en vue du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Pour donner beaucoup de fruits une vigne à besoin de prendre solidement pied pour se tenir debout .Si on jette un regard sur la vie de Jésus, on voit bien que ses pieds sont de toute évidence ce qui l’a conduit d’un village à l’autre;  déjà il laissait la trace d’une vigne à surveiller pour en attendre les fruits. En route parfois Il secouait ses pieds, sûrement pour ne pas transporter inutilement une lourdeur. Il me fait comprendre que les pieds doivent être libres pour travailler à sa  vigne et être branchés à Lui.

On se rappelle le lavement des pieds de ses apôtres, quelle délicatesse pour confirmer leur mission : « Tout sarment qui donne du fruit, Il le nettoie pour qu’il en donne davantage. » Tu me dis que les sarments secs sont jetés dehors et on les brûle. Oui, Seigneur, il y a de la sécheresse dans ma vigne, les feuilles tombent comme  l’aridité de mes prières… J’aimerais tellement te servir mon nouveau vin dans la joie, l’amour et le partage.

MES PIEDS LAISSERONT-ILS UNE TRACE ?…. ME RECONNAITRONT-ILS COMME DISCIPLES DE LA VIGNE DE JÉSUS  …….

Mariette

sarmentsCe passage de l’évangile de Jean nous révèle le degré d’intimité que Jésus veut avoir avec chacun de ses disciples. Jésus invite ses disciples à entrer en communion avec Lui, à demeurer en Lui pour porter beaucoup de fruit.  Il  leur dit: « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments… Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche.» Dans la logique du monde moderne, l’être humain doit être laissé à lui-même pour gérer tout seul sa vie en dehors du plan divin. En atrophiant l’être spirituel, les hommes et les femmes de notre temps se créent un grand vide intérieur et se dessèchent parce qu’ils pensent assouvir leur soif de bonheur que par des besoins terrestres. En dehors du Dieu de la Vie nous sommes comme les sarments qui ne portent pas de fruit parce que nous sommes  coupés de la Source qui donne Vie à toute chose. Sommes-nous branchés à la vraie source de vie? Dans le langage techno, les jeunes se disent branchés 24h/24 parce qu’ils dorment avec leur gadget. En informatique nous  savons que si nous ne sommes pas branchés sur le bon serveur nous ne pouvons pas accéder à aucune information pour bien gérer nos fichiers. Il en est de même pour nous chrétiens dans le domaine spirituel. Si nous embrassons la logique du monde et si nous ne sommes pas branchés 24h/24 sur Jésus qui est la Source de vie, nous devenons comme une terre asséchée et aride. En suivant la logique du monde nous nous enlisons dans nos divisions et nos laideurs qui entrainent la mort sur notre passage. Par contre si nous suivons la logique de Dieu qui est Amour et qui donne le vrai bonheur à ses enfants,  notre aveuglement s’estompe. Si nous restons  branchés sur Jésus qui nous a rachetés de la mort spirituelle et qui nous donne sa paix et sa joie et si nous faisons confiance à l’Esprit-Saint qui éclaire nos chemins ténébreux, notre âme s’élèvera à la grandeur du cœur de Dieu pour donner la vie en abondance.

Seigneur Jésus, Toi la source de vie,
Saisis-nous de Ta lumière.
Ne permets pas que les escadrons de la mort
Nous entrainent dans notre laideur.
Aide-nous à demeurer en ton Amour.

Seigneur Jésus, Toi, notre arbre de vie,
Garde-nous branchés à l’Esprit créateur de l’univers.
Fais que cette énergie d’amour,  de paix et de miséricorde
Nous propulse vers nos frères et sœurs afin de faire advenir
Ton règne de justice et de vie abondante.

Karine

jesus-visageSeigneur, si tu ne demeurais pas déjà en moi, le désir de ta compagnie pourrait-il m’habiter sans cesse tandis que, discrètement, sans dire un mot, tu observes mes allées et venues hors de ta demeure ? Combien de fois encore, irai-je te chercher où tu n’es pas, sans que s’épuise ta patience ni ton respect de la liberté accordée aux hommes ?

« Demeurez en moi, comme moi en vous. » Je te prie, Seigneur de graver en mon cœur ce commandement à fin qu’aucun de mes prétendants au pouvoir ne puisse me convaincre de non-obéissance. Hors de toi toute vertu se pervertit, délivre-moi de toute volonté qui ne soit pas la tienne. Hors de toi, tristesse et stérilité sans fin, mais n’est-ce pas toi qui crée la nostalgie du Royaume céleste dès que le temps est venu pour qu’elle soit bénéfique ?

« Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples », Fait donc de nous tes disciples, ceux qui ne parlent et n’agissent qu’en Ton Nom, ceux qui ne voient rien nulle part sauf Dieu dans tous les états qu’Il Lui plaît de nous montrer. Fait de nous tes messagers du fol Amour, ceux qui ne craignent ni les larmes, ni la joie, ni le silence.

Pierrette

 

 

« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18))

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Illustration inspirée de peintures traditionnelles

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, chapitre 10, 11-18

En ce temps-là,
Jésus déclara :
« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,
qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,
les brebis ne sont pas à lui :
s’il voit venir le loup,
il abandonne les brebis et s’enfuit ;
le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire,
et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis,
et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît,
et que je connais le Père ;
et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis,
qui ne sont pas de cet enclos :
celles-là aussi, il faut que je les conduise.
Elles écouteront ma voix :
il y aura un seul troupeau
et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime :
parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever :
je la donne de moi-même.
J’ai le pouvoir de la donner,
j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :
voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

« Voici pourquoi le Père m’aime :
parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever :
je la donne de moi-même. »

Quelle liberté infinie sans cesse à l’œuvre chez le Fils de la Vie… Liberté à l’œuvre aussi chez toute personne qui devient brebis du Bon Pasteur… Lui dont nul ne prend la vie puisqu’Il l’a donnée de lui-même: Il nous invite à Le suivre sur ce chemin du Don qui rend libre et que nul ne peut nous enlever.

Marie-Hélène 

Plusieurs choses m’interpellent dans ce passage.

D’abord, c’est si bon de relire qu’aucun loup (donc aucune épreuve, blessure, tempête ou faute) ne pourra faire peur à mon berger !

Ça me touche que mon berger donne sa vie pour moi, sa petite brebis fragile.

Me frappe aussi aujourd’hui : « je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau ».

brebis-2C’est tellement mystérieux, pour nous, à cette époque, comment le don total de soi peut conduire autre part qu’à la mort (à tout le moins celle de l’ego)! Ce que Tu nous enseignes, Seigneur, par le don de Ta vie, est tellement révolutionnaire, et vient complètement chambouler toute logique: c’est en donnant, et même en se donnant qu’on reçoit! Ça me rappelle la prière de saint François d’Assise.

De tout cœur, merci Seigneur d’être mon berger! Stp, donne-moi le courage et la force de me donner sans compter, confiante que c’est le chemin vers la Vie en abondance !

Solane

« S’IL VOIT VENIR LE LOUP, IL ABANDONNE LES BREBIS ET S’ENFUIT; LE LOUP S’EN EMPARE ET LES DISPERSE. »

Bien moi, j’ai peur des loups. À ce qu’on dit ce sont des carnivores, ils aiment la chair et abattent leurs proies pour se nourrir.

