Mariette Renée

Jésus parle le langage du cœur

(Lire l’extrait Lève-toi,  Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père auquel ce commentaire réfère) 

Les juifs dans ce passage représentent pour moi la part de nous-mêmes qui aime s’appuyer sur la loi, « c’est le sabbat, il ne t’est pas permis d’emporter ton grabat. »

Je suis persuadée que la personne que Jésus a guérie pouvait être confondue par les paroles de Jésus. Cela représente l’esprit du monde, le mental ordinaire à qui parle le cœur. Le cœur parle un autre langage que celui de la loi. « Ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. » Pour le miraculé, s’il entend avec le langage de la loi, il s’appuiera sur ce qu’il connait pour ne plus pêcher. Ne pèche plus, selon la loi, c’est ne travaille pas le jour du Sabbat. De plus, il y a un avertissement sérieux. Il t’arrivera quelque chose de pire, si tu pèches. Pour la personne qui suit la loi, la gamme des péchés est grande mais en plus, c’est Jésus lui-même qui lui a demandé de prendre son grabat.

Mais au fond, ce que je veux dire c’est que Jésus parle le langage du cœur et de l’amour. Il est parfois difficile de le comprendre avec les notions de bien et de mal, les notions de dualité que nous avons intégrées avec le mental ordinaire. On ne peut l’entendre qu’avec le cœur, avec la certitude que Dieu nous aime et qu’il nous veut et qu’il cherche à nous libérer.

Jésus nous invite à sortir de la Loi, à devenir des hors la Loi et à entrer dans l’Amour. Il a choisi de guérir quelqu’un le jour du Sabbat, car libérer les gens de la Souffrance est plus grand que la Loi.

Lorsque l’on se donne au Père, on devient son fils. Son enfant fait sa volonté entièrement, il n’y a pas de distances entre l’enfant de Dieu et Dieu. Et effectivement, l’enfant ne peut rien faire de lui-même, mais en faisant la volonté de Dieu, c’est Dieu qui fait à travers lui.

Cette partie-ci du texte me réchauffe le cœur. « Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait ».

L’amour du Père est la magnificence plénitude de l’être. Le fils est rempli de l’amour du Père car il est Un avec son Père, sans distance. Ce que fait le père, le fils peut le faire, simplement parce qu’il est une extension (Intension) incarnée de son Père.

Tu verras de plus grandes choses que celle-là

(Lire l’extrait Venez et vous verrez auquel ce commentaire réfère)  

C’est en entendant Jean dire « voici l’Agneau de Dieu » que André et Simon-Pierre décident de suivre Jésus. C’est leur confiance en Jean qui leur a permis de reconnaitre en Jésus le messie qu’ils attendaient. Philippe et Nathanaël entendent directement l’appel de Jésus et le suivent aussitôt. La foi et la reconnaissance de Nathanaël fait dire à Jésus « Parce que je t’ai dit : Je t’ai vu sous le figuier, tu crois ! Tu verras de plus grandes choses que celle-là. » Je lis dans ce texte d’évangile que Jésus nous appelle constamment. D’ailleurs, qui pouvons-nous suivre si ce n’est Jésus? La seule véritable force motivatrice est Jésus. Il nous appelle et nous invite à le suivre en laissant tout derrière nous et en Lui faisant entièrement confiance. Il est le chemin, donc le seul qui puisse nous appeler véritablement. Le reste de nos vies n’est qu’agitation, Lui seul peut nous inviter à en sortir, à vraiment prendre la route en dehors de nos habitudes. Il nous invite dans son Royaume, il nous promet d’être témoin de la Vérité car il dit:

« En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez désormais le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l’homme. »

Voici l’agneau de Dieu

(Lire l’extrait Voici l’agneau de Dieu auquel le texte réfère)  