Mais le loup mentionné dans cette lecture peut être vu différemment et être aussi dangereux. Il y a mes loups intérieurs, ceux qui mangent toutes les connaissances que j’ai acquises sur la vie de Jésus en semant le doute; il y a le loup du jugement qui est nourri par ce que je lui mets sous la dent –  « le petit chaperon rouge »  rougirait de sa galette. Le loup de la culpabilité vient saboter tout ce que j’avais acquis de paix, de joie, dans mon quotidien. Et encore le loup de la comparaison qui m’amène beaucoup de déceptions et me rend envieuse, et alors j’hésite à pousser mes énergies à sauver mes brebis.

Cependant je pense bien que mes brebis ont encore confiance en moi, elles voient ma faiblesse, mais aussi ma grande générosité. Elles aussi se permettent de sortir pour vérifier leur sécurité, elles m’aident à partager la confiance et se voient dignes de  revenir débordantes  de désirs, de projets et de confiance. Seigneur, prends mes brebis sur tes épaules, console-les et fortifie-les par l’assurance que TU ES LE BON PASTEUR ….

Mariette

Seigneur, je t’en prie, toi notre bon pasteur, notre vrai berger…

Conduis-nous toujours toi-même, et ne nous  laisse pas suivre un faux berger.

Fais-toi connaitre et reconnaître malgré notre aveuglement.

Fais-nous entendre et écouter ta voix malgré notre surdité.

Et par la vie que tu donnes pour nous, donne-nous de nous donner entièrement par toi, avec toi et en toi.

Amen

Michaël

….

brebis-jesusJésus est le bon berger, le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Il connait ses brebis et ses brebis Le connaissent comme lui connait le Père et le Père le connait. Ses brebis savent qu’Il est dans le Père et le Père est en Lui et qu’Il est Amour et miséricordieux. Elles reconnaissent sa voix et Le suivent par amour. Les brebis font confiance au bon berger parce qu’elles savent qu’Il part à leur recherche et sera toujours là pour les accueillir après avoir fait fausse route dans les vallées de la mort. De plus, Jésus donne sa vie pour les autres brebis qui sont en dehors de son enclos parce qu’Il veut aussi les sauver de la mort. Il veut les sauver de tout ce qui enferme l’homme et la femme dans un carcan, dans une spirale de mort qui empêche l’être humain de resplendir dans sa dignité de fils et fille de Dieu. Jésus a la certitude que les brebis qui sont en recherche de leur route et qui ont soif d’amour, de justice et de paix écouteront sa voix qui ne rejoint que le cœur. Ce passage de Jean remet l’être humain au centre de la mission de Jésus. Il est envoyé par son Père pour nous faire goûter l’amour incommensurable de Dieu et sa miséricorde. Jésus est inclusif parce qu’Il veut que tous aient la vie en abondance comme l’a voulu son Père, notre Père. Il va jusqu’au bout de l’Amour pour nous rassembler en un seul corps et un seul esprit. Jésus entre dans la logique du Père qui ne veut perdre aucun de ses enfants parce qu’il y a un seul troupeau et un seul pasteur. Tous ceux et celles qui reconnaissent en Jésus le Fils de Dieu et qui écoutent sa voix entrent en communion avec le Père, le Fils et l’Esprit. Ceux et celles qui ont fait une expérience avec le Christ ressuscité connaissent le Père pour sa bonté divine et Le remercient d’avoir envoyé son Fils pour nous délivrer de la mort spirituelle qui n’est autre qu’une rupture du lien d’amour qui nous unit au Père et à  l’Univers visible et invisible.

Jésus, Toi le bon berger,
Tu as donné ta vie pour nous ramener au bercail de l’Amour.
Merci Jésus pour la gratuité de ton amour.
Ne permets pas que les mercenaires de notre monde viennent
Nous détourner de ton regard d’amour et miséricordieux.

Jésus, Toi le bon pasteur,
Ouvre grandes nos oreilles
Pour que nous puissions être à l’écoute de Ta Parole et
Reconnaître ta voix qui nous appelle à te suivre
Dans l’amour, la paix et la joie.

Karine

….

On sait que tout être humain porte en soi la crainte d’être abandonné. Heureusement, l’enfant qui reçoit les soins et l’affection dont il a besoin dès sa naissance peut bâtir assez de confiance en soi et en l’autre et s’affranchir du sentiment d’abandon.

brebis-1Pour nous dire à quel point il nous porte dans son cœur, Jésus se présente comme le bon pasteur qui n’abandonne jamais son troupeau.  À l’encontre du mercenaire prêt à s’enfuir devant le danger, le vrai berger reste au poste de garde, prêt à payer de sa propre vie pour sauver ses bêtes. Nous ne sommes jamais abandonnés. Quelle chance que les premiers disciples nous aient transmis ce visage de Jésus!

Il y a plus dans ce récit de Jean : Jésus « connaît » ses disciples comme le vrai berger connaît chacune de ses brebis. Qui n’aspire à être connu-e, compris-e de celui ou celle qu’on aime? C’est l’une des expériences humaines les plus comblantes d’être ainsi connu-e et reconnu-e pour qui je suis vraiment. Or les premières communautés qui se réunissaient au nom de Jésus attestent de cette parole fondatrice : « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent ».

J’entends aussi cette autre parole de Jésus : « Comme le Père me connaît et que je connais le Père… » Est-ce à dire que cette forme divine d’intimité, liée à la connaissance réciproque, serait aussi accessible entre Jésus et nous? Et accessible même à tous ceux et celles qui ne le connaissent pas encore, dont Jésus dit : « Il faut que les conduise… et elles écouteront ma voix »? Quelle perspective sans limite pour nourrir nos aspirations à l’amour et au don de soi dans la réciprocité!

Au-delà de toutes les voix qui sollicitent notre attention, arrêtons-nous en communauté pour mieux entendre et accueillir la voix du vrai Pasteur afin de mieux nous imprégner de sa connaissance et de son amour. Une écoute qui change la vie, sans doute, et nous rendra plus attentifs à celles et ceux qui, dans la vie ordinaire ou dans la détresse, espèrent être connus et reconnus à la manière du bon Pasteur.

Gisèle

….

Je sais que tu m’aimes. Moi qui était perdue, moi qui m’était complètement égarée sur des sentiers escarpés loin de tes chemins de berger, moi qui avait quitté depuis longtemps le troupeau, moi qui tremblante de peur me cachait dans les anfractuosités rocheuses, moi qui avait oublié jusqu’à ton existence.

Toi, tu t’es souvenu de moi, ou plutôt tu ne m’as jamais oubliée, me gardant sans cesse dans ton cœur. Tu n’as jamais cessé de me nourrir de ton amour, même si je me suis révoltée contre toi et tout le troupeau, voulant agir à ma guise et selon ma propre  boussole. Tu m’as tendrement laissé m’éloigner, respectueux de ma volonté, m’accordant toute la liberté que je réclamais. Plus encore, tu m’as accompagnée fidèlement sur les routes, veillant sur moi, prenant diverses formes pour me prévenir du danger, offrant la source à mon gosier desséché, la touffe d’herbe à mes entrailles affamées, et le répit lorsqu’à bout de force je m’écroulais sur le sol.

Mieux que quiconque, je sais la grandeur de ton amour. Dès le premier bêlement de détresse tu m’as entendue, tu as arrêté ton pas, tu as levé ton regard et tu as tendu l’oreille. Au second appel, tu t’es mis en marche. Et depuis tu n’as cessé de veiller, épiant le moindre signe de ma part, jusqu’à ce que tu me retrouves.

brebis-3Comment te dire l’immensité de ma reconnaissance ? En mon cœur je n’ai jamais cessé d’être la brebis qui tend de tout son être vers tes lèvres, vers le miel de ta parole, la frêle brebis qui repose sur ton propre cœur, à l’écoute de son battement réconfortant, ainsi que celle qui se repose sur ton épaule entre chaque gambade dans tes prés et pâturages.

Et pourtant je t’ai tenu tête comme un vieux bouc endurci, je t’ai délibérément tourné le dos, je t’ai trahi dans mes pensées et paroles, je me suis éloignée de toi et emprunté les sentiers de mort.

Dans ton océan d’amour, tu m’as déjà pardonné avant que je te le demande. Depuis je n’ose bouger, je garde ma tête dans la poussière à tes pieds, sachant que le loup n’est jamais loin, sachant que le mouton noir en moi n’attend qu’une seule pensée de ma part pour reprendre son bras de fer.

Quoi dire d’autre que je t’aime, …mais cela, c’est encore toi qui me l’as dit le premier!

Signé : ta brebis égarée

tel que rapporté par Nénuphar

 

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire

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Dessin inspiré d’illustrations médiévales

Lecture du dimanche 5 octobre 2014

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,33-43.

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage
Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. 
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. 
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. 
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils. ‘
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l’héritage ! ‘
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. 
Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » 
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d’autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. » 
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! 
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Voici ce qui monte en moi à la lecture de Mt 21, 33-43:
Dieu insuffla en moi son souffle et ce souffle retournera à Dieu qui me l’a donné.
Entre les deux, le moment des fruits de l’amour.

Fernande

« La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. »

Je crois bien que ce qui est vrai dans l’histoire universelle est aussi vrai dans ma petite histoire, dans mon petit monde intérieur…

Donc quelle est cette pierre que je rejette et qui devient par le fait même pierre angulaire?

Il me semble que ce que je rejette le plus, c’est la croix du Fils. Je voudrais l’Amour sans la croix. Cela revient à dire que moi aussi je veux garder les fruits de la vigne qui m’est confiée… et rejette ce qui vient me demander le vin de la vigne… mon sang… ma vie…

Cette croix que je rejette sans cesse devient pourtant – je ne sais par quel mystère –  ce qui rassemble en moi toutes les parties dispersées.

Michaël

 » IL RESPECTERONT MON FILS  » confiance illimitée de la part de Dieu, avoir égard à ce qu’il désire me faire comprendre qu’Il est la pierre d’angle, celui qui unit tous les hommes qui veuillent bien se mettre à l’œuvre du Seigneur. Mais le royaume de Dieu peut vous être enlevé pour le donner a un peuple qui produira du fruit…  Seigneur, suis-je de ce peuple choisi ? Planter une vigne dans mon cœur qui produira des fruits assez savoureux pour remplir l’espace des deux lignes de l’angle. Dans mon enfance, lorsque j’étais turbulente ma mère m’envoyait réfléchir dans un coin de la cuisine. Avait-elle saisi que c’est de ce point de vue …face à un coin de mur… en silence, qui serait donné l’occasion de comprendre  l’importance de l’angle du respect, de paix et d’amour à ma vigne familiale, par la présence de cette pierre qui appartient à Jésus…. Père, au nom de ton Fils Jésus, aide-moi à faire le joint nécessaire pour arriver au Royaume …

Mariette

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Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. »

La pierre rejetée,  me fait penser à cette autre Parole (tirée de 1Cor. 1,  26-29) :

Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. (26)
…….
ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; (28)

ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. (29)

Une foule de « choisis » comme ça  avec qui et par qui, Dieu peu passer pour travailler, ils n’ont pas le pédigrée, ni le cv, souvent méprisés, mais si ils sont pauvres d’eux mêmes,  ils sont riches de Lui, et c’est plus souvent Lui qui passe à travers eux.

Cela me rappelle encore ce verset:

Mais ce trésor, nous le portons comme dans des vases d’argile ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire appartient à Dieu et ne vient pas de nous. (2Cor. 4,7)

Sylvie

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La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire.

Je suis fascinée par cette parabole. Jésus nous dit que  le propriétaire planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit un tour de garde. Il la donna en fermage à des vignerons et partit en voyage. Le maître fait confiance à ses vignerons et leur laisse le champ libre pour faire fructifier sa vigne. Cette parabole me fait penser à l’histoire de la création où Dieu plaça l’homme et la femme dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder. Mais le malin est entré dans leur cœur parce qu’ils voulaient être comme Dieu et Le chasser de leur univers. Ils ont rompu l’alliance d’amour avec Dieu.  Il en est ainsi pour ces vignerons. Ils décidèrent de ne pas respecter leur contrat quand le maître de la vigne leur envoya ses serviteurs et son fils au moment de la récolte. Tout comme Adam et Ève, les vignerons ont rompu une alliance de confiance et d’amour. C’est la rupture totale. Ils n’ont plus besoin du maître de la vigne puisqu’ils se sont enrichis.  Au lieu de donner  au maître ce qui lui est dû et de montrer un peu de gratitude, ils démontrent au contraire une attitude de cupidité et d’avidité. Ils veulent tout garder sans qu’il y ait  possibilité de partage. La richesse les aveugle et les entraîne dans une mort spirituelle qui se traduit par la fermeture du cœur et un aveuglement à outrance. Que fera le maître à ces vignerons?

Jésus nous le rappelle à travers les écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux! En effet, la merveille est sous nos yeux parce que Jésus est bien la pierre angulaire, le sommet qui relie les deux plans d’un même monde : le plan matériel et le plan spirituel. Homme-Dieu, Il est à l’origine du monde et sa vision du monde révèle une réalité tout autre qui vient réveiller les consciences et les cœurs de ceux et celles qui se laissent toucher par sa présence et sa parole. Rejeté, humilié, sa mort ne sera pas vaine parce qu’Il ressuscitera dans  toute sa gloire. Tous ceux et celles qui sont humbles de cœur, reconnaîtront qu’Il est l’envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Jésus devient le chemin, la vérité et la vie. C’est Lui qui nous conduit au Père et nous réconcilie avec le maître de la vigne. Il nous ouvre à l’Amour et à la miséricorde de Dieu. Ressuscités avec Lui, nos yeux se sont ouverts et nous entrons par la grâce dans une nouvelle alliance d’Amour avec le Père, le Fils et l’Esprit. Jésus est la pierre angulaire qui illumine le monde.

Père très bon,
Dans ta gratuité, tu nous as tout donné.
Tu nous remets le monde entre les mains.
Délivre-nous de l’avidité, de la cupidité et
Aide-nous à bâtir ton royaume de justice et de paix.

Père très bon,
Dans ta bonté, tu nous as envoyé ton Fils Jésus.
Ouvre nos cœurs à sa Parole de Vie et
Donne-nous ton cœur universel et généreux.

Père très bon,
Dans ta miséricorde, tu nous as ramené vers ta lumière.
arde tes enfants dans l’humilité et la paix.