Je suis touchée par le fait que Jean par le don de l’humilité absolue, puisse témoigner de l’absolue grâce,  que Jésus est le Fils de Dieu. Il s’agenouille devant un homme qu’il annonce comme l’agneau de Dieu. Mais il dit qu’il ne le connaissait pas, il a obéit à ce qui lui a demandé de baptiser dans l’eau pour devenir le témoin de Celui qui baptise par l’Esprit Saint. Je suis toujours émerveillée de voir que l’humilité d’un être humain, donne une dimension vivante à la Grandeur de Dieu. En fait, l’humilité de Jean dans ce passage-ci est ce qui me bouleverse. Il dit: « c’est afin qu’il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser dans l’eau ». Dans ce passage, celui qui parle de l’Agneau de Dieu me parle de l’Agneau de Dieu par ce qu’il est. Son humilité nous permet de pressentir la beauté rayonnante de son Seigneur.

Il est donné sans limites, il est le témoin parfait du plus grand. Le  » t’es moins » devant ce qui le plus grand.

Seigneur,

Lire l’extrait d’Évangile selon St-Jean « Au commencement était le Verbe…» auquel le texte suivant réfère.

Seigneur, ce texte que tu m’invites à lire m’a souvent paru plutôt lugubre parce qu’on y parle du commencement qui dès la première ligne me semble si loin que ça devient inaccessible.

Mais aussi, comme je veux te faire confiance entièrement, je m’accroche dès le début.

J’entends donc que tout était Un et que tu étais en tout, et donc que tu es toujours en tout. Car toi Seigneur, tu ne peux être ailleurs que partout. Par toi, tout à été fait, et rien ne s’est fait sans toi.

Ça me rassure tellement d’entendre ces paroles. Donc, dès le début, j’entends que je ne peux réellement me couper de toi, puisque tu es en tout. Je crois que j’ai si peur de te désobéir, alors que je te désobéis constamment. Je voudrais te servir de tout cœur, avec tout l’amour qui est en moi, j’aimerais le diriger entièrement vers toi.

Mais j’oublie constamment. Et tu me rappelles ici et maintenant que la vie est en toi et que la vie est la lumière des hommes. La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêté. J’entends que même la pire obscurité en moi ne peut t’empêcher de me voir, de me trouver, comme un père qui cherche son enfant perdu.

Il y a un homme venu pour rendre hommage à Dieu, c’est Jean. Ce Jean est en moi aussi donc. Tu as mis un témoin de ta lumière de ta grandeur en moi, et ce témoin c’est Jean, il est le témoin de ta lumière, pour me montrer la vraie lumière que tout homme reçoit en venant au monde.

Mais je ne t’ai pas reconnu, j’ai oublié ta lumière, et c’est pour cette raison que parfois je désespère, j’ai peur de vivre et de mourir.

J’oublie si souvent que tu Es le tissu même de ma vie, de mon être.

Ensuite, une autre chose qui me bouleverse vraiment, c’est le fait que ce verbe s’est fait chair. Comment est-ce possible un tel amour?

Tu acceptes de venir aussi te perdre dans ma condition d’humanité oublieuse, oubliante et même trop souvent ingrate! Des fois je suis tellement bouleversée par le fait que tu te sois fait homme, pour me tendre la main, pour rallumer en tous la lumière de ta présence.

Cet homme, Jésus qui a accepté de porter le manteau lourd de l’humanité, de se mettre bien des gens de sa société à dos, qui a brisé des tabous en accueillant les femmes dans son cercle, qui a accepté de mourir sur la croix, c’est-à-dire de souffrir le martyr pour Te servir. Je sais qu’il n’y a pas une souffrance, une peur qu’il n’a pas sentie ou vécue.

Ça me touche tellement, ça me fait pleurer de savoir que cet amour là est la vérité. C’est si grand que je ne sais pas le voir, mais parfois, je le pressens dans mon cœur. Je suis certaine que si j’entendais vraiment partout en moi combien son amour est grand, combien nous sommes pardonnés, ça lèverait toute lourdeur en moi, je serais légère comme un oiseau et heureuse aussi sans limite.

La Grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Je me sens tellement de gratitude pour ce chemin qu’Il fait en moi, malgré la tiédeur de mes appels.

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