Karine

Pendant que les médias rapportent des échos de la persécution des chrétiens en plusieurs pays, je reçois cette parabole comme un avertissement. Il m’arrive de me comporter comme un possesseur tranquille d’un bien précieux sans chercher à le faire fructifier. J’oublie trop souvent que la foi que j’ai reçue m’est parvenue à travers des générations d’ancêtres croyants qui se sont souciés de la transmettre jusqu’à nous, au prix parfois de dures épreuves voire du martyre.

Jésus, le Christ, l’envoyé du Père a connu le rejet, la persécution et une mort horrible pour avoir voulu dire jusqu’à la fin une parole d’amour qu’il avait entendue du Père. C’est ainsi qu’il est devenu la pierre de fondation de toute une communauté de croyantes et de croyants édifiée au long des âges. Est-ce que  je ne laisse pas trop aux autres la mission de révéler au monde son nom et son amour? Je sais pourtant que son message peut cimenter la famille humaine dans le respect mutuel qui garantit la paix.

Je reconnais aujourd’hui que je devrais plus souvent rendre grâce avec les paroles mêmes du Psaume que les chefs des prêtres et les pharisiens avaient récité sans en comprendre la portée: « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux! »

Gisèle

Prend garde, Ô mon âme de ne pas te laisser séduire par l’esprit de convoitise des vignerons de cette parabole. Souviens-toi et demeure attachée au Seigneur du domaine plutôt qu’aux fruits de la vigne. Ne brigue pas le siège du Seigneur. S’il n’y a plus en toi aucun désir de demeurer attachée à Son œuvre, tu auras choisi la mort et le Seigneur respectera ton choix.
Prend garde, Ô mon âme, tu n’as qu’un seul Seigneur, Il ordonne tes désirs les plus contradictoires vers le bonheur qui n’as pas de fin. Si tu jettes son envoyé au dehors de la vigne qu’Il t’a confiée, sache que cette vigne périra pour renaître en prenant appui sur celui que tu as jeté dehors.

« Dieu fit la liberté, l’homme a fait l’esclavage » (Marie-Joseph Chénier)

Pierrette

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Seigneur, aide-moi, il est où en moi le « bâtisseur »? Où est-il celui qui croit savoir? Où se tient celui qui, à force d’études et d’érudition, prétend  savoir comment construire ton temple?  Où est-il celui à force de réflexion, à force d accumulation de connaissances, en finit par oublier de t’écouter, de te consulter et de te suivre docilement?

Où est-il celui qui s’accroche à l’ancien, qui repose sa tête avec arrogance sur les œuvres des hommes, et qui refuse de s’agenouiller devant le nouveau-né dans l’étable?

Où est-il ce « bâtisseur » qui, tellement fier d’être de ceux qui ont construit la grande cité des hommes, ne voit pas qu’il rejette la pierre d’angle, la pierre sans laquelle toute construction est appelée à s’effondrer tôt ou tard. Où est-il en moi celui qui s’appuie sur le tronc d’un arbre mort alors que bourgeonne le cep de la vigne de vie?

Seigneur, aide-moi à sortir de la cité des bâtisseurs, appelle-moi afin qu’à ta suite, j’accepte de fouler les terres arides et les déserts, de traverser les mers démontées et les villes hostiles. Ouvre mes oreilles afin que j’entende entièrement ton commandement d’amour, ouvre mon cœur pour je reconnaisse enfin, un par un et au gré de ton souffle, tes véritables enfants, ceux qui te sont fidèles sarments de vie, en toute liberté et par choix! Permets-moi de devenir pierre vivante de la seule véritable construction de vie, ton église, de me reconnaître comme membre indissociable de ton corps, de ce peuple sans frontières qui se rassemble autour de ton nom, de ces petits agneaux sans éclats auxquels tu ne cesses de confier la fructification de ton royaume!

Nénuphar 

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Les publicains et les prostituées vous précèdent…  

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Illustration inspirée d’une œuvre de James Jacques Joseph Tissot (1836-1902)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,28-32.

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne’.
Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas. ‘ Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.
Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur ! ‘ et il n’y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ». Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

2-appel-de-ton-amour

Quelle est la part en moi qui continue à dire : « Oui, Seigneur! » …mais dont le oui reste théorique?

Comme il est facile pour moi de dire en toute sincérité que je Lui donne ma vie et que je veux Lui obéir en tout et pour tout… mais qu’en est-il de la mise en pratique de mon engagement? Que reste-t-il de mon élan lorsque le vrai travail commence?

Seigneur, à l’appel de Ton Amour, je ne peux faire autrement que de te répondre : « Oui, me voilà! » mais je reconnais que je ne peux rien de moi-même, alors je t’en prie, que Ta Force et Ta Grâce vienne habiter ma faiblesse, que mon oui soit un oui constant, confiant, inconditionnel, afin de toujours accomplir Ta Volonté, en pratique et en vérité, quelle que soit Ta Volonté. Amen

Michaël

Comment se fait-il que les collecteurs d’impôt et les prostituées ont cru à la parole de St-Jean Baptiste alors que les chefs des prêtres et es anciens n’y ont pas cru? Peut-être parce que ceux qui se reconnaissent pécheurs croient davantage à la main qui vient secourir que ceux qui se croient justes? Se pourrait-il qu’à la limite, ces derniers ayant l’impression d’être dans le droit chemin et au-dessus de tout, ne voient même pas l’opportunité de cette main tendue? Seigneur, garde-moi humble et à l’abri de toute suffisance!

Nénuphar

Jésus disait  » un homme avait deux fils « , ça me fait penser que les deux fils se confrontent en moi tous les jours. Il y a le  fils du bien et fils du mal. Jésus me dit : « mon enfant, va travailler à ma vigne » et je fais comme si je ne l’avais pas entendu ou que ça ne m’intéresse pas, je trouve plusieurs raisons, mais en y réfléchissant bien je décide d’aller travailler à sa vigne. Parfois je dis oui spontanément mais je n’y vais pas, mille distractions sont au rendez-vous pour ignorer la demande de services qu’il juge bon pour croire à sa parole et me repentir de mes négligences. Parole égale engagement. Donner ma parole, c’est me tenir tout entier devant l’Autre et les autres pour dire tel sera mon chemin, telle sera ma fidélité. Vendre son âme est un genre de prostitution. Père au nom de ton Fils Jésus, viens me soutenir dans mon discernement et ma pauvreté …amen.

Mariette

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Comment ne pas se sentir faible, démuni, à la lecture de ce passage de l’évangile de Matthieu. Pécheresse je le suis, chaque jour prise au piège de l’habitude et chaque soir dans la contrition. Toutefois, n’ai je pas aussi, illusionnée, dit oui à l’invitation de notre Père et oublié sitôt après de m’y rendre, « sans voir » que je n’obéissais qu’à l’appel de mes divers appétits. Appétits bien dissimulés sous les acquis culturels et sous les vertus mondaines dénuées de cette « charité »qui seule importe; et à laquelle Saint Paul nous appelle avec clarté. Seule elle lave, guérit, redresse, apaise, car elle n’est pas œuvre d’homme mais don du Saint-Esprit qui, nous l’avons appris, souffle où Il veut, à travers qui Il veut, jusqu’aux confins de tous les mondes.

Seigneur, ne permet pas que l’imitation de la charité passe pour la charité. Délivre-moi de l’aveuglement, de l’hypocrisie, de l’oubli; comme tu nous pardonnes lorsque nous te cherchons obstinément là où tu n’es pas. Tourne-nous tous vers Toi. Tu sais que notre seul désir est de T’appartenir corps et âme. Sans la médiation de Jésus, le Christ, rien ici-bas ne peut être « fait » selon ta volonté.

Pierrette

Au départ, un père et deux fils unis par un lien affectueux qui bouleverse:  « Mon enfant ».

Certes, le désir d’un père est le bonheur de ses fils.  Et le bonheur se découvre dans l’accueil libre d’un amour gratuitement offert.  Alors, avec Mère Teresa, ils pourront dire:  si nous aimons, nous servirons, à la vigne.

Fernande

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C’est bon de lire qu’il est toujours temps, Seigneur !

Ça me rappelle les bras grand ouverts, si accueillants et emplis de tendresse du père de l’enfant prodigue !

Merci tellement pour ton Amour inconditionnel et si patient !

Merci de nous donner de Te découvrir, chacun à notre propre rythme, sur notre chemin truffé de Tes Signes, de Tes « clins Dieu », que tu poses à chaque instant, tout au long de notre parcours.

Merci de nous donner jusqu’à notre dernier souffle (et peut-être même au-delà) pour nous aider à reconnaître la grandeur de ton Amour pour nous !

Merci Seigneur de me permettre de reconnaître à quel point œuvrer à Ta vigne est le plus grand et le plus beau des cadeaux, et de m’aider à m’y mettre et à m’y remettre encore et encore chaque jour, avec mes faux pas, mes hésitations, mes peurs et mes blessures.

Solane

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Jésus nous révèle la bonté de son père, notre père. Un père qui nous laisse totalement libre de décider de travailler avec lui ou pas. Le premier fils a un cœur sincère et libre. Cela ne lui tente pas vraiment de travailler dans la vigne de son père et il le dit très clairement : « Je ne veux pas. » Mais ensuite  il s’est repenti et y alla. C’est un homme debout.  Tandis que le second répondit avec sa tête : « Oui, Seigneur! » et n’y alla pas. Il a peur de décevoir son père et préfère dire « oui », jouer la façade et porter un masque qui cache ses vrais sentiments.  Il n’est pas libre vraiment. Pour faire la volonté du Père il faut avoir un cœur sincère et libre. Libre de se mettre à nu devant Lui tels que nous sommes. Jésus fait référence aux publicains et les prostituées parce qu’ils reconnaissent leur condition de pécheur. Ils ont besoin de Dieu pour se remettre dans le droit chemin. Les publicains et les prostituées ont cru en la Parole parce qu’ils désirent être sauvé par la grâce de Dieu. La Parole est enracinée dans leur cœur et ils croient avec foi qu’ils seront pardonnés et reçu à bras ouverts par le Seigneur. Tandis que les grands prêtres et les anciens n’ont pas cru en la parole de Jean-Baptiste et de Jésus. Ils sont fermés à leur message d’espérance parce qu’ils pensent qu’ils sont déjà dans le droit chemin. Ils se considèrent comme des hommes purs qui connaissent la Loi et détiennent la vérité et le savoir religieux. Ils se croient sauvés à force de rituels même si le cœur ne suit pas.

Le monde a bien changé depuis mais n’avons-nous pas des fois  l’attitude des grands prêtres qui s’enorgueillissent de leur savoir religieux? Quand le monde scientifique et technologique parle plus fort, faisons-nous la sourde oreille à tout ce qui vient du monde spirituel? Sommes-nous ouverts au message de l’Évangile pour le laisser prendre racine en nos cœurs? Y-a-t-il encore de la place dans notre cœur pour écouter la voix du Seigneur?

Jésus nous appelle à travailler dans sa vigne en toute liberté. Allons-nous répondre avec la tête ou le cœur? La tête et le cœur? La tête, le cœur et le corps? Cherchons-nous une preuve probante de son appel?  Hm… ce n’est pas facile… Laissons la Parole prendre racine dans nos cœurs et écoutons Sa voix qui vient du plus profond de  notre cœur. La paix et la joie seront les fruits de notre discernement.

Père très bon,
Tu nous appelles à travailler à ta vigne
Rends nos cœurs disponibles et libres
Pour faire route avec Toi.

Père très bon,
Tu nous as dotés d’intelligence et de connaissance.
Ne permet pas que le savoir religieux, scientifique ou technologique
Nous entraîne à la perte de notre humanité et divinité.

Karine

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pour les petits et les plus grands

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Essayez-le!

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Nous commençons l’activité « À l’écoute de la parole du dimanche ». Essayez-le, prenez quelques minutes pour lire le passage des Évangiles ci-dessous, et partagez-nous ce que vous entendez! Que la parole vous inspire!

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,1-16a. 

Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. 
Il se mit d’accord avec eux sur un salaire d’une pièce d’argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. 
Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans travail. 
Il leur dit : ‘Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste. ‘
Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. 
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? ‘
Ils lui répondirent : ‘Parce que personne ne nous a embauchés. ‘ Il leur dit : ‘Allez, vous aussi, à ma vigne. ‘
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers. ‘
Ceux qui n’avaient commencé qu’à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’argent. 
Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’argent. 
En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 
‘Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur ! ‘
Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : ‘Mon ami, je ne te fais aucun tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour une pièce d’argent ? 
Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi : 
n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ? ‘
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES :

S’il y a une chose qui nous apparaît de plus en plus évidente dans cette activité d’écoute des Évangiles, c’est que la richesse de sens de la parole est infinie, sans doute à la mesure de l’amour incommensurable dont celle-ci témoigne. Impossible de limiter l’interprétation d’un extrait des Évangiles à une seule signification, de l’enfermer dans une seule raison d’être. La variété et la richesse de témoignages publiés sur ce site en témoignent, chacun amenant un éclairage nouveau, chaque personne révélant une nouvelle dimension. C’est encore le cas cette semaine avec la parabole des ouvriers de la dernière heure, certains ayant entendu dans cette parole de Jésus-Christ une invitation à se donner sans calculer, d’autres une nécessité de mise à l’œuvre ou encore une occasion de se pencher sur le salaire d’une pièce d’argent.

 

À propos de calcul et d’évaluation…

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Un Dieu qui ne calcule pas mais simplement invite « ses amis » à se donner pour que sa vigne produise les fruits de l’amour.

Fernande

« Allez vous aussi à ma vigne.  » Ceci m’est offert en toute liberté et en tout temps. À certaines occasions, je ne fais que des matinées parce que je suis plus disposée à donner ce temps à la récolte, parfois la journée entière me convient. Il y a de beaux fruits à cueillir qui remplissent mon contenant de joie, de fraicheur, et  il y a aussi des fruits de belles apparences mais dont le cœur est amer, et je me reconnais dans certains de ces fruits qui réclament plus de fertilisant d’amour que d’autres. Seigneur, tu vois bien que mes journées à ta vigne ne méritent pas le salaire que tu me donnes quotidiennement, mais  dans ta grande générosité tu fais de moi une cueilleuse remplie de bonne volonté, ce qui donne à ta vigne le goût d’y retourner pour retrouver un vin nouveau à saveur Eucharistique. Père, au nom de ton Fils, protège ma vigne familiale afin qu’elle produise un cépage exceptionnel …Amen.

Mariette   

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C’est la beauté de cette parabole qui éblouit, il me semble. L’absence de l’esprit comptable qui imprègne si profondément notre mentalité mondaine nous met ici immédiatement en alerte : c’est tout un baguage, qui enchaine le regard et que nous pouvons laisser tomber. Le temps dont parle la parabole n’est pas le temps neutre, non qualifié, que l’on mesure en heures, minutes, secondes pour la vie « pratique ».
Chaque ouvrier embauché par le maître du domaine donne « tout » le temps et le savoir-faire dont il dispose au moment de l’embauche. Aucun ne peut donner plus, ni moins. Pas plus que le pauvre ne peut donner ce que donne le riche, ni le riche se contenter de donner ce que donne le pauvre.
La parabole ne parle pas de quelqu’un qui s’embauche à 6 heures du matin et s’en va à midi en réservant le reste du jour pour s’occuper de ses petites affaires personnelles, comptant recevoir un demi-salaire !
Quelle que soit l’heure, n’ayons pas peur de nous présenter à l’embauche du Maître équitable, celui qui cherche des ouvriers désireux de prendre soin de sa vigne. Il ne qualifie pas plus les premiers que les derniers, ni les derniers que les premiers. Cette distinction est abolie. La jalousie inadéquate. La satisfaction pour tous.

Pierrette

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J’ai toujours aimé dans les Évangiles ce qui ne semble pas politiquement correct parce que cela  me force à ouvrir mon regard plus en profondeur, à laisser l’Esprit Saint transcender mon petit esprit trop souvent réducteur.

Dans cette parabole, on pourrait se dire qu’il vaut mieux être l’ouvrier de la dernière heure, ne travailler qu’une seule heure de la journée pour un salaire équivalent à ceux qui ont peiné pendant tout le jour… (?) …mais lorsque je me pose maintenant la question très honnêtement, je n’ai pas d’hésitation : Si Dieu me donne le choix de l’heure à laquelle Il m’appelle à son œuvre, je choisis – et même je le supplie – de pouvoir œuvrer à Sa Vigne dès le petit jour plutôt que d’être en vacances… de Lui.

Michaël

1-changer-lunettes

« …n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ? ‘
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » 

Combien de fois ai-je entendu cette parabole… et chaque fois, mon premier réflexe est de comprendre et d’adopter la perspective des ouvriers de la première heure ! Et pourtant… Je sais très bien, à chaque fois, dans mon for intérieur, que mon cœur en appelle à voir plus grand, sans juger selon les apparences extérieures, ou chercher à me comparer.

Seigneur, j’ai tellement besoin de changer mes lunettes, et de chercher uniquement à me mettre à l’œuvre à ton œuvre, avec gratitude pour tout ce que tu m’offres sans cesse, sans me préoccuper de ce que je crois percevoir que tu offres ou non à ceux et celles qui m’entourent !

C’est si élémentaire… il me semble qu’on nous l’enseigne très tôt… et partout, autour, les perceptions, jugements et comparaisons sont si présents ! Si puissants, ils donnent naissance au pire, aux maladies, aux guerres, à la mort…

Stp, donne-nous Seigneur de reconnaître en nous la force de ces jugements, et surtout de ne pas les laisser faire de nous des porteurs de mort, mais plutôt de chercher à te louer, parce que tu es bon. Stp donne-moi, donne-nous d’être porteurs de Vie !

Solane

À propos de travail et de relations de travail

Ces paroles de Jésus nous parlent du marché du travail. Jésus veut que tous travaillent. Peu importe si cela fait longtemps ou non, ou peu importe le salaire. L’important est de contribuer du temps que l’on a et d’en disposer le plus intelligemment possible. Le salaire n’est pas important c’est de participer pour construire la vigne, notre société. Voila ce que ces paroles m’inspirent.

Marie-Claire

Notre tête calcule toujours ce qui est juste POUR NOUS et pas pour les autres. Notre tête ne comprend pas ce qu’est la solidarité et l’amour d’autrui. On fait des grèves pour lutter et obtenir ce qui selon nous devrait nous revenir selon ce que nous considérons être un droit acquis, sans nous poser de questions sur le droit du patron ou sur ce qu’il peut ou ne peut pas offrir. Oh mon Dieu, Je m’abandonne totalement à toi. Que ta volonté soit faite!

Rosa

Celui qui travaille à la vigne du Seigneur se nourrit de sa Parole et grandit!

Ce que je comprends de cette Parole c’est: Travailler à la vigne du Seigneur c’est comme se nourrir de sa Parole ; (1 pièce par jour, 1 Évangile par jour = Nourriture spirituelle quotidienne)

Ce que l’on a fait toute la journée ou pas n’a pas d’importance. Ce qui est important, c’est que nous avons reçu et compris cette Parole. Que l’on soit arrivé en premier ou pas n’a aucune importance. Celui qui travaille à la vigne du Seigneur chaque jour et qui en prend soin afin qu’elle produise des fruits, se nourrit, nourrit les autres de sa Parole et grandit!

Dany

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La parabole des ouvriers de la dernière heure me fait penser aux migrants qui passent leur journée devant un champ ou  une usine espérant l’appel du « boss » pour y travailler. Je pense à tous les travailleurs qui sont payés à un salaire inférieur parce qu’ils viennent tout juste de commencer. Ils sont eux aussi les ouvriers de la dernière heure parce qu’ils ne méritent pas le plein salaire. Ils ne sont pas encore intégré dans l’institution, ils n’ont pas d’ancienneté et n’ont pas encore la reconnaissance de leurs pairs. Je pense à tous ceux et celles qui sont exclus de notre église espérant d’être reconnus comme des enfants de Dieu et qui attendent eux aussi à faire partie de la grande famille de Dieu.

Jésus nous illustre bien par cette parabole la bonté de son Père, notre Père. Dans la vision du monde spirituel et humaniste nous sommes tous égaux aux yeux de Dieu. Cette parabole vient changer notre regard et notre mode de pensée. Le maître du domaine est bienveillant envers ces ouvriers qui ont passé la journée entière à attendre qu’il les appelle pour travailler dans sa vigne. Contre toute espérance, ils ont espéré cet appel à l’embauche. Ils sont récompensés au même titre que les ouvriers de la première heure et méritent le plein salaire parce que c’est juste aux yeux du maître. Quant aux ouvriers de la première heure ils ne sont pas contents parce qu’ils représentent la vision du monde terrestre où il n’y pas d’équité salariale. C’est le monde de compétition,  de discrimination, d’exploitation et d’exclusion.  Pour nous chrétiens qui sommes à la suite de Jésus et qui aspirons à une vision du monde plus juste et fraternel, Jésus nous demande d’être toujours en tenue de service afin d’être disponible pour travailler pour le royaume. Il nous demande d’espérer contre toute espérance face à l’adversité. Dieu pénètre nos pensées et connaît le fin fond de notre cœur. Il nous comble de bénédictions non pas parce que nous le méritons mais parce que nous avons de la valeur à ses yeux.

Ô Jésus, Tu nous ouvres à la vie du monde universel.
Change nos regards de dominant-dominé
Qui entretiennent les inégalités sociales, raciales et planétaires.
Aide-nous à  bâtir ton royaume de justice et de paix.

Ô Jésus, tu nous fais communier à la bonté de ton Père.
Aide-nous à fructifier cette bonté reçu gratuitement
Afin de redonner la dignité à ceux et celles qui attendent
Cette main tendue dépourvue de toute arrogance.

Ô Jésus, Tu nous ramènes à ton humanité.
Donne-nous ton cœur fraternel et universel
Qui reconnait en chacun, chacune
Le fils, la fille bien-aimée du Père.

Karine

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Le maître de la vigne est manifestement actif, il cherche et il trouve des ouvriers : il sortit au petit jour pour embaucher…, en trouva d’autres…,  il en vit encore d’autres…,  il appela… Sans égard au dossier de chacun des embauchés, il laisse sa vigne entre leurs mains.

Les ouvriers déjà embauchés sont contents de voir arriver du renfort mais quand vient le moment de la paie, ils s’insurgent contre les méthodes du maître. Normalement on a droit au salaire pour le nombre d’heures travaillées. Ici, ça se passe autrement. La parabole m’amène à une autre manière de voir les cohortes de disciples de Jésus à travers la journée, à travers l’histoire au long des siècles.

À chaque étape du christianisme, on a travaillé avec les outils de l’heure et dans un contexte de guerre ou de paix, de persécution ou d’expansion missionnaire. On a exprimé sa foi en bâtissant des cathédrales ou en rachetant les captifs et les prostituées aux mains des marchands. On s’est affronté aux adeptes d’autres religions par des croisades ou, au contraire, on a reconnu en concile le droit à la liberté de conscience et de religion. Après avoir déclaré « hors de l’Église point de salut », on en vient à penser que l’Esprit travaille à l’intérieur de toutes les croyances.

Partageant les sentiments de supériorité de ces ouvriers de la première heure, j’oublie parfois  que c’est par la miséricorde de Dieu que j’ai été appelée à faire partie de la communauté des vignerons.

Si j’accepte de poser sur le monde un regard de miséricorde à la manière du maître décrit par Jésus, un sentiment de gratitude m’envahit : qu’ai-je fait pour mériter d’entendre la Bonne Nouvelle de l’Évangile? Mais un autre sentiment de crainte surgit presqu’aussitôt : jusqu’où cela va-t-il m’entraîner? Vais-je devoir accepter sans réticence que les droits et privilèges acquis dans notre société, sous l’influence d’une éthique chrétienne, deviennent naturellement accessibles aux citoyennes et citoyens d’autres pays qui veulent venir chez nous partager notre style de vie et nos programmes sociaux? Vais-je devoir manifester ma solidarité avec des groupes qui veulent maintenir le principe de l’universalité dans la redistribution de la richesse, à l’encontre de la tendance à remodeler les services selon des critères discriminants?

Je vois bien, Seigneur, que te suivre m’incite à poser sur la société un regard attentif aux besoins vitaux : gagner son pain pour faire vivre dignement sa famille, et alors faire fructifier nos argents pour développer de l’emploi plutôt que de rechercher le maximum de profit dans la spéculation financière.

Encore plus loin : en écoutant les bruits de guerre un peu partout sur la planète, comment imaginer que ces soldats embrigadés dans des luttes fratricides – et leurs leaders – sont dignes eux aussi de bénéficier du regard de ce maître attentif et miséricordieux? Apprends-moi, Seigneur, cet amour sans mesure qui est allé jusqu’à envoyer ton propre Fils dans la profondeur de nos enfermements afin que nous puissions partager avec lui la joie de te servir en créant un monde solidaire envers les plus petits.

Gisèle

 À propos de « salaire »…

Je ne peux m’empêcher d’entendre plusieurs sens à cette parabole, mais ce qui me semble le plus incontournable en ce qui concerne la « vigne » de notre Seigneur, c’est le salaire de l’ouvrier qui y travaille.

Qu’est-ce que peut bien représenter cette seule et unique pièce d’argent reçue, quelque soit la durée du travail ou de la peine endurée?

Autant la monnaie frappée à l’effigie de César se quantifie, se mesure par le nombre, autant la pièce remise par le maître de la vigne ne peut s’évaluer, parce qu’elle dépasse toute forme de salaire inimaginable.

Pour moi, Jésus est la vraie vigne (c’est lui-même qui nous le dit), et le salaire de l’ouvrier qui œuvre à sa vigne, c’est tout simplement le salut, ce qui est révélé par son nom qui – je l’oublie souvent  –  signifie : « Dieu sauve ».

Si je suis sauvé en participant à la vigne de mon Seigneur, je ne peux pas être sauvé une deuxième fois ou plus sous prétexte d’avoir travaillé plus longtemps que d’autres. Si le salut est entièrement effectif, une fois que je suis sauvé, je le suis entièrement – intégralement sauvé de l’égarement et de la mort.

Je ne peux être complètement sauvé, …et tout à coup ne plus l’être, ayant à retourner dans la souffrance de la chute et du péché sous prétexte de mieux mériter mon salaire.

La raison d’être ultime ainsi que le « salaire » de la vigne de notre Seigneur est le salut des êtres humains.

Il n’y a qu’une seule pièce d’argent pour tout salaire à l’œuvre de Dieu sur terre, une seule pièce finale et inquantifiable, c’est le salut.

C’est ce que j’entends de cette parabole : que l’on soit ouvrier de la première heure ou de la dernière, Dieu ne veut en bout de ligne qu’une seule chose pour chacun d’entre-nous, par amour, c’est de nous sauver de l’égarement et de la mort.

Nénuphar

 Dieu ne peut être miséricordieux et injuste pour d’autres. La clé de cette parabole réside dans la question de l’intendant: « Pourquoi êtes-vous restés là toute la journée sans rien faire » et les ouvriers de répondre: « Parce que personne ne nous a embauché. « . On a donc affaire à des gens qui sont demeuré patiemment toute la journée sur la place publique, au soleil, espérant que quelqu’un les embauche. Ils avaient la volonté de travailler mais personne ne les a pris, probablement parce que ce sont les plus âgés, certains ont peut-être un handicap, d’autres sont frêles et faibles et n’intéressent personne…Le Seigneur paie aussi pour les intentions et c’est ce qu’on constate quand vient le temps de payer les ouvriers…À méditer…

Christian

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Je suis la vraie vigne

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Illustration inspirée d’une icône

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 15, de 1 à 12

 Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il l’enlève; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il en porte davantage. Déjà, vous êtes purs, grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.  
Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits; car séparés de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela vous sera accordé. 
C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits, et que vous soyez mes disciples.
Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi-même j’ai gardé les commandements de mon Père, et comme je demeure dans son amour.

Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. 
Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. 

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Commentaires

« Demeurez en moi, comme  moi en vous. » Le verbe ‘demeurer’ revient neuf fois dans ce court passage de St Jean, comme un écho, une invitation pressante de Jésus: demeurer, demeurez,  demeure, demeurent, demeurez, demeurent, demeurez, demeurerez, demeure.  Un présent, un futur, comme pour nous indiquer la source intérieure d’où jaillit l’amour avec lequel nous pouvons aimer surtout lorsque, comme Jésus dans sa passion, nous vivons le rejet, le mépris, l’humiliation, l’isolement, la trahison, l’abandon, la douleur extrême.  « Demeurez en moi », le secret intime de Jésus.

Fernande

 » Et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde afin qu’il en porte d’avantage  » Seigneur c’est vrai, j’espère porter du fruit autour de moi et en moi mais l’émondage est angoissant. Jeter mes branches qui semblaient mortes fait surgir les parasites d’orgueil, de jalousie, de possession, de  tristesse, qui sont établis depuis longtemps et refusent l’évacuation, ils se cramponnent. Seigneur l’amputation fait mal, mais je te sais amoureux de moi, dépose un baume sur mes plaies béantes afin que le fruit tant attendu s’éclate en cette veille de Pâques…

Mariette    

Ô Seigneur, est-ce l’obéissance à ton commandement : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » qui nous permet de demeurer en toi  et que tu demeures en nous ?   Mais comment pourrai-je obéir à ce commandement si tu ne demeures en moi et moi en toi ? Tu l’as dit : « séparés de moi, vous ne pouvez rien faire ».
Tout t’appartient puisque de ma misère même je ne peux rien faire si ce n’est te l’offrir, ou plutôt te la rendre et qu’à la demande de notre Mère, tu la pares de quelque vertu !

Pierrette

« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » Tant de recettes du bonheur nous sont proposées aujourd’hui (comme à toutes les époques, d’ailleurs)! Et il semble de plus en plus en vogue d’explorer et de trouver soi-même sa propre recette, pour « son propre bonheur ». Facile de tomber dans le panneau. Et pourtant! Nous n’avons jamais connu autant de détresses, de solitude de notre côté de la planète qu’en ces jours plutôt sombres. J’ai cette conviction profonde que l’être humain est foncièrement un être social, ne pouvant vivre que pour se fabriquer son propre bonheur!! Merci Seigneur de non seulement nous inviter à vivre une joie parfaite, mais de nous donner aussi le chemin pour y parvenir: « Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Seigneur, je te demande la grâce de pouvoir aimer chacun de frères, chacune de mes sœurs comme tu nous as aimés. Merci de me, de nous donner de goûter à Ta Joie!

Solane

Seigneur, à la lecture de cet extrait de l’évangile, je ne puis que confesser que ta Parole est vérité, entière et inaltérable vérité.

Il est vrai que loin de ta vigne je me dessèche et que séparé de toi je ne peux rien faire. Que ma prétention et mon orgueil à croire le contraire se taisent à jamais!

Il est vrai que seule ta Parole, ton verbe, me purifie, mes propres efforts restant vains sans celle-ci!

Il est vrai que seul ton amour porte véritablement fruit, lorsque je trouve refuge en toi et que je te laisse toute la place, t’accueillant tout entier en moi, avec confiance et abandon!

Et il est vrai que ce commandement tout petit, « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », prêt à porter et à utiliser en toutes circonstances, résume a ce point tous les autres qu’il me devient inexcusable de l’oublier.

Seigneur, fais que je demeure dans ton amour comme tu n’as cessé de demeurer dans celui du Père, et émonde en moi tout ce qui conduit à la mort afin que ma seule joie soit la tienne!

Nénuphar

« Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui là porte beaucoup de fruits; car séparés de moi vous ne pouvez rien faire. » Ce que je ressens en lisant ceci c’est que dès que je me sépare de Dieu par la pensée compulsive, le besoin de contrôler, d’imposer ma volonté, de vouloir prévoir, je me sépare de la Source de paix à laquelle je suis connectée. Tous mes efforts sont inutiles. Je me tourmente, je m’absente du moment présent et je peux souvent nuire au cours des choses.  C’est comme si nous devenons vides, inutiles. Tout ce qui m’éloigne de cette Source, doit être identifié en moi afin que je puisse demeurer avec le Christ.

En regardant bien en face les domaines de ma vie, les déclencheurs qui me donnent l’illusion que je peux, « le sarment », faire des fruits seule, je me rapproche du tronc de Vie. La possibilité de briser l’illusion donne le sens à la phrase:  » Déjà, vous êtes purs, grâce à la parole que je vous ai dite.  »

En acceptant de se regarder humblement. En restant proche de Lui, on peut Aimer son prochain comme soi-même, car nous connaissons nos faiblesses et nous reconnaissons que les autres sont aussi parfois dans leurs faiblesses. Et à la fois nous savons qu’Il est la sève qui rend les fruits possibles et qu’Il nous unit tous. Sachant qu’Il nous libère dès qu’on lui cède la place, et à tout moment. Nous pouvons aimer et avoir confiance en cette présence divine en nous et en notre prochain.

Céline

Jésus nous donne la recette du bonheur  pour que notre joie soit parfaite. Il nous dit : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour. Demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous pour que vous portiez beaucoup de fruits. Demeurez dans mon amour et aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Demandez tout ce que vous voulez et cela vous sera accordé. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. »

Voilà le chemin qui nous conduit au bonheur et à la joie parfaite. Jésus nous propose  un mode de vie si simple mais compliqué pour ceux et celles qui  affectionnent les choses de la terre. En affectionnant les choses de la terre, nous nous éloignons de l’Amour de Dieu et nous fermons la porte à la grâce qui nous est offerte. Si quelqu’un ne demeure pas en moi il se dessèche, nous dit Jésus. En effet, cette personne ne peut goûter la paix et la joie intérieure qu’Il nous donne parce que sa poursuite du bonheur matériel l’entraîne dans un spiral imbibé de son ego,  de colère, d’animosité, de compétition, de cupidité, de calomnie, de mensonge et de toutes les vices qui ne laissent  plus de place dans son cœur pour  une relation d’amour et d’intimité avec Jésus. Cette personne ne compte que sur elle-même, sur les forces de l’ego qui créent le chaos intérieur et une aliénation de l’être spirituel.

Jésus, me voici devant Toi.

Seule, je ne puis rien faire parce que je ne recherche que les biens de la terre.

Ouvre mon cœur à Ta Parole de Vie et aux choses d’en haut.

Viens habiter en mon cœur pour que je recherche ton royaume de justice et de paix.

Unifie-moi à Toi qui es  la Source de Vie, la vraie vigne.

Enlève en moi tout sarment qui me gonfle d’orgueil et m’empêche de Te voir et d’aimer les autres.

Purifie-moi  pour que je puisse porter beaucoup de  fruits.

Prends possession de mon être tout entier et enivre-moi de Ton amour.

Aide-moi à aimer comme Toi avec un regard de compassion et d’amour.

Donne-moi Ta joie, cette joie intérieure qui assouvit ma soif de bonheur.

Karine

Non seulement nous sommes de simples sarments…
qui ne peuvent  être réellement vivants sans être solidement branchés en Jésus-Christ,
qui ne peuvent porter du fruit sans être résolument ouverts à sa vie et à sa grâce,
mais en plus, si nous portons du fruit, nous devons accepter d’être soumis à l’émondage du Père.

À première vue, ce n’est pas vraiment rassurant, et pourtant…

aussitôt que nous participons à la joie de la sève qui circule au travers de chaque sarment,
au miracle du fruit qui se donne et se redonne sans cesse,
à la paix profonde d’être réunis en un seul corps sans rien perdre de son unicité personnelle…
nous sommes les premiers à en appeler à l’émondage du Père, afin d’être plus ouvert à l’incarnation de Son Amour qui est Voie, Vérité et Vie.

Alors en réponse à son commandement qui nous dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », nous ne voudrons Lui demander rien de plus que Son Amour, lequel ne se reçoit qu’en se donnant inconditionnellement à tous et à chacun sans exception, en Lui, par Lui et avec Lui. Et cela nous sera accordé, assurément.

Michaël

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